Archive for the ‘Technologie’ Category

Facebook: les parents d’une ado allemande décédée autorisées à accéder à son compte

juillet 12, 2018

Karlsruhe (Allemagne) – La plus haute juridiction allemande a rendu jeudi un arrêt très attendu sur « l’héritage numérique », donnant raison à des parents qui exigeaient auprès de Facebook d’accéder au compte de leur fille décédée.

S’adressant d’abord au réseau social, en vain, la mère avait voulu récupérer les contenus et conversations de leur fille avant qu’elle ne meure écrasée par un métro à Berlin, à 15 ans, en 2012.

Les parents espéraient comprendre les circonstances de sa mort brutale -accident ou suicide-, en cherchant par exemple des écrits suggérant son intention de mettre fin à ses jours.

Facebook arguait que l’accès aux données de l’adolescente pourrait violer les contenus privés d’autres utilisateurs qui communiquaient avec elle.

Les parents invoquaient, eux, le fait que les contenus figurant sur le compte Facebook de leur fille étaient juridiquement identiques à des journaux intimes ou des lettres qui pouvaient revenir aux proches après un décès, à l’image d’un héritage.

La Cour fédérale de justice de Karlsruhe leur a ainsi donné raison. « Le contrat d’utilisateur d’une personne à un réseau social passe dans la succession universelle des héritiers du titulaire de ce compte », a décidé la plus haute juridiction allemande, ouvrant la voie à une jurisprudence dans le pays.

Les juges de Karlsruhe estiment que les données que Facebook entend protéger appartiennent en réalité à un « compte utilisateur » et non à une « personne spécifique » et qu’il faut s’attendre « à un moment au cours de sa vie à ce que des personnes tierces accèdent à ce compte », avec ou sans l’accord du propriétaire initial.

– Succession –

Ce dilemme juridique et éthique rebondissait devant les tribunaux allemands depuis trois ans. En 2015, en première instance, la justice avait donné raison aux parents, le tribunal de Berlin estimant que le contrat passé entre l’internaute et Facebook entrait dans le champ de la succession, y compris les contenus numériques publiés sur le compte.

La défunte étant mineure, ses parents avaient le droit de savoir quand et avec qui elle communiquait sur Facebook, avaient de surcroît estimé les juges.

Mais deux ans plus tard, la Cour d’appel de Berlin avait pris la position inverse et rejoint l’argumentation du géant américain sur le respect de la vie privée, rappelant que « le secret des télécommunications était garanti par la Loi fondamentale » allemande et s’appliquait également aux contenus des comptes Facebook.

Les personnes avec lesquelles la jeune fille était en contact peuvent également prétendre à la protection de cette correspondance numérique, de nature privée, avaient ajouté les juges berlinois.

« Les problèmes de confidentialité des données ne sont pas affectés car la réglementation ne protège que les personnes vivantes », ont tranché sur ce point jeudi les juges de la Cour fédérale.

– Imbroglio –

« La question de savoir comment équilibrer les souhaits des proches et la protection de la vie privée des tiers est l’une des plus difficiles auxquelles nous devons faire face », a déclaré à l’AFP un porte-parole de Facebook Allemagne, tout en assumant avoir une « position différente » de celle des juges allemands.

Lorsqu’un utilisateur de Facebook meurt, seules deux options sont proposées à ses proches: transformer le compte en page « En mémoire de », qui permet de partager des publications en souvenir de la personne disparue, mais pas d’accéder à sa messagerie, ou demander directement à la plate-forme la suppression du compte du défunt, via un formulaire.

La question de l’héritage numérique, imbroglio éthique et légal, émerge régulièrement dans différents pays.

En 2016, Apple s’est engagé dans un bras de fer avec le FBI, qui voulait l’obliger à déverrouiller l’iPhone de l’un des deux auteurs de l’attentat de San Bernardino, commis en Californie l’année précédente.

En revanche Apple s’est montré plus coopératif avec un père italien, qui réclamait en 2016 le déblocage de l’iPhone de son enfant, mort d’un cancer pour en récupérer les souvenirs et les photos.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juillet 2018 11h11)                                                        

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Trump cible l’Allemagne au sommet de l’Otan

juillet 11, 2018

Angela Merkel et Donald Trump parlent à la presse à l’issue d’un entretien en tête-à-tête au premier jour du sommet de l’Otan à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

Donald Trump a lancé mercredi, au premier jour du sommet de l’Otan, une attaque frontale contre l’Allemagne, accusée d' »enrichir » la Russie en lui achetant du gaz et de ne pas contribuer suffisamment aux efforts militaires de l’Alliance.

Très remonté, le président américain est resté sourd aux tentatives d’explications du secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg qu’il a rencontré avant l’ouverture officielle de la réunion à Bruxelles.

« L’Allemagne est complètement contrôlée par la Russie (…), elle est prisonnière de la Russie », a-t-il martelé dans une diatribe contre la première puissance économique de l’UE.

« Elle paie des milliards de dollars à la Russie pour ses approvisionnements en énergie et nous devons payer pour la protéger contre la Russie. Comment expliquer cela ? Ce n’est pas juste », a-t-il encore asséné.

