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Coupe du monde 2022 : les talibans auraient investi dans les chantiers du Qatar

novembre 27, 2022

Certains membres des talibans se seraient largement enrichis en louant du matériel pour construire des stades, selon « The Daily Telegraph ».

Certains dignitaires se faisaient l'equivalent de 11 000 euros par machine par mois, et pouvaient en posseder une dizaine.
Certains dignitaires se faisaient l’équivalent de 11 000 euros par machine par mois, et pouvaient en posséder une dizaine.© YOMIURI SHIMBUN / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP

Derrière les stades du Qatar, l’ombre des talibans. Selon le journal britannique The Daily Telegraph, certains responsables talibans auraient gagné des millions grâce à la Coupe du monde. Profitant de confortables salaires touchés pour être présents sur le territoire qatarien et participer à des négociations de cessez-le-feu concernant la guerre en Afghanistan, ces hauts dignitaires auraient acheté des engins qu’ils auraient ensuite loués aux constructeurs des stades. « Certains membres talibans avaient chacun entre six et dix pièces de machinerie lourde à Doha et gagnaient jusqu’à 10 000 £ (l’équivalent de plus de 11 000 €, NDLR) par machine et par mois », affirme la source de nos confrères

Parmi ces dignitaires figurerait notamment Haji Ahmad Jan, ministre du Pétrole et des Mines en Afghanistan entre 1996 et 2001. Un ancien diplomate afghan confie : « C’était un secret de polichinelle à l’ambassade d’Afghanistan à Doha que l’équipe de négociation et le bureau politique des talibans étaient bien payés par le régime qatari et ils ont investi ces salaires dans des équipements de construction pour la Coupe du monde. » Interrogés, les Qataris ont affirmé que les paiements mensuels, qui ont permis donc l’achat de machinerie, étaient « contrôlés en coordination » avec les États-Unis, « y compris les montants totaux et comment et où ils ont été dépensés ».

Des maisons de la taille de « petits châteaux »

Au Qatar, ces diplomates étaient déjà très bien lotis : les autorités qatariennes versaient une allocation mensuelle de plusieurs milliers d’euros et leur avaient fourni SUV de luxe, soins et nourritures gratuits. Ils se sont donc rajouté un salaire de quelques millions, et ont voulu partager la combine à d’autres dignitaires : « grâce à leur réseau, les talibans levaient aussi des fonds auprès d’Afghans installés dans d’autres pays arabes en leur promettant que l’argent serait investi dans les chantiers de la Coupe du monde ».

Si l’idée n’a rien d’illégal, comme le rappelle le Daily Telegraph, la participation des talibans à la construction des stades rajoute une pierre dans le jardin des polémiques dans cette Coupe du monde.

Par Le Point.fr

Mondial : des violences éclatent à Bruxelles après le match Maroc-Belgique

novembre 27, 2022

Après la rencontre comptant pour la Coupe du monde 2022, une centaine de policiers belges ont essuyé des jets de projectiles ce dimanche.

Des dizaines de personnes s'en sont prises aux forces de l'ordre et au mobilier urbain.
Des dizaines de personnes s’en sont prises aux forces de l’ordre et au mobilier urbain.© Nicolas Maeterlinck/Belga/AFP

Des violences ont éclaté dimanche à Bruxelles après la victoire du Maroc contre la Belgique à la Coupe du monde de football, quelques « dizaines de personnes » s’en prenant à du mobilier urbain et aux forces de l’ordre, selon la police. Avant même la fin du match, en centre-ville, « des dizaines de personnes, dont une partie cagoulée, ont cherché la confrontation avec les forces de l’ordre, ce qui a compromis la sécurité publique », a annoncé la police dans un communiqué.

Elle a fait état de l’utilisation de matériel pyrotechnique, de lancers de projectiles, de manifestants armés de bâtons, d’un incendie sur la voie publique et de la destruction d’un feu de signalisation. « Un journaliste a été blessé au visage par des feux d’artifice », toujours selon la police, qui a alors décidé d’intervenir avec un canon à eau et des gaz lacrymogènes.

Arrestations administratives

Une centaine de policiers, qui ont essuyé des jets de projectiles, étaient mobilisés dans cette intervention. Les forces de l’ordre ont demandé aux habitants et supporteurs d’éviter certains quartiers du centre-ville. Des stations de métro ont été fermées et des rues bloquées pour limiter les attroupements. « Je condamne avec la plus grande fermeté les incidents de cet après-midi. La police est déjà intervenue fermement. Je déconseille donc aux supporteurs de venir dans le centre-ville. La police engage tous ses moyens pour maintenir l’ordre public », a réagi le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, sur Twitter. « J’ai donné ordre à la police de procéder à des arrestations administratives des fauteurs de troubles », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

Victoire historique pour le Canada en Coupe Davis

novembre 27, 2022
Des joueurs de tennis s'enlacent et célèbrent une victoire.

L’équipe canadienne à la Coupe Davis Photo : Getty Images/Fran Santiago

Le Canada remporte la première Coupe Davis de son histoire grâce à des victoires de Denis Shapovalov et de Félix Auger-Aliassime.

C’est l’Ontarien qui a ouvert le bal en battant l’Australien Thanasi Kokkinakis en deux manches de 6-2 et 6-4 lors du premier match en simple de la journée aux finales de la Coupe Davis à Malaga en Espagne.

Auger-Aliassime a par la suite clos le débat en disposant d’Alex de Minaur 6-3 et 6-4.

