Archive for the ‘Transport’ Category

Mort d’un ministre russe lors d’un exercice d’entraînement dans l’Arctique, selon la presse

septembre 8, 2021

MORT D'UN MINISTRE RUSSE LORS D'UN EXERCICE D'ENTRAÎNEMENT DANS L'ARCTIQUE, SELON LA PRESSE

© Reuters/SPUTNIK 

MOSCOU (Reuters) – Le ministre russe des Situations d’urgence, Evgueni Zinitchev, est mort durant un exercice d’entraînement dans l’Arctique, a rapporté mercredi l’agence de presse RIA en citant le ministère.

« Zinitchev est mort tragiquement dans l’exercice de ses fonctions officielles, pendant des exercices interdépartementaux de simulation de prévention des crises dans l’Arctique, en sauvant la vie de quelqu’un », selon RIA, qui cite le ministère des Situations d’urgence.

Âgé de 55 ans, chargé du portefeuille des Situations d’urgence depuis 2018, Evgueni Zinitchev était en visite dans la région pour superviser des exercices de grande ampleur.

Selon un communiqué diffusé plus tôt dans la journée de mercredi par son ministère, il s’est notamment rendu sur le site de construction d’une nouvelle caserne de pompiers à Norilsk, dans le nord de la Russie et a également rendu visite à une équipe de sauveteurs dans la région.

Ancien numéro deux du FSB, les services de sécurité intérieurs russes, Evgueni Zinitchev a également assuré un intérim au poste de gouverneur régional de Kaliningrad.

Il aurait également fait partie de la sécurité rapprochée du président Vladimir Poutine.

Avec Reuters (Reportage Anton Kolodyazhnyy et Gabrielle Tétrault-Farber, rédigé par Alexander Marrow et Tom Balmforth; version française Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)

Ethiopian Airlines et Boeing veulent faire de l’Ethiopie le hub de l’aviation africaine

août 31, 2021
Ethiopian Airlines et Boeing veulent faire de l’Ethiopie le hub de l'aviation africaine

(Agence Ecofin) – Ethiopian Airlines, premier opérateur d’avions Boeing sur le continent, règne sans concurrence dans le ciel africain depuis plusieurs années. Talonnant les meilleurs mondiaux, la compagnie éthiopienne entend maintenant  ériger une solide chaîne de valeurs dans l’industrie aéronautique nationale.

Ethiopian Airlines et Boeing renforcent leur partenariat. La compagnie membre de Star Alliance et l’avionneur américain ont annoncé, mardi 30 août, la signature d’un protocole d’accord (MoU) stratégique visant à positionner l’Ethiopie en tant que plaque tournante de l’aviation en Afrique. Ce nouveau partenariat triennal, qui cimente les 70 ans d’histoire commune des deux parties dans l’aviation, s’appuiera sur quatre domaines de collaboration stratégiques : le développement industriel, la formation avancée en aviation, le partenariat éducatif et le développement du leadership.

A cet effet, des équipes pluridisciplinaires conjointes ont été constituées pour son implémentation. « Je suis très heureux non seulement de signer ce protocole d’accord historique avec notre partenaire aéronautique de longue date, Boeing, mais également de la mise en œuvre de jalons », a déclaré M. Tewolde GebreMariam, PDG du groupe Ethiopian Airlines. « Nous travaillons en collaboration avec Boeing sur différents projets à grande échelle dans l’aviation depuis plus de 70 ans pour desservir le continent africain et ce partenariat élargit et renforce nos capacités dans de multiples domaines ».

En vertu de cet accord, les deux parties se donnent pour mission d’ériger Ethiopian Aviation Academy en tant que centre de référence mondiale dans la formation aéronautique. Pour se faire, des collaborations à venir sont annoncées avec des établissements d’enseignement hautement qualifiés et des partenaires de l’industrie aéronautique afin d’élaborer des programmes d’apprentissage et d’ouvrir des filières qui répondent aux besoins du marché.

En s’y mettant, Ethiopian Airlines et Boeing entendent ainsi développer les générations actuelles et futures de dirigeants en Ethiopie au profit de l’Afrique. Le constructeur américain s’est en outre engagé à développer localement la capacité de fabrication et le service après – vente des produits aéronautiques, le but étant de rendre l’Éthiopie compétitif à l’échelle mondiale.

Par Ecofin par Romuald Ngueyap

Afghanistan : l’armée américaine annonce avoir quitté le pays

août 30, 2021

Après vingt ans de présence en Afghanistan, les derniers soldats américains ont quitté le territoire ce mardi, laissant le pays aux mains des talibans.

L'armee americaine a quitte le sol afghan.
L’armée américaine a quitté le sol afghan.© EyePress News / EyePress via AFP

Les derniers soldats américains ont quitté l’Afghanistan, a annoncé le Pentagone ce lundi 30 août, laissant le pays aux mains des talibans, leurs ennemis de 20 ans, au terme de la plus longue guerre de l’histoire des États-Unis. Le dernier avion C-17 a décollé de l’aéroport de Kaboul le 30 août, à 19h29 GMT. Si les évacuations militaires sont terminées, la mission diplomatique continue pour s’assurer que davantage de citoyens américains et d’Afghans éligibles voulant partir le puissent, a fait savoir le général McKenzie lors d’une conférence de presse.

Depuis le 14 août, sur une période de 18 jours, les avions des États-Unis et leurs alliés ont évacué plus de 123 000 civils de l’aéroport international Hami Karzai. Le président Joe Biden s’adressera ce mardi aux Américains pour expliquer sa décision de « ne pas prolonger (la) présence américaine au-delà du 31 août » en Afghanistan.

Les dernières évacuations 12 heures avant le retrait final

L’ambassadeur américain à Kaboul et un général sont les derniers Américains à avoir quitté l’Afghanistan. « À bord du dernier avion, il y avait le général Chris Donahue », a fait savoir le général Kenneth McKenzie qui dirige le commandement central dont dépend l’Afghanistan. Il était accompagné de l’ambassadeur Ross Wilson. Les deux hommes sont les derniers à être montés à bord de l’avion. 

L’armée américaine a reconnu n’avoir pas pu évacuer autant de personnes d’Afghanistan qu’elle l’aurait voulu, avant le départ de ses derniers soldats de l’aéroport de Kaboul. Les évacuations se sont terminées environ 12 heures avant le retrait final mais les forces américaines sur place sont restées prêtes à évacuer quiconque aurait pu atteindre l’aéroport jusqu’à la dernière minute.

« Nous avons à nouveau fait l’histoire », se réjouissent les talibans

Des coups de feu ont retenti dans Kaboul, tôt ce mardi, après que les militaires américains ont confirmé leur départ d’Afghanistan. Des journalistes de l’Agence France-Presse dans la ville ont entendu des tirs depuis différents postes de contrôle des talibans, ainsi que les congratulations de combattants aux postes de sécurité de la zone verte. « Nous avons fait l’histoire », s’est réjoui lundi un responsable taliban.

« Les vingt années d’occupation de l’Afghanistan par les États-Unis et l’Otan se sont achevées ce soir », a déclaré Anas Haqqani, un responsable du mouvement islamiste, sur Twitter. « Je suis très heureux après vingt ans de jihad, de sacrifices et de difficultés, d’avoir la satisfaction de voir ces moments historiques », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

Afghanistan : quelle nationalité pour les bébés nés en vol ?

août 29, 2021

Plusieurs Afghanes enceintes, tentant de fuir leur pays, ont donné naissance à leur bébé dans un avion les transportant en Europe ou aux États-Unis.

Le point aerien entre Kaboul et Paris a permis d'evacuer pres de 3 000 personnes entre l'Afghanistan et la France.
Le point aérien entre Kaboul et Paris a permis d’évacuer près de 3 000 personnes entre l’Afghanistan et la France.© HANDOUT / Etat Major des Armées / AFP

Depuis la prise de pouvoir des talibans à Kaboul, de nombreux Afghans tentent à tout prix de fuir leur pays. L’armée française a mis en place un pont aérien, suspendu ce dimanche 29 août, pour exfiltrer les ressortissants depuis l’aéroport de la capitale. En tout, près de 3 000 personnes ont été évacuées par l’armée française. Durant ces opérations d’évacuation, menées par une cinquantaine de pays en tout, des Afghanes ont mis au monde des bébés, au sein même de l’avion. La question se pose de la nationalité de ces enfants nés dans des circonstances extraordinaires.

