Archive for the ‘Technologie’ Category

Airbus et Bombardier vers de nouveaux horizons avec la Cseries

octobre 17, 2017

Airbus et Bombardier devraient être « capables de prendre 50% du marché » des avions de 100 à 150 places,pour le PDG d’Airbus / © AFP / STF

Avec le couteau de Boeing sous la gorge, Bombardier a cédé à Airbus le contrôle de son programme aéronautique CSeries, mettant fin à ses ambitions de s’imposer seul face aux deux géants américain et européen.

« Je suis triste mais en même temps rassuré », car au-delà de cette question, « tout le monde est gagnant dans cet accord », a dit à l’AFP Mehran Ebrahimi, spécialiste de l’aéronautique à l’Université du Québec à Montréal.

L’avionneur européen a annoncé un spectaculaire rapprochement avec le groupe canadien en prenant 50,01% de l’entité qui gère le programme de l’avion CSeries (100 à 150 places), au moment où Bombardier se trouve dans une situation financière périlleuse.

« Le programme de la CSeries n’est pas mort » et il va plutôt connaître un essor sur le plan commercial « avec la puissance marketing colossale d’Airbus », prédit M. Ebrahimi.

Succès sur le plan industriel, cet avion, premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, tardait cependant à rencontrer le succès commercial.

Mis en service à l’été 2016, après des coûts de développement de plus de 5,4 milliards de dollars américains, le CSeries n’a jusqu’à maintenant été commandé qu’à 360 exemplaires.

Qui plus est, une commande de 75 appareils de la compagnie américaine Delta était menacée depuis l’imposition de droits punitifs sur l’avion par le gouvernement américain.

En pleine renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, les autorités américaines ont imposé, sous la pression de Boeing, des droits compensatoires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%.

Même si ces droits restent à confirmer, ils avaient de facto « fermé l’accès au marché américain » pour Bombardier, a estimé la ministre québécoise de l’économie, Dominique Anglade.

Le rapprochement Airbus/Bombardier vient régler ce problème car le géant européen prévoit d’ouvrir une seconde ligne d’assemblage pour les avions de la CSeries vendus aux Etats-Unis à ses installations de Mobile, en Alabama (sud des Etats-Unis).

« La CSeries sera assemblée aux Etats-Unis et ne sera donc pas sujette à ces droits, ce qui est une nouvelle fantastique pour Bombardier et le Canada », a estimé Walid Hejazi, professeur de management aéronautique à l’Université de Toronto.

Le partenariat donne aussi du temps au gouvernement canadien de Justin Trudeau pour revoir son intention de ne pas acheter d’avions de chasse super Hornet à Boeing si les Etats-Unis décident finalement d’imposer les droits punitifs visant la Cseries.

– ‘Boeing pas content’ –

« Boeing faisait tout pour fermer le lucratif marché américain à Bombardier. Il n’avait pas prévu ce développement. Boeing n’est clairement pas content car ce dénouement sape réellement sa position stratégique », a dit M. Hejazi à l’AFP.

L’accord profite aussi au président, Donald Trump, « dans la mesure où une partie de la production passe du Canada aux Etats-Unis », souligne-t-il.

Le siège du programme et la ligne d’assemblage principale de la CSeries resteront cependant basés aux installations de Bombardier à Mirabel, au nord de Montréal, assurant l’avenir de 2.000 emplois. L’accord consolide aussi la filière industrielle aéronautique au Québec, forte de 40.000 salariés.

« Airbus vient d’acquérir une technologie extraordinaire et va compléter d’une façon remarquable sa gamme de produits. Bombardier va certainement augmenter son nombre de commandes et donc à long terme la viabilité de son projet », explique pour sa part Merhan Ebrahimi.

« Maintenant toutes les autres compagnies aériennes américaines et ailleurs dans le monde vont examiner avec beaucoup plus de sérieux la CSeries », renchérit M. Hejazi.

Le rapprochement représente également un joli dilemme sur le plan stratégique pour Airbus car Bombardier avait dans ses cartons des plans pour un CS500, un avion de la CSeries à plus de 150 places.

« Produire le CS500 serait moins onéreux pour Airbus que de développer la famille des A320 neo. Mais là encore, ce n’est pas aussi évident dans la mesure où Airbus à un carnet de plus de 3000 commandes pour le A320 », explique M. Ebrahimi.

Romandie.com avec(©AFP / 17 octobre 2017 18h37)                

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Canada: une fausse docteure de 19 ans aurait effectué des chirurgies plastiques bâclées

octobre 17, 2017
shutterstock
 

La police de Toronto a accusé une femme pour voies de faits graves pendant la fin de semaine après qu’elle se soit fait prendre à diriger une clinique de chirurgie plastique sans licence dans un sous-sol.

Jingyi Wang, 19 ans, a été arrêtée vendredi et a comparu en cour dimanche. Elle utilisait le pseudonyme Dr. Kitty et ses installations étaient situées dans le coin de Bayview Avenue et Sheppard Avenue East.

La police a été avertie de la situation lorsqu’une femme est venue la dénoncer après avoir développé une infection requérant une opération corrective par un autre chirurgien à la suite d’une opération faite par Wang.

La porte-parole de la police de Toronto, Allyson Douglas-Cook, a dit au Toronto Star que la victime avait à peu près le même âge que Wang.

La police cherche davantage de victimes

La victime a dit que les services de Wang avaient été annoncés dans un restaurant en avril 2017.

La police croit qu’il pourrait y avoir d’autres victimes. Un communiqué de presse demande à quiconque ayant de l’information à propos de la clinique sans licence à communiquer avec la police de Toronto.

Les gens peuvent appeler la police de Toronto à 416-808-3200. Ceux qui préfèrent dévoiler de l’information sous le couvert de l’anonymat peuvent appeler Crime Stoppers à 416-222-TIPS, texter TOR et leurs messages à CRIMES, ou rapporter l’information en ligne.

Huffington Post Québec par Lili Monette-Crépô

L’aviation israélienne détruit une batterie de missiles en Syrie

octobre 16, 2017

Une batterie de missiles israéliens sur le plateau du Golan, le 20 janvier 2015 / © AFP/Archives / JACK GUEZ

L’aviation israélienne a attaqué et détruit lundi une batterie de missiles à l’est de Damas en réponse à un tir de missile syrien en direction d’appareils israéliens qui étaient en reconnaissance au-dessus du Liban, a indiqué un porte-parole de l’armée.

Les avions n’ont pas été touchés et ont pu regagner leur base sans encombre, a déclaré le porte-parole, le colonel Jonathan Conricus. La batterie syrienne a été « neutralisée », a-t-il dit.

« A (sa) connaissance », c’est la première fois depuis le début de la guerre en Syrie en 2011 que les Syriens tirent en direction d’appareils israéliens survolant le Liban.

« Nous tenons le régime syrien pour responsable de ce tir anti-aérien et pour toute attaque provenant de Syrie », a-t-il prévenu.

Mais, a-t-il ajouté, Israël considère qu’il est dans « l’intérêt commun » de préserver la « relative stabilité » dans la zone et « n’a aucune intention de déstabiliser la situation ».

Depuis le déclenchement du conflit syrien, Israël a effectué des raids aériens en Syrie contre des convois transportant des armes destinées au Hezbollah, selon un général israélien. Le mouvement chiite libanais est un allié militaire du régime de Bachar al-Assad.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 12h34)                

Espionnage: quand un antivirus devient l’œil de Moscou

octobre 12, 2017

Après l’espionne Anna Chapman, les services de renseignement russes auraient recours à un antivirus pour surveiller leurs « collègues » américains / © AFP / EMMANUEL DUNAND

Après la séduction et les satellites, la Russie aurait ajouté un outil à son arsenal d’espionnage et l’oeil de Moscou serait désormais à l’intérieur même des ordinateurs américains grâce à l’antivirus très populaire Kaspersky.

– Un logiciel modifié

Le logiciel antivirus de la société informatique russe Kaspersky Lab, qui équipe quelque 400 millions d’ordinateurs dans le monde, scanne tous les documents contenus dans un ordinateur pour détecter et bloquer les programmes malveillants. Il aurait été modifié par les services de renseignement russes pour rechercher des documents spécifiques grâce à des mots-clés, comme « top secret », ou des noms de code des programmes de surveillance des Etats-Unis, selon les médias américains.