Le Canada soulève ce trophée pour la première fois de son histoire. L’unifolié avait atteint la finale en 2019, mais s’était incliné devant l’Espagne. Auger-Aliassime, Shapovalov et Pospisil avaient participé à cet affrontement.Début du widget Twitter. Passer le widget?

Shapovalov se ressaisi contre Kokkinakis

Après avoir livré deux performances en montagnes russes, d’abord contre l’Allemand Jan-Lennard Struff jeudi, puis face à l’Italien Lorenzo Sonego samedi — deux matchs qu’il a perdus en trois manches — Shapovalov s’est montré en plein contrôle de son jeu pendant la majeure partie de son duel avec Kokkinakis.

L’Ontarien de 23 ans, 18e au classement mondial, a pris les commandes de la première manche en gagnant les quatre premiers jeux. Il a bouclé cette première manche en 32 minutes sans faire face à une seule balle de bris.

Shapovalov a pris l’avance dans la deuxième manche grâce à un bris lors du troisième jeu. Au jeu suivant, Shapovalov allait connaître ses premiers moments difficiles à son service.

Lors d’un jeu qui a nécessité 22 points et duré quelque 13 minutes, le Canadien est quand même parvenu à consolider le bris, non sans devoir sauver trois balles de bris au passage.

Shapovalov a ajouté un deuxième bris lors du septième jeu, se donnant ainsi l’occasion de servir pour le match avec une avance de 5-2.

Le Canadien a cependant offert son pire jeu de la journée à son service, concédant les trois derniers points à Kokkinakis, le dernier sur une double faute, pour garder l’Australien dans le match.

Kokkinakis a prolongé le duel en gagnant son service lors du neuvième jeu sans céder un seul point. Shapovalov a répondu en gagnant les trois premiers points à son service pour se donner autant de balles de match.

Il a laissé filer la première lorsque sa volée du coup droit a survolé la ligne de fond, mais pas la suivante. Il l’a convertie à l’aide d’un service que l’Australien de 26 ans a touché du bout de la raquette.

Le Canada s’est qualifié pour sa deuxième finale de l’ère moderne de la Coupe Davis samedi et battant l’Italie 2-1.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Coupe du monde 2022 : la Tunisie dos au mur

novembre 26, 2022

DÉCEPTION. Bien entrée dans la compétition avec un match nul contre le Danemark, la Tunisie s’est fait surprendre par l’Australie avant le choc contre la France.

Le joueur Ali Abdi cherche la parade durant le match contre l'Australie, a Al Wakrah. Il faut dire que les Aigles de Carthage n'ont jamais trouve la solution pour renverser les Socceroos.
Le joueur Ali Abdi cherche la parade durant le match contre l’Australie, à Al Wakrah. Il faut dire que les Aigles de Carthage n’ont jamais trouvé la solution pour renverser les Socceroos.© FOTO OLIMPIK / NurPhoto via AFP

Stérile offensivement, la Tunisie s’est mise dans une situation très délicate au Mondial en s’inclinant samedi 1-0 contre l’Australie, mais elle veut croire à l’exploit contre la France lors du troisième match, mercredi, pour passer en huitièmes de finale. Une victoire contre les champions du monde en titre est impérative, mais pas suffisante. Les Aigles de Carthage auront besoin d’une conjoncture favorable dans l’autre match qui opposera l’Australie au Danemark. Pour les « Socceroos », la situation est plus claire puisqu’une victoire contre le Danemark lui ouvrirait les portes de la phase à élimination directe.

« On a bien conscience que le prochain match sera face à un adversaire très fort, mais il y a parfois des surprises », a lancé, après le match, le sélectionneur Jalel Kardi, qui a estimé que son équipe n’avait « pas mérité de perdre ». Mais il a reconnu qu’elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. « Il faudra que l’on donne le meilleur de nous-mêmes, espérer concrétiser nos occasions et corriger nos erreurs des matchs précédents. »

Une Tunisie timidement dangereuse

Après vingt premières minutes soporifiques, où l’Australie a monopolisé le ballon mais sans jamais porter le danger vers le but d’Aymen Dahmen, les Tunisiens se sont fait surprendre sur la première occasion adverse.

Sur un contre, Mitchell Duke a repris victorieusement de la tête un centre dévié de Craig Goodwin, l’homme qui avait marqué l’unique but australien contre la France (4-1). « Ce match, on l’a perdu surtout en première période, surtout dans les 30 premières minutes », a pesté le milieu de terrain Naïm Sliti.

Ce but n’a pas vraiment réveillé les Tunisiens, présents dans l’engagement physique mais longtemps dénués d’inspiration offensive. Il a fallu attendre la 38e minute pour voir la première action tunisienne intéressante, lorsque le capitaine Youssef Msakni a tenté de s’infiltrer dans la défense adverse, en vain.

Les Tunisiens, qui avaient montré d’autres qualités lors de leur entame de compétition contre le Danemark (0-0), ont de nouveau souffert du même mal : un manque de réalisme rédhibitoire.

Ils se sont créé deux occasions franches juste avant la pause, Mohamed Dräger, à la conclusion d’un contre, obligeant d’abord le gardien australien Mathew Ryan à une belle parade (41e), avant que Msakni, encore lui, ne rate le cadre dans une position idéale face au but, à la réception d’un centre d’Issam Jebali (45+ 3).

La défense australienne n’a pas plié face à la pression tunisienne

Les Tunisiens sont revenus après la pause avec de bien meilleures intentions, soutenus par plus de 20 000 supporteurs.

