Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Le roi du Maroc renonce à la célébration officielle de son anniversaire

août 13, 2019

 

Le roi du Maroc Mohammed VI, qui fête ses 56 ans le 21 août prochain, a décidé «de ne plus organiser, à partir de cette année, la cérémonie officielle» célébrant son anniversaire, a annoncé ce mardi un communiqué du Palais. Le communiqué n’a pas précisé les raisons de cette décision.

Le calendrier marocain est ponctué de fêtes officielles, marquant des dates historiques et des rendez-vous liés à la vie monarchique, généralement rythmée par de grandes réceptions, des discours et des grâces royales. La célébration de l’anniversaire royal coïncide traditionnellement avec la «Fête de la Jeunesse». Pendant le règne d’Hassan II, cette Fête de la Jeunesse était célébrée le jour de l’anniversaire du père du souverain actuel, le 8 juillet. Pour la dernière Fête du Trône, qui a marqué le 30 et 31 juillet les 20 ans de règne de Mohammed VI, le Palais avait appelé à les Marocains à une commémoration «normale, sans célébration supplémentaire». Cette fête avait culminé le 31 juillet avec le très protocolaire rituel d’allégeance qui voit chaque année des centaines de dignitaires, élus et hauts responsables du ministère de l’Intérieur se prosterner devant leur souverain.

En 2018, les célébrations de la Fête de la Jeunesse coïncidaient avec la fête religieuse de l’Aid Al Adha. Pour son 54e anniversaire, en 2017, le roi avait notamment organisé une réception dans la ville de M’diq (nord) en présence d’une foule de représentant du monde politique, diplomatique et militaire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le président tanzanien va limiter la chasse aux trophées

juillet 26, 2019

 

Le président tanzanien John Magufuli a annoncé ce vendredi qu’il allait limiter la chasse aux trophées dans la réserve de Selous, un site du patrimoine mondial de l’Unesco.

Cette réserve de faune de 50.000 km/2 située dans le sud de la Tanzanie est une des plus grandes zones protégées d’Afrique, mais 92% de sa superficie sont actuellement ouverts à la chasse, le reste étant réservé aux safaris photographiques. John Magufuli a ordonné que la réserve soit divisée en deux parts égales, portant à 50% le territoire intégralement protégé.

«Des touristes viennent tuer nos lions mais nous ne bénéficions pas beaucoup de ces activités de chasse au trophée», a déclaré le président tanzanien. «Je veux que la réserve de Selous soit divisée en deux. Une plus grande partie de la réserve doit devenir un parc national où la chasse n’est pas autorisée», a-t-il ajouté.

John Magufuli a fait cette annonce pendant l’inauguration des travaux de construction d’un projet hydroélectrique controversé à l’intérieur de la réserve de Selous. Le projet, qui amputera selon lui de 3% le territoire de la réserve, est vivement critiqué par l’Unesco et par des organisations de défense de la nature comme le WWF.

Le tourisme est la première source de revenus de la Tanzanie grâce aux safaris photographiques, au Mont Kilimandjaro et aux plages de l’océan Indien, notamment à Zanzibar. Le secteur a rapporté 2,43 milliards de dollars l’an dernier.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Facebook: le bénéfice net trimestriel chute de 50%

juillet 24, 2019

 

Facebook a annoncé mercredi un bénéfice net en baisse de 50% au deuxième trimestre sur un an, à 2,6 milliards de dollars, à cause de l’amende record de 5 milliards de dollars infligée par les autorités fédérales américaines (FTC).

Le réseau social avait déjà mis de côté 3 milliards au premier trimestre en prévision de cette amende et avait annoncé qu’il s’attendait à un montant total pouvant aller jusqu’à 5 milliards. Le chiffre d’affaires a atteint 16,7 milliards de dollars, supérieur aux attentes des analystes.

Facebook comptait fin juin 2,41 milliards d’utilisateurs mensuels actifs et près de 1,6 milliards d’utilisateurs actifs quotidiens, des chiffres conformes aux attentes des marchés. Rapporté par action, le bénéfice ressort à 91 cents, largement inférieur aux attentes à cause de l’amende.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France/Rouen: un suspect interpellé après l’agression mortelle d’un universitaire Guinéen

juillet 22, 2019

Barry

Marié et père d’une fille, Mamoudou Barry a été victime, vendredi 19 juillet, en marge de la CAN, d’une agression verbale puis physique d’une extrême violence, qualifiée de «raciste» par ses proches.

Un homme soupçonné d’être l’auteur de l’agression mortelle qui a tué vendredi Mamoudou Barry, un enseignant-chercheur guinéen, à Canteleu, près de Rouen, a été interpellé lundi. Sa garde à cependant été levée pour raison médicale et le suspect hospitalisé.

Le suspect, de nationalité turque, selon des sources policières, né en 1990, a été interpellé « ce matin à Rouen à 9 heures 30 » et a des « antécédents psychiatriques », étant d’ailleurs actuellement sous curatelle forcée.

Le suspect portait « un maillot du club turc de Galatasaray » au moment des faits, qui ont eu lieu vers 20 heures 20, peu avant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre l’Algérie et le Sénégal. « C’est un petit voyou connu pour des délits mineurs, comme de stupéfiants », a indiqué une autre source policière. « Il a été identifié sur la base de l’exploitation de vidéos et de témoignages ». Le suspect était originaire de Canteleu, dans la banlieue de Rouen, où s’est déroulée l’agression, mais n’y habite plus.

Après l’agression, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait indiqué sur Twitter que : «Tout [était] mis en oeuvre pour identifier et interpeller l’auteur de l’agression (…). Il appartiendra à la Justice de faire toute la lumière sur cet acte odieux». «Mes premières pensées vont à ses proches dont je partage l’émotion et l’indignation».

Mamoudou Barry, 31 ans, était chercheur à l’université de Rouen. Il venait de soutenir une thèse de droit sur les «Politiques fiscales et douanières en matière d’investissements étrangers en Afrique francophone» le 27 juin à Rouen, d’après le site de l’université. Marié et père d’une fille, il a été «victime d’une agression verbale puis physique d’une extrême violence qui lui ont causé des lésions cérébrales et l’ont mis dans un coma profond dès la soirée du 19 juillet», selon l’université. Pris en charge par les secours, il a été hospitalisé avant de décéder, samedi.

Dans un premier temps, la presse guinéenne avait affirmé que le jeune homme avait été agressé par des supporters de l’Algérie, qui affrontait le Sénégal en finale de la CAN 2019.

L’agression a été qualifiée de «raciste» par ses proches. Une affirmation réitérée par son avocat, ce lundi : « Il s’agit d’un crime raciste, sans aucun doute, mais rien ne permet d’établir que c’est en lien avec la finale de la CAN. Rien ne permet de dire aussi qu’il a été agressé par un supporteur algérien », a dit à Me Jonas Haddad.

Une agression qualifiée de «raciste»

Mamoudou Barry rentrait chez lui en voiture avec son épouse vendredi raconte Kalil Aissata Kéita, enseignant chercheur à l’université de Rouen, lui aussi Guinéen et «ami proche» de la victime. «L’agresseur les a pointés du doigt et a dit:  »Vous les sales noirs, on va vous niquer ce soir »». L’agresseur était «de type maghrébin» mais «on ne sait pas si c’est un Algérien». Mamoudou Barry serait descendu de sa voiture pour demander des explications à son agresseur qui l’aurait alors roué de coups. L’agression a été filmée par des caméras de vidéosurveillance et s’est déroulée devant plusieurs témoins, selon son ami, pour qui «la police a pris l’affaire à bras-le-corps».

Une cagnotte a été mise en ligne avec des amis pour aider au rapatriement du corps de Mamoudou Barry en Guinée et «accompagner sa femme et sa fille». «Débordant de projets, il forçait, par son travail, l’admiration de ses collègues et de ses étudiants», a réagi Joël Alexandre, président de l’Université de Rouen-Normandie, dans un communiqué. «Nous souhaitons que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame».

Une marche blanche doit être organisée vendredi.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Ebola en RDC: le ministre de la Santé démissionne

juillet 22, 2019

 

Le ministre congolais de la Santé a démissionné de ses fonctions, s’estimant désavoué par la décision du président de la République de prendre le contrôle de la riposte contre l’épidémie d’Ebola qui a tué plus de 1700 personnes en un an dans l’est de la République démocratique du Congo.

«Tirant ainsi les conséquences de votre décision de placer la conduite de la riposte à l’épidémie à virus Ebola sous votre supervision directe et anticipant la cacophonie préjudiciable à la riposte qui découlera inévitablement de cette décision, je viens par la présente vous présenter ma démission de mes fonctions de ministre de la Santé», a écrit le ministre, le Dr Oly Ilunga, dans une lettre lundi.

«Comme dans toute guerre, car c’est bien de cela dont il s’agit dans cette lutte, il ne peut y avoir plusieurs centres de décision au risque de créer des confusions (…) L’unicité dans la gestion d’une telle riposte répond ainsi au triple impératif de l’efficacité, de la cohérence des décisions prises et de la redevabilité», a expliqué le Dr Ilunga. «La crise d’Ebola en cours n’est pas une crise humanitaire. C’est une crise de santé publique qui intervient dans un environnement caractérisé par des problèmes de sécurité», a-t-il encore expliqué dénonçant «des pressions de toutes parts qui tendent à en faire une crise humanitaire dont les logiques d’intervention consacrent la mise en place d’un système parallèle qui ne renforce jamais le système de santé existant».

Samedi, le président Félix Tshisekedi a nommé une équipe d’experts dont le directeur de l’Institut congolais de la recherche biomédicale pour assurer la «conduite» de la riposte anti-épidémie d’Ebola en RDC sous sa «supervision». Déclarée le 1er août dernier, la dixième épidémie de fièvre hémorragique a fait 1737 morts, principalement dans la région de Beni et Butembo (Nord-Kivu, Est), selon le dernier bulletin du ministère de la Santé dimanche. La démission du ministre de la Santé intervient après la décision de l’OMS d’élever l’épidémie en cours au rang «d’urgence de santé publique de portée internationale».

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : interdiction des marches politiques à Kinshasa cette semaine

juillet 21, 2019

 

Les autorités de la capitale de la République démocratique du Congo ont interdit l’organisation «cette semaine» de toute marche politique à Kinshasa à cause «du climat tendu» entre les partisans du président Félix Tshisekedi et ceux de son prédécesseur Joseph Kabila, a annoncé dimanche la police.

«Compte tenu du climat tendu dans la capitale, Son Excellence M. le gouverneur a interdit toutes les marches» à caractère politique sur les rues de Kinshasa «pendant cette semaine», a déclaré à la télévision d’État le chef de la police de la capitale congolaise, le général Sylvano Kasongo. «Il a instruit la police de prendre des mesures idoines. Toute personne qui osera marcher ou troubler l’ordre public pendant cette semaine va trouver la police sur son chemin», a-t-il ajouté.

L’escalade a commencé mardi, lorsque des jeunes du parti du président Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ont annoncé pour lundi une marche contre la candidature de l’ancien ministre de la Justice Alexis Thambwe, considéré comme un dur de l’ancien régime, à la présidence du Sénat. «Nous ne voulons plus voir les mêmes visages diriger les institutions du pays ou figurer dans l’équipe gouvernementale», avait déclaré lors d’une conférence de presse Fils Mukoko, l’un des porte-parole des jeunes de l’UDPS. En réaction, les jeunes pro-Kabila, les bérets rouges, ont promis eux aussi d’organiser ce même lundi une contre-marche pour soutenir la candidature de l’ancien garde des sceaux à la présidence du Sénat, en brandissant une autorisation du gouverneur de Kinshasa, un pro-Kabila.

Le Sénat est contrôlé par des partisans de Joseph Kabila. Le ticket présenté par le FCC pour les sept postes du bureau du Sénat ne compte aucun membre de Cap pour le changement (Cach), la coalition du président Tshisekedi. Cap pour le changement a signé un accord de coalition avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Kabila, largement majoritaire à l’Assemblée nationale, aux assemblées provinciales et au Sénat. Six mois après l’investiture du président Tshisekedi et plus d’un mois après la nomination de son Premier ministre Ilunga Ilunkamba, proposé par l’ancien président Kabila, les négociateurs de Cach et du FCC peinent à se mettre d’accord sur la composition du gouvernement.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Trump se dit convaincu que Boris Johnson «va faire un excellent travail»

juillet 19, 2019

 

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu’il s’était entretenu avec Boris Johnson, le favori au poste de premier ministre britannique, et qu’il était convaincu que ce dernier ferait un «excellent travail» à Downing Street.

«J’aime bien Boris Johnson, je lui ai parlé hier, je pense qu’il fera un excellent travail», a déclaré Donald Trump depuis le Bureau ovale, se disant convaincu qu’ils auraient d’«excellentes relations». «Je pense que la première ministre précédente a fait du très mauvais boulot sur le Brexit», a-t-il ajouté, répétant ses critiques déjà maintes fois exprimées à l’encontre de Theresa May. «C’est un désastre et il n’y aucune raison que ce soit le cas», a-t-il ajouté. «Je pense que Boris va régler le dossier». «J’ai toujours aimé Boris. C’est quelqu’un d’original, mais on dit que moi aussi je suis quelqu’un d’original, on s’entend bien», a-t-il conclu.

Une tempête diplomatique a éclaté début juillet entre Washington et Londres après la publication dans la presse de mémos diplomatiques confidentiels rapportant des propos peu amènes de l’ambassadeur britannique à Washington, Kim Darroch, envers Donald Trump. Furieux, le président américain avait réitéré ses attaques contre Theresa May et sa gestion du Brexit.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : Bosco Ntaganda reconnu coupable par la CPI de crimes de guerre et crimes contre l’humanité

juillet 8, 2019

Bosco Ntaganda, un chef de milice congolaise, à la Cour pénale internationale (CPI) lors des déclarations finales de son procès à La Haye, aux Pays-Bas, le mardi 28 août 2018. © Bas Czerwinski/AP/SIPA

L’ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a été reconnu coupable ce lundi des 18 chefs d’accusation portés contre lui, dont « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », par la Cour pénale internationale (CPI). Une audience ultérieure devra définir sa peine.

C’est l’un des cinq chefs de guerre congolais à avoir comparu devant la cour de La Haye. À l’issue d’un marathon judiciaire débuté en septembre 2015, le fondateur du groupe rebelle M23 a finalement été reconnu coupable de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », pour des faits commis entre 2002 et 2003 en Ituri, dans l’est de la RDC.

Bosco Ntaganda était alors à la tête des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la branche armée de l’Union des patriotes congolais (UPC). La chambre de première instance de la CPI, qui a rendu son jugement ce lundi 8 juillet, a reconnu la responsabilité pénale individuelle de l’accusé pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».

Procès unique

Scruté par les observateurs, ce procès est notamment le premier où les crimes sexuels et les viols commis contre des enfants soldats ont été reconnus parmi les chefs d’accusation. Face au chef rebelle, 2 129 personnes ont été reconnues comme victimes.

L’enquête de la cour internationale avait été ouverte en juin 2004. Un premier mandat d’arrêt avait été délivré contre Bosco Ntaganda en août 2006. Après sept ans de traque, celui-ci s’était finalement rendu lui-même à la CPI le 22 mars 2013, alors qu’il était réfugié à l’ambassade des États-Unis de Kigali.

Plan commun

« Il ne faut pas confondre un rebelle révolutionnaire avec un criminel, ce que je ne suis pas », avait déclaré celui qu’on surnomme « Terminator ». Né au Rwanda, Bosco Ntaganda avait fait ses armes dans les rangs du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame. Alors soutenu par le Rwanda, il avait ensuite combattu dans plusieurs groupes rebelles de l’est de la RDC.

La chambre a également conclu ce lundi que Bosco Ntaganda et son coaccusé Thomas Lubunga, condamné en 2012 à 14 ans de prison pour crimes de guerre, avaient « travaillé ensemble » et conçu « un plan commun » pour attaquer délibérément les populations civiles en Ituri.

L’accusé dispose d’un délai de 30 jours pour faire appel. Sa peine sera déterminée lors d’une audience ultérieure.

Par Jeuneafrique.com par Marièmé Soumaré

Québec/Vol de données: Desjardins offre de l’aide supplémentaire à ses membres

juillet 5, 2019

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© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc

MONTRÉAL — Le Mouvement Desjardins a annoncé vendredi matin des mesures supplémentaires pour aider ses membres, victimes du vol de leurs données. L’institution financière dit avoir entendu leurs critiques sur les difficultés d’accès au service de protection d’Equifax.

Equifax n’a pas été à la hauteur, a déclaré le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, en conférence téléphonique avec les médias.

Disant avoir mis de la pression sur l’entreprise, le service s’est grandement amélioré au cours des dernières 24 heures, a-t-il assuré. Les délais sont moins longs et le processus d’identification a été simplifié.

Les membres dont les données ont été subtilisées ont reçu une lettre personnalisée de Desjardins, incluant un code, qui leur permet d’activer le forfait de surveillance d’Equifax.

Mais beaucoup de clients de Desjardins se sont plaints de ne pas réussir à accéder au site internet de l’entreprise — débordé, il a souvent été inaccessible — pour s’inscrire et ainsi protéger leur dossier. D’autres n’ont pas réussi à obtenir du service en français.

Pour ces clients, Desjardins va mettre à contribution ses propres employés des centres d’appel. Dès lundi, ils pourront recevoir les appels des membres qui composent le 1 800 CAISSES et les agents transmettront l’information eux-mêmes à Equifax.

Puis, vers le milieu de la semaine prochaine, les membres pourront aller dans le système de Desjardins, AccesD, et activer eux-mêmes les mesures de protection.

Par ailleurs, Desjardins tient à réitérer que les avoirs et les transactions de l’ensemble de ses membres sont protégés. Si des transactions frauduleuses étaient réalisées dans leurs comptes Desjardins, ils seront remboursés.

Desjardins compte quelque sept millions de membres. Cette faille de sécurité sans précédent concerne 41 pour cent de sa clientèle. Ce sont 2,7 millions de particuliers et 173 000 entreprises qui sont affectés.

Des noms, dates de naissance, numéros d’assurance sociale, adresses, numéros de téléphone, courriels — des informations prisées par les fraudeurs — ainsi que des renseignements en matière d’habitudes transactionnelles et de produits détenus ont été transmis illégalement à des tiers. Toutefois, les mots de passe, les numéros d’identification personnels des membres et leurs questions de sécurité n’ont pas été compromis, assure Desjardins.

Par Stéphanie Marin, La Presse canadienne

Pakistan: un hashtag appelle à «arrêter» les journalistes trop critiques sur Twitter

juillet 4, 2019

 

Un hashtag appelant à l’arrestation de journalistes critiques du gouvernement et de l’armée est devenu brièvement le plus utilisé sur Twitter jeudi au Pakistan, aggravant les inquiétudes quant à un accroissement de la censure des médias dans le pays. #ArrestAntiPakJournalists (Arrêtez les journalistes anti-Pakistan), a chuté à la deuxième place des tendances sur Twitter dans la soirée, après avoir été employé plus de 32.000 fois à 17h30 heure française.

De nombreux utilisateurs l’ont accompagné d’une photo de journalistes et de présentateurs de télévision éminents, dont certains critiquent régulièrement le parti Tehreek-e-Insaf (PTI) du premier ministre Imran Khan et la puissante armée. Les journalistes «aboient continuellement contre l’armée et il est temps de les pousser aussi en prison», a tweeté un internaute, tandis que d’autres les qualifiaient de «voleurs», de «prostituées» ou «d’ennemis de l’Etat», un utilisateur appelant à les «pendre tous».

Critiquer les militaires est perçu comme un ligne rouge au Pakistan, journalistes et blogueurs se plaignant d’intimidations s’ils la franchissent. Des cas d’enlèvements, de passages à tabac et même d’assassinats ont été recensés. L’année dernière, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a déclaré dans un rapport que l’armée avait «discrètement, mais efficacement, imposé des restrictions à l’information», ce que celle-ci nie.

Le hashtag #ArrestAntiPakJournalists a été «fabriqué» par des groupes pro-PTI et ne reflète pas «la véritable opinion publique», a estimé Shahzad Ahmed, dirigeant du groupe de défense des droits numériques Bytes for All. «Il y a des groupes organisés qui sont à l’origine de ces tendances… ce qui est un phénomène très dangereux dans notre pays pour la liberté d’expression et la liberté individuelle», a-t-il déclaré à l’AFP.

Le présentateur Hamid Mir était particulièrement visé sur Twitter, où il s’était indigné il y a deux jours de «restrictions croissantes à la liberté d’expression», après que son interview avec l’ex-président Asif Zardari, aujourd’hui leader de l’opposition, eut été brutalement interrompue peu après son lancement. «C’est facile de comprendre qui l’a arrêtée, non ?», avait-il écrit. «Nous ne vivons pas dans un pays libre».

Hamid Mir avait été grièvement blessé en 2014 lors d’une attaque par balles qu’il avait à l’époque imputée à l’ISI, la plus puissante des agences de renseignement militaires.

Par Le Figaro.fr avec AFP