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France-Viol : Marc Machin condamné à 16 ans de réclusion criminelle

octobre 14, 2021

Marc Machin était jugé pour viol commis sous la menace d’une arme, mais aussi pour extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile.

La cour a assorti cette peine d'une periode de surete de huit ans et ordonne une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.
La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.© xavier de torres / MAXPPP / xavier de torres/MAXPPP

La cour d’assises de Paris a condamné, ce jeudi 14 octobre, Marc Machin à seize ans de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme, sous la menace d’une arme en 2018. La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans. Marc Machin a en outre été condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêts à la victime.

Dans le box, sweat-shirt blanc, carrure imposante, Marc Machin a semblé accuser le coup à l’énoncé de la peine, laissant échapper ensuite quelques larmes. Dans sa motivation, « la cour a tenu compte de la gravité des faits » qui « ont entraîné un traumatisme extrêmement important pour la victime », ainsi que de deux précédentes condamnations de Marc Machin pour agressions sexuelles, a déclaré le président David Hill.

Le procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile

Marc Machin, 39 ans, était jugé depuis lundi pour viol commis sous la menace d’une arme, extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile. Son procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile.

Cette dernière, alors âgée de 22 ans, avait dénoncé le 21 avril 2018 à la police le viol dont elle avait été victime le matin même dans un appartement à Paris par un homme encagoulé qui la menaçait d’un couteau de cuisine, avant de la contraindre à effacer les traces du crime et de dérober sa carte bleue. Confondu par son ADN, Marc Machin avait fini par reconnaître les faits en garde à vue.

Marc Machin a passé à tort six ans et demi en prison pour l’affaire du Pont de Neuilly. Incarcéré en 2001 à l’âge de 19 ans, il avait été condamné trois ans plus tard à dix-huit ans de réclusion criminelle pour le meurtre à coups de couteau de Marie-Agnès Bedot, une peine confirmée en appel. Mais en mars 2008, un homme sans domicile fixe de 33 ans, David Sagno, s’est accusé de ce meurtre et de celui d’une autre femme commis au même endroit en 2002, ce qui a conduit à la libération de Marc Machin.

Marc Machin a accumulé les condamnations

En 2012, ce dernier a fini par être acquitté à l’issue de son procès en révision, devenant la huitième personne en France depuis la Seconde Guerre mondiale à être innocentée à l’issue d’une telle procédure. La justice lui a alors attribué 663 320 euros d’indemnisation.

Depuis sa sortie de prison en 2008, Marc Machin a accumulé les condamnations, une quinzaine au total, qui lui ont valu pour certaines d’être réincarcéré.

Par Le Point avec AFP

Covid-19 : le nombre de décès explose en Guadeloupe

octobre 2, 2021

Le nombre de décès a augmenté de 78 % en Guadeloupe, entre le 1er juin et le 20 septembre, par rapport à la même période de 2019

Ces données, préoccupantes, ont été communiquées vendredi 1er octobre par l’Insee. En Guadeloupe, le nombre de décès a bondi de 78 %, entre le 1er juin et le 20 septembre, par rapport à la même période de 2019 ; qui était une année sans Covid-19. Par ailleurs, les décès ont augmenté de 69 % en Martinique. Pour la France entière, le nombre de morts est supérieur de 3 % sur la même période.

Ce chiffre est nettement supérieur pour les personnes âgées de 65 à 74 ans (+ 8,9 %) et pour les 75-84 ans (+ 6,0 %).

Les Antilles frappées de plein fouet par l’épidémie

En France métropolitaine, le nombre de décès enregistrés sur cette période est supérieur de 2 % à 2019, et encore supérieur dans sept régions, dont la Corse (+ 8 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 7 %) et l’Occitanie (+ 6 %).

Mais l’écart est encore bien supérieur dans les départements d’outre-mer, notamment les Antilles, frappées de plein fouet par l’épidémie de Covid-19 cet été. « En Guadeloupe, la hausse des décès a été très nette début août et s’est accélérée en milieu de mois : les décès survenus durant le mois d’août 2021 sont ainsi plus de trois fois supérieurs à ceux d’août 2019 (+ 227 %), alors que les décès survenus en juin et juillet 2021 sont du même niveau qu’en 2019 », observe l’Insee.

« En Martinique, la hausse des décès a débuté en juillet. L’augmentation des décès y est également très importante en août, mais un peu moindre qu’en Guadeloupe », puisqu’elle s’élève à + 175 %, relève l’Insee. Dans ces deux départements des Antilles, on constate en septembre un retour vers des niveaux de mortalité proches de 2019. Entre le 1er juin et le 20 septembre, les décès de 2021 sont aussi nettement plus importants que ceux de 2019 en Guyane (+ 55 %, avec une hausse des décès continue depuis la fin mai) et à La Réunion (touchée également par une épidémie de dengue) avec une hausse de 21 %. À Mayotte, l’augmentation est de 16 %.

Par Le Point avec AFP

Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon : appel à candidatures pour l’édition Afrique francophone

août 19, 2021

Ouvertes depuis le 16 août jusqu’au 12 septembre 2021, la huitième édition, précise RFI, concerne tous les journalistes et techniciens de moins de 35 ans résidant dans un pays africain francophone et en activité depuis au moins deux ans.

Appel à candidatures de la Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon

Les conditions de participation détaillées et le formulaire de candidature, indique RFI, sont disponibles sur rfi.fr : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210816-appel-%C3%A0-candidatures-bourse-ghislaine-dupont-et-claude-verlon-2021?ref=tw_i. L’édition 2021 de la « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon » est ouverte aux candidats de tous les pays africains francophones, à savoir Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Seychelles, Tchad, Togo, Tunisie et Rwanda. RFI souligne que l’organisation se fait de la sorte « pour la seconde année consécutive en raison des contraintes sanitaires liées à la pandémie de covid-19 ».

Une sélection des vingt candidats, dix journalistes et dix techniciens, à partir desquels seront désignés les deux lauréats, un (e) journaliste et un (e) technicien (ne), sera assurée à distance grâce aux outils numériques sur la base de leurs dossiers. Il en sera de même des formations qui s’ensuivront. Savoir qu’il sera organisé à l’intention des vingt candidats « des ateliers du 4 au 22 octobre ». L’Académie France Médias Monde entend les réaliser à partir d’un « site internet dédié créé pour l’occasion ». La désignation des lauréats va s’opérer par le jury composé de représentants du groupe France Médias Monde, de l’École de journalisme de sciences Po et de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) à l’issue desdits ateliers. Quant à la remise du prix, elle « prendra exceptionnellement la forme d’une émission de radio diffusée sur RFI, le mardi 2 novembre », souligne RFI. Quitte à préciser ici que cette date a été « décrétée par les Nations unies “Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes“ en mémoire de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ».

Par ailleurs, les deux lauréats (es) vont bénéficier ensuite d’une « formation de quatre semaines à Paris, entièrement prise en charge, au cours du premier trimestre 2022 ». Cette huitième édition de la bourse « est organisée en partenariat avec l’École de journalisme de sciences Po et l’INA », qui les accueilleront à Paris. Les formations ainsi offertes sont en complément à « un stage à RFI, au siège de France Médias Monde, encadré par les formateurs de l’Académie », précise-t-on. L’organisation ainsi annoncée est prévue « sous condition des mesures sanitaires en vigueur ».

Deux Congolais lauréats de l’édition 2019

Il sied de rappeler que l’édition 2019, la sixième, de la « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon » tenue à Kinshasa avait été remportée par deux Congolais. Il s’agit en l’occurrence de Myriam Iragi Maroy, la journaliste à la Radio Top Congo d’une part et du chef technique de la Radio Star Bukavu Vital Mugisho. Ils se sont respectivement distingués pour « la limpidité du récit et la qualité des témoignages recueillis dans le reportage “Les filles mères“ et la qualité de la prise de son, ainsi que le choix et la pertinence des ambiances sonores utilisées dans la réalisation du reportage “Le travail des enfants sur les chantiers“  ».

Pour la petite histoire, la « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon » a été baptisée du nom des deux reporters assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal (Nord du Mali). Initiée à leur hommage depuis 2014, elle s’emploie dès lors à la formation annuelle de dix jeunes journalistes radio et dix jeunes technicien(ne)s de reportage. Elle se tient d’ordinaire dans un pays d’Afrique, avant la sixième tenue en RDC, les cinq précédentes éditions ont été organisées « au Mali en 2014, à Madagascar en 2015, au Bénin en 2016, au Sénégal en 2017 et en Côte d’Ivoire en 2018 ». Quant à la dernière en date, celle de 2020, s’est tenue à distance à la suite de la pandémie de covid-19.

