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JO de Tokyo 2021 : Sifan Hassan remporte facilement le 5 000 mètres

août 2, 2021

La coureuse néerlandaise s’est lancée dans une tentative de triplé olympique 1 500 m, 5 000 m et 10 000 mètres. Lundi, elle a remporté l’or au 5 000 mètres, premier de ses « trois travaux d’Hercule ».

Sifan Hassan, lors de sa victoire au 1500 m des Jeux olympiques de Tokyo, lundi 2 août.
Sifan Hassan, lors de sa victoire au 1500 m des Jeux olympiques de Tokyo, lundi 2 août. JEWEL SAMAD / AFP

L’entreprise est inédite, pour ne pas dire inconsciente ou orgueilleuse. Enfin, elle le serait pour la totalité des coureurs et coureuses de fond et demi-fond. Pour tous, sauf une peut-être : la Néerlandaise Sifan Hassan qui a débuté, lundi 2 août au Stade olympique de Tokyo, ses « trois travaux d’Hercule », à savoir une tentative de triplé 1 500 m, 5 000 m et 10 000 mètres.

En clôture de cette quatrième soirée olympique d’athlétisme, Hassan (28 ans) en a accompli le premier tiers, en s’emparant sans coup férir du 5 000 mètres dans une course au tempo très lent. Elle a conquis sa première médaille olympique en devançant la Kényane Hellen Obiri et l’Ethiopienne Gudaf Tsegay.

Il y a deux ans, lors des Mondiaux de Doha, elle s’était montrée un peu plus raisonnable en « se contentant » d’un doublé – victorieux – sur 1 500 m et 10 000 mètres, deux épreuves qui nécessitent des qualités différentes. Le finish d’un coureur de 1 500 m n’étant normalement pas celui d’un spécialiste des distances plus longues.

Elle a désormais deux jours pour récupérer avant de s’attaquer aux demi-finales du 1 500 m. Personne n’imagine qu’elle ne soit pas présente vendredi 6 août pour la finale de cette épreuve. Le lendemain, probablement avec une nouvelle médaille à sa collection, elle pourra alors s’aligner au départ du 10 000 mètres. Dommage pour cette insatiable athlète que les épreuves de cross ou de relais de demi-fond par équipes ne figurent plus au programme olympique.

Une athlète « made in Salazar »

Face à ce menu athlétique roboratif, l’heure n’est pas aux superlatifs. La faute à l’ancien entourage sportif de la double championne du monde, née en Ethiopie et réfugiée à l’adolescence aux Pays-Bas. Hassan est l’une des ex-athlètes du controversé Project Oregon, financé et dirigé par l’équipementier Nike jusqu’en octobre 2019, dont la tête pensante s’appelait Alberto Salazar.

L’ancien entraîneur américain de la Néerlandaise – et d’autres coureurs de haut niveau, en particulier le Britannique Mo Farah, qui ont martyrisé leurs adversaires au fil des tours de piste – a été suspendu pour « incitation au dopage » en 2019. Le scandale, qui couvait depuis des années, avait pris de l’ampleur au milieu des derniers mondiaux. Ce qui n’avait pas empêché les athlètes « made in Salazar » d’engranger les médailles. Et Hassan les médailles d’or.

Ce matin, la coureuse – qui est désormais entraînée, selon la presse néerlandaise, par un ancien assistant de Salazar, Tim Rowberry – n’a pas rassuré les sceptiques. En séries du 1 500 mètres, alors qu’elle se promenait en queue de peloton dans le dernier tour, elle a été prise dans une chute – juste devant ses pointes – d’une athlète kényane. Ni une, ni deux, Sifan Hassan s’est relevée et a foncé à la poursuite de ses concurrentes. Elle ne s’est pas contentée d’assurer une des six places qualificatives mais s’est fait un point d’honneur à passer la ligne d’arrivée en tête. Scène estomaquante.

« Je n’arrive pas le croire. J’ai utilisé toute mon énergie ce matin. Je me sentais tellement mal après ça et je n’aurais jamais pensé que j’allais devenir championne olympique », a-t-elle raconté à propos de sa mésaventure matinale après son sacre. Et Sifan Hassan de vanter les bienfaits énergisants d’une boisson chaude : « Avant la course, je n’en avais plus rien à faire. J’étais si fatiguée. Sans café, je n’aurais jamais été championne olympique. J’avais besoin de toute la caféine possible », a-t-elle plaisanté. Une astuce à retenir.

Face aux doutes, l’athlète ne s’est jamais démontée. Avant les Jeux, elle assénait en faisant référence aux conséquences de la suspension de Salazar : « Le plus gros moment de pression de ma vie a été à Doha, et j’ai réussi à m’en sortir, donc Tokyo sera facile. » Pour le moment, on peut difficilement lui donner tort. Ses deuxièmes Jeux olympiques ressemblent à une promenade de santé.

Avec Le Monde par Anthony Hernandez (envoyé spécial à Tokyo)

Le Canada accède à la finale du tournoi olympique de soccer féminin

août 2, 2021

TOKYO — L’équipe canadienne de soccer féminin voulait changer la couleur de sa médaille. Elle aura l’occasion de le faire

© Fournis par La Presse Canadienne

Jessie Fleming a profité d’un penalty en deuxième demie pour guider le Canada vers une victoire de 1-0 contre les États-Unis, lundi, lors du tournoi olympique des Jeux de Tokyo.

Les Canadiennes sont passées en finale, où elles affronteront l’Australie ou la Suède.

L’Américaine Tiema Davidson a commis une faute à l’intérieur de la surface de réparation, offrant un penalty à ses adversaires. Fleming a élevé le ballon tout juste hors de portée de la gardienne Adrianna Franch pour inscrire le seul but de la rencontre.

«J’ai pris une grande respiration et j’ai exécuté ce que j’ai déjà fait auparavant», a dit Fleming.

Le Canada avait gagné la médaille de bronze en soccer féminin au cours des deux derniers Jeux olympiques. Il s’était notamment incliné de façon dramatique contre les Américaines lors des demi-finales des Jeux de Londres, en 2012.

Une autre équipe féminine a progressé, lundi, mais cette fois au tournoi de volleyball de plage.

Melissa Humana-Paredes et Sarah Pavan ont gardé leur erre d’aller en défaisant les Espagnoles Liliana Fernandez Steiner et Elsa Baquerizo McMillan en deux manches identiques de 21-13.

Humana-Paredes et Pavan, les championnes du monde en titre, ont rejoint en quarts de finale la paire canadienne composée de Brandie Wilkerson et Heather Bansley. 

Le Canada est le seul pays à encore compter sur deux équipes lors de ce tournoi féminin. 

«Normalement, à ce point-ci de la compétition, il y aurait deux équipes américaines ou brésiliennes, mais là, nous avons deux duos canadiens. Je crois que ça représente beaucoup pour notre pays et notre fédération», a souligné Humana-Paredes. 

Humana-Paredes et Pavan, qui n’ont toujours pas perdu une manche à Tokyo, se mesureront aux Australiennes Mariafe Artacho Del Solar et Taliqua Clancy lors du tour suivant. Wilkerson et Bansley croiseront le fer avec les Lettonnes Tina Graudina et Anastasija Kravcenoka. 

Humana-Paredes et Pavan ont été sacrées championnes du monde en 2019 et ont remporté la médaille d’or aux Jeux du Commonwealth, en 2018. 

La quête d’une médaille olympique s’est également poursuivie pour quelques athlètes canadiens en canoë-kayak. De façon surprenante même. 

La Québécoise Andréanne Langlois et sa partenaire Michelle Russell, de la Nouvelle-Écosse, ont toutes les deux accédé aux courses de K1 200 mètres, qui auront lieu mardi. 

Langlois a remporté sa course de quarts de finale en un temps de 41,728 secondes. Russell, qui a pris le deuxième échelon, a livré une course endiablée au cours de laquelle quatre kayakistes ont franchi la ligne d’arrivée pratiquement en même temps. 

«La priorité était le K4 500 mètres. Le K1 200 mètres, c’est un peu un bonbon pour nous, a indiqué Langlois. C’était une belle surprise aujourd’hui.» 

L’Ontarien Roland Varga et le Néo-Écossais Connor Fitzpatrick ont quant à eux obtenu leur billet pour les demi-finales de l’épreuve du C2 1000 mètres. 

Les Ontariens Simon McTavish, Alanna Bray-Lougheed et Madeline Schmidt sont toutefois arrivés à court. 

