Archive for the ‘Transport’ Category

France: Vaccination ouverte au personnel volant qui se rend vers des pays à variants

avril 30, 2021

Le personnel navigant de plus de 55 ans va également être ajouté à la liste des métiers dits de « deuxième ligne », bénéficiant de créneaux de vaccination réservés.

Vaccination ouverte au personnel volant qui se rend vers des pays a variants
Vaccination ouverte au personnel volant qui se rend vers des pays à variants© CHRISTOPHE PETIT TESSON / EPA / EFE

Les pilotes, hôtesses et stewards des compagnies aériennes susceptibles de voler vers l’Inde, le Brésil, l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud vont pouvoir se faire vacciner quel que soit leur âge, a-t-on appris vendredi auprès du ministère des Transports.

Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari en a fait l’annonce lors d’une rencontre avec le personnel navigant d’Air France au siège de la compagnie. Le personnel navigant de plus de 55 ans va également être ajouté à la liste des métiers dits de « deuxième ligne » bénéficiant de créneaux de vaccination réservés, selon le ministère. Selon RTL, qui a dévoilé l’information, la vaccination sera possible à partir de lundi.

La directrice générale d’Air France, Anne Rigail, a salué dans un tweet cette décision, affirmant que « la santé et la sécurité de nos personnels et de nos clients sont nos priorités absolues ».

Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) d’Air France avait appelé lundi les pilotes de la compagnie non vaccinés contre le Covid-19 à refuser les vols vers l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Argentine et le Chili, pays particulièrement touchés par l’épidémie et par des variants plus contagieux.

Par Le Point avec AFP

Bagarre dans un vol Ethiopian: un Congolais a appuyé le nez d’un Indien qui ronflait

avril 28, 2021

Le vol Ethiopian ET861 reliant Addis Abeba a à Brazzaville a vécu un épisode digne d’un film comique. Un passager d’origine Congolais en provenance de la France et qui a transité par la capitale éthiopienne s’est affronté avec un autre d’origine Indienne, créant une panique dans l’avion. Le Congolais semble-t-il ne supportait pas les ronflements agaçants de l’Indien et a fini par appuyer son nez. L’asiatique a mal pris cet acte et a insulté de singe le Congolais qui l’aurait giflé avant la bagarre n’éclate.

Si certains passagers voyagent stressés dans l’avion, d’autres sont complètement à l’aise et se permettent même de ronfler comme s’ils étaient dans leur lit. C’est le cas d’un sujet Indien, en provenance de son pays pour la RDC où parait-il se trouverait son domicile.

Le Hub de la compagnie aérienne éthiopienne est la plus importante d’Afrique où se croisent chaque jour des milliers des passagers en provenance des quatre coins du monde. Dans le vol qui a décollé de l’aéroport Bole tôt le matin en ce jour du mardi 20 avril voyageaient aussi un Indien et un Congolais.

Le Congolais en provenance de la France s’est vu assigner un siège à côté d’un Indien en provenance de l’Inde. Quelques minutes juste après le décollage, le Congolais a commencé à se plaindre des ronflements de l’Indien. L’avion étant complet, il n’a pu changer de place et s’est vu obliger de supporter les ronflements de l’asiatique. Même les autres passagers proches d’eux ont boudé.

Au fur et à mesure que les ronflements devenaient insupportable, le Congolais, énervé, a décidé d’appuyer le nez de l’Indien afin de les arrêter. Un geste que l’asiatique n’a pas apprécié et dans les échanges postérieurs, il aurait traité de singe le Congolais. Aussitôt ce dernier, déjà très remonté contre la présence de ces racistes asiatiques en Afrique, lui a donne une gifle bien appliquée qui a dégénéré en une bagarre.

Le personnel de bord a été obligé d’intervenir et de séparer les deux passagers. Le Congolais s’est vu offrir un autre siège en première classe et le ronfleur Indien est resté seul. Une fois l’avion posé sur la piste de l’aéroport de Maya Maya, le Congolais qui a bien voulu dire un dernier mot à l’Indien en a été empêché par les hôtesses de l’air.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Congo: Accident de circulation à Saint-Pierre Claver (Bacongo) à Brazzaville

avril 26, 2021

Avec MCRTV-NF

Canada-Québec: Grève générale illimitée des débardeurs au Port de Montréal dès lundi

avril 23, 2021

Le Syndicat des débardeurs du port de Montréal a fait parvenir à l’Association des employeurs maritimes (AEM) un avis de grève générale illimité à compter de lundi.

Les débardeurs du port de Montréal sont sans contrat de travail depuis décembre 2018.

© Ivanoh Demers/Ivanoh Demers Les débardeurs du port de Montréal sont sans contrat de travail depuis décembre 2018.

À moins d’une entente de dernière minute avec leur employeur, les 1150 débardeurs, grands-contremaîtres et le personnel d’entretien de la section locale 375 du SCFP cesseront le chargement et le déchargement des bateaux de même que l’amarrage des navires à compter de 7 h, lundi matin. Les activités seront aussi interrompues au terminal de Contrecoeur, en aval.

Le syndicat des 1150 débardeurs du port de Montréal précise dans un communiqué qu’il maintiendra cependant tous les services de débardage aux navires céréaliers ainsi qu’à ceux qui assurent l’approvisionnement de Terre-Neuve-et-Labrador, en vertu des dispositions du Code canadien du travail.

Dans un avis envoyé à ses membres, le président du comité exécutif du syndicat, Martin Lapierre, explique que cet arrêt de travail est devenu nécessaire à la suite de la décision de l’AEM de modifier unilatéralement les horaires de travail des débardeurs à compter de lundi matin. Une décision qui a été reçue comme un acte de provocation par les syndiqués, a expliqué le conseiller syndical Michel Murray vendredi midi.

M. Murray a cependant rappelé que la priorité des syndiqués est «de se trouver à une table de négociation».

En vue d’une reprise rapide des pourparlers, le Syndicat a tendu une ultime perche à l’employeur.

«Ce qu’on offre aujourd’hui à la partie patronale c’est qu’elle lève […] la coupure de la sécurité d’emploi et la modification des horaires. […] Si l’employeur accepte de lever ces mesures, nous on lèverait immédiatement notre grève du temps supplémentaire, notre grève de fin de semaine et notre avis de grève générale illimitée de lundi matin», a déclaré Michel Murray en point de presse.

Depuis des années maintenant, les négociations sont dans l’impasse entre les débardeurs et l’Association des employeurs maritimes.

Les principaux points en litige dans la négociation d’une nouvelle convention collective sont les horaires de travail, la conciliation travail-famille, le droit à la déconnexion et les mesures disciplinaires.

La convention collective qui lie les parties est échue depuis le mois de décembre 2018. Au moins trois médiateurs ont été nommés dans ce dossier par le ministère fédéral du Travail, mais en vain.

Rappelons qu’un débrayage général avait eu lieu l’été dernier pendant 13 jours au port de Montréal. Les débardeurs étaient retournés au travail à la faveur d’une trêve de sept mois avec leur employeur, maintenant échue.

Tous les regards se tournent vers Ottawa

Le déclenchement de cette grève en pleine pandémie serait un coup dur pour des dizaines, voire des centaines d’entreprises qui dépendent du port pour transporter leurs marchandises ou matières premières à travers le monde.

Plusieurs ont d’ailleurs commencé à se tourner vers d’autres installations portuaires, notamment le port d’Halifax, en raison de l’incertitude qui plane sur la poursuite des activités au port de Montréal. Mais de telles mesures font exploser les coûts de transport, selon Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec.

Pour Mme Proulx, cette grève dans le transport maritime ne peut tomber à un pire moment.

«Ça fait plus d’un an qu’on est en pandémie […] Les manufacturiers ont la capacité de ramener l’économie du Québec sur les rails alors vraiment cette grève-là tombe à un très mauvais moment», a-t-elle déploré sur les ondes d’ICI RDI.

Pour elle, seule une intervention rapide d’Ottawa pourrait éviter cet arrêt de travail.

«On demande au gouvernement fédéral et particulièrement au premier ministre Trudeau de s’assurer de la continuité des opérations dès lundi matin. Ça demande une intervention dès maintenant pour s’assurer que lundi il n’y ait pas de grève.»

À Québec, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a lui aussi directement interpellé le gouvernement fédéral qui est responsable des activités portuaires au Canada, pour une sortie rapide de cette impasse.

«Le port de Montréal est un service public stratégique pour la relance de notre économie», a-t-il déclaré sur Twitter.

Avec  Stéphane Bordeleau

Le Portugal lève la suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil

avril 16, 2021

Le Portugal a décidé de lever la suspension des vols avec le Royaume-Uni et le Brésil qui était en vigueur depuis la fin janvier, mais les voyages touristiques restent interdits, a annoncé vendredi le gouvernement de Lisbonne.

La suspension des vols en provenance ou à destination du Brésil ou du Royaume-Uni est levée, uniquement pour les voyages essentiels«, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Sont considérés comme voyages essentiels les déplacements réalisés »pour motifs professionnels, d’études, de réunion familiale, pour des raisons de santé ou pour des raisons humanitaires », a-t-il précisé.

Après avoir été frappé par une violente vague de l’épidémie de coronavirus en début d’année, le Portugal entrera lundi dans la troisième étape d’un plan de déconfinement graduel, a confirmé jeudi soir le Premier ministre Antonio Costa.

Une quarantaine de 14 jours pour les Français

Le rétablissement des contrôles à la frontière espagnole sera maintenu pour au moins 15 jours supplémentaires, de même que l’obligation pour les voyageurs arrivant au Portugal de présenter un test négatif, voire d’observer une quarantaine, avait-il déjà expliqué.

Le Portugal continuera donc à exiger aux voyageurs en provenance des pays présentant un taux d’incidence du coronavirus supérieur à 500 cas pour 100.000 habitants qu’ils observent une quarantaine de 14 jours. Parmi ces pays se trouvent le Brésil et l’Afrique du Sud, mais aussi la France ou les Pays-Bas.

Les voyages en provenance de pays avec une incidence supérieure à 150 cas pour 100.000 habitants – tels que l’Espagne, l’Allemagne ou l’Italie – sont également limités aux déplacements jugés essentiels, a détaillé vendredi le ministère de l’Intérieur.

Par ailleurs, tous les passagers arrivant au Portugal par avion, devront toujours présenter un test PCR négatif au coronavirus. A l’exception d’une dizaine de municipalités, le Portugal poursuivra son plan de déconfinement comme prévu, avec la réouverture lundi des restaurants, des centres commerciaux, des salles de spectacle, des lycées et des universités.

Il s’agit de la troisième étape sur quatre d’une levée progressive des restrictions sanitaires entamée à la mi-mars, après deux mois de confinement général pour endiguer la troisième vague de l’épidémie. Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 détectés chaque jour au Portugal s’est stabilisé autour des 500 contagions quotidiennes, contre un pic de près de 13.000 à la fin janvier, et le nombre de personnes hospitalisées pour cause de Covid est retombé sous les 500 patients pour la première fois depuis septembre.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : Paris suspend «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France

avril 13, 2021

Les craintes liées aux variants brésiliens ont amené la France à suspendre les vols entre les deux pays.

Paris a décidé de suspendre «jusqu’à nouvel ordre» tous les vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes autour du variant brésilien du Covid-19, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex.

«Nous constatons que la situation s’aggrave et nous avons donc décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France», a expliqué le chef du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

La situation sanitaire n’a cessé de s’aggraver au Brésil depuis février en raison de l’émergence d’un variant local du virus, appelé P1, considéré comme plus contagieux et plus mortel, mais encore très minoritaire en France.

Craintes dues au variant P1

Le variant P1 a été observé pour la première fois à la mi-décembre dans la ville de Manaus, dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne. Il se caractérise par les mutations de la protéine Spyke N501Y et E484K, comme les souches britanniques et sud-africaines, ainsi que K417T. Cela impacte la contagion et la résistance à l’immunité de cette nouvelle variante. Selon la revue médicale MedRxiv , le variant brésilien peut s’avérer jusqu’à 2,5 fois plus contagieux que la souche originelle. Son potentiel de réinfection, soit sa capacité à contaminer des personnes infectées par le passé, est estimé entre 25 à 61%.

Plusieurs indices laissent également croire que P1 touche des patients bien plus jeunes que les autres variants. L’Association brésilienne des soins intensifs(AMIB) a révélé dimanche 11 avril que plus de la moitié des quelque 11.000 malades en réanimation dans le pays avaient moins de 50 ans.

Lundi, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari avait expliqué que la France avait «gardé quelques lignes» avec le Brésil, en justifiant le maintien des liaisons aériennes par le respect du droit, le Conseil d’Etat ayant disposé que les ressortissants français «au nom de la liberté de circulation, devaient pouvoir continuer à venir».

Critiques de l’opposition

De nombreux responsables de l’opposition, surtout à droite, ont réclamé mardi la suspension des vols avec le Brésil ou une mise en quarantaine plus stricte.

«Nous sommes gouvernés par des irresponsables qui, depuis un an, n’ont rien compris et rien appris. Qu’attendent-ils pour suspendre TOUS les vols en provenance du #Brésil où l’épidémie est hors de contrôle ?», s’est ainsi offusquée la patronne du Rassemblement national sur Twitter. «La fermeture des frontières est utile et absolument nécessaire et je ne vois pas comment au moment où on confine les Français, on puisse maintenir cette liaison aérienne », a affirmé sur la radio RFI le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Damien Abad, quand le communiste Alain Roussel a appelé à «prendre des mesures de fermeture des frontières ou d’isolement strict des personnes qui viennent des pays où il y a un variant dangereux».

Le numéro 2 du Rassemblement national Jordan Bardella a lui estimé que «le gouvernement laisse entrer 1.000 passagers par semaine en provenance du Brésil, où l’épidémie est hors de contrôle avec un variant résistant». «Après tout ce que notre pays a subi, et alors qu’on continue d’enfermer les Français, comment cette dinguerie est-elle encore possible ?», s’est-il demandé.

Mesures mises en place

En France, les mesures prises avant la suspension des vols étaient un peu moins restrictives. Dans le cas du Brésil, les voyages touristiques étaient interdits dans les deux sens, «y compris via un autre pays». Les voyageurs depuis le Brésil devaient présenter un test PCR négatif de moins de 72h et les passagers non-résidents européens ou non européens devaient présenter «une preuve d’un motif impérieux nécessitant une venue en France». À l’arrivée en France, les passagers présentant un «test douteux» étaient testés, et, «dans la majorité des cas, l’ensemble des passagers des vols venant du Brésil sont resoumis à un test antigénique», moins fiable mais plus rapide, précise le ministère de la Transition écologique. Si le test s’avérait positif, la personne devait obligatoirement se placer en quatorzaine et «réaliser au plus vite un test PCR» pour confirmer le résultat.

Face aux critiques de l’opposition, le Premier ministre s’est donc défendu de toute inaction.

Par Le Figaro avec AFPP

France: Les «Rafale Papers», enquête explosive de Mediapart

avril 9, 2021

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros.
Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. AP

Une enquête de Mediapart révèle les dessous de l’un des plus gros contrats d’armement jamais conclus par l’État français : la vente de trente-six chasseurs Rafale à l’État indien pour 7,8 milliards d’euros. Entre commissions occultes, documents confidentiels qui ont fuité ou encore clauses anticorruption supprimées, Yann Philippin, le journaliste auteur de l’enquête en trois volets, explique ce que son équipe a découvert. 

RFI : Que dévoile votre enquête en trois volets ?

Yann Philippin : Notre enquête dévoile beaucoup de choses. Mediapart révèle des documents qui montrent que, d’une part, Dassault et son partenaire Thales ont versé des millions d’euros de commissions occultes à un intermédiaire qui était au cœur du contrat Rafale, que cet intermédiaire, dans une note, fait des avertissements très explicites, par exemple, « des gens en fonction demandent de l’argent, si on ne les paie pas, on va aller en prison… »

D’autre part, ce même intermédiaire, trois ans plus tard – en 2015 – en pleine négociation sur le prix des Rafale, a obtenu des documents confidentiels du ministère indien de la Défense, sur l’activité des négociateurs indiens et notamment la manière dont ils calculaient les prix, ce qui est évidemment, dans une négociation, un élément très fort.

Enfin, nous avons découvert que, parallèlement à toutes ces manœuvres que l’on peut qualifier de suspectes, c’est la France et les industriels français, dont Dassault, qui se sont battus pour que les clauses anticorruption soient retirées des annexes à l’accord gouvernemental.

C’est là que c’est embarrassant pour le pouvoir, parce que c’était un contrat d’État à État qui a été signé par Jean-Yves Le Drian, à l’époque ministre de la Défense, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron. Donc c’est lui qui avait l’autorité sur les négociations et nous aimerions bien savoir s’il a accepté le retrait de ces clauses anticorruption et s’il en a été informé. Il ne nous a malheureusement pas répondu précisément. Tout ce qu’il nous a dit, c’est : « Je ne valide pas vos informations ».

En quoi cette enquête peut-elle être explosive pour le gouvernement français ?

Cette enquête est explosive pour le gouvernement français, d’une part, de par le rôle qu’a joué un éminent ministre, qui est Jean-Yves Le Drian. Et d’autre part, parce qu’il y avait déjà eu des soupçons en 2018 au sujet du partenaire de Dassault en Inde, Reliance, qui aurait été imposé par le gouvernement indien. Ce monsieur est un très proche du Premier ministre indien. Il y avait deux épisodes qui étaient susceptibles de concerner, d’une part l’ancien président François Hollande et d’autre part, l’actuel président Emmanuel Macron, qui était à l’époque du deal, ministre de l’Économie.

Dans votre enquête, vous dites que l’Agence française anticorruption (AFA) a découvert des choses suspectes, mais n’a rien fait ?

C’est vraiment un mystère. Ce que l’on révèle, c’est que l’AFA, lors d’un contrôle de routine de Dassault, a découvert un paiement suspect d’un million d’euros à cet intermédiaire, au cœur du contrat Rafale, pour l’achat de maquettes de Rafale. Et malgré les suspicions, l’Agence française anticorruption n’a pas signalé ces faits à la justice.

De son côté, le Parquet national financier avait reçu un signalement de Sherpa, une ONG anticorruption. Ce que nous révélons dans l’enquête, c’est que cette affaire a été classée dans des circonstances troubles, étant donné que l’ancienne patronne du Parquet national financier a classé l’affaire contre l’avis d’un de ses adjoints en charge du dossier et n’a effectué aucune vérification sérieuse. À tel point que, la seule personne qu’elle a reçue dans son bureau, c’est l’avocat de Dassault et ce, sans qu’aucun procès-verbal de cette rencontre ne soit rédigé.

Éliane Houlette a dit publiquement dans Paris Match que, si elle l’a classée, c’est en partie parce qu’elle jugeait que les soupçons n’étaient pas assez sérieux, mais aussi parce que – dit-elle – il fallait « préserver les intérêts de la France ». Or, c’est une déclaration qui n’avait pas fait beaucoup de bruit à l’époque, mais c’est quand même très étonnant de voir une figure de la lutte anticorruption comme madame Houlette – qui a été la toute première patronne du Parquet national financier – justifier ainsi le classement d’une affaire sensible, au nom de la raison d’État.

À quoi vous attendez-vous suite à vos révélations ?

Ce qui nous a frappés, dans cette enquête, c’est que cette affaire a été enterrée en France, et que – semble-t-il – les autorités indiennes ne se sont pas montrées très diligentes non plus. Je ne suis que journaliste, mais j’ai la conviction qu’aujourd’hui il y a suffisamment d’éléments sur la table, entre les premières révélations de 2018 et ces nouvelles révélations de Mediapart avec les Rafale Papers, pour qu’une enquête soit ouverte.

Avec RFI Texte par :Clea Broadhurst

Plus de 100 navires ont déjà traversé le canal de Suez, 140 autres attendus mardi

mars 30, 2021

PLUS DE 100 NAVIRES ONT DÉJÀ TRAVERSÉ LE CANAL DE SUEZ, 140 AUTRES ATTENDUS MARDI© Reuters/AHMED FAHMY PLUS DE 100 NAVIRES ONT DÉJÀ TRAVERSÉ LE CANAL DE SUEZ, 140 AUTRES ATTENDUS MARDI

LE CAIRE (Reuters) – Plus de 100 navires ont traversé le canal de Suez dans les deux sens depuis que le porte-conteneurs géant qui entravait la navigation depuis près d’une semaine a été remis à flot, a rapporté mardi la télévision publique égyptienne.

Près de 113 navires avaient transité par le canal à 6 heures GMT mardi matin, conformément aux plans annoncés précédemment par l’Autorité du canal de Suez (ACS).

Osama Rabie, le président de l’ASC, a expliqué que 140 autres navires devraient également traverser le canal ce mardi : 95 navires avant 19 heures, heure locale, et 45 autres avant minuit.

Il a également réaffirmé qu’il faudrait trois à quatre jours pour rattraper les retards provoqués par l’incident.

Le trafic a repris lundi en fin de journée sur le canal de Suez, après que l’Ever Given, un navire de 400 mètres de long qui s’était échoué mardi dernier au milieu d’une section du canal, a été remis à flot plus tôt dans la journée.

Cet échouement avait provoqué un gigantesque embouteillage maritime de plus de 400 navires qui attendaient de pouvoir traverser le canal de Suez.

Avec Reuters par (Mahmoud Mourad, version française Laura Marchioro, édité par Blandine Hénault)

Québec/Trois-Rivières: Les disponibilités des déménageurs se font rares pour le 1er juillet

mars 21, 2021

Trois-Rivières — Trouver un déménageur pour le 1er juillet est une épreuve que peu de gens pourront réussir dans les prochaines semaines. La majorité des entreprises de déménagement affiche déjà complet pour cette date, certains mêmes depuis plusieurs mois.

Plusieurs déménageurs affichent déjà complet pour le 1er juillet.

© ARCHIVES: SYLVAIN MAYER Plusieurs déménageurs affichent déjà complet pour le 1er juillet.

«Ça fait longtemps que c’est complet pour le 1er juillet. On a commencé à prendre les réservations au mois d’octobre, alors c’est complet!», indique Dominique Pilotte, adjointe administrative chez Bel-Mar Express.

Au moment d’écrire ces lignes, il fallait choisir entre le 21 juin ou le 6 juillet. Ce sont les deux dates les plus proches de la grande journée du déménagement chez Bel-Mar Express. Le constat est le même chez déménagement Valois et déménagement Martel Express.

«On a commencé les réservations le 8 mars, et on a tout rempli la journée même», confirme Audrey Diamond, adjointe administrative chez Martel Express. Encore là, les prochaines disponibilités sont le 5 juillet.

On constate également que cette année est particulièrement occupée et on se dit même «surpris» à certains égards de la vitesse à laquelle se remplit l’agenda.

Dans certains cas, la pandémie de COVID-19 a obligé les entreprises de déménagement à revoir leurs plages horaires à la baisse, en raison des mesures sanitaires.

Il y a également tout le défi de recrutement qui représente des embûches. Il faut des bras, certes, mais également des conducteurs pour les camions.

«En raison du manque de personnel, on a un peu moins de camions sur la route. C’est vraiment au niveau des conducteurs que c’est difficile à recruter. Pour les aides-déménageurs, ça va quand même bien», souligne Dominique Pilotte de Bel-Mar Express.

L’Office de la protection du consommateur propose sur son site web une série de mesures à prendre concernant le déménagement: comment choisir son déménageur, l’évaluation des coûts, les assurances, le contrat, quoi faire en cas de bris… (https://www.opc.gouv.qc.ca/consommateur/bien-service/habitation-renovation/demenagement/). On propose même une liste de vérification pour bien se préparer au jour J.

Si les déménageurs sont déjà complets pour le 1er juillet, il est encore possible actuellement de louer des camions de déménagement sur différents sites de location.

Si vous comptez entreposer vos meubles, il faudra également faire vite, car les places s’envolent rapidement. Chez Hop! Entrepôt mobile, déjà 95% des espaces disponibles sont remplis, mais on pourrait rapidement augmenter l’offre s’il y a une forte demande.

«Il nous reste quelques places, mais je dirais que l’entreposage et le déménagement c’est pas mal booké. On essaie de trouver des trous, mais ça devient de plus en plus difficile», souligne Alexia Bédard, copropriétaire de l’entreprise qui compte plus de 250 entrepôts.

«On a eu plus d’achalandage qu’à l’habitude à cause de la COVID», note-t-elle.

Un casse-tête de plus

Déménager sera un véritable casse-tête pour plusieurs et des craintes se manifestent déjà dans des organismes comme InfoLogis Mauricie, un organisme communautaire de défense des droits des locataires et de promotion du logement social.

«C’est compliqué. La problématique est assez répandue, ne serait-ce que de trouver un logement c’est problématique. La situation est assez préoccupante, malheureusement, il n’y a pas vraiment de service qui existe en ce sens. […] Il n’y a pas d’organismes communautaires qui offrent de l’aide au déménagement, surtout pas en temps de pandémie», souligne Carol-Ann Côté, coordonnatrice d’InfoLogis Mauricie.

Chez InfoLogis Mauricie, il n’y a pas de ressource disponible pour permettre ce genre de service d’aide au déménagement. Par contre, on est en mesure de constater que le besoin est tangible.

«C’est clairement un problème. Ce que l’on dénote, c’est que les compagnies de déménagement sont bookées. Il n’y a plus vraiment de disponibilité pour le 1er juillet et les tarifs ont explosé. On parle même jusqu’à 450 $ de l’heure pour déménager!»

Avant de déménager, il faudrait toutefois être en mesure de trouver un logement.

«La situation actuelle en fait de logement est préoccupante au niveau de la disponibilité. On a hâte de voir ce que ça va donner le 1er juillet, mais j’ai quelques inquiétudes par rapport à ça. J’ai l’impression que ça va être chaotique. Ça l’avait été l’an passé et j’ai l’impression de ça va être encore pire cette année», a conclu Carol-Ann Côté

Avec  Audrey Tremblay – Le Nouvelliste .

Les voyageurs devront présenter un test de dépistage négatif pour entrer au Canada

décembre 30, 2020

Le Canada obligera les voyageurs à passer un test de dépistage de la COVID-19 trois jours ou moins avant d’entrer ou de revenir au pays.

Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les voyageurs de retour au Canada doivent effectuer une quarantaine de 14 jours.

C’est ce qu’a annoncé le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic Leblanc, en conférence de presse mercredi midi.

Ce test devra être négatif pour que ces voyageurs puissent prendre leur vol ou passer la frontière, dans le cas où ils arriveraient au pays par la route ou par la mer.

Cette nouvelle mesure sera implantée rapidement, a mentionné le ministre, sans donner d’échéancier.

Mardi, le ministre de la Santé québécois Christian Dubé avait déclaré que Québec voulait que la mesure soit en vigueur cette semaine alors qu’Ottawa misait plutôt sur la semaine prochaine.

«Les règles ne nous protègent que si nous les suivons tous», a souligné M. Leblanc avant d’ajouter qu’un contrôle accru serait effectué aux frontières.

Avec CBC/Radio-Canada