Archive for the ‘Technologie’ Category

Diaspora : une Congolaise électricienne de maintenance des systèmes automatisés

décembre 18, 2020

Jeune femme passionnée d’électricité, Laurceline Ossete exerce quotidiennement ses talents dans une profession jusque-là considérée exclusivement masculine puisqu’elle travaille à la maintenance des ascenseurs, dans la région parisienne, en France. Ainsi, le métier qu’elle s’est choisi mêle les savoir-faire électronique, électrique et mécanique.

Laurceline Ossete

Laurceline Ossete

J’ai effectué plusieurs stages à la Société nationale d’électricité au Congo où j’ai gagné en expérience ”, explique-t-elle, mettant en avant sa formation continue au sein des entreprises congolaises de 2012 jusqu’en 2016. Auparavant, titulaire d’un baccalauréat scientifique en 2011 au lycée Victor-Augagneur à Pointe-Noire, elle avait opté pour des études supérieures en électrotechnique, sanctionnées par l’obtention d’une licence en 2014 à l’École supérieure des sciences appliquées et de technologies / ESSAT à Brazzaville. Puis elle se rend au Maroc à Fès, où elle étoffe son cycle universitaire par une formation en réseaux et systèmes informatiques de l’École française d’enseignement technique.

Depuis trois ans, la Congolaise s’est installée dans la région parisienne. Après une formation au niveau de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes de Gonesse, elle a choisi de travailler dans un secteur qui souffre de clichés de genre où elle demeure en alerte à la moindre panne touchant aussi bien la mécanique que l’électricité. “C’est pour la maintenance que mon cœur bat, en reflet avec ma formation initiale”, confie la technicienne, ravie d’exercer dans l’écosystème des machines automatisées avec, de plus, beaucoup d’électronique et d’informatique.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Portrait : Emmanuel Lubanzadio, responsable de la politique publique de Twitter pour l’Afrique subsaharienne

décembre 12, 2020

Originaire de la République démocratique du Congo et de nationalité allemande, Emmanuel Lubanzadio est, depuis janvier 2020, responsable de la politique publique de Twitter pour l’Afrique subsaharienne. À ce poste stratégique, il travaille pour l’un des réseaux sociaux les plus influents au monde mais, explique-t-on, garde la tête froide et reste discret. Par son parcours, il souhaite notamment inspirer les jeunes africains.

Basé à Dublin, Emmanuel Lubanzadio, en tant que responsable de la politique publique de Twitter pour l’Afrique subsaharienne, fait partie de l’équipe de politique publique Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) de Twitter à Dublin.

Le travail de « Twitter Public Policy » est axé sur les problèmes de politique posés par la propagation continue de la technologie numérique et des services de communication sur le Web à travers le monde. Ces questions vont de la liberté d’expression, de la sécurité en ligne, de la propriété intellectuelle, du droit d’auteur, de la vie privée et de la liberté sur Internet. L’équipe chargée des politiques gère et dirige également le travail de responsabilité sociale des entreprises de Twitter, en collaborant avec des ONG actives dans les domaines de l’inclusion numérique, de la liberté d’expression, de la sécurité en ligne et des services d’urgence / reprise après sinistre. Dans le contexte d’événements civiques tels que les élections, Public Policy veille à ce que les acteurs politiques trouvent une place naturelle sur Twitter.

Depuis la nomination d’Emmanuel Lubanzadio, Twitter, dans le but de prévenir le suicide et l’automutilation pendant cette période de pandémie, a déployé une nouvelle fonctionnalité au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud pour inciter les personnes ayant des pensées suicidaires à demander de l’aide. Commentant cette nouvelle fonctionnalité, Emmanuel Lubanzadio a déclaré que la communauté des médias sociaux peut être une source importante de soutien en temps réel pour toute personne aux prises avec des pensées d’automutilation ou suicide.

En outre, le 25 mai 2020, Twitter avait annoncé qu’il avait introduit un nouvel emoji dédié à l’Afrique, spécialement lancé à l’occasion de la Journée de l’Afrique. L’emoji représente le drapeau de l’Union africaine.« Nous sommes heureux de nous associer à l’Union africaine pour lancer cet emoji spécial commémorant la Journée de l’Afrique. Twitter est le lieu où les communautés se rassemblent et suivent les événements mondiaux. Avec cet emoji, nous voulons aider les gens à célébrer l’héritage africain et à partager leurs points de vue sur tout ce qui se passe sur le continent, tout en rendant ces conversations colorées et engageantes », avait expliqué Emmanuel Lubanzadio.

Emmanuel Lubanzadio, indique Policy Center for The New South, a grandi en Allemagne dans une famille congolaise de cinq enfants. Pendant son enfance, ses voyages en République démocratique du Congo (RDC) étaient rares, mais il a beaucoup entendu parler de la politique africaine, un sujet récurrent chez lui. Sa première rencontre avec un pays africain autre que la RDC a eu lieu en 2014 au Ghana, où il a vécu et travaillé comme « Junior Professionnal » pour Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), l’Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ) sur un projet avec le Centre international de formation au maintien de la paix Kofi Annan. Au sein du GIZ, il a géré des projets concernant la construction de la démocratie, les soins de santé, la bonne gouvernance, la numérisation et le renforcement des capacités en Afrique et au Moyen-Orient. Il a également mené des stratégies de plaidoyer, assuré la gestion des parties prenantes et conseillé le personnel de projet, les responsables gouvernementaux et les donateurs multilatéraux, y compris l’Union européenne, l’ONU et la Banque mondiale.

L’expérience américaine

Avant d’être nommé directeur des relations gouvernementales de Frenesius en juin 2017, Emmanuel Lubanzadio a été assistant de recherche chez Fresenius Kabi, de 2015 à 2016, où il a soutenu le département des relations gouvernementales dans la gestion des relations avec les principaux acteurs politiques, mené des recherches sur le droit de la propriété intellectuelle, les politiques d’accès aux marchés et examiné l’impact des accords de libre-échange sur la disponibilité de médicaments abordables. Il a également contribué à la composition de documents de position et à d’autres activités de sensibilisation auprès des politiciens du monde entier. Le document de position est le document par lequel une organisation expose, de façon officielle, ses vues sur un sujet, dans un contexte donné. Par ailleurs, Emmanuel Lubanzadio a été plébiscité leader émergent du programme des leaders émergents d’’Atlantic Dialogues en 2019 et Atlantik Bruecke Young Leader (2019).

Mélange de réalisme et d’optimise

Interrogé par Policy Center For The New South, Emmanuel Lubanzadio a décrit sa personnalité comme un «mélange de réalisme et d’optimisme». Policy Center for the New South, anciennement OCP Policy Center, est un groupe de réflexion marocain basé à Rabat au Maroc, qui s’efforce de promouvoir le partage des connaissances et de contribuer à une riche réflexion sur les questions-clés des relations économiques et internationales.

Sur ses impressions personnelles de l’Afrique, Emmanuel Lubanzadio a rappelé : «Chaque pays est différent, même si parfois les personnes en dehors du continent perçoivent l’Afrique comme un seul pays simplement parce que la majorité de ses citoyens sont Noirs. L’Afrique est si riche de sa beauté et de sa diversité, de sa culture, de ses langues, de ses ethnies et de ses religions ». Ainsi, en ce qui concerne l’Afrique, dernière frontière de croissance du monde, il a déclaré : «Certaines régions d’Afrique peuvent voir des lacunes en matière d’infrastructures ou de soins de santé, par exemple. Bien que cela puisse paraître décourageant, les choses progressent absolument dans cette région en raison des personnes créatives, fortes et résilientes qui résident sur le continent. Les personnes qui font la grande Afrique sont sa jeunesse et la société civile en général».

Inspirer les jeunes

Les sujets qui  touchent le plus Emmanuel Lubanzadio sont la liberté d’expression, les droits numériques, le chômage des jeunes et le manque de perspectives pour de nombreux jeunes. «Le continent africain compte 200 millions de jeunes, la plus grande population de jeunes au monde, explique-t-il. C’est là que réside mon cœur, en termes de leur implication dans le processus de prise de décision dans le domaine de la politique et l’accès aux moyens de gagner sa vie », a-t-il expliqué à Policy Center For The New South.

Par son parcours, Emmanuel Lubanzadio aimerait inspirer les jeunes, en montrant qu’ il est toujours possible de «réussir». Interrogé sur ses propres modèles, Emmanuel Lubanzadio a désigné ses  parents : «J’ai le plus grand respect pour eux. Ils ont cherché une vie meilleure et ont travaillé dur pour que mes frères et sœurs et moi puissions être inspirés et avoir des opportunités ». Emmanuel Lubanzadio aime lire des biographies, comme l’Autobiographie de Malcom X, écrite par Alex Haley.

Citoyen du monde

Emmanuel Lubanzadio se considère comme un citoyen du Monde. « Je suis un Allemand avec des racines en Afrique qui a fait ses études aux États-Unis et en Europe. Des gens comme moi seront souvent aux prises avec la question de l’identité. J’ai connu de nombreux conflits culturels, mais je suis fier de mes racines. J’ai une passion pour l’Afrique et je suis également Européen, combiné à l’optimisme que j’ai appris aux États-Unis, grâce à cette idée que vous pouvez être qui vous voulez. Je trouve cela magnifique. J’ai eu ce privilège qui définit certainement qui je suis, un citoyen du monde avec des racines dans des régions où je prends le meilleur de tout », a-t-il fait savoir à Policy Center For The New South.

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

Google sommé de s’expliquer après le licenciement d’une chercheuse noire

décembre 5, 2020

Plus de 1.200 employés de Google et plus de 1.500 universitaires et membres de la société civile avaient demandé vendredi des explications à l’entreprise tech à propos du licenciement d’une chercheuse noire travaillant sur les questions d’éthique liées à l’intelligence artificielle.

Le siège de Google à Menlo Park (Californie), le 4 novembre 2016

© JOSH EDELSON Le siège de Google à Menlo Park (Californie), le 4 novembre 2016

Timnit Gebru a tweeté mercredi que ses supérieurs hiérarchiques avaient accepté une démission qu’elle affirme n’avoir pas soumise, après qu’elle se fut plainte auprès d’un groupe interne du fait que la firme californienne « réduise au silence les voix marginalisées ».

Selon Mme Gebru, Google lui a reproché certains « aspects » du courriel envoyé à ce groupe interne, qui seraient « en contradiction avec ce qu’on attend d’un manager chez Google ».

Selon la radio publique américaine NPR, elle avait aussi confié à ce groupe avoir reçu l’ordre de rétracter un article scientifique sur l’éventuelle utilisation d’une intelligence artificielle pour imiter des propos haineux ou biaisés.

Justifiant la demande de rétractation dans un courriel rendu public, le chef du département intelligence artificielle de Google, Jeff Dean, a expliqué que l’article n’avait pas atteint les niveaux d’exigence en vue d’une publication.

En plus d’explications concernant cet article, les plus de 2.700 signataires de la pétition mise en ligne jeudi demandent un engagement « sans équivoque » de Google à respecter l’intégrité scientifique et la liberté académique.

Contacté par l’AFP à ce sujet, Google n’a pas répondu.

Militante en faveur de plus de diversité, Timnit Gebru a co-fondé le groupe « Black in AI », dont l’objectif est d’accroître la présence de personnes noires dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Américaine d’origine éthiopienne, elle a notamment étudié la propension des technologies de reconnaissance faciale à faire des erreurs d’identification de personnes de couleur.

Son licenciement intervient alors que Google a été sommé mercredi par une agence fédérale américaine de répondre à des accusations de surveillance à l’encontre de ses employés militants.

Par AFP avec gc/vgr/sdu

Canada: Pénurie d’électroménagers et pièces au Québec

décembre 4, 2020

En 2020, la pénurie d’électroménagers liée à la pandémie a fait en sorte que davantage de gens se sont tournés vers la réparation. Depuis deux ans déjà, certains réparateurs de Québec constatent une hausse de la demande en raison de soucis financiers ou écologiques.

Une série de réfrigérateurs

© Maxime Denis/Radio-Canada Une série de réfrigérateurs

Chez Monfette Service dans Limoilou, le téléphone ne cesse de sonner. Son propriétaire, Marco Bussières, constate une hausse d’au moins 10 % des ventes depuis le début de la crise de COVID-19.

«On se rend compte que les appareils neufs sont plus difficiles d’accès, donc les gens vont se tourner davantage vers la réparation. Dans les pièces, on a depuis le mois de septembre des pièces en rupture de stock pour la majorité de nos fabricants. Des pièces courantes avec lesquelles on n’avait pas ce problème-là avant», explique M. Bussières.

Les ventes explosent

Même son de cloche chez Lévesque Électroménagers dans Saint-Sauveur, où les ventes ont explosé depuis le printemps.

«La COVID a affecté toute la chaîne d’approvisionnement, à partir du manque de la disponibilité de la matière première, les pièces dans les usines, la fabrication, et maintenant c’est la distribution aussi», lance le propriétaire de Lévesque Électroménagers, Karl Desbiens.

Le protectionnisme des fabricants basés en sol américain aurait contribué au manque d’appareils disponibles ici.

«Les usines ont aussi diminué leur gamme de produits. Ce qui fait en sorte que, présentement, il y a des produits qu’on ne peut avoir seulement dans deux, trois, quatre mois, même six mois», résume Karl Desbiens.

Il estime à 20 % la hausse des ventes d’électroménagers au Québec.

«On est l’un de ces secteurs d’activités, au même titre que les piscines, les vélos, les ski-doos, la rénovation dans les maisons, dans les quincailleries. On a « profité » un peu de cette masse-là de clients».Des ensembles de laveuses-sécheuses

© Maxime Denis/Radio-Canada Des ensembles de laveuses-sécheuses

En plus de problèmes d’approvisionnement en électroménagers et en pièces, les appareils neufs ajoutent une pression de plus sur le marché de la réparation puisqu’ils ne sont plus aussi durables que ceux du passé.

«Aujourd’hui, tout est électronique, avec plein de capteurs et de fonctions. Tout ça fait qu’il y a plus de composantes, donc plus de risques qu’ils brisent», informe M. Bussières.

Prendre son mal en patience

La patience est de mise puisque le retour à la normale n’est pas prévu avant plusieurs mois.

«L’industrie dit l’été prochain. Mais d’après moi, avant que tout se remette en branle, que tout le monde soit vacciné et que la machine reparte, la disponibilité des pièces, je ne pense pas avant 2022», songe M. Desbiens.

Même prévision chez Maufette Service.

«D’après moi, un bon six mois avant que tout revienne. Parce qu’il a fallu ça six mois avant que l’effet se fasse sentir. Car ils ont des réserves. D’après moi pour refaire tout le processus de fabrication et que ça suffise à la demande, on va encore vivre ça pour l’hiver», estime Marco Bussières.

Si Lévesque Électroménagers a observé une forte demande pour les ensembles cuisinière-réfrigérateur-lave-vaisselle, Monfette Services a surtout vu une augmentation pour un produit en particulier qui démontre le retour aux fourneaux de bien des Québécois.

Des éléments de cuisson dans un magasin

© Maxime Denis/Radio-Canada Des éléments de cuisson dans un magasin

Nouveau règlement à venir

Québec obligera les fabricants d’électroménagers à s’assurer de la fin de vie de leurs produits. Le règlement étant initialement prévu pour le samedi 5 novembre, une tolérance sans sanction sera permise aux intervenants concernés jusqu’au 1er avril 2021, en raison de la pandémie.

Les réfrigérateurs, congélateurs, cuisinières, climatiseurs, lave-vaisselle, laveuses et sécheuses devront être récupérés ou valorisés par les manufacturiers.

Cette modification au Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises pourrait contribuer à réduire de 200 000 tonnes les émissions de gaz à effet de serre par an.

Québec investira un total de 90 millions $ sur 10 ans pour ne pas refiler la facture aux consommateurs.

Selon Recyc-Québec, un réfrigérateur désuet et mal récupéré peut équivaloir aux émissions d’une voiture qui parcourt 17 000 km par an, soit 3 tonnes de CO2.

Avec Radio-Canada par  Maxime Denis

Congo/Formation qualifiante : Emérite Gloire Loembyalle monte un panneau solaire

octobre 17, 2020

Après une semaine et demie du lancement du séminaire sur l’installation et la maintenance des panneaux solaires, une initiative de Mac Service à l’intention de mille jeunes de la ville océane, Emérite Gloire Loembyalle, l’une des meilleurs apprenants, s’est illustrée dans le montage d’un panneau solaire.

1-Emérite Gloire Loembyalle essayant le panneau monté /Adiac

Âgée de moins de 20 ans,  Emérite Gloire Loembyalle a honoré les formateurs en effectuant un montage de panneau solaire en quelques minutes devant la presse. Elle a été ovationnée par tous les autres apprenants.  « Je suis très contente d’avoir réussi le montage du panneau solaire en peu de temps. Au départ, je n’étais pas appliquée pour tout ce qui est électrique mais, après cette formation, je n’ai presque plus peur de raccommoder les fils électriques. Au contraire, je suis très heureuse d’apprendre un métier qui est considéré par certains comme un métier des hommes.  Aujourd’hui, je peux prouver à l’humanité que les femmes sont aussi capables d’apprendre tous les métiers », a-t-elle indiqué.

Après la démonstration de la jeune fille, l’organisateur s’est réjoui de la détermination des apprenants. « La formation se déroule comme prévu sans inquiétude. Nous avons interrompu le cours juste pour vous montrer le niveau des apprenants après une semaine et demie des cours théoriques. A ce jour, nous  avons déjà une centaine de jeunes actifs avant la phase pratique qui interviendra le 23 octobre », a rassuré le PDG de Mac Service,  Moïse Devallon N’Déndé, qui a d’ailleurs solliciter l’indulgence des autorités pour entretenir cette main d’œuvre. « Nous voulons qu’après la formation, tous ces jeunes trouvent du travail. Aujourd’hui, nous constatons tous que la grande partie de la ville de Pointe-Noire est dans le noir. Mais, avec les panneaux solaires, nous pouvons éclairer toute la ville. Nous avons la chance d’avoir le soleil durant les 365 jours de l’année », a ajouté Mac Service qui entend mettre tous les jeunes à l’œuvre d’ici 2021.

2-Une vue de la salle pendant la formation/Adiac

L’organisateur a également laissé entendre que les travaux de la centrale solaire seront  lancés sous-peu à Oyo dans le département de la Cuvette. D’où sa mission de former douze mille jeunes congolais en énergie solaire. La formation qualifiante lancée depuis le 6 octobre par la société Mac Service BDS, en partenariat avec la direction départementale de la Formation qualifiante à l’intention de mille jeunes de Pointe-Noire, s’inscrit dans le cadre de la mise en application du projet du président de la République sur le boulevard  énergétique.

Avec Adiac-Congo par Charlem Léa Itoua 

Congo/Enseignement: les élèves suivront des cours à travers « Ecole à domicile média »

octobre 14, 2020

La chaîne éducative, qui va assurer la continuité pédagogique, a été officiellement mise en service par la directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la science, la culture (Unesco), Audrey Azoulay, le 14 octobre à Brazzaville au lycée de la Révolution où le média est installé.

La directrice générale de l’Unesco et le ministre Collinet Makosso sur le plateau

Plate-forme d’hébergement et de diffusion, la chaîne « Ecole à domicile média » qui combine web, radio et télévision diffusera non seulement les cours mais aussi les émissions et documentaires éducatifs en cette période où les enseignements se font en présentiel et en distanciel, a expliqué le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso, lors du lancement officiel dudit média.

Le plateau technique de cette chaîne est disposé de façon à permettre l’interactivité par webinaire.

Un studio pour la diffusion en direct et en différé où se font également des simulations et les enregistrements. « Ce média annonce une grande révolution dans la gouvernance scolaire », a indiqué le ministre Anatole Collinet Makosso.

Il a, par ailleurs, indiqué que le gouvernement a résolu de capitaliser toutes les approches expérimentées lors du confinement pour donner un sens à l’éducation non formelle comme dispositif devant compléter l’éducation formelle. L’approche pédagogique de « Ecole à domicile », qui privilégiait les élèves en classe d’examen, a permis à 28 556 jeunes de décrocher le baccalauréat et 55 338 à empocher le Brevet d’études du premier cycle.

« Je salue les efforts consentis par le Congo dans le maintien des apprentissages pendant les moments forts de la pandémie, la volonté de ne pas laisser tomber l’éducation », a déclaré, pour sa part, la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay.

La diplomate onusienne, en séjour de travail à Brazzaville, a également souligné la nécessité de prendre en compte les élèves vivant dans les zones rurales, s’agissant de l’enseignement à distance.

Le schéma prévu par le ministère de l’Enseignement, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation prévoit les cours polycopiés et les cahiers d’activités à mettre à la disposition des élèves, y compris ceux qui sont dans des zones rurales de sorte à garantir une éducation de qualité à tous les enfants du pays, à en croire le ministre Anatole Collinet Makosso.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya.

Niger : Fadji Zaouna Maïna, de Zinder à la Nasa

septembre 7, 2020
Dr Fadji Zaouna Maïna, hydrologiste et première scientifique nigérienne à avoir intégré la Nasa.

À 29 ans, Fadji Zaouna Maïna est la première scientifique nigérienne à intégrer la Nasa. Une réussite qui fait d’elle u modèle dans son pays.

Fadji Zaouna Maïna, première scientifique nigérienne à intégrer la très prestigieuse National Aeronautics and Space Administration (Nasa) aux États-Unis, a réalisé un rêve d’enfant tout en devenant un symbole national.

Depuis qu’elle a rejoint l’agence spatiale américaine, le 27 août, les félicitations pleuvent de toutes parts. Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, l’a même appelée le 2 septembre pour la féliciter et lui dire, aussi, qu’elle était désormais une « fierté nationale qui doit servir de modèle à la jeunesse nigérienne ».

« J’ai repoussé les limites »

La scientifique de 29 ans est pleinement consciente de ce qu’elle représente. « J’ai repoussé les limites, j’ai rendu cela possible et j’ai rendu tout un pays fier, a-t-elle réagi. Les chances pour une fille comme moi, née et élevée à Zinder, de devenir scientifique dans une institution comme la NASA sont presque nulles. »

« Depuis toute petite, j’ai toujours voulu travailler à la Nasa. Seulement, quand on naît à Zinder, on n’a pas forcément accès à l’information, comme c’est le cas à Niamey. J’avais donc ce rêve, mais je ne savais pas par quoi commencer, ni quel chemin prendre pour le réaliser », explique Fadji Zaouna Maïna à Jeune Afrique.

MA FAMILLE M’A TOUJOURS SOUTENUE DANS MES ÉTUDES. »

Aujourd’hui, elle se voit davantage comme une pionnière que comme un symbole. « Je tiens à ce que de plus en plus de femmes nigériennes travaillent dans le domaine des sciences, qu’elles suivent le même parcours que le mien et me rejoignent bientôt à la Nasa ».

De Zinder à Berkeley

Son parcours d’excellence démarre à Zinder. Après une scolarité brillante – elle a sauté plusieurs classes -, elle obtient le baccalauréat à l’âge de 16 ans. « Ma famille m’a toujours soutenue dans mes études, insiste-t-elle. Depuis que je suis petite, tout mon entourage m’encourage. »

Parallèlement, la jeune lycéenne de Zinder s’engage en politique. Élue députée junior au sein de l’Assemblée nationale des jeunes du Niger, elle s’y fait l’avocate de l’éducation et de l’autonomisation des filles. Et si, à l’heure des études supérieures, elle choisit la filière hydrologie c’est « pour participer à l’améliorer des conditions d’accès à l’eau potable au Niger ».

Après une licence obtenue à l’université de Fès, au Maroc, elle poursuit ses études en France, à l’université de Strasbourg. Elle y obtiendra son doctorat en hydrologie. Elle travaille ensuite dans plusieurs prestigieux laboratoires, notamment au sein du Commissariat aux énergies alternatives et à l’énergie atomique (CEA), avant de rejoindre la division des Géosciences de l’énergie de l’université de Berkeley, aux États-Unis.

Lanceuse d’alerte climatique

Ses travaux sur l’impact combiné du changement climatique et de la pollution sur la ressource en eau lui valent de figurer dans le prestigieux classement Forbes 2019 des 20 scientifiques de moins de 30 ans aux projets de recherche les plus ambitieux.

C’est en novembre 2019 qu’elle est repérée par les chasseurs de tête de la Nasa. Elle vient alors de publier un article très remarqué analysant les vulnérabilités régionales face aux extrêmes climatiques, en se penchant plus spécifiquement sur le cas de la Californie, ravagée par des incendies titanesques.

À la Nasa, elle rejoint l’équipe qui travaille notamment sur les donnée du satellite GRACE (Gravity Recovery Climate Experiment). « J’essaierai de mieux comprendre le cycle de l’eau et l’évolution des ressources en eau dans le contexte du changement climatique en utilisant des modèles mathématiques et les données des satellites de la Nasa », explique la scientifique.

Si elle n’envisage pas, pour l’heure, de quitter les États-Unis pour rentrer au Niger, Fadji Zaouna Maïna n’en conserve pas moins des liens forts avec son pays. Elle travaille notamment avec une ONG locale, OASIS, qui intervient dans les domaines de l’éducation et de l’émancipation des femmes. Elle accompagne également de jeunes chercheurs de l’université de Niamey dans leurs travaux.

Et, tandis que Niamey est confronté à de très graves inondations – au 7 septembre, le bilan était de 57 morts et près de 300 000 sinistrés – , elle se fait également lanceuse d’alerte. « Ces inondations qui sont aujourd’hui exceptionnelles pourraient être la norme dans le futur, prévient-elle ainsi. Nous devrions bâtir un environnement résilient en tenant compte des interactions entre le climat, la population, et l’environnement.

Avec Jeune Afrique par Tatiana Mouafo Fofe

Une panne d’internet mondiale causée dimanche par une entreprise américaine

août 30, 2020

Au moins 10.000 clients de CenturyLink ont souffert de problèmes de connexion pendant plusieurs heures. Parmi eux, des sites majeurs comme Amazon, eBay, Starbucks, ou encore XBoxLive, affectant des retransmissions de matchs de Ligue 1 en France.

L’entreprise américaine de télécommunications CenturyLink a connu dimanche une panne de réseau de plusieurs heures affectant des sites web, des plateformes de streaming et de jeux vidéos aux États-Unis et en Europe, et notamment des retransmissions en ligne des matchs de Ligue 1 en France. «Le 30 août, des clients dans différents marchés internationaux ont été touchés par une panne à travers notre réseau», a affirmé la société contactée par l’AFP. «Nous pouvons désormais confirmer que tous les services ont été restaurés à 11H12 (15H12 GMT)», a dit CenturyLink.

Selon le site Downdetector, la panne a duré plus de cinq heures. Au moins 10.000 clients de l’entreprise basée à Monroe en Louisiane ont souffert de problèmes de connexion pendant plusieurs heures, selon Downdetector. Parmi eux se trouvent des sites majeurs comme Amazon, eBay, Starbucks ou encore les plateformes de streaming Hulu et celles de jeux vidéos PlayStation network et XBox Live. En France, les abonnés de Téléfoot se sont retrouvés avec un écran noir sur les applications de la chaîne, ce qui a affecté la diffusion de matchs de Ligue 1.

Si CenturyLink n’a pas précisé la raison de cette panne, celle-ci pourrait être liée à des problèmes dans le réseau de l’un de ses centres de données, selon le site de la société. En 2018, CenturyLink avait aussi été victime d’un bug massif affectant les distributeurs de billets et les appels d’urgence (911) aux États-Unis.
Par Le Figaro avec AFP

Plus de 11 200 Canadiens touchés par les cyberattaques visant le fisc

août 17, 2020
Les Canadiens qui veulent transiger avec le gouvernement en utilisant leur compte en ligne à l'ARC ne pourront pas le faire avant le milieu de la semaine.
© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les Canadiens qui veulent transiger avec le gouvernement en utilisant leur compte en ligne à l’ARC ne pourront pas le faire avant le milieu de la semaine.
 
Les trois incidents de cybersécurité ayant compromis les renseignements personnels de milliers de Canadiens sont désormais maîtrisés et les services en ligne du fisc canadien qui ont été interrompus en conséquence seront bientôt rétablis.

C’est ce qu’ont assuré lundi des fonctionnaires du gouvernement fédéral qui ont commenté l’affaire lundi, lors d’une conférence de presse tenue à Ottawa.

«L’attaque par bourrage de justificatifs contre le gouvernement du Canada a maintenant cessé», a affirmé Marc Brouillard, dirigeant principal de l’information du gouvernement du Canada par intérim.

Au total, ce sont trois attaques, et non deux, qui ont visé des systèmes informatiques du gouvernement, a-t-on appris de la part des fonctionnaires.

La première attaque a été effectuée par «bourrage de justificatifs» le 7 août dernier et a permis à ses auteurs d’accéder aux mots de passe et noms d’usager de 9041 comptes CléGC utilisés par près de 30 ministères et agences du gouvernement.

Les auteurs de l’attaque ont pu accéder à des services du gouvernement pour certains de ces comptes, dont 3400 à l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Les comptes touchés ont été annulés dès que l’attaque a été découverte, a précisé M. Brouillard, et les ministères contactent maintenant les citoyens concernés pour leur indiquer comment obtenir une nouvelle CléGC.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a été prévenue de cette attaque mardi dernier, soit trois jours plus tard, a encore dit M. Brouillard, qui n’a pas voulu s’avancer sur l’identité de ses auteurs.

Une seconde attaque visant l’ARC a aussi eu lieu la semaine dernière et a permis à des pirates d’accéder à 2200 autres dossiers à l’ARC.

Cette attaque était due à une vulnérabilité du système, qui permettait aux pirates de contourner une question de sécurité posée aux usagers. Cette défaillance a été corrigée depuis, assure-t-on.

En incluant les 3400 dossiers compromis avec une CléGC, ce sont donc 5600 comptes à l’ARC qui ont été touchés.

Une troisième attaque, dont les détails demeurent flous, a eu lieu samedi dernier, et a incité l’ARC à interrompre dimanche trois services en ligne – Mon dossier, Mon dossier d’entreprise et Représenter un client.

«Nous étions très confiants que le contrôle était bien, mais après [les événements impliquant] la CléGC, nous avons remarqué une attaque le samedi et nous avons décidé [alors] de bloquer et fermer notre portail», a expliqué Annette Butikofer, commissaire adjointe et dirigeante principale de l’information à l’ARC.

En tout et pour tout, les renseignements personnels d’environ 11 200 Canadiens ont été compromis par cette série de cyberattaques.

Un service sur trois rétabli

Selon Mme Butikofer, le service Mon dossier d’entreprise est cependant fonctionnel à nouveau, de sorte que les employeurs qui veulent présenter une demande de subvention salariale peuvent le faire dès maintenant.

Les deux autres services de l’ARC – Mon dossier et Représenter un client – devraient être rétablis en milieu de semaine, a précisé Mme Butikofer.

Entre-temps, les Canadiens qui veulent faire une demande de Prestation canadienne d’urgence (PCU) et qui ne veulent pas attendre que le service soit rétabli peuvent le faire par téléphone, en composant le 1-800-959-8218.

Cependant, les fonctionnaires demandent aux Canadiens de ne pas appeler là pour vérifier s’ils sont au nombre des victimes. Les personnes touchées par ces attaques recevront plutôt des lettres au cours des prochains jours. On les informera de la procédure à suivre pour confirmer leur identité auprès de l’agence et retrouver l’accès à leur compte.

De son côté, le ministère de l’Emploi a plutôt joint ses usagers par courriel.

Enquête de la GRC

La GRC, qui a ouvert une enquête sur les cyberattaques, suppose déjà que les pirates informatiques ont mis la main sur les mots de passe de leurs victimes canadiennes grâce aux précédentes fuites de données personnelles qui ont impliqué, entre autres, des banques.

«C’est possible qu’il y ait un lien» a convenu M. Brouillard.

«C’est souvent dans ces attaques-là que les informations sont revendues sur le dark web, c’est une accumulation de plusieurs [informations piratées], alors ce serait possible qu’on ne soit jamais capable de préciser exactement la source», a-t-il expliqué.

Outre la GRC, le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a ouvert une enquête sur ces attaques.

Avec CBC/Radio-Canada

L’avenir de TikTok aux Etats-Unis de plus en plus incertain

août 1, 2020

 

Le président américain Donald Trump a menacé, tour à tour, de forcer le chinois ByteDance à céder l'application TikTok, puis de la bannir des Etats-Unis tout court
© Lionel BONAVENTURE Le président américain Donald Trump a menacé, tour à tour, de forcer le chinois ByteDance à céder l’application TikTok, puis de la bannir des Etats-Unis tout court
Les négociations entre Microsoft et TikTok étaient au point mort samedi, selon le Wall Street Journal (WSJ), à cause de l’opposition du président Donald Trump à un rachat par un groupe américain de l’application qu’il menace d’interdire.

La plateforme américaine, qui appartient au groupe chinois ByteDance, est soupçonnée par Washington de partager ses données avec Pékin, ce que l’entreprise a toujours fermement nié.

Une acquisition du très populaire réseau social, pour le rapatrier aux Etats-Unis, semblait à de nombreux acteurs en présence une solution idéale.

Après des semaines de rumeurs et de pression, la Maison Blanche avait d’ailleurs indiqué vendredi que le président s’apprêtait à signer un ordre officiel pour obliger ByteDance à se séparer de l’appli américaine, au nom de la protection de la sécurité nationale.

Et plusieurs médias américains assuraient vendredi que le géant de l’informatique Microsoft était en négociations avancées pour la racheter.

Mais vendredi soir, à bord de l’avion présidentiel, Donald Trump a annoncé d’une part qu’il « bannissait TikTok des Etats-Unis » et a précisé aux reporters qu’il n’était pas en faveur d’une opération de rachat des activités américaines de TikTok par une société de son pays.

« J’ai ce pouvoir (d’interdire TikTok) », a-t-il assuré. « Je peux le faire avec un décret ».

« Nous sommes ici pour rester », a déclaré samedi Vanessa Pappas, responsable de la branche Etats-Unis de TikTok, dans une vidéo enjouée sur l’application, à l’attention des utilisateurs inquiets.

« Nous avons entendu votre déferlement de soutien et nous voulons vous dire merci. Nous n’avons pas l’intention de partir », a-t-elle insisté.

– Américanisation –

La plateforme de divertissement — principalement des vidéos musicales courtes — compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde. Sa popularité s’est encore renforcée à la faveur des mois de pandémie et de distanciation sociale.

Selon le WSJ, les négociations entre Microsoft et TikTok auraient pu aboutir dès lundi. Les deux sociétés attendent désormais plus de clarté de la part de la Maison Blanche, au cas où celle-ci soit décidée à bloquer toute transaction.

« Même si nous ne faisons pas de commentaire sur les spéculations, nous sommes confiants dans le succès à long terme de TikTok », a réagi le groupe.

« Je veux remercier les millions d’Américains qui utilisent TikTok tous les jours, apportant créativité et joie à nos vies quotidiennes », a déclaré Vanessa Pappas en ouverture de sa vidéo.

Elle s’est aussi dite « fière » des 1.500 employés américains et a promis de créer « 10.000 emplois additionnels dans ce pays au cours des trois prochaines années ». « Nous sommes ici pour rester. Continuez à faire entendre votre voix ici et continuons à soutenir TikTok ! »

Ces derniers mois, le réseau social a tenté de démontrer que son identité et ses pratiques était solidement ancrées aux Etats-Unis.

Le 1er juin, Kevin Mayer, l’ancien responsable des plateformes de streaming de Disney (Disney+, Hulu et ESPN+), a pris la tête de la plateforme.

Il est chargé de superviser les ventes, le marketing, les relations publiques, la sécurité, la modération des contenus et les affaires juridiques de TikTok, en rapportant directement à Zhang Yiming, fondateur et PDG de ByteDance.

– Pas de quartier –

Début juillet, l’application a interrompu son activité à Hong Kong à cause de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, qui donne plus de pouvoirs à la police, notamment en matière de surveillance.

Une décision alignée sur celle des autres grands réseaux sociaux californiens: Facebook, YouTube (Google) et Twitter venaient d’annoncer qu’ils ne répondraient plus aux demandes d’informations sur leurs utilisateurs émanant des autorités de Hong Kong, par respect pour la liberté d’expression.

Pas de quoi convaincre le gouvernement américain.

Le CFIUS, l’agence chargée de s’assurer que les investissements étrangers ne présentent pas de risque pour la sécurité nationale, enquêtait sur TikTok.

« Nous devons être vigilants sur le risque que des données privées et sensibles soient transférées à des gouvernements abusifs, y compris le nôtre », est intervenue Jennifer Granick de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU.

« Mais bannir une plateforme, même si c’était légalement possible, nuit à la liberté d’expression en ligne et ne fait rien pour résoudre le problème plus vaste de la surveillance gouvernementale non justifiée », a-t-elle ajouté.

Lors du meeting de campagne de Donald Trump à Tulsa (Oklahoma) fin juin, marqué par des rangées de sièges vides et la vidéo d’un président visiblement dépité, des adolescents avaient proclamé sur TikTok qu’ils avaient commandé de nombreux billets d’entrées avec la ferme intention de ne pas y aller.

Avec AFP