Archive for the ‘Technologie’ Category

Osiane 2021 : Brazzaville accueille les acteurs clés du numérique de l’Afrique centrale

avril 15, 2021

La 5e édition du Salon international des technologies de l’information et de l’innovation (Osiane) se tiendra du 27 au 30 avril prochain, dans la capitale congolaise, sous le thème « Co-construction de notre futur », en mode hybride : présentiel et virtuel (visioconférence) à cause de la crise sanitaire de Covid-19.

1- Vue de la salle lors de l’édition de 2019

Osiane 2021 va réunir à Brazzaville les acteurs majeurs des secteurs publics et privés de l’écosystème numérique de l’Afrique centrale. Cette rencontre sera organisée sous le patronage du gouvernement congolais qui veut faire de la transformation digitale un véritable enjeu stratégique économique et social.

L’édition va porter un regard lucide sur l’impact du digital sur les entreprises, l’accélération et l’implication pour les sociétés africaines de la sous-région tout en projetant sur les meilleures perspectives du dynamisme des écosystèmes numériques.

« L’édition de cette année mettra, en effet, d’une part, l’accent sur la convergence des univers physiques et virtuels, auxquels doivent faire face les entreprises à l’ère de la transformation numérique, d’autre part, des exigences du développement de l’environnement socioéconomique, de la pandémie du coronavirus et de valorisation des compétences digitales », a déclaré Luc Missidimbazi, président de l’ONG Pratic qui organise depuis 2017 le salon Osiane.

En sus des aspects technologiques, les participants évoqueront également les enjeux économiques en matière de transactions, de monnaie électronique, de financement de projets innovants, de sécurité physique et virtuelle des systèmes d’information et leur contenu qui influent sur l’existence et le développement de l’ensemble des systèmes économiques, sociaux, culturels…

Durant les quatre jours du salon Osiane, au Palais des congrès, il est prévu les ateliers spécifiques, les débats de leaders et personnalités africains, l’exposition des inventions destinées à augmenter la visibilité des entreprises ou de leurs produits, afin de leur permettre d’aller à la conquête de nouveaux marchés dans la sous-région d’Afrique centrale. Pour cela, trois espaces appropriés leur seront réservés : l’espace entreprises avec des stands ouverts au Palais des congrès ; l’espace start-up sur e-Osiane et l’espace médias. 

Financement du numérique et peering forum

Organisée en marge du Salon, la conférence sur le financement du numérique et de l’innovation a pour but de renforcer le rapprochement des acteurs des écosystèmes, numérique et financier pour soutenir la mise en œuvre des projets ou initiatives intégrateurs. Elle bénéficie du soutien de Deloitte avec la participation de la Banque européenne d’investissement et d’autres institutions.

Dans le même élan, et pour la deuxième année consécutive, le Forum sur le Peering en Afrique centrale (FPAC) réunira des experts de l’écosystème du Peering de la sous-région et d’ailleurs. Organisé par la communauté du Peering en Afrique centrale, avec l’appui de l’Internet Society, l’évènement se focalisera sur la protection des données, la création et la distribution de contenu Internet et comment créer et maintenir des communautés techniques. Il débuchera sur des recommandations concrètes en vue d’une infrastructure Internet plus stable et plus sécurisée en Afrique centrale.

Débats, table ronde, atelier et formation

2- Panel ministériel lors de la même édition

Des panels stratégiques constitués d’experts de renommée internationale se concentreront essentiellement sur : « le numérique à l’ère de la distanciation, l’automatisation et la mobilité » ; « le rôle des acteurs dans l’écosystème d’Internet et l’innovation pour la responsabilité publique » ; « le rapport de l’économie numérique à la Covid-19 » ;  « l’impulsion de la Fintech en Afrique centrale » ; « le nouveau espace d’échange continental et le défi de e-commerce » ;  « les identificateurs d’innovation technologique ».

Des espaces « B2B » seront ouverts pour faire connaître les différentes opportunités dans l’écosystème digital ; mettre en lumière les atouts des entreprises de l’Afrique centrale ; favoriser les échanges entre les professionnels du numérique par la création de clusters d’entreprise (monnaie, distribution e-commerce, sécurité, services, développement). L’Osiane académie proposera aux participants et partenaires une large gamme de formations dispensées par des partenaires ou des experts de l’académie numérique le puits.

Rendez-vous incontournable des acteurs de l’écosystème du numérique de l’Afrique centrale, Osiane bénéficie, depuis sa première édition, de l’appui de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques. Le salon s’est accordé du soutien des institutions internationales comme Afrinic, Internet Society, le PNUD, mais également des entreprises du secteur des télécommunications à l’instar du groupe Vivendi Africa (GVA), Congo Télécom, Burotop Iris, MTN, SAP et ORACLE.

Organisé tous les deux ans par l’ONG Pratic (Promotion, réflexion et analyse sur les technologies de l’information et de la communication), Osiane impulse désormais une dynamique nouvelle dans cette zone géographique en favorisant les interactions entre les différents acteurs aptes à mener la réflexion sur les défis, les opportunités et les bonnes pratiques engendrés par la révolution numérique et la transformation digitale.

Avec Adiac-Congo par Quentin Loubou

États-Unis: La vraie vie de la Silicon Valley

avril 13, 2021
La Silicon Valley vue par Ramak Fazel.
La Silicon Valley vue par Ramak Fazel. © DR

Avec son projet No_Code lancé en 2018, la marque italienne Tod’s explore les évolutions de la société et de nos modes de vie, avec une touche artisanale.

C’est un endroit qui nourrit les fantasmes. Vu d’ailleurs, on a l’impression que se balader dans la Silicon Valley se résume à croiser des campus de start-up créées par des étudiants surdoués devenus milliardaires et des geeks en claquettes-chaussettes dont l’augmentation du salaire va aussi vite que leur capacité à créer des lignes de code.

« À l’image de Hollywood, c’est un lieu qui est à la fois un mythe et un business », résume très justement l’ethnographe Sara Thornton dans l’introduction d’un livre de photos qui ambitionnent de raconter la « vraie » Silicon Valley. Son auteur ? Ramak Fazel, parti là-bas dans le cadre de No_Code, une cellule de réflexion sur la vie moderne lancée par Tod’s en novembre 2018.

Réalité contrastée

Le but de ce projet ? Explorer les évolutions de la société et de nos modes de vie. Évidemment, il donne lieu à des produits, des modèles de baskets hybrides qui mêlent à la fois les matériaux les plus modernes et l’artisanat le plus traditionnel qui a fait la réputation du chausseur italien, mais pas uniquement.

En 2019, il y a eu une exposition au Salone del mobile autour de l’histoire de l’habitat vue par des artistes contemporains mais aussi un scooter électrique en collaboration avec la marque spécialisée Qooder. Et aujourd’hui, ce livre édité par Rizzoli qui raconte un autre visage de la Silicon Valley, une vision loin des clichés de ce coin de la Californie où les prix des maisons augmentaient de 100 dollars par heure en 2018. L’artiste irano-américain Ramak Fazel y dresse une réalité contrastée, entre la modernité du siège d’Airbnb et du terrain de volley-ball de Google mais aussi un dîner local et ce marchand de tapis installé dans les murs de ce qui fut l’un des premiers Apple Store.

Avec Le Point avec Vicky Chahine

France: Un hôpital de Haute-Garonne victime d’une cyberattaque

avril 9, 2021

L’hôpital de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a été victime d’une cyberattaque, entraînant la fermeture de ses services informatiques, mais la prise en charge des patients continue, a-t-il indiqué ce vendredi à l’AFP.

Jeudi vers 04h00, l’attaque informatique a infecté les serveurs du centre hospitalier, «avec un message demandant de payer une rançon en bitcoin», précise le procureur de Saint-Gaudens Christophe Amunzateguy. «Dès hier (jeudi) matin, on a décidé l’arrêt des serveurs, pour éviter la propagation du virus informatique», détaille Stéphanie Baux, directrice des services économiques et de la logistique. «On a arrêté toute l’informatique et la téléphonie, qui sont reliés, donc tous les ordinateurs sont éteints actuellement.» Depuis, la téléphonie a été remise en service, mais pas l’informatique.

Principale conséquence: «tout est beaucoup plus long». Malgré l’arrêt des serveurs, la prise en charge des patients continue, assure l’hôpital, mais les services administratifs fonctionnent par écrit. «Quand on a besoin d’un résultat venant d’un labo, il va arriver par fax ou par écrit», poursuit Stépahnie Baux. Pour l’heure, l’hôpital demande au Samu de rediriger les patients vers d’autres structures hospitalières, le temps que la cyberattaque soit maîtrisée. «La situation va durer au-delà du week-end parce qu’il faut qu’une analyse précise soit faite de tous nos postes informatiques, tous nos serveurs, et qu’une remise en route sécuritaire soit effectuée», explique Stéphanie Baux.

L’hôpital de Saint-Gaudens a déposé une plainte qui sera transmise «au parquet de Paris, qui a une section spécialisée dans les cyberattaques», indique Christophe Amunzateguy. Cette attaque informatique par rançongiciel fait écho à celle subie par l’hôpital de Dax (Landes) en février, qui avait également perturbé son fonctionnement. Le 31 mars, une autre cyberattaque visant le groupe Pierre Fabre, basé dans le Tarn, avait provoqué l’arrêt d’une grande partie de la production pharmaceutique et cosmétique.

Par Le Figaro avec AFP

Barrage sur le Nil : reprise des négociations à Kinshasa

avril 5, 2021
Félix Tshisekedi, le 13 janvier 2021, lors d’une réunion du Bureau de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.

L’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan ont repris dimanche à Kinshasa leurs négociations autour du méga-barrage éthiopien sur le Nil bleu, une centrale hydro-électrique présentée comme vitale par Addis-Abeba et perçue comme une menace par Le Caire et Khartoum.

Les ministres des Affaires étrangères et des questions hydrauliques des trois pays se sont retrouvés en présence du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, qui exerce la présidence annuelle de l’Union africaine (UA) depuis février. »La réunion de Kinshasa se fixe comme objectif de déclencher une nouvelle dynamique », a déclaré à cette occasion le président congolais.

« Je vous invite tous à prendre un nouveau départ, à ouvrir une ou plusieurs fenêtres d’espoir, à saisir toutes les opportunités, à rallumer le feu de l’espérance », a-t-il plaidé, saluant la volonté des participants de « chercher ensemble des solutions africaines aux problèmes africains ».

« La dimension humaine est à placer au centre de ces négociations tripartites », a-t-il ajouté, en défendant le droit des habitants des trois pays « à l’eau à l’alimentation et la santé ».

Source de tensions

L’ambassadeur des États-Unis, Mike Hammer, était également présent à l’ouverture des travaux de cette réunion présentée comme « la conférence ministérielle de Kinshasa sur la poursuite des négociations tripartites » sur le barrage de la Grande renaissance éthiopienne (GERD).

La conférence doit se conclure ce lundi.

Le GERD est une source de tensions entre les trois pays depuis la pose de la première pierre il y a tout juste dix ans en avril 2011.

Il est construit sur le Nil bleu (un bras du fleuve qui fait jonction avec le Nil blanc à Khartoum), dans le nord-ouest de l’Éthiopie, près de la frontière avec le Soudan. Il pourrait devenir le plus grand barrage hydro-électrique d’Afrique avec une capacité annoncée de près de 6 500 mégawatts.

Énergie vitale

Addis-Abeba a annoncé en octobre que la première phase des opérations de remplissage a été menée en août 2020

L’Éthiopie affirme que l’énergie hydroélectrique produite par le barrage sera vitale pour répondre aux besoins en énergie de ses 110 millions d’habitants.

L’Égypte, qui dépend du Nil pour environ 97% de son irrigation et son eau potable, considère le barrage éthiopien comme une menace pour son approvisionnement en eau.

Le Soudan quant à lui craint que ses propres barrages ne soient endommagés si l’Éthiopie procède au remplissage complet du GERD avant qu’un accord ne soit conclu.

Par Jeune Afrique avec AFP

Iran et Chine signent un « pacte de coopération stratégique de 25 ans »

mars 27, 2021

Iran et Chine signent un "pacte de cooperation strategique de 25 ans"
Iran et Chine signent un « pacte de coopération stratégique de 25 ans »© AFP/-

L’Iran a conclu samedi avec la Chine, pays « ami des temps d’épreuves », un accord de coopération stratégique et commerciale sur 25 ans aux contours mystérieux après plusieurs années de discussions.

Ce « pacte de coopération stratégique de 25 ans » a été signé par le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, et son homologue chinois, Wang Yi, en visite à Téhéran, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les grandes lignes et les détails de l’accord doivent encore être dévoilés. Tout ce que l’on sait du document signé par les deux ministres, c’est qu’il s’agit, selon Téhéran, d’une « feuille de route complète », comportant des « clauses politiques, stratégiques et économiques » pour « 25 ans de coopération ».

La signature de ce pacte illustre la priorité donnée aux relations avec « l’Est » (c’est-à-dire pour l’Iran des Etats comme la Chine, les deux Corées, l’Inde, le Japon ou la Russie) conformément à l’inflexion donnée par le guide suprême iranien Ali Khamenei en 2018 en rupture avec l’un des slogans les plus populaires de la révolution iranienne de 1979 : « Ni Ouest, ni Est, République islamique. »

Pour Pékin, l’accord s’inscrit dans son vaste projet d’infrastructures dit des Nouvelles routes de la soie lancé avec plus de 130 pays.

La Chine est le premier partenaire commercial de la République islamique d’Iran même si, selon des chiffres iraniens, le volume des échanges entre les deux pays a chuté avec le rétablissement, en 2018, de sanctions américaines contre Téhéran, dans la foulée de la dénonciation par Washington de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

« Actions appréciables »

Cité vendredi par l’agence Ilna, le chef de la chambre de commerce sino-iranienne à Téhéran, Majid-Réza Hariri, a indiqué que le volume des échanges entre Pékin et Téhéran était tombé à environ « 16 milliards de dollars » en 2020, contre « 51,8 milliards de dollars » en 2014.

La Chine, qui était l’un des principaux acheteurs du pétrole iranien avant ces sanctions a fortement réduit, officiellement, ses achats de brut en provenance de la République islamique.

Selon des informations de presse, les importations chinoises de pétrole iranien ne se sont cependant jamais taries et elles auraient même augmenté récemment.

Selon un communiqué de son ministère, « M. Zarif a qualifié la Chine d’ami des temps d’épreuves » et a déclaré à M. Wang : « Nous remercions la Chine pour ses positions et actions appréciables en ces temps de sanctions cruelles contre l’Iran. »

En recevant le ministre chinois, le président Hassan Rohani, a dit souhaiter que Pékin « continue d’être un partenaire commercial majeur avec l’Iran » et vouloir « plus de coopération dans le domaine des coentreprises », selon un communiqué de la présidence.

« Pays fiables »

M. Rohani a aussi salué l’opposition de la Chine « à l’extravagance américaine et aux sanctions unilatérales » de Washington.

La visite en Iran de M. Wang, qui a reçu il y a quelques jours son homologue russe Sergueï Lavrov en Chine, survient dans un climat de défiance renforcée de la République islamique vis-à-vis de l’Occident et dans une période de tensions persistantes entre Moscou, Pékin et Téhéran d’un côté et les Etats-Unis de l’autre depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche en janvier.

La dénonciation unilatérale par Washington en 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien et l’incapacité des Européens à aider la République islamique à contourner les sanctions américaines rétablies cette année-là, ou encore à relancer l’accord, ont achevé de convaincre les autorités iraniennes que l’Occident n’est pas un partenaire « digne de confiance », selon l’expression de M. Khamenei.

La genèse du pacte irano-chinois remonte à la visite du président chinois Xi Jinping à Téhéran en janvier 2016.

Téhéran et Pékin s’étaient alors engagées dans un communiqué commun « à mener des négociations pour la signature d’un accord de coopération élargie sur 25 ans » et « de coopérer et avoir des investissements réciproques dans les différents domaines, notamment les transports, les ports, l’énergie, l’industrie et les services ».

L’ayatollah Khamenei avait alors jugé « tout a fat correct et sage » ce projet, affirmant que l’Iran cherchait « à élargir ses relations avec des pays indépendants et fiables tels que la Chine ».

Avec AFP

Le Port de Pointe-Noire, l’invention de l’application de Rose Goyeli et la Tunisie avec son premier satellite

mars 26, 2021

Avec France24

Canada: Justin Trudeau et François Legault de passage à Trois-Rivières

mars 22, 2021

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau et le premier ministre du Québec François Legault seront à Trois-Rivières, lundi, pour une annonce sur l’accès à Internet haute vitesse.

Le premier ministre du Québec François Legault et le premier ministre du Canada Justin Trudeau la semaine dernière, lors d'une annonce à Saint-Jérôme.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le premier ministre du Québec François Legault et le premier ministre du Canada Justin Trudeau la semaine dernière, lors d’une annonce à Saint-Jérôme.

Les deux premiers ministres feront un point de presse à l’hôtel Delta de Trois-Rivières à 14h. Il y sera question d’une entente entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial pour financer l’accès à Internet haute vitesse au Québec.

Le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie François-Philippe Champagne, qui est aussi député de Saint-Maurice—Champlain, ainsi que le député provincial d’Orford et adjoint parlementaire du premier ministre du Québec, Gilles Bélanger, seront aussi du point de presse.

Il y a quelques semaines, le gouvernement provincial de François Legault s’était engagé à brancher tous les Québécois à Internet haute vitesse d’ici septembre 2022.

Environ 250 000 Québécois n’ont toujours pas accès à Internet haute vitesse.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: Jean Boulet annonce 900 000 $ pour l’UQTR

mars 20, 2021

Trois-Rivières — Pour soutenir les capacités de recherche et d’acquisition d’équipement à la fine pointe de la technologie de la région de la Mauricie, le gouvernement du Québec accorde une aide financière de 900 000 $ à un projet d’innovation relevant de l’UQTR. C’est le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, qui en a fait l’annonce vendredi au nom de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann.

Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

© FRANÇOIS GERVAIS Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Cet investissement s’inscrit dans le Programme de soutien aux organismes de recherche et d’innovation, qui permet aux universités et aux centres de recherche affiliés aux hôpitaux universitaires de demeurer à l’avant-garde de la recherche mondiale dans tous les secteurs.

Au total, 38 projets québécois ont été acceptés. Ils se partageront des investissements totalisant 280 millions de dollars, dont 109 251 000 $ ont été consentis par le ministère de l’Enseignement supérieur, le ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que le ministère de l’Économie et de l’Innovation.

Le nom du projet retenu est Bâtir un avenir pour la diffusion canadienne des faisceaux de neutrons. «Je suis ravi de cet investissement puisqu’il témoigne de la passion et de l’ingéniosité qui animent notre communauté. Le projet de l’UQTR fait partie d’un projet pancanadien porté par plus de 100 chercheurs de 30 universités canadiennes qui requièrent l’utilisation de faisceaux de neutrons pour leurs recherches», a commenté le ministre régional.

«Pour l’UQTR, le projet consiste à bonifier son laboratoire de faisceaux de neutrons en y ajoutant trois lignes de faisceaux», précise le ministre Boulet, pour qui de telles idées avant-gardistes et un tel savoir-faire de pointe «contribueront grandement au rayonnement du Québec sur la scène internationale».

Pour sa part, la ministre McCann a tenu à souligner la qualité des projets retenus dans le cadre du programme Fonds d’innovation. «Ces projets démontrent toute la volonté et l’ambition qui animent le réseau de l’enseignement supérieur québécois. Je suis certaine qu’ils contribueront à positionner avantageusement le Québec de demain sur la scène mondiale. Ces investissements offriront la possibilité aux étudiants, professeurs et chercheurs de poursuivre leurs travaux dans des environnements à la fine pointe de la technologie et de rivaliser avec l’ensemble des universités et centres de recherche du monde», a-t-elle fait savoir par voie de communiqué.

«Plus que jamais, nous avons besoin d’innovation en matière de santé, et c’est vers la recherche que nous devons d’abord nous tourner pour la favoriser. Que ce soit du côté du traitement des maladies ou simplement pour faire une meilleure prévention, il nous faut miser sur le travail de nos chercheuses et de nos chercheurs pour améliorer nos pratiques et optimiser notre gestion des ressources au sein du réseau. Ce financement s’avère donc une excellente nouvelle qui vient nous donner un peu d’espoir en cette période de défis majeurs pour l’organisation des services de santé», a renchéri le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

«Nos chercheurs ont besoin d’infrastructures de recherche et d’équipement de pointe pour mener à bien leurs travaux et réaliser les découvertes qui généreront les innovations de demain. C’est le mandat que nous nous donnons comme gouvernement : appuyer les projets québécois en leur fournissant les meilleures conditions technologiques et scientifiques qui soient», a conclu le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.

Avec Marc Rochette – Le Nouvelliste

L’astronaute français Thomas Pesquet désigné commandant de bord de l’ISS

mars 16, 2021

Il sera également le premier Européen à rejoindre la Station spatiale internationale à bord d’un vaisseau privé américain, la capsule Crew-2 Dragon de Space X, qui doit décoller depuis la Floride le 22 avril

«J’ai la chance d’être le premier Français aux commandes d’un véhicule spatial»: l’astronaute Thomas Pesquet désigné commandant de bord de l’ISS

Une première pour un astronaute français: lors de sa deuxième mission en orbite, «Alpha», Thomas Pesquet sera quelque temps commandant de bord de la Station spatiale internationale (ISS), pour laquelle il doit s’envoler le 22 avril depuis la Floride.

À 43 ans, celui qui a été pilote de ligne prendra les commandes à quelque 400 kilomètres au-dessus de la Terre, durant environ un mois, vers la fin de son séjour de six mois. «Je suis incroyablement honoré !», s’est réjoui l’astronaute, lors d’une conférence de presse en ligne de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui lui a assigné cette fonction en accord avec les autres agences spatiales partenaires de l’ISS (Etats-Unis, Russie, Japon et Canada). «J’ai la chance d’être le premier Français aux commandes d’un véhicule spatial. C’est grâce à l’histoire, à la place de la France et de l’Europe dans les vols habités, c’est une reconnaissance pour tout le monde», s’est félicité l’astronaute.

La fonction de commandant est exercée tour à tour par les membres désignés de l’équipage de l’ISS. «C’est comme un bateau, il y a un seul maître à bord après Dieu», a commenté Thomas Pesquet. «Évidemment, il y a beaucoup de choses qui se décident au centre de contrôle au sol», a-t-il expliqué, mais «quand ça va mal et qu’il faut réagir vite, c’est le commandant qui décide, qui assigne un peu les tâches, par exemple si on doit faire face à un départ de feu ou une dépressurisation».

Autre première de la mission «Alpha»: Thomas Pesquet sera le premier Européen à rejoindre l’ISS à bord d’un vaisseau privé américain, la capsule Crew-2 Dragon de Space X, qui doit décoller depuis le Kennedy Space Center en Floride le 22 avril, avec trois autres astronautes (les Américains Megan Mc Arthur et Shane Kimbrough, et le Japonais Akihiko Hoshide).

«La fleur au fusil»

«Ça approche, c’est dingue ! Il y a tellement de choses qui se passent qu’avant même de pouvoir y penser, je me retrouverai au pied de la fusée» Falcon 9, qui propulsera la capsule, a raconté Thomas Pesquet, en plein entraînement pour ce vol. Aux journalistes lui demandant s’il avait le trac, il a répondu que c’était «comme un premier saut en parachute, où on va un peu la fleur au fusil».

Son seul regret est de ne pas être en première ligne à bord de la capsule Dragon: «Sur quatre membres d’équipage, il y en a deux qui sont vraiment aux commandes et deux qui n’y sont pas, moi malheureusement je fais partie des deux qui n’y sont pas, c’est pas moi qui ai décidé, c’est la Nasa». Ce qui ne l’empêchera pas d’apporter son «expertise» en tant qu’ancien pilote du vaisseau russe Soyouz, qui l’avait emmené sur l’ISS pour sa première mission, «Proxima», en 2016-2017.

Une fois arrimé à l’ISS, lui et son équipe du Crew-2 cohabiteront quelques jours avec les quatre astronautes de Crew-1, qui rentreront ensuite après six mois dans l’espace. Durant cette période de passation, la station spatiale accueillera pas moins de 11 personnes. «On sera un peu en mode camping», s’était amusé récemment Shane Kimbrough.

À la fin de son séjour, Thomas Pesquet devrait être rejoint par un autre astronaute de l’ESA, l’Allemand Matthias Maurer. «Ça arrive très rarement que deux Européens travaillent ensemble sur l’ISS, ce serait un beau symbole», espère Thomas Pesquet. Plus d’une centaine d’expériences scientifiques attendent l’astronaute à bord de l’ISS, vaste laboratoire en apesanteur. «Une qui me plaît beaucoup, c’est une expérience sur des  »mini-cerveaux ». L’environnement spatial, c’est comme un modèle accéléré du vieillissement, merveilleusement réversible, donc on va essayer de regarder ses effets sur le cerveau, en assemblant des cellules dans des boîtes de Petri».

Quatre sorties «extra-véhiculaires» dans l’espace sont en outre programmées, dont la plus importante consistera en l’installation de nouveaux panneaux solaires, «des énormes tubes de 350 kilos». En dehors des heures de travail, il prendra des photos de la Terre vue de l’espace, mais «un peu moins que la dernière fois», car il veut, cette fois, «prendre plus de temps pour se faire des souvenirs».

Par Le Figaro avec AFP

Diaspora : une Congolaise électricienne de maintenance des systèmes automatisés

décembre 18, 2020

Jeune femme passionnée d’électricité, Laurceline Ossete exerce quotidiennement ses talents dans une profession jusque-là considérée exclusivement masculine puisqu’elle travaille à la maintenance des ascenseurs, dans la région parisienne, en France. Ainsi, le métier qu’elle s’est choisi mêle les savoir-faire électronique, électrique et mécanique.

Laurceline Ossete

Laurceline Ossete

J’ai effectué plusieurs stages à la Société nationale d’électricité au Congo où j’ai gagné en expérience ”, explique-t-elle, mettant en avant sa formation continue au sein des entreprises congolaises de 2012 jusqu’en 2016. Auparavant, titulaire d’un baccalauréat scientifique en 2011 au lycée Victor-Augagneur à Pointe-Noire, elle avait opté pour des études supérieures en électrotechnique, sanctionnées par l’obtention d’une licence en 2014 à l’École supérieure des sciences appliquées et de technologies / ESSAT à Brazzaville. Puis elle se rend au Maroc à Fès, où elle étoffe son cycle universitaire par une formation en réseaux et systèmes informatiques de l’École française d’enseignement technique.

Depuis trois ans, la Congolaise s’est installée dans la région parisienne. Après une formation au niveau de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes de Gonesse, elle a choisi de travailler dans un secteur qui souffre de clichés de genre où elle demeure en alerte à la moindre panne touchant aussi bien la mécanique que l’électricité. “C’est pour la maintenance que mon cœur bat, en reflet avec ma formation initiale”, confie la technicienne, ravie d’exercer dans l’écosystème des machines automatisées avec, de plus, beaucoup d’électronique et d’informatique.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma