Archive for the ‘Transport’ Category

Bruxelles: Laurent Gbagbo dans l’avion avec Nady Bamba pour Abidjan

juin 17, 2021

Par Ivoir netTV avec France24

Canada-Québec: La navette fluviale entre Bécancour et Trois-Rivières encore annulée cet été

juin 16, 2021

Malgré les changements de couleur, les contraintes gouvernementales en matière de distanciation sociale restent trop importantes au plan logistique pour permettre le retour de la navette fluviale entre Bécancour et Trois-Rivières, après une première pause forcée à l’été 2020. C’est du moins l’avis du conseil municipal de Bécancour qui a tranché la question mardi.

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Selon le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, le nombre de passagers serait encore limité sur le bateau, tout comme le nombre de personnes admises dans le trolley, une fois arrivées au quai de Sainte-Angèle.

Ce sera donc la deuxième fois depuis 2015 qu’on ne pourra se rendre sur l’une ou l’autre des rives par le fleuve durant l’été. Ce service débutait habituellement vers la fin juin pour se terminer au début septembre. Toujours à la hausse en terme d’achalandage année après année, la navette fluviale était bien ancrée dans les offres touristiques de Trois-Rivières et Bécancour.

Rappelons que la saison 2019 s’était clôturée avec un achalandage record de près de 2738 usagers répartis sur dix semaines d’opération, soit 13,25 % de plus que la saison précédente.

Avec  Marc Rochette – Le Nouvelliste 

Pologne: un voilier construit par des sans-abri pourra bientôt prendre le large

juin 14, 2021
Pologne: un voilier construit par des sans-abri pourra bientot prendre le large
Pologne: un voilier construit par des sans-abri pourra bientôt prendre le large© AFP/Wojtek RADWANSKI

Amarré dans le port fluvial de Varsovie, le voilier Ojciec Boguslaw qui vient d’être baptisé du nom d’un prêtre catholique, a permis à des sans-abri qui l’ont construit pendant quatorze ans de redonner un cap à leur vie.

Il a été baptisé samedi du nom du père Boguslaw, de l’ordre des Camilliens, qui en 2006 avait lancé ce projet fou aux yeux de beaucoup. Lui-même était ouvrier naval de Szczecin, une ville portuaire du nord-ouest de la Pologne, avant d’entrer au séminaire. Sa vocation était d’aider les sans-abri à retourner à une vie normale. Le projet devait surtout avoir une fonction thérapeutique.

Le résultat est impressionnant. La goélette fait 17,8 mètres (57 pieds de long) sur 5,2 mètres.

En présence d’anciens sans-abri, de sponsors et de membres du gouvernement, le capitaine Waldemar Rzeznicki qui durant quatorze ans a dirigé sa construction, a hissé le pavillon sur le mât.

Tradition oblige, la marraine -l’épouse du capitaine, Anna Rzeznicka, a brisé une bouteille de prosecco à défaut de vrai champagne, trop cher. Elle s’est brisée seulement au quatrième coup. « On a été puni car au lieu de prendre une boisson sans alcool, on a pris une bouteille d’alcool, alors qu’on lutte contre l’alcoolisme », a déclaré M. Rzeznicki.

« Navigue sur les mers et les océans, vante le nom de ton initiateur et de ceux qui t’ont construit (…). Je te donne pour nom +Ojciec Boguslaw+(le père Boguslaw) », a déclaré la marraine, prononçant la formule traditionnelle.

Sa propre âme

« Enfin on sent vraiment l’eau sous nos pieds. Le bateau vit enfin », se réjouit le capitaine.

« Chaque bateau a sa propre âme, chaque bateau est différent, celui-ci est vraiment unique », ajoute-t-il.

« On n’avait pas les moyens techniques utilisés normalement dans des chantiers navals comme des grues ou des chariots élévateurs », se souvient Slawomir Michalski, 64 ans.

« On avait de simples outils de bricoleur: une torche de soudage pour couper l’acier, des marteaux, des cisailles à tôle ou des meuleuses », se souvient cet homme que l’AFP avait interrogé en 2017 lors des travaux.

Le capitaine Rzeznicki déplore que le constructeur Bogdan Malolepszy, qui a offert le projet du voilier, n’ait pas pu assister à la cérémonie. « Le Covid-19 l’a emporté en automne dernier. »

Une grande partie du matériel, comme le bois pour les mâts, la tôle ou les huit tonnes de plomb pour la quille, ont été offerts par des sponsors. Le moteur diesel provient d’un vieux bateau de pêche. Il faudra encore le réparer.

Après le décès du père Boguslaw Paleczny en 2009, le projet n’avait pas été abandonné. Quelque 300 personnes – des pensionnaires du centre pour sans-abri, mais aussi des scouts et des bénévoles, ont participé à sa construction.

« On a réalisé son testament, c’est comme si c’était son enfant », ajoute M. Michalski.

Rajeuni

« Le projet a changé ma vie de manière radicale, à 180 degrés, j’ai appris que quand je commence quelque chose, je termine ce travail. Avant, c’était tout le contraire », explique Marek Metrak, un des sans-abri qui a participé au projet.

« J’ai gagné une nouvelle vie, comme ce bateau qui a été mis à l’eau et peut naviguer, moi, je suis devenu indépendant. Il y a tout juste deux semaines j’ai reçu de la municipalité les clés de mon logement. J’écris des livres. Je ne bois plus, je ne fume plus. J’ai rajeuni », dit cet homme de 74 ans.

Avant de prendre le large, il reste encore du travail à faire. Trois jours avant la cérémonie du baptême, les voiles ont été livrées, achetées grâce à ses sponsors.

Le bateau doit encore être équipé en système de navigation électrique, gilets et radeaux de sauvetage, avant de mettre le cap sur Gdansk, en mer Baltique.

Par Le Point avec AFP

Côte d’ivoire: Valorisation de la Baie de Cocody et avancement des travaux des échangeurs de l’Indénié et de Cocody

juin 13, 2021

Avec SoutereTV

Canada: Un métro léger, la vision de l’avenir de Québec 21

juin 9, 2021

Le projet de réseau de transport structurant présenté ce matin par Québec 21 sera celui d’un métro léger souterrain.

La représentation d'un des véhicules automatiques légers sous-terrain électrique (VALSE) présenté par le parti Québec 21.

© Québec 21/ courtoisie La représentation d’un des véhicules automatiques légers sous-terrain électrique (VALSE) présenté par le parti Québec 21.

Appelé véhicule automatique léger souterrain électrique (VALSE), ce mode de transport collectif est la vision du futur du parti d’opposition à la ville de Québec.

La version Québec 21 du réseau de transport de la capitale s’articule autour de 13,5 kilomètres de métro en mode souterrain desservi par 17 stations, puis de 4,5 kilomètres de trambus ou voies réservées.La carte du projet VALSE

© /Québec 21 La carte du projet VALSE

Un réseau d’est en ouest

Québec 21 imagine un réseau composé de deux lignes de métro (verte et bleue) et un parcours de trambus vers Beauport (ligne rose). Le tunnel Québec-Lévis (en jaune), viendrait se greffer au projet sous la colline parlementaire et au jardin Jean-Paul-L’Allier.

Jean-François Gosselin précise que son métro léger a l’avantage de desservir l’Aquarium du Québec et les bureaux de Revenu Québec, sur la rue de Marly, dans le secteur de Sainte-Foy.

Le trambus circulerait pour sa part entre le pôle D’Estimauville et le centre-ville de Québec en empruntant l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Cette proposition a pour principal bénéfice de raccourcir les temps de déplacements pour les gens de Beauport, mais écarte du réseau les résidents des secteurs des Maizerets et de Limoilou. Québec 21 n’écarte pas l’ajout d’un mode de transport lourd dans ces secteurs.

Selon Jean-François Gosselin, le choix de privilégier le métro et non le tramway dans la capitale représente un choix mieux adapté» au climat québécois. En plus, les rues de Québec ne seront pas éventrées ou éviscérées» pour assurer sa réalisation.

Plus rapide que le tramway

Le métro léger peut atteindre une vitesse commerciale de 50 km/h, ce qui est 2,5 fois plus rapide que le tramway, selon les données fournies par Québec 21.

Un exemple du métro léger et de son fonctionnement.

© /Courtoisie/Québec 21 Un exemple du métro léger et de son fonctionnement.

C’est un véhicule toutefois moins rapide que le métro de Montréal, par exemple.

S’il voit le jour, le métro léger serait également connecté aux quatre métrobus les plus achalandés de la capitale ainsi qu’à quatre parcours d’autobus parmi les plus populaires.

La station Marly serait située à l'une des extrémités du réseau.

© /Courtoisie/Québec 21 La station Marly serait située à l’une des extrémités du réseau.

Le projet respecterait le budget de 3,3 milliards de dollars établi par les deux ordres de gouvernement, d’après les données fournies par l’équipe de Jean-François Gosselin.

 C’est une vision qui tient compte du futur et qui se positionne pour les 100 prochaines années. Le VALSE fera l’envie des autres villes. Nous proposons aujourd’hui un premier jalon pour les générations futures, qui prendront leurs propres décisions le moment venu », soutient Jean-François Gosselin.

Les fonctionnaires pourraient bénéficier de la station de la colline Parlementaire.

© /Courtoisie/Québec 21 Les fonctionnaires pourraient bénéficier de la station de la colline Parlementaire.

Son cheval de bataille

Québec 21 a l’intention de faire de ce projet majeur son cheval de bataille en vue des prochaines élections municipales.

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

© Guillaume Croteau-Langevin/Radio-Canada Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

« Ne vous faites pas berner »

Avant d’avoir pris connaissance du projet de l’opposition, le maire de Québec, Régis Labeaume, a déjà invité les électeurs à ne pas se laisser berner».

Le mensonge a ses limites», a tonné Régis Labeaume lors de la séance du conseil municipal de lundi soir.

Radio-Canada par Alain Rochefort avec les informations d’Olivier Lemieux

Pandémie: les taxis londoniens broient du noir

juin 6, 2021

« La pandémie a fait des ravages », confesse Barry Ivens, qui comme ses collègues chauffeurs des emblématiques taxis noirs londoniens a beaucoup souffert financièrement et psychologiques de l’année écoulée.

Le chauffeur Barry Ivens devant son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

© Niklas HALLE’N Le chauffeur Barry Ivens devant son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

Le chauffeur de 53 ans, qui parcourt les rues londoniennes depuis un quart de siècle, explique n’avoir jamais rien vécu de comparable. Avec les trois confinements qui ont frappé le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe par la pandémie avec près de 128.000 morts, les clients se sont faits extrêmement rares, explique-t-il en recherchant une course.

Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

© Niklas HALLE’N Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

L’homme a puisé dans tous les moyens possibles – demandant les aides du gouvernement, mettant sur pause les remboursements de ses prêts – pour s’en sortir financièrement. Mais la crise sanitaire a aussi durement affecté son moral. 

Lui qui fait partie d’un collectif de taxis proposant des visites de la capitale souffre du manque de contact social qu’il aimait tant dans son travail. « J’étais presque comme un guide de Londres, ça me manque tout le temps », soupire Barry Ivens.

 Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

© Niklas HALLE’N Le chauffeur Barry Ivens dans son taxi, le 27 mai 2021 à Londres

« J’essaye de me concentrer sur le fait que je suis toujours là, que ma famille va bien et que je peux conduire mon taxi », essaye-t-il de relativiser, dressant un parallèle avec « l’attitude de (sa) grand-mère pendant la guerre ». 

– « Plein d’espoir » –

Alors que le Royaume-Uni sort progressivement de son dernier confinement, les clients reviennent peu à peu, donnant à des milliers de « cabs » londoniens l’espoir que le pire est derrière eux. 

Barry Ivens estime avoir récupéré deux tiers de ses courses, mais c’est à peine suffisant pour survivre. Le tiers restant constituait en effet sa « marge de profit », explique-t-il: « C’est ce tiers-là qui payait pour ma vie ». 

Le secteur est « plein d’espoir » et commence à voir « les premiers signes de relance », nuance Steve McNamara, de l’Association des Conducteurs de Taxis (LTDA). 

Mais il souligne que les chauffeurs ont malheureusement dû consommer toute leur épargne pour survivre à l’année écoulée.  « Toute marge de manœuvre a disparu », soupire-t-il.

Les dernières statistiques officielles montrent le lourd tribut que le secteur a payé à la pandémie: le nombre de licences officielles a diminué de 5.000 en un an, pour tomber à environ 13.700. 

« De nombreux chauffeurs ont mis leur véhicule à la casse, d’autres l’ont vendu ou ont rendu leur licence », explique M. McNamara, évoquant de « terribles histoires » de « véhicules saisis et d’huissiers qui frappent aux portes ».

C’est pourquoi M. McNamara craint une « pénurie massive de taxis, quand les choses commenceront véritablement à reprendre ». D’autres, au contraire, s’inquiètent que le télétravail se pérennise, leur confisquant une partie de leur clientèle. 

Les travailleurs « reviennent au compte-gouttes », observe Paul, 59 ans et 20 ans de métier. « Mais ce qui nous inquiète, c’est que les gens ne reviendront travailler que deux ou trois jours » par semaine.

– « Londres à cœur » –

Autre manque à gagner pour les taxis: les touristes étrangers, actuellement peu nombreux à se rendre au Royaume-Uni en raison de la quarantaine obligatoire en arrivant depuis la plupart des pays. 

Pour M. McNamara, le retour des touristes fera en effet « une énorme différence », même si en attendant « les choses continuent de s’améliorer ». 

Mais après des années difficiles face à la concurrence d’applications de chauffeurs moins chers, certains craignent que le futur des taxis londoniens ait été définitivement compromis par la pandémie malgré les efforts nécessaires. 

Les chauffeurs de ces emblématiques taxis bombés – conçus à l’origine pour accueillir des passagers dotés de chapeaux haut-de-forme – ont en effet dû passer un examen diaboliquement difficile. Testant leur mémoire des rues et itinéraires, il dote la capitale de conducteurs particulièrement qualifiés, mais nécessite des années d’études et pas mal d’argent. 

« Il faut faire perdurer ces professions -c’est là-dessus que Londres s’est construite », plaide M. Ivens.

Avec FAP par jj-cdu/gmo/uh

Congo : la justice française entérine la saisie du jet-privé de l’Etat congolais

juin 5, 2021

La justice française vient de décider de saisir l’avion appartenant à l’Etat congolais et mis à disposition de son président, Denis Sassou N’Guesso. Il s’agit d’un jet privé -Falcon 7X.  La partie congolaise annonce un pourvoi en cassation.

L’appareil a été immobilisé en juin 2020, à l’aéroport de Bordeaux dans le cadre du conflit qui oppose le patron de la société Commisimpex, l’homme d’affaires libanais Mohsen Hojeij à l’Etat congolais et non à Denis Sassou N’Guesso. Les avocats congolais contestent la décision de la justice française considérant l’appareil comme un bien diplomatique, donc « insaisissable », protégé à ce titre par la Convention de Vienne.

La justice française rejette l’argument de la partie congolaise. Pour la Cour d’appel de Paris, il s’agit d’un traité international et ne protège que des biens affectés à une représentation diplomatique, donc à l’ambassade du Congo. Ce qui ne serait pas le cas du jet privé -Falcon 7X, d’après la justice française. Et d’ajouter : « son utilisation [avion] n’est reliée à aucune activité diplomatique établie », peut-on lire dans la décision rendue en première instance en juin 2020.

Des arguments et raisonnements juridiques qualifiés de « bas de gamme » par Me Kevin Grossman, avocat de l’Etat congolais. « Tout ce que protège la Convention de Vienne s’applique par nature et par essence à la plus haute représentation diplomatique, c’est-à-dire le chef de l’Etat », selon lui, et fait montre de détermination dans ce dossier : « la République du Congo se battra pour que ses droits soient reconnus ». Puis il annonce un pourvoi en cassation- qui n’est pas suspensif.

La vente du bien aux enchères n’est pas exclu, avant ce pourvoi en cassation. La société Commisimpex rêve de récupérer au moins 1,2 milliard de dollars. Elle aurait déjà saisi certains actifs de la SNPC, la Société nationale des pétroles du Congo. La justice française aurait autorisé la société de Mohsen Hojeij  de saisir tout actif de l’Etat-congolais, à l’exception «  des biens utilisés ou destinés à être utilisés dans l’exercice de ses fonctions diplomatiques ».

Serein et déterminé et sûr de sa stratégie, Me Kevin Grossman fait des confidences. Il annonce que d’autres procédures seraient en cours au-delà de la Cour de cassation, pour que « cet avion ne bouge pas ». 

Avec Adiac-Congo par Noël Ndong

Vaccin «fortement recommandé»: des croisières doivent reprendre aux États-Unis

juin 4, 2021

MIAMI — Royal Caribbean International a déclaré vendredi que huit de ses navires reprendront leurs croisières aux États-Unis en juillet et août avec des voyages au départ des ports de Floride, du Texas et de l’État de Washington.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le croisiériste a déclaré que tous les membres d’équipage seront vaccinés contre la COVID-19. Les passagers de 16 ans et plus en croisière vers l’Alaska devront également être vaccinés. L’exigence sera étendue aux passagers à destination de l’Alaska de 12 ans et plus à partir du 1er août.

Pour les autres voyages passant par les eaux américaines, Royal Caribbean a déclaré qu’il est «fortement recommandé» aux passagers de se faire vacciner. Les passagers non vaccinés doivent se soumettre à un test de dépistage de la COVID-19 et suivre d’autres mesures qui seront annoncées plus tard, a indiqué la compagnie.

Royal Caribbean a indiqué que sa première croisière aux États-Unis depuis mars 2020 quittera Miami le 2 juillet sur le navire Freedom of the Seas.

La compagnie a déclaré qu’au cours des six semaines suivantes, cinq autres navires navigueront dans les Caraïbes après avoir quitté Miami, Fort Lauderdale et Port Canaveral, en Floride, et Galveston, au Texas. Deux autres navires navigueront de Seattle à l’Alaska.

Royal Caribbean, qui a son siège à Miami, mais enregistre ses navires dans d’autres pays, prévoit d’avoir 12 navires opérant dans le monde d’ici la fin août. Il s’agit notamment de navires en provenance du Royaume-Uni, d’Europe et des Bahamas.

Aux États-Unis, les compagnies de croisière discutent toujours avec les autorités fédérales, étatiques et locales de mesures de santé à mettre en place. Royal Caribbean prévoit des voyages d’essai à partir de ce mois-ci. Ces voyages pilotes sont nécessaires avant que les compagnies de croisières puissent effectuer des traversées régulières avec moins de 95 % des passagers vaccinés.

Pendant ce temps, des responsables américains ont déclaré cette semaine qu’un procès en Floride contre le gouvernement fédéral concernant les conditions pour que les compagnies de croisière reprennent la navigation pourrait menacer les plans de redémarrage des croisières en Alaska.

Avec The Associated Press par La Presse Canadienne

5000 $ d’amende aux voyageurs qui refusent la quarantaine obligée à l’hôtel

juin 3, 2021

OTTAWA — À partir de vendredi, c’est 5000 $ plutôt que 3000 $ que devront payer les voyageurs qui refusent la quarantaine obligée à l’hôtel.

© Fournis par La Presse Canadienne

Ce séjour à l’hôtel est imposé par le gouvernement canadien à tout voyageur qui arrive par avion au pays. Après avoir reçu un résultat négatif de test pour la COVID-19, normalement livré en trois jours, le voyageur continue son isolement chez lui, jusqu’à 14 jours.

Sans tambour ni trompette, le site web du gouvernement canadien sur les règles de voyage a été modifié jeudi pour annoncer l’augmentation du montant de la contravention, à partir du lendemain.

La semaine dernière, un comité d’experts a recommandé au gouvernement fédéral de mettre fin à cette quarantaine à l’hôtel qui était, selon le comité, mal surveillée.

On ignore le nombre exact de contraventions qui ont été distribuées pour non-respect de cette quarantaine. Quelques voyageurs, de manière anecdotique, ont raconté avoir refusé d’aller à l’hôtel à l’atterrissage sans subir aucune conséquence.

Alors que les campagnes de vaccination vont bon train, plusieurs voix, dont celle de la communauté des affaires, réclament la fin de la quarantaine obligée à l’hôtel. 

La mesure a également été critiquée parce qu’elle peut facilement être contournée; les voyageurs qui entrent au Canada par une frontière terrestre peuvent faire la totalité de leur quarantaine de 14 jours chez eux.

Avec Lina Dib, La Presse Canadienne

La Marine iranienne perd l’un de ses plus gros bâtiments en mer d’Oman

juin 2, 2021

La Marine iranienne a annoncé mercredi le naufrage d’un des ses plus gros bâtiments long de plus de 200 m en mer d’Oman, après des heures de lutte contre un incendie d’origine obscure.

Le navire de ravitaillement de la marine iranienne Kharg 431 à Port Soudan, en mer Rouge, le 31 octobre 2012

© Ashraf SHAZLY Le navire de ravitaillement de la marine iranienne Kharg 431 à Port Soudan, en mer Rouge, le 31 octobre 2012

L’équipage de ce navire auxiliaire, le Kharg, a pu être évacué avant que le bâtiment ne sombre, au large du port de Jask, dans le Sud de l’Iran, indique un communiqué de la Marine.

Les forces navales de la République islamique présentent le Kharg comme un « navire-école de soutien », en service depuis « plus de quatre décennies ».

Mais selon GlobalSecurity.org, site américain spécialisé sur les questions militaires, il s’agit d’un pétrolier « ravitailleur » et « porte-hélicoptères » construit en Grande-Bretagne.

Commandé sous le règne du dernier Chah, le bâtiment, long de 679,5 pieds (207 mètres) a été livré en 1984, soit après la révolution iranienne de 1979 et alors que la jeune République islamique était en guerre contre l’Irak, ajoute le site.

La télévision d’Etat iranienne a diffusé des images apparemment prises du rivage et montrant une épaisse colonne de fumée s’élevant au large au-dessus d’un mer turquoise, indiquant qu’il s’agissait du Kharg en train de brûler.

– 400 personnes à bord –

Selon la Marine iranienne, le feu s’est déclaré mardi dans l' »un des systèmes » du navire. Le communiqué ne donne aucune précision supplémentaire, notamment sur la cause de l’incendie.

Les secours ont lutté « pendant 20 heures » après l’évacuation des marins vers la côte, « mais compte tenu de la propagation de l’incendie, la mission de sauvetage du Kharg a échoué et le navire a coulé près de Jask », écrit la Marine.

Citant un porte-parole régional de la Marine, Behzad Jahanian, l’agence iranienne Tasnim écrit que le feu a pris à bord du bâtiment mardi vers 11h00 (6h30 GMT) et que le bateau a fini par couler vers 8h30 (4h00 GMT) mercredi alors qu’il se trouvait dans les eaux iraniennes, non loin des eaux internationales.

Selon M. Jahanian, le bateau effectuait « une mission d’entraînement avec environ 400 hommes d’équipages et élèves-officiers à bord », mais « heureusement », il n’y a eu « aucune perte », « seulement 20 blessés légers souffrant de brûlures », ajoute Tasnim.

Le communiqué de la Marine indique, lui, que le bâtiment avait appareillé il y a quelques jours pour une « mission d’entraînement » dans les eaux internationales.

Selon Jeremy Binnie, du cabinet spécialisé dans la défense et le renseignement Janes, « les Iraniens décrivent souvent le Khark comme un ‘porte-hélicoptères’ mais [il s’agit] en fait un navire ravitailleur […]  bien utile car [il était] le seul [de la flotte de la Marine iranienne] dédié à cette tâche ».

C’était le plus gros navire de la Marine iranienne jusqu’à ce que soit lancé en janvier le Makran, ancien pétrolier converti en navire de soutien avancé, ajoute M. Binnie. 

– « Représailles » –

En 2020, 19 marins iraniens avaient été tués lors de manœuvres après qu’un bâtiment de guerre a été touché par un tir ami.

En avril, Téhéran avait annoncé qu' »un navire commercial » iranien, le Saviz, avait été endommagé en mer Rouge par une explosion d’origine indéterminée.

Le New York Times avait lui rapporté que le Saviz avait été visé par une attaque de « représailles » israélienne après « des frappes antérieures de l’Iran contre des navires israéliens ».

Le gouvernement iranien a annoncé il y a quelques jours que son projet d’oléoduc à destination de Jask avait été achevé et que du pétrole avait été acheminé via ce pipeline jusqu’à ce port.

Pour l’Iran, le but est d’exporter du pétrole à partir de Jask, ce qui ferait gagner quelques jours de navigation par rapport au port pétrolier de Kharg, dans le Golfe, et permettrait aux navires-citernes d’éviter le détroit d’Ormuz, au coeur de vives tensions stratégiques entre l’Iran et les Etats-Unis, dont les navires de guerre sont présents en force dans la région.

Compte tenu des sanctions américaines contre l’Iran mises en place sous la présidence de Donald Trump (janvier 2017 – janvier 2021) en vue de tarir les exportations pétrolières de la République islamique, Téhéran est particulièrement discrète sur ses expéditions de brut à destination des quelques rares clients qui osent encore lui en acheter.    

Avec AFP par amh-mj/bfi