Archive for the ‘Terrorisme’ Category

Afghanistan: deux attaques des talibans font 71 morts

octobre 17, 2017

Les forces de sécurité afghanes sur les lieux d’une attaque contre un centre de police, le 17 octobre 2017 à Gardez / © AFP / FARID ZAHIR

Deux attaques longues de plusieurs heures ont fait 71 morts et 170 blessés mardi en Afghanistan, dans une région troublée à la frontière pakistanaise, des opérations présentées par les talibans comme une riposte à de récents raids américains.

Au moins 41 personnes dont vingt civils ont été tuées et près de 160 blessées, dont 110 civils à Gardez, capitale de la province de Paktiya (sud-est), où le vaste complexe officiel ciblé par les insurgés abrite différentes forces de police et un centre de formation, selon un dernier bilan du vice-ministre de l’Intérieur, le général Murad Ali Murad.

L’assaut revendiqué par les talibans a duré cinq heures et s’est terminé par la mort des cinq assaillants.

Simultanément, dans la province voisine de Ghazni, « 25 membres des forces de sécurité et cinq civils ont été tués et une dizaine blessés » dans l’attaque du siège du district d’Andar, à une centaine de km à l’ouest de Gardez, selon le vice-ministre.

Interrogé au Pakistan par l’AFP, un responsable taliban a affirmé que ces deux opérations étaient des représailles à de récentes attaques de drones américaines sur leurs positions: « Ces opérations sont une contre-attaque », a-t-il assuré.

Dans les deux cas l’assaut a commencé par l’explosion de véhicules piégés, de camions et de Humvee, qui ont ouvert la voie à des commandos armés.

« J’étais en classe quand j’ai entendu un énorme boum, tout le bâtiment a été secoué, les vitres ont volé en éclats. On essayait de sortir quand on a entendu une deuxième explosion… Plusieurs camarades ont été blessés par le verre », a rapporté un étudiant de Gardez, Noor Ahmad.

– Hôpitaux débordés –

A l’intérieur de l’hôpital de Gardez, c’est le chaos, « des enfants, des femmes et des policiers blessés attendent dans le hall » a précisé un correspondant de l’AFP qui a vu aussi des corps de policiers déposés à même le sol.

« Nous avons accueilli 160 blessés et 26 corps, dont celui d’une femme. L’établissement est débordé » a confié le Dr Shir Mohammad Karimi, directeur-adjoint de la santé pour la province de Paktiya.

L’hôpital militaire a réceptionné 52 blessés et six morts, précise-t-il.

Dans un rayon de plusieurs centaines de mètres autour du lieu de l’attentat, le verre jonche le sol. Les rescapés, choqués, regardent les colonnes de fumée grise. Des incendies se sont déclarés.

Le chef de la police provinciale, le général Toryalay Abdani, a été tué dès le début de l’assaut. Le complexe qui abrite un centre d’entraînement, des forces de la police nationale, de la police des frontières et des militaires a été soufflé par la violence des explosions.

Selon Sardar Wali Tabasum, porte-parole de la police, les assaillants ont fait exploser un camion et un Humvee piégés devant le complexe, d’où des dégâts très importants.

Puis, a précisé le ministère de l’Intérieur, « les assaillants munis de vestes explosives et d’armes légères (…) sont entrés dans l’enceinte ».

Les forces spéciales et des renforts de police ont été dépêchés sur place.

– Raids américains –

La province de Paktiya, frontalière des zones tribales du Pakistan, est un fief taliban où est également signalée une forte présence du réseau Haqqani, affilié aux insurgés et auteur de nombreuses attaques sanglantes et enlèvements.

Une frappe de drone américaine, lundi soir, a d’ailleurs ciblé une réunion du réseau Haqqani dans la zone tribale pakistanaise de Kurram, frontalière de Paktiya, faisant au moins 26 morts selon des responsables locaux.

Un porte-parole des forces américaines à Kaboul a confirmé qu’elles avaient « conduit le 16 octobre (lundi) plusieurs raids dans le district de Jaji Maidan, en Paktiya, sous le contrôle des autorités anti-terroristes ».

Cette région du sud-est est particulièrement troublée, place-forte d’éléments armés où circulent de part et d’autre de la Ligne Durand, frontière entre Afghanistan et Pakistan, talibans, membres du réseau Haqqani et aussi d’Al-Qaïda.

Pour cette raison les forces spéciales américaines chargées de la lutte anti-terroriste ont installé une base militaire près de la ville de Khost et entraînent une milice afghane à la réputation sulfureuse.

« Les talibans et le réseau Haqqani ne font qu’un et restent unis », a souligné le responsable taliban au Pakistan, indiquant qu’une « réunion d’urgence doit décider d’intensifier les attaques ».

Le réseau Haqqani a été récemment visé par une opération de l’armée pakistanaise afin de libérer une famille de cinq otages américano-canadiens enlevés et détenus depuis cinq ans.

Romandie.com avec(©AFP / 17 octobre 2017 15h27)                

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Somalie: à Mogadiscio, des habitants désespérés à la recherche de leurs proches

octobre 16, 2017

Sur le site d’un attentat au camion piégé, le 14 octobre 2017 à Mogadiscio / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Des larmes coulent sur les joues d’Abduweli Osman, prostré dans la touffeur moite à l’extérieur d’un hôpital de Mogadiscio. Comme des dizaines d’habitants en détresse, le jeune homme a recherché son frère pendant 24 heures. Mais il est désormais persuadé de sa mort dans l’effroyable attentat ayant frappé la capitale somalienne.

La dernière fois que lui et sa famille ont eu des nouvelles d’Abdukadir Ahmed, le jeune homme avait décidé, avant de rentrer chez lui, de se rendre samedi dans un quartier commerçant et très animé de Mogadiscio, connu sous le nom de K5.

Mais il n’est jamais revenu.

Puis sa famille a entendu la terrible nouvelle: un attentat, le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie, avait frappé ce quartier où un camion piégé avait explosé, causant la mort d’au moins 276 personnes, faisant 300 blessés et détruisant une vingtaine de bâtiments, dont un hôtel, un restaurant, une pharmacie, réduisant en cendres les petits stands de vendeurs d’essence qui ont intensifié le brasier.

Abduweli Osman a couru d’hôpital en hôpital. « On l’a cherché partout ces dernières 24 heures (…) et finalement, nous sommes persuadés qu’il est décédé, parce que nous avons retrouvé sa carte d’étudiant », confie à l’AFP Abduweli en pleurant, à l’extérieur de l’hôpital Medina.

« C’est très douloureux de perdre quelqu’un que vous aimez dans une telle tragédie et qu’il ne soit pas possible de retrouver son corps et de lui offrir un enterrement digne », lâche le trentenaire, épicier.

Autour de lui, l’hôpital est surpeuplé. Des habitants en nage courent de salle en salle dans la chaleur accablante de la capitale ou se blottissent contre leurs proches soignés pour des blessures par éclats, des brûlures, des fractures…

Les habitants de Mogadiscio sont tristement habitués à la récurrence d’attentats dans leur ville. Les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, lancent fréquemment des attentats-suicides dans Mogadiscio et ses environs. Ils ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom).

Mais l’ampleur de l’attaque a choqué les Somaliens, qui sont descendus par centaines dimanche dans les rues de la capitale et ont entamé lundi trois jours de deuil.

– Des corps non identifiés déjà enterrés –

Le souffle, qui a brisé des vitres à près d’un kilomètre à la ronde, a laissé de nombreux corps calcinés ou déchiquetés.

« Je n’ai jamais vécu une explosion aussi meurtrière, c’est comme si elle avait tué tous les gens à la ronde et mis le feu à tous les véhicules autour », rapporte Moalim.

Lundi, des personnes grièvement blessées ont commencé à être évacuées par un avion militaire turc, venu également apporter de l’aide médicale à des hôpitaux débordés, pour les emmener en Turquie.

Une centaine de personnes non identifiées ont déjà été enterrées. Ces funérailles suivent le rite musulman, mais elles sont aussi organisées rapidement car le gouvernement somalien ne dispose d’aucune morgue, ni les moyens de police scientifique afin d’identifier les victimes.

« Le gouvernement a fait tout ce qui était en son pouvoir pour identifier les corps (…) mais l’opération est devenue tellement difficile que nous avons décidé de les enterrer tous en même temps », explique un responsable gouvernemental, Muhidin Ali.

« Ces corps, dans un état effroyable, avaient été acheminés dans des hôpitaux pour être identifiés par des proches, mais la plupart des familles n’ont pas réussi à les reconnaître; l’ampleur de la catastrophe est au delà de ce qu’on peut imaginer en tant qu’être humain », souligne le responsable.

Malgré cette situation, beaucoup d’habitants s’accrochaient encore lundi à l’espoir de retrouver vivants des parents et attendaient, angoissés, dans des hôpitaux. Idil Ado, mère de trois enfants, est désespérément en quête d’informations sur sa nièce, disparue depuis l’attentat. Elle attend sous un arbre avec d’autres membres de sa famille à l’extérieur de l’hôpital Medina.

« Nous l’avons cherchée dans tous les hôpitaux de la ville et nous campons ici, à l’hôpital Medina, depuis hier. On espère toujours obtenir des informations ici, même si c’est pour apprendre son décès… », souffle-t-elle.

Mais pour Ahmed Farah, un secouriste interrogé sur les lieux de l’attentat, les chances de retrouver des survivants sont quasi nulles.

« Je ne pense pas qu’on retrouvera des survivants maintenant, environ 400 soldats ont travaillé avec les équipes d’urgence pour les recherches et (…) je ne vois aucun décombre sous lesquels des gens pourraient encore être en vie », confie-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 19h38)                

Somalie: au moins 137 morts et blessés dans l’attentat de Mogadiscio

octobre 15, 2017

Au moins 137 personnes ont été tuées et 300 blessées dans l’attentat au camion piégé mené samedi dans le centre de Mogadiscio, la capitale somalienne, a-t-on appris dimanche de source policière. / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Au moins 137 personnes ont été tuées et 300 blessées dans l’attentat au camion piégé mené samedi dans le centre de Mogadiscio, la capitale somalienne, a-t-on appris dimanche de source policière.

« Nous obtenons différents chiffres pour les victimes de la part des centres médicaux, mais nous avons confirmé pour l’instant 137 (morts), la plupart brûlés au point de ne pas être reconnaissables. Le bilan des morts peut être encore plus élevé, car il y a plus de 300 blessés, pour certains d’entre eux grièvement », a déclaré à l’AFP un responsable de la police, Ibrahim Mohamed.

« Il est très difficile d’avoir un chiffre précis parce que les corps des morts ont été emmenés vers différents centres médicaux, et certains d’entre eux ont été enlevés directement par leurs proches pour être enterrés », a-t-il ajouté, précisant qu’il s’agissait du « pire attentat » ayant jamais frappé la Somalie.

« Ce que j’ai vu dans les hôpitaux que j’ai visités est indicible. On continue à retrouver des corps et je demande à chacun de venir aider. Les gens sont dans une situation difficile », a pour sa part déclaré le maire de Mogadiscio, Tabid Abdi Mohamed.

« Il n’y a pas de pire tragédie que quand quelqu’un vient voir le corps d’un proche décédé et ne peut pas le reconnaître », a-t-il souligné.

Cet attentat au camion piégé est survenu en milieu d’après-midi samedi sur le carrefour PK5, situé dans le district de Hodan, un quartier commercial très animé de la capitale avec ses magasins et ses hôtels.

Cet attentat n’a pas encore été revendiqué. Mais les islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda, lancent fréquemment des attaques et attentats-suicides dans Mogadiscio et ses environs.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom).

Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

Romandie.com avec(©AFP / 15 octobre 2017 14h57)                

France: deux détenus préparaient un attentat depuis leur prison

octobre 9, 2017

Deux détenus préparaient un attentat depuis leur prison

La prison de Fresnes. PATRICK KOVARIK/AFP

Les deux hommes, incarcérés à la prison de Fresnes pour des faits de droit commun et connus pour leur radicalisation en prison, ont été inculpés lundi pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Un Camerounais de 28 ans et un Français de 22 ans ont été inculpés par un juge antiterroriste, soupçonnés d’avoir projeté un attentat depuis la prison de Fresnes, en banlieue parisienne, où ils étaient incarcérés, a-t-on appris lundi de sources concordantes. «Ces deux islamistes radicaux voulaient monter un groupe de combattants avec la volonté de monter en puissance par le biais de diverses actions, à l’extérieur de la prison, ciblant entre autres des policiers et des surveillants de prison», a expliqué une source proche de l’enquête.

Ces deux hommes connus pour leur radicalisation en prison et incarcérés pour des faits de droit commun, ont été inculpés vendredi par un magistrat antiterroriste pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», a précisé une source judiciaire. «Les deux hommes ont eu des échanges en détention au cours desquels ils évoquaient un projet de passage à l’acte, qu’ils auraient eu à l’extérieur de la prison, mais sans que ce projet n’ait été encore précisément défini sur le choix de la cible», a expliqué une autre source proche de l’enquête, confirmant que «différentes cibles» étaient évoquées.

Sympathisant du groupe État islamique

Le Camerounais était suivi depuis fin 2016 par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Les investigations ont montré également qu’il avait été en contact avec une personne présente dans la zone irako-syrienne. L’homme, qui devait sortir de prison ce mardi, a confirmé aux enquêteurs qu’il comptait commettre un attentat sans donner plus de précisions, a précisé une source proche du dossier. Il était un sympathisant du groupe État islamique, a-t-elle ajouté.

La section antiterroriste du parquet de Paris avait ouvert une enquête il y a plusieurs mois. Les enquêteurs de la DGSI ont procédé à l’interpellation des suspects alors qu’un Réunionnais de 44 ans «projetait de se rendre en métropole pour apporter un soutien logistique aux deux détenus», a ajouté une autre source proche de l’enquête. Le Réunionnais a pour sa part été récemment mis en examen pour «apologie publique d’actes de terrorisme, par le biais de messages adressés sur un compte Twitter entre juin et août 2017», puis placé en détention provisoire.

Lefigaro.fr

Le Soudan reste sur la liste noire des pays soutenant le terrorisme

octobre 7, 2017

Le président du Soudan, Omar el-Béchir, lors du sommet Afrique-France, à Cannes, le 15 février 2007. © LIONEL CIRONNEAU/AP/SIPA

 

Ce 7 septembre, le chargé d’affaires américain au Soudan a prévenu que les conditions n’étaient pas encore réunies pour discuter du retrait de Khartoum de la liste noire de Washington des « États soutenant le terrorisme ».

Les propos du chargé d’affaires américain au Soudan, Steven Koutsis, interviennent au lendemain de l’annonce par Washington de la levée de l’embargo économique américain imposé au Soudan depuis vingt ans. Khartoum demeure toutefois sur la liste noire américaine des États soutenant le terrorisme malgré les demandes répétées du Soudan de retrait de la liste au nom de sa coopération avec les renseignements américains dans la lutte contre le terrorisme.

« C’est un sujet que nous sommes tous deux vivement disposés à aborder mais nous devons être sûrs que les conditions sont réunies pour des discussions en vue d’un retrait de la liste, a déclaré Steven Koutsis. Le gouvernement du Soudan sait parfaitement bien ce qu’il a à faire pour être retiré de la liste et nous espérons que ces conditions seront bientôt remplies ».

Soutien présumé au terrorisme

Khartoum a salué l’annonce de la levée de l’embargo américain, y voyant une décision positive, tout en exprimant sa déception de figurer toujours sur la liste noire. Pour le Soudan, il n’y a aucune raison que son nom apparaisse sur la liste américaine des pays soutenant le terrorisme, notamment en raison de sa coopération avec les services de renseignements américains.

Les États-Unis ont imposé des sanctions au Soudan en 1997 pour son soutien présumé à des groupes islamistes. Le fondateur d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden a vécu à Khartoum entre 1992 et 1996.

Quelques jours avant de quitter la Maison Blanche en janvier, le président Barack Obama avait levé une partie des sanctions contre le Soudan pour une période probatoire de six mois. Son successeur à la Maison Blanche Donald Trump avait décidé en juillet d’étendre cette période de trois mois. Le 6 octobre, son administration a décidé de la levée définitive de l’embargo.

Jeuneafrique.com

Libye: les corps de chrétiens coptes tués par l’EI en 2015 retrouvés

octobre 7, 2017

Tripoli – Les dépouilles de 21 chrétiens coptes exécutés en Libye par le groupe Etat islamique (EI) en 2015 ont été découvertes dans un charnier près de Syrte (nord), l’ancien bastion des jihadistes, a annoncé samedi une antenne du ministère de l’Intérieur.

Les corps de « 20 hommes de nationalité égyptienne et un homme à la peau sombre pouvant être d’une autre nationalité africaine (…) ont été retrouvés grâce aux aveux des jihadistes de l’EI faits prisonniers » lors de la prise de Syrte par les forces loyales au gouvernement d’union nationale (GNA), a indiqué la Direction de la lutte contre le crime organisé à Misrata (200 km à l’est de Tripoli) dans un communiqué.

Le charnier a été découvert vendredi matin, a précisé cette antenne du ministère de l’Intérieur du GNA.

Joint par l’AFP au Caire, le ministère des Affaires étrangères égyptien a confirmé cette découverte par les autorités libyennes.

Ville des bords de la Méditerranée située à 450 kilomètres à l’est de Tripoli, Syrte était devenue en 2015 le bastion de l’EI en Libye avant d’être conquise en décembre 2016 par les forces du GNA aidées des milices de la ville de Misrata.

Les corps retrouvés dans le charnier étaient mutilés, la tête séparée du corps, a indiqué la Direction de la lutte contre le crime organisé.

Les dépouilles des victimes ont été transférées à Misrata et confiées à un médecin légiste.

« L’ambassade d’Egypte communique depuis vendredi avec les Libyens en coordination avec le ministère de la Défense égyptien pour assurer le rapatriement des corps vers l’Egypte », a précisé à l’AFP un porte-parole du ministère des Affaires étrangères au Caire.

Le 15 février 2015, l’EI avait diffusé une vidéo montrant la décapitation d’hommes présentés comme 21 chrétiens coptes, majoritairement égyptiens, enlevés en janvier de la même année dans l’ouest de la Libye.

Après cette exécution, des dizaines de milliers de ressortissants égyptiens qui travaillaient dans les secteurs du bâtiment, des services, de l’agriculture et de l’artisanat avaient fui la Libye.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices alors que deux autorités se disputent le pouvoir: d’un côté, le GNA reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli. De l’autre, une autorité exerçant son pouvoir dans l’est du pays avec le soutien du maréchal Khalifa Haftar.

Romandie.com avec(©AFP / 07 octobre 2017 16h49)                                            

Le Niger frappé mercredi par une attaque « terroriste », « nombre important de victimes » (président)

octobre 5, 2017

Niamey – Le Niger a été frappé par une attaque « terroriste » ayant fait un « nombre important de victimes », a déclaré jeudi le président nigérien Mahamadou Issoufou en faisant référence à l’embuscade dans lequel sont tombés mercredi des soldats américains et nigériens dans le sud-ouest du Niger.

« Notre pays vient une fois de plus de faire l’objet d’une attaque de groupes terroristes, attaque qui s’est soldée malheureusement par un nombre important de victimes », a-t-il déclaré à l’ouverture du Forum des Premières dames de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à Niamey.

« Les femmes et les enfants paient un lourd tribu au terrorisme de manière directe comme (…) victimes innocentes et de manière indirecte en tant que mères et épouses; elles viennent une fois de plus de perdre des fils et des maris », a-t-il ajouté. Le président a fait observer « une minute de silence à la mémoire de nos soldats tombés sur le champ d’honneur » et « à la mémoire de toutes les victimes du terrorisme ».

Trois soldats américains et un membre d’une « nation partenaire » ont été tués au Niger au cours d’une attaque mercredi après-midi à quelque 200 kilomètres au nord de Niamey, dans le sud-ouest du Niger, a confirmé jeudi le commandement militaire américain en charge de l’Afrique (Africom).

Le président nigérien n’a pas évoqué la mort de soldats américains dans ses déclarations.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2017 16h11)                                            

Les forces irakiennes entrent dans Hawija, le dernier bastion nordiste de l’EI

octobre 4, 2017

Les forces irakiennes et des membres des unités paramilitaires du Hachd al-Chaabi avancent vers Hawija, le 3 octobre 2017 / © AFP / AHMAD AL-RUBAYE

Les forces gouvernementales ont franchi une nouvelle étape dans leur reconquête des derniers bastions jihadistes en Irak en pénétrant mercredi dans la ville de Hawija, ultime fief du groupe Etat islamique (Irak) dans le nord du pays.

L’opération pour bouter l’EI hors d’une des deux régions où ils sont encore présents en Irak a commencé il y a 13 jours. Depuis, les forces gouvernementales irakiennes se sont emparées de quatre villes et de dizaines de villages.

La ville de Hawija, située à 230 km au nord-est de Bagdad, est l’une des dernières tenues par l’EI dans ce pays, les jihadistes ayant été chassés au cours des derniers mois de la plupart des territoires qu’ils avaient conquis en 2014.

« Nous avons pris les quartiers d’al-Nidaa et d’Al-Askari, dans l’ouest de la ville », a affirmé dans un communique le général Raëd Jawdat, chef de la police fédérale.

Il avait annoncé auparavant que « la troisième phase de l’opération de libération de Hawija » avait « commencé par des tirs nourris d’artillerie et de missiles sur les positions de l’EI », dans cette ville sunnite de plus de 70.000 habitants surnommée « le Kandahar d’Irak », du fait de la présence d’extrémistes et en référence au bastion des Taliban en Afghanistan.

Le général Jawdat avait précisé que des unités d’élite de la police fédérale, des brigades motorisées et des snipers ainsi que des paramilitaires du Hachd al-Chaabi avaient pénétré par la nord-ouest de la ville.

« Elles avancent et le but est de s’emparer de sept quartiers de Hawija et 12 objectifs vitaux », a-t-il dit sans préciser lesquels.

Pour sa part, le chef des opérations dans ce secteur, le général Abdel Amir Yarallah, avait indiqué qu' »avec l’aide de Dieu, l’armée, la police fédérale, les forces d’intervention rapide et les (forces du) Hachd al-Chaabi ont lancé une large opération pour libérer le centre de Hawija et la ville adjacente de Ryad ».

Le Hachd al-Chaabi a de son côté indiqué que ses unités du génie étaient en train de déminer la route en direction du centre-ville pour faciliter la progression.

– ‘Ligne de défense brisée’ –

Selon cette force paramilitaire, « l’EI s’est retiré des abords de Hawija vers le centre de la ville car leur ligne de défense a été brisée ».

Le Hachd a également annoncé avoir évacué de villages proches des dizaines de familles ayant réussi à fuir l’EI, qui voulait en faire des boucliers humains.

Quelque 12.500 personnes ont fui la localité de Hawija depuis le début de l’offensive des forces irakiennes, avait indiqué mardi l’ONU. Selon le bureau des Affaires humaines (Ocha), il pourrait y avoir « jusqu’à 78.000 civils ».

Part ailleurs, un colonel de l’armée a affirmé mercredi qu’il n’y avait « plus de présence de l’EI dans la province de Salaheddine », au nord de Bagdad, après la prise la veille « de la centrale électrique de Harayat et du pont al-Fatha, à l’est de Beiji ».

Désormais acculé dans tous ses fiefs en Irak et en Syrie, l’EI voit son « califat » proclamé en 2014 s’écrouler face aux offensives de ses adversaires soutenus par les Etats-Unis ou par la Russie.

La région de Hawija est tombée aux mains de l’EI en juin 2014, en même temps que celle de Mossoul, deuxième ville d’Irak, qui a été reprise en juillet par les forces irakiennes appuyées par l’aviation de la coalition dirigée par les Etats-Unis.

Les forces irakiennes ont lancé le 21 septembre l’offensive sur cette ville située dans la province pétrolière de Kirkouk, que se disputent Bagdad et la région autonome du Kurdistan.

Outre Hawija, l’EI contrôle encore deux villes, dans la province occidentale d’Al-Anbar: Rawa et surtout Al-Qaïm, frontalière de la province de Deir Ezzor en Syrie. Le 19 septembre, les forces irakiennes ont là aussi lancé une offensive pour les reconquérir.

En Syrie, l’EI est également en grande difficulté dans sa « capitale » Raqa (nord). Elle a perdu 90% de la ville face aux Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par Washington. Elle a en outre été totalement chassée mercredi de la province de Hama (ouest) par l’armée syrienne et ses alliés, après un mois de combats meurtriers.

Romandie.com avec(©AFP / 04 octobre 2017 15h06)                

Mali: les évêques inquiets après plusieurs attaques contre des églises

octobre 2, 2017

 

Un prêtre célèbre une messe de Noël le 24 décembre 2016 à Gao, au Mali. © Baba Ahmed/AP/SIPA

La conférence épiscopale du Mali s’est déclarée inquiète ce 1er octobre après plusieurs attaques commises récemment contre des églises et des chapelles dans le centre du pays.

« Ces dernières semaines, ces derniers mois, nos églises, nos chapelles, ont été victimes de plusieurs attaques par de présumés jihadistes, a déclaré le secrétaire de la conférence épiscopale du Mali, Edmond Dembélé. Nous sommes inquiets ». Au Mali, pays à 90% musulman, les catholiques sont très minoritaires.

La semaine dernière, dans le village de Dobara, à 800 kilomètres au nord de Bamako, des hommes armés ont forcé la porte de l’église et y ont retiré crucifix, nappes d’autel, images et statue de la Vierge Marie et ont brûlé le tout devant l’église. D’autres attaques d’églises et de chapelles dans le centre du Mali se sont déroulés devant des fidèles les semaines précédentes.

En septembre toujours, dans la localité de Bodwal, des chrétiens ont été chassés de leur lieu de culte par des hommes armés avec ce message : « Nous allons vous tuer si nous vous voyons prier encore dans l’église ».

Le Mali, un pays laïc

La sécurité s’est nettement dégradée ces derniers mois dans le centre du Mali, où sévissent des groupes armés islamistes. Selon un rapport récent de l’ONG Human Rights Watch, ces groupes ont notamment procédé à des « exécutions sommaires de civils et de militaires de l’armée malienne, à la destruction d’écoles et au recrutement forcé d’enfants-soldats ».

« Le Mali étant un pays laïc, le gouvernement prend toutes les mesures pour assurer la sécurité des lieux de culte », a assuré un responsable du gouvernorat de Mopti, dans le centre du pays.

Jeuneafrique.com avec AFP

L’EI revendique la fusillade de Las Vegas(organe de propagande)

octobre 2, 2017

Beyrouth – Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué lundi la fusillade perpétrée à Las Vegas qui a fait au moins 50 morts, en affirmant que son auteur, un sexagénaire américain, s’était « converti à l’islam il y a quelques mois ».

« L’auteur de l’attaque de Las Vegas est un soldat de l’Etat islamique, il a perpétré l’opération en réponse aux appels (de l’organisation) à prendre pour cible les pays de la coalition » internationale emmenée par les Etats-Unis pour lutter contre les jihadistes, a indiqué Amaq, l’organe de propagande de l’EI.

Un Américain de 64 ans a tué dimanche soir au moins 50 spectateurs d’un concert en plein air à Las Vegas, commettant la pire fusillade de l’histoire moderne des Etats-Unis.

Perché dans un hôtel adjacent, surarmé, le tireur a été identifié comme Stephen Craig Paddock. Il s’est apparemment suicidé avant que les policiers ne l’atteignent.

« L’auteur de l’attaque de Las Vegas s’est converti à l’islam il y a quelques mois », souligne Amaq, dans un deuxième communiqué partagé sur le réseau social Telegram.

Jeudi, le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, était sorti d’un long silence pour demander à ses combattants acculés en Syrie et en Irak à « résister », tout en appelant à de nouvelles attaques contre les « ennemis » du groupe.

Il avait ainsi appelé « les soldats du califat et les héros de l’islam » à poursuivre leur « jihad » (guerre sainte) et leurs attaques. « Déclenchez la guerre contre votre ennemi (…) partout ».

Une coalition internationale emmenée par Washington intervient militairement en Irak et en Syrie en soutien à des forces locales qui luttent contre les jihadistes de l’EI.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2017 16h50)