En athlétisme, Lucia Stafford et Gabriela Debues-Stafford se sont qualifiées pour les demi-finales du 1500 mètres après avoir montré les septième et huitième meilleurs chronos. Stafford a d’ailleurs réussi un sommet personnel (4:03,52). 

À l’épreuve de 200 mètres chez les dames, Crystal Emmanuel a réussi son meilleur temps de la saison (22,74 secondes) pour accéder à la demi-finale, mais elle a ensuite montré un chrono de 23,05 secondes, ce qui n’a pas été suffisant pour qu’elle accède à la finale.

Au 400 mètres haies, la Canadienne Sage Watson a bravé une pluie battante pour franchir la ligne d’arrivée en 55,51 secondes. Son cinquième rang dans sa demi-finale l’a éliminée de la finale.

En lutte, dans la catégorie féminine des 68 kilogrammes, Danielle Suzanne Lappage s’est inclinée 7-0 en huitièmes de finale contre Khanum Velieva, une représentante du Comité olympique russe. 

Lors des qualifications de l’épreuve de poursuite par équipes en cyclisme sur piste, les Canadiennes ont pris le huitième et dernier rang après avoir montré un chrono de 4:15,832. Du côté masculin, le quatuor canadien s’est emparé de la sixième place (3:50,455).

Au tremplin de trois mètres, le jeune Québécois de 17 ans Cédric Fofana a conclu les qualifications en 29e position et il a été exclu des demi-finales.

Avec La Presse Canadienne

Soccer féminin: le Canada bat le Brésil en tirs de barrage et passe en demi-finale lundi

juillet 30, 2021

L’entraîneure-chef Bev Priestman savait qu’elle pouvait se fier à la gardienne de but Stephanie Labbé au moment où le sort de l’équipe féminine de soccer du Canada reposait entre ses mains, vendredi, aux Jeux olympiques de Tokyo.

© Fournis par La Presse Canadienne

Labbé a été victime d’une vilaine chute dans les derniers instants de la période supplémentaire lorsque la Brésilienne Debinha l’a fait trébucher au moment où Labbé essayait de capter un ballon lobbé.

Celle-ci a ensuite concédé des buts sur les trois premiers essais du Brésil en tirs de barrage, avant de réaliser deux arrêts d’une importance capitale qui ont propulsé le Canada vers une victoire en prolongation, après 120 minutes de jeu qui s’étaient terminées par un score de 0-0.

© Fournis par La Presse Canadienne

Après deux arrêts presque totalement identiques contre Andressa et Rafaelle, Labbé a couru à toute vitesse vers ses coéquipières pour une étreinte de groupe après qu’elles eurent dominé le Brésil 4-3 aux tirs de barrage.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les grands joueurs relèvent leur jeu d’un crandans les grands moments  et je n’avais aucun doute, lorsque nous sommes arrivées au tir (de Rafaelle) qu’elle effectuerait l’arrêt», a déclaré Priestman.

Vanessa Gilles a marqué le filet décisif, après des buts de Jessie Fleming, d’Ashley Lawrence et d’Adriana Leon.

Le Canada s’était retrouvé face à un déficit hâtif lorsque la capitaine Christine Sinclair – l’athlète ayant réussi le plus grand nombre de buts en soccer international – eut été frustrée par un arrêt de la gardienne Barbara lors du tout premier tir de la séance.

«C’est ce que représentent les Jeux olympiques, ces matchs serrés qui mènent à des performances qui nous rendent vraiment fiers», a déclaré Labbé.

«Je suis tellement fière de l’équipe devant moi aujourd’hui. Et que j’aie pu faire ma part et aider cette équipe à récolter une victoire est un moment de grande fierté pour moi.»

Marta, Debinha, et Erika avaient procuré l’avantage au Brésil en déjouant Labbé lors de ses trois premières tentatives.

«Je les voyais comme un groupe susceptible de monter sur le podium», a déclaré Priestman en parlant des Brésiliennes.

«Le Brésil compte des joueuses incroyables, mais je suis vraiment, vraiment fière, et nous ne pouvons mésestimer la qualité de l’équipe brésilienne.»

En demi-finale lundi, le Canada affrontera les États-Unis, qui, à leur tour, ont dominé une séance de tirs de barrage par le score de 4-2 contre les Pays-Bas. Les deux équipes avaient complété 120 minutes de jeu avec un score de 2-2.