Les naissances dans les avions restent un événement très rare. En effet, prendre l’avion au-delà d’un certain stade de grossesse n’est pas conseillé, voire interdit par certaines compagnies aériennes. Cela dit, en cas d’accouchement en vol, la loi de l’État en question prévaut. En France, la nationalité du nouveau-né dépendra de celle de ses parents. Il ne suffit pas d’être né dans un avion français pour obtenir la nationalité française, un des deux parents doit également être Français. Aux États-Unis, le droit du sol prévaut mais la législation prévoit que le bébé ne devient Américain que si l’appareil volait au-dessus du territoire national. Si l’accouchement a eu lieu au-dessus de l’océan, le bébé aura donc la nationalité de ses parents.

La légende des billets gratuits

D’après l’article 3 de la Convention sur la réduction des cas d’apatridie, la nationalité de l’enfant dépend du pays dans lequel l’avion (ou du navire le cas échéant) est enregistré. Comme le rappelle Slate, la France a signé ce texte sans le ratifier. Ces dernières semaines, plusieurs histoires d’accouchement dans les airs ont été rapportés dans la presse. Une petite fille Afghane, née dans un avion en direction de l’Allemagne, a d’ailleurs reçu un prénom bien particulier. Ses parents l’ont prénommée « Reach », du nom de l’avion de l’armée américaine qui les a transportés depuis Kaboul.

Une légende urbaine prétend que les bébés nés dans un avion auront droit à des billets gratuits. En réalité, les compagnies aériennes fonctionnent au cas par cas. Il reste très rare d’obtenir un tel cadeau de naissance ! En 2015, Air France a offert à un bébé né entre Dakar et Paris… une peluche. Deux ans plus tard, un bébé né entre l’Arabie Saoudite et l’Inde a eu plus de chance : Jet Airways lui a offert des voyages illimités et infinis. Malheureusement, la compagnie aérienne a fermé deux ans plus tard. Autre légende urbaine : les commandants de bord ne deviennent pas automatiquement parent d’un bébé né dans leur appareil.

Par Le Point avec AFP

RDC-Kinshasa : lancement de la vente des plaques d’immatriculation pour motocycles

août 23, 2021

L’opération vise à combattre l’insécurité dans la ville capitale et à assurer la quiétude des Kinois ainsi que la mobilisation des ressources financières.

Des motocycles dans une place de Kinshasa/DR

Le ministre provincial chargé des Finances et Economie, Jean Ngoy Mvunzi, a officiellement lancé, le 20 août, la vente des plaques minéralogiques pour motocycles. Quelques membres de l’exécutif provincial ainsi que le directeur général des recettes de Kinshasa (DGRK) ont pris part à cette cérémonie.

Pour Jean Ngoy Mvunzi, cette activité s’inscrit dans la droite ligne de la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, telle que soutenue par le gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila Mbaka. Elle vise à combattre l’insécurité, assurer la quiétude des Kinois ainsi que la mobilisation des ressources financières en vue de l’amélioration des finances publiques, lutter contre l’insécurité causée par les motocyclistes non identifiés. « Ceci permettra de doter la ville de Kinshasa des moyens nécessaires de sa politique.  La vision du chef de l’Etat place l’homme au centre de son action, comme acteur et bénéficiaire des activités productives, la croissance économique, la bonne gouvernance et le développement », a-t-il soutenu.

Enseigner le civisme fiscal aux Kinois

Le ministre Jean Ngoy Mvunzi a, par ailleurs, reconnu que la problématique du civisme fiscal chez la population kinoise reste un souci. A l’en croire, cela demeure un grand chantier qu’il convient de construire progressivement. Après ces mots, il a remis symboliquement la plaque d’immatriculation à un motocycliste qui, sur place, l’a achetée pour donner l’exemple. Le membre du gouvernement provincial a, en outre, exhorté tous les propriétaires des motocycles de la capitale congolaise à procéder à l’immatriculation de leurs engins. Dans les prochains jours, a-t-il prévenu, aucune motocycle ne circulera dans toute l’agglomération urbaine sans immatriculation.

Le président du comité provincial des motards de Kinshasa a, à cette occasion, appelé ses pairs à la prise de conscience. Cette plaque qui est fabriquée avec des éléments hautement sécurisés grâce au partenariat avec la société Maxim, note-t-on, est vendue par la DGRK à trente-deux dollars américains.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Afghanistan : la première navette canadienne évacue 188 passagers

août 20, 2021

Il y avait 188 passagers à bord du premier vol militaire canadien au départ de Kaboul depuis la victoire des talibans cette semaine. Les ministères de l’Immigration et de la Défense promettent toutefois d’accélérer le processus au moment où la situation se corse à l’aéroport de la capitale afghane.

Des militaires américains se préparaient à aller secourir des Afghans à l'aéroport de Kaboul, le 13 août 2021. Le Canada a aussi envoyé des renforts.

© via Associated Press/Département de la Défense des États-Unis Des militaires américains se préparaient à aller secourir des Afghans à l’aéroport de Kaboul, le 13 août 2021. Le Canada a aussi envoyé des renforts.

Ce premier vol a décollé tard [jeudi] soir», avec à son bord 175 Afghans vulnérables et 13 ressortissants étrangers», a déclaré le ministère de la Défense nationale par voie de communiqué vendredi.

Le ministère de la Défense précise que toutes les personnes à bord ont été acceptées dans le cadre des programmes d’immigration d’autres nations» et que celles-ci seront bientôt confiées à nos alliés».

En échange, les autres nations participantes transportent à leur tour, sur leurs vols, des citoyens canadiens et des ressortissants afghans à destination du Canada».

Selon une source proche du gouvernement qui s’est confiée à CBC, le réseau anglais de Radio-Canada, les scènes de chaos à l’aéroport de Kaboul ont incité le Canada et ses alliés à charger les vols avec n’importe quel réfugié admissible, sans égard pour sa destination.

L’anonymat de cette source a été accordé puisqu’elle n’était pas autorisée à discuter ouvertement des détails de la mission.

Le gouvernement du Canada a confirmé jeudi que les militaires étaient arrivés à Kaboul pour participer à la mission de sauvetage, devenue de plus en plus urgente depuis que les talibans ont pris le contrôle de l’entièreté de l’Afghanistan, sauf pour l’aéroport de Kaboul.

Le plus grand obstacle pour mener à bien cette mission demeure les points de contrôle des talibans que les Afghans doivent traverser pour atteindre l’aéroport de Kaboul.

Bien que l’aéroport lui-même demeure sûr, la situation plus générale relative à la sécurité qui l’entoure s’est avérée précaire et volatile», a indiqué le ministère de la Défense.

Les vols militaires canadiens devraient se poursuivre régulièrement tant que la situation entourant la sécurité le permettra.»

Le Canada devrait en faire plus»

D’anciens combattants et des militants dénoncent depuis plusieurs semaines la gestion de la crise par le gouvernement canadien, montrant du doigt des dédales administratifs irréalistes.

Le général à la retraite Rick Hillier croit pour sa part que les Forces armées canadiennes devraient en faire plus pour secourir les Afghans avant que la mission ne s’effondre. Selon lui, les soldats devraient s’aventurer à l’extérieur de l’aéroport de Kaboul pour récupérer les personnes admissibles qui ont besoin d’aide.

S’ils ne font pas ça, et bien nous devrions avoir honte en tant que nation», a fustigé Rick Hillier. Ce sera impossible pour la vaste majorité des Afghans de se rendre à l’aéroport pour pouvoir prendre l’avion.»

Les Forces armées canadiennes n’ont pas confirmé si elles prévoyaient ou non envoyer des troupes en territoire hostile. Le communiqué de presse envoyé vendredi précisait simplement que le personnel militaire s’affairait à faciliter l’entrée des citoyens canadiens et des ressortissants afghans admissibles dans le périmètre de l’aéroport».

Rick Hillier a également attribué une partie du blâme pour la situation actuelle à ce qu’il appelle la maladresse bureaucratique».

Nous n’avons pas brillé durant cette mission», a-t-il dit.

Le ministre de l’Immigration, Marc Mendicino, a soutenu vendredi en entrevue avec La Presse canadienne que son ministère allait alléger le processus d’accueil des réfugiés afghans au Canada; ni passeport ni résultat de test de dépistage à la COVID-19 ne seront requis, a-t-il expliqué.

De plus, les évaluations biométriques seront réalisées par un pays tiers sécuritaire».

Nous nous attendons à ce que tous les Afghans qui sont admissibles à notre programme puissent accéder de façon sécuritaire à l’aéroport», a indiqué le ministre vendredi.

Avec CBC/Radio-Canada

États-Unis: Joe Biden juge que l’opération d’évacuation en Afghanistan est l’une des « plus difficiles de l’histoire »

août 20, 2021

Tout en promettant aux Américains retenus dans le pays de les « ramener à la maison », le président des Etats-Unis dit ne pas pouvoir garantir « l’issue finale » de l’opération.

Le président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est exprimé le 20 août au sujet de l’opération d’évacuation toujours en cours à Kaboul.
Le président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est exprimé le 20 août au sujet de l’opération d’évacuation toujours en cours à Kaboul. MANUEL BALCE CENETA / AP

Sous le feu des critiques, le président américain, Joe Biden, s’est adressé à la nation américaine, vendredi 20 août, pour la seconde fois en quelques jours, à propos des opérations d’évacuation chaotiques à Kaboul, où des milliers de civils tentent de fuir l’Afghanistan après le retour au pouvoir des talibans.

M. Biden a affirmé qu’il ne pouvait pas garantir « l’issue finale » de l’opération à Kaboul, l’une des « plus difficiles de l’histoire », au terme d’une guerre longue de vingt ans. « Cette mission d’évacuation est dangereuse. Elle implique des risques pour nos forces armées et est menée dans des conditions difficiles », a déclaré le président américain lors d’un discours à la Maison Blanche.

« Je ne peux pas promettre ce qu’en sera l’issue finale », a-t-il reconnu, entouré de la vice-présidente, Kamala Harris, du chef de la diplomatie, Antony Blinken, du secrétaire à la défense, Lloyd Austin, et de son haut conseiller à la sécurité, Jake Sullivan. « Mais en tant que commandant en chef, je peux vous assurer que je mobiliserai tous les moyens possibles », a-t-il promis.

Dix-huit mille Afghans évacués depuis juillet

Seuls les Etats-Unis sont « capables » de mener une telle opération, « à l’autre bout du monde avec une telle précision », a estimé le président américain.about:blankclose

Il a rapporté que les Etats-Unis avaient évacué 13 000 personnes d’Afghanistan depuis le 14 août, et 18 000 depuis juillet. Le président a assuré que son pays s’engageait à évacuer tous les Afghans ayant aidé les Etats-Unis dans leurs opérations en Afghanistan pendant la guerre.

Nous « sommes en contact permanent avec les talibans et nous œuvrons pour nous assurer que les civils aient un accès sûr à l’aéroport », a-t-il déclaré.

La crédibilité des Etats-Unis n’est « pas remise en question »

M. Biden a fait savoir que les conditions difficiles de l’évacuation de milliers de civils à Kaboul et les scènes de chaos à l’aéroport n’affectaient pas la crédibilité des Etats-Unis sur la scène internationale.

Nos alliés dans le monde « ne remettent pas en question notre crédibilité », a affirmé le président des Etats-Unis au cours d’une conférence de presse. « J’ai parlé à nos alliés de l’OTAN, a-t-il ajouté. En fait c’est le contraire. »

Lundi, M. Biden avait fait une première courte intervention télévisée, défendant « fermement » sa décision de retirer d’ici au 31 août les troupes américaines d’Afghanistan, où elles combattent depuis vingt ans.

« Je suis le président des Etats-Unis et, à la fin, c’est moi qui assume », avait-il alors assuré. Deux jours plus tard, dans un entretien à la chaîne ABC, M. Biden a expliqué que le retrait américain aurait invariablement provoqué une forme de « chaos » dans le pays.

Par Le Monde avec AFP

Aviation: une pilote de 19 ans décolle pour un tour de monde en solo et vise un record

août 18, 2021
Aviation: une pilote de 19 ans decolle pour un tour de monde en solo et vise un record
Aviation: une pilote de 19 ans décolle pour un tour de monde en solo et vise un record© AFP/JOHN THYS

Un périple pour tutoyer les étoiles et peut-être battre un record: Zara Rutherford, une pilote de 19 ans, a décollé mercredi de Belgique dans son avion biplace ultraléger, pour la première étape d’un tour du monde à travers 52 pays et cinq continents.

L’intrépide pilote belgo-britannique rêve de devenir un jour astronaute, mais pour l’instant, son objectif est d’être la plus jeune femme à accomplir un tour de la planète dans les airs en solitaire.

Son itinéraire a débuté par une brève traversée de la Manche, depuis sa ville natale de Courtrai (Flandre, dans l’ouest de la Belgique) jusqu’aux côtes anglaises. Elle prévoit ensuite d’enchaîner les étapes à travers océans, déserts, forêts, et les vastes étendues sauvages de la Sibérie.

À bord de son minuscule avion à hélices, un ULM Shark UL pesant 325 kilos seulement, elle entend éviter les principaux hubs aéroportuaires très fréquentés, à l’exception de JFK de New York, et prévoit de se poser plutôt sur de petits aéroports et aérodromes pour se reposer la nuit et se ravitailler en carburant.

Elle a obtenu l’autorisation de survoler le Groenland, le Honduras, l’Arabie saoudite ou encore la Birmanie, et sera seule aux manettes pour l’ensemble des vols, qui dureront chaque fois de cinq à six heures.

Zara Rutherford n’est pas la plus jeune pilote à faire un tour du monde aérien en solo: un Britannique de 18 ans, Travis Ludlow, y est parvenu en juillet. Mais elle entend bien être la plus jeune femme à accomplir cet exploit.

Au-delà du record, elle espère devenir une source d’inspiration: « J’espère vraiment encourager les filles et les jeunes femmes à se lancer dans l’aviation, les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques », a-t-elle déclaré avant le décollage.

« En grandissant, je n’ai pas vu beaucoup de femmes dans ces domaines et c’était assez décourageant. J’espère donc être en mesure de changer cela », insiste-t-elle. Son odyssée aérienne peut être suivie sur le site Web de Rutherford, FlyZolo.com, ainsi que sur la plateforme TikTok.

-« Atteindre les étoiles » –

La jeune femme dispose d’un téléphone satellite et d’une radio pour communiquer avec les contrôleurs aériens des pays ponctuant son itinéraire, mais dans le cockpit, elle sera seule avec sa musique et ses podcasts.

Si aucun autre avion ne la suivra pour lui prêter renfort le cas échéant, son équipe de soutien basée en Belgique a soigneusement planifié l’aventure, notamment en décrochant à l’avance les autorisations nécessaires pour traverser les espaces aériens d’une cinquantaine de pays.

Après la Belgique et les îles britanniques, la traversée de l’Atlantique sera son premier grand défi, avant que son périple ne la conduise en Sibérie et en Mongolie, parfois très loin des zones habitées.

« Je n’ai pas très bien dormi, je suis assez nerveuse mais je suis vraiment excitée. Pour l’instant, j’ai encore du mal à y croire, je commencerai à réaliser en atterrissant au Royaume-Uni », a-t-elle confié à l’AFP.

A l’aéroport de Courtrai-Wevelgem, sa famille, ses amis, le maire de la ville et quelques journalistes s’étaient réunis pour assister au début de son aventure.

Un moment poignant pour sa mère belge, Béatrice De Smet: « Évidemment, j’ai beaucoup d’émotions mélangées. Je suis une maman et j’ai le coeur qui se presse quand je la vois partir comme ça », glisse-t-elle.

Dans le même temps, « je suis extrêmement fière du vol qu’elle va entreprendre, mais aussi de la mission qu’elle voudrait réaliser derrière, c’est-à-dire encourager les petites filles à suivre leurs rêves et à atteindre les étoiles », indique-t-elle, alors que le petit avion de sa fille disparaît dans le ciel gris des Flandres.

Si tout se passe comme prévu, Zara Rutherford sera de retour en Belgique le 4 novembre –avec un autre horizon: elle souhaite entamer des études d’ingénieur.

Par Le Point avec AFP et webSetle site Web de Rutherford

Arrivée imminente à Paris des premiers exfiltrés de Kaboul par la France

août 17, 2021
Arrivee imminente a Paris des premiers exfiltres de Kaboul par la France
Arrivée imminente à Paris des premiers exfiltrés de Kaboul par la France© AFP/STR

Les 45 premiers exfiltrés de Kaboul par la France devaient arriver mardi après-midi à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle, première rotation complète du pont aérien mis en place par la France après la chute de la capitale afghane aux mains des talibans.

« L’avion a décollé, il est attendu dans l’après-midi », a indiqué à l’AFP le ministère des Armées. L’heure d’arrivée est prévue à 17H20 (15H20 GMT).

D’autres rotations sont prévues dans les heures et jours à venir, pour évacuer tous les ressortissants français, ainsi notamment que des Afghans ayant travaillé pour des organisations françaises et qui quittent le pays, en proie à la panique.

Aucun détail n’a été communiqué sur les mesures sanitaires prises à l’arrivée pour détecter d’éventuelles contaminations au Covid-19. D’après le ministère, ces premiers exfiltrés sont Français et issus de « pays partenaires ». L’évacuation des Afghans qui seront pris en charge par la France n’a en revanche pas encore commencé.

Plus tôt dans la matinée, la ministre des Armées Florence Parly avait annoncé l’arrivée aux Emirats des premiers exfiltrés. « Après une situation très chaotique en fin de journée hier » à l’aéroport de Kaboul, un premier avion a pu atterrir puis repartir et est « arrivé en fin de nuit » sur une base française émiratie, a-t-elle déclaré à la radio RTL.

Lundi, la situation à l’aéroport de Kaboul, dont les pistes ont été envahies, avait empiré au point que tous les vols, civils et militaires, avaient dû être suspendus pendant plusieurs heures. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des scènes de totale anarchie, comme ces centaines de personnes courant près d’un avion de transport militaire américain qui roule pour aller se mettre en position de décollage, pendant que certaines tentent follement de s’accrocher à ses flancs ou à ses roues.

Le fulgurant triomphe des insurgés a déclenché des scènes de panique monstre. Une marée humaine s’est précipitée vers ce qui est la seule porte de sortie de l’Afghanistan, pour tenter d’échapper au nouveau régime que le mouvement islamiste, de retour au pouvoir après 20 ans de guerre, promet de mettre en place.

Les forces spéciales à Kaboul

Avec ce premier vol, « nous avons posé les bases d’un pont aérien entre Kaboul et les Émirats arabes unis », où la France dispose d’une base militaire, la Base aérienne 104 d’Al Dhafra, a précisé mardi Mme Parly.

Un premier appareil, un A400 M de transport militaire, parti de France lundi pour les Émirats, a amené des forces spéciales à Kaboul pour participer aux opérations d’évacuation de plusieurs dizaines de Français ainsi que de certains Afghans.

« Nous voyons arriver dès maintenant un détachement des forces spéciales françaises, qui vont contribuer à la sécurisation de l’aéroport (…) et permettre les embarquements et les évacuations des ressortissants français, des ressortissants communautaires et des personnalités afghanes que nous projetons de mettre en sécurité dans les jours qui viennent », a déclaré à Kaboul à l’AFP David Martinon, ambassadeur de France, avant le départ de l’appareil.

Ce premier vol embarquait aussi « les Gurkhas de l’ambassade de France, qui sont ces soldats d’élite indiens et népalais, qui rentrent chez eux leur mission achevée », a-t-il précisé.

Les autorités refusent d’indiquer à ce stade combien de personnes au total la France va exfiltrer dans le cadre de cette opération baptisée Apagan. Elle mobilise deux avions de l’Armée de l’air sur le tronçon Émirats-Kaboul et deux autres pour les vols entre les Émirats et la France.

« L’urgence absolue est de mettre en sécurité nos compatriotes, qui doivent tous quitter le pays, ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France », a déclaré lundi soir le président Emmanuel Macron.

Mme Parly a aussi évoqué les difficultés que rencontrent certains Afghans voulant être évacués par la France pour se rendre à l’aéroport en raison des barrages installés par les talibans.

Par Le Point avec AFP

Scènes chaotiques à l’aéroport de Kaboul alors que les gens tentent de fuir l’Afghanistan

août 16, 2021

Avec The Globe and Mail