L’Allemagne prend ses décisions de manière « indépendante », a rétorqué mercredi la chancelière allemande Angela Merkel.

Donald Trump et Angela Merkel ont eu l’occasion de s’expliquer au cours d’un tête-à-tête après la première séance de travail. Le président américain a alors changé de ton, assurant avoir de « très bonnes relations » avec la chancelière.

Il a précisé avoir discuté du projet de doublement du gazoduc Nord Stream entre la Russie et l’Allemagne, auquel il est fortement opposé, mais il s’est refusé à entrer dans les détails de l’entretien.

Angela Merkel s’est dite « contente d’avoir l’occasion d’un échange de vues » avec le président américain sur les migrations et l’avenir des relations commerciales. « Nous sommes des partenaires, nous sommes de bons partenaires et nous souhaitons continuer à coopérer à l’avenir », a-t-elle simplement commenté.

Donald Trump est accueilli par le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, au premier jour du sommet à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © AFP / Brendan Smialowski

De son côté, le président français Emmanuel Macron a exhorté les membres de l’Otan à « ne pas fragiliser » l’Alliance atlantique, avant de s’entretenir à son tour avec Donald Trump.

Le président américain a dénoncé à plusieurs reprises le projet de doublement du gazoduc Nord Stream reliant directement la Russie à l’Allemagne et exige son abandon.

L’attaque lui permet d’enfoncer un coin dans l’unité des Européens, car ce dossier les divise.

La Pologne estime ainsi que l’Europe n’a pas besoin de Nord Stream 2 : c' »est un exemple de pays européens qui fournissent des fonds à la Russie, lui donnent des moyens qui peuvent être utilisés contre la sécurité de la Pologne », a soutenu le chef de la diplomatie polonaise Jacek Czaputowicz à son arrivée au siège de l’Otan.

Les pays de l’UE importent les deux tiers du gaz qu’ils consomment, ce qui a représenté en 2017 une facture totale de 75 milliards d’euros, selon les statistiques européennes. A ce jour, un gros tiers du gaz acheté est russe, mais les Européens cherchent à briser cette dépendance.

Les États-Unis sont engagés dans une stratégie de conquête de marchés pour leur gaz naturel. Ils en ont exporté 17,2 milliards de m3 en 2017, dont 2,2% par méthaniers vers les terminaux de l’Union européenne.

– « Langage très direct » –

Emmanuel Macron et Donald Trump arrivent au sommet de l’Otan à Bruxelles, le 11 juillet 2018 / © POOL/AFP / Tatyana ZENKOVICH

M. Trump s’en est aussi pris plus généralement aux membres de l’Otan qui « ne payent pas ce qu’ils devraient » pour leurs dépenses militaires.

Le secrétaire général de l’Otan a reconnu que le président américain avait utilisé un « langage très direct » mais a assuré que les Alliés étaient d’accord sur les dossiers cruciaux : la nécessité de renforcer la résilience de l’Organisation, la lutte antiterroriste et le partage plus équitable du fardeau financier.

De fait, les Européens appréhendaient une réunion difficile.

Le président des États-Unis avait quitté Washington d’humeur belliqueuse, déclarant, avec le goût de la provocation qui est le sien, que sa rencontre avec le président Russe Vladimir Poutine prévue pour lundi à Helsinki pourrait être « plus facile » que le sommet de l’Otan.

Ce comportement exaspère sur le Vieux continent.

Rompant avec le ton policé de ses prédécesseurs, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, l’a interpellé mardi pour lui dire combien ses critiques presque quotidiennes étaient déplaisantes et l’a invité à « mieux considérer » ses alliés « car l’Amérique n’en a pas tant que ça ».

– L’Allemagne doit payer –

Affrontement Trump-Merkel au sommet de l’Otan / © OTAN TV/AFP / –

Les Alliés se sont engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB à leur défense en 2024, mais une quinzaine d’Etats membres, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, la Belgique et l’Espagne, sont sous la barre de 1,4% en 2018 et seront incapables de respecter leur parole, ce qui ulcère Donald Trump.

Sa tirade contre Berlin mercredi matin s’est inscrite dans cette logique.

« L’Allemagne est un pays riche. Elle peut augmenter sa contribution dès demain sans problème », a-t-il affirmé.

Les Alliés souhaitent avoir des éclaircissements sur les intentions du président américain avant sa rencontre avec son homologue russe.

« Nous serons en mesure de discuter avec lui pendant le sommet de la relation entre l’Otan et la Russie. Il est important que l’Otan reste unie », a plaidé M. Stoltenberg.

Toutes les décisions qui seront avalisées pendant le sommet visent à renforcer la capacité de dissuasion de l’Alliance, selon le chef de l’Otan.

« Les Alliés ne doivent pas augmenter leurs dépenses pour plaire aux États-Unis, mais parce que c’est dans leur intérêt », a-t-il estimé.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2018 18h00)

Explosion dans un entrepôt de feux d’artifices au Mexique: au moins 24 morts

juillet 5, 2018

Explosions dans des entrepôts de feux d’artifice à Tultepec, au nord de Mexico, le 5 juin 2018 / © AFP / Pedro PARDO

Au moins 24 personnes ont été tuées et 49 blessées, dont des pompiers et des policiers, par plusieurs explosions survenues jeudi dans des entrepôts de feux d’artifice à Tultepec, ville au nord de Mexico, près de la moitié des victimes étant des sauveteurs pris au piège.