La société russe a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve d’une éventuelle collusion avec les services de renseignement russes, disant se retrouver « au centre d’un conflit géopolitique » entre Washington et Moscou. Une enquête interne a été ouverte sur ces allégations. Mais selon des responsables américains interrogés par le Wall Street Journal, la modification du logiciel n’a pu se faire que si la société était au courant.

Son fondateur Eugene Kaspersky a reconnu qu' »une ou deux personnes » travaillant pour le gouvernement russe avaient pu infiltrer son entreprise, qui réalise 85% de ses ventes à l’export.

– L’espion sous surveillance

Selon le New York Times, les services secrets israéliens s’étaient introduits dans les réseaux de Kaspersky début 2014 pour surveiller les négociations nucléaires entre l’Iran et les grandes puissances. Ils ont découvert que les Russes s’étaient aux-mêmes introduits dans des systèmes informatiques grâce à l’antivirus. Les Israéliens ont prévenu leurs collègues américains de l’intrusion, et l’administration Trump a ordonné en septembre que les programmes Kaspersky soient désinstallés de tous les ordinateurs gouvernementaux.

C’est en utilisant cet antivirus comme un cheval de Troie que des pirates informatiques russes ont pu mettre la main sur des documents de la NSA –l’agence de surveillance électronique américaine– déjà victime du vol de nombreux documents par Edward Snowden en 2013. Selon le NYT, les Russes ont volé en 2015 des documents classifiés qu’un employé d’une société sous-traitante de la NSA avait déposés sur son ordinateur personnel.

Un responsable américain, sous le sceau de l’anonymat, a expliqué au WSJ que les Etats-Unis ont alors commencé à rassembler des éléments de preuves contre le logiciel. De faux documents estampillés « secret » étaient par exemple enregistrés sur un ordinateur sous surveillance. L’enquête aurait donc porté ses fruits puisque l’antivirus Kaspersky n’équipe plus les ordinateurs du gouvernement.

– Tensions diplomatiques

Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et la Russie sont très tendues depuis plusieurs mois.

Le Congrès ainsi que le justice américaine enquêtent sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale de l’an dernier, qui avait abouti à l’élection de Donald Trump. Ils cherchent notamment à savoir si les réseaux sociaux et moteurs de recherche ont pu servir de plateforme à de la manipulation politique et à identifier d’éventuels relais russes aux Etats-Unis, potentiellement au sein de l’équipe de campagne de Donald Trump. Le Kremlin a nié à plusieurs reprises avoir tenté de s’immiscer dans ce processus électoral.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont ordonné à la Russie de fermer son consulat à San Francisco et ses missions commerciales à Washington et New York, en riposte à la réduction de 755 diplomates et employés, russes ou américains en poste en Russie, ordonnée fin juillet par le président Vladimir Poutine. Cette mesure avait elle-même été prise en représailles à de nouvelles sanctions économiques de Washington dans le cadre du conflit ukrainien.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 18h35)                

Espagne: la fête nationale endeuillée en pleine crise catalane

octobre 12, 2017

Manifestation pour l’unité à Barcelone lors de la fête nationale, le 12 octobre 2017 / © AFP / JORGE GUERRERO

En pleine crise catalane, l’Espagne célébrait jeudi sa fête nationale, endeuillée par la mort d’un pilote dans le crash d’un avion de combat, alors que des milliers de personnes défilaient à Barcelone en faveur de l’unité du pays.

Le Premier ministre Mariano Rajoy et le roi Felipe VI ont assisté à la traditionnelle parade militaire le long du boulevard du Paseo de la Castellana à Madrid pour commémorer l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique en 1492.

Mais l’humeur n’est pas franchement à la fête en Espagne, confrontée à sa plus grave crise politique depuis le retour de la démocratie en 1977, avec la volonté de divorce des indépendantistes au pouvoir en Catalogne.

D’autant que la journée a été endeuillée par la mort d’un pilote dans l’accident de son Eurofighter après avoir participé au défilé aérien de la fête nationale. L’avion de combat s’est écrasé pendant sa manœuvre d’approche à l’atterrissage à la base aérienne de Los Llanos près de la ville d’Albacete, à 300 km au sud-est de la capitale.

Au même moment, ils étaient plusieurs milliers à défiler dans les rues de Barcelone en scandant des messages hostiles aux dirigeants indépendantistes.

« Puigdemont en prison » criaient les manifestants en référence au président régional Carles Puigdemont, qui a organisé le dimanche 1er octobre un référendum d’autodétermination en dépit de l’opposition de Madrid et entend rendre indépendante cette région de 7,5 millions d’habitants, divisée sur la sécession.

Mercredi, Madrid a lancé un ultimatum au président séparatiste, lui donnant jusqu’à lundi 10H00 (08H00 GMT) pour « clarifier » sa position sur l’indépendance.

– ‘Défendre l’unité’ –

Si M. Puigdemont persiste, le gouvernement lui accordera un délai supplémentaire jusqu’au jeudi 19 octobre à 10H00 pour faire machine arrière, avant de prendre le contrôle de la Catalogne comme le lui permet l’article 155 de la Constitution.

La suspension de l’autonomie serait considérée par beaucoup de Catalans comme un affront. Elle pourrait déclencher des troubles dans cette région très attachée à sa langue et sa culture et qui avait récupéré son autonomie après la mort du dictateur Francisco Franco (1939-1975).

Jeudi, les opposants à l’indépendance ont souhaité montrer que « la Catalogne n’appartient pas » aux séparatistes, selon les mots de Laura Peña, employée de 26 ans dans une boutique de vêtements qui défilait à Barcelone.

« Tous les ans nous sortons avec le drapeau espagnol le jour de la fête nationale, mais encore plus cette année parce que nous devons défendre l’unité nationale. L’indépendance de la Catalogne nous affecterait tous, pas seulement ceux qui vivent en Catalogne », ajoutait Raquel Martinez, une étudiante de 18 ans née en Andalousie (sud).

La tension entre les deux camps monte depuis l’organisation du référendum interdit par la justice, émaillé de violences policières.

Les séparatistes disent l’avoir remporté avec 90% des voix et une participation de 43%, des chiffres invérifiables en l’absence d’une commission électorale indépendante.

Prudence et proportionnalité

M. Puigdemont a déclaré mardi soir devant le Parlement régional avoir reçu un « mandat des citoyens de Catalogne » pour déclarer unilatéralement l’indépendance.

Le leader séparatiste, qui a ensuite signé le texte sans qu’il soit soumis au vote, a suspendu la déclaration pour laisser une chance au dialogue et à une médiation qu’il appelle de ses voeux.

« Il n’y a pas de médiation possible entre la loi démocratique et la désobéissance, l’illégalité », a répondu M. Rajoy avec fermeté.

Le gouvernement espagnol a reçu le soutien du Parti socialiste, principal parti d’opposition, avant d’enclencher l’article 155 de la Constitution.

Les deux partis ont par ailleurs trouvé un accord pour étudier dans les mois à venir une réforme de la Constitution afin de tenter de résoudre la crise.

« L’article 155 est une disposition qui est assez large, on peut la moduler et c’est certainement ce que le gouvernement va faire dans une action qui est toujours guidée par la prudence et la proportionnalité », a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères Alfonso Dastis, ajoutant: « nous espérons qu’il n’y aura pas besoin d’utiliser la force ».

Une arrestation de Carles Puigdemont et de son entourage dans le cadre d’une enquête judiciaire déjà ouverte pour sédition n’est pas exclue non plus, même si M. Dastis a dit espérer « ne pas en arriver à cela ».

Madrid a déjà pris en septembre une mesure exceptionnelle en mettant sous tutelle les finances de la Catalogne, et de nombreuses entreprises, inquiètes de l’insécurité juridique, ont déménagé leurs sièges sociaux hors de la région.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 14h39)                

Google France va recruter 300 personnes

octobre 10, 2017

Paris – La filiale française de Google va recruter 300 personnes, augmentant ainsi ses effectifs de près de 50%, annonce son PDG Sébastien Missoffe, dans une interview aux Echos.

« D’ici l’année prochaine, nous allons passer de 700 à 1.000 personnes, des ingénieurs essentiellement, et nous doublons la superficie de nos bureaux en passant de 10.000 à 20.000 mètres carrés », déclare Sébastien Missoffe.

Il entend ainsi saisir l' »opportunité » de croissance que représente pour Google le marché français.

« La France est encore en retard dans le numérique. Nous ne pointons qu’au 17e rang dans les classements qui font référence en matière de digitalisation des pays. 80 % des Français consomment via Internet, mais seulement 16 % des entreprises se sont lancées dans l’e-commerce. Il va falloir rattraper ce retard et cela représente une opportunité pour Google », déclare ainsi le dirigeant du groupe dans l’Hexagone.

Interrogé sur la relation de Google avec les pouvoirs publics français, M. Missoffe souligne une « envie commune de faire avancer la France et une conviction partagée que le numérique peut jouer un rôle très positif ».

« Nous avons donc des relations très constructives car notre objectif est commun », affirme-t-il alors que son groupe n’a toujours pas réglé son différend fiscal avec l’Etat français.

« Aujourd’hui, Google paye des impôts, nous sommes soumis à un taux moyen global de 20 %. Le débat n’est pas +est-ce que nous payons+, mais +où payons-nous+ », répond M. Missoffe à l’évocation de son comportement sur le plan fiscal.

Le gouvernement français a ouvert la porte le 24 juillet dernier à une transaction avec Google après l’annulation par le tribunal administratif de Paris du redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé au géant américain, préférant « un bon accord à un mauvais procès », selon les termes du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Romandie.com avec (©AFP / 10 octobre 2017 19h39)

Google a trouvé des contenus sponsorisés liés à la Russie

octobre 9, 2017

Logo Google le 28 décembre 2016 à Vertou (Loire-Atlantique) / © AFP/Archives / LOIC VENANCE

Comme Facebook et Twitter, Google a trouvé sur son réseau des contenus financés par des intérêts russes, alors que les autorités américaines enquêtent sur une possible ingérence de Moscou dans l’élection américaine de 2016, selon le Washington Post.

Le groupe américain « a découvert que des dizaines de milliers de dollars avaient été dépensés pour des contenus sponsorisés (+ads+) par des intérêts russes dans le but de faire de la désinformation (…) notamment sur (la plateforme vidéo) YouTube », ainsi que sur Google, Gmail et sa régie publicitaire DoubleClick, écrit le quotidien, citant des sources anonymes.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Google s’est contenté d’indiquer que le groupe « avait une série de règles très strictes en matière de contenus sponsorisés, notamment des limites sur le ciblage de contenus politiques sponsorisés et l’interdiction de cibler des contenus selon la race et la religion ».

« Nous approfondissons nos investigations sur des tentatives de détournement de nos systèmes et travaillons avec des chercheurs et d’autres entreprises et apporterons de notre aide aux enquêtes en cours », a poursuivi Google.

Moyennant finance, certains contenus sur les réseaux sociaux ou les moteurs de recherche peuvent être ciblés vers certains utilisateurs, selon leur profil, leur lieu géographique ou leurs historiques de recherche par exemple. Il peut s’agir de publicités classiques mais aussi de publications ou de pages sponsorisées.

Alors que Facebook et Twitter ont déjà indiqué avoir découvert des contenus financés par des intérêts russes, Google reste très discret sur le sujet, même si le groupe a lui aussi été invité par le Congrès à témoigner en audition publique le 1er novembre.

Facebook avait indiqué la semaine dernière travailler avec Twitter et Google sur ces sujets.

Le Congrès ainsi que la justice américaine enquêtent sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale de l’an dernier, qui avait abouti à l’élection de Donald Trump, et cherchent notamment à savoir si les réseaux sociaux et moteurs de recherche ont pu servir de plateforme à de la manipulation politique.

Le Kremlin a nié à plusieurs reprises avoir tenté de s’immiscer dans ce processus électoral.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2017 19h46)                

Washington approuve la vente d’un bouclier anti-missiles à Ryad

octobre 6, 2017

Washington – Les Etats-Unis ont approuvé la vente d’un bouclier anti-missile Thaad à l’Arabie Saoudite pour 15 milliards de dollars, a annoncé vendredi le département d’Etat.

« Cette vente fait avancer les intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère des Etats-Unis et, à long terme, la sécurité de l’Arabie saoudite et de l’ensemble du Golfe face aux menaces de l’Iran et d’autres », a précisé le ministère américain des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette annonce intervient au lendemain de la signature d’un accord préliminaire entre Ryad et Moscou ouvrant la voie à l’achat de systèmes russes de défense anti-aérienne S-400, ainsi qu’à leur production dans le royaume saoudien, allié traditionnel des Etats-Unis.

Le bouclier anti-missile Thaad (Terminal High-Altitude Area Defense), fabriqué notamment par les groupes américains Lockheed Martin et Raytheon, est conçu pour détruire les missiles balistiques de portées moyenne ou intermédiaire dans leur dernière phase d’approche en s’écrasant contre eux. Dans la région, il équipe déjà les systèmes de défense du Qatar et des Emirats arabes unis.

L’Arabie saoudite souhaitait acheter 44 lance-missiles Thaad , 360 intercepteurs de missiles, 16 stations de contrôle et 7 radars.

C’est l’un des systèmes de défense anti-missiles les plus performants au monde et la Chine a protesté après son déploiement en Corée du Sud début septembre.

Le département d’Etat a souligné qu’il conseillerait au Congrès d’approuver cette vente car elle « ne modifiera pas l’équilibre des forces dans la région ».

Des responsables américains s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont précisé à l’AFP que le montant de 15 milliards de dollars de cette vente –qui pourra être finalisée si le Congrès ne s’y oppose pas dans les 30 jours– fait partie des 110 milliards de dollars d’armement que le président Donald Trump avait promis à l’Arabie saoudite en mai.

Romandie.com avec(©AFP / 06 octobre 2017 22h37)                                            

Les youtubeurs vont pouvoir bénéficier des aides du CNC

octobre 3, 2017

Paris – Les créateurs de vidéos sur internet, tels les youtubeurs, vont pouvoir bénéficier de financements du CNC grâce à un nouveau fonds d’aide doté de 2 millions d’euros par an, a annoncé mardi le Centre national du Cinéma et de l’image animée.

« L’idée c’est d’aller chercher les nouveaux créateurs là où ils se trouvent. Il est essentiel pour nous de soutenir ces nouvelles écritures qui utilisent de nouveaux formats, de nouveaux codes de réalisation… », a indiqué la présidente du CNC Frédérique Bredin lors d’une présentation.

Le CNC, qui souhaite soutenir une centaine de projets par an, a dû imaginer un nouveau mécanisme de soutien pour répondre aux spécificités de cette production vidéo, « spontanée et sans diffuseur », mis au point au terme d’une consultation avec une centaine de youtubeurs lancée il y a un an.

« On accompagne un écosystème qu’on est en train d’intégrer à notre exception culturelle », a souligné Julien Neutres, responsable du projet au CNC.

Deux types d’aides seront possibles : une aide à la création d’oeuvres qui pourra aller jusqu’à 30.000 euros et une aide à la structuration, réservée aux chaînes internet, qui pourra aller jusqu’à 50.000 euros renouvelable une fois.

Le formulaire pour l’aide à la création sera mis en ligne le 20 octobre. Pour postuler, il faut avoir au moins 10.000 abonnés ou avoir été sélectionné en festival. Tous les types de projets vidéos sont acceptés, à l’exception du contenu pour les marques (brand content).

C’est une commission composée de 10 membres (qui n’ont pas encore été nommés) qui donnera son feu vert au financement ou non des projets et décidera du montant. La première décision est attendue pour la fin de l’année et cette commission se réunira 5 fois par an.

L’aide « à la structuration » est ouverte aux créateurs qui ont une chaîne suivie par au moins 50.000 abonnés avec l’ambition côté CNC d’être un incubateur, a détaillé Julien Neutres.

« Etre créateur sur le net, c’est un équilibre économique qui n’est pas évident. Avoir un soutien c’est très important. Sur Youtube, beaucoup de contenus se ressemblent, pour faire du clic. Ce fonds c’est une opportunité pour les créateurs de faire quelque chose de différent, c’est une vraie aubaine », a jugé le youtubeur Cyprien, qui a activement participé à la consultation.

« Au-delà du dynamisme que ça va apporter à toute la filière, le CNC montre qu’il sait s’adapter avec un dispositif rapide et simple », a salué de son côté Lorenzo Benedetti, président du réseau de chaînes en ligne (MCN) Studio Bagel.

Romandie.com avec(©AFP / 03 octobre 2017 16h04)                                            

Un moteur d’A380 se casse en plein vol: un incident inédit pour le géant des airs

octobre 2, 2017

Des images prises par un passager et diffusées sur Twitter montrent un de ses quatre réacteurs amputé de sa partie avant soufflante et de son capotage / © TWITTER/AFP/Archives / Sarah Eamigh

 

L’incident survenu samedi sur l’un des quatre moteurs d’un A380 entre Paris et Los Angeles – une partie du réacteur qui s’est décrochée en plein vol – est particulièrement grave et totalement inédit pour le géant des airs d’Airbus.

L’avion d’Air France a dû se poser en urgence à l’aéroport militaire de Goose Bay, au Labrador (Est du Canada), sans dommages pour ses 520 occupants (496 passagers et 24 membres d’équipage).

Des images impressionnantes prises par un passager et diffusées sur Twitter montrent un de ses quatre réacteurs – un moteur GP7200 fabriqué par Engine Alliance, un consortium entre General Electric et Pratt and Whitney – amputé de sa partie avant soufflante et de son capotage.

Il s’agit d’un incident « rare », ont indiqué les experts consultés par l’AFP.

« Sur cette nouvelle génération de moteur (de l’A380, ndlr) c’est inédit », souligne Xavier Tytelman, consultant en sécurité aérienne et membre d’une communauté de professionnels de l’aérien, « AvGeek ».

En novembre 2010, un Airbus A380 de la compagnie australienne Qantas avait dû atterrir en urgence sur l’aéroport de Singapour, après l’explosion d’un de ses quatre moteurs Rolls-Royce, quelques minutes après 0décollage.

Pour l’heure, l’origine de l’incident de samedi reste indéterminée. Selon de premiers témoignages de passagers, une sorte de détonation a été entendue.

« Le réacteur n’a pas explosé », a toutefois affirmé à l’AFP Eric Prévot, commandant de bord sur Boeing 777 et porte-parole chez Air France.

– Forte embardée –

Il y a eu « une forte embardée due à cette avarie sur le réacteur numéro 4 », le plus éloigné du fuselage, à droite, a-t-il précisé.

L’équipage a « eu le souci de contrôler la trajectoire », puis a appliqué les procédures prévues par le constructeur », en mettant en sécurité les systèmes endommagés et en préservant ceux qui ne le sont pas, avant d’analyser la situation, a-t-il expliqué.

L’appareil est certifié pour voler avec seulement trois réacteurs, mais en raison des dégâts structuraux très importants, l’équipage a pris « une décision qui ménageait la plus grande marge de sécurité » et a rejoint Goose Bay en une heure trente environ, a ajouté M. Prévot, saluant « la grande maîtrise de l’équipage ».

« Les pilotes sont entraînés quatre fois par an au simulateur pour faire face à cette situation improbable (mais qui arrive, nous venons de le constater…). Cela permet de réduire le stress de la situation, en sachant qu’elle est surmontable », a expliqué à l’AFP François Desenfants, pilote d’A380 à la retraite depuis quelques mois.

« Avec 3 moteurs, le 380 vole sans problème, mais à une altitude plus basse, due à la perte de poussée. C’est la raison pour laquelle les pilotes ont mis l’avion en descente tout de suite », a-t-il ajouté. Les pilotes sont même entraînés pour se poser avec deux moteurs en panne du même côté, a-t-il précisé.

M. Desenfants émet trois hypothèses : « un défaut de conception », cependant peu probable, car il « aurait été détecté avant ». Ou une « pièce moteur qui aurait eu un défaut et, avec la fatigue, aurait fini par casser ». Ou « une rencontre aviaire », qu’on ne peut pas totalement écarter, malgré la très haute altitude. En revanche, la rencontre avec un drone semble improbable à 10.000 mètres, selon lui.

Des équipes du Bureau d’enquêtes et d’analyses de l’aviation civile française (BEA), du constructeur Airbus, du motoriste, d’Air France et du National Transportation Safety Board (NTSB) – l’agence américaine de sécurité des transports, car le motoriste est américain – devaient arriver sur place lundi pour déterminer les causes de l’incident.

Celui-ci survient au plus mauvais moment pour le constructeur européen, car son géant des airs n’a enregistré aucune commande depuis janvier 2016. Pour relancer les ventes, Airbus a présenté au Bourget une version améliorée, « l’A380Plus ».

L’ultra gros porteur européen fêtera le 25 octobre les 10 ans de sa mise en service par Singapore Airlines.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2017 16h45