Possession, tentative de percussion, utilisation des couloirs. Tout y était, sauf l’efficacité qui a fui les Nord-Africains : Jebali s’est enferré dans la défense (52e), Msakni a échoué sur Ryan, juste avant de tenter un tir de loin encore capté par le portier australien (72e). Ni Msakni, qui à 32 ans revient de blessure et a peu joué dans son club qatari de tout le mois d’octobre, ni le Montpelliérain Wahbi Khazri, entré en fin de match pour tenter de sauver son équipe, n’ont réussi à faire oublier l’absence lors de ce Mondial d’un véritable buteur tunisien.

Plus maîtres de leur destin, les Tunisiens refusent de s’avouer vaincus par avance face à des Bleus qui, s’ils battent le Danemark en soirée, seront déjà qualifiés. « Il y a eu des exploits dans le football, maintenant on va jouer la France, il faut gagner, et si on gagne on aura peut-être une chance de se qualifier », a résumé Sliti. La France, « c’est la grande nation du groupe, donc il faudra faire un exploit, mais on en est capable. Dans les grands rendez-vous on est là. On va bien étudier nos erreurs d’aujourd’hui pour revenir plus fort », a-t-il promis. « Peut-être que les gens n’y croient pas, mais moi j’y crois, jusqu’à la dernière minute je vais y croire. On a un rêve et ça continue », a-t-il conclu.

Avec Le Point avec AFP

Coupe du monde 2022 : le Qatar, pays hôte, éliminé

novembre 25, 2022

Le pays organisateur de ce mondial signe ainsi un triste record : c’est la première fois que l’hôte est éliminé dès sa deuxième rencontre du tournoi.

Le Qatar a tout de meme montre un meilleur visage lors de ce match, sauvant l'honneur malgre l'elimination.
Le Qatar a tout de même montré un meilleur visage lors de ce match, sauvant l’honneur malgré l’élimination.© KEN SATOMI / Yomiuri / The Yomiuri Shimbun via AFP

Le pays hôte va finir le tournoi dans les tribunes. Le Qatar est éliminé de sa Coupe du monde, après sa défaite face à un Sénégal (3-1) enfin efficace offensivement qui se relance du même coup dans la course aux huitièmes de finale. Avec cette élimination, le Qatar devient le premier pays hôte éliminé dès le deuxième match, faisant même pire que l’Afrique du Sud qui avait attendu son 3e match en 2010 pour entériner son élimination.

Après un départ catastrophique, « nous avons montré de quoi nous sommes capables (et) nous avons été compétitifs. Au-delà du résultat, nous avons bien joué », a pourtant estimé le sélectionneur d’ « Al-Annabi » (les Bordeaux), Félix Sanchez. Malheureusement, c’est le résultat qui compte et, dans le stade Al-Thumama de Doha, les Qataris ne se sont pas fait de cadeau : à la 41e minute, le défenseur Boualem Khoukhi a raté son dégagement avant de finir les fesses sur le gazon, permettant à Boulaye Dia de tromper le gardien Meshaal Barsham (qui succédait à Saad Al Sheeb, trop nerveux contre l’Équateur).

« Au vu de mon parcours, je ne peux être que satisfait », a commenté Dia, qui n’est passé professionnel qu’en 2018 à Reims et dont c’était le premier but en Coupe du monde.

Un match qui sauve l’honneur

Coup dur pour le Qatar qui, malgré la domination technique et physique de l’adversaire, semblait plus libéré. Une ouverture du score sur penalty était même envisageable, si l’arbitre avait jugé illicite la charge maladroite d’Ismaïla Sarr dans le dos d’Akram Afif (34e). Passé devant avec un peu chance, le Sénégal s’est montré davantage à l’aise pour répondre aux doutes nés de son inefficacité offensive contre les Oranje, d’abord grâce à une belle tête décroisée de Famara Diedhiou après un corner (48e) puis par une frappe sèche de Bamba Dieng (84e).

En face, contrairement à son premier match, les Bordeaux ne se sont pas désunis. Après deux excellentes parades d’Édouard Mendy (63e, 67e), nettement plus inspiré que contre les Néerlandais, Mohammed Muntari, entré en jeu 4 minutes plus tôt, a sauvé l’honneur d’une tête puissante (78e).

Ce premier but du Qatar en Coupe du monde, au terme de son deuxième match, récompense une prestation plus équilibrée et a valeur d’encouragement. Après avoir frisé le ridicule, la sélection locale peut se réjouir d’avoir réussi à présenter un visage plus conforme aux attentes. Les supporters du champion d’Asie ont d’ailleurs daigné rester dans les tribunes jusqu’aux arrêts de jeu, alors qu’ils avaient déserté le stade en masse lors de la deuxième période contre l’Équateur.

Le champion d’Afrique, qui offre au continent sa première victoire dans le tournoi, a encaissé au moins un but pour la neuvième fois d’affilée en Coupe du monde et va devoir continuer d’élever son niveau s’il veut durer dans « une Coupe du monde compliquée où il y aura beaucoup de surprises » et qu’un pays africain « peut gagner », selon Aliou Cissé.

Par Le Point avec AFP

Football : Cristiano Ronaldo quitte Manchester United

novembre 22, 2022

Le club anglais Manchester United annonce le départ du joueur portugais. Un départ décidé « d’un commun accord, avec effet immédiat ».

Cristiano Ronaldo quitte le Manchester United d'un commun accord avec le club.
Cristiano Ronaldo quitte le Manchester United d’un commun accord avec le club.© RICARDO LARREINA / Spain DPPI / DPPI via AFP

Manchester United a annoncé dans un communiqué le départ de Cristiano Ronaldo. Une décision prise « d’un commun accord, avec effet immédiat », précise le communiqué du club anglais publié mardi 22 novembre, alors que le joueur portugais est actuellement au Qatar pour la Coupe du monde. « Le club le remercie pour son immense contribution au cours de ses deux passages à Old Trafford, marquant 145 buts en 346 apparitions, et lui souhaite, ainsi qu’à sa famille, un bel avenir », ajoute Manchester United à propos du départ de la star portugaise de 37 ans, qui a pourtant vivement critiqué son entraîneur et ses dirigeants dans un entretien à la chaîne TalkTV.

« Tout le monde à Manchester United reste concentré sur la poursuite des progrès de l’équipe sous la direction d’Erik ten Hag et sur le travail en commun pour obtenir des succès sur le terrain », conclut le club.

«Ce ne sont pas mes amis »

Dans un entretien accordé au présentateur anglais Piers Morgan sur TalkTV, diffusé en plusieurs parties mi-novembre, la star portugaise avait affirmé à propos de son entraîneur Erik ten hag : « Je n’ai pas de respect pour lui parce qu’il ne montre aucun respect pour moi. »« Pas seulement l’entraîneur, mais deux ou trois autres types autour du club. Je me sens trahi », avait ajouté le quintuple Ballon d’or. Il s’est également attaqué aux propriétaires de Manchester United, la famille Glazer, qui « ne se soucient pas » du succès sportif de leur équipe, et avait aussi égratigné ses anciens coéquipiers Wayne Rooney et Gary Neville, qui l’ont critiqué : « Ce ne sont pas mes amis. »

Après un premier passage (2003-2009) couronné de succès avec trois titres en Premier League et une Ligue des champions remportés sous la direction d’Alex Ferguson, Cristiano Ronaldo est revenu chez les Red Devils lors de l’été 2021. Mais la non-qualification de son équipe en Ligue des champions à l’issue de la saison 2021-2022, puis son temps de jeu réduit ces derniers mois ont compliqué son deuxième passage à Manchester. Les récents propos cinglants de CR7 contre son club ont précipité le divorce.

Vendredi dernier, Manchester United avait annoncé avoir « enclenché des mesures appropriées » en réponse aux attaques de son joueur vedette. La star portugaise avait assuré de son côté que son conflit ouvert avec son club « n’ébranlerait pas » sa sélection durant le Mondial 2022, qu’elle entame jeudi contre le Ghana.

Par Le Point avec AFP

Coupe du monde 2022 : Gims se produira sur scène pendant la finale

novembre 20, 2022

Déjà auteur de l’un des hymnes officiels du Mondial 2022 au Qatar, Gims a annoncé sa présence à Doha pour la finale de la compétition, rapporte BFMTV.

Le chanteur Gims a annonce dimanche qu'il chanterait a Doha le 18 decembre pour la finale du Mondial.
Le chanteur Gims a annoncé dimanche qu’il chanterait à Doha le 18 décembre pour la finale du Mondial.© ADRIEN NOWAK / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La Coupe du monde 2022 a commencé ce dimanche. Après une cérémonie d’ouverture, marquée par la présence de l’acteur américain Morgan Freeman et Jungkook, le chanteur du groupe de K-pop BTS, le Qatar a entamé le premier match de la compétition. La finale se jouera un mois plus tard, le 18 décembre, et un chanteur bien connu des Français y est convié, relaie BFMTV. En effet, Gims a annoncé sur Twitter qu’il produira un concert inédit à Doha à l’occasion du dernier match du tournoi.

« Fin du suspense, je suis heureux de vous annoncer que je performerai lors de la finale de la Coupe du monde en direct de Doha le 18 décembre, pour le Congo, pour la France, pour l’Histoire… » a partagé le chanteur sur les réseaux sociaux. En août, Gims avait signé l’un des hymnes officiels de la compétition, qu’il a composé en duo avec le chanteur portoricain de trap latino et de reggaeton Ozuna. Le clip du titre, baptisé « Arhbo », avait été dévoilé sur YouTube par la Fédération internationale de football (Fifa).

La Fifa avait déjà choisi une première chanson pour hymne officiel, « Hayya Hayya (Better Together) », par la chanteuse américaine de R & B Trinidad Cardona, le Nigériano-Américain Davido, star de l’afrobeat, et la Qatarienne Aisha. En peine de stars de la musique pour la cérémonie d’ouverture de la compétition, les organisateurs qatariens ont finalement fait appel à un membre du groupe sud-coréen BTS, qui était le seul chanteur présent ce dimanche. À cette occasion, l’artiste de K-pop a dévoilé son dernier single, « Dreamers »qui devient ainsi le dernier single de la bande-son officielle du Mondial au Qatar.

Par Le Point

Coupe du monde 2022 : le Qatar fait volte-face sur la bière autour des stades

novembre 18, 2022

Selon le « New York Times », le Qatar a pris la décision vendredi 18 novembre d’interdire la vente de bière autour des stades durant la Coupe du monde.

Cette Coupe du monde aura définitivement une autre saveur. Après avoir demandé à Budweiser de déplacer ses tentes à l’abri des regards, le Qatar et la Fifa ont tout bonnement demandé au sponsor de la Coupe du monde de remballer sa marchandise, et ce, à deux jours du début de la compétition. Les supporteurs du Mondial devront ainsi, selon le New York Times qui a révélé l’information, se contenter de boissons sans alcool, et notamment de Coca-Cola, autre sponsor de taille de l’événement.

L’information a été confirmée en partie par la Fifa, qui explique dans un communiqué qu’il a été décidé de « supprimer les points de vente de bière des périmètres des stades » et de « concentrer la vente de boissons alcoolisées » dans les fan-zones et les établissements autorisés, « à la suite de discussions entre les autorités du pays hôte et la Fifa ». Aucune explication n’a toutefois été donnée.

Le brasseur Budweiser a estimé que les restrictions sur la vente d’alcool à proximité des stades annoncées vendredi par les organisateurs au Qatar étaient « en dehors de (son) contrôle ». Le groupe a pris acte de la décision en reconnaissant que certaines des opérations qu’il avait prévues à l’occasion de l’événement ne pouvaient « pas aller de l’avant », a indiqué une porte-parole du groupe AB InBev, dont Budweiser fait partie, dans un message à l’Agence France-Presse.

«Absence totale de communication »

« Certains supporteurs aiment avoir une bière au match, d’autres non. Mais la vraie question, c’est que cette volte-face de dernière minute illustre un problème plus large : l’absence totale de communication et de transparence du comité d’organisation envers les supporteurs », a dénoncé la FSA, l’association des supporteurs anglais (FSA), dont des milliers sont attendus lundi pour leur premier match contre l’Iran.

Le guide officiel des fans de l’organisation prévoyait pourtant que « les détenteurs de billets [aient] accès aux produits Budweiser, Budweiser Zero et Coca-Cola dans le périmètre du stade » pendant au moins trois heures avant les matchs et durant une heure après. Mais la bière resterait uniquement autorisée « dans les suites de luxe réservées aux officiels de la Fédération internationale de football (Fifa) » et autres invités, dans ce pays musulman, où la vente d’alcool est étroitement contrôlée. De fait, le New York Times assure que l’instance dirigeante mondiale du football, la Fifa, « pourrait ne plus contrôler totalement les décisions majeures liées à son événement ».

Budweiser, qui verse à la Fifa 75 millions de dollars par Coupe du monde, n’a pas encore réagi à cette annonce, qui ne devrait pas manquer de jeter un froid sur la compétition et créer un véritable désastre contractuel. Dans leur communiqué, les organisateurs de la Coupe du monde remercient le groupe AB InBev, dont Budweiser fait partie, pour sa « compréhension » et précisent que la marque conserve la possibilité de vendre des bières sans alcool autour et dans l’enceinte des stades.

Il s’agit d’un revirement puisqu’il avait été confirmé début septembre que des stands de bière ouvriraient autour des stades à partir de trois heures et jusqu’à 30 minutes avant le début des matchs. Ils devaient rouvrir ensuite pendant une heure après le coup de sifflet final. Seules des bières sans alcool devaient être disponibles dans les stades.

«Un ordre qui vient d’en haut »

« Je pense qu’il y a une idée fausse concernant la vente d’alcool dans les stades. Nous opérons comme n’importe quelle autre Coupe du monde », s’était engagé le PDG du Mondial Nasser Al-Khater lors d’une conférence de presse le 8 septembre. Vendredi matin, des tentes aux couleurs rouge et blanc de Budweiser étaient toujours visibles autour des stades internationaux Khalifa, Ahmed Ben Ali et Lusail, où l’Agence France-Presse s’est rendue.

Une source proche de l’organisation a indiqué à l’AFP que, « depuis quatre jours », ces tentes ont été éloignées de l’entrée des supporteurs car jugées « trop visibles ». « C’est un ordre qui vient d’en haut », a ajouté cette source. Les espaces VIP des stades proposent des forfaits incluant « bières, champagne, vins et spiritueux ».

Dans la principale fan-zone de la Fifa, acheter de l’alcool est possible à partir de 18 h 30, heure local. Dans les autres fan-zones privées, les règles varient. Au Qatar, consommer de l’alcool est légal pour les non-musulmans de plus de 21 ans mais strictement encadré.

Il est interdit d’en apporter dans ses bagages, même acheté en « duty free ». Les résidents peuvent s’en procurer dans un magasin dédié qui n’est pas ouvert aux touristes. Les visiteurs peuvent boire dans la plupart des hôtels internationaux, où une bière ou un verre de vin peuvent coûter une dizaine d’euros et un cocktail plus de 15 euros. Les règles concernant la consommation d’alcool dans les stades de foot varient d’un pays à l’autre. Pendant la Coupe du monde 2014, le Brésil avait levé l’interdiction d’en consommer dans ses enceintes, à la demande de la Fifa.

Par Le Point.fr (avec AFP)

Mondial 2022 : le Cameroun va-t-il rééditer l’impossible ?

novembre 17, 2022

DÉFI. La tâche des Lions indomptables sera immense au Qatar, où leurs adversaires de poule sont le Brésil, la Suisse et la Serbie. Mais ils en ont vu d’autres…

Rigobert Song, capitaine emblematique des Lions indomptables, aujourd'hui selectionneur du Cameroun, et Samuel Eto'o, attaquant de legende  et president de la Federation camerounaise de football (Fecafoot) : vont-ils trouver la bonne potion pour aller loin dans ce Mondial au Qatar ?
Rigobert Song, capitaine emblématique des Lions indomptables, aujourd’hui sélectionneur du Cameroun, et Samuel Eto’o, attaquant de légende  et président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) : vont-ils trouver la bonne potion pour aller loin dans ce Mondial au Qatar ? © – / AFP

Il faudra véritablement sortir le grand jeu pour se qualifier au second tour, mais, quand on voit comment les Lions indomptables se sont qualifiés pour la Coupe du monde, chez l’ex-champion d’Afrique, l’Algérie, il n’est pas déraisonnable de rêver. En effet, donnés comme les outsiders en chef de ce groupe G, les joueurs camerounais pourraient profiter de l’expérience et peut-être même de la baraka du président de la Fédération camerounaise de foot (Fecafoot), Samuel Eto’o, et de celle de son sélectionneur, le légendaire Rigobert Song, pour se sublimer et créer la surprise. Mais les avertissements ne manquent pas.

Devoir de vigilance pour les Lions indomptables

La tournée africaine effectuée par le Brésil (victoires 3-0 et 5-1 face à la Tunisie et au Ghana) durant la trêve internationale de septembre n’avait qu’un seul objectif : préparer au mieux la rencontre face aux Lions indomptables à la Coupe du monde du Qatar. La Seleçao, qui court après sa sixième étoile depuis vingt ans, ne prend aucun détail à la légère et veut marquer le coup d’entrée pour aller chercher ce titre qui manque à la génération de Neymar et compagnie.

La Suisse, quart-de-finaliste à l’Euro et sur une pente ascendante depuis plusieurs années, a dernièrement défait l’Espagne (1-2) dans un match comptant pour la Ligue des nations.

La Serbie, potentielle grosse surprise de ce Mondial, guidée par son attaquant Aleksandar Mitrovic, semble plus huilée et plus soudée que jamais et enchaîne les très bonnes performances. Alors, naturellement, la défaite 2-0 face à l’Ouzbékistan et l’autre 1-0 face à la Corée du Sud sur un but de la star de Tottenham Heung-min Son pouvaient susciter des interrogations du grand public après la fenêtre de matchs internationaux de septembre.

Eto’o, Milla : les premiers supporteurs des Lions indomptables

Toutefois, pas de quoi inquiéter le président de la Fecafoot Samuel Eto’o, qui organise le bloc autour de son équipe. « La défaite ? Ce n’est pas le plus important pour nous. Ce que nous voulions voir, nous l’avons vu. C’était beaucoup plus la réaction de l’équipe. Et, pour la première fois, j’ai souhaité voir l’équipe du Cameroun perdre, sachant que nous avons notre objectif qui est de partir de la compétition le 18 décembre à Doha [jour de la finale du Mondial, NDLR]. Quand je parle de sortir de la compétition le 18, ça veut dire que nous ne perdons pas de vue notre objectif. Parce que c’est possible. Mais, pour l’atteindre, évidemment, il faut voir comment le groupe réagit face aux difficultés. Nous n’avions plus beaucoup de temps pour voir ce groupe-là et, comme j’ai dit dans le vestiaire, je félicite ce groupe parce que j’ai vu des réactions positives. Quand on veut vivre ensemble, il faut que le groupe soit humainement bon. »

Même son de cloche de la part du légendaire Roger Milla, pour qui aucune conclusion n’est à tirer sur les résultats des matchs de préparation : « Ne jugez pas Song ni Samuel Eto’o. Le Cameroun sait qui sera titulaire et qui sera remplaçant. Nous n’avons pas à exposer notre système de jeu ni nos meilleurs joueurs. L’Allemagne a envoyé son équipe remplaçante jouer en match amical avec le Cameroun, nous avions fait 2-2. Pendant la Coupe du monde (2014), cette même Allemagne a sorti son équipe type et vous avez vu 7-1 contre le Brésil. Les matchs de préparation ne sont pas la réalité de la Coupe du monde. Il s’agit juste d’une remise en jambes. Celui qui dévoile tout son football avant les choses sérieuses risque de regretter le moment venu. C’est l’occasion de tester de nouveaux joueurs pour voir s’ils n’ont pas le complexe des footballeurs de couleur différente. Seuls les détracteurs critiquent ce genre de défaites. »

Ngadeu, grand absent du Mondial

Cela dit, la fenêtre de septembre avait été marquée par les retours des vainqueurs de la CAN 2017 : Nicolas Nkoulou (ancien défenseur de l’OM) et Georges Mandjeck (ancien milieu de Rennes, aujourd’hui à Famagouste), en retrait de la sélection depuis 2017 et 2019.

À ces noms se sont ajoutés ceux de nombreux nouveaux joueurs, à l’image de Bryan Mbeumo (ailier, Brentford), les anciens Marseillais Kevin Nkoudou (ailier, Besiktas), Olivier Ntcham (milieu, Swansea), Jean Onana (milieu, RC Lens), les défenseurs Enzo Bosse (Udinese), Christopher Wooh (Rennes), Enzo Tchato (fils de l’ancien international Bill Tchato, évoluant à Montpellier) ou encore Darlin Yongwa (arrière gauche de Lorient).

Parmi eux, Nkoulou, Mbeumo, Nkoudou, Ntcham, Bosse et Wooh figurent sur la liste finale qui fera le voyage au Qatar.

Alors que ces joueurs s’ajoutent à une ossature qui s’est dégagée lors de la CAN, à la surprise générale, le grand absent de cette liste est le défenseur central de la Gantoise, Michael Ngadeu, champion d’Afrique en 2017, cadre de la sélection depuis 2016, et même capitaine de la sélection à plusieurs reprises. Titulaire encore à la CAN, il était encore incontournable lors des barrages de la Coupe du monde face à l’Algérie, et même passeur décisif pour le but de la qualification pour le Mondial signé Toko Ekambi.

De plus, cette non-sélection ne se justifie pas par un manque de temps jeu en club, étant donné qu’il est incontournable du côté de la Gantoise. On peut donc s’interroger. Son expérience était cruciale à un poste où Ebosse, Wooh sont relativement nouveaux, tandis que Nkoulou n’est plus forcément au niveau qu’il affichait dans les années 2010. Ayant pris ses marques au point de devenir titulaire depuis la CAN, le Nantais Jean-Charles Castelletto a l’opportunité de naturellement devenir le leader de la défense camerounaise.

Quelle alchimie pour les Lions indomptables ?

Cet important afflux de nouveaux joueurs, ajouts non négligeables sur un plan qualitatif, pose la question de l’alchimie d’équipe. Ne disposant que d’un seul match de préparation avant le Mondial, la capacité d’intégration au projet de jeu sera capitale pour Rigobert Song. Ménagés en septembre, Choupo-Moting, qui prend de plus en plus d’importance au Bayern Munich, et l’ancien Marseillais Zambo Anguissa, auteur d’un très bon début de saison du côté de Naples, seront bien de la partie. Souvent critiqué, ce dernier n’en demeure pas moins un joueur essentiel pour l’entrejeu de la sélection camerounaise tant les attentes sont grandes autour de lui.

Enfin, surprises du chef, Rigobert Song a voulu mettre en valeur le football domestique, qui retrouve une ferveur populaire depuis la saison passée, en incluant deux joueurs évoluant au pays. En l’occurrence, Souaibou Marou, attaquant du Coton Sport, élu Ballon d’or camerounais 2022, récompensé meilleur joueur évoluant au pays, et Jérôme Ngom, ailier de 24 ans évoluant à Apejes. De retour dans son club formateur après des expériences en République tchèque et aux États-Unis, il a attiré l’œil du sélectionneur durant le regroupement de ces derniers jours. Choix payant, donc.

À noter que l’on compte treize joueurs formés au pays, dont quatre en provenance du club dix-sept fois champion du Cameroun : le Coton Sport, représenté par Aboubakar, Zambo Anguissa, Marou et Ngamaleu (qui y a terminé sa formation).

La théorie du danger fera-t-elle la différence ?

Avec cinq matchs, deux victoires, trois défaites, le bilan comptable de Rigobert Song n’est peut-être pas flatteur, mais la compétition est le seul indicateur significatif sur lequel des conclusions peuvent être tirées. Pour Samuel Eto’o, il n’y a pas de limites à se fixer, bien au contraire : « Je crois que, pour gagner la Coupe du monde, il ne faut pas être des monstres ou des extraterrestres. Il faut une bonne préparation, une forte mentalité et une pincée de folie. Je prends toujours l’Inter Milan comme exemple : personne au début de la saison 2009-2010 ne pensait que nous pouvions gagner la Ligue des champions et Mourinho a fait quelque chose de fou, avec un groupe d’hommes et de guerriers. Je voudrais quelque chose comme ça pour le Cameroun aussi. »

Naturellement, s’agissant de la Coupe du monde et prenant en compte l’adversité à laquelle le Cameroun devra faire face d’entrée, ce sentiment d’urgence est de mise. « Quand tu sais que tu es en danger, tu n’es plus en danger ! C’est quand tu ne sais pas que tu es en danger que tu es en danger. » La célèbre citation de Rigobert Song est on ne peut plus vraie à la veille de la Coupe du monde et une mentalité de siège est un impératif pour élever le niveau d’exigence des coéquipiers de Vincent Aboubakar afin d’approcher la compétition sans complexes et pour pouvoir déjouer tous les pronostics, comme le Cameroun l’avait fait en 1982 et 1990.

Avec Le Point.fr par Abdoulaye A. Sall

Mondial 2022 au Qatar : les sélections africaines ont-elles une chance ?

novembre 16, 2022

La Tunisie, le Maroc, le Cameroun et le Ghana devront se surpasser pour atteindre le second tour de la Coupe du monde de football. Quant au Sénégal, il reste suspendu au genou de Sadio Mané.

Le Sénégalais Sadio Mané, le 6 février 2022. © Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Le tirage au sort n’aura pas été favorable aux cinq sélections africaines qualifiées pour le Mondial de football, qui doit s’ouvrir au Qatar le 20 novembre. Seul le Sénégal a été relativement épargné, mais il ignore encore s’il pourra compter sur sa star blessée, Sadio Mané.

Eto’o voit ses Lions sur le toit du monde

Samuel Eto’o, l’ancien capitaine et buteur des Lions indomptables, désormais président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), a toujours vu grand. Celui qui fut l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football africain avait prédit il y a quelques mois que le Cameroun serait champion du monde au soir du 18 décembre.

Ce panafricain convaincu a depuis développé sa prophétie : son pays affrontera le Maroc en finale, avec l’issue que l’on connaît. Et puisque cela ne coûte rien, Eto’o, dans un récent communiqué, a également annoncé la qualification de la Tunisie, du Sénégal et du Ghana pour les huitièmes de finale. « Les équipes africaines ont un gros potentiel, ont acquis de plus en plus d’expérience, et elles sont prêtes à remporter la Coupe du Monde », a-t-il martelé.

On aimerait bien sûr partager, même partiellement, l’optimisme d’Eto’o, lequel, en quatre participations à la phase finale avec les Lions, n’a jamais réussi à franchir le premier tour. Mais la réalité sera sans doute moins lumineuse pour les cinq mondialistes africains, dont aucun ne figure en haut de la liste des favoris (où l’on retrouve la France tenante du titre, le Brésil de Neymar, l’Argentine de Lionel Messi, la Belgique, l’Allemagne ou encore l’Espagne), ni même parmi les outsiders, mélange hétéroclite composé des Pays-Bas, du Portugal, de l’Angleterre, du Danemark, de la Croatie ou de l’Uruguay.

Quand Eto’o envoie ses Lions sur le toit du monde, Mohammadou Idrissou, son ancien coéquipier en sélection, se précipite pour le ramener à la raison. « Nous allons affronter au premier tour le Brésil, la Suisse et la Serbie, autrement dit un favori et deux bonnes sélections européennes. Alors, parler de titre mondial… Commençons déjà par essayer de sortir de ce groupe, ce qui sera déjà très compliqué. »

Les Lions indomptables ont des arguments, tels le gardien André Onana (Inter Milan), le milieu de terrain André-Frank Zambo Anguissa (Naples) ou l’attaquant Eric Maxim Choupo-Moting (Bayern Munich), alors que leur sélectionneur, Rigobert Song, est de plus en plus contesté, notamment pour ne pas avoir retenu Michaël Ngadeu, l’un de ses piliers.

Eric Maxim Choupo-Moting, le 11 août 2022 avec son club, le Bayern Munich. © Photo by Marcel Engelbrecht / firo Sportphoto / dpa Picture-Alliance via AFP
Eric Maxim Choupo-Moting, le 11 août 2022 avec son club, le Bayern Munich. © Photo by Marcel Engelbrecht / firo Sportphoto / dpa Picture-Alliance via AFP

Claude Le Roy, l’ancien sélectionneur du Cameroun, mais aussi du Ghana et du Sénégal, deux autres équipes présentes au Qatar, n’est pas offusqué par les prédictions d’Eto’o, même s’il les nuance. « Il a raison d’avoir des ambitions, de ne pas tenir des propos misérabilistes. Dans une phase de groupes, tout est possible, et je pense que le Cameroun, le Sénégal et à un degré moindre le Ghana peuvent se qualifier. La Tunisie et le Maroc aussi, même si, car il faut être objectif, ce sera très compliqué pour eux. »

Le Sénégal avec ou sans Mané

Le Sénégal a certes hérité du groupe à priori le plus abordable (Qatar, Pays-Bas, Équateur), mais Aliou Cissé, le sélectionneur des Lions de la Teranga, a appris le 9 novembre que son meilleur joueur, Sadio Mané, s’était blessé au péroné lors d’un match avec le Bayern Munich la veille.

La star sénégalaise, deuxième du dernier Ballon d’Or, figure bien dans la liste des 26, mais le champion d’Afrique en titre atterrira forcément amoindri dans le Golfe persique, sans savoir s’il pourra compter sur son principal atout. Si Cissé dispose tout de même d’un effectif de qualité, capable de franchir le cap du premier tour, la mission s’annonce forcément plus périlleuse pour son équipe.

La Tunisie et le Maroc dans des groupes très relevés

Le finaliste potentiel de la Coupe du Monde imaginé par le président de la Fecafoot – le Maroc – a récemment changé de sélectionneur. Walid Regragui, ancien international marocain et vainqueur, en tant qu’entraîneur, de la dernière Ligue des Champions avec le WAC Casablanca, a remplacé Vahid Halilhodzic, limogé après avoir qualifié les Lions de l’Atlas.

Le nouveau patron technique a rappelé Hakim Ziyech (Chelsea), en conflit ouvert avec son prédécesseur, et bénéficie d’une forte adhésion autour de sa personne. Mais les Marocains n’ont pas vraiment eu de chance au tirage, constate Claude Le Roy. « Je pense que c’est la sélection africaine, avec la Tunisie, qui a hérité du groupe le plus difficile. La Croatie a été finaliste de la Coupe du Monde 2018, la Belgique, l’un des favoris, y a terminé troisième, et le Canada est une équipe particulièrement solide. Quant aux Tunisiens, avec la France et le Danemark, ils doivent s’attendre à souffrir. Mais dans le football, tout est possible. Comme me l’a dit Samuel Eto’o récemment, une Coupe du Monde, c’est quelques matches, pas une saison entière. »

Les Black Stars sur une mauvaise lancée

La situation du Ghana, placé dans un groupe où figurent le Portugal, l’Uruguay et la Corée du Sud, n’est guère plus confortable. Les Black Stars ont certes éliminé le Nigeria pour se qualifier, mais sa dernière CAN a été un échec, ses récents matches n’ont pas soulevé un enthousiasme effréné, et le sélectionneur, Otto Addo, a laissé entendre qu’il pourrait quitter son poste après la Coupe du Monde.

En 2018, aucune sélection africaine n’avait franchi le premier tour. Dans l’histoire de la Coupe du Monde, seuls le Cameroun (1990), le Sénégal (2002) et le Ghana (2010) ont atteint les quarts de finale. En envoyant tous les représentants du continent au second tour et deux en finale, Eto’o a placé la barre très haut. Trop ? Réponse dans quelques jours.

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault