Archive for the ‘Technologie’ Category

Chine : explosion dans une usine chimique

novembre 21, 2022

Nouvel incident industriel dans une usine de la ville de Taiyuan, au nord de la Chine. Le bilan humain de l’explosion est encore inconnu.

Une explosion a eu lieu dans la ville de Taiyuan, au nord de la Chine. Il s'agirait d'un accident industriel. (Photo d'illustration)
Une explosion a eu lieu dans la ville de Taiyuan, au nord de la Chine. Il s’agirait d’un accident industriel. (Photo d’illustration)© STR / AFP

L’incident s’est produit à Taiyuan, la capitale de la province du Shanxi, selon Dahebao, quotidien officiel provincial qui cite les autorités. Une explosion s’est produite lundi 21 novembre dans une usine chimique du nord de la Chine, d’après le média qui n’a pas avancé de bilan humain mais des dégâts matériels dans les immeubles alentour. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent qu’un incendie s’est déclenché sur le site industriel, dégageant une fumée grise qui a formé un énorme champignon dans le ciel.

D’autres images montrent des logements au sol jonché d’éclats de verre, des gens apeurés sortir des bâtiments ou encore des montants de fenêtres tombés au pied d’immeubles, en raison du souffle de l’explosion. « Du personnel a été dépêché sur place, le feu a été éteint et le bilan humain n’est pas encore connu », a indiqué le journal Dahebao sur le réseau social Weibo, citant les autorités.

Les accidents industriels sont fréquents en Chine

Selon des habitants interrogés par des médias locaux, l’explosion s’est produite vers 17 h 25 (9 h 25 GMT) et des personnes ont été blessées par des éclats de verre. L’usine, nommée Jiangyang, avait déjà été frappée par une explosion en septembre 2021, selon Dahebao.

Des accidents industriels surviennent régulièrement en Chine, en raison souvent d’un mauvais respect des règles de sécurité. En mars 2019, l’explosion d’une usine chimique à Yancheng, ville située à 260 kilomètres au nord de Shanghai, avait causé la mort de 78 personnes et dévasté des habitations sur plusieurs kilomètres à la ronde.

Mais un des plus graves accidents industriels est celui survenu en 2015 à Tianjin (Nord). Une gigantesque explosion dans un entrepôt de produits chimiques avait fait au moins 165 morts dans cette grande ville portuaire située à 120 kilomètres au sud-est de Pékin.

Par Le Point avec AFP

Cascade de départs à Twitter après l’ultimatum d’Elon Musk

novembre 18, 2022

L’entreprise a aussi annoncé que tous ses bureaux étaient fermés jusqu’à lundi.

Une photo montre la main d'une personne qui tient un téléphone intelligent sur lequel on voit le compte Twitter d'Elon Musk. Derrière cela, on voit le logo de Twitter en grand format.

Depuis qu’Elon Musk a officiellement racheté Twitter, le 27 octobre dernier, les licenciements et départs au sein du personnel se multiplient. Photo: AFP/Getty Images/Chris Delmas

Les départs se multipliaient à Twitter jeudi, au lendemain d’un ultimatum d’Elon Musk, propriétaire et patron de Twitter depuis trois semaines. Il a demandé au personnel rescapé de la première vague de licenciements de choisir entre se donner « à fond, inconditionnellement », ou partir. Par ailleurs, l’entreprise a annoncé que tous ses bureaux étaient fermés jusqu’à lundi.

Je suis peut-être exceptionnelle, mais […] je ne suis pas inconditionnelle, a par exemple tweeté Andrea Horst, dont le profil LinkedIn affiche encore Responsable de la chaîne d’approvisionnement (survivante) à Twitter.

Elle a ajouté le mot-clic #lovewhereyouworked (aime l’endroit où tu as travaillé), comme des dizaines d’autres personnes qui travaillaient pour Twitter, annonçant leur choix sur la plateforme.

Selon plusieurs médias américains, des centaines de membres du personnel de l’entreprise ont choisi de partir. La moitié des 7500 personnes employées par le groupe californien ont déjà été licenciées il y a deux semaines par le multimilliardaire. Il faut ajouter quelque 700 personnes qui avaient déjà démissionné pendant l’été, avant même la confirmation de l’acquisition par Elon Musk.

Les bureaux fermés jusqu’à lundi

Jeudi soir, de nombreux utilisateurs et utilisatrices du réseau social, notamment d’anciens collaborateurs et collaboratrices, des journalistes et des analystes, se demandaient donc si la fin de Twitter était proche.

Et… nous venons d’atteindre un nouveau pic d’utilisation de Twitter, lol, a ironisé Elon Musk, qui a racheté la plateforme pour 44 milliards de dollars américains (59 milliards de dollars canadiens) le 27 octobre.

