Archive for the ‘Terrorisme’ Category

Libye: deux membres du personnel de l’ONU tués dans un attentat à Benghazi

août 10, 2019

 

 

Deux membres du personnel de la mission de l’ONU en Libye ont été tués samedi dans un attentat à la voiture piégée à Benghazi, dans l’est du pays, a indiqué un responsable de la sécurité. «Deux personnes ont été tuées et au moins huit autres blessées, dont un enfant, samedi, après l’explosion d’une voiture piégée dans le quartier al-Haouari à Benghazi lors du passage d’un convoi du personnel de l’ONU en Libye», a indiqué à l’AFP ce responsable, sous le couvert de l’anonymat.

«Les victimes de l’attentat terroriste qui sont décédées (…) sont deux membres du personnel de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul), un Libyen et un Fidjien», a confirmé à l’AFP le responsable de la sécurité. Selon cette source, «Ibrahim Bouchnaf, ministre de l’Intérieur (du gouvernement parallèle basé dans l’est) et le chef de la Sécurité de Benghazi, le général Adel Abdel Aziz, se sont rendus rapidement sur le lieu de l’attentat pour inspecter les mesures de sécurité» mises en place.

Un gouvernement parallèle est installé dans l’est de la Libye et soutient le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la région, qui a lancé une offensive le 4 avril avec son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) pour tenter de s’emparer de la capitale Tripoli (ouest). Cette attaque survient moins d’un mois après qu’un attentat similaire à Benghazi a visé les obsèques d’un ancien officier des forces spéciales libyennes, tuant une personne et blessant huit autres

Par Le Figaro.fr avec AFP

Fusillade dans une mosquée en Norvège

août 10, 2019

 

Une personne a été blessée dans une fusillade dans une mosquée près d’Oslo, et un suspect arrêté, a annoncé samedi la police de la capitale norvégienne. «Une personne a été touchée. Nous ne connaissons pas le niveau de gravité de ses blessures. Un suspect a été arrêté. La police est sur place», a déclaré la police sur Twitter. Selon un porte-parole des forces de l’ordre, cité par Reuters, la victime est un homme de 75 ans.

La fusillade a eu lieu dans le centre islamique al-Nour à Baerum, ville de la banlieue d’Oslo. La police a précisé ne pas avoir d’informations sur la présence d’autres assaillants, ni sur le suspect arrêté qui est «blanc». «Un des nôtres a été touché par balles par un homme blanc avec un casque et un uniforme», a déclaré de son côté le responsable de la mosquée, Irfan Mushtaq, à un journal local Budstikka. Il a ensuite précisé à la chaine TV2 que l’homme portait plusieurs armes sur lui. «Un homme de type norvégien avec un fusil à pompe et des pistolets est entré dans la mosquée (…). Il a commencé à tirer autour de lui», a-t-il raconté.

Selon la chaîne publique NRK, la police a trouvé plusieurs armes dans la mosquée, et une personne qui s’y trouvait est parvenue à maîtriser l’assaillant avant l’arrivée des forces de l’ordre. Les services de sécurité de la police norvégienne (PST) ont indiqué «suivre les évènements». «Il est trop tôt pour tirer des conclusions», a déclaré à NRK le responsable de l’information des PST, Martin Bernsen.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Afghanistan: Au moins 14 morts et 145 blessés dans un attentat des talibans à Kaboul

août 7, 2019

A man carries an injured woman to a hospital after a blast in Kabul, Afghanistan

Un homme transporte une femme blessée, après l’explosion qui s’est produite ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis.

Un attentat à la voiture piégée revendiqué par les talibans a fait au moins 14 morts et 145 blessés, dont une majorité de civils, mercredi matin dans l’ouest de Kaboul, ont indiqué les autorités.

«Un véhicule rempli d’explosifs a explosé à l’entrée du commissariat de police dans l’ouest de Kaboul à 9h (6h30 en France)», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi. Dix des quatorze morts sont des civils, tout comme 92 des blessés, a-t-il précisé.

Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a revendiqué l’attentat sur les réseaux sociaux, ajoutant qu’il avait été commis par un kamikaze. L’attaque «a été lancée contre un centre de recrutement ennemi. Des dizaines de soldats et de policiers ont été tués et blessés», a-t-il indiqué. Les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit. L’ONU a révélé que le mois de juillet avait été le plus sanglant depuis mai 2017, avec plus de 1.500 civils tués ou blessés à travers le pays. En 2018, 3.804 civils ont été tués, dont 900 enfants.

Pourparlers

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis. Un huitième round de négociations est en cours à Doha, au Qatar. Les deux parties se sont félicitées des « excellents progrès » réalisés et ont espéré être en mesure de signer un accord de paix bilatéral. Si un tel accord venait à se conclure, il ouvrirait la voie à des discussions directes à Oslo entre talibans et une équipe de négociation formée par le gouvernement afghan.

« Les talibans sont un obstacle à la paix, a commenté le porte-parole de la présidence, Sediq Sediqqi. Ils doivent cesser les combats et utiliser l’opportunité de paix fournie par les Etats-Unis sinon, rien d’autre ne les attend que leur extinction. »

Men carry an injured man to a hospital after a blast in Kabul

L’explosion a fait de nombreux blessés ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Un «gros boum»

Le poste de police visé est situé dans la partie chiite de la ville où vit la communauté Hazara (la troisième communauté d’Afghanistan après les Pachtounes et les Tadjkiks qui sont sunnites), alors que les préparatifs battent leur plein à l’approche de l’Aïd el-Kébir, la plus grande fête musulmane. Bravant la peur des attaques, la population de Kaboul se rendait en masse mercredi sur les étals des marchés remplis de victuailles. « J’ai entendu un gros boum et toutes les fenêtres de mon magasin ont volé en éclats », a raconté à l’AFP un commerçant, Ahmad Saleh.

Les images des télévisions afghanes sur place témoignaient de l’étendue des dégâts. Plusieurs bâtiments sont totalement détruits, leurs façades s’étant affaissées. Des murs anti-explosion en ciment ont été réduits en poussières. Des explosions avaient déjà retenti dans la nuit à Kaboul. Les forces spéciales afghanes ont pris d’assaut plusieurs repaires de membres de la branche afghane du groupe Etat islamique, où « étaient fabriqués des vestes explosives et des voitures piégées ». Selon leur communiqué, l’EI prévoyait de « mener des attentats-suicides à Kaboul ».

Par ailleurs, dans la province de Baghlan, dans le nord de l’Afghanistan, les autorités ont affirmé avoir déjoué une attaque mercredi contre un convoi des forces de sécurité vers lequel se dirigeait un véhicule blindé chargé d’explosifs qui a été détruit au lance-roquette avant d’atteindre sa cible.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Tueries aux États-Unis: les autorités s’inquiètent du «terrorisme intérieur»

août 4, 2019

APTOPIX Texas Mall Shooting

Le tueur a tiré de sang froid sur des passants et des personnes venues faire leurs courses dans un supermarché de la ville située à la frontière avec le Mexique, dont la population est à 85 % d’origine ou de naissance hispanique. Mark Lambie/AP

Les deux fusillades qui ont fait ce week-end 29 morts au Texas et dans l’Ohio ont ravivé les débats sur les armes à feu et la rhétorique incendiaire de Donald Trump, accusé de racisme par les démocrates.

L’Amérique s’est éveillée pantelante, dimanche, frappée par la double tragédie qui a coûté la vie à trente personnes, lors de deux fusillades distinctes, au Texas et en Ohio ; en l’espace de treize heures, ces massacres devraient relancer le débat sur l’impossible contrôle des armes à feu outre- Atlantique, en pleine campagne présidentielle, ainsi que sur l’ombre grandissante d’un terrorisme intérieur visant immigrants, juifs, musulmans et tous ceux censés menacer la «race blanche».

Samedi matin, à El Paso, cité fron-tière texane avec le Mexique, un tueur armé d’un fusil d’assaut de type AK-47 a abattu froidement vingt passants, dont un enfant de 6 ans, et blessé vingt-six autres personnes venues faire leurs courses dans un supermarché, avant de se constituer prisonnier. Le bilan risque de s’alourdir dans les prochains jours, certains des blessés, âgés de 2 à 82 ans, se trouvant dans un état critique. «C’est écœurant, intolérable et ce n’est pas texan», s’est indigné Greg Abbott, le gouverneur du Texas. Pas plus texan qu’ohien, sans doute. Et pourtant, le cauchemar s’est reproduit dans la nuit de samedi à dimanche, devant un bar du centre-ville de Dayton, en Ohio (voir ci-dessous).

D’une banalité terrifiante, la litanie insensée des statistiques défile en boucle sur les écrans de télévision, comme à chacune de ces tragédies: il s’agit de la 2187e tuerie de masse outre-Atlantique depuis le massacre tristement célèbre de 26 personnes dans une école maternelle de Sandy Hook (Connecticut), le 14 décembre 2012. 8666 Américains ont déjà été tués par armes à feu en 2019, et 249 tueries déjà recensées, pour une année qui ne comptait samedi que 215 jours.

Des clients abattus de sang-froid

La tragédie d’El Paso, elle, s’inscrit comme la sixième la plus sanglante de l’histoire récente et, selon son gouverneur, la pire de l’histoire du Texas, cet État où le port d’armes est toléré sans restriction (open carry), et où l’on peut porter un fusil en bandoulière au supermarché. À 10 h 30 du matin, le tueur imberbe est apparu devant l’entrée de l’imposant Walmart. Une caméra de sécurité a figé sa silhouette inquiétante: tee-shirt noir et pantalon cargo, fusil d’assaut presque trop grand pour sa corpulence, casque antibruit sur les oreilles, comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo ou d’une séance au stand de tir.

Après avoir semé la mort, avec un calme sidérant selon les témoins oculaires, le tueur s’est rendu sans résister. Le dénommé Patrick Crusius, originaire d’Allen, une bourgade du nord de Dallas située à plus de 1000 kilomètres et dix heures de route d’El Paso, est âgé de 21 ans. Il a ouvert le feu au jugé sur les clients, abattus de sang-froid sur le parking, près des caisses et dans les travées bondées en cette prérentrée scolaire.

Dix-neuf minutes avant que ne retentisse le premier appel paniqué au 911 (urgences), un manifeste était apparu en ligne, sur le site de partage 8chan, coutumier des imprécations islamophobes et antisémites. Élucubrant sur «une invasion hispanique du Texas» et le soi-disant «grand remplacement» en cours des Blancs par les «étrangers», classique des écrits suprémacistes blancs attribué au penseur identitaire français Renaud Camus et entendu lors du rassemblement néonazi de Charlottesville, en Virginie, le 12 août 2017, le document de cinq pages proposait de «diviser l’Amérique en territoires racialement distincts». «Si nous pouvons éliminer suffisamment de gens, écrit l’auteur de ces lignes infamantes, alors notre mode de vie pourra subsister.» Six des victimes étaient des citoyens mexicains, a déclaré le président Andres Manuel Lopez Obrador dimanche soir, ajoutant que sept autre de ses concitoyens ont été blessés dans l’attaque.

Enquête pour crime à caractère raciste et terrorisme intérieur

Le FBI, qui a déjà procédé à une centaine d’arrestations dans les milieux suprémacistes blancs depuis octobre 2018, a ouvert une enquête pour crime à caractère raciste et terrorisme intérieur. Le manifeste d’El Paso mentionne en effet la tuerie dans une mosquée de Chrischurch, le 15 mars dernier en Nouvelle-Zélande (51 morts), devenue un cri de ralliement pour les extrémistes occidentaux.

«Nous sommes le seul pays au monde avec plus d’armes que d’habitants»

Pete Buttigieg, candidat à la primaire démocrate

L’un des premiers candidats présidentiels à réagir, le démocrate de l’Indiana Pete Buttigieg, s’est alarmé que l’Amérique soit «attaquée par un terrorisme nationaliste blanc intérieur». «Nous sommes le seul pays au monde avec plus d’armes que d’habitants, a poursuivi “Maire Pete”, un ancien officier de renseignement de l’US Navy en Afghanistan et maire de la ville de South Bend. Le nationalisme blanc incite des gens à commettre des meurtres, et il est conforté aux plus hauts échelons du gouvernement américain.»

La pique vise ouvertement le président des États-Unis, Donald Trump, qui s’est fendu d’un message sur Twitter, depuis son parcours de golf de Bedminster, dans le New Jersey. Qualifiant le drame d’El Paso d’«acte lâche», il a estimé qu’«il n’existe aucune raison ou excuse qui puissent justifier de tuer des gens», puis il a adressé au «formidable peuple du Texas» ses «pensées et prières les plus sincères». «La haine n’a aucune place dans notre pays», a-t-il renchéri dimache soir. Il a également annoncé que le drapeau américain sera en berne jusqu’au 8 août.

À El Paso, ville du candidat présidentiel démocrate Beto O’Rourke, qui a dénoncé les imprécations de Trump envers les Mexicains «voleurs et criminels», la générosité s’est manifestée devant les centres de don du sang: des volontaires sont apparus les bras bardés de pizzas, pour soutenir tous ceux patientant sagement afin de donner leur sang au profit des victimes.

La compassion des Américains s’arrête là, entravée par la paralysie du débat politique. Malgré les incessants appels à un contrôle renforcé des armes à feu, le débat n’ira pas plus loin, surtout en pleins congés parlementaires. Pas plus qu’après la fusillade dans un lycée de Floride à Parkland (17 morts), le 14 février 2018, qui avait déclenché de vaines manifestations étudiantes.

Gravé dans les mémoires, le massacre de Sandy Hook, en 2012, avait également suscité une intense émotion à travers le pays. Là encore, même le massacre sauvage de vingt bambins de maternelle n’avait pas suffi à convaincre une majorité républicaine du Sénat d’interdire les fusils d’assaut et les chargeurs à forte capacité, la plupart des élus jugeant une telle réforme contraire au deuxième amendement de la Constitution sur la liberté de posséder des armes. L’assassin d’El Paso, quant à lui, risque la peine capitale.

Une seconde fusillade meurtrière à Dayton

Une deuxième tuerie a endeuillé les États-Unis, treize heures après celle perpétrée à El Paso. À 1 heure du matin, devant un bar du centre de Dayton (Ohio), une grêle de balles s’est abattue sur les clients du Ned Pepper’s Bar, dans le quartier très animé et habituellement sûr d’Oregon, lorsque est apparu un inconnu muni d’un fusil d’assaut de type AR-15, de chargeurs multiples et d’un gilet pare-balles. Un videur a tenté de s’opposer à l’individu en bloquant le canon de l’arme de sa main, mais l’agresseur a alors dégainé une arme de poing. L’assaillant a été identifié dimanche soir comme un jeune homme blanc de 24 ans dénommé Connor Betts.

Dix personnes sont mortes, dont le tueur neutralisé par des policiers, et sa soeur. Seize autres personnes sont blessées. La scène a duré moins d’une minute. «Rendez-vous compte, le tueur a été en mesure de tuer neuf personnes et d’en blesser vingt-six autres en moins d’une minute, soupire le maire de Dayton, Nan Whaley. Si la police n’avait pas été présente dans le quartier d’Oregon, avec ces milliers de gens profitant de leur samedi soir, imaginez ce qui aurait pu se passer.» Le fusil d’assaut AR-15 est l’arme privilégiée des tueurs de masse depuis le massacre de Sandy Hook, en 2012, pour sa maniabilité et sa puissance de feu dévastatrice.

«Ma femme et moi nous avons le cœur absolument brisé après l’horrible attaque qui s’est produite ce matin à Dayton, a tweeté le gouverneur Mike DeWine. Nous nous joignons à tous ceux à travers l’Ohio et le pays qui offrent leurs prières aux victimes et à leurs familles.»

Des pensées et des prières, à défaut de toute législation plus sévère à l’encontre des armes de guerre telles que l’AR-15.

Le Figaro.fr par Maurin Picard

L’Onu redoute de nouveaux attentats d’ici la fin de l’année

août 4, 2019

-

Paris lors des attentats du 13 novembre 2015. MIGUEL MEDINA / AFP

 

Un rapport de l’organisation révélé par le Guardian estime que la menace n’a pas disparu avec la chute des derniers bastions de l’Etat islamique en Syrie.

Selon un récent rapport des Nations-Unies cité par le quotidien britannique The Guardian, la menace du terrorisme islamiste ne s’est pas éteinte avec le califat et la chute des derniers bastions de Daech en Syrie. Au contraire, il constitue toujours une menace sérieuse et importante. Les rapporteurs estiment que la raréfaction des attaques sur le sol européen n’est qu’une trève, et que de nouvelles vagues d’attentats sont à craindre d’ici la fin de cette année.

Les auteurs estiment notamment que jusqu’à 30.000 combattants étrangers venus rejoindre le «califat», et dont la mort n’a jamais été officialisée, pourraient en fait toujours être en vie, et vouloir rejoindre Al-Qaïda ou d’autres groupes islamistes radicaux émergents. «Ils pourraient en être des leaders ou des recruteurs», écrivent les rapporteurs, qui estiment que la menace qui pèse sur l’Europe reste «élevée».

Ce rapport a été rédigé sur la base des informations fournies par les services de renseignements de plusieurs pays membres des Nations unies. Il met notamment en avant le fait que bien que Daech n’existe plus de fait sous la forme de proto-Etat, les facteurs qui ont contribué à son avènement existent toujours. Les auteurs estiment ainsi qu’un des problèmes aux sources du mal est la radicalisation en prison de «détenus frappés par la pauvreté, la marginalisation, la frustration, une faible estime de soi et la violence».

«Les programmes de déradicalisation n’ont pas prouvé leur pleine efficacité… Les combattants les plus endurcis qui ont écopé de longues peines de prison ne sont pas près d’en sortir. Ils continuent d’être dangereux et de constituer une menace à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du système pénal», est-il écrit dans le rapport.

Les Etats Européens estiment que quelque 6.000 de leur ressortissants ont rejoint l’Irak ou la Syrie pour y rejoindre Daech ou un autre groupe islamiste. Environ un tiers aurait été tué, tandis qu’un autre tiers serait actuellement détenu dans la région ou aurait fui vers une destination inconnue. Selon le rapport, les 2.000 individus restants pourraient bel et bien être rentrés en Europe.

Le rapport ajoute que Daech, s’il n’existe plus que sous la forme d’un califat virtuel, continue de jouir d’une manne estimée entre 50 millions et 300 millions de dollars, grâce à laquelle il poursuit sa propagande et parvient à entretenir sa réputation de «marque de référence du terrorisme mondial». Selon les auteurs, tous ces éléments portent à croire que les États devront redoubler de vigilance afin de prévenir une nouvelle attaque avant le début de l’année 2020.»

Par Le Figaro.fr

Hamza, fils d’Oussama Ben Laden, est mort, selon les médias américains

juillet 31, 2019

Hamza

Hamza ben Laden, le fils d’Oussama ben Laden, est mort et les États-Unis ont contribué à l’opération visant à l’éliminer, ont annoncé les médias américains, le 31 juillet 2019.FEDERATION FOR DEFENSE OF DEMOCRACIES / AFP

Hamza Ben Laden, l’un des fils d’Oussama Ben Laden, présenté comme son héritier à la tête d’Al-Qaïda, est mort et les États-Unis ont contribué à l’opération visant à l’éliminer, selon des informations mercredi du New York Times et de la chaîne NBC.

Premier média à révéler cette possible élimination, NBC a affirmé ce mercredi 31 juillet que Washington disposait d’informations de services de renseignement attestant de la mort de Hamza Ben Laden, s’appuyant sur trois responsables anonymes.

« Je ne veux pas faire de commentaire là-dessus », a répété à deux reprises le président Donald Trump, interrogé mercredi par des journalistes sur cette information de NBC.

Le New York Times affirme de son côté que les États-Unis ont « eu un rôle » dans l’opération au cours de laquelle Hamza ben Laden, considéré comme un dirigeant clé d’al-Qaïda, a été tué. Le quotidien cite deux responsables américains.

Ni NBC ni le New Yok Times n’ont pas de détails sur la date, le lieu ou les circonstances du décès. Selon le New York Times, il serait intervenu dans les deux dernières années, mais les Américains ont mis du temps à le confirmer.

Washington avait offert en février une récompense pouvant atteindre un million de dollars pour toute information permettant de retrouver Hamza ben Laden. En mars il avait été déchu en mars de sa nationalité saoudienne.

Parmi des archives d’Oussama ben Laden, saisies lors du raid américain de 2011 au cours duquel il a été tué au Pakistan, dévoilées fin 2017 par la CIA, figure une vidéo du mariage de son fils Hamza, apparemment en Iran, dont on a ainsi découvert les premières images à l’âge adulte. Hamza était considéré comme le fils préféré –voire le successeur désigné– d’Oussama Ben Laden

Par Rfi.fr avec AFP

Nigeria : le bilan d’une attaque de Boko Haram dans le Nord-Est grimpe à 65 morts

juillet 28, 2019

 

Une attaque du groupe jihadiste Boko Haram samedi contre un groupe d’hommes revenant d’une cérémonie de funérailles, dans le nord-est du Nigeria, a fait 65 morts, soit près de trois fois plus qu’annoncé dans un premier bilan, a déclaré dimanche un responsable local.

Des dizaines de cadavres supplémentaires ont été découverts après l’attaque par des hommes armés d’un village proche de la capitale régionale Maiduguri. «Il y a 65 morts et 10 blessés», a déclaré le chef du gouvernement local Muhammed Bulama.

Plus de 20 personnes sont mortes dans l’attaque contre les participants rassemblés pour la cérémonie de funérailles et des dizaines d’autres ont été tuées alors qu’elles tentaient de poursuivre les jihadistes, a-t-il précisé.

Le dirigeant d’une milice locale anti-Boko Haram a confirmé ce bilan, tout en faisant un récit légèrement différent de l’attaque. Vingt-trois personnes ont été tuées alors qu’elles revenaient des funérailles et « les 42 autres ont été tuées quand elles ont poursuivi les terroristes », a déclaré Bunu Bukar Mustapha à l’AFP. Des journalistes de l’AFP sur place ont vu des maisons incendiées lors de l’attaque. Des proches rassemblaient les corps des personnes tuées en vue de leur enterrement.

Selon Muhammed Bulama, l’attaque de samedi est une opération de représailles contre le meurtre de 11 combattants du groupe et la saisie de 10 fusils automatiques par des habitants il y a deux semaines, lorsque Boko Haram s’était approché de leur village. Boko Haram est actif dans le district de Nganzai où il mène régulièrement des raids contre les villages.

En septembre dernier, le groupe avait tué huit personnes et volé du bétail dans deux villages de cette zone alors que les habitants essayaient de l’empêcher de voler leurs animaux.

L’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria et sa répression ont fait plus de 27.000 morts et plus de deux millions de déplacés en 10 ans

Par Le Figaro.fr avec AFP

Burkina : au moins 14 morts dans une attaque dans le Nord

juillet 28, 2019

Des soldats burkinabè, lors d’un exercice en février 2019 (illustration). © DR / Forces armées burkinabè

 

Au moins quatorze civils ont été tués entre jeudi et vendredi à Diblou, un village dans le Nord du Burkina, dans une attaque perpétrée par une « vingtaine d’individus armés » décrits comme des jihadistes, a-t-on appris samedi de sources sécuritaires et locales.

« Dans la soirée du jeudi, un groupe d’individus, environ une vingtaine, a attaqué le village de Diblou (dans la commune de Pissila), faisant au moins quatorze morts », a déclaré une source sécuritaire. « Les terroristes (jihadistes) ont incendié des boutiques de commerçants et des motocyclettes. Presque tout le marché a été saccagé », a indiqué un habitant de Pissila.

Cette région est en proie à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées par les autorités à des groupes jihadistes. Le ministre burkinabè de la Défense, Chérif Sy, a annoncé dans un communiqué « les villages de Sagho et Toékodogo, dans la commune de Barsalogho, ont été l’objet d’attaques terroristes dans la soirée du samedi 22 juin, perpétrées par des hommes armés non identifiés ». « Ces attaques ont malheureusement causé la mort de 15 personnes, dont 13 à Sagho et 2 à Toékodogo », avait précisé le ministre. Des dégâts matériels avaient également été enregistrés.

Quelques jours plus tôt, le 18 juin, 17 personnes avaient été tuées au cours d’une attaque à Béléhédé, située dans la province du Soum, dans le nord du pays. 19 personnes avaient trouvé la mort une semaine plus tôt dans une attaque dans la commune d’Arbinda, toujours dans le Nord.

Face à cette dégradation du climat sécuritaire, et alors que l’armée burkinabè est déjà engagée à l’Est face aux groupes armés, dans le cadre de l’opération Otapuanu, les autorités ont lancé, mi-mai, l’opération Doofu (« déraciner », en fulfuldé) dans les régions du nord et du centre-nord du Sahel.

Par Jeune Afrique avec AFP

Un Franco-Marocain condamné pour terrorisme déchu de sa nationalité française

juin 1, 2019

 

Entre 1996 et 2016, seules 13 déchéances de nationalité ont été prononcées pour terrorisme, dont cinq en 2015, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur.

Mohamed el-Hafiani, 36 ans, avait été condamné en 2014 à cinq années de prison pour avoir voulu rejoindre des jihadistes en Afghanistan. Il avait été arrêté au Pakistan en 2012, en compagnie de deux autres Français, et renvoyé en France un an plus tard. Lors de leur interpellation, les trois hommes étaient accompagnés de Naamen Meziche, un Franco-Algérien considéré comme un cadre historique d’Al-Qaïda, et condamné en 2018 à 14 ans de réclusion pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

La déchéance de nationalité est possible pour les individus ayant « acquis la qualité de Français », et uniquement pour des motifs spécifiques, notamment avoir été condamné pour trahison ou terrorisme. Dans ces cas, la déchéance n’est encourue que si les faits reprochés se sont produits dans un délai de quinze ans après l’acquisition de la nationalité.

Entre 1996 et 2016, seules 13 déchéances de nationalité ont été prononcées pour terrorisme en France, dont cinq en 2015, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur.

La déchéance de nationalité est en revanche impossible si elle a pour effet de rendre apatride, ou pour les personnes nées avec la nationalité française.

Après les attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts), le président français François Hollande avait souhaité l’extension de la déchéance de nationalité, suscitant un âpre débat dans le pays. Après plusieurs mois d’invectives et de discussions houleuses, M. Hollande avait finalement renoncé à cette révision constitutionnelle.

Syrie: 12 membres d’une force antijihadistes tués par l’EI

novembre 4, 2018

Beyrouth – Douze membres d’une force kurdo-arabe soutenue par les États-Unis ont été tués dimanche dans une attaque du groupe Etat islamique (EI) dans le dernier réduit jihadiste en Syrie, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mustefa Bali, a confirmé à l’AFP qu’il y avait eu une attaque de l’EI contre les FDS mais démenti des pertes dans leurs rangs.

« Un jihadiste de l’EI à bord d’une voiture piégée s’est fait exploser près d’une position des FDS » dans la province de Deir Ezzor (est) non loin de la frontière irakienne, a indiqué l’Observatoire.

Il a fait état de « 12 morts et 20 blessés » parmi les FDS dans l’explosion et des accrochages ayant eu lieu « entre les villages de Hajine et Al-Bahra », le premier étant tenu par les jihadistes et le second par les FDS.

« L’EI a profité des mauvaises conditions météorologiques », a ajouté M. Abdel Rahmane, évoquant de la pluie et du brouillard « ayant empêché la coalition anti-EI de mener à bien ses frappes aériennes » en soutien aux FDS.

Selon l’OSDH, les jihadistes ont avancé en direction d’Al-Bahra, où se trouve une petite base regroupant « des cadres des FDS et des conseillers de la coalition internationale ».

Au moins quatorze civils avaient été tués samedi dans des frappes aériennes de la coalition sur Hajine et deux autres localités proches, selon l’Observatoire. Neuf jihadistes sont également morts dans les frappes.

Les FDS avaient annoncé mercredi la suspension temporaire de leur offensive contre l’EI dans cette région, après des attaques menées par l’armée turque contre des positions d’une milice kurde dans le nord du pays.

Depuis le 10 septembre, date du lancement par les FDS de l’offensive anti-EI dans la région de Hajine, au moins 327 combattants de la force kurdo-arabe ont péri, contre 523 jihadistes, selon l’OSDH.

Déclenché en 2011, le conflit en Syrie a fait plus de 360.000 morts et déplacé plus de la moitié de la population.

Romandie.com avec(©AFP / 04 novembre 2018 13h53)