Avec Adiac-Congo par Nioni Masela

Congo-Disparition : hommage au 17e roi Makoko Auguste Nguempio

juillet 31, 2021

Décédé le 8 juin dernier à Mbé à l’âge de 97ans, le roi Makoko Auguste Nguempio a été porté en terre le 31 juillet dans l’intimité familiale. Mais un jour avant, la République lui a rendu hommage au cours d’une cérémonie patronnée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso.

Dans son oraison funèbre, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a indiqué qu’après le Makoko Iloo 1er qui signa le traité d’alliance avec Pierre Savorgnan De Brazza et qui régna pendant 18 ans, Auguste Nguempio est le second en terme de longévité au trône, car il aura régné pendant 17 ans.

Dans ses rapports avec les autorités locales, le roi Nguempio a toujours fait preuve de tact. Il avait une grande capacité d’écoute, ce qui est le propre du sage éclairé par l’expérience de la vie. Il n’avait cessé d’entretenir une collaboration fructueuse avec les autorités publiques, notamment dans le traitement du dossier d’inscription du domaine royal de Mbé au patrimoine mondial de l’humanité, a expliqué le ministre Moyongo, souligant l’appui d’Auguste Nguempio dans la construction du palais royal.

« Sa Majesté Auguste Nguempio aura été durant tout son règne, un homme de paix, se situant toujours au-dessus des clivages et prônant toujours le dialogue. Puisse cette philosophie être le principal héritage qu’il nous laisse et la racine nourricière au sein de votre communauté. A toi Auguste Nguempio roi de Mbé, la République reconnaissante par ma voix, t’adresse un suprême adieu », a conclu le ministre de la Culture et des Arts.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

France/Soupçons de conflit d’intérêt: Eric Dupond-Moretti convoqué la semaine prochaine pour une mise en examen

juillet 5, 2021
Soupcons de conflit d'interet: Eric Dupond-Moretti convoque la semaine prochaine pour une mise en examen
Soupçons de conflit d’intérêt: Eric Dupond-Moretti convoqué la semaine prochaine pour une mise en examen© AFP/Archives/Ludovic MARIN

Une perquisition rarissime au ministère de la justice, et maintenant, une convocation chez les magistrats. Soupçonné de conflit d’intérêt, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti est attendu la semaine prochaine à la Cour de justice de la République (CJR), en vue d’une mise en examen.

Le ministre est convoqué vendredi 16 juillet, a appris l’AFP de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

Cette convocation lui a été remise en marge de la très longue et exceptionnelle perquisition place Vendôme jeudi dernier, ce qui n’a pas manqué de hérisser ses avocats : « Remettre une convocation le jour de la perquisition, c’est considérer que ce qui a été saisi n’a pas d’intérêt et que tout est décidé d’avance », ont réagi auprès de l’AFP Mes Christophe Ingrain et Rémi Lorrain.

Les trois magistrats de la commission d’instruction de la CJR, seule habilitée à juger des ministres, ont perquisitionné jeudi pendant quinze heures les locaux du ministère de la justice, avec une vingtaine de gendarmes.

Un des téléphones du garde des Sceaux a été saisi à cette occasion et le contenu des boîtes mails de plusieurs de ses collaborateurs a été « aspiré », selon une source proche du dossier.

L’enquête de la commission d’instruction de la CJR, seule habilitée à juger des ministres, avait été ouverte en janvier, après la plainte de trois syndicats de magistrats et de l’association Anticor.

Selon les syndicats, M. Dupond-Moretti a profité de son poste de garde des Sceaux pour régler des comptes dans des dossiers dans lesquels il avait été impliqué en tant qu’avocat.

« Instrumentalisation »

Au coeur de ces accusations, l’enquête administrative ordonnée par le ministre en septembre contre trois magistrats du parquet national financier (PNF), qui avaient participé à une enquête visant à identifier la taupe qui aurait informé Nicolas Sarkozy et son conseil qu’ils étaient sur écoute dans une affaire de corruption.

Le PNF avait été mis en cause pour avoir épluché les relevés téléphoniques détaillés (« fadettes ») d’avocats, dont Eric Dupond-Moretti.

Il s’en était insurgé et avait dénoncé des méthodes de « barbouzes », puis déposé une plainte pour « atteinte à la vie privée », avant de la retirer le soir de sa nomination comme ministre en juillet 2020.

L’enquête administrative lancée par le garde des Sceaux lui a valu les foudres du monde de la magistrature, les deux plus hauts magistrats de France, Chantal Arens et François Molins, s’en étant même inquiétés publiquement.

Les syndicats reprochent également à M. Dupond-Moretti d’avoir ouvert une autre enquête administrative, cette fois à l’encontre du magistrat Edouard Levrault, anciennement détaché à Monaco.

Avant de devenir ministre, M. Dupond-Moretti avait été l’avocat d’un haut policier monégasque mis en examen par ce magistrat, dont il avait critiqué les méthodes de « cow-boy ». Ce juge s’était exprimé à la télévision sur cette affaire après son départ forcé de son poste.

Le garde des Sceaux a été officiellement écarté de ces enquêtes et de toutes les affaires en lien avec ses anciennes activités d’avocat, qui sont dorénavant à la charge de Jean Castex.

Les deux principaux syndicats de magistrats, à l’origine de la plainte, n’ont pas souhaité commenter la convocation. « C’est la suite logique de l’enquête qui doit se dérouler de la manière la plus sereine possible », a indiqué Céline Parisot, présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Eric Dupond-Moretti s’est dit « extrêmement serein » et a à nouveau mis en cause ce syndicat, dont « le but » est « d’obtenir un nouveau garde des Sceaux », a-t-il dit.

« Ce n’est pas un, mais trois syndicats qui ont constaté ces conflits d’intérêts, et c’est aussi le Premier ministre, quand il a pris un décret pour écarter le garde des Sceaux de ces affaires », a noté pour sa part Katia Dubreuil, du Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche).

« Quant aux accusations d’instrumentalisation de la justice, on les entend à chaque fois qu’un responsable politique est inquiété », a ajouté la présidente du syndicat.

Par Le Point avec AFP

Le chef de l’Etat tchadien reçu à l’Elysée

juillet 5, 2021

Mahamat Idriss Déby Itno a quitté N’Djamena dimanche pour une visite d’amitié et de travail en France.

« Le président du Conseil militaire de transition, président de la République, chef de l’Etat, le général de corps d’Armée Mahamat Idriss Déby Itno, a quitté N’Djamena ce matin, à destination de Paris », pour y effectuer « une visite d’amitié et de travail », indiquait dimanche un communiqué du service de communication de la présidence tchadienne, sans livrer de détails sur le programme.

Selon Jeune Afrique, la rencontre entre Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby Itno s’est tenue lundi matin en toute discrétion dans le cadre de la préparation du G5 Sahel. La date de ce nouveau sommet n’est pas encore complètement arrêtée mais la date du 9 juillet est avancée.

La France est le troisième pays visité par le chef de la junte militaire depuis qu’il a pris le pouvoir, après le Niger et le Nigeria.

Général quatre étoiles de 37 ans, Mahamat Idriss Déby Itno dirige un Conseil militaire de transition (CMT) de 15 généraux depuis l’annonce de la mort de son père, Idriss Déby Itno. Dès le 20 avril, le CMT a proclamé son chef président de la République, dissous le Parlement et le gouvernement et abrogé la Constitution. Il a promis des élections libres et transparentes après une période de transition de 18 mois renouvelable une fois. La communauté internationale, l’Union africaine (UA) et la France en tête, ont exigé que cette période n’excède pas 18 mois.

L’armée tchadienne est l’un des principaux piliers de la lutte contre les groupes jihadistes dans le Sahel. Lors des obsèques d’Idriss Déby, Emmanuel Macron était le seul chef d’Etat occidental à être allé à N’Djamena rendre un hommage appuyé au défunt et à rencontrer son fils et successeur.

Rappelons que le président français a récemment annoncé un prochain désengagement militaire progressif de la France au Sahel. La force antijihadiste française Barkhane (5.100 hommes actuellement) va disparaître au profit d’un dispositif resserré, focalisé sur la lutte antiterroriste et l’accompagnement au combat des armées locales. 