L’autre demi-finale, également lundi, réunira l’Australie et la Suède. L’Australie a défait la Grande-Bretagne 4-3 en temps additionnel tandis que la Suède a éliminé le Japon 3-1.

Opportunités manquées

Le Canada avait eu des chances d’inscrire la victoire pendant les 30 minutes de temps additionnel.

Leon, insérée tardivement dans le match, a effectué une poussée sur le flanc droit à la 105e minute et tenté un tir bondissant qui a raté de peu le filet brésilien.

À l’autre extrémité, Labbé a gardé le Canada dans le match en stoppant une déviation de la tête de la part d’Erika, à la 118e minute.

Environ une minute plus tard, Lawrence a obtenu une autre chance de marquer, mais son tir a survolé la barre horizontale.

«Quelle performance par l’équipe sur le plan défensif», a loué Labbé. «Nous sommes solides contre quelques-unes des meilleures attaquantes au monde (…) et sur le plan offensif, j’ai trouvé qu’on a eu de bonnes opportunités.»

Le match a été joué au stade Miyagi, devant environ 4000 spectateurs éparpillés dans le stade de 49 000 sièges.

Selon Labbé, le fait de voir des drapeaux canadiens parmi l’assistance et d’entendre des cris des partisans ont aidé toute l’équipe.

«Nous avons fait de notre mieux pour reconnaître leur présence et les remercier. C’était tellement spécial de pouvoir enfin voir des spectateurs dans les gradins, et nous avons vraiment senti leur soutien.»

«Dans des matchs comme ça, qui nécessitent 120 minutes de jeu et des tirs de pénalité, cette petite somme d’énergie peut aider une équipe à triompher.»

Les spectateurs ne sont pas admis sur les lieux de compétition situés à l’Intérieur de la préfecture de Tokyo, dans le but de ralentir la propagation de la COVID-19.

Toutefois, le duel entre le Canada et le Brésil a eu lieu à plus de 360 kilomètres au nord de la plus grande ville du Japon, loin de l’étendue de l’état d’urgence qui y a été décrété.

Avec La Presse Canadienne

Tokyo 2021 : la Franco-Congolaise Madeleine Malonga vice-championne olympique

juillet 29, 2021

Madeleine Malonga expose sa belle médaille d’argent à Tokyo (Franck Fife/AFP)

Engagée en – de 78 kilos, la judokate Madeleine Malonga s’est inclinée en finale face à la Japonaise Shori Hamada.

La Française née de parents congolais a tour à tour éliminé l’Autrichienne Graf en 8e (waza-ari et ippon), la Cubaine Antomarchi en quart (ippon dans le golden-score) puis la Sud-coréenne Yoon (disqualifiée après 3 pénalités).

Mais en finale, le Congolais a été rapidement battue par Shori Hamada sur ippon en 1 minute 09. Une revanche pour la Japonaise, battue par Malonga en finale du mondial 2019, à Tokyo.

Championne du monde, d’Europe et vice-championne olympique, la judokate de 27 ans va désormais pouvoir se concentrer sur les JO 2024, à Paris, pour s’offrir le titre suprême.

Avec Adiac-Congo par Camille Delourme

France-Disparition d’une randonneuse dans les Pyrénées : des ossements retrouvés

juillet 27, 2021

Des ossements humains ont été découverts dans les Pyrénées, rapporte « Le Figaro ». Ils pourraient appartenir à une randonneuse disparue à l’automne dernier.

La jeune femme avait entrepris en solitaire une randonnee dans le massif des Pyrenees. (Photo d'illustration)
La jeune femme avait entrepris en solitaire une randonnée dans le massif des Pyrénées. (Photo d’illustration)© ROSINE MAZIN / Mazin Rosine / Aurimages via AFP

Des ossements humains ont été découverts le 22 juillet, par un couple de randonneurs, dans les Pyrénées. Ils pourraient appartenir à une randonneuse de 37 ans, portée disparue en novembre dernier, indique Le Figaro dans un article publié mardi 27 juillet. La jeune femme avait entrepris une randonnée en solitaire dans le massif des Pyrénées, entre le Port de la Gléré et celui de Vénasque, situé sur la frontière franco-espagnole. Prénommée Esther Dingley, cette ressortissante britannique avait envoyé une dernière photo d’elle à son compagnon, le 22 novembre. Depuis, elle n’avait plus jamais donné signe de vie. Des analyses ADN et morphologiques sont en cours, afin de déterminer si ces ossements sont les siens.

Les restes humains ont été découverts dans le secteur de Benasque, côté espagnol, observe le média, qui cite la radio espagnole Huesca.

Un crâne humain a été retrouvé

« Après un ratissage minutieux de la zone, d’autres ossements ont été découverts. Toutefois, aucun vêtement ni aucune affaire n’ont été retrouvés dans le secteur », assure, auprès du Figaro, le colonel de gendarmerie Xavier Wargnier. Et si le corps n’a pas encore été identifié, plusieurs éléments suggèrent qu’il pourrait s’agir d’Esther Dingley, indique le site d’information. En effet, le secteur où les ossements se trouvaient correspond à l’itinéraire qu’aurait emprunté la randonneuse, lorsqu’elle a cessé de donner des nouvelles.

Aussi, « aucune autre disparition dans les environs n’a été signalée côté français et espagnol », abonde le colonel Wargnier auprès du même média. « Le crâne pourrait correspondre à celui d’Esther Dingley par la couleur et la longueur des cheveux », ajoutent plusieurs sources de l’enquête auprès de Huesca.

En France, la prudence est de mise

Côté français, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. Toujours auprès du Figaro, le colonel Wargnier indique que les ossements pourraient provenir d’un autre endroit. Ils « ont possiblement été déplacés récemment par des animaux », argue-t-il. Dans le cadre des investigations menées, les enquêteurs français ont pris contact avec la famille de la randonneuse disparue, afin que celle-ci leur remette une radio dentaire et un échantillon ADN correspondant à la jeune Britannique.

L’organisation LBT Global, qui s’évertue à prendre en charge les familles des disparus, a exigé, par le biais de Facebook, d’obtenir « des éclaircissements de toute urgence ». Comme le rappelle le journal, la mère d’Esther Dingley s’était rendue dans les Pyrénées, au cours du mois de juin, pour tenter de retrouver sa fille.

L’hypothèse d’un accident privilégiée

Dans cette enquête, aucune piste n’a jamais été exclue, même si l’hypothèse d’un accident est privilégiée par les enquêteurs. Une hypothèse à laquelle ne croit pas son compagnon, qui a parcouru plus de 1 000 kilomètres dans les Pyrénées, pour tenter de la retrouver.

« Bien que j’aie un profond respect pour les capacités et l’engagement des forces de police en France et en Espagne, c’est une opinion avec laquelle je ne peux plus être d’accord », a-t-il témoigné auprès de la BBC à la mi-juillet. « Esther portait un équipement de survie de haute qualité, elle avait tout ce dont elle avait besoin pour rester au chaud et au sec par temps bien pire que celui qu’elle avait connu », a-t-il jugé.

Et de poursuivre : « Les sentiers dans toute la région sont bien tracés et faciles à suivre, même dans l’obscurité. Le signal téléphonique était bon sur une grande partie de son itinéraire prévu, avec la zone sans signal à seulement quelques kilomètres de rayon. » Selon lui, « la recherche a maintenant été si longue et si intense que, en ce qui me concerne, la probabilité d’un accident est maintenant inférieure à la probabilité d’un acte criminel ».

Avec Le Point

Japon-JO: Tokyo prépare davantage de lits d’hôpital, record de cas de COVID

juillet 27, 2021

JO: TOKYO PRÉPARE DAVANTAGE DE LITS D'HÔPITAL, RECORD DE CAS DE COVID

© Reuters/MAXIM SHEMETOV 

TOKYO (Reuters) – Tokyo a enregistré mardi 2.848 nouvelles infections au coronavirus depuis la veille, le bilan journalier le plus élevé depuis le début de la pandémie dans la ville hôte des Jeux olympiques, qui prépare davantage de lits d’hôpital pour les patients atteints du COVID-19, ont rapporté mardi les médias.

Le Japon a évité les précédentes vagues dévastatrices de la pandémie dont ont souffert d’autres pays comme l’Inde, l’Indonésie et les États-Unis, mais la cinquième vague, alimentée par le variant Delta du coronavirus, se fait sentir dans les hôpitaux de Tokyo.

Dimanche, 20,8% des 12.635 patients de la capitale japonaise atteints du COVID-19 avaient été hospitalisés. Un groupe consultatif conseillant le gouvernement considère qu’un taux inférieur à 25% est un élément déclencheur de l’état d’urgence.

La capitale japonaise a déclaré son quatrième état d’urgence ce mois-ci, qui durera jusqu’après la fin des Jeux olympiques, reportés d’un an en 2020 et célébrés finalement en 2021 sans spectateurs afin d’endiguer la propagation du virus.

En admettant davantage de patients, les hôpitaux de Tokyo ont pour objectif de porter le nombre de lits à 6.406 d’ici le début d’août, contre une capacité actuelle de 5.967, selon la chaîne TBS.

Les hôpitaux envisageraient également de reporter des opérations chirurgicales non urgentes et des soins pour des motifs autres que le coronavirus, a indiqué la chaîne, citant un avis des autorités municipales aux institutions médicales.

Les experts sanitaires avaient prévenu que les facteurs saisonniers, la mobilité accrue et la propagation des variants du virus entraînerait un rebond de la pandémie cet été.

Seule 36% de la population japonaise a reçu au moins une dose du vaccin contre le COVID-19, selon un décompte réalisé par Reuters.

La campagne de vaccination, initialement lente, a finalement pris de l’ampleur en juin mais elle s’est ensuite ralentie en raison de problèmes logistiques.

Nombreux sont les Japonais à estimer que les Jeux auraient dû être à nouveau repoussés ou annulés pour éviter une résurgence de la crise sanitaire.

Avec Reuters (Reportage Sam Nussey, Ami Miyazaki, Antoni Slodkowski et Kiyoshi Takenaka; version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)

Canada: La Rimouskoise Maude Charron est sacrée championne olympique

juillet 27, 2021

TOKYO — La Rimouskoise Maude Charron avait pour objectif d’offrir sa meilleure performance à Tokyo. Il s’avère qu’elle lui a permis de mettre la main sur la médaille d’or dans la catégorie des 64 kg, mardi soir, aux Jeux olympiques de Tokyo.

Tokyo 2020 Olympics - Weightlifting - Women's 64kg - Group A - Tokyo International Forum, Tokyo, Japan - July 27, 2021. Maude Charron of Canada celebrates after a lift. REUTERS/Edgard Garrido

© REUTERS/Edgard Garrido Tokyo 2020 Olympics – Weightlifting – Women’s 64kg – Group A – Tokyo International Forum, Tokyo, Japan – July 27, 2021. Maude Charron of Canada celebrates after a lift. REUTERS/Edgard Garrido

Elle devient la deuxième championne olympique de l’histoire canadienne en haltérophilie après Christine Girard en 2012.

Charron a réussi 105 kg à l’arraché et 131 kg à l’épaulé-jeté pour totaliser 236 kg. Elle a devancé l’Italienne Giorgia Bordignon (232) et Chen Wen-Huei de Taïpei (230).

Charron avait déjà démontré qu’elle était un espoir de médaille quand elle a réussi trois records panaméricains à Saint-Domingue en République dominicaine plus tôt cette année.

Avec La Presse Canadienne

La Guinée se retire des Jeux de Tokyo en raison de la pandémie de COVID-19

juillet 22, 2021

CONAKRY, Guinée — La Guinée a choisi de se retirer des Jeux olympiques de Tokyo en raison de la résurgence des cas de COVID-19 et de l’apparition des variants.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le pays africain devait envoyer cinq athlètes au Japon.

Le ministère des Sports Sanoussy Bantama en a fait l’annonce dans une lettre envoyée mercredi au président du Comité olympique de Guinée.

«En raison de la propagation des variants de la COVID-19, le gouvernement, qui veut protéger la santé des athlètes guinéens, a décidé d’annuler la participation de la Guinée aux 32e Jeux olympiques, prévus à Tokyo», peut-on lire dans la déclaration.

Quelques jours seulement avant cette annonce, le secrétaire général du Comité olympique de Guinée, Ben Daouda Nassoko, avait mentionné à l’Associated Press que sa délégation venait de recevoir les fonds nécessaires pour se rendre à Tokyo.

La lutteuse Fatoumata Yarie Camara est l’une des athlètes qui seront privés d’une participation aux JO.

«La question que je me pose est: si le pays hôte — le Japon — n’a pas annulé les Jeux en raison de la pandémie, alors pourquoi la Guinée a choisi de ne pas participer?» a-t-elle souligné.

«Pourquoi? C’est ce que je me demande, mais je n’ai toujours pas trouvé de réponse.»

Les autres athlètes guinéens qui devaient participer aux compétitions sont les nageurs Mamadou Tahirou Bah et Fatoumata Lamarana Toure, le sprinteur Aissata Deen Conte et le judoka Mamadou Samba Bah.

La Guinée a envoyé une délégation lors de 11 Jeux olympiques, mais elle n’a jamais remporté de médaille.

La Corée du Nord est le seul autre pays à s’être retiré des Jeux de Tokyo, également en raison de la pandémie.

Avec Boubacar Diallo et Carley Petesch, The Associated Press

La CAN des quartiers : « vivre ensemble » ou repli identitaire ?

juillet 18, 2021
La « CAN des quartiers », à Créteil.

D’un simple tournoi entre amis à Créteil en juin 2019, la « CAN des quartiers » est devenue, deux ans plus tard, un véritable succès populaire à travers la France. À ces matchs de foot, se mêlent aussi parfois géopolitique et revendications sociales.

Goussainville, en banlieue parisienne, juillet 2021. Des dizaines de jeunes envahissent le terrain en scandant « Dima Maghrib » (littéralement, « le Maroc, pour toujours »). Depuis le lancement, en mai 2019 par le Franco-Sénégalais Moussa Sow, de la  « Coupe d’Afrique des nations des quartiers », le phénomène a gagné la France. À LIRE Football : Moussa Sow, le Franco-Sénégalais qui a lancé la CAN des quartiers

Difficile de passer à côté de l’engouement que génèrent ces tournois qui pullulent dans tous les villes de banlieue. À Montreuil, en Seine-Saint-Denis, ils étaient 300 supporteurs réunis lors du match entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Au Clos Layat, en périphérie de Lyon, plus d’un millier de personnes ont assisté à la victoire de la RDC sur l’Algérie. 

« Exprimer notre africanité »

Paix, communion et partage, sont au centre de tous les matchs. Mais certains s’interrogent : cette ferveur autour du drapeau d’origine ne symboliserait-elle pas les dysfonctionnements de l’intégration, au sein de la société française, des jeunes issus des banlieues ? Abdu Gnaba, anthropologue, désamorce une éventuelle polémique : « Diverses identités se réunissent autour d’une même règle. Il y a une volonté de respecter un cadre tout en exacerbant les identités ». « Le football est l’occasion d’affirmer son attachement à sa nation ou à ses origines, et ce, sans agressivité, abonde Patrick Mignon, sociologue à l’Institut national du sport et de l’éducation physique (INSEP). La période actuelle, où se mélangent confinement et effets de la mondialisation, renvoie à des montées identitaires puissantes. »

IL Y A UN BESOIN D’EXPRIMER NOTRE AFRICANITÉ, CHOSE QU’AU QUOTIDIEN NOUS N’EXPRIMONS PAS ASSEZ

« Dans nos cultures africaines, il y a un besoin d’exprimer notre africanité, chose qu’au quotidien nous n’exprimons pas assez », affirme de son côté Traoré, 29 ans, l’un des organisateurs de la CAN de Montreuil, contacté par Jeune Afrique.

À ces compétitions bon enfant s’invitent aussi parfois des revendications sociétales. En 2019, Assa Traoré, qui tient plusieurs gendarmes pour responsables de la mort de son frère Adama, décédé à 24 ans dans la cour de la gendarmerie de Persan en 2016 dans des circonstances sur lesquelles la justice ne s’est pas encore prononcée, avait défendu la mémoire de son frère lors des CAN de Clichy-sous-Bois, Meaux et Mantes-la-Jolie. Juste avant l’un de ces matchs, Assa Traoré, devenue une icone du militantisme contre les violences policières, avait pris le micro pour clamer la nécessité de « renverser ce système d’oppression policière ». À la suite de son intervention, des centaines de personnes reprenaient son mantra : « justice ! »  

Géopolitique

Pour Patrick Mignon, cet épisode est significatif. « Dès que les inégalités se creusent, les revendications sociales et identitaires se renforcent ». « Depuis tout petit, on nous renvoie à nos origines, alors que nous sommes pourtant français, déplore Sadio, 30 ans, gardien de but de la RDC lors de la CAN d’Aulnay-sous-Bois. Je pense qu’indirectement, c’est à cause de ce constat que nous organisons des évènements de ce type. »  

IL Y A UNE RIVALITÉ ENTRE MAROCAINS ET ALGÉRIENS OU ENTRE IVOIRIENS ET MALIENS, MAIS IL S’AGIT D’UNE RIVALITÉ SAINE »

Parfois, la géopolitique s’invite aussi lors des matchs. Là encore, sans agressivité aucune. À Clermont-Ferrand, la rencontre la plus attendue est sans conteste celle qui oppose l’Algérie au Maroc, en raison de la rivalité, plus que sportive, entre les deux pays. En 2019 à Clichy-sous-Bois, au moment des hymnes, les joueurs qui représentaient la Turquie avaient brandi une banderole sur laquelle était inscrit : « solidarité au peuple malien ».

« Il s’agit de confrontations dans un cadre ludique pour disqualifier les confrontations agressives, assure Abdu Gnaba. Si on a grandi ensemble, alors on est frères. Il y a cette idée que nous sommes identiques car nous vivons dans le même lieu. Nous assistons à la valorisation d’un territoire qui va à contre-courant des clichés que peut véhiculer la banlieue. » « On se connaît tous, on a tous grandi ensemble, renchérit Traoré. Il y a une rivalité entre Marocains et Algériens ou entre Ivoiriens et Maliens, mais il s’agit d’une rivalité saine ».

En deux ans, le succès des « CAN de quartiers » n’est plus à démontrer. Son initiateur, Moussa Sow, a même annoncé, début juillet, l’organisation prochaine d’une « Coupe du monde des quartiers ». La France pourra y être représentée. Et ce, pour continuer à rassembler.  

Avec Jeune Afrique par Achraf Tijani

Un centre de sport d’action unique au Canada à Trois-Rivières

juillet 14, 2021

L’équipe d’Adrénaline Urbaine dévoilait dernièrement les plans de sa phase 2 de construction d’un centre des sports d’action. L’établissement, unique au Canada, sera situé au cœur du district 55 à Trois-Rivières.

L’établissement de 25 000 m2 est unique au Canada. Il permettra à tous de pratiquer des sports d’action.

© Adrénaline Urbaine L’établissement de 25 000 m2 est unique au Canada. Il permettra à tous de pratiquer des sports d’action.

L’établissement aura une superficie de plus de 25 000 m2 et son ouverture est prévue pour l’hiver 2022. Les amateurs comme les professionnels pourront s’y rendre pour profiter d’une multitude d’installations, notamment un parc à planche à neige intérieur, dont l’existence est possible grâce à une toiture 4 saisons. Afin de célébrer l’arrivée de la planche à roulettes comme discipline olympique, deux skateparks feront aussi partit du centre sportif, dont un extérieur et un intérieur. Des entraîneurs spécialisés seront aussi sur place pour assurer à la fois le parcours des professionnels et l’apprentissage familial.

En plus des trois parcs de planches, les sportifs auront accès à une variété d’activités, afin de promouvoir la diversité. «La surspécialisation d’un sport n’est pas la recette gagnante pour un athlète, c’est pour cette raison que plusieurs zones complémentaires seront offertes», explique Francis-Olivier Jutras, propriétaire et fondateur d’Adrénaline Urbaine. Il y aura un accès à des trampolines olympiques, à de l’escalade et à des parcours à obstacles.

Les administrateurs ont déjà une liste importante d’évènements à leur actif. De fait, dans les quatre dernières années, Adrénaline Urbaine a initié plus de 5000 jeunes aux sports d’action. Elle a aussi été à l’origine de compétitions de sports de planche comme le Défi hors piste. En attendant l’ouverture de leur centre sportif, les entraîneurs et administrateurs de l’entreprise s’occupent toujours du Backyard, leur parc extérieur, où les gens peuvent se rendre pour suivre des cours de planche à roulettes. Toutes ces initiatives vont de pair avec la mission de l’entreprise, qui souhaite démocratiser les sports d’action au même titre que les sports plus classiques comme le soccer, le basketball ou le hockey. Ils souhaitent aussi «éduquer la population sur les bienfaits de la pratique de ces sports comme la persévérance, la confiance en soi, la créativité et les saines habitudes de vie».

Avec  Alexis Lambert – Le Nouvelliste