Archive for the ‘Technologie’ Category

Le compte Twitter en arabe de la chaîne qatarie Al-Jazeera suspendu

juin 17, 2017

Doha – La télévision qatarie Al-Jazeera a annoncé samedi que son compte Twitter en langue arabe avait été « suspendu » dans le cadre d’une « campagne organisée ».

« Le compte Twitter principal de Al-Jazeera a été suspendu et nous travaillons à résoudre ce problème », a écrit le directeur de la chaîne en arabe, Yasser Abouhilalah sur les réseaux sociaux.

Un message de suspension apparaît lorsque les utilisateurs tentent de se connecter à ce compte Twitter en arabe.

D’autres comptes Twitter de la chaîne étaient en revanche toujours actifs.

« Aucune autre télévision dans le monde (…) ne fait face à une telle conspiration » contre elle, a poursuivi M. Abouhilalah.

La suspension du compte Twitter en arabe de la chaîne intervient dans un contexte de fortes tensions entre le Qatar et ses voisins du Golfe dont l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Ryad et plusieurs de ses alliés de la région ont rompu le 5 juin toutes leurs relations avec le Qatar qu’ils accusent de « soutenir le terrorisme » mais surtout de se rapprocher de leur grand rival régional l’Iran.

Dans la foulée, Ryad a aussi fermé les bureaux d’Al Jazeera en Arabie saoudite.

Le 8 juin, Al-Jazeera s’était dite victime d’une vaste cyberattaque visant l’ensemble de ses systèmes.

Romandie.com avec (©AFP / 17 juin 2017 11h08)                   

Le roi Salmane d’Arabie saoudite, dirigeant le plus retweeté devant Trump

mai 31, 2017

Le roi Salmane d’Arabie saoudite (d) et le président américain Donald Trump (g), le 20 mai 2017 à Ryad / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

Le dirigeant dont les tweets sont les plus répliqués est le roi Salmane d’Arabie saoudite, loin devant le président américain Donald Trump, qui vient encore de créer le buzz après un tweet énigmatique, selon une étude publiée mercredi par le cabinet de conseil Burson-Marsteller à Genève.

L’étude, appelée « Twiplomacy », analyse chaque année (de début avril à fin mai) l’utilisation des comptes Twitter par les dirigeants et autorités nationales.

Il en ressort que chacun des tweets du président américain publié durant cette période a été répliqué 13.000 fois en moyenne.

Donald Trump (@RealDonaldTrump) est connu pour ses tweets à toute heure du jour et de la nuit allant du commentaire sur une performance à la télévision de l’acteur Arnold Schwarzenegger au « déficit commercial ENORME avec l’Allemagne ». Mardi soir, il a glissé dans un tweet un drôle de mot, « covfefe », devenu très vite le sujet numéro un des conversations sur les réseaux sociaux.

Le roi Salmane (@KingSalman) utilise en revanche Twitter avec une extrême parcimonie, avec seulement 10 tweets. Mais ses écrits sur le réseau social sont répliqués près de 150.000 fois en moyenne.

Les analystes de Burson-Marsteller révèlent par ailleurs que depuis que Barack Obama, dirigeant dont le compte Twitter était le plus suivi, a quitté la Maison Blanche, c’est le Pape François (@Pontifex, 33,7 millions d’abonnés) qui a pris la tête du classement, devant le compte personnel de Donald Trump, avec 30,1 millions d’abonnés, et le compte personnel du Premier ministre indien Narendra Modi (@NarendraModi), avec 30 millions d’abonnés.

Parmi les dirigeants les plus suivis figurent également le président turc Recep Tayyip Erdogan (@RT_Erdogan, 10,3 millions d’abonnés), et la responsable de la diplomatie indienne Sushma Swaraj (@SushmaSwaraj, 8 millions d’abonnés).

Pour cette étude, Burson-Marsteller déclare avoir analysé 856 comptes officiels et personnels de chefs d’Etat, de gouvernement et de diplomatie dans 178 pays.

Au sein du G7, la chancelière allemande Angela Merkel est le seul dirigeant à ne pas tweeter.

En Europe, le compte officiel du Premier ministre britannique (@Number10gov, 5,1 millions d’abonnés) est le plus suivi. Quant au compte du nouveau président français Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron, plus d’un million d’abonnés), il est entré à la 5e place du classement des dirigeants européens, aux côtés du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2017 14h19)                

États-Unis: Le cours magistral de politique de Mark Zuckerberg à Harvard

mai 26, 2017

 

Le fondateur de Facebook, qui a quitté en cours de scolarité la grande université américaine, était invité à donner le discours d’adieux aux diplômés de 2017.

 

Zuckerberg lors de son discours à l’université de Harvard, jeudi 25 mai. Steven Senne / AP

Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, a ajouté jeudi 25 mai son nom à une liste particulièrement prestigieuse de personnalités, allant de J. K. Rowling à Steven Spielberg en passant par Alan Greenspan : celle des orateurs ayant donné le fameux discours d’adieux aux diplômés de l’université de Harvard. Comme Bill Gates, qui a lui aussi donné cette allocution avant lui, M. Zuckerberg est pourtant ce que les Américains appellent un « drop-out » : il a quitté la grande université avant d’en être diplômé.

Dans ce long discours, M. Zuckerberg est, bien sûr, revenu sur son passage à Harvard – racontant diverses anecdotes, dont la rencontre avec sa future femme Priscilla Chan, avec qui il a fait connaissance… à la fête organisée par ses amis au moment où il pensait qu’il allait être expulsé de l’université, après avoir créé un site, FaceMash, qui permettait de comparer la beauté des jeunes femmes du campus. Au passage, il ne s’est pas privé d’égratigner, sans jamais le nommer, le film The Social Network de David Fincher, qui raconte de manière quelque peu romancée les débuts de Facebook et dont Mark Zuckeberg a toujours contesté certains passages.

Mais le long discours de M. Zuckerberg, qui prend rarement la parole en public en dehors de Facebook, s’est surtout concentré sur la vision politique, que le jeune PDG de Facebook développe de plus en plus fréquemment depuis le début de l’année. Selon lui, le principal défi de la génération actuelle de jeunes étudiants – dans laquelle M. Zuckerberg, 33 ans, s’englobe volontiers – est non seulement de trouver son but (« la véritable source du bonheur », selon lui), mais aussi de construire une société dans laquelle chacun trouvera le sien.

Revenu universel et assurance-maladie

« Quand nos parents ont reçu leur diplôme, leur but dans la vie venait, de manière simple, de leur travail, de leur église, de leur communauté. Mais, aujourd’hui, la technologie et l’automatisation détruisent de nombreux emplois. Le nombre de membres diminue dans toutes les communautés. Beaucoup de gens se sentent déconnectés et déprimés et tentent de remplir un vide. (…) J’ai rencontré des ouvriers qui savent que leurs emplois n’existeront plus et qui cherchent à trouver leur place », a dit M. Zuckerberg, qui a débuté en janvier un « tour des Etats-Unis » lors duquel il visite tous les Etats américains, où il ne s’était jamais rendu.

Pour ce faire, la nouvelle génération doit trouver « ses » projets, assure le fondateur de Facebook. S’il pense que cette génération, dite des « millenials », est différente des précédentes, parce qu’elle est plus connectée, plus entreprenante et plus internationaliste, les recettes des décennies précédentes peuvent aussi s’appliquer à elle, juge-t-il. « Chaque génération a ses grands travaux. Plus de 300 000 personnes ont travaillé à mettre un homme sur la Lune. Des millions de volontaires ont vacciné les enfants dans le monde entier contre la polio. Des millions de personnes ont construit le pont Hoover et d’autres grands projets. Ces projets n’ont pas juste donné un but aux personnes qui les accomplissaient, ils ont donné au pays tout entier la fierté d’être capable de faire de grandes choses. » De grands projets mais lesquels ? M. Zuckerberg cite pêle-mêle la lutte contre le changement climatique, la recherche médicale, la modernisation de la démocratie par le vote en ligne… Autant de projets dans lesquels Facebook ou sa fondation personnelle sont impliqués.

Mais ces projets, prévient M. Zuckerberg, ne pourront voir le jour que si les Etats-Unis travaillent à rendre leur société moins inégalitaire, qui autorise l’échec. « Facebook n’était pas mon premier projet (…). J. K. Rowling a reçu douze refus avant de publier Harry Potter. Même Beyonce a dû écrire des centaines de chansons avant d’arriver à Halo. Les plus grands succès naissent de la liberté d’échouer. » Pour aboutir à cette liberté, M. Zuckerberg, qui reconnaît au passage avoir compté parmi les étudiants les plus privilégiés grâce au soutien financier de sa famille, il faut, estime-t-il, un nouveau contrat social : revenu universel, couverture santé étendue, garde d’enfants bon marché… Qui paiera pour tout cela ? « Donner à chacun la liberté de poursuivre son but n’est pas gratuit. Ce sont les gens comme moi qui devraient payer pour cela », dit M. Zuckerberg, dont l’entreprise est pourtant régulièrement critiquée, notamment en Europe, pour ses pratiques d’optimisation fiscale.

« Une bataille d’idées »

Autant de propositions aux antipodes de la politique actuelle menée par le président Donald Trump, que M. Zuckerberg n’évoque jamais directement dans son discours, tout en soulignant « les temps incertains » dans lesquels nous vivons, et la politique anti-immigration du président américain, qu’il avait déjà critiquée à plusieurs reprises durant la campagne électorale. « Il y a des laissés-pour-compte de la mondialisation partout dans le monde. C’est difficile de se soucier des gens qui vivent ailleurs quand nous ne nous sentons pas bien chez nous. Il y a une pression à se renfermer. »

Pour M. Zuckerberg, le changement ne viendra « pas des Nations unies », mais du niveau le plus local. « C’est le grand combat de notre époque. Les forces de la liberté, de l’ouverture et des communautés globales, contre les forces de l’autoritarisme, de l’isolationnisme et du nationalisme. Les forces de la libre diffusion de la connaissance, du libre-échange et de l’immigration contre ceux qui s’y opposent. Ce n’est pas une bataille entre nations, c’est une bataille d’idées. Il y a dans tous les pays des personnes qui sont pour l’ouverture mondiale et d’autres qui y sont opposées. »

Sans être nécessairement le fait d’opposants à la mondialisation, la visite de M. Zuckerberg dans son ancienne université a cependant suscité quelques protestations… Sur le site Internet du journal de Harvard, dont plusieurs titres ont été détournés mercredi 24 mai par un pirate pour se moquer du fondateur de Facebook.

Lemonde.fr par Damien Leloup

Israël annonce un nouveau contrat de livraison de systèmes anti-aériens à l’Inde

mai 21, 2017

Israël a annoncé dimanche un nouveau contrat de 630 millions de dollars pour la fourniture à la marine indienne de systèmes de missiles anti-aériens / © AFP/Archives / INDRANIL MUKHERJEE

Israël a annoncé dimanche un nouveau contrat de 630 millions de dollars pour la fourniture à la marine indienne de systèmes de missiles anti-aériens.

Le mois dernier, Israël avait vendu à l’Inde des missiles et technologies militaires pour la somme record de 1,6 milliard d’euros, une transaction considérée comme « le plus gros contrat » d’exportation d’armes d’Israël.

Le contrat annoncé dimanche pour la livraison de systèmes LRSAM sera mené à bien par l’entreprise publique Israel Aerospace Industries (IAI) avec la société publique indienne Bharat Electronics Limited, qui sera le principal contractant dans le projet, a indiqué IAI dans un communiqué.

« Ce nouveau contrat s’ajoute aux accords signés par IAI depuis 10 ans avec les forces de défense indiennes et renforce la position de notre société dans le domaine de la défense aérienne », a déclaré Avi Weiss, le directeur d’IAI, dans une vidéo diffusée à la presse.

Le contrat porte sur la version marine du LRSAM, un missile sol-air développé en coopération avec le ministère de la Défense indien, qui doit donner des réponses à toutes menaces aériennes, terrestres ou marines contre des bateaux et bâtiments de la marine, selon M.Weiss.

Les missiles en question ont été testés avec succès la semaine dernière en Inde, selon le communiqué de l’IAI.

Les contrats conclus par les entreprises israéliennes d’armement ont atteint 6,5 milliards de dollars en 2016, une hausse de 14% par rapport à l’année précédente.

Premier importateur d’armes au monde, l’Inde est engagée dans un important programme de modernisation de son arsenal, datant souvent de l’époque soviétique, pour faire face à la montée en puissance de la Chine en Asie.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mai 2017 18h41)                

Cet ordinateur est un Apple-I, il a été vendu 110.000 euros

mai 20, 2017

Un Apple-I a été adjugé pour 110.000 euros.

Un Apple-I a été adjugé pour 110.000 euros. Crédits photo : MARIUS BECKER/AFP

L’un des premiers ordinateurs personnels de l’histoire était vendu samedi aux enchères à Cologne. Il en reste huit à travers le monde à fonctionner.

Un exemplaire du légendaire Apple-I, l’un des premiers ordinateurs personnels de l’histoire, a été adjugé samedi en Allemagne pour 110.000 euros. C’est bien mais c’est moins que les attentes du secteur après l’envolée des dernières enchères comparables.

» Les produits d’Apple sous Steve Jobs qui ont changé notre vie

«De notre point de vue, on revient à un niveau normal. Cinq ans après la mort de Steve Jobs», le cofondateur d’Apple, «la ‘hype’ s’est normalisée», a commenté auprès de l’AFP Uwe Breker, commissaire-priseur qui a organisé cette vente à Cologne.

Crédits photo : MARIUS BECKER/AFP

La maison Breker, spécialiste des «antiquités techniques», avait prévu une fourchette de 180.000 à 300.000 euros pour cet ordinateur culte, en état de marche et accompagné de sa facture, son manuel d’origine et divers documents du propriétaire d’origine, un ingénieur californien.

«C’était l’une des premières occasions pour quelqu’un de posséder un véritable ordinateur. Je travaillais avec des ordinateurs depuis un certain temps mais ils étaient énormes, avec une grande unité centrale», racontait vendredi John J. Dryden, qui l’a acheté en 1976. «C’est dur de s’en débarrasser, mais le moment est venu (…) Il marche encore, oui. Je ne l’ai pas allumé depuis un bon moment», ajoutait l’ancien propriétaire. La machine a été cédée à un ingénieur rhénan qui possède déjà d’autres ordinateurs anciens.

L’Apple-I était un outil principalement destiné aux ingénieurs au moment de sa sortie. 200 seulement avaient été mis en vente par la jeune firme de Steve Jobs et Steve Wozniak. Dans le monde, seuls huit Apple-I sont encore en état de fonctionner.

La rareté de l’Apple-I avait porté à des sommets ses dernières ventes: un précédent exemplaire avait été adjugé en 2013 pour 516.000 euros par la même Maison Breker.

Par lefigaro.fr , AFP agence

Cyberattaques: le marché de la cybersécurité en pleine explosion

mai 18, 2017

Paris – La multiplication des cyberattaques massives, mais aussi des règlementations de plus en plus contraignantes, donnent des ailes au marché de la protection informatique.

« C’est clairement un marché en pleine explosion depuis plusieurs années, et surtout depuis deux ou trois ans », explique Gérôme Bellois, expert en cybersécurité du cabinet de conseil Wavestone.

Selon une étude du cabinet Gartner, le marché de le protection informatique (anti-virus, d’experts, interventions d’urgence, de maintenance…) a augmenté de 7,9% entre 2015 et 2016 pour atteindre 81,6 milliards de dollars.

Il pourrait même atteindre 120 milliards de dollars en 2017, contre 3,5 milliards en 2004, selon le cabinet CyberSecurityVentures, soit un chiffre multiplié par 35 en 13 ans.

« La cybercriminalité continue d’alimenter la croissance du marché », ajoute l’étude, qui estime que « les dépenses mondiales » dans ce secteur dépasseront 1.000 milliards de dollars cumulés sur les cinq prochaines années.

Des attaques très médiatisées comme WannaCry « aiguillonnent le marché », abonde Laurent Gautier, président d’Ilex International, société française du secteur.

Certaines entreprises de cybersécurité ont vu leur cours de Bourse grimper dans la foulée des attaques détectées ces derniers jours, comme le Britannique Sophos.

La startup américaine spécialisée CrowdStrike, fondée en 2011, a quant à elle achevé une levée de fonds de 100 millions de dollars mardi.

Les experts et consultants interrogés par l’AFP confirment avoir reçu un très grands nombres d’appels pour WannaCry et avoir déployé leurs équipes techniques tout le week-end.

Mais la croissance est en fait engagée depuis plus longtemps, soulignent-ils.

L’américain Symantec, qui édite des logiciels anti-virus, a vu son action en Bourse « doubler en un an », souligne le directeur des Stratégies de Sécurité de Symantec France Laurent Heslault.

L’opérateur Orange a lui pris ce virage en rachetant la société de conseil en cybersécurité Lexsi en 2016 tandis que plusieurs petites entreprises françaises du secteur ont crée une alliance, Hexatrust, en 2014, pour mieux répondre à la demande.

– Prise de conscience –

Balbutiant il y a encore 12 ou 13 ans, le marché explose au fur et à mesure de « la numérisation des entreprises et des Etats » et des attaques, qui créent « une prise de conscience » au sein des entreprises, explique Gérôme Billois.

« Les grosses vagues de +ransomware+ (rançongiciel) en 2014 ont créé une énorme source de business pour les cabinets de conseil », renchérit l’expert indépendant Jérôme Saiz car « les entreprises ont pris conscience de leur vulnérabilité ».

Les entreprises ont mis du temps à réaliser qu’il fallait se protéger puisque « le retour sur investissement est impossible à déterminer », résume-t-il, car « on ne peut pas savoir à quelles attaques on a échappé et combien elle aurait coûté » à l’entreprise. Pour de grosses entreprises, les plans de protection peuvent coûter « plusieurs dizaines de millions d’euros ».

En Asie, longtemps en retard, le « marché décolle très vite » depuis trois ans, notamment suite à une attaque contre Sony fin 2014, explique Gérome Billois de Wavestone.

Mais « plus que les menaces, ce sont les réglementations qui tirent le marché », poursuit l’expert, en particulier le règlement européen sur la protection des données personnelles (GDPR) qui oblige à partir de 2018 les entreprises à protéger ces données.

« L’enjeu est devenu politique », ajoute Laurent Maréchal, expert chez McAfee, citant le cas du système de santé britannique NHS, victime de WannaCry, devenu objet de polémique sur les moyens alloués au NHS.

Pour tous les acteurs, le marché a de beaux jours devant lui car l’on assiste à une professionnalisation de la menace avec des pirates très compétents pour un niveau de protection des entreprises et des institutions encore insuffisant.

Les objets connectés donnent aussi des sueurs froides aux responsables de sécurité car « ils sont (conçus) sans (système de) sécurité », explique Laurent Heslault, de Symantec.

Mais le secteur fait face à une « pénurie de compétences »: « un million d’emplois dans la cybersécurité dans le monde sont actuellement non pourvus », dit encore M. Heslault.

Romandie.com avec(©AFP / 18 mai 2017 13h58)                                            

Le monde pourrait connaître un « sabotage numérique grave » (services néerlandais)

mai 16, 2017

La Haye – Le monde pourrait connaître prochainement un « acte grave de sabotage numérique » qui provoquerait troubles, « chaos et désordre », a averti mardi le chef des services secrets néerlandais Rob Bertholee.

Un sabotage d’infrastructures vitales « est le genre de choses qui pourrait vous empêcher de fermer l’oeil la nuit », a déclaré M. Bertholee à des centaines d’experts et représentants officiels réunis dans le cadre d’une conférence sur la cybersécurité à La Haye.

Cet avertissement intervient alors qu’une cyberattaque mondiale sans précédent a fait plus de 200.000 victimes dans au moins 150 pays depuis vendredi, mais semble désormais être contenue.

Les menaces de cyberattaques « ne sont pas imaginaires, elles sont tout autour de nous », a indiqué le directeur des services secrets néerlandais (AIVD) lors de ce forum de deux jours organisé par le gouvernement néerlandais.

« A mon avis, nous pourrions être bien plus proches d’un acte grave de sabotage numérique que beaucoup de personnes ne le pensent », a-t-il averti.

M. Bertholee a ainsi rappelé comment les ordinateurs de la plus grande compagnie pétrolière d’Arabie saoudite ont été victimes d’une brève attaque en 2012 ou comment, trois ans plus tard, les compagnies d’électricité ukrainiennes ont été piratées, provoquant une panne de courant de plusieurs heures.

Les infrastructures du monde entier sont fortement interconnectées, ce qui comporte de grands avantages mais aussi des « vulnérabilités », a-t-il souligné.

« Imaginez ce qu’il pourrait se passer si le système bancaire tout entier était saboté durant un jour, deux jours, ou une semaine », a remarqué M. Bertholee. « Ou s’il y avait une panne dans notre réseau de transports. Ou si les contrôleurs de trafic aérien étaient confrontés à des cyberattaques pendant qu’ils donnent des instructions à des vols. Les conséquences seraient catastrophiques. » »

A ses yeux, « le sabotage de l’un de ces secteurs pourrait avoir d’importantes répercussions publiques, causant troubles, chaos et désordre ».

Les Etats doivent être préparés face aux menaces futures dans le domaine numérique et gouvernements et secteur privé doivent collaborer, étant donné que c’est là que « nos sociétés sont devenues les plus vulnérables », a-t-il précisé.

Des spécialistes de sécurité informatique, qui ont averti que de nouvelles attaques étaient possibles, estiment avoir découvert un lien potentiel entre la Corée du Nord et la cyberattaque mondiale non revendiquée.

Selon l’Office européen des polices Europol, le nombre d’adresses IP infectées a reculé de 38% par rapport à dimanche, à 165.000 mardi matin contre 226.800 dimanche.

Romandie.com avec(©AFP / 16 mai 2017 15h23)                                            

Cyberattaque mondiale: la riposte s’organise

mai 15, 2017

 

Le site du service public de santé britannique (NHS), victime de la cyberattaque, le 12 mai 2017 à Londres / © AFP/Archives / Daniel LEAL-OLIVAS

Les conséquences de la cyberattaque sans précédent qui a fait plus de 200.000 victimes dans au moins 150 pays se faisaient toujours sentir lundi, mais les mises à jour opérées au cours du week-end semblaient contenir la menace d’un « cyberchaos ».

« Le nombre de victimes semble ne pas avoir augmenté et la situation semble stable en Europe », a déclaré à l’AFP le porte-parole d’Europol, Jan Op Gen Oorth, soulignant que de nombreux systèmes informatiques avaient été mis à jour au cours du week-end.

« Il est encore un peu tôt pour dire qui est derrière tout ça mais nous travaillons sur un outil de décryptage » des fichiers affectés par le virus, a-t-il ajouté.

En France, l’usine Renault de Douai (Nord), l’une des plus importantes du constructeur automobile dans le pays, était « préventivement » à l’arrêt lundi matin, a indiqué un porte-parole de l’usine à l’AFP.

L’attaque informatique a également fait d’autres victimes dans le pays, a déclaré, sans les citer, le patron de l’Agence française de la sécurité des systèmes d’informations (Anssi), Guillaume Poupart, tout en indiquant ne « pas vraiment » redouter un « cyberchaos ».

« Dans les pays qui ont recommencé à travailler, il n’y a pas de déclenchement catastrophique », a-t-il expliqué sur la radio France Inter.

Toutefois, a-t-il ajouté, « il faut s’attendre à avoir dans les jours, les semaines à venir, des répliques régulières ».

La vague de cyberattaques touchait également les pays asiatiques, premiers à se réveiller lundi, et premiers à constater les conséquences de l’infection provoquée par le logiciel de rançon, qui exploite une faille dans les systèmes d’exploitation Windows (Microsoft).

Au Japon, le réseau informatique du conglomérat industriel japonais Hitachi était « instable », a déclaré un porte-parole.

Attaque au « rançongiciel »

En Chine, des centaines de milliers de postes informatiques appartenant à près de 30.000 institutions et organisations ont été infectés, selon un total établi samedi, a indiqué la société chinoise de sécurité électronique Qihoo 360.

Le virus continuait à se répandre dans le pays mais à un rythme moindre, rapportait lundi la presse d’Etat, citant les autorités nationales chargées de cyber-sécurité.

En attendant d’éventuelles nouvelles victimes, le bilan de cette cyberattaque mondiale est déjà imposant, de la Russie à l’Espagne, en passant par le Mexique et le Vietnam.

« Le dernier décompte fait état de plus de 200.000 victimes, essentiellement des entreprises, dans au moins 150 pays », a déclaré dimanche le directeur d’Europol, Rob Wainwright, sur la chaîne ITV.

Le service public de santé britannique (NHS, 1,7 million de salariés) semble avoir été l’une des principales victimes avec des centaines de structures médicales touchées, dont plusieurs ont été obligées d’annuler ou de reporter des interventions médicales.

Au cours du week-end, des équipes ont travaillé d’arrache-pied pour mettre à jour les ordinateurs de l’organisation, a indiqué lundi matin le secrétaire d’Etat à la Sécurité Ben Wallace sur la BBC, en espérant que le système informatique du NHS pourrait à nouveau fonctionnement « normalement ».

L’attaque a également affecté le système bancaire russe, le groupe américain de logistique FedEx, la compagnie de télécoms espagnole Telefonica ou encore des universités en Grèce et en Italie.

L’attaque a été provoquée par un logiciel de rançon, un « rançongiciel » malveillant verrouillant les fichiers des utilisateurs et les forçant à payer 300 dollars (275 euros) pour en recouvrer l’usage. La rançon est demandée en monnaie virtuelle bitcoin, difficile à tracer.

Selon Rob Wainwright, qui ne donne pas de chiffre, « il y a eu étonnamment peu de paiements jusque-là ». La société de sécurité informatique Digital Shadows a fait état dimanche d’un montant total de 32.000 dollars versés.

« Payer la rançon ne garantit pas la restitution des fichiers », a de son côté mis en garde le département américain de la Sécurité intérieure.

Logiciel malveillant et ver informatique –

Europol, qui estime qu’aucun pays en particulier n’a été visé, a insisté sur la rapidité inédite de la propagation de ce virus « WannaCry », qui combine pour la première fois les fonctions de logiciel malveillant et de ver informatique.

Si les auteurs de cette opération n’ont pas été identifiés, « manifestement, on a affaire à de la criminalité », a estimé M. Poupart. « Certaines mafias qui avant faisaient des trafics de drogues ou différents types de trafics, aujourd’hui font de l’attaque informatique car c’est plus facile, cela coûte moins cher, c’est beaucoup moins risqué et cela rapporte énormément ».

Microsoft a averti les gouvernements contre la tentation de cacher des failles informatiques qu’ils auraient repérées, comme cela a été fait dans le cas de cette attaque, où la brèche dans le système Windows utilisée par les pirates avait été décelée depuis longtemps par la NSA (l’agence de sécurité nationale américaine) avant de tomber dans le domaine public via des documents piratés au sein de la NSA elle-même.

« Les gouvernements devraient voir cette attaque comme un signal d’alarme », a insisté Brad Smith, le directeur juridique de Microsoft, dans un blog: « un scénario équivalent avec des armes conventionnelles serait comme si l’armée américaine se faisait voler des missiles Tomahawks ».

Pour contrer l’attaque, Microsoft a réactivé une mise à jour de certaines versions de ses logiciels. Le virus s’attaque notamment à la version Windows XP, dont Microsoft n’assure plus en principe le suivi technique. Le nouveau logiciel d’exploitation (OS) Windows 10 n’est pas visé.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mai 2017 11h47)                

Missile nord-coréen: « une menace pour la paix internationale » (UE et Otan)

mai 14, 2017

Bruxelles – Le tir d’un nouveau missile balistique par la Corée du Nord constitue une « menace pour la paix et la sécurité internationales », se sont inquiétés dimanche l’UE et l’Otan.

« Ce tir et les tirs précédents constituent une menace pour la paix et la sécurité internationales et ils aggravent encore davantage les tensions dans la région, à un moment où une désescalade est au contraire nécessaire », a déclaré une porte-parole de l’Union européenne dans un communiqué.

L’UE n’a pas, dans cette première réaction, évoqué de nouvelles sanctions contre Pyongyang, alors que la Maison Blanche a estimé que cette « nouvelle provocation » constituait un « appel (…) pour mettre en œuvre des sanctions bien plus fortes ».

De son côté, une porte-parole de l’Alliance de l’Atlantique nord, Oana Lungescu, a condamné une « nouvelle violation flagrante d’une série de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, qui constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales ».

« Nous sommes à un moment où une désescalade est nécessaire, pas une provocation », a ajouté cette porte-parole de l’Otan, dont le siège se trouve à Bruxelles, dans un communiqué.

L’UE a, à ce jour, mis en œuvre la totalité des lourdes sanctions décrétées contre la Corée du Nord dans le cadre des résolutions des Nations unies. Ses 28 pays membres ont également décrété des sanctions supplémentaires en réponse à la douzaine d’essais effectués par le régime de Kim Jong-Un depuis début 2016.

Le tir de dimanche a été effectué depuis la base de l’armée nord-coréenne à Kusong, dans la province du Nord Pyongan, vers 05h30 (20h30 GMT samedi), et le projectile a parcouru environ 700 km, selon un communiqué de l’armée sud-coréenne.

Lors du précédent tir réussi par le régime de Pyongyang, en février, depuis la même base de Kusong, le missile avait parcouru la distance de 500 km.

L’UE note que ce tir « viole sérieusement de multiples résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies » et réclame à la Corée du Nord de « respecter ses obligations internationales ».

Pyongyang « doit cesser ces tirs et abandonner ses programmes de missiles balistiques d’une façon complète, vérifiable et irréversible. Cela vaut également pour ses programmes d’armes nucléaires et tous ses autres programmes d’armes de destruction massive », insiste la porte-parole, en appelant la Corée du Nord à engager « un dialogue crédible et significatif » avec la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 15h57)                                            

Cyberattaque: « 200.000 victimes dans au moins 150 pays »

mai 14, 2017

Un ordinateur avec un serveur Windows est connecté à un serveur réseau dans un immeuble de bureaux à Washington, le 13 mai 2017 / © AFP / Andrew CABALLERO-REYNOLDS

La cyberattaque mondial qui frappe la planète depuis vendredi a fait 200.000 victimes, essentiellement des entreprises, dans au moins 150 pays, a affirmé le directeur d’Europol, Rob Wainwright, dans une interview dimanche à la chaîne britannique ITV.

« Nous menons des opérations contre environ 200 cyberattaques par an mais nous n’avions encore jamais rien vu de tel », a souligné le patron d’Europol qui craint que le nombre de victimes continue à croître « lorsque les gens retourneront à leur travail lundi et allumeront leurs ordinateurs ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 14h06)