Archive for the ‘Sport’ Category

Fraude liée au dopage: Armstrong va payer 5 millions de dollars d’indemnités

avril 19, 2018

Los Angeles – La star déchue du cyclisme Lance Armstrong a accepté de payer cinq millions de dollars en indemnités pour l’abandon d’une procédure judiciaire lancée notamment par l’un de ses anciens sponsors, la Poste américaine, a indiqué jeudi son avocat.

La Poste américaine (US Postal) et Floyd Landis, l’un de ses anciens coéquipiers qui avait servi de lanceur d’alerte, réclamaient 100 millions de dollars au titre d’indemnisation après qu’Armstrong a reconnu en 2013 avoir eu recours au dopage durant sa carrière.

« Cela met un terme à toutes les procédures contre Armstrong liées à ses aveux faits en 2013 de recours à de substances dopantes durant sa carrière de coureur professionnel », a expliqué Elliot Peters, avocat d’Armstrong.

« Je suis heureux d’avoir résolu cette affaire et de pouvoir avancer dans ma vie », a réagi Lance Armstrong, cité dans le communiqué de son avocat.

« Je suis particulièrement satisfait d’avoir fait la paix avec US Postal. Même si je trouvais la procédure injustifiée et injuste, j’essaie depuis 2013 d’assumer mes responsabilités pour mes erreurs et de faire amende honorable quand c’est possible », a poursuivi l’ancien patron incontesté du peloton professionnel, banni à vie en 2012.

En février 2015, Lance Armstrong –dont les sept victoires dans le Tour de France ont été annulées– a été condamné par la justice américaine à verser dix millions de dollars à l’un de ses ex-parraineurs, la société SCA Promotions.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2018 21h32)                                            

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RDC: quatre hauts dirigeants en football en garde à vue à Kinshasa

avril 18, 2018

Constant Omari, le deuxième vice-président de la CAF, soutient que le Cameroun est en mesure de relever le défi. © A.Hassenstein/FIFA via Getty Images

Quatre personnalités du football congolais, dont le président de la Fédération nationale Constant Omari, sont en garde à vue depuis mardi soir à Kinshasa. La justice doit les entendre dans le cadre d’une enquête sur des soupçons pesant sur l’organisation de matchs de l’équipe nationale.

Constant Omari, le président de la Fédération congolaise de football association (Fecofa), est apparu assis, visiblement faible, sur une chaise dans un bureau du parquet situé dans le quartier kinois de Limete, a rapporté un journaliste de l’AFP. Selon un magistrat du Parquet, s’exprimant sous couvert d’anonymat, Constant Omari a été placé en garde à vue mardi, avec trois autres hauts dirigeants du football congolais – Barthélémy Okito, le secrétaire général aux Sports de la RDC, ainsi que Roger Bondembe et Théobad Binamungu, deux vice-présidents de la Fecofa. Tous « sont en instance d’être entendus », indique la même source.

« Un million de dollars »

« Ils seront interrogés sur l’utilisation des fonds publics dans l’organisation des rencontres sportives des équipes nationales de football et des clubs engagés aux compétitions africaines », a indiqué ce magistrat, insistant sur le « caractère secret » de l’instruction.

Les quatre hommes sont « entendus sur des présumés détournements d’un million de dollars destiné à l’organisation de quatre matches de football », indique pour sa part Me Alain Makengo, un défenseur des sportifs congolais.

« Cette somme avait été demandée par la Fédération au ministère des Sports, qui l’a considérée comme excessive, explique à Jeune Afrique l’avocat. Luzolo Bambi, le conseiller spécial de la présidence en charge de la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux, s’est saisi du dossier avant de le transmettre au parquet pour déterminer s’il y a eu ou non des détournements. »

Suspension du championnat

Âgé de 60 ans, Constant Omari Selemani cumule les casquettes de vice-président de la Confédération africaine de football et de membre du comité exécutif de la Fifa. Il a été réélu en décembre dernier à la tête de la Fecofa pour un quatrième mandat.

Suite au placement en garde à vue des quatre hommes, la Commission de gestion de la ligue national de football « Linafoot » a annoncé dans un communiqué la « suspension de toutes ses activités jusqu’à nouvel ordre », notamment la bonne tenue des rencontres du championnat congolais, pour protester contre « l’humiliation et la privation injuste de leur liberté ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Le Canada pleure ses hockeyeurs et veut comprendre l’accident

avril 8, 2018

Des personnes en deuil dans la patinoire Humboldt, Saskatchewan, le 7 avril 2018 au lendemain de la collusion entre un car et un camion, qui a fait 15 morts / © AFP / Kymber RAE

Le Canada se recueillait dimanche en mémoire des 15 personnes décédées dans l’accident entre un car de jeunes joueurs de hockey et un camion, et cherchait toujours à expliquer les circonstances du drame, 48 heures après.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) a averti samedi que l’enquête sur la collision entre le semi-remorque et le bus, vendredi vers 17H00 locales (23H00 GMT) dans une région reculée de Saskatchewan (ouest), serait « très complexe » et « prendra du temps ».