« Nous comptons 24 morts, 17 sur place et 7 dans les hôpitaux », dont un mineur, a indiqué le parquet local dans un communiqué, qui rapporte un nombre de 49 blessés transportés dans différents hôpitaux.

Parmi les morts figurent quatre pompiers, quatre policiers municipaux et un policier de l’Etat, a annoncé la ministre de la Sécurité publique de l’Etat Maribel Cervantes.

Tultepec, ville réputée pour ses engins pyrotechniques artisanaux et qui compte le plus grand marché de feux d’artifice du pays, a déjà été endeuillée par plusieurs accidents similaires, le plus meurtrier en 2016 ayant fait 42 morts.

« Nous sommes profondément désolés pour la mort de ce qui ont été tués ce matin à (…) Tultepec, y compris nos pompiers et nos collègues policiers qui ont perdu leur vie en en sauvant beaucoup d’autres », a déclaré dans un tweet la Croix-Rouge de l’Etat de Mexico, où se trouve Tultepec.

La première explosion a eu lieu vers 09H30. Au moment où la police et les pompiers arrivaient sur les lieux et commençaient à prendre en charge les victimes, le feu s’est propagé à d’autres entrepôts, provoquant de nouvelles explosions.

Des proches des victimes sur le site des explosions qui ont détruit plusieurs entrepôts de feux d’artifice de Tultepec, au nord de Mexico, le 5 juillet 2018 / © AFP / Pedro PARDO

Quelques heures après le drame, des centaines de soldats, policiers et pompiers étaient déployés dans le quartier de Xahuento, dans les faubourgs de la ville, autour des bâtiments encore fumants.

Une puissante odeur de poudre à canon saturait l’air ambiant. A l’extérieur du vaste périmètre de sécurité gisaient sur l’herbe des meubles et des briques calcinés projetés par les explosions.

« Je prenais mon petit-déjeuner quand j’ai entendu une terrible explosion. Nous sommes sortis de la maison en courant et j’ai alors vu un énorme nuage blanc dans le ciel, comme s’il allait pleuvoir. Sauf qu’aujourd’hui, il a plu du feu », a raconté Alondra Perez, 62 ans, qui vit de l’autre côté de la rue.

Les accidents liés à l’industrie pyrotechnique sont fréquents au Mexique et notamment à Tultepec, où sont fabriqués les feux d’artifice utilisés traditionnellement par les Mexicains pour célébrer les jours sacrés.

Une explosion spectaculaire dans le grand marché de feux d’artifice y avait fait 42 morts et 70 blessés en décembre 2016. Une fusée avait explosé, entraînant des réactions en chaîne. Le marché, alors bondé avant les fêtes de Noël et du Nouvel an, avait été transformé en champ de ruines.

Vue aérienne du site des explosions qui ont détruit plusieurs entrepôts de feux d’artifice à Tultepec, au nord de Mexico, le 5 juillet 2018 / © AFP / PEDRO PARDO

Plus récemment, le 6 juin, une explosion a encore fait sept morts dans la ville.

« Les gens ici veulent continuer à fabriquer des feux d’artifice. C’est leur tradition », a déclaré à l’AFP un officier de police, sous couvert d’anonymat.

« Mais ils ne mesurent pas les conséquences de ces tragédies. C’est rageant parce que nos collègues pompiers (…) finissent par perdre leur vie en sauvant ces gens ».

Le président mexicain Enrique Pena Nieto a présenté ses condoléances aux familles des victimes sur Twitter, et le ministre de l’Intérieur de l’Etat Alejandro Ozuna a fait savoir qu’un « contrôle exhaustif » de tous les permis des ateliers serait réalisé.

« Nous avons qu’il s’agit d’un mode de vie et d’une tradition, mais nous devons envoyer un message à la communauté et ils doivent comprendre qu’il faut règlementer tout ça, pour leur propre sécurité », a-t-il déclaré.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juillet 2018 01h59)

États-Unis: Pompeo en Corée du Nord le 5 juillet pour discuter de la dénucléarisation

juillet 2, 2018

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo à Washington, le 26 juin 2018 / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo se rendra de nouveau en Corée du Nord le 5 juillet afin de poursuivre les consultations sur la dénucléarisation de la péninsule, dans la foulée du sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong Un.

Le chef de la diplomatie américaine doit rencontrer « le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et son équipe » afin « de poursuivre l’important travail en cours de dénucléarisation de la péninsule coréenne », a annoncé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, lors d’un point de presse.

Le département d’État a précisé dans un communiqué que M. Pompeo serait en Corée du Nord du 5 au 7 juillet « pour poursuivre les consultations et mettre en oeuvre les progrès réalisés par le président Trump et le dirigeant Kim à Singapour » le 12 juin.

« Je pense qu’un certain nombre de choses se sont produites. Premièrement, nous n’avons pas assisté à un lancement de missiles au cours des huit derniers mois », a relevé Sarah Sanders, faisant référence à l’ancienne attitude nord-coréenne qui consistait à faire des tests de missiles balistiques provocateurs.