Par Julia Ndeko avec AFP

Mali: Le colonel Assimi Goita investit président de transition du Mali: vers des élections en 2002?

juin 7, 2021

Avec France24

France-Centre du don des corps: l’ancien président de l’Université Paris-Descartes mis en examen

juin 7, 2021
Centre du don des corps: l'ancien president de l'Universite Paris-Descartes mis en examen
Centre du don des corps: l’ancien président de l’Université Paris-Descartes mis en examen© POOL/AFP/Archives/YOAN VALAT

L’ancien président de l’Université ParisDescartes, Frédéric Dardel, a été mis en examen vendredi pour « atteinte à l’intégrité d’un cadavre » dans l’enquête sur les conditions indécentes de conservation des corps donnés à la science au Centre du don des corps, a appris lundi l’AFP de source proche.

M. Dardel avait été entendu en garde à vue le 12 novembre par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) et était ressorti sans poursuites.

Il avait ensuite été entendu une première fois le 6 mai par le juge d’instruction Adrien Lallement, chargé de cette information judiciaire ouverte en juillet 2020, avant d’être convoqué de nouveau vendredi dernier.

« Sur les sept années qu’aura duré son mandat », commencé début 2012, « Frederic Dardel n’a été mis en examen en sa qualité de président que sur une période de deux ans », a relevé son avocate sollicitée par l’AFP Me Marie-Alix Canu-Bernard.

« Pourtant il n’a eu de cesse de solliciter l’octroi de crédits… Notamment pour la réfection du Centre du don des corps, en vain, ce qui démontre comme pour d’autres services publics essentiels l’incurie manifeste de l’État », a-t-elle ajouté.

« S’il y en a un qui a bougé, c’est bien lui », assurait-elle il y a quelques mois à l’AFP.

Locaux vétustes, dépouilles putréfiées et rongées par les souris, soupçon de marchandisation des corps… Dans un article publié fin novembre 2019, l’hebdomadaire L’Express avait dénoncé les « conditions indécentes » de conservation de dépouilles de « milliers de personnes ayant fait don de leur corps à la science ».

Ces révélations avaient conduit la ministre de la Recherche Frédérique Vidal à ordonner la fermeture du « temple de l’anatomie française », fondé en 1953 et qui accueillait chaque année plusieurs centaines de corps.

Après cette fermeture, M. Dardel est devenu en septembre 2019 « conseiller spécial » au cabinet de cette ministre, puis depuis septembre 2020, directeur d’une unité de recherche du CNRS.

En juin 2020, une enquête administrative de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale de l’éducation du sport et de la recherche (Igésr) avait estimé que l’Université Paris-Descartes était responsable de « graves manquements éthiques » dans la gestion du CDC.

Le rapport évoquait « l’importance et la répétition » des alertes, « à différents niveaux et selon différents vecteurs, (qui) tranchent avec l’absence de réaction à la hauteur de la gravité des faits signalés jusqu’en 2018 ».

L’Université de Paris, nouvelle entité issue de la fusion en janvier 2020 de Paris-Descartes et Paris-Diderot, a été mise en examen le 15 avril pour « atteinte à l’intégrité d’un cadavre« .

Deux préparateurs ont eux été mis en examen en décembre et en avril.

Par Le Point avec AFP

France-Affaire Mila: le procès de 13 personnes pour cyberharcèlement renvoyé au 21 juin

juin 3, 2021
Affaire Mila: le proces de 13 personnes pour cyberharcelement renvoye au 21 juin
Affaire Mila: le procès de 13 personnes pour cyberharcèlement renvoyé au 21 juin© AFP/Bertrand GUAY

Le procès de treize personnes, jugées à Paris pour avoir cyberharcelé, voire menacé de mort, l’adolescente Mila après sa publication en novembre d’une vidéo polémique sur l’islam devenue virale, a été renvoyé jeudi au 21 juin, après l’examen de questions de procédure.

Pendant quatre heures, le tribunal correctionnel a examiné lors d’une audience très technique, mais aux vertus pédagogiques sur le « rituel judiciaire » au temps des réseaux sociaux, les différents points de procédure soulevés par la défense.

Certains avocats des prévenus ont notamment demandé l’annulation des gardes à vue de leurs clients, et in fine leur convocation devant le tribunal, les jugeant irrégulières.

Me Juan Branco, qui défend l’un des prévenus, Jordan L, a lui soulevé deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) portant sur le délit de harcèlement en ligne, créé par une loi en 2018, et qui vaut aux 13 jeunes hommes et femmes d’être renvoyés en correctionnelle.

Le tribunal se prononcera le 21 juin à 9H00 sur la transmission ou non à la Cour de cassation de ces QPC. S’il ne faisait pas droit à la demande de la défense, le procès se poursuivrait, avec l’examen du fond de l’affaire sur deux jours, les 21 et 22 juin, a indiqué le président Michaël Humbert.

« Il n’y a pas d’anonymat. A partir du moment où on commet un crime sur internet, on peut être recherché, on peut être retrouvé et on peut être jugé devant un tribunal », a lancé à la sortie de l’audience Mila, cheveux clairs rasés au-dessus des oreilles et vêtue d’un haut rouge.

« C’est pour cela qu’on est là aujourd’hui. Il est temps de le réaliser, de le dire : la peur change de camp. Plus nombreux on sera à l’ouvrir, plus on sera forts, puissants face à la menace et au harcèlement qui ne fera qu’empirer si on reste sans rien faire, si on continue à se soumettre », a-t-elle déclaré à la presse.

La jeune femme, qui vient de fêter ses 18 ans et défend son droit au blasphème, vit sous protection policière depuis la publication d’une première vidéo critiquant le Coran et l’islam en janvier 2020.

Mi-novembre, elle avait été victime d’un « raid » numérique après avoir publié sur le réseau social TikTok une nouvelle vidéo dans laquelle elle s’en prenait vertement à ses détracteurs.

Selon son avocat Richard Malka, Mila « a reçu plus de 100.000 messages haineux et de menaces de mort » lui promettant d’atroces sévices

Agés de 18 à 30 ans et originaires de toute la France, les prévenus, pour la plupart sans antécédents judiciaires, comparaissent tous pour harcèlement en ligne. Certains sont également renvoyés pour menaces de mort et l’un d’eux pour menace de crime.

Placés en garde à vue en février, mars ou avril, dans le cadre d’une enquête menée par le tout nouveau pôle national de lutte contre la haine en ligne, les prévenus avaient en grande partie reconnu être les auteurs du message pour lequel ils sont poursuivis.

Ils encourent deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende pour le harcèlement en ligne, trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende pour les menaces de mort.

Deux personnes ont déjà été condamnées à des peines de prison pour avoir menacé de mort Mila

Par Le Point

Finis le masque et la distanciation sociale pour les Américains entièrement vaccinés

mai 13, 2021

Les responsables fédéraux de la santé publique aux États-Unis ont réservé jeudi une bonne nouvelle pour les personnes vaccinées : les Américains qui ont reçu toutes leurs doses du vaccin contre la COVID-19 n’auront plus besoin de porter un masque ou de respecter la distanciation sociale dans la plupart des environnements intérieurs et extérieurs.

Image symbolique : le président Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont pour la première fois marché côte à côte, sans masque.

© Evan Vucci/Associated Press Image symbolique : le président Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont pour la première fois marché côte à côte, sans masque.

Amorçant un virage important, le groupe d’intervention de la Maison-Blanche consacré à la COVID-19 a annoncé ces assouplissements aux restrictions recommandées au cours d’un point de presse.

Le jalon est important pour ce pays qui, en raison de son bilan peu reluisant de l’an dernier, figure toujours au premier rang mondial pour le nombre total de cas recensés et de morts.

Bout de tissu devenu une ligne de fracture politique, le masque est vu depuis l’an dernier comme l’arme de choix pour lutter contre la pandémie.

Malgré les variants, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) vont plus loin qu’au début du mois, alors qu’ils cessaient de préconiser le port du masque à l’extérieur, mais uniquement dans les endroits peu fréquentés.

Plusieurs choses sont survenues dans les deux dernières semaines», a expliqué la directrice des CDC, Rochelle Walensky, mentionnant entre autres la diminution importante des cas, l’extension de la vaccination aux adolescents de 12 à 15 ans, qui a commencé dans la journée, et les résultats d’études.

Sur la base de la trajectoire descendante continue des cas, des données scientifiques sur la performance de nos vaccins et de notre compréhension de la façon dont le virus se propage, ce moment est arrivé pour ceux qui sont entièrement vaccinés», a-t-elle soutenu. Les cas ont chuté d’environ du tiers au cours des deux dernières semaines.

Nous avons tous attendu ce moment où nous pourrons retrouver un certain sens de la normalité», a-t-elle commenté.

La décision s’appuie sur la science, a assuré la directrice des CDC, qui a rejeté tout rôle qu’aurait pu jouer la pression populaire.

Les récentes études ont démontré à la fois l’efficacité des vaccins, entre autres contre les variants, et l’efficacité dans la prévention de la transmissibilité», a-t-elle expliqué. Selon les données scientifiques, le taux d’efficacité des vaccins pour prévenir les symptômes légers et graves, les hospitalisations et les morts est supérieur à 90 %.

L’année dernière nous a montré que ce virus peut être imprévisible. Donc, si les choses s’aggravent, il est toujours possible que nous devions modifier les recommandations», a néanmoins averti la Dre Walensky.

La scientifique a également fait état d’exceptions. Les personnes vaccinées doivent ainsi continuer de se couvrir le visage et de respecter la distanciation sociale dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée.

La même consigne s’applique dans les transports publics, comme l’autobus, le train et l’avion, les aéroports et les gares, ainsi que dans les prisons et les centres pour itinérants.

D’autres pays ayant commencé à alléger leurs restrictions ne sont pas allés aussi loin que les États-Unis. Israël a, par exemple, levé l’obligation du port du masque, mais à l’extérieur seulement.

Les CDC ont opéré un virage radical par rapport à leurs recommandations antérieures sur le port du masque.

© Violeta Stoimenova/Getty Images Les CDC ont opéré un virage radical par rapport à leurs recommandations antérieures sur le port du masque.

Un point tournant

Peu après l’annonce, le président Joe Biden a tenu un point de presse qui n’était pas prévu pour souligner ce changement majeur.

Plus que le contenu de l’allocution, les premiers instants illustraient la teneur de l’annonce des CDC. Pour la première fois, on a pu voir – au 114e jour de leur mandat – Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris, qui l’accompagne toujours lors de ses points de presse, marcher près l’un de l’autre, le visage à découvert, tout sourire.

Le président a souvent été interrogé sur la raison pour laquelle il continue de porter un masque à l’extérieur, puisqu’il est vacciné.

C’est un grand jour pour l’Amérique», s’est réjoui Joe Biden, évoquant une phase décisive de la lutte contre la COVID-19.

Je pense que c’est une étape importante, un grand jour. Cela a été rendu possible grâce au succès extraordinaire que nous avons obtenu en vaccinant autant d’Américains si rapidement», a-t-il affirmé.

Autant le président que les responsables de la santé publique ont cependant insisté sur l’importance pour les personnes qui n’ont pas reçu toutes les doses de leur vaccin de continuer à porter un masque et de garder leurs distances.

Les États-Unis ont autorisé l’utilisation d’urgence de trois vaccins : Pfizer-BioNTech et Moderna, qui comportent deux doses, et Johnson & Johnson, qui n’en compte qu’une seule. Il faut attendre deux semaines après la dernière dose pour qu’une personne soit considérée pleinement vaccinée.

S’il vous plaît, protégez-vous jusqu’à la ligne d’arrivée, car aussi formidable que soit cette annonce aujourd’hui, nous ne voulons pas baisser la garde. Nous savons tous combien ce virus a été difficile à combattre. La chose la plus sécuritaire pour le pays est que chacun se fasse vacciner. Et se faire vacciner est plus facile que jamais», a affirmé le président américain.

Parlant d’un effort de tous les instants», il n’a pas manqué de remercier les chercheurs, les compagnies pharmaceutiques, les médecins, les infirmières, les militaires, les gouverneurs et tous les autres qui ont remué ciel et terre pour administrer des doses dans le plus grand nombre de bras possible».

La Maison-Blanche a par ailleurs rapidement emboîté le pas aux CDC, envoyant aux membres de son personnel, peu après l’annonce, un courriel libérant de l’obligation de porter un masque ceux qui ont reçu tous leurs vaccins.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a toutefois indiqué à CNN qu’elle n’entendait pas changer les règles en vigueur à la Chambre pour le moment. Non. Sont-ils tous vaccinés?», a-t-elle demandé, faisant allusion à une frange réfractaire au vaccin au sein du camp républicain.

Une trentaine de représentants républicains a envoyé une lettre à dirigeante démocrate, la pressant de revenir aux procédures d’avant la pandémie. Les élus réclament le retour des votes en personne et la levée du port obligatoire du masque.

De nombreux républicains ont en outre déploré que les CDC aient tant tardé pour prendre leur décision.

Plusieurs Américains vaccinés se montraient eux aussi frustrés de ne pas bénéficier de davantage de latitude, en dépit du fait qu’ils aient reçu toutes leurs doses.

Un assouplissement assorti d’avertissements

La Dre Rochelle Walensky a assorti les assouplissements annoncés de certains avertissements. (archives)

© Susan Walsh/Reuters La Dre Rochelle Walensky a assorti les assouplissements annoncés de certains avertissements. (archives)

La levée des restrictions s’accompagne toutefois de certaines exceptions et mises en garde.

La Dre Walensky a entre autres recommandé aux personnes dont le système immunitaire est affaibli de consulter leur médecin avant d’abandonner le port du masque.

Les personnes pleinement vaccinées qui développent des symptômes devraient pour leur part le remettre et passer un test de dépistage.

Le Dr Anthony Fauci, conseiller principal du président sur la COVID-19, a pour sa part appelé les Américains plus prudents à respecter leur rythme.

Il n’y a absolument rien de mal à ce qu’une personne ait un certain niveau d’aversion au risque. Ils ne devraient pas être critiqués», a déclaré le directeur de l’Institut des maladies infectieuses.

Interrogée sur les écoles et les entreprises, la Dre Walensky a indiqué que les CDC publieraient sous peu de nouvelles recommandations pour des contextes spécifiques, comme les camps d’été et les voyages.

Elle a en outre appelé les Américains à s’en remettre aux règles édictées par les autorités locales – États, municipalités et communautés autochtones – et celles mises en œuvre dans les milieux de travail.

Selon le New York Times, les gouverneurs du Massachusetts, de New York, du New Jersey, de la Caroline du Nord et de la Virginie, de même que les maires de la Ville de New York et de Washington – tous démocrates –, ont dit qu’ils évalueraient les nouvelles directives des CDC avant de les adopter.

La moitié des gouverneurs du pays, en majorité des républicains, avaient déjà levé les interdictions à divers degrés.

Un tiers de la population vacciné

Quelque 155 millions d'Américains sont partiellement ou pleinement vaccinés.

© Carlos Barria/Reuters Quelque 155 millions d’Américains sont partiellement ou pleinement vaccinés.

Près de 155 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, mais 119 millions de personnes, soit le tiers de la population américaine, sont pleinement vaccinées, selon le New York Times.

La campagne de vaccination est en outre passée à une autre phase, avec le début de la vaccination, aujourd’hui, des 12 à 15 ans dans quelque 15 000 pharmacies du pays.

En début de semaine, l’Administration des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a étendu la vaccination à cette tranche d’âge, composée de 17 millions de jeunes.

La semaine dernière, le président Biden a défini une nouvelle cible de vaccination pour la date symbolique du 4 juillet, fête de l’Indépendance américaine. L’objectif que vise son administration est d’avoir administré d’ici là au moins une dose à 70 % des adultes américains.

La campagne de vaccination connaît cependant une stagnation.

Selon les données du New York Times, les prestataires de vaccin administrent présentement une moyenne de 2,2 millions de doses par jour. Il s’agit d’une diminution de 36 % par rapport au sommet de 3,4 millions enregistré il y a un mois.

L’administration Biden a donc adapté sa stratégie, misant dorénavant moins sur les centres de vaccination de masse et davantage sur les structures locales. Elle a également conclu une entente avec les deux leaders américains de la réservation de voitures avec chauffeur, Uber et Lyft, pour qu’ils fournissent gratuitement le transport à chaque personne se rendant à un centre de vaccination.

Pour pallier cet essoufflement de la vaccination, certains États rivalisent de leur côté de créativité en offrant des cadeaux. Le New Jersey offre par exemple une bière aux citoyens vaccinés et le gouvernement du Maryland s’est engagé à verser 100 $ à chaque fonctionnaire qui reçoit ses doses.

L’Ohio a même lancé une loterie d’un million de dollars destinée aux personnes qui auront reçu leur vaccin.

Selon un sondage Axios-Ipsos réalisé il y a quelques semaines, un Américain sur cinq n’a pas l’intention de se faire vacciner, une proportion restée constante au cours des derniers mois. La proportion d’Américains récalcitrants montait cependant à plus d’un sur quatre dans un sondage Quinnipiac.

Avec Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf