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France/Soupçons de conflit d’intérêt: Eric Dupond-Moretti convoqué la semaine prochaine pour une mise en examen

juillet 5, 2021
Soupcons de conflit d'interet: Eric Dupond-Moretti convoque la semaine prochaine pour une mise en examen
Soupçons de conflit d’intérêt: Eric Dupond-Moretti convoqué la semaine prochaine pour une mise en examen© AFP/Archives/Ludovic MARIN

Une perquisition rarissime au ministère de la justice, et maintenant, une convocation chez les magistrats. Soupçonné de conflit d’intérêt, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti est attendu la semaine prochaine à la Cour de justice de la République (CJR), en vue d’une mise en examen.

Le ministre est convoqué vendredi 16 juillet, a appris l’AFP de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

Cette convocation lui a été remise en marge de la très longue et exceptionnelle perquisition place Vendôme jeudi dernier, ce qui n’a pas manqué de hérisser ses avocats : « Remettre une convocation le jour de la perquisition, c’est considérer que ce qui a été saisi n’a pas d’intérêt et que tout est décidé d’avance », ont réagi auprès de l’AFP Mes Christophe Ingrain et Rémi Lorrain.

Les trois magistrats de la commission d’instruction de la CJR, seule habilitée à juger des ministres, ont perquisitionné jeudi pendant quinze heures les locaux du ministère de la justice, avec une vingtaine de gendarmes.

Un des téléphones du garde des Sceaux a été saisi à cette occasion et le contenu des boîtes mails de plusieurs de ses collaborateurs a été « aspiré », selon une source proche du dossier.

L’enquête de la commission d’instruction de la CJR, seule habilitée à juger des ministres, avait été ouverte en janvier, après la plainte de trois syndicats de magistrats et de l’association Anticor.

Selon les syndicats, M. Dupond-Moretti a profité de son poste de garde des Sceaux pour régler des comptes dans des dossiers dans lesquels il avait été impliqué en tant qu’avocat.

« Instrumentalisation »

Au coeur de ces accusations, l’enquête administrative ordonnée par le ministre en septembre contre trois magistrats du parquet national financier (PNF), qui avaient participé à une enquête visant à identifier la taupe qui aurait informé Nicolas Sarkozy et son conseil qu’ils étaient sur écoute dans une affaire de corruption.

Le PNF avait été mis en cause pour avoir épluché les relevés téléphoniques détaillés (« fadettes ») d’avocats, dont Eric Dupond-Moretti.

Il s’en était insurgé et avait dénoncé des méthodes de « barbouzes », puis déposé une plainte pour « atteinte à la vie privée », avant de la retirer le soir de sa nomination comme ministre en juillet 2020.

L’enquête administrative lancée par le garde des Sceaux lui a valu les foudres du monde de la magistrature, les deux plus hauts magistrats de France, Chantal Arens et François Molins, s’en étant même inquiétés publiquement.

Les syndicats reprochent également à M. Dupond-Moretti d’avoir ouvert une autre enquête administrative, cette fois à l’encontre du magistrat Edouard Levrault, anciennement détaché à Monaco.

Avant de devenir ministre, M. Dupond-Moretti avait été l’avocat d’un haut policier monégasque mis en examen par ce magistrat, dont il avait critiqué les méthodes de « cow-boy ». Ce juge s’était exprimé à la télévision sur cette affaire après son départ forcé de son poste.

Le garde des Sceaux a été officiellement écarté de ces enquêtes et de toutes les affaires en lien avec ses anciennes activités d’avocat, qui sont dorénavant à la charge de Jean Castex.

Les deux principaux syndicats de magistrats, à l’origine de la plainte, n’ont pas souhaité commenter la convocation. « C’est la suite logique de l’enquête qui doit se dérouler de la manière la plus sereine possible », a indiqué Céline Parisot, présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Eric Dupond-Moretti s’est dit « extrêmement serein » et a à nouveau mis en cause ce syndicat, dont « le but » est « d’obtenir un nouveau garde des Sceaux », a-t-il dit.

« Ce n’est pas un, mais trois syndicats qui ont constaté ces conflits d’intérêts, et c’est aussi le Premier ministre, quand il a pris un décret pour écarter le garde des Sceaux de ces affaires », a noté pour sa part Katia Dubreuil, du Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche).

« Quant aux accusations d’instrumentalisation de la justice, on les entend à chaque fois qu’un responsable politique est inquiété », a ajouté la présidente du syndicat.

Par Le Point avec AFP

Le chef de l’Etat tchadien reçu à l’Elysée

juillet 5, 2021

Mahamat Idriss Déby Itno a quitté N’Djamena dimanche pour une visite d’amitié et de travail en France.

« Le président du Conseil militaire de transition, président de la République, chef de l’Etat, le général de corps d’Armée Mahamat Idriss Déby Itno, a quitté N’Djamena ce matin, à destination de Paris », pour y effectuer « une visite d’amitié et de travail », indiquait dimanche un communiqué du service de communication de la présidence tchadienne, sans livrer de détails sur le programme.

Selon Jeune Afrique, la rencontre entre Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby Itno s’est tenue lundi matin en toute discrétion dans le cadre de la préparation du G5 Sahel. La date de ce nouveau sommet n’est pas encore complètement arrêtée mais la date du 9 juillet est avancée.

La France est le troisième pays visité par le chef de la junte militaire depuis qu’il a pris le pouvoir, après le Niger et le Nigeria.

Général quatre étoiles de 37 ans, Mahamat Idriss Déby Itno dirige un Conseil militaire de transition (CMT) de 15 généraux depuis l’annonce de la mort de son père, Idriss Déby Itno. Dès le 20 avril, le CMT a proclamé son chef président de la République, dissous le Parlement et le gouvernement et abrogé la Constitution. Il a promis des élections libres et transparentes après une période de transition de 18 mois renouvelable une fois. La communauté internationale, l’Union africaine (UA) et la France en tête, ont exigé que cette période n’excède pas 18 mois.

L’armée tchadienne est l’un des principaux piliers de la lutte contre les groupes jihadistes dans le Sahel. Lors des obsèques d’Idriss Déby, Emmanuel Macron était le seul chef d’Etat occidental à être allé à N’Djamena rendre un hommage appuyé au défunt et à rencontrer son fils et successeur.

Rappelons que le président français a récemment annoncé un prochain désengagement militaire progressif de la France au Sahel. La force antijihadiste française Barkhane (5.100 hommes actuellement) va disparaître au profit d’un dispositif resserré, focalisé sur la lutte antiterroriste et l’accompagnement au combat des armées locales. 

Par Julia Ndeko avec AFP

Mali: Le colonel Assimi Goita investit président de transition du Mali: vers des élections en 2002?

juin 7, 2021

Avec France24

France-Centre du don des corps: l’ancien président de l’Université Paris-Descartes mis en examen

juin 7, 2021
Centre du don des corps: l'ancien president de l'Universite Paris-Descartes mis en examen
Centre du don des corps: l’ancien président de l’Université Paris-Descartes mis en examen© POOL/AFP/Archives/YOAN VALAT

L’ancien président de l’Université ParisDescartes, Frédéric Dardel, a été mis en examen vendredi pour « atteinte à l’intégrité d’un cadavre » dans l’enquête sur les conditions indécentes de conservation des corps donnés à la science au Centre du don des corps, a appris lundi l’AFP de source proche.

M. Dardel avait été entendu en garde à vue le 12 novembre par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) et était ressorti sans poursuites.

Il avait ensuite été entendu une première fois le 6 mai par le juge d’instruction Adrien Lallement, chargé de cette information judiciaire ouverte en juillet 2020, avant d’être convoqué de nouveau vendredi dernier.

« Sur les sept années qu’aura duré son mandat », commencé début 2012, « Frederic Dardel n’a été mis en examen en sa qualité de président que sur une période de deux ans », a relevé son avocate sollicitée par l’AFP Me Marie-Alix Canu-Bernard.

« Pourtant il n’a eu de cesse de solliciter l’octroi de crédits… Notamment pour la réfection du Centre du don des corps, en vain, ce qui démontre comme pour d’autres services publics essentiels l’incurie manifeste de l’État », a-t-elle ajouté.

« S’il y en a un qui a bougé, c’est bien lui », assurait-elle il y a quelques mois à l’AFP.

Locaux vétustes, dépouilles putréfiées et rongées par les souris, soupçon de marchandisation des corps… Dans un article publié fin novembre 2019, l’hebdomadaire L’Express avait dénoncé les « conditions indécentes » de conservation de dépouilles de « milliers de personnes ayant fait don de leur corps à la science ».

Ces révélations avaient conduit la ministre de la Recherche Frédérique Vidal à ordonner la fermeture du « temple de l’anatomie française », fondé en 1953 et qui accueillait chaque année plusieurs centaines de corps.

Après cette fermeture, M. Dardel est devenu en septembre 2019 « conseiller spécial » au cabinet de cette ministre, puis depuis septembre 2020, directeur d’une unité de recherche du CNRS.

En juin 2020, une enquête administrative de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale de l’éducation du sport et de la recherche (Igésr) avait estimé que l’Université Paris-Descartes était responsable de « graves manquements éthiques » dans la gestion du CDC.

Le rapport évoquait « l’importance et la répétition » des alertes, « à différents niveaux et selon différents vecteurs, (qui) tranchent avec l’absence de réaction à la hauteur de la gravité des faits signalés jusqu’en 2018 ».

L’Université de Paris, nouvelle entité issue de la fusion en janvier 2020 de Paris-Descartes et Paris-Diderot, a été mise en examen le 15 avril pour « atteinte à l’intégrité d’un cadavre« .

Deux préparateurs ont eux été mis en examen en décembre et en avril.

Par Le Point avec AFP

France-Affaire Mila: le procès de 13 personnes pour cyberharcèlement renvoyé au 21 juin

juin 3, 2021
Affaire Mila: le proces de 13 personnes pour cyberharcelement renvoye au 21 juin
Affaire Mila: le procès de 13 personnes pour cyberharcèlement renvoyé au 21 juin© AFP/Bertrand GUAY

Le procès de treize personnes, jugées à Paris pour avoir cyberharcelé, voire menacé de mort, l’adolescente Mila après sa publication en novembre d’une vidéo polémique sur l’islam devenue virale, a été renvoyé jeudi au 21 juin, après l’examen de questions de procédure.

Pendant quatre heures, le tribunal correctionnel a examiné lors d’une audience très technique, mais aux vertus pédagogiques sur le « rituel judiciaire » au temps des réseaux sociaux, les différents points de procédure soulevés par la défense.

Certains avocats des prévenus ont notamment demandé l’annulation des gardes à vue de leurs clients, et in fine leur convocation devant le tribunal, les jugeant irrégulières.

Me Juan Branco, qui défend l’un des prévenus, Jordan L, a lui soulevé deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) portant sur le délit de harcèlement en ligne, créé par une loi en 2018, et qui vaut aux 13 jeunes hommes et femmes d’être renvoyés en correctionnelle.

Le tribunal se prononcera le 21 juin à 9H00 sur la transmission ou non à la Cour de cassation de ces QPC. S’il ne faisait pas droit à la demande de la défense, le procès se poursuivrait, avec l’examen du fond de l’affaire sur deux jours, les 21 et 22 juin, a indiqué le président Michaël Humbert.

« Il n’y a pas d’anonymat. A partir du moment où on commet un crime sur internet, on peut être recherché, on peut être retrouvé et on peut être jugé devant un tribunal », a lancé à la sortie de l’audience Mila, cheveux clairs rasés au-dessus des oreilles et vêtue d’un haut rouge.

« C’est pour cela qu’on est là aujourd’hui. Il est temps de le réaliser, de le dire : la peur change de camp. Plus nombreux on sera à l’ouvrir, plus on sera forts, puissants face à la menace et au harcèlement qui ne fera qu’empirer si on reste sans rien faire, si on continue à se soumettre », a-t-elle déclaré à la presse.

La jeune femme, qui vient de fêter ses 18 ans et défend son droit au blasphème, vit sous protection policière depuis la publication d’une première vidéo critiquant le Coran et l’islam en janvier 2020.

Mi-novembre, elle avait été victime d’un « raid » numérique après avoir publié sur le réseau social TikTok une nouvelle vidéo dans laquelle elle s’en prenait vertement à ses détracteurs.

Selon son avocat Richard Malka, Mila « a reçu plus de 100.000 messages haineux et de menaces de mort » lui promettant d’atroces sévices

Agés de 18 à 30 ans et originaires de toute la France, les prévenus, pour la plupart sans antécédents judiciaires, comparaissent tous pour harcèlement en ligne. Certains sont également renvoyés pour menaces de mort et l’un d’eux pour menace de crime.

Placés en garde à vue en février, mars ou avril, dans le cadre d’une enquête menée par le tout nouveau pôle national de lutte contre la haine en ligne, les prévenus avaient en grande partie reconnu être les auteurs du message pour lequel ils sont poursuivis.

Ils encourent deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende pour le harcèlement en ligne, trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende pour les menaces de mort.

Deux personnes ont déjà été condamnées à des peines de prison pour avoir menacé de mort Mila

Par Le Point

Finis le masque et la distanciation sociale pour les Américains entièrement vaccinés

mai 13, 2021

Les responsables fédéraux de la santé publique aux États-Unis ont réservé jeudi une bonne nouvelle pour les personnes vaccinées : les Américains qui ont reçu toutes leurs doses du vaccin contre la COVID-19 n’auront plus besoin de porter un masque ou de respecter la distanciation sociale dans la plupart des environnements intérieurs et extérieurs.

Image symbolique : le président Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont pour la première fois marché côte à côte, sans masque.

© Evan Vucci/Associated Press Image symbolique : le président Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris ont pour la première fois marché côte à côte, sans masque.

Amorçant un virage important, le groupe d’intervention de la Maison-Blanche consacré à la COVID-19 a annoncé ces assouplissements aux restrictions recommandées au cours d’un point de presse.

Le jalon est important pour ce pays qui, en raison de son bilan peu reluisant de l’an dernier, figure toujours au premier rang mondial pour le nombre total de cas recensés et de morts.

Bout de tissu devenu une ligne de fracture politique, le masque est vu depuis l’an dernier comme l’arme de choix pour lutter contre la pandémie.

Malgré les variants, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) vont plus loin qu’au début du mois, alors qu’ils cessaient de préconiser le port du masque à l’extérieur, mais uniquement dans les endroits peu fréquentés.

Plusieurs choses sont survenues dans les deux dernières semaines», a expliqué la directrice des CDC, Rochelle Walensky, mentionnant entre autres la diminution importante des cas, l’extension de la vaccination aux adolescents de 12 à 15 ans, qui a commencé dans la journée, et les résultats d’études.

Sur la base de la trajectoire descendante continue des cas, des données scientifiques sur la performance de nos vaccins et de notre compréhension de la façon dont le virus se propage, ce moment est arrivé pour ceux qui sont entièrement vaccinés», a-t-elle soutenu. Les cas ont chuté d’environ du tiers au cours des deux dernières semaines.

Nous avons tous attendu ce moment où nous pourrons retrouver un certain sens de la normalité», a-t-elle commenté.

La décision s’appuie sur la science, a assuré la directrice des CDC, qui a rejeté tout rôle qu’aurait pu jouer la pression populaire.

Les récentes études ont démontré à la fois l’efficacité des vaccins, entre autres contre les variants, et l’efficacité dans la prévention de la transmissibilité», a-t-elle expliqué. Selon les données scientifiques, le taux d’efficacité des vaccins pour prévenir les symptômes légers et graves, les hospitalisations et les morts est supérieur à 90 %.

L’année dernière nous a montré que ce virus peut être imprévisible. Donc, si les choses s’aggravent, il est toujours possible que nous devions modifier les recommandations», a néanmoins averti la Dre Walensky.

La scientifique a également fait état d’exceptions. Les personnes vaccinées doivent ainsi continuer de se couvrir le visage et de respecter la distanciation sociale dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée.

La même consigne s’applique dans les transports publics, comme l’autobus, le train et l’avion, les aéroports et les gares, ainsi que dans les prisons et les centres pour itinérants.

D’autres pays ayant commencé à alléger leurs restrictions ne sont pas allés aussi loin que les États-Unis. Israël a, par exemple, levé l’obligation du port du masque, mais à l’extérieur seulement.

Les CDC ont opéré un virage radical par rapport à leurs recommandations antérieures sur le port du masque.

© Violeta Stoimenova/Getty Images Les CDC ont opéré un virage radical par rapport à leurs recommandations antérieures sur le port du masque.

Un point tournant

Peu après l’annonce, le président Joe Biden a tenu un point de presse qui n’était pas prévu pour souligner ce changement majeur.

Plus que le contenu de l’allocution, les premiers instants illustraient la teneur de l’annonce des CDC. Pour la première fois, on a pu voir – au 114e jour de leur mandat – Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris, qui l’accompagne toujours lors de ses points de presse, marcher près l’un de l’autre, le visage à découvert, tout sourire.

Le président a souvent été interrogé sur la raison pour laquelle il continue de porter un masque à l’extérieur, puisqu’il est vacciné.

C’est un grand jour pour l’Amérique», s’est réjoui Joe Biden, évoquant une phase décisive de la lutte contre la COVID-19.

Je pense que c’est une étape importante, un grand jour. Cela a été rendu possible grâce au succès extraordinaire que nous avons obtenu en vaccinant autant d’Américains si rapidement», a-t-il affirmé.

Autant le président que les responsables de la santé publique ont cependant insisté sur l’importance pour les personnes qui n’ont pas reçu toutes les doses de leur vaccin de continuer à porter un masque et de garder leurs distances.

Les États-Unis ont autorisé l’utilisation d’urgence de trois vaccins : Pfizer-BioNTech et Moderna, qui comportent deux doses, et Johnson & Johnson, qui n’en compte qu’une seule. Il faut attendre deux semaines après la dernière dose pour qu’une personne soit considérée pleinement vaccinée.

S’il vous plaît, protégez-vous jusqu’à la ligne d’arrivée, car aussi formidable que soit cette annonce aujourd’hui, nous ne voulons pas baisser la garde. Nous savons tous combien ce virus a été difficile à combattre. La chose la plus sécuritaire pour le pays est que chacun se fasse vacciner. Et se faire vacciner est plus facile que jamais», a affirmé le président américain.

Parlant d’un effort de tous les instants», il n’a pas manqué de remercier les chercheurs, les compagnies pharmaceutiques, les médecins, les infirmières, les militaires, les gouverneurs et tous les autres qui ont remué ciel et terre pour administrer des doses dans le plus grand nombre de bras possible».

La Maison-Blanche a par ailleurs rapidement emboîté le pas aux CDC, envoyant aux membres de son personnel, peu après l’annonce, un courriel libérant de l’obligation de porter un masque ceux qui ont reçu tous leurs vaccins.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a toutefois indiqué à CNN qu’elle n’entendait pas changer les règles en vigueur à la Chambre pour le moment. Non. Sont-ils tous vaccinés?», a-t-elle demandé, faisant allusion à une frange réfractaire au vaccin au sein du camp républicain.

Une trentaine de représentants républicains a envoyé une lettre à dirigeante démocrate, la pressant de revenir aux procédures d’avant la pandémie. Les élus réclament le retour des votes en personne et la levée du port obligatoire du masque.

De nombreux républicains ont en outre déploré que les CDC aient tant tardé pour prendre leur décision.

Plusieurs Américains vaccinés se montraient eux aussi frustrés de ne pas bénéficier de davantage de latitude, en dépit du fait qu’ils aient reçu toutes leurs doses.

Un assouplissement assorti d’avertissements

La Dre Rochelle Walensky a assorti les assouplissements annoncés de certains avertissements. (archives)

© Susan Walsh/Reuters La Dre Rochelle Walensky a assorti les assouplissements annoncés de certains avertissements. (archives)

La levée des restrictions s’accompagne toutefois de certaines exceptions et mises en garde.

La Dre Walensky a entre autres recommandé aux personnes dont le système immunitaire est affaibli de consulter leur médecin avant d’abandonner le port du masque.

Les personnes pleinement vaccinées qui développent des symptômes devraient pour leur part le remettre et passer un test de dépistage.

Le Dr Anthony Fauci, conseiller principal du président sur la COVID-19, a pour sa part appelé les Américains plus prudents à respecter leur rythme.

Il n’y a absolument rien de mal à ce qu’une personne ait un certain niveau d’aversion au risque. Ils ne devraient pas être critiqués», a déclaré le directeur de l’Institut des maladies infectieuses.

Interrogée sur les écoles et les entreprises, la Dre Walensky a indiqué que les CDC publieraient sous peu de nouvelles recommandations pour des contextes spécifiques, comme les camps d’été et les voyages.

Elle a en outre appelé les Américains à s’en remettre aux règles édictées par les autorités locales – États, municipalités et communautés autochtones – et celles mises en œuvre dans les milieux de travail.

Selon le New York Times, les gouverneurs du Massachusetts, de New York, du New Jersey, de la Caroline du Nord et de la Virginie, de même que les maires de la Ville de New York et de Washington – tous démocrates –, ont dit qu’ils évalueraient les nouvelles directives des CDC avant de les adopter.

La moitié des gouverneurs du pays, en majorité des républicains, avaient déjà levé les interdictions à divers degrés.

Un tiers de la population vacciné

Quelque 155 millions d'Américains sont partiellement ou pleinement vaccinés.

© Carlos Barria/Reuters Quelque 155 millions d’Américains sont partiellement ou pleinement vaccinés.

Près de 155 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, mais 119 millions de personnes, soit le tiers de la population américaine, sont pleinement vaccinées, selon le New York Times.

La campagne de vaccination est en outre passée à une autre phase, avec le début de la vaccination, aujourd’hui, des 12 à 15 ans dans quelque 15 000 pharmacies du pays.

En début de semaine, l’Administration des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a étendu la vaccination à cette tranche d’âge, composée de 17 millions de jeunes.

La semaine dernière, le président Biden a défini une nouvelle cible de vaccination pour la date symbolique du 4 juillet, fête de l’Indépendance américaine. L’objectif que vise son administration est d’avoir administré d’ici là au moins une dose à 70 % des adultes américains.

La campagne de vaccination connaît cependant une stagnation.

Selon les données du New York Times, les prestataires de vaccin administrent présentement une moyenne de 2,2 millions de doses par jour. Il s’agit d’une diminution de 36 % par rapport au sommet de 3,4 millions enregistré il y a un mois.

L’administration Biden a donc adapté sa stratégie, misant dorénavant moins sur les centres de vaccination de masse et davantage sur les structures locales. Elle a également conclu une entente avec les deux leaders américains de la réservation de voitures avec chauffeur, Uber et Lyft, pour qu’ils fournissent gratuitement le transport à chaque personne se rendant à un centre de vaccination.

Pour pallier cet essoufflement de la vaccination, certains États rivalisent de leur côté de créativité en offrant des cadeaux. Le New Jersey offre par exemple une bière aux citoyens vaccinés et le gouvernement du Maryland s’est engagé à verser 100 $ à chaque fonctionnaire qui reçoit ses doses.

L’Ohio a même lancé une loterie d’un million de dollars destinée aux personnes qui auront reçu leur vaccin.

Selon un sondage Axios-Ipsos réalisé il y a quelques semaines, un Américain sur cinq n’a pas l’intention de se faire vacciner, une proportion restée constante au cours des derniers mois. La proportion d’Américains récalcitrants montait cependant à plus d’un sur quatre dans un sondage Quinnipiac.

Avec Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf 

Un réseau « moldave » de cambrioleurs démantelé en France

avril 28, 2021

Les malfaiteurs arrêtés par la police judiciaire ciblaient surtout des petites et moyennes entreprises, avec un butin estimé à plus de 100 000 euros.

Ils écumaient la région parisienne, mais pas seulement. Le gang de voleurs originaires de Moldavie avait commencé ses méfaits en novembre en Seine-Saint-Denis avec le cambriolage d’une entreprise spécialisée dans l’isolation thermique. Puis les malfaiteurs avaient étendu leur champ d’action. Le parquet de Bobigny avait alors saisi le service départemental de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis (SDPJ 93) et la brigade de recherches et d’intervention (BRI) pour suivre cette délinquance itinérante originaire d’Europe de l’Est, qui s’est accélérée avec l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne. Les voyous profitent de faux papiers roumains, généralement acquis dans un pays frontalier, pour pouvoir circuler librement dans l’espace Schengen.

Le réseau de cambrioleurs a également sévi en Essonne, puis dans le Maine-et-Loire, en Dordogne et dans l’Aveyron. Les enquêteurs de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, branche départementale de l’ex-Quai des Orfèvres, aidés par la BRI, ont mis fin au périple de ces délinquants chevronnés qui ciblaient essentiellement les petites et moyennes entreprises.

Trois malfaiteurs déférés

Leur butin a été évalué à plus de 100 000 euros. « Il s’agit d’une fourchette basse. Une partie du liquide a été retrouvée sur eux, mais la particularité de cette délinquance, c’est d’envoyer le matos volé chez eux via un réseau de recel très bien organisé », indique une source policière qui suit particulièrement la délinquance itinérante. Depuis vendredi, douze malfaiteurs ont été interpellés, mais seulement trois ont été présentés à un juge d’instruction de Bobigny mercredi soir.

Ce n’est pas le premier réseau dit « moldave » démantelé par la police. En 2017, un groupe responsable de 120 cambriolages dans toute la France, pour un préjudice de près d’un million d’euros, avait été défait.

Avec Le Point par Aziz Zemouri

Côte d’Ivoire: Nomination de Patrick Achi, Premier ministre

mars 26, 2021

Avec France 24

Canada: Un imposant système fonce vers le Québec

mars 10, 2021

Un important système fonce vers le Québec et apportera un mélange de précipitations et des vents forts, jeudi et vendredi. Par la suite, un creux dépressionnaire apportera un peu de neige et sera accompagné d’une chute du mercure

Système printanier

Au début du printemps, il faut s’attendre au pire lorsque la météo se déchaîne. Le combat des masses d’air et le passage d’intenses dépressions donnent lieu à des mélanges de précipitations abondantes et à de forts vents. C’est précisément ce qui se dessine pour terminer la semaine. Un important système se dirige vers le Québec et frappera aussi l’Ontario. La province voisine aura aussi droit à de la pluie verglaçante. Derrière ce système, un creux dépressionnaire apportera un peu de neige et des températures plus froides au cours du week-end.

© Fournis par MétéoMédia

Une bonne douche

Au Québec, l’on prévoit surtout de la pluie, en bonne quantité dans certains secteurs. Tandis que l’extrême sud du Québec et l’Estrie recevront environ cinq millimètres, Val-d’Or, Chibougamau et Saguenay pourraient recevoir jusqu’à 30 millimètres d’eau. Cette pluie combinée à la douceur prolongée pourrait exercer une pression sur les cours d’eau.

© Fournis par MétéoMédia

Vents forts

Un élément rend ce système plus dérangeant : le vent. De fait, de fortes rafales vont souffler un peu partout en province, en particulier le long du littoral, de Québec jusqu’au Bas-Saint-Laurent. Des pointes de 80 km/h à 90 km/h pourraient être observées. Les autres secteurs observeront des rafales de 70 km/h.

© Fournis par MétéoMédia

La douceur avant la chute

Le Québec observe une poussée de douceur printanière qui s’est amorcée mardi. Les températures se maintiendront bien au-dessus du point de congélation d’ici la fin de la semaine. Derrière le système, un creux dépressionnaire apportera cependant un peu de neige. Ces précipitations solides vont coïncider avec une chute du mercure et les températures froides devraient perdurer quelques jours.

© Fournis par MétéoMédia

Avec MétéoMédia

Explosions à Bata en Guinée équatoriale : Obiang lance un appel à la communauté internationale

mars 9, 2021
Des civils transportent l’une des victimes des explosions de Bata, le 7 mars 2021 en Guinée équatoriale.

Le bilan des explosions qui ont ravagé un camp militaire à Bata, dimanche 7 mars, ne cesse de s’alourdir. Le chef de l’État a ordonné une enquête et lancé « un appel à la communauté internationale à soutenir la Guinée équatoriale ».

Secouristes ou simples civils extirpant des corps de ruines encore fumantes, hommes transportant un cadavre dans un drap jaune au milieu d’un amas de morceaux de béton et de tôles, un civil déposant le corps inanimé d’un enfant sur le plateau d’un pick-up, blessés gisant à même le sol d’un hôpital… Les images de Bata, diffusées par la TVGE, la télévision d’État qui dépend du ministère de l’Information, ou filmées par des témoins et relayées sur les réseaux sociaux depuis dimanche, sont terribles.

Au moins 98 personnes tuées

La première explosion s’est produite en début d’après-midi, dimanche 7 mars, dans le camp militaire de Nkoa Ntoma, situé dans la capitale économique équato-guinéenne, bientôt suivie de trois autres détonations dans cette base qui abrite notamment les forces spéciales ainsi que des hommes de la gendarmerie.

NOUS N’AVONS PAS DORMI DE LA NUIT, DES MAISONS ONT CONTINUÉ DE BRÛLER TOUTE LA NUIT

Selon des témoignages recueillis par l’AFP, les bâtiments ont ensuite continué à brûler au cours de la nuit de dimanche à lundi. « Mon oncle, un officier du camp, vient de nous appeler pour dire qu’il avait retrouvé ce matin les corps de cinq membres de sa famille entièrement brûlés », a rapporté par téléphone un habitant de Bata sous couvert d’anonymat.

« Nous n’avons pas dormi de la nuit, des maisons ont continué de brûler toute la nuit et on entendait encore des petites détonations ; les habitants des quartiers situés dans un rayon de 2 à 4 km du lieu des explosions n’ont pas pu rentrer », a assuré Teodoro Nguema, un autre habitant de la ville.

Une enquête et un appel

Lundi, les opérations de sauvetage ont continué. De nombreux cadavres ont été sortis des décombres, mais aussi des survivants. Trois enfants âgés de 3 et 4 ans ont ainsi pu être extraits vivants des ruines d’habitations et transportés à l’hôpital, selon la TVGE.

Le bilan, encore provisoire, s’établissait  lundi à « 98 morts et 615 blessés », a annoncé le fils du chef de l’État, Teodoro Nguema Obiang Mangue – dit Téodorin – , vice-président en charge de la Défense et de la Sécurité. « Les dommages ne sont pas seulement physiques mais aussi psychologiques », a-t-il précisé.

JE LANCE UN APPEL À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE ET AUX BIENFAITEURS NATIONAUX POUR QU’ILS SOUTIENNENT LA GUINÉE ÉQUATORIALE EN CES MOMENTS DIFFICILES

Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avait pour sa part, dans un premier communiqué, évoqué un « accident provoqué par la négligence de l’unité chargée de garder les dépôts de dynamite, d’explosifs et de munitions qui ont pris feu à cause des brûlis allumés dans leurs champs par les fermiers qui ont finalement fait exploser successivement ces dépôts ». Le ministère de la Défense a expliqué que ce sont des « munitions de gros calibre » qui ont explosé, provoquant une « des ondes de choc détruisant totalement de nombreuses maisons avoisinantes ».

Appel à la communauté internationale

« Compte tenu de l’ampleur des dommages occasionnés, encore provisoires, aux infrastructures officielles et privées, dont la réparation impliquera d’importantes ressources économiques, je lance un appel à la communauté internationale et aux bienfaiteurs nationaux pour qu’ils soutiennent la Guinée équatoriale en ces moments difficiles qui coïncident avec la crise économique résultant de la chute des prix du pétrole et de la pandémie de Covid-19 », a par ailleurs déclaré le chef de l’État.

Un appel auquel l’Espagne a d’ores et déjà répondu. Après un échange téléphonique avec son homologue équato-guinéen, Simeon Oyono Esono, Arancha Gonzalez, la ministre espagnole des Affaires étrangères, a annoncé l’envoi « immédiate » d’une cargaison d’aide humanitaire. Un premier avion a atterri à Malabo ce mardi 9 mars.

Par Jeune Afrique avec AFP