« Vous n’avez pas vu d’explosions nucléaires. Et, encore une fois, ces conversations peuvent continuer à évoluer », a-t-elle poursuivi. « Je ne vais pas entrer dans les détails mais je peux vous dire que des progrès continuent à être enregistrés »

Mike Pompeo se rendra ensuite, les 7 et 8 juillet, à Tokyo où il s’entretiendra avec les responsables japonais et sud-coréens « de notre engagement commun à une dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée de la DPRK (acronyme officiel de la Corée du Nord, NDLR), ainsi que d’autres questions régionales et bilatérales », selon le département d’État.

Le secrétaire d’État américain ira ensuite à Hanoï et à Abou Dhabi avant de se rendre à Bruxelles pour le sommet de l’Otan.

Le sommet de Singapour a fait baisser les tensions entre Washington et Pyongyang. Mais la poignée de main historique entre MM. Kim et Trump n’a débouché ni sur un calendrier ni sur des modalités précises pour le démantèlement de l’arsenal nucléaire nord-coréen.

Citant de multiples sources anonymes, des médias américains ont rapporté ces derniers jours que les services de renseignements américains disposaient d’informations selon lesquelles la Corée du Nord tenterait de cacher une partie de son arsenal nucléaire.

Ce que la porte-parole de la Maison Blanche a refusé lundi de confirmer ou d’infirmer.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 23h38)

La Corée du Nord cacherait des activités nucléaires, selon le Washington Post

juillet 1, 2018

La Corée du Nord, qui s’est engagée vis-à-vis des Etats-Unis, lors d’un sommet historique, à aller vers sa dénucléarisation, chercherait actuellement à cacher des activités nucléaires, selon des informations publiées samedi par le Washington Post.

Des indices obtenus depuis le sommet du 12 juin entre le président américain Donald Trump et le numéro un nord-coréen Kim Jong Un tendent à montrer l’existence de sites secrets de production et le développement de méthodes destinées à dissimuler la fabrication d’armes nucléaires, écrit le quotidien, citant des responsables américains parlant sous le couvert de l’anonymat.

Selon ces sources citées par le Washington Post, la Corée du Nord a l’intention de conserver une partie de son stock de matériel nucléaire et de ses sites de production.

Cela impliquerait que Pyongyang vise à poursuivre son programme nucléaire alors qu’il s’est engagé auprès de Washington à aller vers la dénucléarisation.

Lors du sommet du 12 juin à Singapour, M. Kim s’est engagé à « travailler vers » la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Mais les modalités d’une telle dénucléarisation n’ont pas été clairement définies. Le sommet n’a pas non plus débouché sur un calendrier précis pour le démantèlement de l’arsenal nucléaire nord-coréen.

Au cours du week-end, la chaîne de télévision américaine NBC a affirmé que Pyongyang augmentait sa production de combustible nucléaire destiné à des armes atomiques, et cela sur plusieurs sites cachés.

Citant des responsables anonymes du renseignement, NBC a déclaré que la Corée du Nord avait l’intention de « soutirer toute concession » possible aux Etats-Unis plutôt que d’abandonner réellement ses armes nucléaires.

« Il n’y a pas de preuve que (les Nord-Coréens) réduisent leurs stocks ou qu’ils aient arrêté leur production » nucléaire, a déclaré un responsable américain cité par NBC.

« Il y a des preuves absolument sans équivoque qu’ils essaient de tromper les Etats-Unis », a affirmé ce responsable, bien que la Corée du Nord ait cessé depuis plusieurs mois ses essais nucléaires et ses tests de missiles balistiques.

Le principal centre nucléaire nord-coréen est celui de Yongbyon.

Le site de référence sur l’étude de la Corée du Nord, 38 North, a annoncé mercredi dernier, sur la base d’images de satellites, que Pyongyang poursuivait les opérations dans son usine d’enrichissement et était en train d’améliorer le centre de recherches.

Cependant, prévient 38 North, ces travaux « ne doivent pas être vus » en relation « avec la promesse nord-coréenne de dénucléarisation ». On peut s’attendre, selon ce site spécialisé, à ce que les équipes chargées du nucléaire « fassent comme d’habitude en attendant des ordres spécifiques de Pyongyang ».

Le mois dernier, la Corée du Nord a fait exploser Punggye-ri, son seul site d’essais nucléaires, où elle a mené ses six tests atomiques, un geste de bonne volonté avant le sommet avec les Etats-Unis.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, qui s’est déjà entretenu par deux fois avec M. Kim à Pyongyang, a déclaré récemment qu’il comptait le rencontrer de nouveau pour définir les détails du désarmement auquel la Corée du Nord s’est engagée. Il a affirmé que M. Kim était sérieux quant à cet objectif de dénucléarisation.

« Il y a beaucoup de travail entre ici et là-bas. Mon équipe y travaille déjà. Je retournerai (à Pyongyang) avant longtemps », a dit M. Pompeo.

« Nous devons encore définir toutes les choses qui sous-tendent les engagements qui ont été pris à Singapour », a expliqué le chef de la diplomatie américaine.

Romandie.com avec (©AFP / 01 juillet 2018 07h32)                                                        

Facebook, « c’est pour les parents »: les ados préfèrent Snapchat

juin 24, 2018

San Francisco – Facebook vieillit et son public aussi: les ados lui préfèrent de plus en plus Instagram ou Snapchat, jugés plus modernes et plus « fun », une mauvaise nouvelle pour le roi des réseaux sociaux mais qui ne menace pas encore, et de loin, sa domination.

« Tout le monde dit que Facebook, c’est ringard. Je pense que c’est parce que tous les parents sont sur Facebook », explique Manon, 17 ans, qui utilise surtout Instagram et Snapchat, deux réseaux centrés sur le partage de photos ou de vidéos. « C’est sûr que Facebook a vieilli par rapport à l’époque où ma mère l’utilisait », dit aussi Charlotte, 16 ans, à peine plus que le réseau social né en 2004.

Pour elle aussi, le quotidien, c’est Snapchat. « C’est un peu les SMS d’aujourd’hui, tu peux mettre des animations, des effets spéciaux, c’est ça qui est attirant pour ma génération », explique l’adolescente à propos de ce qui était au départ une plateforme de messages éphémères.

Les deux lycéennes scolarisées à San Francisco ont pourtant un compte Facebook mais l’utilisent peu, Manon s’en sert pour rester « connectée au monde », Charlotte pour partager de temps en temps des « contenus intéressants ».

Les uns après les autres, sondages et études le montrent: même si Facebook reste de loin le premier réseau social du monde avec 2,2 milliards d’utilisateurs, les jeunes vont de plus en plus vers Snapchat, Instagram ou le site de vidéos YouTube (propriété de Google), qui propose aussi des fonctionnalités de réseaux sociaux (partage, fils d’infos, amis, « chats »…).

Selon un sondage réalisé par le Pew Research Center paru fin mai, 51% des ados américains utilisent Facebook contre 85% pour YouTube, 72% pour Instagram ou 69% pour Snapchat.

– Problème d’image –

C’est d’ailleurs notamment grâce à ce public jeune qu’Instagram –détenu par Facebook– vient de passer le milliard d’utilisateurs. Bien décidé à miser sur ce créneau porteur, il a lancé cette semaine IGTV, une plateforme dédiée à la vidéo.

« Le paysage des réseaux sociaux a complètement changé parmi les ados ces trois dernières années », selon Monica Anderson, qui a dirigé l’étude du Pew Research Center.

« A l’époque, l’usage des réseaux sociaux par les adolescents tournait essentiellement autour de Facebook. Aujourd’hui, leurs habitudes sont moins focalisées sur une seule plateforme », dit-elle encore. Cette désaffection précède donc largement les récents déboires de Facebook autour des données personnelles, un sujet qui ne semble pas préoccuper les jeunes de façon palpable, notent les analystes.

Les réseaux « établis » ont un « problème d’image », abonde Anjali Lai, analyste du cabinet Forrester: beaucoup de jeunes estiment que « c’est pour les vieux ». Facebook fait désormais partie du paysage, et certains ados le considèrent plus comme un « service d’utilité publique », dit-elle, tandis que les autres servent à des usages spécifiques: divertissement, marques, messages intimes…

Et a priori, notent les analystes, la tendance, même si elle reste lente, devrait persister. eMarketer estime que Facebook devrait perdre 2 millions d’utilisateurs américains parmi les ados et les jeunes adultes de moins de 24 ans cette année.

Et un public qui vieillit est rarement un signe positif car les jeunes sont une cible prisées des annonceurs puisque c’est à cet âge que se forment leurs préférences. Reste à savoir si ce vieillissement contribuera à faire stagner voire à diminuer le nombre total d’utilisateurs de Facebook, un signe qui serait vu négativement par les marchés financiers.

– Les retenir –

Pour l’instant, Facebook n’a pas encore de raison de s’inquiéter, car les défections chez les jeunes sont compensées par l’arrivée d’utilisateurs plus âgés. Et Facebook est propriétaire d’Instagram depuis 2012… Quant à Snapchat, il « va devoir encore beaucoup croître pour devenir un vrai challenger pour Facebook », relativise aussi Debra Williamson, du cabinet eMarketer.

Signe néanmoins que Facebook est conscient du danger: il tente de retenir ces adolescents et jeunes adultes en se renforçant dans la vidéo ou en produisant des contenus à leur intention, comme une adaptation de la série norvégienne « Skam ». Il propose aussi depuis peu la diffusion de parties de jeux vidéo ou encore une option pour chanter en play-back. Et Snapchat accuse régulièrement Facebook de copier certaines de ses fonctionnalités.

Ironie du sort, quand Facebook continue d’engranger les milliards grâce à la pub, Snap, la maison mère de Snapchat, accumule les pertes, ce qui s’explique notamment parce que les jeunes l’utilisent d’abord pour communiquer entre eux plutôt que pour découvrir des produits.

