Archive for the ‘Terrorisme’ Category

Etats-Unis: des sites gouvernementaux piratés par des messages pro-EI

juin 26, 2017

Le gouverneur de l’Ohio, John Kasich, le 13 mai 2017 à New York / © AFP/Archives / KENA BETANCUR

Plusieurs sites internet gouvernementaux des Etats américains de l’Ohio et du Maryland ont dû être fermés dimanche en raison d’un piratage ayant entraîné l’affichage de messages en faveur du groupe Etat islamique.

Le site du gouverneur de l’Ohio, John Kasich, figure parmi les sites affectés.

Un message promettant de se venger du président américain Donald Trump a été posté sur ces sites internet par un groupe s’appelant ‘Team System DZ’.

« Trump, vous serez tenu pour responsable, vous et votre peuple, pour chaque goutte de sang versée dans les pays musulmans », disait le message, avant d’ajouter « J’aime l’Etat islamique ».

Ces slogans, écrits en lettres dorées sur fond noir, affichaient également la profession de foi musulmane en lettres blanches en arabe.

Celui posté sur le site du gouverneur Kasich diffusait aussi un appel à la prière.

Un site du comté de Howard, dans le Maryland, situé à plusieurs kilomètres de Washington DC, a aussi été touché.

Certains sites étaient toujours hors service en début de journée lundi, tandis que le site du gouverneur Kasich, http://www.gouvernor.ohio.gov, a été remis en service.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2017 13h20)                

Le Pakistan ensanglanté par des attentats à l’approche de l’Eid

juin 23, 2017

Une ambulance emmènent des victimes des doubles attentats à Parachinar, le 23 juin 2017 au Pakistan / © AFP / STR

Des attentats ont ensanglanté le dernier vendredi du mois sacré du ramadan au Pakistan, l’un faisant 13 morts au Baloutchistan, province instable du sud-ouest, et l’autre 11 morts sur un marché bondé de Parachinar, à la frontière afghane.

A Quetta, capitale du Baloutchistan, un véhicule de police a été pris pour cible par un attentat revendiqué à la fois par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) et par Jamaat-ul-Ahrar, une faction du mouvement taliban pakistanais (TTP).

Les deux organisations ont donné des détails divergents, selon SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne des mouvances extrémistes.

L’EI Province de Khorasan, la branche du groupe au Pakistan et en Afghanistan, a revendiqué plusieurs attentats ces derniers mois au Baloutchistan, parfois en alliance avec des groupes islamistes locaux, dont le Jamaat-ul-Ahrar.

L’explosion devant les bureaux du chef de la police a fait 13 morts et une vingtaine de blessés, touchés par des schrapnels, a indiqué le docteur Fareed Ahmed, médecin en chef de l’Hôpital civil.

Parmi les victimes, neuf policiers ont été tués, selon le chef de la police de la ville, Abdul Razzak Cheema.

La police a été prise pour cible, a indiqué un autre responsable policier, sans pouvoir préciser la nature exacte de l’explosion.

A l’hôpital, des enfants s’inquiétaient au chevet de leurs proches allongés sur des civières souillées de sang.

« J’étais assis quand il y a eu l’explosion, je suis tombé », a raconté à l’AFP une victime, Gulzar Ahmad, trop hébété pour donner davantage de détails.

Cette province frontalière de l’Iran et de l’Afghanistan est la plus vaste du Pakistan, mais ses quelque sept millions d’habitants se plaignent d’être marginalisés et spoliés de leurs riches ressources gazières et minières.

Elle est secouée depuis plus d’une décennie par une insurrection séparatiste et des violences islamistes.

Des opérations militaires et de développement ont permis de faire nettement diminuer les violences ces dernières années, mais des attentats meurtriers s’y produisent toujours sporadiquement.

La région est stratégique car c’est là que débouche le corridor économique sino-pakistanais (CPEC), un ambitieux projet de liaison routière, énergétique et de télécommunications ralliant la Chine à la mer d’Arabie via le port en eaux profondes de Gwadar au Baloutchistan.

– – marchés ciblés – –

Beaucoup plus au nord, un attentat contre un marché bondé à l’approche des festivités de l’Eid el-Fitr a fait au moins 11 morts dans une localité principalement chiite des Zones tribales.

La première explosion a eu lieu à l’heure de pointe sur un marché de Parachinar, capitale de la Zone tribale de Kurram, a indiqué Nasrullah Khan, un haut responsable local.

« Quand les secours se sont précipités sur le site pour aider les blessés, il y a eu une deuxième explosion », a-t-il précisé, faisant état de plus de 24 blessés, et d’un bilan qui pourrait encore grimper.

Un autre responsable local a confirmé le bilan.

Ils n’ont pas pu préciser la nature de l’explosion, qui n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Les marchés de cette ville reculée, proche de la frontière afghane, ont déjà été visés par deux attentats majeurs cette année, qui avaient fait 22 et 24 morts.

Depuis, « les bazars sont protégés par des barrières, et les véhicules n’y sont pas autorisés », a indiqué Sajid Hussain Turi, un élu local propriétaire du marché visé vendredi.

L’agence de Kurram, connue pour les heurts récurrents entre chiites et sunnites, est l’une des sept Zones tribales qui sont gouvernées selon des lois et coutumes spécifiques.

Les musulmans chiites, représentant environ 20% de la population pakistanaise, sont considérés comme des hérétiques par nombre de groupes armés pakistanais d’obédience sunnite, qui les prennent régulièrement pour cible.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2017 16h48)

Irak: un kamikaze se fait exploser à Mossoul, 12 morts

juin 23, 2017

Des civils blessés lorsqu’un kamikaze s’est fait exploser, attendent des secours installés sur le capot d’un véhicule des forces de sécurité irakiennes, le 23 juin 2017 à Mossoul / © AFP / AHMAD AL-RUBAYE

Au moins 12 personnes ont été tuées vendredi lorsqu’un kamikaze s’est fait exploser parmi des civils qui fuyaient la vieille ville de Mossoul, où les forces irakiennes reprennent du terrain aux jihadistes, ont indiqué des officiers.

« Nous avons reçu 12 personnes tuées et plus de 20 blessées dans notre hôpital de campagne, y compris des femmes et des enfants », a déclaré à l’AFP Ahmed Hachem, médecin et militaire au sein de l’armée irakienne.

Il a précisé que l’attaque avait eu lieu dans le quartier de Machahda, situé dans la vieille ville.

« Le kamikaze s’est infiltré dans un groupe de personnes déplacées et s’est fait exploser parmi elles avant d’atteindre nos troupes », a déclaré un colonel de la 16e division d’infanterie de l’armée.

Il est difficile d’obtenir un bilan définitif du nombre de victimes, a-t-il ajouté, la zone de l’attaque n’étant pas complètement sécurisée.

Des milliers de civils ont fui la vieille ville de Mossoul depuis que les forces irakiennes ont lancé leur assaut contre le dernier carré du groupe Etat islamique (EI) dimanche.

Quelque 100.000 personnes restent prises au piège par les jihadistes qui les utilisent comme boucliers humains alors que les forces irakiennes progressent de jour en jour.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2017 14h38)                

Canada/Québec: L’islam ne peut être dissocié des gestes commis en son nom, dit Couillard

juin 22, 2017

Les policiers et enquêteurs ont passé toute la... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

Les policiers et enquêteurs ont passé toute la nuit dans l’appartement de Amor Ftouhi, l’auteur de l’attentat de Flint. Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

(Québec) L’islam ne peut être dissocié des actes terroristes commis en son nom, comme celui qui a été perpétré par un Montréalais à l’aéroport de Flint au Michigan, a affirmé Philippe Couillard jeudi.

Le premier ministre a dénoncé le geste «très triste» commis la veille par Amor Ftouhi, ce résidant de Montréal qui a poignardé un policier aux États-Unis.

Il a dit craindre que la communauté musulmane soit montrée du doigt dans la foulée du geste, un geste qui serait «injuste» selon lui. Mais du même souffle, il a ajouté que la religion ne peut être séparée des gestes perpétrés en son nom.

«Malheureusement, vous ne pouvez déconnecter ce type d’événement – le terrorisme – de l’islam en général», a-t-il indiqué M. Couillard en anglais.

Citant le nouveau président français Emmanuel Macron, le premier ministre a invoqué une «double responsabilité» de l’État et de la communauté musulmane dans la lutte au terrorisme.

«Nous avons tous une responsabilité face au terrorisme, a-t-il dit. L’État pour assurer la sécurité, pour prévenir autant que possible avec la communauté. Et la communauté d’engager le dialogue avec elle-même, si j’ose dire, pour rappeler à tous que ce n’est pas ce que la religion enseigne.»

 

Pas de risque accru

Amor Ftouhi, un père de famille de 50 ans, n’était pas sur le radar des policiers. La Presse a révélé que ce résidant du quartier Saint-Michel était titulaire d’une carte EXPRES lui permettant de passer la frontière canado-américaine plus rapidement, un privilège obtenu après la vérification de ses antécédents.

Philippe Couillard convient qu’il n’est pas irréaliste de penser que ce «loup solitaire» aurait pu frapper au Québec.

«Est-ce que ce serait impossible? Non. Quelqu’un qui vous dirait qu’il n’y a aucun risque chez nous ne vous dirait pas la vérité», a-t-il dit.

«Ce qu’on a comme information qu’on a des organisations de sécurité, c’est que le risque ne dépasse pas le niveau habituel, a-t-il toutefois ajouté. Il n’y a pas de risque accru.»

La délégation du Québec à Chicago est en contact avec les autorités du Michigan, a indiqué le premier ministre. Il compte s’entretenir prochainement avec le gouverneur de cet État, Rick Snyder.

Il dit n’avoir aucune raison de craindre un resserrement des frontières à cause de l’attentat.

Le premier ministre n’a pas précisé si des mesures particulières seront prises pour assurer la sécurité des nombreux rassemblements publics – festivals, Fête nationale, etc. – qui auront lieu dans les prochaines semaines.

«Ces événements sont encadrés, mais pas de façon à restreindre la joie de vivre de la population, a dit M. Couillard. Je pense que c’est important aussi. Je ne voudrais pas qu’on devienne un peuple frileux, recroquevillé, craintif. On a au contraire l’occasion, malgré cette tragédie, d’affirmer notre désir de vivre ensemble dans une société ouverte et démocratique où les droits des gens sont importants.»

Lapresse.ca par Martin Croteau

USA: un policier poignardé dans un aéroport, possible « acte terroriste » (médias)

juin 21, 2017

Chicago – Un policier a été poignardé mercredi à l’aéroport américain de Flint, dans le Michigan (nord), ont indiqué des sources officielles, les médias évoquant une possible piste « terroriste ».

Le policier a été poignardé à plusieurs reprises par un homme qui a crié « Allah Akbar » (« Dieu est le plus grand »), selon la chaîne américaine NBC News, qui a également indiqué que l’incident était traité comme « un acte de terrorisme ».

La police fédérale FBI a indiqué dans un communiqué qu’il était « encore trop tôt pour déterminer la nature des supposés propos (rapportés par les médias, ndlr) et s’il s’agit ou non d’un acte de terrorisme ».

« D’après les informations dont nous disposons à ce stade, nous pensons qu’il s’agit d’un incident isolé », a poursuivi le FBI.

Le policier blessé se trouve dans un état stable et l’aéroport Bishop International a été évacué, selon la police locale.

« Le suspect a été interpellé et est actuellement interrogé », ont précisé les responsables de l’aéroport dans un communiqué.

Selon des responsables policiers cités par NBC, le suspect est originaire du Québec et possède un passeport canadien.

L’aéroport de Flint a rapporté l’incident à 9H00 (13H00 GMT).

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2017 20h22)

Attaque à Bamako: une Malienne et un Portugais travaillant pour l’UE tués (Mogherini)

juin 19, 2017

Luxembourg – Un Portugais et une Malienne, qui travaillaient tous deux pour l’Union européenne au Mali, ont été tués dans l’attentat de dimanche près de Bamako, a annoncé lundi la haute représentante de l’UE, Federica Mogherini.

« Malheureusement je peux confirmer qu’il y a eu deux victimes parmi nos collègues de l’UE, une victime portugaise qui faisait partie de la mission de formation de l’UE à Bamako » et « une collègue malienne qui travaillait pour la délégation européenne » au Mali, a déclaré Mme Mogherini lors d’une conférence de presse à Luxembourg.

L’attaque, qualifiée de « jihadiste » par le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré, est le premier attentat anti-occidental depuis plus d’un an dans la capitale malienne.

Une quarantaines de civils ont réchappé de l’attaque contre le campement Kangaba, un « ecolodge » situé à la périphérie de Bamako prisé des expatriés. Quatre assaillants ont été tués sur place et cinq suspects arrêtés, selon les autorités.

Le ressortissant portugais tué travaillait pour la Mission d’entraînement et de formation de l’armée malienne (EUTM, forte de quelque 600 personnes), notamment sur la problématique de la lutte antiterroriste, une menace omniprésente au Sahel.

Mme Mogherini a souligné les effets bénéfiques à ses yeux de cette mission d’entraînement militaire alors que l’UE veut renforcer sa coopération en matière de défense et « se profiler comme un acteur crédible de la sécurité internationale ».

La façon dont les forces spéciales sont intervenues au campement Kangaba montre « que les forces de sécurité maliennes sont aujourd’hui bien plus préparées » que par le passé, a-t-elle dit à l’issue de la réunion mensuelle des chefs de la diplomatie des 28 Etats membres de l’UE.

Mme Mogherini s’est dit « fière » et « reconnaissante » envers les « hommes et les femmes qui servent » sous le drapeau européen « contre le terrorisme ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2017 16h09)                                            

L’EI revendique la mort d’une policière israélienne à Jérusalem

juin 17, 2017

Un policier israélien près de la Vieille ville de Jérusalem, le 16 juin 2017 / © AFP / AHMAD GHARABLI

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué pour la première fois vendredi une attaque meurtrière à Jérusalem et averti qu’elle ne serait « pas la dernière », avant que le Hamas palestinien ne démente cette revendication.

Dans un communiqué en ligne obtenu à Beyrouth, l’EI a salué les « lions du califat » qui ont « attaqué un rassemblement de juifs » après que la police israélienne a annoncé avoir abattu trois jeunes assaillants palestiniens.

Avant d’être tués, ils ont grièvement blessé à coups de couteau une policière israélienne près de la Vieille ville de Jérusalem, située dans la partie orientale de la ville sainte, palestinienne mais occupée et annexée par Israël. La policière de 23 ans est décédée quelques heures plus tard à l’hôpital.

Selon SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne de la mouvance jihadiste, ce serait la première fois que l’EI mène une attaque à Jérusalem ou en Israël.

Le groupe avait revendiqué le 10 avril le tir d’une roquette qui s’était abattue sur le sud d’Israël depuis le Sinaï égyptien, ou des groupes jihadistes affiliés à l’EI avaient déjà revendiqué en février une série de tirs de roquettes sur le sud d’Israël.

Selon le communiqué de l’EI, diffusé dans la nuit sur le réseau social Telegram, les assaillants abattus seraient « les frères Abou al-Barra al-Maqdissi, Abou Hassan al-Maqdissi et Abou Rabah al-Maqdissi ».

– ‘Brouiller les cartes’ –

Mais dans la nuit de vendredi à samedi, le Hamas, le mouvement islamiste palestinien qui tient la bande de Gaza, et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), la gauche historique palestinienne, ont affirmé que les trois assaillants étaient issus de leurs mouvements.

« La revendication de l’Etat islamique est une tentative de brouiller les cartes », a assuré dans un communiqué Sami Abou Zouhri, un porte-parole du Hamas. L’attaque, a-t-il ajouté, a été menée par « deux résistants palestiniens du Front populaire de libération de la Palestine et un troisième du Hamas ».

Le FPLP a de son coté indiqué que Bara Ata, 18 ans, Oussama Ata, 19 ans, et Adel Ankouch, 18 ans, avaient mené cette attaque « dans la droite ligne de la résistance et pour répondre aux crimes de l’occupant », la terminologie utilisée par les mouvements palestiniens pour chaque attaque depuis le début il y a un an et demi d’une vague d’attentats, majoritairement menés par des jeunes isolés armés de couteaux.

Depuis le 1er octobre 2015, les violences dans les Territoires palestiniens et en Israël ont causé la mort de 272 Palestiniens, 42 Israéliens, deux Américains, deux Jordaniens, un Erythréen, un Soudanais et une Britannique, selon un décompte de l’AFP. La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d’attaques anti-israéliennes.

Les trois auteurs de l’attaque de vendredi sont originaires d’un village proche de Ramallah, le siège de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis 50 ans. Des habitants de Deir Abou Mechaal ont indiqué à l’AFP que des soldats israéliens avaient aussitot bouclé la localité.

– Pendant le ramadan –

Selon le FPLP, Bara et Oussama Ata étaient récemment sortis de prisons israéliennes après y avoir passé plusieurs mois. Le service de sécurité intérieure israélien, le Shin Beth, a pour sa part affirmé que les trois assaillants avaient déjà été impliqués dans des « activités terroristes ».

Vendredi, aux abords de la Vieille ville ou se trouvent les lieux saints des trois religions monothéistes et où une foule de fidèles musulmans se pressent chaque jour et chaque nuit sous haute surveillance policière israélienne à l’occasion du ramadan, deux assaillants ont ouvert le feu sur un groupe de policiers qui ont répliqué, tandis qu’un troisième a poignardé la policière à quelques mètres de là, avant d’être abattu, selon la police israélienne.

Des médecins ont affirmé que quatre autres personnes avaient été légèrement blessées dans l’attaque.

Un quatrième Palestinien originaire de Hébron (sud de la Cisjordanie occupée), Amer Badaoui, qui avait été décrit par les forces de sécurité palestiniennes comme l’un des assaillants, était en fait un passant qui a été blessé par les tirs avant d’être transporté à l’hôpital, selon la police israélienne.

L’attaque est survenue alors que des dizaines de milliers de Palestiniens de Jérusalem-Est et de Cisjordanie occupée assistaient à la prière nocturne sur la très sensible Esplanade des mosquées, à l’occasion du troisième vendredi du mois de jeûne musulman.

Pour le ramadan, Israël assoupli les restrictions d’entrée des Palestiniens de Cisjordanie à Jérusalem, laissant passer –uniquement les vendredis– les plus âgés d’entre eux.

Mais « un grand nombre de jeunes (Palestiniens) entrent (en Israël) sans permis, ils profitent du ramadan pour être à Jérusalem », a déclaré aux médias le chef de la police israélienne à Jérusalem.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juin 2017 08h40)                

Attaque d’un camp de l’armée au Mali: deux militaires tués, plusieurs portés disparus (sources locales)

juin 17, 2017

Bamako – Deux militaires maliens ont été tués et plusieurs sont portés disparus après l’attaque samedi par des jihadistes d’un camp de l’armée malienne dans le nord de ce pays, ont indiqué à l’AFP un élu local et un habitant.

« Vers cinq heures (du matin), les jihadistes ont attaqué le camp militaire de Bintagoungou. Il y a au moins deux militaires tués », a déclaré à l’AFP un élu de cette localité, située à environ 80 km de Tombouctou, une des plus grandes villes du nord du Mali.

« Beaucoup d’autres (militaires) sont pour le moment portés disparus. Tout le matériel militaire du camp a été détruit », a ajouté la même source.

Un habitant de la localité a confirmé l’attaque. « On ne voit plus de militaire malien. Le camp a été détruit. Les jihadistes sont repartis avec des otages militaires », a-t-il rapporté.

L’attaque du camp militaire a été confirmée à l’AFP par une source militaire malienne. « Je n’en dirai pas plus pour le moment », a affirmé cette source, sans donner de bilan de l’assaut.

Cette attaque survient après la mort jeudi d’un soldat malien dans l’explosion d’une mine posée par des jihadistes près d’Asongo, dans la région de Gao (nord), selon le ministère malien de la Défense et des élus locaux.

Dans une attaque distincte le même jour, des jihadistes ont incendié des postes de douane et de gendarmerie à Hombori, dans la même région, selon le ministère.

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, au nom des pays du G5 Sahel, a pressé vendredi le Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter rapidement une résolution soutenant la création d’une force africaine antijihadistes dans le Sahel.

Le Mali, qui préside actuellement le G5 Sahel, est membre de cette organisation avec la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso. Ces pays ont accepté en mars de constituer cette force antijihadistes de 5.000 hommes.

Mais les discussions sur un projet de résolution français appuyant cette force politiquement et financièrement piétinent en raison notamment des réticences des Etats-Unis.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juin 2017 12h25)                                            

Les revenants du jihad: un casse-tête européen

juin 16, 2017

Image fournie par le média jihadiste al-Itisam Media le 29 juin 2014, censé montrer des membres du groupe Etat islamique dans un lieu non défini entre la province irakienne de Ninive en Irak et la ville syrienne de Al-Hasakah / © Al-Itisam Media/AFP/Archives / –

Ils sont des milliers, aguerris, endoctrinés, parfois traumatisés: les jihadistes européens partis combattre en Syrie et en Irak ont commencé à rentrer, et face à ces retours les pays de l’UE peinent à trouver une parade commune.

Les chiffres officiels, imprécis car certains combattants ont gagné les zones de jihad puis en sont revenus sans attirer l’attention, estiment à cinq à six mille (sur un total d’environ 27.000 combattants étrangers) le nombre de ressortissants ou de résidents de pays de l’UE à avoir pris le chemin de la Syrie ou de l’Irak, le plus souvent via la Turquie.

Selon le coordinateur de l’Union européenne contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, « entre 2.000 et 2.500 » Européens ou résidents de pays de l’UE encore sur place, sont susceptibles, alors que le groupe État islamique (EI) perd régulièrement du terrain dans les deux pays où il avait proclamé son « califat », de rentrer.

« Les chiffres les plus récents suggèrent que sur le total de combattants étrangers européens, 15 à 20% sont morts sur place, 30 à 35% sont déjà rentrés et environ 50% sont encore en Syrie et en Irak », écrivait-il dans un rapport récent.

Si le retour dans leurs pays d’origine de certains semble acquis, d’autres resteront « dans des poches de résistance dans des pays voisins ou voyageront vers d’autres zones de conflit », estime M. de Kerchove.

Intervenant en mars devant le groupe de réflexion londonien Chatham House, le commissaire européen chargé de la sécurité, Sir Julian King, estimait que « la menace va rester à un niveau élevé dans les mois et les années à venir (…) avec la probabilité que des combattants terroristes étrangers tentent de rentrer dans l’Union européenne, certains avec l’intention de planifier et d’exécuter de nouvelles attaques ».

– « Les plus malins » –

Selon un décompte des bureaux européens de l’AFP, à partir d’estimations officielles, environ 1.500 jihadistes sont déjà rentrés dans leurs pays d’origine ou de résidence, dans lesquels ils sont le plus souvent emprisonnés, toujours placés sous une surveillance plus ou moins étroite et parfois inclus dans des programmes de déradicalisation, dont personne à cette heure ne peut avoir la certitude qu’ils atteignent leur but.

Le premier écueil est de parvenir à évaluer la dangerosité de ceux que le journaliste français David Thomson a baptisé dans son livre-enquête « Les revenants », en commençant par déterminer ce qu’ils ont fait en terre de jihad.

« Le problème, c’est que quand ils rentrent et qu’ils sont interrogés, ils disent tous qu’ils étaient infirmiers », dit David Thomson à l’AFP. « La grande difficulté pour la justice, c’est d’avoir des éléments matériels pour prouver ce qu’a fait un individu sur le sol syrien. Les plus malins, souvent les plus dangereux, n’ont jamais posté quoi que ce soit de leurs activités sur les réseaux sociaux ».

« Donc en France, la règle est la prison, pour des peines de plus en plus longues: on décale le problème dans le temps, faute de savoir quoi faire pour l’instant », ajoute-t-il.

Dans les pays de l’UE, les « revenants » sont d’abord arrêtés, interrogés, soumis à enquête.

Tous les pays ont introduit dans leurs législations des chefs d’inculpation spécifiques: « appartenance à une organisation terroriste », « activité terroriste » ou « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Selon le décompte de l’AFP, il y a actuellement en Allemagne environ 280 revenants (sur 820 départs), au Royaume-Uni environ 450 (sur 850 départs), en France environ 210 (sur un millier de départs), aux Pays-Bas 45 revenants (sur au moins 280 départ), en Belgique environ 120 (sur environ 280 départs), en Norvège une quarantaine (sur une centaine de départs), en Suède environ 150 revenants (sur environ 300 départs), en Finlande une vingtaine de retours (sur 80 départs) et au Danemark environ 70 revenants (sur au moins 145 départs).

– Politique de fermeté –

En Autriche, les autorités estiment que sur les 300 apprentis-jihadistes partis (au moins la moitié sont d’origine tchétchène), une quarantaine a été tuée et une cinquantaine arrêtée à leur retour.

« Il y a deux conséquences pour les combattants autrichiens rentrant de Syrie » a indiqué à l’AFP Karl-Heinz Grunboeck, porte-parole du ministère de l’Intérieur. « La première, c’est une inculpation pour appartenance à une organisation terroriste. Un éventuel passé criminel sera également examiné. Puis, ils seront soumis à une surveillance policière, pour évaluer les risques qu’ils pourraient représenter ».

Pour Phil Gurski, chercheur au Centre international pour le contre-terrorisme de La Haye, « en plus des risques d’implication des combattants étrangers dans des actions terroristes, les États ne savent pas vraiment quoi faire de ceux qui vont revenir ».

« Certains vont rentrer traumatisés, certains blessés, d’autres voudront renier l’EI et ses méthodes barbares mais certains pourraient avoir gardé la volonté de radicaliser leur entourage », ajoute-t-il.

Faute d’une politique ou d’une directive commune aux pays de l’UE, les gouvernements appliquent une politique de fermeté, avec emprisonnement dès que des charges suffisantes peuvent être étayées, comparution en justice et surveillance policière.

Quelques expériences tentent de jouer la carte du dialogue. Ainsi la ville danoise d’Aarhus a entamé dès 2007 un programme de réhabilitation, à base de mesures d’accompagnement, afin d’aider les jihadistes de retour ou ceux qui auraient eu la volonté de partir à trouver un emploi, une formation et un logement.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2017 14h13)                

L’EI conquiert l’ex-forteresse de Ben Laden et revendique un attentat à Kaboul

juin 15, 2017

Un moujahidine afghan revenant de la ligne de front de Tora Bora, le 17 décembre 2001 montre une brochure avec les photos d’Oussama ben Laden (D) et le numéro deux d’Al-Qaïda, l’égyptien Ayman Al Zawahir / © AFP / ROMEO GACAD

Le groupe Etat islamique (EI) a pris le contrôle de Tora Bora, dernière forteresse d’Oussama Ben Laden, dans l’est de l’Afghanistan, revendiquant en outre un attentat-suicide jeudi soir contre une mosquée chiite de Kaboul qui a fait au moins 4 morts.

Le leader d’Al-Qaïda s’était retranché à Tora Bora pour échapper aux Américains après le 11-Septembre.

Le réseau de grottes, particulièrement difficile à pénétrer, avait alors fait l’objet d’une âpre bataille et de bombardements intenses, en décembre 2001, jusqu’à ce que Ben Laden gagne les zones tribales et se réfugie au Pakistan, où il a été abattu lors d’un raid des forces spéciales américaines en 2011.

Cette prise hautement symbolique de l’EI, qui en a chassé les talibans, remonte à l’aube de mercredi selon des sources locales concordantes contactées par l’AFP.

L’EI a aussi revendiqué une attaque à Kaboul contre une mosquée qui a tué trois civils et un policier et blessé huit personnes. Leurs rivaux talibans ont en revanche condamné l’attaque, un de leurs porte-parole affirmant qu’ils ne s’en prenaient pas aux lieux de culte.

L’an dernier déjà, une vague d’attaques visant les chiites afghans ont ainsi été revendiquées par l’EI, qui les considère comme apostats. La capitale afghane a subi une série d’attaques depuis le début du ramadan, notamment un attentat dévastateur au camion piégé qui a frappé le 31 mai le quartier diplomatique de Kaboul, faisant plus de 150 morts.

L’EI apparaît sur tous les fronts, et le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a confirmé à l’AFP que Tora Bora leur avait échappé et avait été conquise par Daech, acronyme arabe de l’EI. « Nous avons essayé de résister mais nous avons échoué et sept de nos moudjahidines sont tombés en martyrs lors des combats ».

D’après lui, les combats se poursuivent. « Avec les habitants, nous planifions une opération pour reprendre Tora Bora », a-t-il indiqué.

– « Les talibans se sont enfuis » –

Mais selon un responsable tribal dans la région, Juma Khan, « les talibans se sont enfuis quand les combattants de Daech ont lancé leur offensive ». « Ils nous ont laissés seuls avec les femmes et les enfants » s’est-il plaint à l’AFP, « nous sommes des centaines de familles à nous être échappés quand Daech est arrivé ».

La province du Nangarhar, frontalière du Pakistan, abrite de nombreux insurgés talibans, mais aussi de l’EI qui a fait de cette zone, à la frontière pakistanaise, sa base d’entrée en Afghanistan.

Tora Bora est situé à quelques dizaines de kilomètres de leur principale base dans l’est afghan, le district d’Achin où les forces américaines stationnées en Afghanistan affirment les poursuivre sans relâche depuis l’été 2016.

« Les combattants de Daech sont arrivés en grand nombre tôt mercredi matin par la montagne pour lancer l’assaut contre Tora Bora » a rapporté un habitant de Tora Bora, Gul Rafiq. « Les talibans n’ont pas résisté » a-t-il assuré à l’AFP.

Selon un autre résident, Malek Qasim, les assaillants arrivaient des districts de « Achin, Haska Mina et Pachir Agam ».

« Tora Bora menaçait de tomber depuis un moment, malheureusement vous ne voyez que des talibans ou Daech dans cette zone, il n’y a aucun contrôle gouvernemental » s’est-il plaint.

Des parlementaires ont d’ailleurs interpellé les autorités mercredi au Parlement, réclamant des mesures fortes pour contrer la progression de l’EI.

« Daech a transféré le centre de ses activités à Tora Bora » a accusé un député à Kaboul, Allah Gul Mujahid. « Ils ont des centaines de combattants dans les districts de Khogyani et Azra qui sont en train de recruter », s’est-il inquiété.

Début avril, l’armée américaine avait pourtant largué la plus puissante de ses bombes conventionnelles, jamais utilisée depuis sa mise au point, ciblant un réseau de grottes et de tunnels utilisé par l’EI à Achin.

L’opération avait fait selon un bilan officiel 96 morts parmi les jihadistes de l’EI.

Les troupes américaines présentes en Afghanistan sous mandat de l’Otan disposent également de l’autorité pour traquer la menace terroriste: c’est encore à ce titre qu’elles ont conduit, depuis juillet 2016, de nombreuses frappes aériennes sur les positions de l’EI à Achin notamment.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juin 2017 23h54)