Il a aussi tweeté un drapeau de pirate à tête de mort et un mème (image parodique), montrant un homme au visage d’oiseau bleu, posant devant une tombe aussi masquée d’un oiseau bleu, comme si Twitter assistait, hilare, à son propre enterrement.

Dès jeudi soir, le mot-clic #RIPTwitter était en tête des tendances du réseau social au Canada.

Jeudi après-midi, Twitter a prévenu son personnel que les bâtiments de l’entreprise étaient temporairement fermés et inaccessibles, même avec un badge, d’après un courrier interne publié par plusieurs médias américains.

Les bureaux rouvriront le lundi 21 novembre. Merci pour votre flexibilité. Merci de continuer à vous conformer au règlement interne en vous abstenant de discuter d’informations confidentielles sur les réseaux sociaux, avec la presse ou ailleurs, indique le message.

L’ultimatum d’Elon Musk

Mercredi, Elon Musk a demandé individuellement aux personnes qui travaillent pour le réseau social de s’engager à travailler de longues heures à haute intensité pour bâtir un Twitter 2.0 révolutionnaire et réussir dans un monde de plus en plus concurrentiel.

Seule une performance exceptionnelle vaudra une note suffisante, a-t-il précisé dans ce courrier interne consulté par l’AFP.

Les membres du personnel avaient jusqu’à jeudi après-midi pour cliquer sur la case oui, sous peine de devoir quitter Twitter avec une indemnité correspondant à trois mois de salaire.

Une méthode qui détonne même aux États-Unis, où le droit du travail est moins protecteur que dans beaucoup de pays développés.

Jeudi soir, des messages anti-Elon Musk ont été projetés sur la façade du siège de l’entreprise à San Francisco, juste à côté du logo, dont Elon Musk, ferme-laStop au Twitter toxiqueKaren de l’espace ou En avant vers la faillite, d’après des photos de Gia Vang, une journaliste de l’antenne locale de la chaîne NBC.

Des dizaines de travailleuses et travailleurs actuels et surtout passés se sont retrouvés jeudi soir dans un Spaces, les salons audio de la plateforme, pour se soutenir et évoquer de bons souvenirs.

Certaines personnes qui ont choisi de rester ont évoqué leur attachement indéfectible au réseau social et leur désir de le voir survivre et même renaître.

Bravo à tous les travailleurs et travailleuses de Twitter. Vous avez bâti un lieu de connexion vital et vous méritiez tellement mieux. […] Merci, a publié l’élue démocrate de New York Alexandria Ocasio-Cortez.

Je n’ai pas de mots, je suis juste reconnaissante de pouvoir dire que j’ai réussi à avoir l’emploi de mes rêves et à accomplir plus que je n’aurais jamais cru possible. Ça a été une grande aventure, a écrit jeudi Deanna Hines-Glasgow, une ancienne employée de Twitter.

À tous les Tweeps [surnom du personnel de twitter] qui ont décidé qu’aujourd’hui serait leur dernier jour : merci d’avoir été des collègues incroyables à travers les hauts et les bas. J’ai hâte de voir ce que vous ferez ensuite, a déclaré Esther Crawford, directrice des produits en développement de la plateforme, une des rares responsables qui n’a ni démissionné ni été congédiée, et qui soutient encore publiquement le fantasque dirigeant.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse

Pologne : le missile aurait été tiré par l’Ukraine pour abattre un projectile russe

novembre 16, 2022
Une vue du cratère provoqué par l'explosion survenue non loin de la frontière ukrainienne.

L’explosion a creusé un vaste cratère et a tué deux personnes.

Des analyses préliminaires suggèrent que le missile qui s’est écrasé en Pologne mardi n’a pas été tiré par la Russie, mais par les forces ukrainiennes.

C’est d’abord l’Associated Press qui a étayé cette hypothèse après s’être entretenue avec des sources américaines. Plus tard en matinée, l’AFP rapportait que le ministre belge de la Défense arrivait à cette même conclusion.

L’Ukraine aurait tiré ce projectile – qui a tué deux Polonais lorsqu’il a touché terre – pour abattre l’un des nombreux missiles tirés par l’armée russe mardi lors d’une nouvelle série de bombardements visant les infrastructures énergétiques ukrainiennes.

Le président polonais Andrzej Duda a quant à lui jugé hautement probable, mercredi, que le missile qui est tombé ait été utilisé par la défense ukrainienne.

L’explosion du missile en Pologne a ravivé la possibilité que l’OTAN soit entraînée dans la guerre que livre la Russie à l’Ukraine.

L’OTAN n’a de son côté aucune indication qui lui permettrait d’attribuer l’explosion à une attaque délibérée contre ce pays, a indiqué mercredi le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg.

Notre analyse préliminaire suggère que l’incident a été probablement causé par un missile de système ukrainien de défense antiaérienne tiré pour défendre le territoire ukrainien contre les missiles de croisière russes, a ajouté M. Stoltenberg en conférence de presse mercredi à Bruxelles.

Il a mentionné que l’OTAN n’a aucune indication que la Russie prépare une action contre l’un des 30 pays de l’Alliance.

L’incident, qui a d’abord été imputé aux Russes par divers intervenants, s’est imposé au sommet du G20 à l’autre bout du monde. Les dirigeants du groupe des sept qui s’y trouvaient et leurs alliés de l’OTAN se sont réunis d’urgence. Bien que les chefs d’État ont condamné unanimement les attaques de missiles barbares que la Russie a perpétrées mardi contre des villes et des infrastructures civiles ukrainiennes, ils ont fait preuve de prudence quant à l’origine de l’explosion.

Nous offrons notre soutien et notre assistance dans le cadre de l’enquête que mène actuellement la Pologne. Nous convenons de rester en étroite communication afin de déterminer les prochaines mesures à prendre selon le déroulement de l’enquête, peut-on lire dans une déclaration commune publiée au courant de la nuit.

Un peu plus tôt, le président américain Joe Biden avait noté qu’il était improbable que le missile tombé en territoire polonais ait été tiré depuis la Russie, une retenue saluée par le Kremlin mercredi matin, qui clame son innocence.

Par Radio-Canada avec les informations de Associated Press et Agence France-Presse

Le Maroc vise la construction de drones militaires

novembre 13, 2022

Rabat cherche à développer une industrie militaire locale, notamment avec la fabrication de drones de renseignement et de combat.

Un drone civil utilisé par une start-up marocaine pour désinfecter une rue, à Harhoura, près de Rabat, le 23 avril 2020, en pleine épidémie de Covid-19. © AFP / FADEL SENNA

Le gouvernement marocain veut développer « certains secteurs de l’industrie militaire, notamment ceux des armes et des munitions, ainsi que la fabrication de drones capables de mener des opérations de renseignement, de surveillance et des attaques armées, en plus de la maintenance des avions militaires », a indiqué le ministre marocain chargé de l’administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudyi, cité samedi dans un compte-rendu d’une réunion parlementaire autour du projet de budget alloué à la défense pour 2023.

M. Loudyi, qui n’a pas donné plus d’informations sur la nature de ces opérations, a affirmé qu’un projet de construction d’une usine de maintenance d’avions militaires a été confié à une entreprise internationale spécialisée dans la région de Benslimane (nord de Casablanca).

« Renforcer l’indépendance » du Maroc

Le ministre a par ailleurs souligné que le gouvernement a déjà adopté une loi ouvrant la voie à l’octroi de licences pour le développement d’industries militaires « pour renforcer l’indépendance » du royaume dans ce domaine.

Des médias marocains et israéliens ont fait état en novembre 2021 d’un contrat de 22 millions de dollars – non confirmé officiellement – entre Rabat et Israel Aerospace Industries (IAI), le premier groupe aéronautique public israélien, pour la livraison de « drones kamikazes ».

Israël et le Maroc ont normalisé leurs relations en décembre 2020 dans le cadre d’un processus de normalisation entre l’État hébreu et plusieurs pays arabes, soutenu par l’ex-administration américaine de Donald Trump.

Tensions avec l’Algérie

La normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël – en contrepartie d’une reconnaissance américaine de la « souveraineté » marocaine sur le territoire disputé du Sahara occidental – a encore avivé les tensions avec l’Algérie, fervent soutien de la cause palestinienne.

Rabat utilise déjà des avions sans pilote à des fins de renseignement et de surveillance de ses frontières, selon des experts militaires marocains.

En avril dernier, un des chefs des indépendantistes sahraouis du Front Polisario aurait été tué à la suite d’une frappe de drone marocaine, selon certaines informations non confirmées officiellement.

Par Jeune Afrique (Avec AFP)

Depuis le Covid, le temps d’écran des enfants a augmenté de 50 %

novembre 11, 2022

Selon une étude, le temps passé devant les écrans par les enfants a bondi entre janvier 2020 et mars 2022. Cela représente 1 h 24 supplémentaire.

Les jeunes ont du mal a lacher leurs ecrans depuis la pandemie (photo d'illustration).
Les jeunes ont du mal à lâcher leurs écrans depuis la pandémie (photo d’illustration).© Alexandre MARCHI / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/MAXPP

C’est un effet néfaste des confinements de 2020. Le temps moyen passé devant les écrans par les 3-18 ans est passé de 162 minutes par jour (2 h 42) à 246 minutes (4 h 6) par jour pendant la pandémie, selon une étude internationale portant sur 30 000 enfants de différentes nationalités. Les auteurs expliquent que « pour faire face à ces perturbations sans précédent des conditions de vie normales, de nombreux enfants et familles ont probablement utilisé des appareils numériques pour occuper leur temps durant la pandémie ».