Romandie.com avec (©AFP / 24 juin 2018 09h16)                                                        

Armes chimiques: la Russie s’attend à de nouvelles accusations de l’OIAC contre Damas

juin 22, 2018

Les immeubles détruits dans la ville de Douma reprise aux rebelles par le régime et où une attaque présumée chimique a eu lieu, le 17 avril 2018 dans la Ghouta orientale, en Syrie / © AFP/Archives / STRINGER

La Russie a accusé vendredi l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui cherche à renforcer ses pouvoir, de préparer un rapport « rempli de fausses preuves » accusant Damas de recours aux armes chimiques dans la Ghouta orientale en Syrie.

L’OIAC a annoncé en mai avoir fini de prélever des échantillons dans la ville syrienne de Douma, théâtre le 7 avril d’une attaque chimique présumée, et les conclusions de ses experts pourraient être rendues publiques prochainement, selon le directeur général de l’Organisation, Ahmet Üzümcü.

Cette attaque présumée, qui a fait au moins 40 morts, selon des secouristes, a été imputée par les Occidentaux au régime de Bachar al-Assad et a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien. Pour leur part, Moscou et Damas ont dénoncé une « mise en scène ».

« Il est évident qu’un nouveau rapport accusateur, rempli de fausses preuves, est en train d’être préparé », a affirmé vendredi un haut responsable de l’armée russe, le général Igor Kirillov, lors d’une conférence de presse.

« La mission spéciale de l’OIAC mène son enquête comme elle l’entend », a assuré le général Kirillov, en estimant que cette enquête n’avait « rien à voir ni avec l’objectivité, ni avec l’impartialité ».

Cette déclaration intervient alors qu’une réunion spéciale de l’OIAC est prévue les 26 et 27 juin à La Haye, suite à la demande de Londres visant à renforcer les pouvoirs de l’institution.

La décision de donner aux experts de l’OIAC le pouvoir de nommer les responsables de toute utilisation future d’armes chimiques devrait notamment figurer à l’ordre du jour de la réunion.

A la mi-juin, l’OIAC a annoncé que du sarin et du chlore avaient été « très probablement » utilisés dans deux attaques dans le sud de la Syrie en mars 2017.

Aux yeux du général Kirillov, ces annonces « douteuses » visent à « renforcer l’argumentation tirée par les cheveux » des experts de l’OIAC avant la présentation du rapport sur l’attaque présumée à Douma.

Le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), le 4 avril 2018 à La Haye / © ANP/AFP/Archives / Bart Maat

Pour sa part, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a affirmé que des équipements servant à la fabrication des armes chimiques découvertes à Douma, dans l’ex-enclave rebelle de Ghouta orientale reprise par le régime syrien, avaient été fabriqués en Europe de l’Ouest.

« Cet équipement est venu aux mains de terroristes et combattants en provenance de l’Europe de l’Ouest », a-t-elle assuré, lors du briefing.

Fin avril, la Russie avait déjà affirmé avoir trouvé des cylindres contenant du chlore en provenance d’Allemagne et des « fumigènes » britanniques dans la Ghouta orientale.

Jeudi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a par ailleurs critiqué l’enquête de l’ONU accusant le régime syrien, dont Moscou est le principal allié, de « crimes contre l’humanité » pendant le siège de la Ghouta orientale.

La commission d’enquête de l’ONU « n’est pas allée sur place », a dénoncé M. Lavrov.

« Nous sommes en principe très sceptiques quant aux méthodes de ce type de travail, qu’il porte sur des crimes de guerre ou sur l’utilisation des armes chimiques », a déclaré M. Lavrov.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 12h36)

Instagram: un milliard d’utilisateurs et toujours plus de vidéo pour cibler les jeunes

juin 20, 2018

Instagram a indiqué le 20 juin 2018 avoir dépassé la barre du milliard d’utilisateurs actifs / © AFP/Archives / Christophe SIMON

Avec désormais un milliard d’utilisateurs, Instagram profite de son succès auprès d’un jeune public friand de partages de photos et de vidéos, et compte amplifier le mouvement avec une nouvelle plateforme dédiée à des vidéos longues d’une heure, mordant encore davantage sur le terrain de YouTube.

Alors que le réseau possédé par Facebook ne revendiquait que 800 millions d’utilisateurs en septembre dernier, « nous avons désormais une communauté d’un milliard d’utilisateurs », a lancé mercredi le patron et co-fondateur de la plateforme, Kevin Systrom, lors d’un show à San Francisco, en dévoilant IGTV, une application dédiée au format vidéo.

Le réseau rejoint ainsi les messageries WhatsApp et Messenger, eux aussi détenues par Facebook, qui ont déjà dépassé ce seuil symbolique. Instagram –devenu un phénomène culturel à part entière– dépasse ses rivaux Twitter et Snapchat.

Avec 2,2 milliards d’utilisateurs, Facebook reste le roi des réseaux sociaux mais son succès s’essouffle auprès des jeunes.

« Nous avons débuté avec des photos (de format) carré, puis nous avons lancé la vidéo en 2013. Depuis, la vidéo a explosé », a-t-il continué, ajoutant que la « façon dont nous regardons la vidéo a changé ».

Selon le cabinet eMarketer, 181,7 millions d’Américains regarderont de la vidéo au moins une fois par mois cette année, une hausse de 6,1% par rapport à l’an dernier.