Seule personne à être sortie indemne de l’accident, le chauffeur du poids lourd a été relâché par la GRC, qui se refuse à toute spéculation sur les causes.

La police fédérale a seulement expliqué que le camion semi-remorque se dirigeait vers l’ouest et le bus vers le nord lorsqu’ils se sont percutés à mi-chemin entre les localités de Tisdale et Nipawin, à l’intersection des routes 35 et 335.

La police fédérale dénombrait samedi 15 morts et 14 blessés, « dont certains dans un état critique ».

Le bilan pourrait s’alourdir selon la télévision publique CBC qui affirme dimanche matin qu’un joueur, grièvement blessé, est maintenu artificiellement en vie afin de récolter ses organes en vue de transplantations.

Tous se trouvaient dans l’autocar de l’équipe de hockey junior (16 à 21 ans) des Broncos de Humboldt et se rendaient à Nipawin pour disputer un match de playoff de la ligue régionale de hockey de Saskatchewan (SJHL).

– Hommage de la NHL –

Les blessés ont été évacués vers Saskatoon, à 235 km au sud-est. « La nuit (de vendredi) a été la plus longue, la pire et la plus tragique de ma carrière », a commenté un médecin d’un hôpital de Saskatoon, Hassan McMasri.

L’émoi suscité par cette tragédie a dépassé les frontières de la Saskatchewan et du Canada.

« Le pays tout entier est en état de choc et en deuil aujourd’hui », a réagi samedi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, « le coeur brisé ».

Le président américain Donald Trump a assuré M. Trudeau de « sa plus profonde estime » et a adressé ses condoléances aux familles des victimes.

Les condoléances et hommages ont également abondé de la part des plus grandes équipes canadiennes et américaines de hockey, dont les Canadiens de Montréal et les Maple Leafs de Toronto.

Les joueurs de l’équipe des Chicago Blackhawks, l’une des meilleurs du championnat nord-américain de hockey (NHL), ont même décidé de remplacer leurs noms, affichés d’ordinaire à l’endos de leurs maillots, par celui de l’équipe meurtrie, Broncos, lors de leur match contre les Jets de Winnipeg qui ont fait de même.

Les deux rivaux ont débuté la partie, samedi soir, après une émouvante minute de silence.

« La NHL pleure ceux qui nous ont quitté et offre sa force et sa compassion aux blessés », a réagi Gary Bettman, président de la NHL, dans un communiqué.

Une levée de fonds pour les victimes, lancée sur internet quelques heures après l’accident par une habitante du village endeuillé, atteignait plus de 3 millions de dollars canadiens (1,91 million d’euros) vers 14H00 GMT dimanche.

– Recueillement –

Mais malgré cet élan de sympathie, le choc et l’incompréhension restaient total à Humboldt, petite ville de 6.000 habitants d’où étaient originaires les victimes.

« A travers le pays, il y a tout le temps des équipes qui bravent l’hiver dans un bus. Les parents ont toujours en tête que cela pourrait arriver. Malheureusement, ça s’est produit ici, à Humboldt », a dit samedi le maire de cette localité, Rob Muench.

« C’est un moment très noir pour notre ville », a-t-il ajouté en conférence de presse.

Tel un mausolée improvisé, les marches menant à la patinoire du Broncos sont déjà couvertes de fleurs et dimanche soir, habitants, proches et anonymes viendront s’y recueillir pour une vigile en hommage aux victimes.

La patinoire locale a été réaménagée pour accueillir la moitié de la bourgade lors de ce premier hommage tenu à la place du 6e match de playoff entre les Broncos et l’équipe de Nipawin.

Une seconde commémoration, plus officielle, devrait avoir lieu au cours de la semaine.

Pour le président de la SJHL, Bill Chow, « le pire cauchemar est devenu réalité ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2018 16h48)                

Canada: 14 morts dans un accident entre un car de jeunes hockeyeurs et un camion

avril 7, 2018

L’accident de la route survenu vendredi 6 avril 2018 dans l’ouest du Canada a touché une équipe locale du sport le plus populaire du pays: le hockey sur glace / © AFP / FILIPPO MONTEFORTE

Quatorze personnes ont péri vendredi dans la collision entre le car d’une équipe junior de hockey et un camion dans la province de Saskatchewan (ouest), provoquant une vague d’émotion dans le monde du hockey, sport national du Canada.

Quatorze personnes ont péri et quatorze autres ont été blessées, dont trois grièvement, dans la collision entre le véhicule de l’équipe sportive et un semi-remorque, qui s’est produite aux alentours de 17H00 locales (23H00 GMT) sur une autoroute en rase campagne au nord de Saskatoon, par une température avoisinant les -20 degrés celsius.

« Nous ne confirmons pas l’identité des victimes pour le moment; nous ne précisons pas si les personnes décédées sont des joueurs ou des entraîneurs », a expliqué la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans un communiqué.

L’équipe des Humboldt Broncos, composée de hockeyeurs âgés de 16 à 21 ans et provenant de la petite ville de Humboldt, dans le centre de la province, se rendait en bus à un match de la ligue régionale de hockey de Saskatchewan organisé à Nipawin, à 200 kilomètres au nord d’Humboldt.

Un total de 28 personnes étaient à bord du bus, dont le conducteur du bus et l’entraîneur de l’équipe. Des images de témoins présents sur place montrent des véhicules éventrés sur l’autoroute 35 entre Humboldt et Nipawin. La police n’a pas donné de détails sur l’état de santé du conducteur du semi-remorque.

Les autorités sanitaires de la Saskatchewan ont indiqué sur Twitter devoir prendre en charge « un nombre élevé » de blessés au Royal University Hospital et au Saint Paul’s Hospital, situés à Saskatoon à quelque 250 kilomètres du lieu de l’accident.

Sous le choc, quelques dizaines de proches et d’habitants étaient rassemblées dans un centre de loisirs de Humboldt, petite ville de 6.000 habitants, dans l’attente de nouvelles des blessés.

« C’est une soirée très, très triste et tragique pour notre communauté et pour toutes les familles des joueurs impliqués dans cette tragédies », a déclaré sur place à la chaîne de télévision publique CBC Rob Muench, maire de Humboldt.

« Nous sommes une communauté très soudée ici, le hockey rassemble les gens autour de la patinoire, comme dans la plupart des autres villes du pays », a-t-il précisé.

– Vague d’émotion –

Le hockey sur glace, officiellement sport national du Canada depuis 1994, rassemble à chaque match de la Ligue nationale de hockey (NHL) des millions d’adeptes du sport aux quatre coins du pays et est l’équivalent culturel du football en Europe.

« Je ne peux imaginer ce que ces parents traversent, et mon coeur est avec chaque personne touchée par cette terrible tragédie, dans la communauté de Humboldt et au-delà », a déclaré sur Twitter Justin Trudeau, le Premier ministre canadien suite à l’accident.

« Les mots ne suffisent pas à décrire la perte que nous ressentons ce soir », a réagi le Premier ministre de la Saskatchewan Scott Moe. « Merci à tous les premiers secours et au personnel médical pour leur réponse courageuse aux pires circonstances imaginables », a-t-il poursuivi.

Les condoléances et hommages ont également abondé de la part des plus grandes équipes canadiennes de hockey, dont les Canadiens de Montréal, les Maple Leafs de Toronto et les Canucks de Vancouver.

« Nous sommes stupéfaits et choqués par la perte qui s’abat sur nous », a déclaré le président du club des Broncos, Kevin Garinger, à la chaîne CBC.

« C’est un horrible accident », a déclaré Darren Opp, la président des Nipawin Hawks, l’équipe qui devait affronter les Broncos. « Il y a des oncles, des mères, des pères, qui attendent de savoir si leurs fils, leur neveu est OK », a-t-il ajouté.

Ce drame fait écho à un accident similaire survenu en décembre 1986, également dans la Saskatchewan, au cours duquel quatre hockeyeurs avaient perdu la vie dans un accident de la route.

Sheldon Kennedy, ancien joueur professionnel ayant survécu à l’accident en 1986, a rapidement réagi sur Twitter en déclarant « envoyer toutes (ses) pensées et prières à ceux affectés par la collision du bus des @HumboltBroncos ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2018 15h10)                

France: un père de famille décède dans un accident de manège près de Lyon

mars 31, 2018

Lyon – Un père de famille a été tué quand la nacelle d’un manège s’est détachée samedi après-midi au cours d’une fête foraine près de Lyon (centre-est de la France), a-t-on appris auprès de la préfecture.

L’accident s’est produit vers 16H30 à Neuville-sur-Saône, à une quinzaine de kilomètres au nord de Lyon, dans un manège composé de quatorze nacelles accrochées à une structure tournante, qui monte et qui descend.

Un enfant de huit ans a par ailleurs été hospitalisé mais son pronostic vital n’est pas engagé, selon la préfecture. Et 12 personnes choquées ont été prises en charge sur place.

Le manège se serait affaissé d’un coup, les nacelles touchant alors le sol et éjectant une personne, un homme d’une quarantaine d’années décédé peu après, a indiqué à l’AFP Laurent Buffard, adjoint au maire de la commune.

La victime était accompagnée de deux de ses enfants qui étaient également sur l’attraction.

Une enquête menée par la gendarmerie devra déterminer les circonstances exactes de l’accident et les éventuelles responsabilités.

La mairie organise cette fête foraine une dizaine de jours chaque année au moment de Pâques, avec les mêmes forains, sans avoir connu aucun incident jusqu’ici, selon l’adjoint au maire.

Face au drame de samedi, qui a suscité une forte émotion dans cette petite commune d’environ 7.000 habitants, la mairie a pris un arrêté pour fermer les attractions.

Les accidents mortels sur des manèges sont rares en France, mais à chaque fois ils relancent la question de la sécurité sur ces structures.

(©AFP / 31 mars 2018 18h09)                                            

La Corée du Nord ira aux JO 2020 et 2022, selon le CIO

mars 31, 2018

Photo non datée et publiée par l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA du président du CIO Thomas Bach (g) et du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (d)n / © KCNA VIA KNS/AFP / –

La Corée du Nord participera aux JO de 2020 et 2022, a assuré samedi le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach, après une rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Pyongyang.

M. Bach a également indiqué que le CIO proposera un « potentiel défilé conjoint » des délégations des deux Corées lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux d’été de Tokyo 2020, ainsi que d’autres activités communes.

Les derniers JO d’hiver, qui se sont tenus à Pyeongchang (Corée du Sud) le mois dernier, ont été l’occasion d’un rapprochement considérable entre le Sud et le Nord isolé.

Les athlètes des deux pays avaient défilé ensemble lors de la cérémonie d’ouverture, et les deux Corées avait constitué une équipe féminine commune de hockey sur glace.

Ce dégel doit déboucher sur une rencontre le 27 avril entre le dirigeant nord-coréen et le président sud-coréen Moon Jae-in. Ce sommet doit être suivi par un face-à-face historique entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump en mai.

Thomas Bach a déclaré samedi à l’aéroport de Pékin, à son retour de Pyongyang, que ses discussions vendredi avec Kim Jong Un avaient été « très ouvertes et fructueuses ».

« Ils nous ont annoncé qu’ils participeront aux jeux Olympiques de Tokyo 2020, aux jeux Olympiques d’hiver de Pékin 2022, ainsi qu’à toutes les éditions des jeux Olympiques de la jeunesse », s’est-il félicité.

« Et cet engagement a été pleinement soutenu par le dirigeant suprême » nord-coréen, a souligné M. Bach.

– visite historique –

La participation de Pyongyang aux JO de Tokyo était loin d’être acquise, les relations étant historiquement tendues avec le Japon, ex-colonisateur de la péninsule coréenne durant la première moitié du XXe siècle et auteur d’atrocités durant la Seconde guerre mondiale.

De son côté, Tokyo reproche au régime nord-coréen d’avoir kidnappé dans les années 1970 et 1980 des Japonais ordinaires, souvent jeunes, afin de former des espions.

La Corée du Nord a participé à ses premiers Jeux lors des JO d’hiver 1964. Elle était depuis absente de nombreuses olympiades d’hiver. Aux JO d’été, elle est présente à chaque édition depuis 1972, mais en a boycotté deux: Los Angeles 1984 (Etats-Unis) et Séoul 1988 (Corée du Sud).

Selon l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a remercié vendredi le président du CIO pour sa contribution à l’actuel « dégel » des tensions dans la péninsule coréenne.

Thomas Bach était arrivé jeudi matin en Corée du Nord pour une visite historique de trois jours qui s’est achevée samedi. Elle faisait suite à une invitation du Comité national olympique nord-coréen.

La Corée du Nord, un Etat isolé et doté de l’arme nucléaire, accueille rarement des dignitaires étrangers mais a déployé récemment une intense activité diplomatique. Kim Jong Un a effectué son premier voyage à l’étranger en tant que dirigeant cette semaine en Chine, pour y rencontrer le président chinois Xi Jinping.

– « Nouveau chapitre » –

Lors de sa rencontre avec Thomas Bach, Kim Jong Un a déclaré que les JO de Pyeongchang avaient « ouvert un nouveau chapitre dans la détente entre le Nord et le Sud », selon KCNA.

Le leader nord-coréen « a estimé que les relations glaciales entre le Nord et le Sud ont connu un brusque dégel à l’occasion des JO et que le mérite en revenait aux efforts déployés par le CIO », a ajouté l’agence officielle nord-coréenne.

Thomas Bach a déclaré à la presse samedi à Pékin que le CIO « va continuer à soutenir les athlètes (nord-coréens) pour qu’ils puissent bien se préparer » aux prochains jeux Olympiques.

« Au moment opportun, le CIO fera une proposition pour un potentiel défilé conjoint, pour d’autres activités communes potentielles à Tokyo, et peut-être aussi pour Pékin », a indiqué M. Bach.

Kim Jong Un et Thomas Bach ont également discuté du développement du sport en Corée du Nord et ont assisté à une rencontre de football féminin.

Le président du CIO a salué la réconciliation en cours. Il avait déclaré que l’esprit olympique avait « rapproché » les deux voisins, qui ont délivré « un puissant message de paix » au reste du monde.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2018 11h23)                

Côte d’Ivoire: Yaya Touré ne viendra pas

mars 23, 2018
Yaya Touré, sous le maillot de Manchester City lors d’une rencontre face à Manchester United le 12 avril 2015. © Jon Super/AP/SIPA

Trois ans après sa dernière sélection, Yaya Touré (34 ans) aurait dû effectuer son grand retour chez les Éléphants à l’occasion des matches amicaux face au Togo et à la Moldavie, les 24 et 27 mars à Beauvais. Mais le joueur a finalement renoncé, officiellement pour des raisons familiales…

Les Togolais et les Moldaves pensaient donc croiser un monument du football africain sur la pelouse du stade Pierre-Brisson de Beauvais. Car cela aurait coïncidé, presque trois ans jour pour jour, avec la 102e sélection du Citizen, toujours en match amical face à la Guinée équatoriale (1-1) à Abidjan, le 29 mars 2015.

Aucune explication

Mais ceux qui espéraient éventuellement échanger leur maillot avec Yaya Touré rentreront chez eux déçus. Le milieu de terrain, qui était attendu lundi à l’Hôtel Auberge du Jeu de Paume, un luxueux établissement (5 étoiles) situé à Chantilly, dans l’Oise, où une chambre individuelle avait été réservée à son intention, n’est jamais venu. « Toute la semaine, la chambre a été bloquée au cas où il vienne », rapporte une source.

Même son frère aîné Kolo, qui fait partie du staff technique, ne semblait avoir aucune explication

Pendant plusieurs jours, Yaya Touré n’a donné aucune nouvelle à Ibrahim Kamara, le sélectionneur par intérim, ni à Augustin Sidy Diallo, le président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF). « Le plus surprenant, c’est que même son frère aîné Kolo, qui fait partie du staff technique des Éléphants, ne semblait avoir aucune explication »,  poursuit cette source.

 

Yaya Touré, après la victoire de la Côte d’Ivoire à la CAN 2015. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Entre Yaya Touré et Diallo, c’était assez tendu depuis l’affaire des primes de la CAN 2015

Kamara est resté injoignable, alors que Diallo, qui a répondu à notre appel jeudi en milieu de matinée en proposant une conversation téléphonique le même jour à 15 h, est depuis resté sourd à nos appels et à nos SMS. « Parce qu’ils n’ont rien à dire. Ils ont été pris de court, tout simplement », ajoute cette même source.

Imprévisible

Jeudi matin, des médias anglais ont évoqué « des raisons personnelles » pour justifier l’absence de Yaya Touré en France. Quelques heures plus tard, l’intéressé confirmait cette information via un tweet  publié sur son compte officiel.

« Malheureusement je ne pourrais pas participer au match de la Côte d’Ivoire pendant la semaine internationale. Ma famille besoin de moi en ce moment et j’espère que les supporters comprendront. Je souhaite le meilleur à toute l’équipe! »

Des explications dont il faudra bien se contenter. « Il est effectivement  possible qu’il rencontre des problèmes familiaux. Mais il faut aussi savoir qu’entre Yaya Touré et Diallo, c’était assez tendu depuis l’affaire des primes de la CAN 2015. Même si on peut penser que si Yaya a annoncé qu’il était de nouveau disposé à jouer pour son pays, alors qu’il avait pris sa retraite internationale en 2016, c’est que les relations s’étaient décrispées. C’est comme ça avec Yaya. Il est imprévisible. Il fait un peu comme il veut », résume un ancien membre de la sélection.

Soyons optimiste, car son expérience serait très précieuse

Aujourd’hui, les choses sont claires : le milieu de terrain de Manchester City ne sera pas sur le terrain ni contre le Togo, ni contre la Moldavie. Reste à savoir si la Côte d’Ivoire, qui devrait jouer un ou deux matchs en mai et en juin, pourra compter sur lui.

« Normalement, puisqu’il a dit qu’il reviendrait, on peut le croire. Soyons optimiste, car son expérience serait très précieuse », assure une source interne. Car le 7 septembre, elle se rendra au Rwanda, dans le cadre de la deuxième journée des qualifications pour la CAN 2019. Un match déjà important, après la défaite inaugurale concédée face à la Guinée (2-3), le 10 juin dernier, à Bouaké, la ville natale d’un certain Touré Yaya…

Jeuneafrique.com par

Une boxeuse saoudienne brise les tabous autour du sport féminin

mars 18, 2018

Halah Alhamrani, entraîneuse de boxe en Arabie saoudite qui dirige un club de gym pour femmes, le 19 février 2018 à Djeddah / © AFP/Archives / AMER HILABI

Donnant de puissants coups de poing à l’abri des regards indiscrets, une entraîneuse de boxe en Arabie saoudite affirme un droit longtemps refusé à de nombreuses femmes dans ce royaume musulman ultra-conservateur: le droit de faire du sport.

Halah Alhamrani, 41 ans, dirige un club de gym pour femmes appelé Flag (Fight Like a Girl) dans la ville occidentale de Jeddah, sur la mer Rouge, qui offre des cours de conditionnement physique comme le CrossFit.

Comptant sur le bouche-à-oreille dans un pays où l’exercice physique en public est considéré comme indigne pour les femmes, Mme Alhamrani contribue à rendre autonome une nouvelle génération n’ayant eu quasiment aucune exposition au sport.

« Chaque jour, des femmes qui n’ont jamais fait de sport arrivent, certaines avec leur mère », explique-t-elle à l’AFP dans sa salle de sport ouverte en 2016. « Elles repartent plus confiantes. Les mères s’approchent de moi et me disent: +Merci d’offrir un tel sentiment d’émancipation+ ».

Halah Alhamrani a eu la chance d’avoir elle-même accès au sport depuis son plus jeune âge: sa mère américaine et son père saoudien l’y ont encouragée, une rareté en Arabie saoudite.

Dans le club de gym qu’elle dirige, certaines femmes retirent leurs abayas (longues robes traditionnelles de couleur noire) et les jettent dans des casiers, avant de revêtir des tenues de sport et des bandeaux dans les cheveux.

Ici, les femmes soulèvent des poids et apprennent des techniques de boxe, donnant de puissants coups de poing sur un punching-ball. Elles transpirent en écoutant de la musique.

Elles sont environ 150, des Saoudiennes et des ressortissantes d’autres pays arabes, à partager dans ce club de sport un même sentiment de camaraderie. Une note griffonnée sur un tableau blanc affirme: « J’ai hâte de revenir ». « DURE A CUIRE », proclame un poster sur un mur.

« On se sent parfois comme à un goûter, sans thé ni biscuits », plaisante toutefois Mme Alhamrani.

– Thérapie –

D’importantes réformes sociétales en Arabie saoudite, dont un décret historique autorisant les femmes à conduire à partir de juin, ont braqué les projecteurs sur des personnalités comme Halah Alhamrani, qui ont longtemps lutté seules pour obtenir des libertés fondamentales.

Dans le cadre du plan Vision 2030 annoncé en 2016 par le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane, le gouvernement cherche à dynamiser le sport féminin, au risque d’agacer les milieux religieux conservateurs.

Seules quatre Saoudiennes ont participé aux jeux Olympiques de Rio en 2016, après les deux sélectionnées pour la première fois aux JO de Londres en 2012.

En 2016, la princesse Reema bint Bandar a été nommée pour superviser le développement du sport féminin dans le royaume, qui s’oriente vers des cours d’éducation physique obligatoires pour les filles depuis la levée d’une interdiction en 2014.

Mme Alhamrani est elle-même impliquée dans l’élaboration du nouveau programme scolaire public.

Pour l’heure, sa salle de gym fonctionne dans un complexe résidentiel, derrière des murs de verre opaques et sans signalisation extérieure. L’emplacement est précisé sur son site internet mais, parfois, des femmes appellent pour trouver leur chemin.

Certaines considèrent la séance de gym comme une thérapie, dit Halah Alhamrani. Elle leur offre une telle libération qu’elles en pleurent parfois, ajoute-t-elle.

– ‘Mon mari est mécontent’ –

« J’étais une mère timide qui ne pouvait pas regarder les gens dans les yeux », dit une femme au foyer de 36 ans, qui vient régulièrement au club. Cette salle « m’a donné une voix que j’avais perdue, elle m’a donné une force dont je ne connaissais pas l’existence ».

Mais Halah Alhamrani précise que certaines femmes abandonnent après avoir commencé à « exprimer une audace », ressentie comme une menace par les hommes de leur famille.

« Mon mari est mécontent » est l’une des raisons entendue par la propriétaire du club.

En vertu du système de la tutelle, toujours en vigueur en Arabie saoudite, un membre masculin de la famille – généralement le père, le mari ou le frère – doit donner une autorisation à une femme pour des études, des voyages ou des démarches administratives.

Le manque d’athlètes et d’entraîneuses professionnelles freine également le sport féminin.

Et si le nombre de salles de gym augmente lentement, l’idée de sports mixtes reste tabou.

« Le sport, c’est l’émancipation », affirme Lina Almaeena, membre de la Choura (Conseil consultatif) du royaume et directrice de Jeddah United, la première équipe féminine de basket-ball d’Arabie.

« Nous ne luttons pas pour des événements sportifs mixtes, sans abaya. Notre but n’est pas d’aller à l’encontre de notre culture. Notre objectif est une participation massive des femmes dans les sports ».

Romandie.com avec (©AFP / 18 mars 2018 18h00)                

Tennis: Serena Williams peut-elle redevenir la « patronne » ?

mars 7, 2018

 

L’Américaine fait son retour jeudi dans le tournoi californien d’Indian Wells, après plus d’un an d’absence pour cause de maternité.

 

Serena Williams, lors d’un match-exhibition face à Marion Bartoli, au Madison Square Garden de New York, le 5 mars. ADAM HUNGER / « USA TODAY Sports »

Les plus persifleurs des suiveurs du circuit finissaient par s’impatienter. Ça y est, la saison de tennis féminin démarre enfin. Officiellement, celle-ci a commencé au début de janvier. Mais, sur un circuit depuis quelques mois en mal de repères sans sa « patronne », un seul nom revient en boucle : Serena Williams. Et une question agite le microcosme tennistique : l’Américaine réussira-t-elle son pari de reconquérir les sommets après la naissance de son premier enfant ?

Mère d’une petite fille depuis le 1er septembre 2017 et absente du circuit depuis plus d’un an, la joueuse de 36 ans fera son retour à la compétition officielle jeudi 8 mars à Indian Wells (Californie). Elle doit y affronter au premier tour la Kazakhe Zarina Diyas, 53e mondiale.

L’ex-numéro un mondiale, qui n’a plus joué depuis l’Open d’Australie 2017 – qu’elle avait remporté alors qu’elle était déjà enceinte – n’est pas réputée pour sa propension à faire profil bas. Elle n’a donc pas minimisé ses ambitions, à l’heure d’évoquer sa reprise. « Cela va peut-être sans dire, mais autant le clamer haut et fort : oui, je veux absolument gagner d’autres Grands Chelems. Je suis au courant du record, et ce n’est pas un secret, mon objectif, c’est 25 », a-t-elle dit au magazine Vogue, au début de janvier, elle qui comptabilise à ce jour deux unités de moins.

Un record en ligne de mire

Elle dépasserait ainsi le record absolu de 24 victoires en simple détenu par Margaret Court, et pourrait se targuer d’inscrire un peu plus son nom dans la légende. L’Australienne avait, elle, 29 ans lorsqu’elle a donné naissance à son premier enfant, en 1972. Quelques mois plus tard, elle remportait successivement l’Open d’Australie, Roland-Garros et l’US Open.

Plus récemment, Lindsay Davenport et Kim Clijsters ont elles aussi opéré un retour gagnant après une pause maternité. En 2009, la Belge, éloignée du circuit pendant deux ans, était même parvenue à remporter l’US Open deux mois seulement après sa reprise. « J’ai retrouvé mes coups très vite. Physiquement, en revanche, ça n’a pas été facile de s’y remettre. Mais le plus dur, probablement, a été de devoir admettre que je ne serai plus, quoi qu’il advienne, la même joueuse que celle de 2007 », déclarait à l’époque la joueuse de 26 ans.

A en croire l’entraîneur de Serena Williams, Patrick Mouratoglou, la maternité n’a pas changé sa joueuse : « Dès qu’elle met les pieds sur un court de tennis, c’est la même personne. A l’entraînement, elle affiche la même détermination, le même niveau d’exigence. Il y a deux Serena : la maman quand elle est chez elle, et la compétitrice sur le court », explique-t-il dans une interview publiée lundi 5 mars sur le site de la WTA, le circuit féminin.

Si elle relève le défi, ce dont peu d’observateurs doutent, l’Américaine n’en serait pas à son premier retour gagnant. Ecartée des courts pendant un an en 2010-2011, à la suite d’une blessure au pied puis d’une embolie pulmonaire, elle avait retrouvé son meilleur niveau cinq mois seulement après son hospitalisation, puis un peu plus tard son trône de numéro un mondiale.

« Elle a 36 ans, elle vient d’avoir un enfant, elle a eu un caillot dans le sang et a passé plus d’un an sans compétition. On peut dire que c’est le plus grand défi de sa carrière », résume son coach

Sa pause maternité n’aura pas été des plus sereines. Les complications survenues au lendemain de son accouchement, qui a failli lui coûter la vie, comme elle le révélait en début d’année, l’ont contrainte à rester alitée près de six semaines. « Elle a 36 ans, elle vient d’avoir un enfant, elle a eu un caillot dans le sang et elle a passé plus d’un an sans compétition. Je pense que l’on peut dire sans aucun doute que c’est le plus grand défi de sa carrière », résume son coach, Patrick Mouratoglou, pour qui Kim Clijsters a montré que « quand on est capable de revenir aussi en forme physiquement qu’avant sa pause maternité, on peut obtenir les mêmes résultats qu’avant ».

« Ça m’a boostée »

Les exemples de retour au plus haut niveau chez les sportives ne se limitent évidemment pas au tennis. Outre Kim Clijsters, une autre Belge a choisi de reprendre sa carrière après la naissance de son premier enfant : l’athlète Tia Hellebaut. La championne olympique de la hauteur à Pékin, en 2008, a fait une première pause à la fin de cette année-là, puis une autre trois ans plus tard pour son deuxième enfant. A chaque fois, elle est revenue à la compétition, prenant la cinquième place aux Mondiaux en salle d’Istanbul en 2012 puis aux Jeux olympiques de Londres. « Je n’ai rien perdu de ma technique. Et je suis plus puissante qu’avant mes grossesses. Ces deux épreuves m’ont renforcée », disait-elle à L’Obs en 2012, un an avant de prendre sa retraite définitive. Même si les deux accouchements ont fragilisé certains de ses muscles, l’obligeant à « faire plus attention, être plus prudente à l’entraînement pour éviter les blessures ».

La sprinteuse Christine Arron se félicite quant à elle d’avoir « eu autant de médailles avant la naissance de [s]on fils [en 2002] qu’après », comme elle l’expliquait au Monde, à la fin de 2016. « Le médecin qui me suivait pendant ma grossesse m’a dit un truc simple et clair : une femme atteint sa maturité musculaire après 30 ans, ça m’a boostée. Je suis revenue encore plus forte physiquement et j’ai pu continuer à courir avec plus de sérénité. »

L’un des exemples les plus retentissants en la matière reste celui de Paula Radcliffe. Pour sa course de rentrée, moins de dix mois après son premier accouchement, en 2007, la Britannique avait remporté le marathon de New York, à 33 ans. Une performance qui lui valut de recevoir le prix du come-back de l’année. Serena Williams est très certainement déterminée à l’imiter.

Lemonde.fr  par Elisabeth Pineau

L’Arabie saoudite offre un stade de football à l’Irak

mars 6, 2018

Bagdad – L’Arabie saoudite a annoncé avoir offert un stade de football à l’Irak après le premier match amical en 40 ans entre les deux sélections en territoire irakien, alors que la Fifa doit se prononcer mi-mars sur l’interdiction de matches officiels dans ce pays.

Le roi saoudien Salmane ben Abdel Aziz a fait état de ce don lors d’un appel téléphonique lundi soir au Premier ministre irakien, a indiqué dans un communiqué le bureau de Haider al-Abadi.

Ce stade, qui sera construit à Bagdad, pourra accueillir 100.000 spectateurs et se trouvera au sein d’une cité des Sports, a affirmé à l’AFP le chef du bureau de presse du Premier ministre, Haider Hamada. « Une commission gouvernementale a été formée pour suivre ce dossier », a-t-il ajouté.

Le 28 février, les sélections d’Irak et d’Arabie saoudite se sont affrontées à Bassora, dans le sud de l’Irak frontalier de l’Iran, pour un match décrit comme « historique », dernier signe du rapprochement politique entamé entre Bagdad et Ryad, grand rival régional de Téhéran.

Le roi Salmane a salué cette rencontre comme un « succès », selon le communiqué, alors que le match, remporté 4 à 1 par l’Irak devant 60.000 spectateurs, était observé de près.

Le patron du football asiatique, le Bahreïni cheikh Salman ben Ibrahim Al-Khalifa, y a assisté, plaidant pour une levée de l’interdiction faite par la Fifa à l’Irak d’accueillir des matches officiels.

Le 16 mars, l’instance mondiale du football doit décider si elle lève ou non sa sanction, en place depuis les années 1990 et brièvement levée en 2012, mais de nouveau appliquée en raison des guerres et des violences qui se sont succédé en Irak.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mars 2018 17h20)