Archive for the ‘Terrorisme’ Category

Russie: cinq morts dans une fusillade à la sortie d’une église au Daguestan

février 18, 2018

Moscou – Un homme a tué dimanche cinq femmes lors d’une fusillade « à la sortie d’une église » orthodoxe à Kizliar, dans le nord du Daguestan, république musulmane instable du Caucase russe, ont annoncé les autorités locales, affirmant avoir tué l’assaillant.

« Un inconnu a tiré avec un fusil de chasse à Kizliar, blessant mortellement quatre femmes », a indiqué dans un communiqué le ministère local des Affaires intérieures.

Une cinquième femme est décédée de ses blessures à l’hôpital, a déclaré à l’agence de presse TASS Zalina Mourtazalieva, porte-parole du ministère de la Santé.

Ce bilan a été confirmé par le Comité d’enquête russe, qui a indiqué dans un communiqué ouvrir une enquête pour « le meurtre de deux personnes ou plus » et « atteinte à la vie de policiers ».

L’assaillant, qui a également blessé deux membres des forces de l’ordre, a été « éliminé » lors d’un échange de tirs avec la police, a déclaré le ministère local des Affaires intérieures.

Il s’agit d’un habitant de Kizliar né en 1995, a déclaré à l’agence russe Interfax Rassoul Temirbekov, directeur-adjoint de l’antenne locale du Comité d’enquête.

La fusillade, qui a eu lieu un mois exactement avant l’élection présidentielle du 18 mars en Russie, s’est déroulée « à la sortie d’une église », a affirmé à l’AFP sous couvert d’anonymat une source au sein du ministère de la Santé.

Le quotidien russe RBK a publié le récit d’un prêtre affirmant que l’homme a visé ses fidèles sortant tout juste de la messe qu’il venait de donner à l’occasion du Dimanche gras marquant la veille du début du Carême orthodoxe.

« Aujourd’hui, vers 16 heures, nous avions terminé la messe, les gens commençaient à sortir. Un homme avec une barbe a couru vers l’église en criant +Allah Akbar+ et a blessé mortellement quatre personnes », a raconté à RBK le prêtre Pavel.

« Il avait un fusil et un couteau », a-t-il affirmé, précisant: « Quand nous avons entendu les tirs, nous avons vite fermé les portes pour qu’il n’entre pas ».

Des photos publiées par les médias locaux montraient le cadavre d’un homme présenté comme l’assaillant avec une barbe fournie et un treillis militaire. Elles montraient également deux corps sans vie sur le sol boueux, recouverts d’un drap blanc.

Voisin de la Tchétchénie, le Daguestan, dont la population est majoritairement musulmane, est l’une des régions les plus pauvres et instables de Russie.

Elle est la cible régulière d’attaques parfois revendiquées par le groupe Etat islamiste, à qui la rébellion armée islamiste dans le Caucase russe a prêté allégeance en juin 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 16h24)                                            

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Chili: 26 camions brûlés dans des zones réclamés par les Mapuche

février 16, 2018

Camiones de compañías forestales, calcinados en Temuco, en el centro de Chile, el 8 de noviembre de 2017. / © AFP / Martin BERNETTI

Vingt-six camions ont été incendiés vendredi matin dans le sud du Chili, sans faire de blessés, sur des territoires revendiqués par les indigènes Mapuche, ont annoncé les autorités.

« Il s’agit de faits délictuels graves, non seulement en raison de la destruction matérielle mais aussi du degré d’organisation et de l’usage d’armes » dans ces incendies, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Mario Fernandez.

Les camions ont été visés dans trois attaques distinctes, la plus importante ayant eu lieu dans la région de Bio Bio, où 14 camions ont été entièrement détruits par le feu après l’irruption d’un groupe d’inconnus cagoulés qui ont tiré en l’air avec des fusils avant d’incendier les véhicules, selon des témoins.

Une autre attaque a eu lieu dans la même région et une troisième dans celle, voisine, de l’Araucania.

Le gouverneur local, Humberto Toro, a assuré à la radio ADN avoir « des informations qui nous permettent de penser que les attaques ont été menées de façon coordonnée ».

Le ministre Fernandez a lui annoncé que le gouvernement porterait plainte pour « le délit d’incendie terroriste ».

Dans ces régions, les attaques incendiaires sur des camions ou des engins forestiers sont fréquentes, dues selon la police à des groupes radicaux Mapuche.

Les Mapuche (700.000 personnes, 7% de la population chilienne) occupaient un vaste territoire à l’arrivée des conquistadors espagnols au Chili en 1541. A partir de 1961 et durant une vingtaine d’années, l’armée chilienne a occupé cette zone afin de la « pacifier ».

Au fil des procès et des décisions de justice, ces indigènes ont été réduits à vivre sur près de 5% de leurs anciennes terres, mais une partie d’entre eux se sont radicalisés et ont décidé d’incendier des véhicules, des maisons et des églises.

Romandie.com avec(©AFP / 16 février 2018 20h58)                

Attaque en cours sur l’Académie militaire d’Afghanistan

janvier 28, 2018

Kaboul – Une attaque était en cours lundi depuis l’aube contre l’Académie militaire d’Afghanistan à Kaboul, ont indiqué plusieurs responsables à l’AFP.

L’attaque a commencé autour de 5H00 (0H30 GMT) par des tirs de roquette suivis de tirs d’armes automatiques et se poursuivait près de trois heures plus tard selon des témoins joints par l’AFP, confirmés par une source sécuritaire.

« Une grosse explosion s’est produite devant l’entrée, le bataillon a riposté. Je ne pense pas qu’ils aient pu entrer » a rapporté à l’AFP un officier joint dans l’enceinte qui a dit « craindre des victimes ».

« Je confirme que l’académie militaire est attaquée à Chahrahi Qambar. Nous pensons que des assaillants ont pu pénétrer à l’intérieur » a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police de Kaboul Basir Mujahid.

Le porte-parole de la présidence, Shah Hussain Murtazawi, a affirmé en revanche dans un message que les assaillants avaient été « arrêtés au premier barrage ».

L’Académie Marshall Fahim, située dans le nord-ouest de Kaboul, forme l’armée afghane depuis les cadets jusqu’aux officiers d’état-major. Elle est considérée comme le « Saint-Cyr » d’Afghanistan, également surnommée le « Sandhurst des Sables » – références respectives aux écoles militaires d’élite de France et du Royaume-Uni.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 03h31)                                            

Quatre soldats tués dans le nord-est du Mali

janvier 28, 2018

Bamako – Quatre soldats maliens ont été tués dimanche lors d’une attaque contre leur base par un kamikaze dans le nord-est du Mali, près de la frontière nigérienne, au lendemain d’une attaque qui avait fait 14 tués parmi les soldats, a annoncé l’armée.

« Un kamikaze terroriste a été détruit ce matin » (dimanche) à Ménaka alors qu’il tentait « de se faire exploser aux abords du poste FAMa (Forces armées maliennes) de la Garde nationale à Ménaka », selon un communiqué posté sur la page Facebook de l’armée. « Malheureusement lors de cette opération, quatre personnels FAMa ont trouvé la mort », ajoute le texte.

Un responsable militaire malien avait indiqué auparavant à l’AFP sous couvert d’anonymat qu’il y avait plus d’un assaillant et attribué l’attaque à des jihadistes. « Les terroristes ont tué quatre soldats à Ménaka, ils n’ont pas réussi à prendre le camp militaire et nous sommes en contrôle de la situation », avait-t-il assuré.

L’attaque avait été confirmée par un autre responsable militaire malien qui avait expliqué que les assaillants étaient arrivés « à moto et dans des véhicules » avant de tirer des roquettes contre le camp.

Des hélicoptères militaires français survolaient la zone dimanche matin, ont indiqué ces sources.

Samedi, 14 soldats avaient été tués et 18 blessés lors de l’attaque par des « terroristes » d’un camp militaire à Soumpi, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tombouctou, selon l’armée.

Le camp de Ménaka attaqué dimanche se trouve à quelque 700 km à l’est de Tombouctou, dans une zone proche de la frontière du Niger où les groupes rebelles jihadistes sont très actifs.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

En juin 2015, le gouvernement malien a signé un accord de paix avec des coalitions de groupes armés non jihadistes, dont l’application accumule les retards. Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques.

Romandie.com avec(©AFP / 28 janvier 2018 11h59)                                            

Massacre à l’ambulance piégée à Kaboul: près de 100 morts et 158 blessés

janvier 27, 2018

Des volontaires afghans viennent en aide aux victimes de l’explosion d’une ambulance piégée à Kaboul, le 27 janvier 2018 / © AFP / WAKIL KOHSAR

« C’est un massacre » : l’explosion d’une ambulance piégée samedi dans le centre de Kaboul, revendiquée par les talibans, a fait près de 100 morts et 158 blessés, semant terreur et désolation dans l’un des quartiers les plus animés de la capitale afghane.

« Le bilan s’établit désormais à 95 morts et 158 blessés », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Santé Waheed Majroh, cinq heures après l’attaque, qui laisse la ville groggy.

Peu auparavant, Baryalai Hilali, directeur de la communication du gouvernement, avait prévenu que le bilan des tués risquait de s’alourdir « car certains blessés ont été hospitalisés dans un état critique ».

Dans un communiqué, la présidence afghane a dénoncé « un crime contre l’humanité ».

« C’est un massacre », a réagi sur Twitter Dejan Panic, le coordinateur de l’ONG italienne Emergency, accompagnant son message de photos sur lesquelles on peut voir les très nombreuses victimes allongées dans les couloirs, sous les préaux et sur les pelouses de l’établissement que gère cette ONG italienne.

Selon le ministère de l’Intérieur, « quatre suspects ont été arrêtés dans l’enquête » sur cet attentat, le plus meurtrier depuis l’explosion d’un camion piégé dans la zone diplomatique le 31 mai (150 morts, 400 blessés).

Débordés, les hôpitaux renvoient les patients d’un établissement à l’autre. Celui d’Emergency, qui a annoncé traiter 163 blessés – comptabilisés dans le bilan officiel – est contraint de les installer sur des matelas à même le sol.

L’attentat a été revendiqué par le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid sur WhatsApp : « un martyr a fait sauter sa voiture piégée près du ministère de l’Intérieur où se trouvaient d’importantes forces de police », a-t-il annoncé.

« Le kamikaze a utilisé une ambulance pour passer les barrages », a expliqué Nasrat Rahimi, le porte-parole adjoint du ministère de l’Intérieur. « L’ambulance était garée sur le parking de l’hôpital Jamuriate; elle a voulu franchir les barrages pour avancer vers le ministère de l’Intérieur, le Haut Conseil de la Paix, mais le kamikaze a été repéré par la police et s’est fait sauter avant d’atteindre ses cibles ».

Les soupçons du gouvernement se portent sur le réseau terroriste Haqqani, proche des talibans et installé à la frontière pakistanaise, a-t-il ajouté.

L’explosion, de très forte intensité, a littéralement secoué la capitale. Les bâtiments de « Chicken Street », la rue des antiquaires proche, ont vu leurs vitres voler en éclats comme ceux de tous les quartiers à plusieurs centaines de mètres à la ronde.

– Mares de sang –

Un photographe de l’AFP qui s’est immédiatement rendu sur place a pu voir un très grand nombre de corps de victimes ensanglantées, « morts et blessés », sur les trottoirs, certains appelant à l’aide, que les riverains aidaient à évacuer.

De très nombreuses victimes, hommes, femmes, enfants, acheminées dans l’hôpital Jamuriate, étaient traitées dans les couloirs submergés.

« J’ai vu des mares de sang », a confirmé un témoin qui s’était évanoui sous la puissance du souffle, au milieu des débris jonchant la chaussée.

Emergency, spécialisée en chirurgie de guerre, a fait savoir qu’elle ne pouvait accueillir dans son établissement davantage de patients.

« A l’hôpital Jamuriate, on nous a dit que c’était plein de morts et de blessés, ils nous ont renvoyés sur Emergency. Mais ici aussi ils sont débordés, ils n’ont plus de place. Ils demandent aux gens qui ne sont pas en danger de mort de trouver un autre hôpital », a raconté à la télévision Ariana News un homme qui amenait son frère blessé et a perdu son ami boulanger.

– Menace d’effondrement –

La panique était totale. Un immeuble voisin de l’hôpital Jamuriate, haut de quelques étages et profondément lézardé, menaçait de s’effondrer, selon le photographe, et les médecins ont demandé aux civils d’aider à évacuer les blessés qui risqueraient d’être ensevelis.

L’attentat a eu lieu devant l’un des barrages protégeant l’accès à une avenue qui conduit à plusieurs institutions : des bureaux du ministère de l’Intérieur, le siège de la police, la délégation de l’Union européenne et le lycée pour filles Malalai.

Le Haut Conseil de la Paix, chargé des négociations – bloquées – avec les talibans, estimait avoir été la cible privilégiée. « Ils ont visé notre barrage. C’était énorme, toutes nos vitres sont soufflées », a dit à l’AFP un de ses membres, Hassina Safi.

Les membres de la délégation européenne ont été rapidement mis en sécurité dans leur pièce sécurisée, a déclaré l’un d’eux à l’AFP.

Le scénario de l’ambulance est l’un des plus redoutés. Cependant, un journaliste de l’AFP passé par cette rue une heure auparavant avait constaté que les ambulances qui se dirigeaient vers l’hôpital Jamuriate étaient systématiquement arrêtées aux barrages et contrôlées une par une, « le chauffeur attendant à côté ».

Le niveau d’alerte est extrême en ce moment à Kaboul, particulièrement dans le centre et le quartier diplomatique dont la plupart des ambassades et institutions étrangères ont été placées en « lock down » (sorties interdites).

Cet attentat est le troisième à frapper l’Afghanistan en une semaine, après l’attaque le samedi 20 janvier de l’hôtel Intercontinental de Kaboul, revendiquée par les talibans, et celle mercredi des locaux de Save the Children à Jalalabad (est), revendiquée par le groupe Etat islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 janvier 2018 15h08)

Libération des quatre Canadiens et Américains enlevés au Nigeria

janvier 20, 2018

Lagos – Deux Américains et deux Canadiens enlevés cette semaine après être tombés dans une embuscade sur une route du nord du Nigeria ont été libérés samedi, a annoncé la police.

Les quatre Nord-Américains kidnappés mardi soir par des hommes armés non identifiés « sont tous en bon état de santé » et ont été pris en charge par leur ambassade respective après leur libération vers 05h00 (04H00 GMT) du matin, a expliqué à l’AFP Mukhtar Aliyu, porte-parole de l’Etat du Kaduna.

Une personne soupçonnée d’être liée à leur enlèvement a été arrêtée, a-t-il précisé.

« Ils ont été libérés grâce aux efforts de la police » qui avait déployé plusieurs unités spéciales à leurs recherche dans la brousse entourant le lieu de leur enlèvement, a ajouté le porte-parole.

Le responsable a toutefois refusé de révéler les circonstances exactes de leur libération, évoquant des « informations classifiées ».

« Je ne suis pas en mesure de confirmer s’il y a eu des négociations (en amont) ou une rançon de payée », a-t-il répondu à l’AFP.

Les deux Canadiens et deux Américains avaient été kidnappés alors qu’ils étaient en route vers la capitale fédérale Abuja, depuis Kafanchan, dans l’Etat du Kaduna, sur un axe où les enlèvements sont fréquents. Des inconnus armés les avaient enlevés lors d’une embuscade après avoir tué leur escorte policière.

Les quatre personnes – dont les identités n’ont pas été dévoilées – étaient en voyage d’affaires et les autorités américaines et canadiennes avaient indiqué travailler avec les autorités nigérianes pour les retrouver.

Le Département d’Etat américain a demandé à ses ressortissants de « reconsidérer » leurs déplacements au Nigeria, mettant en garde contre « les crimes violents », tels que les « attaques à main armée, carjackings, kidnappings » qui sont « communs à travers le pays ».

Le phénomène du kidnapping contre rançon est particulièrement répandu au Nigeria (4e pays au monde en 2016 selon Control Risks, organisation internationale de surveillance des risques) depuis une dizaine d’années.

Quatre Britanniques, dont un mari et son épouse appartenant à une organisation caritative chrétienne, avaient été enlevés le 13 octobre dernier près de Warri, dans l’État du Delta (sud-est).

Le gouvernement britannique avait annoncé en novembre qu’un des otages, Ian Squire, avait été tué lors de sa captivité, les trois autres otages ayant pu être libérés et rentrer chez eux.

Les enlèvements étaient d’abord ciblés contre des expatriés dans le sud-est du pays, région pétrolière, mais peu à peu, les riches Nigérians sont devenus les premières victimes de ces « kidnappings express ».

Les personnes enlevées sont souvent libérées après quelques jours, une fois effectué le versement d’une rançon.

Dix des 36 Etats formant le Nigeria appliquent la peine de mort pour les auteurs de kidnappings.

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2018 13h52)

Niger: sept soldats tués dans une attaque de Boko Haram (gouvernement)

janvier 19, 2018

Niamey – Sept soldats nigériens ont été tués et dix-sept autres blessés mercredi dans une attaque « terroriste » attribuée à Boko Haram dans le sud-est du Niger, proche du Nigeria, a annoncé le gouvernement du Niger dans un communiqué vendredi.

« Le bilan provisoire de la lâche attaque terroriste survenue dans la nuit de mercredi à jeudi à Toummour est de sept morts, dix-sept blessés et un militaire porté disparu », a précisé un communiqué du conseil des ministres lu à la radio d’Etat.

Le gouvernement n’a pas donné pour le moment des précisions sur cette attaque et souligne qu’une équipe du ministère de la Défense « dépêchée sur lieux donnera d’amples détails sur cet évènement malheureux ».

Plus tôt dans la journée, une source sécuritaire avait affirmé qu' »au moins 5 soldats » ont été tués et un civil blessé au cours de l’attaque.

« Il y a eu des soldats morts et une dizaine de blessés dans cette attaque de Boko Haram à Toummour », une commune de la région de Diffa, avait indiqué à l’AFP un responsable des services de sécurité.

Cette attaque est intervenue après plusieurs mois d’accalmie dans la région de Diffa théâtre depuis février 2015 de nombreuses attaques de Boko Haram.

Selon cette deuxième source,les assaillants ont pu surprendre les soldats en arrivant avec des véhicules militaires nigériens volés lors de précédentes opérations.

Ce mode opératoire a déjà été utilisé à plusieurs reprises par le groupe islamiste dans la zone.

« Une dizaine de véhicules militaires », ont été emportés par les assaillants qui ont « ensuite fui vers le Nigeria », voisin, a expliqué une autre source, sans autre précision.

Le journal en ligne Aïr-Info avait évoqué « sept soldats nigériens tués » et « 25 autres blessés ».

Les assaillants ont réussi à « tromper la vigilance » des soldats nigériens en plaçant « à la tête » de leur convoi « un véhicule aux couleurs de l’armée du Nigeria », selon ce journal, et sont ainsi parvenus à traverser plusieurs villages jusqu’à Toummour.

Toummour avait déjà été attaquée par des insurgés islamistes nigérians. Le 3 juin 2016, une attaque massive de Boko Haram avait fait 26 tués chez les militaires ainsi qu’un nombre inconnu de victimes civiles dans la ville de Bosso, à une vingtaine de kilomètres de Toummour.

Entre 2015 et 2017, l’ONU a répertorié 582 victimes civiles dans 244 attaques attribuées à Boko Haram dans la région de Diffa. Quelque 141 civils ont été « blessés, tués et enlevés » en 2017, contre 227 en 2016 et 214 en 2015, précise l’ONU sans plus de précisions. L’agence ne fournit pas de bilan des militaires nigériens qui paient un lourd tribut avec des dizaines de morts.

Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2018 22h53)                                            

Nigeria: deux Américains et deux Canadiens enlevés dans le nord du Nigeria (police)

janvier 17, 2018

Kano (Nigeria) – Deux Américains et deux Canadiens ont été enlevés lors d’une « embuscade » tendue par des hommes armés dans le nord du Nigeria, a déclaré mercredi à l’AFP un porte-parole de la police.

Les quatre expatriés étaient en route mardi soir vers la capitale fédérale, Abuja, depuis la ville de Kaduna, lorsque des « hommes armés non identifiés » leur ont tendu une « embuscade », tuant leur escorte policière, a expliqué Mukhtar Aliyu, porte-parole de l’Etat de Kaduna.

Vers 19H00 locales (18H00 GMT), les ravisseurs « ont engagé d’intenses échanges de tirs avec les deux policiers qui escortaient les expatriés et qui ont malheureusement perdu la vie », a-t-il précisé.

M. Aliyu a affirmé que « la police fait tout son possible pour les secourir » et a déployé « tous les moyens à notre disposition (dont des unités spéciales anti-kidnapping) pour les retrouver vivants et arrêter les ravisseurs ».

Il n’a toutefois pas fourni davantage de détails sur l’identité des quatre otages.

Contacté par l’AFP, un porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis n’a pas souhaité commenter ces informations. L’ambassade canadienne n’était pas joignable dans l’immédiat.

Le Nigeria est en proie depuis 2009 à l’insurrection sanglante du groupe jihadiste Boko Haram.

Mais les enlèvements pour rançon sont aussi très fréquents au Nigeria, où des personnalités fortunées et leurs familles sont généralement ciblées par des gangs criminels. Les victimes sont souvent libérées après quelques jours, une fois le versement de la somme effectué.

Quatre Britanniques, dont un mari et son épouse appartenant à une organisation caritative chrétienne, avaient été enlevés le 13 octobre dernier près de Warri, dans l’État du Delta (sud-est).

Le gouvernement britannique avait annoncé en novembre qu’un des otages, Ian Squire, avait été tué lors de sa captivité, les trois autres otages ayant pu être libérés et rentrer chez eux.

Mi-octobre, un prêtre italien, Maurizio Pallu, avait également été enlevé près de la ville de Benin, dans l’Etat d’Edo, voisin du Delta, par un groupe de miliciens armés. Il avait été libéré cinq jours plus tard.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2018 18h26)                   

Chili: attaque contre des églises à Temuco avant la visite du pape

janvier 17, 2018

Des policiers dans une rue de Temuco avant l’arrivée du pape François, le 17 janvier 2018 au Chili / © AFP / GUILLERMO SALGADO SANCHEZ

Plusieurs églises catholiques ont été attaquées mercredi avec des engins incendiaires dans la région de Temuco, dans le sud du Chili, avant la visite du pape François dans cette ville, a annoncé la police.

Les attaques ont été menées par des inconnus qui s’en sont pris aussi à trois hélicoptères d’entreprises forestières et ont tendu une embuscade à des policiers dans la région d’Araucania, dont Temuco est la capitale. Elles avaient pour but de « provoquer du désordre » à l’occasion de la visite papale, a déclaré le directeur de la police chilienne, Bruno Villalobos.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2018 13h50)                

Neuf morts dans une attaque contre une église au sud du Caire

décembre 29, 2017

Des membres de la police judiciaire inspectent le site d’une attaque contre une église au sud du Caire, le 29 décembre 2017 / © AFP / STRINGER

Neuf personnes ont été tuées vendredi au sud du Caire dans une attaque contre une église menée par jihadiste armé, la dernière en date à viser la minorité chrétienne depuis le début de l’année en Egypte, selon les autorités.

L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, mais les chrétiens d’Egypte, les coptes, ont été déjà la cible cette année de deux attaques d’envergure qui ont fait plus de 70 morts et ont été revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Dans un premier temps, le porte-parole du ministère de la Santé Khaled Megahed a indiqué que l’assaillant avait été abattu après avoir tué neuf personnes et blessé plusieurs autres dans l’attaque contre l’église Saint Mina à Helouane, dans la banlieue sud du Caire.

Mais le ministère de l’Intérieur a ensuite précisé dans un communiqué que l’assaillant, un jihadiste recherché pour des attaques contre la police, avait été blessé et arrêté.

L’homme était armé de fusils d’assaut, de munitions et d’une bombe qu’il avait l’intention de faire exploser dans l’église, a-t-il poursuivi. Il a d’abord tué deux personnes en ouvrant le feu sur un magasin puis s’est dirigé vers l’église et en a tué sept autres, dont un officier.

Cinq gardes de sécurité ont été blessés, selon des responsables de la police. L’assaillant a ouvert le feu à l’extérieur de l’église Saint Mina et tenté de donner l’assaut au bâtiment, ont-ils précisé.

Dans un communiqué, la présidence égyptienne a affirmé que cette attaque « renforcerait la détermination (du gouvernement) à débarrasser le pays du terrorisme et de l’extrémisme ».

– ‘Acte de haine’ –

Des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’assaillant présumé, un homme barbu portant une veste avec des munitions étendu sur le sol, qui semble être peu conscient, alors que des gens le menottent.

La police a ensuite interdit l’accès aux passants du lieu de l’attaque qui survient avant le Noël copte célébré le 7 janvier. Des experts de la police judiciaire étaient sur place pour prélever des indices.

Dans une première réaction publique occidentale, la France a condamné un « acte de haine » et renouvelé son « soutien dans la lutte contre le terrorisme », selon le ministère des Affaires étrangères.

Depuis décembre 2016, des dizaines de chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans la péninsule du Sinaï (est) et ailleurs dans le pays.

Le 11 décembre 2016 au Caire, un attentat suicide contre l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, a fait 29 morts. L’attentat a été revendiqué par l’EI.

En avril 2017, 45 personnes ont été tuées dans deux attaques suicide revendiquées par l’EI en pleine célébration des Rameaux à Alexandrie, deuxième ville du pays, et à Tanta, dans le nord du pays.

C’est à la suite de cette double attaque que le président Abdel Fattah Al-Sissi a décrété l’état d’urgence, renouvelé sans discontinuité depuis.

– Attaques et menaces de l’EI –

Après ces attaques, le groupe jihadiste a menacé de mener de nouvelles attaques contre la communauté copte.

En mai, le groupe jihadiste a revendiqué une attaque contre un bus de pèlerins coptes qui s’était soldée par la mort de 28 personnes, dont plusieurs enfants.

Les coptes, pour l’immense majorité orthodoxes, constituent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient et l’une des plus anciennes.

Ils représentent 10% des quelque 96 millions d’habitants et sont présents dans tout le pays, avec des concentrations plus fortes en Moyenne-Egypte. Ils sont faiblement représentés au gouvernement et se disent marginalisés.

Depuis 2013 et la destitution par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, des groupes jihadistes dont la branche égyptienne de l’EI attaquent les forces de sécurité principalement dans le nord du Sinaï.

De nombreux policiers et soldats, ainsi que des civils, ont été tués dans ces attaques. Mais la branche locale de l’EI s’en est également prise aux civils, notamment les chrétiens, dans le Sinaï et ailleurs dans le pays.

L’EI est par ailleurs soupçonné d’être derrière une attaque ayant fait plus de 230 morts contre une mosquée de l’est de l’Egypte le 24 novembre, l’attentat le plus meurtrier dans l’histoire récente du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 29 décembre 2017 15h08)