– Changements d’habitudes –

Et ce sont en particulier les plus jeunes qui sont le vecteur de ces changements d’habitudes, qui suscitent plus largement un vaste bouleversement du secteur traditionnel des médias et du divertissement, menacés par les géants technologiques, de Facebook à Google en passant par Amazon ou Netflix.

« Les adolescents regardent moins la télévision mais davantage les vidéos de créateurs en ligne », a souligné M. Systrom, en référence au succès des vidéos de marques ou de stars d’internet, professionnels ou amateurs.

Bien décidé à miser encore davantage sur ce créneau très porteur, Instagram a donc lancé mercredi une application distincte appelée IGTV, qui permet à tous les utilisateurs de publier des vidéos allant jusqu’à dix minutes — contre 1 minute jusqu’ici– et à certains « créateurs » disposant d’un grand nombre d’abonnés d’aller jusqu’à une heure.

L’application est accessible soit de façon autonome soit directement depuis Instagram.

Comme YouTube, IGTV va proposer des « chaînes » où les utilisateurs pourront retrouver les vidéos de leurs « créateurs » préférés. Conçue pour le mobile, IGTV propose des vidéo en format vertical et occupant tout l’écran du smartphone.

Si IGTV ne propose pas de publicités, l’idée est de fidéliser d’augmenter le nombre d’abonnés, de les fidéliser et de renforcer leurs interactions sur l’application, a aussi expliqué le responsable lors d’un point presse, sans exclure à terme qu’il y ait des publicités sur cette plateforme.

Selon la société eMarketer, Instagram va générer des revenus publicitaires de près de 5,5 milliards de dollars cette année soit un bond de 70% par rapport à l’année dernière, grâce aux nombreuses marques et entreprises qui publient sur le réseau.

Intagram vient ainsi encore plus directement concurrencer la plateforme de partage de vidéos YouTube, détenue par Google, et qui connaît également un succès grandissant.

– « Ils forment leurs opinions » –

Selon un sondage réalisé par le Pew Research Center paru fin mai, 51% des ados américains entre 13 et 17 ans utilisent Facebook contre 85% pour YouTube, 72% pour Instagram ou encore 69% pour Snapchat.

Les adolescents sont une cible de choix pour les annonceurs car c’est un bon moyen de s’assurer leur fidélité à long terme, explique à l’AFP Debra Williamson, analyste spécialisée dans les réseaux sociaux pour eMarketer.

« Ils ne dépensent pas autant d’argent que leurs parents mais ils forment (à cet âge-là) leurs opinions à propos des marques qu’ils aiment, des services qu’ils aiment », dit-elle.

Plus tard, « quand on décide de là où on va habiter, de quelle voiture on va acheter, toutes ces choses se sont décidées pendant votre adolescence », insiste Mme Williamson.

Lancé en 2010, Instagram a été acheté en 2012 par Facebook pour environ 1 milliard de dollars.

Facebook mais aussi Twitter ou Snapchat, notamment, ont eux aussi déjà commencé à renforcer leur offre en vidéo, en les mettant davantage en valeur ou en diffusant des contenus originaux.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 02h06)

Un attentat à la « bombe biologique « déjoué en Allemagne

juin 20, 2018

Des plants et graines de ricin, photographiées le 14 juin 2018 au jardin botanique de l’Université de la Ruhr, à Bochum (ouest de l’Allemagne)n / © dpa/AFP/Archives / Bernd Thissen

Les autorités allemandes ont annoncé mercredi avoir déjoué un attentat à « la bombe biologique » à la suite de l’interpellation récente d’un Tunisien, un projet sans précédent dans ce pays qui reste sous la menace d’attaques jihadistes.

« Il y a eu des préparatifs concrets pour commettre un tel acte, avec une sorte de bombe biologique, et il s’agit en Allemagne d’une chose sans précédent », a révélé le patron de la police criminelle allemande, Holger Münch, à la radio publique du pays.

Les enquêteurs disposent d’éléments pointant en direction de liens avec l’organisation Etat islamique (EI).

Selon le parquet anti-terroriste, le suspect présenté sous l’identité de Sief Allah H. a tenté sans succès à deux reprises de se rendre en Syrie via la Turquie au cours de l’année 2017 « probablement (pour rejoindre) l’Etat islamique » et il était « en contact avec des personnes de la mouvance radicale-islamiste ».

Les préparatifs en vue d’un attentat étaient en cours, selon le chef de la police, lorsque la police l’a arrêté mardi dernier.

– Ricine –

« Les perquisitions ont montré que le suspect avait déjà produit de la ricine », le poison d’origine végétal le plus violent connu à ce jour, a dit le chef de la police. Le Parquet a précisé avoir retrouvé 84,3 mg de ricine et 3.150 graines de ricin permettant de fabriquer le poison.

Cette substance, 6.000 fois plus puissante que le cyanure, est mortelle en cas d’ingestion, d’inhalation ou d’injection.

Les enquêteurs ont également saisi 250 billes de métal, deux bouteilles de dissolvant à l’acétone, des câbles reliés à des ampoules, et 950 grammes d’une poudre grise, mélange de poudre d’aluminium et de substances pyrotechniques, selon un communiqué publié mercredi par le parquet.

La police avait annoncé il y a une semaine l’interpellation de ce Tunisien de 29 ans à Cologne et la découverte dans son appartement de ricine.

Après avoir d’abord parlé de soupçon, les enquêteurs paraissent désormais en avoir la conviction: il voulait fabriquer une bombe biologique.

L’objectif visé par ce projet d’attentat reste toutefois encore à déterminer, de même que d’éventuelles complicités.

De son côté, le patron des services de renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen, a expliqué que cette arrestation avait été rendue possible « grâce à une coopération entre services de renseignement nationaux et internationaux ».

Selon des médias allemands, la CIA américaine a averti l’Allemagne après avoir repéré des achats sur internet de substances devant servir à la fabrication de la bombe par le suspect.

Le mois dernier, en France, les autorités ont affirmé avoir déjoué un attentat à l’explosif ou à la ricine prévu à Paris. Un Egyptien de 20 ans avait été arrêté et incarcéré.

Marié à une Allemande brièvement interpellée mardi dernier avant d’être relâchée, le suspect de Cologne est arrivé en Allemagne en bénéficiant du regroupement familial, selon dpa.

– Repéré –

L’homme avait été repéré « quelques mois » auparavant par les autorités et faisait l’objet d’une surveillance.

L’Allemagne est sur le qui-vive en raison de plusieurs attaques jihadistes perpétrées ou envisagées dans le pays ces dernières années. La police a classé quelque 770 personnes comme potentiellement dangereuses.

L’affaiblissement de l’EI, qui a subi de lourdes défaites sur le terrain et a été chassé de quasiment tous les territoires conquis en Irak et en Syrie, rend désormais plus improbables des attentats comme ceux commis à Paris le 13 novembre 2015 ou à Bruxelles le 22 mars 2016, selon les autorités.

« Nous n’estimons pas (ce genre d’attaques) complètement improbables », a souligné Holger Münch, « mais moins probables car l’EI est très affaibli ».

« Nous avons un nombre élevé de personnes radicalisées et il faut garder un oeil sur elles », a-t-il conclu.

La plus grave attaque commise en Allemagne, survenue en décembre 2016, a été commise par un Tunisien de 23 ans, Anis Amri, auteur d’un attentat au camion-bélier sur un marché de Noël à Berlin. L’attaque, qui avait fait douze morts, avait été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 17h19)

Un nouveau fabricant de Smartphones chinois, Oppo, débarque en Europe

juin 19, 2018

Paris – Les smartphones du groupe chinois Oppo seront distribués à partir de juillet dans plusieurs pays européens, dont la France, nouvel exemple de l’appétit croissant des fabricants chinois pour un marché européen dont ils sont longtemps restés à l’écart.

Oppo, qui détenait 7,3% du marché mondial des smartphones au premier trimestre selon le cabinet Gartner, va commencer à attaquer à partir de juillet les marchés français, italien, espagnol et néerlandais.

Il réfléchira ensuite « au second semestre » ou « au début de l’année prochaine » à une implantation dans d’autres pays européens, a indiqué à l’AFP Alen Wu, le vice-président d’Oppo chargé de l’international.

Les annonces d’Oppo font suite à celle de ses rivaux chinois Xiaomi et OnePlus, qui ont annoncé il y a quelques semaines leur arrivée sur le marché français.

Ces constructeurs veulent marcher sur les traces de Huawei, le premier constructeur chinois à s’être lancé en Europe, et qui a réussi à y atteindre une part de marché d’environ 11% selon Gartner, derrière Samsung (30%) et Apple (40%).

Contrairement à ce qui se passait il y a encore 10 ans, les consommateurs européens peuvent désormais avoir une image favorable des produits technologiques chinois, a défendu M. Wu.

« Quand ils pensent aux marques chinoises, ils pensent à des entreprises qui innovent (…). C’est une fondation très solide pour attaquer le marché européen », a-t-il estimé.

Sur le marché français, Oppo veut vendre ses appareils via les distributeurs établis et les opérateurs de télécom, même s’il n’a encore aucun nom à annoncer pour l’instant.

« Nous sommes en discussion avec les principaux opérateurs télécoms », s’est contenté d’indiquer Alen Wu.

« Quand nous aurons établi une présence » sur le marché européen, « nous n’excluons pas de déployer nos propres boutiques », a-t-il ajouté.

Car l’industriel chinois ne veut pas ménager ses efforts. « Nous voulons que notre performance en Europe soit équivalente ou comparable à celle que nous avons dans le monde », a précisé M. Wu.

Selon Gartner, Oppo était le numéro 5 des fabricants mondiaux de smartphones au premier trimestre 2018, avec une part de marché de 7,3%.

Pour illustrer son intérêt pour le marché européen, Oppo a choisi le Louvre pour la présentation mondiale mardi soir de son nouveau smartphone haut de game, le Find X.

Concentré de technologie et de design, le smartphone dispose notamment d’un système de reconnaissance faciale « 20 fois plus sûr » que les systèmes de reconnaissance par empreintes digitales, selon Alen Wu.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2018 17h00)