Archive for the ‘Terrorisme’ Category

Un attentat à la « bombe biologique « déjoué en Allemagne

juin 20, 2018

Des plants et graines de ricin, photographiées le 14 juin 2018 au jardin botanique de l’Université de la Ruhr, à Bochum (ouest de l’Allemagne)n / © dpa/AFP/Archives / Bernd Thissen

Les autorités allemandes ont annoncé mercredi avoir déjoué un attentat à « la bombe biologique » à la suite de l’interpellation récente d’un Tunisien, un projet sans précédent dans ce pays qui reste sous la menace d’attaques jihadistes.

« Il y a eu des préparatifs concrets pour commettre un tel acte, avec une sorte de bombe biologique, et il s’agit en Allemagne d’une chose sans précédent », a révélé le patron de la police criminelle allemande, Holger Münch, à la radio publique du pays.

Les enquêteurs disposent d’éléments pointant en direction de liens avec l’organisation Etat islamique (EI).

Selon le parquet anti-terroriste, le suspect présenté sous l’identité de Sief Allah H. a tenté sans succès à deux reprises de se rendre en Syrie via la Turquie au cours de l’année 2017 « probablement (pour rejoindre) l’Etat islamique » et il était « en contact avec des personnes de la mouvance radicale-islamiste ».

Les préparatifs en vue d’un attentat étaient en cours, selon le chef de la police, lorsque la police l’a arrêté mardi dernier.

– Ricine –

« Les perquisitions ont montré que le suspect avait déjà produit de la ricine », le poison d’origine végétal le plus violent connu à ce jour, a dit le chef de la police. Le Parquet a précisé avoir retrouvé 84,3 mg de ricine et 3.150 graines de ricin permettant de fabriquer le poison.

Cette substance, 6.000 fois plus puissante que le cyanure, est mortelle en cas d’ingestion, d’inhalation ou d’injection.

Les enquêteurs ont également saisi 250 billes de métal, deux bouteilles de dissolvant à l’acétone, des câbles reliés à des ampoules, et 950 grammes d’une poudre grise, mélange de poudre d’aluminium et de substances pyrotechniques, selon un communiqué publié mercredi par le parquet.

La police avait annoncé il y a une semaine l’interpellation de ce Tunisien de 29 ans à Cologne et la découverte dans son appartement de ricine.

Après avoir d’abord parlé de soupçon, les enquêteurs paraissent désormais en avoir la conviction: il voulait fabriquer une bombe biologique.

L’objectif visé par ce projet d’attentat reste toutefois encore à déterminer, de même que d’éventuelles complicités.

De son côté, le patron des services de renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen, a expliqué que cette arrestation avait été rendue possible « grâce à une coopération entre services de renseignement nationaux et internationaux ».

Selon des médias allemands, la CIA américaine a averti l’Allemagne après avoir repéré des achats sur internet de substances devant servir à la fabrication de la bombe par le suspect.

Le mois dernier, en France, les autorités ont affirmé avoir déjoué un attentat à l’explosif ou à la ricine prévu à Paris. Un Egyptien de 20 ans avait été arrêté et incarcéré.

Marié à une Allemande brièvement interpellée mardi dernier avant d’être relâchée, le suspect de Cologne est arrivé en Allemagne en bénéficiant du regroupement familial, selon dpa.

– Repéré –

L’homme avait été repéré « quelques mois » auparavant par les autorités et faisait l’objet d’une surveillance.

L’Allemagne est sur le qui-vive en raison de plusieurs attaques jihadistes perpétrées ou envisagées dans le pays ces dernières années. La police a classé quelque 770 personnes comme potentiellement dangereuses.

L’affaiblissement de l’EI, qui a subi de lourdes défaites sur le terrain et a été chassé de quasiment tous les territoires conquis en Irak et en Syrie, rend désormais plus improbables des attentats comme ceux commis à Paris le 13 novembre 2015 ou à Bruxelles le 22 mars 2016, selon les autorités.

« Nous n’estimons pas (ce genre d’attaques) complètement improbables », a souligné Holger Münch, « mais moins probables car l’EI est très affaibli ».

« Nous avons un nombre élevé de personnes radicalisées et il faut garder un oeil sur elles », a-t-il conclu.

La plus grave attaque commise en Allemagne, survenue en décembre 2016, a été commise par un Tunisien de 23 ans, Anis Amri, auteur d’un attentat au camion-bélier sur un marché de Noël à Berlin. L’attaque, qui avait fait douze morts, avait été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 17h19)

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France: une femme blesse deux personnes au cutter en criant « Allah Akbar » (procureur)

juin 17, 2018

Marseille – Une femme a été placée en garde à vue dimanche à la Seyne-sur-mer, dans le sud de la France, après avoir blessé deux personnes au cutter à la caisse d’un supermarché en criant « Allah Akbar! », a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Toulon.

Un client a été agressé par cette femme, qui l’a blessé au thorax avec un cutter, et a été hospitalisé, a précisé le procureur Bernard Marchal, confirmant une information du quotidien local Nice-Matin. Une caissière a également été blessée plus légèrement.

« C’est apparemment le fait isolé d’une personne avec des troubles psychiatriques avérés », a commenté M. Marchal, précisant : »pour autant ça n’exclut pas qu’elle soit radicalisée ». L’auteure de l’agression, qui n’est pas connue de la police, a été placée en garde à vue, et l’antenne de la police judiciaire de Toulon est saisie de l’enquête.

« Il y a présomption de tentative d’assassinat, et d’apologie du crime à connotation terroriste », a indiqué à l’AFP le procureur.

Une perquisition du domicile de la femme était en cours dimanche après-midi, notamment pour évaluer si « elle entretient ou non les liens avec Daech », (acronyme arabe pour le groupe jihadiste Etat islamique), selon le procureur.

« Nous ne savons pas encore si ces faits sont terroristes mais ils sont en tout cas terrorisants, car cet homme qui n’avait rien demandé s’est fait agresser à la caisse d’un supermarché », a estimé le procureur.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juin 2018 11h58)                                                        

Prise d’otages à Paris: l’auteur interpellé, les otages sains et saufs

juin 12, 2018

Paris – L’homme qui retenait deux personnes depuis le milieu d’après-midi mardi à Paris pour des motivations indéterminées a été interpellé et ses otages ont été libérés « sains et saufs », a annoncé la préfecture de police.

« Deux otages, dont un était aspergé d’essence », ont été libérés, a précisé la préfecture de police. Le forcené était retranché depuis 16H00 dans un immeuble de la rue des Petites écuries, une rue animée du centre de Paris (Xe arrondissement), et les policiers de la brigade anticriminalité (BRI) ont donné l’assaut peu avant 20H00.

« Selon les premiers éléments de l’enquête, il pourrait s’agir d’un déséquilibré aux motivations encore floues », avaient indiqué auparavant des sources policières.

Un homme retenu par le forcené avait réussi à se sauver avant l’intervention de la police. Il a été légèrement blessé au cours d’un échange de coups, a précisé à l’AFP une autre source policière.

Un important périmètre de sécurité avait été mis en place autour de la rue des Petites écuries, fréquentée notamment pour ses bars et ses restaurants.

La France vit sous une constante menace terroriste depuis le début d’une vague d’attentats jihadistes en 2015, qui a fait 246 morts.

Lors de la dernière attaque en date, le mois dernier, un Français de 20 ans né en Tchétchénie a attaqué au couteau des passants dans le quartier parisien de l’Opéra, tuant un homme, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juin 2018 18h20)                                                        

Irak: condamnée à perpétuité, la Française Mélina Boughedir passera 20 ans de prison

juin 3, 2018

/ © AFP/Archives / STRINGER

La Française Mélina Boughedir a été condamnée dimanche par un tribunal de Bagdad à la perpétuité pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI), une peine qui équivaut à 20 années de réclusion au regard de la législation irakienne actuelle.

Âgée de 27 ans, Mme Boughedir avait été déclarée libérable en février à l’issue d’un premier procès pour « entrée illégale » en Irak. Alors que ses avocats ont accusé Paris de chercher à empêcher tout retour de ses ressortissants jihadistes, elle a cette fois été reconnue coupable au titre de la loi antiterroriste.

Lors de ce deuxième procès, la jeune Française était ainsi passible de la peine capitale, sentence prononcée il y a deux semaines à peine à l’encontre d’un Belge, Tarik Jadaoun, surnommé le « nouvel Abaaoud », en référence à son compatriote Abdelhamid Abaaoud, l’un des organisateurs présumés des attentats du 13 novembre 2015 en France (130 morts).

Mélina Boughedir est la deuxième Française condamnée à la perpétuité en Irak, moins de deux mois après Djamila Boutoutaou, 29 ans. Toutes deux ont plaidé avoir été dupées par leurs maris, aujourd’hui introuvables.

Mme Boughedir s’est présentée dimanche à l’audience en robe et voile noire, sa plus jeune fillette dans les bras, alors que ses trois aînés ont déjà été rapatriés en France.

– « Mon mari m’a dupée » –

« Je suis innocente », a-t-elle lancé au juge en français, tandis qu’un traducteur l’assistait. « Mon mari m’a dupée et ensuite, il a menacé de partir avec les enfants », a-t-elle plaidé.

« Je suis contre les idées de l’Etat islamique », et « je condamne les actes de mon mari » –lui aussi Français–, a-t-elle encore affirmé.

Au sujet de celui qu’elle a dit avoir épousé il y a cinq ans, elle a assuré ne pas connaître son sort, affirmant ne pas avoir de nouvelles depuis qu’il est « parti un jour chercher de l’eau ».

La Française a été arrêtée durant l’été 2017 à Mossoul, « capitale » durant trois ans du « califat » autoproclamé en Irak, jusqu’à sa reprise en juillet dernier par les troupes irakiennes.

La peine qu’elle doit désormais purger débute à la date de son arrestation.

Dimanche, durant le procès, son avocat irakien a plaidé « l’acquittement de toutes les charges », affirmant que sa cliente avait été « forcée par son mari, qui était plus un geôlier qu’un époux ».

Après le premier jugement, dont la clémence tranchait avec le sort habituellement réservé aux étrangers accusés d’avoir rejoint l’EI, la Cour de cassation de Bagdad avait en revanche estimé que Mélina Boughedir avait suivi « en connaissance de cause » son mari.

Et, après avoir de nouveau interrogé Mme Boughedir, le président du tribunal a affirmé dimanche que « les preuves rassemblées » étaient « suffisantes pour condamner la criminelle à la prison à perpétuité ».

– « Raisons extra-judiciaires » –

Interrogés par l’AFP à Bagdad, ses avocats français William Bourdon, Martin Pradel et Vincent Brengarth se sont dits « soulagés qu’elle n’ait pas été condamnée à mort ». Toutefois, a ajouté Me Bourdon, leur cliente, « angoissée et effondrée », va interjeter appel.

« Il y a évidemment des raisons extra-judiciaires » qui expliquent cette condamnation, a-t-il fait valoir.

Jeudi dernier, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait décrit Mélina Boughedir comme une « terroriste » de l’EI ayant « combattu contre l’Irak ».

M. Le Drian avait appelé Bagdad à la juger pour s’assurer « que Mélina Boughedir ne revienne pas de sitôt en France », a estimé dimanche Me Bourdon.

Ses conseils et sa famille plaident quant à eux pour qu’elle rentre dans son pays, où « un juge d’instruction a signifié par un mandat d’arrêt qu’il souhaitait la voir dans son bureau ».

En France, la jeune femme est visée par un mandat de recherche délivré dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Paris le 2 août 2016, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », selon une source judiciaire.

Dans une récente lettre ouverte à M. Le Drian, le trio d’avocats avait dénoncé une « volonté à tout prix, et au sacrifice des principes fondamentaux, que (leur) cliente ne revienne pas », et fustigé une « ingérence inacceptable ».

Dans ce dossier, Paris a « une position impitoyable qui rejoint (celle de) la justice en Irak », ont-ils redit dimanche.

Quelques dizaines de Français soupçonnés d’avoir rejoint l’EI sont actuellement retenus en Irak et en Syrie avec plusieurs dizaines de mineurs, d’après une source proche du dossier.

Plus de 300 personnes –dont une centaine de ressortissantes étrangères– ont été condamnées à mort en Irak, et autant à la perpétuité, pour avoir rejoint l’EI qui a un temps tenu près d’un tiers du pays et de larges pans de la Syrie, selon des sources judiciaires.

La plupart des femmes condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques d’Union soviétique.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juin 2018 15h23)                

Belgique/attaque de Liège: trois morts, dont deux policières, un juge terroriste saisi

mai 29, 2018

/ © TWITTER/AFP / Victor JAY

Un homme a tué par balles trois personnes dont deux policières mardi matin à Liège, dans l’est de la Belgique, avant de prendre un otage dans un établissement scolaire et d’être finalement abattu par les forces de l’ordre, une tuerie qui a les apparences d’un acte terroriste selon la justice belge.

Le Premier ministre belge Charles Michel a dénoncé dans un tweet une « violence lâche et aveugle ».

Le dossier a été confiée à un juge d’instruction antiterroriste car « des éléments vont dans la direction d’un acte terroriste », a justifié à l’AFP Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral.

La fusillade s’est produite vers 10h30 (08H30 GMT) sur le boulevard d’Avroy, une grande artère de la ville.

L’assaillant, décrit dans les médias comme « Benjamin H. », un trentenaire condamné pour des délits qui bénéficiait d’une permission de sortie de prison pour préparer sa réinsertion, a d’abord agressé au couteau deux agents de police, avant de s’emparer de leurs armes de service pour les abattre.

Ces deux femmes, employées de la police locale, ont été « agressées par l’arrière », recevant « de multiples coups de couteaux », a dit lors d’une conférence de presse le procureur de Liège, Philippe Dulieu.

– Echange de tirs –

Après avoir subtilisé les armes des policières, l’assaillant a aussi tué une troisième fois en faisant feu contre un homme de 22 ans passager d’une voiture en stationnement.

Dans un second temps, après une courte prise d’otage qui a suivi le triple meurtre, un nouvel échange de tirs a eu lieu, et « plusieurs » autres policiers ont été « blessés aux jambes », a ajouté M. Dulieu. L’assaillant a finalement été abattu par les forces de l’ordre.

Personne n’a en revanche été blessé lors de la prise d’otage d’une employée dans le complexe scolaire Athénée Léonie de Waha, mais des élèves ont dû être évacués vers d’autres écoles.

« Tous les enfants vont bien, ceux du primaire et de maternelle n’ont rien vu, ils ont été évacués par l’arrière de l’école », a dit à l’AFP Julie Fernandez, mère d’un enfant de 7 ans et par ailleurs députée fédérale.

Le bourgmestre (maire) de Liège Willy Demeyer a précisé devant la presse que l’établissement ne rouvrirait que jeudi, de manière à organiser d’ici là la prise en charge pyschologique des élèves.

Les motivations du tireur restaient floues en début d’après-midi. Une porte-parole du parquet de Liège jointe par l’AFP n’a pas pu confirmer les informations de presse selon lesquelles il aurait crié « Allah Akbar » en s’en prenant aux policiers.

Des images diffusées par la chaîne privée RTL montraient l’assaillant abattu étendu sur un trottoir, entièrement vêtu de noir, face contre le sol.

La Belgique, frappée par des attentats jihadistes qui ont fait 32 morts le 22 mars 2016, a été depuis le théâtre de plusieurs agressions contre des militaires ou des policiers.

La dernière attaque considérée comme « terroriste » s’est produite le 25 août 2017 : un homme de 30 ans d’origine somalienne a agressé des soldats au couteau, blessant légèrement un d’eux, en criant « Allah Akbar » en plein coeur de Bruxelles. Il a été abattu.

Le 6 août 2016, un Algérien vivant en Belgique avait attaqué à la machette deux policières devant l’hôtel de police de Charleroi (sud) aux cris de « Allah Akbar », les blessant au visage et au cou avant d’être abattu. Le groupe Etat islamique (EI) avait revendiqué cette attaque le lendemain.

– « Terrible attaque » –

En septembre 2016, c’est dans la commune bruxelloise de Molenbeek que deux policiers avaient reçu des coups de couteau sans toutefois être blessés, grâce au port d’un gilet pare-balles.

Consulté mardi, l’Ocam, l’organisme chargé d’évaluer la menace terroriste en Belgique, a décidé de maintenir inchangé le niveau 2 correspondant à une menace jugée « peu vraisemblable ».

Le niveau qui était fixé à 3 –voire ponctuellement 4– depuis trois ans avait été abaissé en janvier. L’Ocam avait justifié notamment cette décision par le délitement de l’EI en zone irako-syrienne.

Le président français Emmanuel Macron a fait part de la « solidarité du peuple français à l’égard du peuple belge », après cette « terrible attaque ».

Romandie.com avec (©AFP / 29 mai 2018 15h13)                

Canada: attaque à la bombe contre un restaurant indien, 15 blessés

mai 25, 2018

Ottawa – La police canadienne recherchait activement vendredi deux hommes soupçonnés d’avoir lancé une bombe la veille au soir dans un restaurant indien de la banlieue de Toronto, faisant 15 blessés dont trois graves.

A ce stade, il n’y a « aucun signe qu’il s’agisse d’un acte terroriste », a déclaré lors d’une conférence de presse la cheffe de la police locale Jennifer Evans, tout en notant que l’enquête ne faisait que débuter.

Un engin explosif improvisé a explosé jeudi soir dans un établissement de Mississauga, à l’ouest de la capitale économique du Canada, au moment où deux fêtes d’anniversaire s’y tenaient, selon la police.

« Deux hommes portant des capuches ont été vus entrant dans le restaurant avec un engin explosif improvisé, puis prenant la fuite immédiatement après l’explosion », a décrit Jennifer Evans vendredi matin.

Les deux hommes n’ont rien dit et ont seulement jeté la bombe dans le restaurant, d’après la police.

« Toutes les ressources de la police sont mobilisées en ce moment afin de retrouver les gens responsables de cet acte horrible », a dit Mme Evans.

Trois des 15 blessés –un homme de 35 ans et deux femmes de 48 et 62 ans– ont été hospitalisés dans un état critique. Ils étaient dans un état stable vendredi matin, a précisé la police.

Les autres victimes ont été traitées pour des blessures bénignes.

« C’est un crime haineux », s’est insurgée la mairesse de Mississauga, Bonnie Crombie.

La métropole de Toronto, la troisième d’Amérique du Nord, accueille une très importante communauté d’origine indienne.

Le consulat d’Inde à Toronto a proposé son aide, sans toutefois préciser la nationalité des blessés.

Romandie.com avec (©AFP / 25 mai 2018 13h20)                                                        

Ouagadougou: 3 morts dans une opération contre des jihadistes présumés

mai 22, 2018

Ouagadougou – Au moins trois personnes ont été tuées mardi dans une opération contre des jihadistes présumés à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a constaté un journaliste de l’AFP.

Un officier de gendarmerie sur place a déclaré sous couvert d’anonymat que « trois gendarmes ont été blessés au cours de cette opération qui a duré de 3 heures à 7 heures du matin ».

Un journaliste de l’AFP a vu deux corps devant une villa et un troisième dans la cour de la maison criblé de balles.

Cette opération s’est déroulée dans un quartier de la périphérie sud-ouest de Ouagadougou où la procureur du Burkina s’est rendue sur place sans faire de déclarations. Le ministre burkinabé de la Sécurité devait s’exprimer dans une conférence de presse.

Un riverain, Issiaka Ilboudo, dont la maison se situe en face de la villa où étaient logés les jihadistes présumés a fait part de « tirs intenses ».

« C’est autour de trois heures du matin (03H00 GMT)que nous avons entendu des bruits, des personnes couraient sur le toit des maisons. Ensuite, on a entendu des tirs qui duraient parfois 30 à 45 minutes avant de s’arrêter et de reprendre »

Un autre riverain, Pascal Lengani, a déclaré que la villa est « une nouvelle construction qui a été mise en location en juillet dernier », mais personne, selon lui, ne connaît les habitants de la villa.

« On ne connaît pas le nombre de personnes qui habitaient la villa. Personne n’a dormi de la nuit à cause des tirs intenses. Le quartier (Rayongo) a été bouclé donc impossible d’aller au travail », a-t-il dit.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières.

Le préfet de Oursi, une localité du Burkina Faso frontalière du Mali, a été abattu à la mi-mai devant sa résidence par des jihadistes présumés. Un bilan officiel a fait état de 133 morts dans 80 attaques dans cette région du nord-ouest. A quoi s’ajoutent trois attaques jihadistes qui ont frappé la capitale, et qui ont fait au total près de 60 morts.

Ces derniers mois, une centaine de personnes ont été interpellées et des engins explosifs découverts au cours d’opérations de ratissage dans l’est et le nord du pays.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 11h37)                                                        

Indonésie: 11 morts dans des attaques suicide commises par une même famille

mai 13, 2018

Des policiers patrouillent devant une église après les attentats à la bombe qui ont fait au moins 111 morts à Surabaya, en Indonésie, le 13 mai 2018 / © AFP / JUNI KRISWANTO

Au moins 11 personnes ont été tuées et 41 blessées dimanche dans des attentats suicide contre des églises en Indonésie, revendiquées par le groupe Etat islamique et impliquant six membres d’une même famille dont deux enfants.

L’archipel d’Asie du sud-est, le pays musulman le plus peuplé du monde, est en état d’alerte depuis une série d’attentats perpétrés ces dernières années — dont certains par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) — et ses minorités religieuses font face à une intolérance grandissante.

Dimanche, des attaques ont visé vers 07H30 (00H30 GMT) trois églises à Surabaya, deuxième ville d’Indonésie située dans l’est de l’île de Java, faisant onze morts et 41 blessés selon la police.

Selon l’organe de propagande du groupe EI, l’agence Amaq, « trois attaques kamikazes » ont fait des morts et des blessés « parmi les gardiens des églises et des chrétiens dans la ville de Surabaya ».

Une famille de six personnes, dont deux petites filles, est responsable des attaques, a annoncé le chef de la police nationale, Tito Karnavian.

La famille, comprenant la mère et le père ainsi que deux fillettes de 9 et 12 ans et deux fils de 16 et 18 ans, était liée au mouvement radical Jamaah Ansharut Daulah, un groupe qui soutient l’EI, a-t-il ajouté.

« Nous devons nous unir contre le terrorisme », a réagi le président indonésien Joko Widodo.

Des témoins interrogés par des télévisions avaient affirmé qu’un des attentats avait été commis par une femme voilée accompagnée de deux enfants.

La télévision a également diffusé des images d’une personne conduisant sa moto à proximité d’une église avant qu’une explosion ne se produise.

– Bombes désamorcées –

D’autres images montraient un véhicule en feu d’où s’élevait une colonne de fumée noire ainsi qu’un corps gisant devant une porte de l’église catholique Santa Maria à Surabaya.

« J’étais effrayé. Beaucoup de gens criaient », a raconté à l’AFP Roman, un homme de 23 ans témoin de l’explosion à cette église.

Des démineurs ont par ailleurs désamorcé deux bombes à la Gereja Pantekosta Pusat Surabaya (Eglise pentecôtiste du centre de Surabaya), où a eu lieu l’un des attentats.

La troisième église visée est l’église Kristen Indonesia Diponegoro.

Ces attaques surviennent quelques jours après que cinq policiers et un détenu ont été tués au cours d’affrontements dans une prison de haute sécurité en banlieue de Jakarta. L’EI avait revendiqué les faits mais la police indonésienne avait écarté l’implication de ce groupe.

La police a indiqué dimanche que quatre membres présumés du Jamaah Ansharut Daulah avaient été tués dans des opérations liées à l’émeute dans la prison.

L’intolérance religieuse a augmenté ces dernières années en Indonésie, pays de 260 millions d’habitants dont près de 90% sont de confession musulmane, mais qui compte aussi des minorités comme les chrétiens, hindous et bouddhistes.

D’autres attaques visant des églises se sont produites ces dernières années à travers le pays.

– Attaque à l’épée en février –

En février, la police était parvenue à neutraliser un homme armé d’une épée qui avait attaqué en pleine messe une église à Sleman, sur l’île de Java, blessant quatre personnes dont un prêtre.

En 2016, un adolescent était entré dans une église remplie de fidèles à Medan, sur l’île de Sumatra, s’était approché du prêtre et l’avait légèrement blessé au couteau à un bras. Il avait tenté de faire exploser un objet avant d’être maîtrisé par des fidèles.

Un extrémiste islamiste avait été condamné en septembre dernier à la réclusion criminelle à perpétuité en Indonésie pour une attaque meurtrière au cocktail Molotov perpétrée en 2016 contre une église avec des complices d’un groupe soutenant l’EI.

Les autorités sont en état d’alerte depuis les attentats suicide et attaques armées à Jakarta en janvier 2016, qui avaient coûté la vie à quatre civils. Les quatre assaillants avaient été tués dans ces attaques revendiquées par l’EI.

L’Indonésie avait été précipitée dans sa propre « guerre contre le terrorisme » en 2002 par les attentats de Bali, île la plus touristique du pays où ces attaques avaient fait 202 morts.

Les autorités avaient ensuite lancé une offensive majeure contre les extrémistes islamistes et affaibli les réseaux les plus dangereux, selon des experts. Mais l’EI est parvenue à mobiliser de nouveau la frange extrémiste indonésienne.

Romandie.com avec (©AFP / 13 mai 2018 14h33)                  

Attaque au couteau: l’assaillant né en Tchétchénie et fiché S, ses parents en garde à vue

mai 13, 2018

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a présidé une réunion d’état-major au ministère de l’Intérieur le 13 mai 2018, après l’attaque jihadiste au couteau la veille près de l’Opéra à Paris.  / © AFP / Eric FEFERBERG

L’attaque au couteau à Paris revendiquée par le groupe Etat islamique, et qui a coûté la vie samedi soir à un passant, a été perpétrée par un Français de 20 ans né en Tchétchénie, qui était fiché S, et dont les parents ont été placés dimanche en garde à vue.

Le jeune homme, abattu par les policiers juste après l’attaque, « est un Français né en Tchétchénie » en novembre 1997. « Son père et sa mère ont été placés en garde à vue dimanche matin », a déclaré à l’AFP une source judiciaire.

La Tchétchénie est une république musulmane russe du Caucase, théâtre de deux guerres dans les années 1990 et 2000. Selon l’agence de presse publique russe Ria Novosti, l’ambassade de Russie en France a demandé aux autorités françaises des « informations sur la nationalié de l’assaillant ».

S’il n’avait pas d’antécédent judiciaire, le jeune homme était en revanche fiché S (pour « sûreté de l’Etat »), et donc connu des services de police, ont indiqué des sources proches de l’enquête, sans en préciser les motifs.

Un passant français, âgé de 29 ans, a été tué et quatre personnes blessées par cet homme armé d’un couteau qui a crié « Allah Akbar », selon deux témoins. Les blessés sont hors de danger, a annoncé dans la nuit le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, qui dimanche matin, a présidé une réunion d’état-major au ministère de l’Intérieur.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui a frappé plusieurs fois la France depuis 2015, a rapidement revendiqué l’attaque. « L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique », a déclaré une « source sécuritaire » à Amaq, l’organe de propagande de l’EI.

« La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté », a réagi le président Emmanuel Macron sur Twitter.

Le Premier ministre Edouard Philippe a salué « l’exceptionnelle réactivité des forces de police », dont l’intervention en quelques minutes a permis d’éviter « un bilan plus lourd ».

L’agression a eu lieu peu avant 21H00 dans le IIe arrondissement, en plein coeur de Paris, près de l’Opéra, un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres.

« A ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié +Allah Akbar+ en attaquant les passants au couteau », et « compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris », a déclaré le procureur de la République François Molins.

Voyant les policiers arriver à sa hauteur rue Monsigny, l’agresseur s’est dirigé vers eux et les a menacés en criant « Tire, tire, je vais te planter », selon des sources policières. Un agent a alors fait usage d’un pistolet à impulsion électrique pour maîtriser l’assaillant. Puis un deuxième fonctionnaire lui a tiré dessus à deux reprises, le blessant mortellement.

Un Luxembourgeois de 34 ans, blessé au dos selon des sources policières, a été transporté en « urgence absolue » à l’hôpital parisien Georges-Pompidou. Une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement.

« La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux », elle « a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée », s’est réjoui dans la nuit Gérard Collomb, qui s’est rendu à son chevet. « Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger », a-t-il ajouté.

Près de l’Opéra, les témoins ont raconté la panique qui a saisi ceux qui passaient la soirée dans le quartier. « On a entendu deux coups de feu, on ne savait pas ce que c’était, on a vu des gens partir en courant et on est partis en courant aussi », a dit Sébastien, qui se trouvait à la terrasse bondée d’un café avec deux amis.

– « Il faut des actes » –

La grande mosquée de Paris a déploré « une attaque lâche et barbare qui ne peut se réclamer d’aucune religion et que nous condamnons fermement ».

De leur côté, la droite et l’extrême droite ont appelé l’exécutif à la fermeté.

« Dans la guerre contre le terrorisme, les mots ne suffisent pas, il faut des actes », a tweeté le président des Républicains, Laurent Wauquiez.

« Maintenant nous attendons une information essentielle », a asséné la dirigeante du FN Marine Le Pen: « Par quelle filière ce terroriste islamiste et sa famille sont-ils présents sur notre territoire? »

Cette attaque, qui porte à 246 le nombre de victimes tuées dans des attentats sur le sol français depuis 2015, intervient alors que la France vit sous une constante menace terroriste.

La France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre l’EI. Dans sa revendication, l’EI affirme que l’assaillant de Paris a agi « en représailles envers les Etats de la coalition ».

Romandie.com avec (©AFP / 13 mai 2018 12h14)                  

Pakistan: le ministre de l’Intérieur blessé dans une tentative présumée d’assassinat

mai 6, 2018

Islamabad – Le ministre de l’Intérieur du Pakistan Ahsan Iqbal a été blessé par balles dimanche mais sa vie n’est pas en danger, a indiqué son assistant à l’AFP, alors que des élections législatives doivent se tenir dans quelques mois.

« Ahsan Iqbal a été visé et blessé à un bras », a déclaré Asim Khan, un assistant du ministre. « Il est hors de danger mais il a été transporté dans un centre médical à Lahore », a-t-il poursuivi, ajoutant que son assaillant avait été arrêté.

Aucun autre détail n’est pour l’instant disponible, a indiqué M. Khan.

Le Premier ministre Shahid Khaqan Abbasi a condamné l’attaque, qui s’est produite alors que le Pakistan se prépare à des élections législatives dans les mois à venir, même si leur date définitive n’est pas encore fixée.

D’après Malik Ahmed Khan, un porte-parole du gouvernement du Penjab, où la tentative d’assassinat présumée s’est tenue, Ahsan Iqbal assistait à un meeting électoral dans sa circonscription du district de Narowal quand on lui a tiré dans le bras droit.

« L’assaillant allait tirer une seconde fois quand la police et les participants au meeting l’ont neutralisé », a-t-il poursuivi, ajoutant que le ministre était en train d’être opéré et confirmant que sa vie n’était pas en danger.

L’attaque survient alors que le parti au pouvoir, la Ligue musulmane pakistanaise (PMLN), a fait face à de lourdes déconvenues.

La Cour suprême a destitué en juillet dernier pour corruption de l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif, depuis lors interdit de diriger le PMLN, qu’il a créé, puis de participer à vie à tout scrutin.

La justice pakistanaise a ensuite démis en avril l’un de ses proches, le ministre des Affaires étrangères Khawaja Asif, pour violation des règles électorales.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2018 14h53)