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs de l’université de Calgary, de l’Alberta Children’s Hospital Research Institute et de l’University College Dublin se sont appuyés sur 46 études portant sur la période de janvier 2020 à mars 2022. Ils soulignent que les adolescents de 12 à 18 ans sont ceux qui ont montré la plus grande augmentation de temps d’écran avec en moyenne 110 minutes supplémentaires par jour.

Promouvoir l’activité physique

L’étude pointe surtout une augmentation du temps passé devant son ordinateur ou son smartphone et l’explique par leur usage dans le cadre scolaire et la nécessité d’avoir des interactions avec ses proches, malgré les privations de sortie. Elle rappelle toutefois que maintenant que les confinements sont derrière nous, il serait bon de « modérer l’utilisation quotidienne de ces outils » et de « promouvoir l’activité physique sans appareil » chez les enfants et les adolescents.

Par Le Point

A quelques jours du Mondial, TF1 et Canal+ trouvent un « nouvel accord de distribution »

novembre 5, 2022
A quelques jours du Mondial, TF1 et Canal+ trouvent un "nouvel accord de distribution"
A quelques jours du Mondial, TF1 et Canal+ trouvent un « nouvel accord de distribution »© AFP/Archives/Lionel BONAVENTURE, Philippe LOPEZ

La hache de guerre est enterrée: à quelques jours du Mondial de football, TF1 et Canal+ ont annoncé vendredi soir avoir signé un « nouvel accord de distribution », alors que la filiale de Vivendi avait cessé début septembre de diffuser les chaînes de celle de Bouygues sur tous ses canaux de distribution.

Les détails financiers de cet accord n’ont pas été divulgués dans leur communiqué commun.

Ce nouveau contrat qui renouvelle « sur le long terme » la distribution de toutes les chaînes du groupe TF1 (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI), « ainsi que leurs services de rattrapage », auprès des abonnés du groupe Canal+, sera effectif à partir du lundi 7 novembre 2022, alors que la Coupe du monde au Qatar démarre le 20 novembre.

TF1 en diffusera les 28 « plus belles affiches ».

L’arrêt de la diffusion de ses chaînes par Canal+ a été préjudiciable aux audiences du groupe TF1. En octobre, l’ensemble de ses cinq chaînes a vu sa part d’audience tomber à 25,6 %, contre 27,7 % un an plus tôt, selon Médiamétrie.

En revanche, ce conflit commercial n’a pas eu « d’impact significatif » sur ses comptes, avait assuré fin octobre le directeur financier de TF1 Philippe Denery, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes, en marge de la publication des résultats du troisième trimestre.

Pendant deux mois, les deux groupes se sont rejeté la responsabilité d’un conflit mené jusqu’aux tribunaux.

Canal+ avait assuré que TF1 était trop gourmand dans la renégociation du contrat, conclu fin 2018 après un conflit similaire, tandis que TF1 avait affirmé que c’était son rival qui n’avait pas souhaité trouver d’accord.

Tribunaux

Fin octobre, la cour d’appel de Paris avait confirmé que Canal+ n’était pas obligé de rétablir la diffusion des chaînes du groupe TF1 sur son offre satellite TNT Sat, validant une décision rendue en première instance le 22 septembre par le tribunal de commerce de Paris.

Devant la justice, le groupe TF1 réclamait spécifiquement la reprise de la diffusion de ses cinq chaînes gratuites sur TNT Sat pour une durée de quatre mois, le satellite étant le seul moyen pour certains foyers de recevoir la télévision dans les zones isolées non desservies par la TNT (essentiellement en montagne).

En première instance comme en appel, la justice a rejeté la demande de TF1. Elle a notamment relevé que la loi n’imposait pas à Canal de distribuer le signal de TF1 sur TNT Sat, comme l’avait d’ailleurs reconnu le régulateur des médias, l’Arcom.

Lors de l’audience devant le tribunal de commerce, le 13 septembre, l’avocat de TF1 avait glissé que le montant du contrat TF1 Premium (diffusion des chaînes en direct et services annexes comme le replay) était de « 13 millions d’euros par an ».

Dans une procédure distincte, Canal a assigné TF1 devant le tribunal de commerce de Nanterre.

Par Le Point avec AFP

Corée du Nord : tout savoir sur les tirs de missiles

novembre 2, 2022

Un missile nord-coréen est tombé tout près des eaux sud-coréennes, pour la première fois depuis 70 ans. Voici ce qu’il faut en retenir.

Les autorites de la Coree du Sud ont demande mercredi aux habitants de l'ile d'Ulleungdo, au large de sa cote orientale, d'evacuer vers des bunkers. (Image d'illustration)
Les autorités de la Corée du Sud ont demandé mercredi aux habitants de l’île d’Ulleungdo, au large de sa côte orientale, d’évacuer vers des bunkers. (Image d’illustration)© ¿Øvª?? / MAXPPP / Yonhap News Agency/MAXPPP

La Corée du Nord a tiré mercredi au moins 23 missiles de types variés, dont l’un tombant près des eaux territoriales sud-coréennes, et ce, pour « la première fois » depuis soixante-dix ans selon l’armée de Séoul, occasionnant une rare alerte au raid aérien sur une île sud-coréenne. La Corée du Sud a promis une réponse « décisive ». Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a fustigé la « provocation » de Pyongyang, dénonçant une « invasion territoriale de fait ». Voici ce qu’il faut savoir.

Aucun missile n’a atteint la Corée du Sud. Mais un missile balistique de courte portée est tombé très près des eaux territoriales sud-coréennes pour la première fois depuis la fin de la guerre de Corée, en 1953. Ce missile a amerri dans des eaux internationales, à 57 km à l’est de la Corée du Sud continentale, a indiqué l’armée sud-coréenne. S’il s’est abîmé en mer en dehors des eaux territoriales sud-coréennes (12 milles marins, soit 22,2 km), le missile est tout de même tombé à 26 km au sud de la « ligne de limite du Nord  » (NLL), qui prolonge en mer la ligne de démarcation intercoréenne des deux côtés de la péninsule.

Une controverse autour de la frontière

La NLL a été tracée par le commandement des Nations unies dirigé par les États-Unis à la fin de la guerre de Corée (1950-1953) dans le but d’empêcher des affrontements accidentels entre le Nord et le Sud. Pyongyang qualifie d’invalide la démarcation reconnue par le Sud, considérant qu’elle a été établie unilatéralement par les forces de l’ONU. À la place, la Corée du Nord reconnaît une « ligne militaire de démilitarisation  », au sud de la NLL.

« Encouragée par ses propres capacités nucléaires d’aujourd’hui, (Pyongyang) pourrait déclarer nulle et non avenue la NLL – dont elle pense qu’elle a constitué pour elle un désavantage important  », estime Cheong Seong-chang, chercheur à l’institut Sejong.

La frontière maritime intercoréenne a été le théâtre d’affrontements brefs mais violents ces dernières années. En 1999, un patrouilleur nord-coréen s’est aventuré à près de 10 km au sud de la NLL, mais a battu en retraite après un échange de tirs qui a coûté la vie à plusieurs Nord-Coréens. En novembre 2010, Pyongyang a bombardé l’île de Yeonpyeong, près de la NLL, tuant quatre Sud-Coréens et faisant brièvement craindre un conflit à grande échelle.

La guerre de Corée s’étant achevée sur un cessez-le-feu et non un traité de paix. Nord et Sud demeurent techniquement en guerre. En octobre, les deux pays ont échangé des coups de semonce, s’accusant mutuellement d’avoir enfreint la frontière maritime.

La « zone tampon »

Lors d’un sommet historique à Pyongyang en 2018, le président sud-coréen de l’époque, Moon Jae-in, et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’étaient accordés pour établir des « zones tampons » le long de leurs frontières terrestres et maritimes, notamment de la NLL, afin de réduire les tensions et de prévenir toute confrontation accidentelle.

Ces zones s’étendent sur une largeur de 5 km de part et d’autre de la ligne de démarcation. Séoul et Pyongyang s’y étaient engagées à ne pas y mener de manœuvres militaires de grande ampleur, et à n’y pratiquer aucun tir d’artillerie à munitions réelles. Séoul a affirmé que les exercices d’artillerie nord-coréens récents constituent une « violation claire  » de l’accord de 2018.

Les derniers tirs de la Corée du Nord sont survenus au moment où Séoul et Washington mènent le plus grand exercice aérien conjoint de leur histoire, baptisé Tempête vigilante, auquel participent des centaines d’avions des deux armées. « Tous les derniers essais d’armements, y compris le barrage d’artillerie, sont essentiellement une provocation délibérée destinée à […] démontrer qu’ils sont capables de détruire le Sud s’ils le veulent  », affirme à l’AFP Ahn Chan-il, spécialiste de la Corée du Nord.

«Des événements de précélébration en amont de leur essai nucléaire à venir  »

Les manœuvres américano-sud-coréennes suscitent la colère de Pyongyang, qui les considère comme des répétitions générales à une invasion de son territoire. Kim Jong-un utilise cet argument pour défendre ses lancements de missiles, les qualifiant de « contre-mesures » nécessaires face à ce qu’il juge être une agression américaine.

Les négociations autour de l’arme nucléaire et les relations diplomatiques entre Pyongyang et Washington se sont enlisées depuis 2019, au sujet de l’allègement des sanctions et de ce que le Nord serait prêt à abandonner en retour.

La Corée du Nord a adopté une nouvelle doctrine en septembre, rendant « irréversible  » son statut de puissance nucléaire et mettant de fait fin aux négociations autour de ses programmes d’armements illégaux.

« La Corée du Nord est un État paria  », estime Leif-Eric Easley, professeur à l’université Ewha de Séoul. Selon lui, Pyongyang a développé ses programmes d’armement « en premier lieu en raison des intentions agressives du régime de Kim envers Séoul, et non de ce que Washington fait ou ne fait pas  ».

Par Le Point avec AFP

Moscou déploie des missiles hypersoniques à Minsk

novembre 2, 2022

Le Kremlin a installé des MiG-31 et leurs missiles Kinjal sur une base biélorusse, un « message adressé à l’Ouest », selon le ministère britannique de la Défense.

Un MiG-31 des forces aerospatiales russes, photo d'illustration.
Un MiG-31 des forces aérospatiales russes, photo d’illustration.© Photo sous licence libre Creative Commons by-nc-nd / Pavel Vanka via Flickr

Moscou a déployé en Biélorussie deux chasseurs MiG-31K, la version la plus moderne d’un avion développé dans les années 1970 pour intercepter les cibles à haute vitesse. Capable de voler à 3 200 km/h, cet appareil biplace est, lorsqu’il emporte un missile hypersonique Kinjal, le vecteur idéal pour frapper n’importe quelle capitale européenne en quelques minutes, y compris avec une tête nucléaire. Le missile Kinjal, qui peut dépasser les 11 000 km/h, est aujourd’hui quasiment impossible à intercepter.

L’apport stratégique de ce déploiement pour Moscou n’est pas évident, dans la mesure où les forces aérospatiales russes (VKS) disposent déjà depuis août 2022 d’une paire de MiG-31K et de missiles Kinjal à Kaliningrad, enclave russe aux portes du territoire européen. Il s’agit ainsi d’une mesure essentiellement symbolique pour le Kremlin, qui marque sa coopération sans faille avec l’allié biélorusse, dont le territoire sert de base arrière à l’offensive de Vladimir Poutine en Ukraine.

Un MiG-31K russe défile au-dessus de Moscou le 7 mai 2022, équipé d’un missile Kinjal (ou d’une réplique).© SEFA KARACAN / Anadolu Agency via AFP

L’intérêt de ce déploiement pour le conflit en Ukraine semble quasiment nul, dans la mesure où le stock de missiles Kinjal est très faible et il est hautement improbable que l’armée russe les « gâche » pour frapper le territoire ukrainien, déjà vulnérable à d’autres armes plus classiques comme les missiles de croisière, ou franchement rustiques comme les bombes lisses et les frappes d’artillerie « à l’aveugle ». « Il s’agit sans doute essentiellement d’un message adressé à l’Ouest », commente ainsi le ministère de la Défense britannique. L’arrivée des MiG-31K aurait d’ailleurs eu lieu dans le cadre de la création d’un groupement militaire régional commun avec Minsk, dans le but de renforcer les frontières face aux Européens et à l’Otan.

Avec Le Point par Guerric Poncet

Elon Musk a pris le contrôle de Twitter et licencié des dirigeants

octobre 27, 2022
Elon Musk dans un hall d'immeuble portant un lavabo

Elon Musk au siège de Twitter avec un lavabo Photo : Twitter Account of Elon Musk/AFP / –

Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, a pris le contrôle de Twitter jeudi après avoir conclu l’acquisition du réseau social pour 44 milliards de dollars, selon plusieurs articles de la presse spécialisée américaine.

Après des mois d’une saga à rebondissements, l’homme le plus riche au monde a immédiatement licencié le patron, Parag Agrawal, et deux autres dirigeants, le directeur financier Ned Segal et la responsable des affaires juridiques Vijaya Gadde, selon des sources anonymes du Washington Post.

Twitter n’a pas répondu à une sollicitation de l’AFP dans l’immédiat.

Elon Musk avait jusqu’à vendredi pour conclure l’acquisition du réseau social, faute de quoi un procès aurait eu lieu en novembre.

L’opération traîne en effet depuis l’annonce fin avril d’une offre d’acquisition à 44 milliards de dollars(Nouvelle fenêtre), acceptée à contrecœur par Twitter.

L’entrepreneur a cherché à s’en extraire unilatéralement début juillet, accusant l’entreprise de lui avoir menti, mais le conseil d’administration de la société a saisi la justice.

Au début du mois, à quelques jours de l’ouverture d’un procès que Twitter semblait bien parti pour gagner, Elon Musk a finalement proposé de conclure la transaction au prix initialement convenu.

Les signes que l’opération allait avoir lieu dans les temps impartis par la justice s’étaient multipliés cette semaine.

L’homme le plus riche au monde s’est notamment rendu au siège de Twitter à San Francisco mercredi et s’est rebaptisé Chief Twit sur son profil – twit voulant dire crétin en anglais.

Et la bouse de New York Stock, où Twitter est coté, a indiqué que l’action de l’entreprise serait suspendue vendredi avant l’ouverture de la séance.

Que sera Twitter avec Musk?

Jeudi, Elon Musk a tenté de rassurer les annonceurs en affirmant qu’il voulait permettre à toutes les opinions de s’exprimer sur le réseau social, sans pour autant en faire une plateforme infernale où tout serait permis.

Elon Musk se retourne vers la caméra, en complet.

Elon Musk a affirmé qu’il comptait assouplir la modération des contenus sur Twitter. Photo : Getty Images/Dimitrios Kambouris

Il est important pour l’avenir de la civilisation d’avoir une place publique en ligne où une grande variété d’opinions peuvent débattre de façon saine, sans recourir à la violence, a-t-il écrit dans un message spécifiquement adressé aux marques, qui rapportent l’essentiel des revenus de Twitter.

Se présentant comme un ardent défenseur de la liberté d’expression, l’entrepreneur a déjà indiqué qu’il entendait assouplir la modération des contenus, ravivant les inquiétudes sur un possible regain d’abus et de désinformation sur la plateforme.

Il a, par exemple, ouvert la porte à un retour de Donald Trump, évincé de Twitter peu après l’assaut du Capitole en janvier 2021.

De quoi rebuter les annonceurs, qui préfèrent généralement adosser leurs pubs à des contenus consensuels.Dans son message, Elon Musk assure qu’il n’a pas engagé le rachat parce que c’était facile ou pour se faire de l’argent, mais pour essayer d’aider l’humanité.

Les utilisateurs doivent pouvoir choisir ce qu’ils voient sur le réseau selon leurs préférences, de la même façon que vous pouvez par exemple voir des films ou jouer à des jeux vidéo pour tous les âges, a-t-il précisé.

Elon Musk veut par ailleurs renforcer la lutte contre les pourriels. Il a aussi fait des allusions cryptiques à X, sa vision d’une application à tout faire (messagerie, réseau social, services financiers…), comme WeChat en Chine.La culture d’entreprise risque de changer en profondeur, et rapidement, souligne Adam Badawi, professeur de droit de l’université de Berkeley.

Des licenciements massifs annoncés

Selon un article du Washington Post la semaine dernière, l’homme d’affaires a indiqué à des investisseurs qu’il comptait, à terme, licencier quasiment 75 % des 7500 employés de Twitter.

Logo Twitter

Elon Musk envisage de sortir Twitter de la bourse Photo: AP/Richard Drew

Cela a foutu un coup à pas mal de gens, note un employé, qui a parlé à l’AFP sous couvert d’anonymat. Il a calculé, d’après les chiffres en interne, que plus de 700 salariés avaient déjà quitté le groupe californien depuis juin. Ce sont plutôt des départs volontaires, soit pour des raisons éthiques, soit pour des raisons bassement financières, parce qu’une entreprise non cotée, c’est moins intéressant, estime-t-il.

Le dirigeant a en effet prévu de sortir Twitter de la Bourse.

Au début du mois il avait pourtant déclaré lors d’une conférence qu’il était essentiel que Tesla soit coté à Wall Street, parce que si le public n’aime pas ce que fait Tesla, le public peut acheter des actions et voter différemment.

C’est très important que je ne puisse pas juste faire ce que je veux, avait-il ajouté, hilare.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Iran : une image piratée du guide suprême diffusée en direct à la télévision d’État

octobre 9, 2022
Un portrait du chef suprême de l'Iran.

Chef suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei fait face à des contestations populaires dans son pays et à l’étranger. Les manifestants réclament davantage de droits et de libertés pour les femmes. Photo : Getty Images

Un groupe qui soutient la contestation déclenchée en Iran par la mort de Mahsa Amini a réussi à pirater une chaîne de la télévision d’État en diffusant en plein bulletin de nouvelles une image du guide suprême Ali Khamenei entouré de flammes.

Le sang de nos jeunes dégouline de tes doigts, a indiqué un message apparu à l’écran lors de la diffusion samedi soir du journal de la télévision d’État. Ce message était accompagné d’une photo retouchée d’Ali Khamenei, le corps entouré de flammes et un viseur sur la tête.

Il est temps de ranger tes meubles […] et de te trouver un autre endroit pour y installer ta famille à l’extérieur de l’Iran, pouvait-on lire sur un autre message qui accompagnait la photo.

L’affaire de quelques secondes

Cette cyberattaque, qui a duré quelques secondes, a été revendiquée par un groupe qui se fait appeler Edalat-e Ali (La justice d’Ali), qui appuie ce mouvement de contestation, le plus important en Iran depuis les manifestations contre la hausse des prix de l’essence en 2019.

Plusieurs médias en persan établis à l’étranger ont diffusé une vidéo de cette cyberattaque. À la fin de la vidéo, on peut voir le présentateur du journal télévisé l’air crispé, ses yeux fixant la caméra.

Une image d'Ali Khamenei entouré de flammes et avec un viseur sur la tête.

La cyberattaque n’a duré que quelques secondes. Photo : Capture d’écran/Chaîne Youtube de the Guardian

En Iran, l’agence de presse Tasnim a confirmé que la télévision d’État avait été piratée pendant quelques instants par des agents antirévolutionnaires.

L’Iran est secoué par des protestations depuis la mort, le 16 septembre, de Mahsa Amini, une jeune femme kurde iranienne de 22 ans, décédée trois jours après son arrestation par la police des mœurs à Téhéran pour avoir, selon celle-ci, enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique pour les femmes, qui prévoit notamment le port du voile.

Des poubelles incendiées.

La mort de Mahsa Amini a déclenché une série de violentes manifestations dans les principales villes d’Iran, notamment dans la capitale, Téhéran. Photo : Getty Images/AFP

L’ONG Iran Human Rights (IHR), établie à Oslo, a fait état d’au moins 95 morts dans la répression des manifestations depuis le 16 septembre. Selon un dernier bilan iranien donné fin septembre, environ 60 personnes ont été tuées, dont une dizaine de policiers.

La contestation se poursuit

Dimanche, apparaissant pour la première fois en vidéo depuis sa libération sous caution mardi, l’artiste Shervin Hajipour, connu pour sa chanson Baraye, qui soutient le mouvement et qui a fait près de 40 millions de vues sur Instagram, a affirmé qu’il voulait seulement exprimer sa sympathie envers les manifestants.

Dans le même temps, des étudiants des universités de Téhéran, d’Amirkabir et de Boushehr ont organisé dimanche des rassemblements dans leurs universités pour condamner les actions des émeutiers des derniers jours, a rapporté l’agence officielle IRNA.

La veille, alors que le mouvement de contestation entrait dans sa quatrième semaine, des manifestations avaient eu lieu dans plusieurs villes et les rassemblements de solidarité s’étaient poursuivis à l’étranger.

Selon l’analyste iranien Omid Memarian, une vidéo a montré des protestataires à Téhéran qui criaient Mort au dictateur.

Nous n’avons plus peur : nous nous battrons

Ailleurs, des écolières ont scandé Femmes, vie, liberté, le cri de ralliement des manifestants, à Saghez, la ville natale de Mahsa Amini, dans la province du Kurdistan, et ont marché en agitant leur foulard au-dessus de leur tête, a indiqué l’ONG de défense des droits de la personne Hengaw, établie en Norvège.

Selon des images en ligne vérifiées par l’AFP, une grande banderole placée sur un viaduc de l’autoroute qui traverse le centre de Téhéran affirme : Nous n’avons plus peur : nous nous battrons.

Deux membres des forces de sécurité ont été tués samedi lors des manifestations, l’un à Téhéran par une foule armée, l’autre à Sanandaj, capitale du Kurdistan, selon l’IRNA.

Cette agence a confirmé des protestations dans différentes villes, où des manifestants ont lancé des cocktails Molotov contre des mosquées, contre des centres de Bassidji, une milice paramilitaire, et contre des bureaux d’imams de la prière.

À Téhéran, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, a-t-elle indiqué, ajoutant que les manifestants avaient scandé des slogans ainsi qu’incendié et endommagé des biens publics, notamment un poste de police et des poubelles.

Une personne tient un portrait de Mahsa Amini.

Mahsa Amini avait été arrêtée pour avoir porté le voile de manière «inappropriée», selon les autorités iraniennes. Photo : Getty Images/AFP/Kenzo Tribouillard

Les autorités iraniennes ont affirmé vendredi que Mahsa Amini était décédée des suites d’une maladie et non de coups.

Cependant, le père de la jeune femme, Amjad Amini, qui avait affirmé que sa fille était en bonne santé avant son arrestation, a rejeté le rapport médical dans une entrevue à Iran International, une chaîne de télévision en persan basée à Londres.

J’ai vu de mes propres yeux que du sang avait coulé des oreilles et de la nuque de Mahsa, a-t-il dit.

Des militants et des ONG avaient affirmé qu’elle avait subi une blessure à la tête durant sa détention.

L’Iran accuse des pays étrangers d’attiser les manifestations, notamment les États-Unis, son ennemi juré.

Le chef de l’armée, Abdolrahim Moussavi, a promis dans un discours devant des commandants militaires que les forces armées ne permettront aucune ingérence et aucune agression de la part de puissances étrangères dans les affaires intérieures du pays, selon l’agence IRNA.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse