Archive for the ‘Terrorisme’ Category

Attentats-suicides dans le nord-est du Nigeria: 28 morts, plus de 80 blessés

août 15, 2017

Une victime des attentats-suicides dans le nord-est du Nigeria arrive en ambulance à l’hôpital de Maiduguri, le 15 août 2017 / © AFP / STRINGER, STRINGER

Trois femmes kamikazes se sont fait exploser mardi dans une ville à 25 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, faisant 28 morts et plus de 80 blessés, selon des sources locales.

« Trois femmes ont déclenché leur ceintures explosives juste à l’entrée d’un camp de déplacés (dans la ville de Mandarari) faisant 28 morts et 82 blessés », a rapporté Baba Kura, membre des milices civiles qui lutte contre le groupe jihadiste de Boko Haram.

« La première femme a déclenché sa ceinture vers 18 heures (17h00 GMT) dans le marché qui se trouve à l’entrée du camp », raconte ce témoin de la scène.

« Cela a créé de la panique, et les commerçants étaient en train de fermer leur boutique quand deux autres femmes se sont fait exploser, causant la majeure partie des morts et des blessés », poursuit M. Kura.

Ibrahim Liman, l’un des chef des milices civiles engagées dans le combat contre les jihadistes, a confirmé le triple attentat, ajoutant que « plus de 80 blessés ont été conduits à l’hôpital de Maiduguri », grande ville du nord-est du Nigeria.

Des sources à l’intérieur de l’hôpital ont fait part « d’un grand nombre de personnes qui sont arrivées » mardi en fin de journée.

Mandarari se trouve dans le district de Konduga, à quelques kilomètres de la capitale de l’Etat du Borno, district qui a été la cible récente de nombreuses attaques du groupe de Boko Haram.

Des hommes armés ont envahi le village d’Amarwa, proche de Mandarari, dans la nuit de samedi à dimanche, tirant au hasard sur les villageois et mettant le feu à toutes les habitations.

Le district de Konduga est l’un des épicentres des violences commises par le groupe jihadiste depuis que l’armée a forcé les combattants islamistes à décrocher de leur base de la forêt de Sambisa, en décembre dernier.

Il y a deux semaines, trois vendeurs de bois ont été décapités non loin de là, accusés par les combattants d’être des espions au service des forces de sécurité.

Le conflit de Boko Haram, particulièrement meurtrier dans la région du lac Tchad, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis que le groupe extrémiste a pris les armes en 2009.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 03h23)

Au moins 18 morts dans un attentat au Burkina, membre de la coalition anti-jihadiste

août 14, 2017

Un cordon de police sur le site de l’attaque d’un café-restaurant de la capitale burkinabè Ouagadougou, le 14 août 2017 / © AFP / Ahmed OUOBA

Au moins dix-huit personnes, dont plusieurs étrangers, ont été tuées dimanche soir dans un attentat à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, pays membre de la coalition anti-jihadiste du G5 Sahel.

L’attaque, menée par des jihadistes présumés, a visé le café-restaurant Aziz Istanbul, dans le centre-ville, particulièrement fréquenté par des expatriés au moment de la retransmission de grands matchs de football.

« On a entendu des coups de feu. Ils ont commencé à tirer sur la terrasse, on est monté par l’escalier jusqu’en haut, on était couchés par terre, les assaillants sont venus, ils ont pointé leurs fusils sur nous (…) je ne comprenais pas leur langue, c’était de l’arabe ou quoi », a déclaré un rescapé interrogé dans un hôpital à Ouagadougou par la télévision nationale.

Les opérations des forces de l’ordre contre les auteurs de l’attaque retranchés dans le café, situé à quelques dizaines de mètres d’autres établissements attaqués de la même manière en janvier 2016, ont duré toute la nuit.

En début de matinée, le ministre burkinabè de la Communication Remis Dandjinou, avançait un bilan de 18 morts et de deux assaillants « neutralisés ».

Parmi les victimes de l’attaque, qui a fait également une dizaine de blessés, selon le ministre, figurent notamment un Turc et un Français dont les décès ont été annoncés par les autorités de leur pays.

Le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a condamné lundi « l’attentat ignoble » en assurant que « le Burkina Faso se relèvera de cette épreuve car son vaillant peuple opposera une résistance sans concession au terrorisme ».

Son homologue français Emmanuel Macron a condamné cette « attaque terroriste » avant de s’entretenir avec M. Kaboré.

Les deux présidents ont fait le point sur les circonstances de l’attaque, l’identification des victimes et sur l’enquête visant à identifier les commanditaires », a annoncé l’Elysée.

Ils sont convenus « de l’urgence de mettre en oeuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d’accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel ».

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l’opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création d’une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel – Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso – qui devrait compter 5.000 hommes.

Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 a réactivé en février à Bamako ce projet de force conjointe, initialement lancé en novembre 2015.

– Ouagadougou quadrillée –

A Ouagadougou, des opérations de « quadrillage et vérification des maisons avoisinantes » se poursuivaient dans la matinée dans la quartier totalement bouclé par les forces de sécurité, a précisé le ministre.

Le restaurant Aziz Istanbul est situé à 200 mètres du café Cappuccino, qui avait été en janvier 2016 la cible d’une attaque jihadiste sanglante, selon un mode opératoire similaire, revendiquée par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

« Selon des témoins, au moins deux assaillants arrivés à moto vers 21H00, armés de Kalachnikov, ont ouvert le feu sur le restaurant Istanbul », a indiqué à l’AFP un officier de gendarmerie sous couvert d’anonymat.

Un serveur du restaurant a lui vu « trois hommes arrivés à bord d’un véhicule 4×4 vers 21H30, (qui) sont descendus du véhicule et ont ouvert le feu sur les clients assis en terrasse ».

Après avoir évacué le périmètre, les forces de sécurité – gendarmerie, police et armée – ont donné l’assaut vers 22H15 contre les assaillants retranchés dans l’immeuble qui abrite le café, selon l’officier de gendarmerie.

Les blessés ont été transportés dans la nuit à l’hôpital Yalgado Ouedraogo.

« Nous sommes débordés », a confié dans la nuit un chirurgien à l’AFP. « Nous avons reçu une dizaine de blessés, dont trois qui sont décédés. La situation des autres blessés est très critique. Trois sont pris en charge actuellement en bloc opératoire ».

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est depuis 2015 le théâtre d’attaques régulières de groupes jihadistes qui sévissent dans tout le Sahel.

En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè ont été tués dans une attaque contre un détachement de l’armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils.

Plusieurs enlèvements ont aussi été perpétrés, de Burkinabè comme d’étrangers. Un Australien et un Roumain, enlevés en 2015, sont toujours captifs de groupes islamistes liés à Al-Qaida.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 14h56)

Pakistan: au moins 15 morts dans un attentat dans le sud-ouest

août 12, 2017

Un volontaire achemine une civière sur le lieu d’un attentat à Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan le 12 août 2017 / © AFP / BANARAS KHAN

Au moins 15 personnes, dont sept civils, sont mortes dans un attentat samedi soir au Baloutchistan, une province instable du sud-ouest du Pakistan, a annoncé l’armée.

L’attaque visait un véhicule militaire et a été menée au moyen « d’explosifs incendiaires », provoquant un incendie d’autres voitures à proximité, a indiqué un porte-parole de l’armée.

Vingt-cinq personnes ont également été blessées, a-t-il précisé. L’armée s’est déployée sur les lieux et a établi un cordon de sécurité autour du site. Les blessés ont été évacués vers l’hôpital.

La déflagration s’est produite à un arrêt de bus à Quetta, la capitale provinciale, avaient auparavant indiqué les autorités locales.

« Jusqu’à maintenant nous avons reçu huit cadavres et 17 blessés », a déclaré à l’AFP le Dr. Fareed Sumalani, directeur médical de l’hôpital public local.

« Nous essayons de transférer les blessés dans des hôpitaux au plus vite. Les secours sont en train d’éteindre l’incendie », a indiqué sur la chaîne Dunya TV Sarfraz Bugti, le secrétaire aux affaires intérieures de la province.

Aucun groupe armé n’avait revendiqué l’explosion dans l’immédiat, mais les rebelles talibans ainsi que le groupe Etat islamique ont déjà ciblé Quetta par le passé.

Le Baloutchistan, qui borde l’Iran et l’Afghanistan, est une province riche en ressources naturelles mais secouée par une insurrection séparatiste et des violences islamistes.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 22h31)                

Face aux attentats, des soldats dans les rues en Europe, sauf en Allemagne

août 10, 2017

Un soldat patrouille autour de la gare centrale de Bruxelles, le 21 juin 2017 / © AFP/Archives / EMMANUEL DUNAND

Face aux attentats jihadistes les grandes démocraties européennes, à l’exception de l’Allemagne pour des raisons historiques, n’hésitent pas à faire appel à l’armée pour patrouiller dans les rues.

Toutefois cette présence de militaires au cœur des villes, pour des missions auxquelles ils ne sont pas préparés, fait souvent l’objet de critiques et reste, en théorie, limitée dans le temps.

FRANCE

Des militaires patrouillent dans les rues en France depuis des attentats en 1986. L’opération « Sentinelle », qui a débuté en janvier 2015, au lendemain de l’attaque contre le journal Charlie Hebdo, compte actuellement 7.000 soldats patrouillant dans les lieux sensibles, comme les sites touristiques, les gares, les aéroports. Après en avoir compté plus de 10.000, l’opération sera « revue en profondeur » à la rentrée, a annoncé le président Emmanuel Macron. De nombreux experts mettent en doute son efficacité, assurent que ses soldats sont avant tout des cibles et qu’elle fait peser sur l’armée française des contraintes trop lourdes.

BELGIQUE

Les soldats ont été déployés dans les rues et les points stratégiques en Belgique le 17 janvier 2015, après le démantèlement d’une cellule terroriste soupçonnée de préparer des attentats. L’opération, nommée « Vigilant Guardian », mobilise actuellement 1.100 militaires, pour un coût d’environ 100 millions d’euros en plus de deux ans. Elle est temporaire, renouvelée de mois en mois.

GRANDE-BRETAGNE

L’opération « Temperer plan », organisée à la suite des attentats de janvier 2015 à Paris, peut permettre la mobilisation de jusqu’à 5.100 soldats dans les rues du royaume, pour prêter main forte aux forces de l’ordre. Après l’attentat de Manchester en mai, un millier de militaires ont été déployés, pour une courte période, afin de sécuriser la ville.

ALLEMAGNE

La Bundeswehr n’est pas autorisée, par la Constitution d’après-guerre, à intervenir sur le territoire allemand, sauf en cas de menace « contre l’ordre démocratique de l’État fédéral » ou pour des actions humanitaires. Les fonctions de l’armée allemande sont donc clairement séparées de celles de la police. Toutefois l’hypothèse d’un recours à l’armée dans un rôle d’appoint, pour de la coordination, sans militaires dans les rues, est à l’étude dans les seize États-régions du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2017 15h36)                

Un ex-otage suédois au Mali critique le paiement des rançons

août 10, 2017

L’ex otage suédois au Mali Johan Gustafsson, lors d’une conférence de presse à Stockholm, le 10 août 2017 / © TT News Agency/AFP / Vilhelm STOCKSTAD

Un ex-otage suédois, détenu par Al-Qaïda au Mali pendant plus de cinq ans avant d’être libéré en juin, a dénoncé jeudi le versement de rançons dans les affaires d’enlèvement.

Johan Gustafsson, 42 ans, a déclaré ignorer les raisons pour lesquelles ses ravisseurs avaient décidé de le libérer après cinq ans et sept mois de détention, mais espérer que le gouvernement suédois dise vrai quand il affirme son refus de payer des rançons pour libérer des otages.

« Personnellement, je pense que c’est pas bien (de payer une rançon, NDLR). Cela met d’autres personnes en danger (…) Ce sont d’importantes sommes qui (…) ont un impact énorme sur la guerre. (Les groupes jihadistes) peuvent utiliser cet argent dans leur machinerie de guerre », a déclaré l’ex-otage lors de sa première conférence de presse depuis son retour en Suède, le 26 juin.

Le 25 novembre 2011, Johan Gustafsson avait été enlevé à Tombouctou par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en même temps que le Sud-Africain Stephen McGown et un Néerlandais, Sjaak Rijke. Un quatrième homme – un Allemand – avait été tué en tentant de résister à ses ravisseurs.

Le Néerlandais avait été libéré par les forces françaises en 2015.

Le Sud-Africain a quant à lui été libéré le 29 juillet dernier. Interrogé sur les conditions de la libération de Stephen McGown, le ministre sud-africain de la Sécurité intérieure David Mahlobo avait assuré que son gouvernement n’avait payé « aucune rançon ».

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Aqmi publie régulièrement des vidéos de ses otages, sans revendications claires de la part des ravisseurs.

Peu de détails sont connus sur la façon dont Stockholm a assuré la libération de M. Gustafsson.

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström, a déclaré le 26 juin que cette libération était le résultat de « plusieurs années d’efforts » de la part de la police, des politiciens, des diplomates et des autorités suédoises et internationales.

De son côté, M. Gustafsson a simplement dit avoir été chassé du désert par ses ravisseurs pour être remis à des policiers suédois qui avaient « les larmes aux yeux » et l’ont ensuite accompagné en Suède.

Romandie.com avec(©AFP / 10 août 2017 13h28)                

France/ militaires renversés près de Paris: la voiture interceptée, un homme interpellé

août 9, 2017

Paris – La voiture soupçonnée d’avoir percuté des militaires mercredi matin près de Paris a été interceptée sur l’autoroute en direction du nord de la France et son conducteur, blessé par balle par la police, a été interpellé, a-t-on appris de sources concordantes.

L’interception, « musclée », s’est déroulée en début d’après midi sur l’autoroute en direction de Calais, selon une source proche de l’enquête.

« L’homme interpellé, né en 1980, est susceptible d’être l’auteur » de l’attaque d’une patrouille de militaires à Levallois-Perret mercredi matin, « car il était à bord du véhicule recherché et a tenté de prendre la fuite », selon une source judiciaire.

Pour échapper à son arrestation, le conducteur a percuté un ou plusieurs véhicules, les policiers ont alors fait feu à plusieurs reprise, le blessant, a ajouté cette source.

Les forces de sécurité traquaient mercredi le conducteur de la voiture qui a blessé six soldats participant à une patrouille antiterroriste, avant de prendre la fuite. Quatre jours après une tentative d’attaque contre d’autres soldats à la tour Eiffel, la section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

L’attaque s’est déroulée peu avant 06H00 GMT en plein centre-ville dans une rue semi-piétonne. « Une voiture qui était dans le quartier est arrivée » vers le groupe de soldats, « elle roulait doucement, à 5 mètres à peu près des militaires, elle a accéléré de manière à pouvoir les percuter », a expliqué le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Selon le ministre, c’est « la sixième fois » que des militaires de l’opération Sentinelle, qui mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national depuis 2015, sont pris pour cible.

La France est visée depuis janvier 2015 par une vague d’attentats jihadistes, pour la plupart revendiqués par le groupe Etat islamique (EI), qui a fait au total 239 morts. Les dernières ont tout particulièrement visé les forces de l’ordre, sur des sites emblématiques.

Romandie.com avec(©AFP / 09 août 2017 14h40)

Cameroun: huit civils tués dans un attentat suicide dans le nord

août 6, 2017

Un soldat camerounais à Fotokol, à la frontière avec le Nigeria, après des heurts avec des islamistes de Boko Haram, le 17 février 2015. © Reinnier Kaze/AFP

Huit civils ont été tués samedi soir dans un attentat-suicide dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, où les attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram sont fréquentes, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

L’attaque s’est produite peu après 20H00 dans le village d’Ouro-Kessoum, à 2 km de la frontière nigériane, a rapporté sous couvert d’anonymat un responsable d’un comité de vigilance présent dans la zone.

« Il y a eu 8 morts civils et 4 blessés », a-t-il ajouté, précisant que le kamikaze a été également tué dans l’attentat. L’attentat et son bilan ont été confirmés à l’AFP par une source sécuritaire de la région.

Les blessés ont été évacués à Mora, chef-lieu du département où se trouve Ouro-Kessoum, a-t-on indiqué de même source.

Ouro-Kessoum est située à 2 km d’Amchidé, ville camerounaise séparée par la frontière de Banki, au Nigeria. C’est dans ce village que les autorités envisagent de délocaliser le centre administratif et commercial d’Amchidé, devenue ville fantôme du fait de la violence des attaques de Boko Haram.

La région de l’Extrême-Nord est confrontée depuis plusieurs semaines à une résurgence d’attaques attribuées à Boko Haram, après des mois de relative accalmie.

Mi-juillet, 15 civils ont été tués dans un double attentat-suicide à Waza, une cinquantaine de km d’Amchidé, également proche de la frontière nigériane.

Jeuneafrique.com avec AFP

Afghanistan: près de 30 morts dans un attentat ant-chiite à Hérat

août 1, 2017

Des afghans sur le site d’un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Hérat, le 1er août 2017 / © AFP / Hoshang Hashimi

Un attentat-suicide contre une mosquée chiite de Hérat, dans l’ouest de l’Afghanistan, a fait mardi soir près de 30 morts et plus de 63 blessés au lendemain d’un assaut contre l’ambassade d’Irak à Kaboul revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Cette attaque n’avait pas été revendiquée dans l’immédiat. Mais depuis un an, l’EI a visé à plusieurs reprises des foules et des mosquées de la minorité chiite d’Afghanistan.

Les talibans ont d’ailleurs rejeté mardi soir toute responsabilité dans cette opération sur leur compte Twitter et par un message WhatsApp envoyé à l’AFP.

« Le bilan s’élève à 29 morts et 63 blessés dont certains sont dans un état critique », a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’hôpital régional, Rafiq Shirzai. « Ce bilan pourrait encore évoluer », selon lui.

Un correspondant de l’AFP a vu « de nombreux corps » à l’intérieur de la mosquée Jawadiya et rapporté la vision de « morceaux de corps éparpillés, de flaques de sang, de gens hurlant, pleurant… », avant d’être chassé par la police.

Des photos montrent une foule compacte rassemblée devant le service des urgences de l’hôpital, cherchant des nouvelles de leurs proches ou se proposant pour donner leur sang. D’autres, nombreux, sont massés devant l’entrée de la mosquée, dont l’intérieur a été apparemment très fortement endommagé.

Selon le porte-parole de la police de Hérat, Abdul Ahad Walizada, « deux terroristes sont impliqués dans l’attaque dont l’un portait un gilet explosif et s’est fait exploser, tandis que le second était armé d’un fusil ».

« Tous deux sont morts » a-t-il ajouté, sans donner de précisions sur la mort du deuxième assaillant.

Le correspondant de l’AFP a vu un corps « en morceau » devant l’entrée de la mosquée, sans doute celui du kamikaze.

« L’explosion s’est produite vers 20H00 » (15H30 GMT) selon M. Walizada.

– sectarisme –

Cet attentat intervient au lendemain d’une attaque complexe menée par quatre assaillants contre l’ambassade d’Irak à Kaboul, revendiquée par le groupe Etat Islamique, qui a fait deux morts parmi le personnel afghan.

L’organe de propagande de l’EI, Amaq, a revendiqué l’opération, la première contre l’ambassade d’Irak à Kaboul, après plusieurs attentats contre d’autres missions étrangères.

Dans un communiqué mardi soir, le gouvernement afghan a condamné l’attentat de Hérat et appelé « les Afghans et les responsables religieux à se dresser, unis, contre la barbarie des terroristes ».

« Les terroristes ne peuvent pas semer le sectarisme au sein de notre peuple », a ajouté le président Ashraf Ghani.

Cette série d’attaques contre les chiites, minorité forte de trois millions de personnes en Afghanistan, intervient en pleine débâcle de l’EI en Irak et en Syrie.

L’EI, qui recule au Levant, est apparu dans l’est de Afghanistan pour fonder « L’émirat du Khorasan », le nom antique de la région, début 2015. Il progresse désormais dans le nord du pays malgré les raids aériens américains qui ciblent régulièrement ses positions.

Pour un analyste afghan à Kaboul, « cette attaque a prouvé que l’EI est une véritable menace en Afghanistan ».

« Pour venger sa défaite en Irak, l’EI et ses partisans (…) ont conduit l’attaque contre l’ambassade d’Irak: c’est facile d’attaquer des cibles molles en Afghanistan », relevait mardi Jawed Kohistani, joint par l’AFP.

Selon une source de sécurité refusant d’être identifiée, « l’EI pourrait bien s’avérer plus dangereux que les talibans en Afghanistan ».

Le groupe a revendiqué plusieurs attentats sanglants au coeur de Kaboul depuis un an, dont le premier le 23 juillet 2016 avait fait 84 morts et 300 blessés au sein de la minorité chiite.

(©AFP / 01 août 2017 21h09)

L’ambassade d’Irak attaquée par l’EI à Kaboul

juillet 31, 2017

Des militaires afghans aux abords de l’ambassade d’Irak à Kaboul, théâtre d’une attaque revendiquée par l’Etat islamique, le 31 juillet 2017 / © AFP / SHAH MARAI

L’ambassade d’Irak à Kaboul a été lundi la cible d’une attaque coordonnée pendant plus de quatre heures menée par quatre assaillants, tous tués par les forces afghanes, et revendiquée par le groupe Etat islamique en plein coeur de la ville.r

« L’attaque est terminée, tous les assaillants ont été tués », a annoncé peu après 15H30 (11H00 GMT) sur sa page Facebook le ministère de l’Intérieur qui avait auparavant parlé d’un commando de quatre assaillants, dont un kamikaze qui a ouvert la voie aux autres.

« Les diplomates irakiens ont été évacués en lieu sûr, aucun n’a été blessé », selon le communiqué.

Selon le porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères, Ahmed Jamal, qui a rapporté « deux morts, deux gardes afghans » tués dans l’attaque de l’EI, « le chargé d’affaires (qui tient lieu d’ambassadeur, ndlr) a été évacué vers l’ambassade d’Egypte » voisine. Le ministère afghan de l’Intérieur n’a pour sa part fait état que d’un policier blessé.

L’organe de propagande de l’EI, Amaq, a revendiqué l’opération, évoquant « deux » combattants, sans autres précisions.

C’est la première fois que l’ambassade d’Irak à Kaboul est attaquée, après plusieurs attentats contre des missions étrangères.

Le ministère afghan de l’Intérieur avait confirmé à la mi-journée l’attaque contre la légation irakienne, indiquant dans un communiqué: « vers 11H10 ce matin (06H40 GMT), un groupe de quatre terroristes a attaqué l’ambassade irakienne dans le district 4 de Kaboul » (centre-ville).

« Un premier kamikaze s’est fait exploser à l’entrée de l’enceinte et trois autres se sont frayés un chemin à l’intérieur. La police a réagi promptement et le personnel de l’ambassade a été emmené en lieu sûr » ajoutait-il en annonçant qu' »une opération pour tuer les terroristes (était) en cours ».

Selon un responsable de la sécurité, les forces spéciales étaient sur place « et les civils riverains ont été évacués ».

– Echoppes fermées –

Les premières détonations ont été entendues et signalées à l’AFP peu après 11h00 (06H30 GMT): au moins quatre explosions, des tirs d’armes à feu et de grenades ont été entendus, ont précisé plusieurs riverains.

Une épaisse fumée noire s’est aussitôt élevée au-dessus du quartier visé, assailli par les sirènes de police et d’ambulances.

« Les ambulances et les forces de sécurité, y compris américaines, sont déployées sur place », avait précisé un photographe de l’AFP.

Selon lui, « toutes les échoppes et boutiques de Shar-è-Now (le quartier commercial chic de Kaboul, ndlr) ont été fermées, les gens, des femmes, des enfants, fuyaient la zone, paniqués ».

Dans un communiqué, le ministère afghan des Affaires étrangères a « fermement condamné l’attaque contre l’ambassade irakienne ». Simultanément à Bagdad, le ministère irakien indiquait « suivre la situation avec les autorités afghanes compétentes et des pays amis et examiner les mesures à prendre pour porter secours aux responsables de l’ambassade ».

Cette attaque intervient en pleine débâcle de l’EI en Irak et en Syrie. Le 13 juillet, le chargé d’affaires irakien à Kaboul avait donné une conférence de presse « à l’occasion de la victoire de nos forces armées(…) dans la ville de Mossoul », reprise à l’EI, qui sévit aussi en Afghanistan, indique l’ambassade sur son site internet.

L’EI qui recule au Levant est apparu en Afghanistan pour fonder « L’émirat du Khorasan », du nom ancien de la région, début 2015. Principalement établi dans l’est du pays, il progresse désormais dans le nord du pays malgré les raids aériens américains qui ciblent régulièrement ses positions.

Le groupe a revendiqué plusieurs attentats sanglants au coeur de Kaboul depuis un an, dont le premier le 23 juillet 2016 avait fait 84 morts et 300 blessés au sein de la minorité chiite afghane.

Avec cette attaque, l’EI « veut envoyer un message à de nombreux Etats, pas seulement à l’Irak, pour prouver qu’il est présent partout (…) particulièrement après les victoires enregistrées par les forces de sécurité irakiennes », estime Essam al-Fili, politologue irakien joint par l’AFP.

« Attaquer des ambassades fait partie de la stratégie de ce genre de groupes, car (elles) représentent un symbole fort pour les Etats » touchés.

L’EI a perpétré de nombreuses attaques dans des quartiers diplomatiques. Mais hormis une attaque contre le consulat irakien du Caire en 2015, celle-ci est la première menée directement à l’intérieur d’une chancellerie.

romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2017 15h19)                

Nigeria: 69 mors dans l’attaque d’une mission pétrolière par Boko-Haram

juillet 29, 2017

Plus de 50 personnes ont été tuées dans l’attaque menée cette semaine par Boko Haram contre une mission pétrolière dans le nord-est du Nigeria / © AFP/Archives /

Au moins 69 personnes ont trouvé la mort dans l’attaque d’un convoi de prospection pétrolière dans le nord-est du Nigeria menée par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, qui a diffusé pendant le week-end une vidéo de trois membres de la mission pétrolière enlevés.

« Jusqu’à présent, le bilan s’élève à 69 morts », a déclaré un travailleur humanitaire qui a pris part à la recherche des corps après l’attaque de mardi, la plus sanglante cette année.

Ce travailleur a assuré sous couvert de l’anonymat que 19 soldats, 33 membres de milices civiles et 17 civils avaient été tués.

« Le dernier corps a été retrouvé hier (vendredi) dans la brousse du district de Geidam, dans l’Etat voisin de Yobe, à plusieurs kilomètres des lieux de l’embuscade », a-t-il dit à l’AFP. « La victime, blessée par balle, est visiblement morte après avoir marché pendant longtemps. Il pourrait y avoir davantage de personnes dans le même cas retrouvées dans la brousse ».

Selon une autre source proche de l’opération de secours, « 70 personnes ou plus » sont mortes, et il n’est pas sûr que toutes les victimes aient été retrouvées.

Les circonstances de l’embuscade tendue mardi aux gardes et à l’équipe de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), accompagnés de géologues de l’Université de Maiduguri, de retour d’une mission d’exploration pétrolière, n’ont pas encore été éclaircies en raison du strict contrôle de l’armée sur les accès au Borno, épicentre des violences de Boko Haram.

Aucun nouveau bilan n’a été fourni par l’armée, qui avait reconnu mercredi la mort de dix personnes – neuf militaires et un civil – dans l’attaque près de Magumeri, à 50 km au nord-ouest de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno (nord-est). Vendredi, des sources médicales et humanitaires avaient déclaré que l’embuscade avait fait au moins une cinquantaine de morts, essentiellement parmi les soldats et miliciens escortant le convoi.

Ce bilan, particulièrement lourd, vient contredire les affirmations du gouvernement donnant Boko Haram comme très affaibli.

– Regain d’assurance de Boko Haram –

Dans la vidéo de quatre minutes diffusée par le jihadistes, trois hommes de l’Université de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, appellent le gouvernement à accéder aux exigences des jihadistes afin qu’ils soient libérés.

« Il s’agit bien de nos employés », a confirmé le porte-parole de l’Université de Maiduguri, Danjuma Gambo, tout en annonçant à l’AFP qu’une personne « manque encore à l’appel ».

« Je demande au président par intérim Yemi Osinbajo de nous venir en aide et d’accéder à leurs demandes », a déclaré l’un des hommes dans la vidéo, précisant qu’elle avait été tournée vendredi. Il a attribué l’embuscade à la faction de Boko Haram dirigée par Abou Mosab Al Barnaoui, fils du fondateur du groupe, qui a promis d’attaquer l’armée et le gouvernement.

La spectaculaire attaque « est une confirmation de l’audace et de l’assurance que Boko Haram a réussi à reprendre au cours des six dernières semaines », a commenté Yan St-Pierre, du centre de recherches Modern Security Consulting Group à Berlin. « Ils attaquent de plus en plus d’avant-postes et de convois militaires. Le fait qu’ils s’en prennent à du personnel de la NNPC montre qu’ils n’ont pas peur de représailles de l’armée ».

« Au fond, ils ont réussi à réunir assez de ressources, assez de matériel, pour planifier des embuscades visant des cibles de choix ».

Le groupe mène une insurrection sanglante depuis 2009, qui a fait au moins 20.000 morts et plus de 2,6 millions de réfugiés et déplacés. Des milliers de femmes et de filles ont été enlevées pour être mariées de force ou commettre des attentats-suicides. Les hommes et les garçons ont été forcés à se battre.

Vendredi, huit personnes ont ainsi trouvé la mort quand deux kamikazes se sont fait exploser dans un camp de déplacés à Dikwa, à 90 km à l’est de Maiduguri.

Selon Babakura Kolo, membre d’une milice civile, les hommes se sont fait passer pour des marchands venus acheter des céréales. A Bama, à 70 km au sud-est de Maiduguri, trois jeunes femmes sont mortes alors que leurs explosifs ont été déclenchés prématurément, a-t-il raconté. « Une quatrième kamikaze, une fillette de onze ans, a eu trop peur de déclencher son explosif. Elle a réussi à enlever sa veste et à pénétrer dans la ville. Elle a été trouvée et mise en détention ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 juillet 2017 18h47)