Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Biens mal acquis : Christel Sassou Nguesso, un gros poisson dans le filet

février 11, 2020

 

Les populations du Congo-Brazzaville l’avaient rêvé, la justice par l’entremise du parquet de Paris l’a réalisé. Le fils de Denis Sassou Nguesso a été mis en examen à Paris pour blanchiment en décembre 2019 pour corruption dans le volet de l’affaire dite des « Biens mal acquis ». La balle est dans le camp de la justice du Congo-Brazzaville, pour filer la métaphore sportive.

Le parquet de Brazzaville saisira-t-elle la balle au bond pour mettre en examen Christel Sassou Nguesso pour les mêmes faits ? La loi est pourtant d’une clarté cristalline. Aucun citoyen n’est au dessus des lois. Et, le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso, l’avait lui-même martelé : « Il n’y aura ni menu fretin ni gros poisson dans la lutte contre la corruption  ». André Oko Ngakala a des coudées libres pour mener toute investigation. Le petit procureur de Brazzaville ne va pas s’ennuyer.

Plusieurs personnes dans l’entourage du Président congolais ont été mises en examen dans le dossier tentaculaire des biens mal acquis. Les magistrats cherchent à savoir si les fortunes de plusieurs familles présidentielles africaines, notamment celle de Denis Sassou Nguesso, ont pu être bâties en France grâce à de l’argent public détourné.

Les populations du Congo-Brazzaville voyaient dans le gargarisme lexico-politique de Denis Sassou Nguesso un durcissement du verbe qui présage d’un durcissement des actes. Il ne s’en est rien suivi. Les scandales financiers au retentissement international qui touchent les proches de Sassou Nguesso se suivent et se heurtent à un silence de cathédrale des autorités judiciaires du Congo-Brazzaville.

Les délinquants en cols blancs vivent des jours heureux à Brazzaville, Dolisie, Ouesso et à Pointe-Noire. Jean Didier Elongo, auteur de malversations financières se la coule douce. Jean Jacques Bouya, Gilbert Ondongo, Jean Bruno Richard Itoua, Lucien Ebata, Willy Etoka, Blaise Onanga, Oscar Etoka, Isidore Mvouba, Rodolphe Adada, Jean Dominique Okemba, Denis Ngokana, Henri Djombo, Rigobert Maboundou, Claude Alphonsfe Nsilou, albert Ngondo… continuent de narguer les populations du Congo-Brazzaville sans que le parquet ne lève son petit doigt.

La médiatisation des scandales financiers qui touchent les proches de Denis Sassou Nguesso à travers le globe indique l’ampleur du phénomène de la corruption au Congo-Brazzaville et montre l’ampleur du travail qu’il reste à accomplir pour convaincre de la nécessité d’autres pratiques et d’autres politiques de lutte contre la corruption.

Les avocats qui parlent d’acharnement de nature néocolonialiste, les lobbyistes et les soutiens de Denis Sassou Nguesso à Paris, dédaigneux de la bonne gouvernance du Congo-Brazzaville, feraient mieux de s’inquiéter des proportions du phénomène et du discrédit jeté par la corruption sur ce petit pays pétrolier d’Afrique Centrale qui peine à appliquer les 48 mesures édictées par le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l’accord sur la facilité élargie de crédit (FEC).

D’après Challenge (7 février 2020), trois biens immobiliers appartenant à Christel Sassou Nguesso situés dans le 16è arrondissement de Paris et à Neuilly-sur-Seine ont été saisis. Leur valeur pourrait avoisiner 30 millions d’euros. Durant leur court séjour à Paris Denis Sassou Nguesso, Christel Sassou, Claudia Sassou, Edgar Sassou, et les membres du clan descendent dans les palaces et autres hôtels les plus huppés de Paris (Bristol, Georges V…). Comment expliquer cette frénésie à l’acquisition immobilière sur la place de Paris et autres endroits paradisiaques ?

La justice du Congo-Brazzaville, une institution parmi les plus corrompues, est connue pour sa sévérité dans les affaires politiques et son immobilisme dans les affaires financières. Le filet de la lutte contre la corruption de la justice du Congo-Brazzaville pêchera-t-il un jour des gros poissons qui pullulent dans les allées du pouvoir ?

Avec Congo-mfoa.com par Benjamin BILOMBOT BITADYS

Kenya : mort de l’ex-président Daniel arap Moi, au pouvoir pendant 24 ans

février 4, 2020

Daniel arap Moi, ancien président kényan

Daniel arap Moi, ancien président kényan © SAYYID AZIM/AP/SIPA 

L’ancien président Daniel arap Moi, qui a dirigé le Kenya d’une main de fer entre 1978 et 2002, est décédé mardi 4 février au matin à l’âge de 95 ans, ont annoncé l’actuel président Uhuru Kenyatta et la famille du défunt.

« C’est avec une profonde tristesse que j’annonce le décès d’un grand homme d’État africain, Son Excellence Daniel Toroitich Arap Moi, le deuxième président du Kenya », a indiqué Uhuru Kenyatta dans une « proclamation présidentielle » écrite.

Daniel arap Moi, instituteur de formation, avait succédé au père de l’indépendance Jomo Kenyatta – lui-même père d’Uhuru – à la mort de celui-ci en 1978.

« Il a été un des leaders dans la lutte pour l’indépendance du Kenya, et un fervent panafricaniste », a loué le président Kenyatta. « En tant que tel, l’héritage du défunt Moi le place sans aucun doute parmi les plus grands Africains ».

Funérailles nationales

Uhuru Kenyatta a ordonné que le pays observe un « deuil national » jusqu’aux funérailles, qui seront des « funérailles d’État » et dont la date doit encore être déterminée. D’ici là, les drapeaux seront hissés à mi-mât sur tous les bâtiments publics en signe de respect.

L’ancien président est décédé « aux petites heures du matin ce 4 février 2020 à l’hôpital de Nairobi, en présence de sa famille », a ajouté la même source.

Un des enfants de l’ancien président, le sénateur Gideon Moi, a confirmé le décès à 05h20 mardi matin. « Il est décédé paisiblement, j’étais à ses côtés, et en tant que famille, nous avons accepté [sa mort] ».

Musellement de la dissidence

Le long règne de Daniel arap Moi a été vite marqué par le durcissement d’une répression que maniait déjà Jomo Kenyatta, le musellement de la dissidence, des détentions arbitraires, des opposants torturés et la corruption. Un système de parti unique est instauré en 1982.

Daniel arap Moi se posera comme un farouche opposant au multipartisme, qu’il finit par rétablir sous la pression du clergé, de la société civile et de la communauté internationale pour les élections générales de 1992.

Dans le collimateur de son régime figurent les élites culturelles, des militants des droits de l’Homme, des défenseurs de l’Environnement, comme l’écrivain Ngugi wa Thiong’o ou la future prix Nobel de la Paix Wangari Maathai.

Les Kényans subissent aussi le chômage et l’inflation, dans une économie gangrenée par la corruption : Moi parti du pouvoir, son régime sera accusé de détournements de fonds massifs, via un système de fausses exportations – l’affaire « Goldenberg », pour laquelle il ne sera jamais vraiment inquiété.

Dans un rapport établi dans les années 2000, le cabinet d’enquêtes spécialisé dans la gestion du risque, Kroll, affirmait que des sociétés fantômes du président Moi et de ses associés avaient détourné un milliard de dollars du pays pendant ses 24 ans au pouvoir.

Ces dernières années, des observateurs kényans ont à plusieurs reprises déploré une forme de réhabilitation en douceur de l’ancien autocrate, recevant régulièrement la visite de responsables politiques de premier plan venus le consulter.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Un avion des forces américaines s’écrase en Afghanistan, selon les talibans

janvier 27, 2020

Un avion des forces américaines s’est écrasé en Afghanistan lundi 27 janvier ont affirmé les talibans dans un communiqué, quelques heures après l’annonce du crash d’un aéronef non identifié dans une zone sous leur contrôle.

«Un appareil spécial des occupants américains s’est écrasé (…) dans la province de Ghazni» (Est), a indiqué le porte-parole des talibans Zabiullah Mujahid dans un communiqué, ajoutant que tous les membres de l’équipage avaient péri. Il a ensuite affirmé que l’appareil avait été «abattu tactiquement», sans expliquer comment. Accident ou acte de guerre, l’événement survient alors même que les talibans et les Etats-Unis discutent des termes d’un accord sur le retrait des forces américaines d’Afghanistan en échange de contreparties sécuritaires des insurgés. Un porte-parole du ministère afghan de la Défense, Rohullah Ahmadzai, a déclaré pour sa part que l’appareil n’appartenait pas aux forces afghanes. «Il n’appartient pas aux forces aériennes, ni au service des renseignements, ni au ministère de la Défense ou à celui de l’Intérieur», a-t-il dit.

Les forces américaines à Kaboul ainsi que celles de la mission de l’OTAN, contactées par l’AFP, n’ont pas fourni de commentaires. Des vidéos et photos transmises par le biais du compte Twitter d’une personne proche des talibans, et dont l’AFP n’a pu vérifier l’authenticité, montrent les restes d’un appareil de taille moyenne écrasé dans un champ de neige. La queue de l’avion, qui est intacte, porte le logo de l’aviation américaine. Selon les talibans, l’appareil «volait dans une mission de surveillance». Le type d’aéronef correspond à ceux utilisés dans le pays par l’US Air Force pour la surveillance électronique. Sur une des vidéos disponibles sur les réseaux sociaux, dont l’authenticité n’a pu être vérifiée de façon indépendante, on voit des villageois rassemblés autour de l’appareil dont des flammes s’échappent de l’intérieur de la carlingue.

Afghanistan: «Les talibans veulent passer un marché», annonce Trump

Lors d’une visite surprise en Afghanistan, le 28 novembre 2019, le président américain a expliqué que les négociations avec les talibans avaient repris. Elles avaient été interrompues en septembre 2019.

Un accident d’avion avait été signalé par les autorités locales comme étant survenu vers 13H00. L’autorité civile de l’aviation afghane (ACAA) a indiqué ensuite dans un communiqué qu’«aucun crash d’appareil commercial n’a été enregistré». Les chiffres d’identification clairement distinguables sur l’arrière et l’avant de la carlingue de l’avion correspondent à celui d’un appareil de type E11A, fabriqué par le canadien Bombardier pour l’US Air Force et basé à Kandahar dans le sud de l’Afghanistan. L’accident est survenu dans le district de Deh Yak, à l’est de la ville de Ghazni. En dehors des villes, la région est largement contrôlée par les talibans, ce qui complique considérablement l’envoi de secours et d’enquêteurs.

Les accidents aériens militaires, particulièrement d’hélicoptères, sont assez courants en Afghanistan, à cause du terrain montagneux très accidenté et des conditions climatiques souvent extrêmes. Mais ils arrivent davantage aux forces afghanes. Les forces aériennes américaines ont une maîtrise des airs leur permettant tout liberté d’action et d’appui aux forces afghanes. D’autant plus que les talibans sont réputés ne pas disposer de moyens anti-aériens conséquents. Les Etats-Unis et les talibans sont en discussion sur un accord de retrait des forces américaines, dont Washington a conditionné la signature à un engagement de «réduction de la violence de leur part». Ces discussions, entamées il y a plus d’un, ont déjà été suspendues à deux reprises par la partie américaine, après respectivement un attentat ayant tué notamment un soldat américain et une attaques de talibans contre une base contrôlée par l’US Army

Par Le Figaro avec AFP

Pays-Bas: le gouvernement présente ses excuses aux victimes de la Shoah

janvier 26, 2020

 

Le premier ministre néerlandais a présenté dimanche pour la première fois des excuses au nom du gouvernement à l’égard de la persécution des Juifs aux Pays-Bas pendant la Seconde Guerre mondiale.

«Maintenant que les derniers survivants sont encore parmi nous, je présente aujourd’hui (dimanche) mes excuses au nom du gouvernement pour l’action des autorités à l’époque», a déclaré Mark Rutte à Amsterdam lors d’un hommage national à la veille du 75e anniversaire de la libération du camp d’extermination nazi d’Auschwitz.

Par Le Figaro avec AFP

Le pape nomme un nouvel ambassadeur en France

janvier 11, 2020

Le pape François a nommé samedi 11 janvier un nouvel ambassadeur du Vatican en France à la suite de la démission de Luigi Ventura, qui fait l’objet d’une enquête pour agressions sexuelles à Paris.

Le nouvel émissaire est l’archevêque italien Celestino Migliore, 67 ans, qui était auparavant nonce apostolique en Russie, a indiqué le Vatican.

Mgr Ventura avait démissionné en décembre après avoir atteint selon le Vatican la «limite d’âge» de 75 ans pour ce poste.

Le 8 juillet, – une première dans l’histoire moderne de la diplomatie vaticane -, le Saint-Siège avait levé son immunité, rendant possibles des poursuites judiciaires. Mgr Ventura, qui était en poste à Paris depuis 2009, est visé par les plaintes de quatre hommes, dont trois au moins l’accusent d’attouchements sexuels. Il avait été entendu par la police judiciaire française début avril et s’était rendu à des confrontations avec plusieurs de ces plaignants fin mai, au cours desquelles il avait nié les faits.

Par Le Figaro avec AFP

L’ayatollah Sistani condamne la confrontation US-Iran en Irak

janvier 10, 2020

Le grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité chiite d’Irak, a condamné vendredi la confrontation en cours entre les Etats-Unis et l’Iran sur le sol irakien, dénonçant une violation de souveraineté et un mépris flagrant pour un peuple déjà éprouvé par plusieurs décennies de guerre.

Les Etats-Unis ont mené le 3 février une frappe aérienne près de l’aéroport de Bagdad visant le général iranien Qassem Soleimani, entraînant une riposte de l’Iran qui a tiré une série de missiles contre des bases irakiennes abritant des forces américaines en Irak.

«L’utilisation de méthodes excessives par les différentes parties (…) ne va qu’aggraver la crise et empêcher de parvenir à une solution», a estimé l’ayatollah Sistani dans un message lu par l’un de ses représentants lors de la prière du vendredi, dans la ville sainte de Kerbala. Ces «actes agressifs et dangereux» constituent des «violations répétées de la souveraineté irakienne» et contribuent «à la détérioration de la situation» dans la région, a ajouté le dignitaire irakien de 89 ans. «Le peuple (irakien) a suffisamment souffert des guerres».

Voix influente en Irak, le grand ayatollah Sistani n’intervient publiquement sur les questions politiques qu’en cas de crise et est respecté aussi bien par les chiites et les sunnites pour son refus notamment du confessionnalisme.

Par Le Figaro avec Reuters

Irak : La Zone verte et une base abritant des soldats américains visées quasi simultanément

janvier 4, 2020

 

Les forces de sécurité irakiennes sont déployées devant l’ambassade des États-Unis à Bagdad, la capitale, après un ordre de la force paramilitaire Hashed al-Shaabi aux partisans de quitter le complexe le 1er janvier 2020.
TENSIONS – Selon les autorités irakiennes, il n’y a eu aucune victime dans les deux attaques

Deux attaques ont visé quasi simultanément ce samedi soir l’ultrasécurisée Zone verte de Bagdad et une base aérienne irakienne abritant des soldats américains au nord de la capitale, ont indiqué des responsables des services de sécurité.

Deux obus de mortier se sont abattus sur la Zone verte de Bagdad, où siège l’ambassade américaine attaquée mardi par des milliers de combattants et de partisans des pro-Iran en Irak, ont indiqué des responsables de sécurité irakiens et de la Zone verte.

Dans le même temps, à moins d’une centaine de kilomètres plus au nord, deux roquettes Katioucha se sont abattues sur la base aérienne de Balad, immense base irakienne qui accueille des soldats et des avions américains, ont indiqué des sources de sécurité sur place. Selon le commandement militaire irakien, il n’y a eu aucune victime dans les deux attaques. Aussitôt après ces tirs, des drones​ américains ont survolé la base pour des missions de reconnaissance, ont ajouté ces sources.

13 attaques à la roquette depuis octobre

 

Les Etats-Unis ont déployé cette semaine des soldats supplémentaires pour protéger ses diplomates et ses soldats en Irak où le sentiment anti-américain, attisé par les pro-Iran, a flambé avec l’assassinat vendredi dans une frappe de drone du puissant général iranien Qassem Soleimani et de l’homme de l’Iran à Bagdad Abou Mehdi al-Mouhandis à Bagdad.

Les appels à la « vengeance » se multiplient à Bagdad comme à Téhéran, alors que les Américains considèrent depuis plusieurs mois déjà que les factions armées pro-Iran en Irak sont une menace plus dangereuse pour eux que les djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Depuis fin octobre, treize attaques à la roquette ont visé des intérêts américains en Irak. Aucune n’a été revendiquée mais Washington accuse les factions pro-Iran du Hachd al-Chaabi – coalition de paramilitaires intégrés à l’Etat – d’en être responsables.

Par Souen Léger

Tchad: mort de l’ancien premier ministre Joseph Djimrangar Dadnadji

janvier 1, 2020

Joseph Djimrangar Dadnadji, qui avait été premier ministre du Tchad en 2013 avant de passer à l’opposition, est mort mardi à 65 ans d’un accident vasculaire cérébral (AVC), a annoncé ce mercredi 1er janvier un responsable de son parti.

«Il a été évacué à l’hôpital le 26 décembre, et son état de santé s’est dégradé» avant son décès le 31, a déclaré Malloum Abba, deuxième vice-président du Cadre d’action populaire pour la solidarité et l’unité de la république (CAP-SUR), parti qui avait été créé par l’ancien premier ministre en 2015.

Le seul ancien premier ministre à avoir «osé dire merde au président»

A la tête du gouvernement du président Idriss Déby Itno de janvier à novembre 2013, Joseph Djimrangar Dadnadji avait quitté le gouvernement avec fracas avant de créer son propre parti. Candidat à la présidentielle d’avril 2016, que M. Déby, au pouvoir depuis 29 ans, avait remporté, il était arrivé quatrième avec 5% des voix.

Le président tchadien a présenté jeudi soir ses condoléances «à la famille biologique et politique» de l’ancien premier ministre sur Twitter. Le principal opposant, Saleh Kebzabo, préfère se souvenir d’un «grand commis de l’Etat», mais aussi du seul ancien premier ministre a avoir «osé dire merde au président Déby». «C’était vraiment courageux de sa part», a-t-il déclaré à l’AFP.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Elle trouve au Village des Valeurs les cendres d’une personne décédée

décembre 16, 2019

 

© Emily Allain (courtoisie)
 

Une femme de Moncton découvre un sac de cendres caché dans un cadre en bois.

Emily Allain est maintenant déterminée à retrouver les membres de la famille de cette personne.

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L’objet recelant ce mystère avait été acheté au Village des Valeurs, à Moncton. Il s’agit d’un cadre ovale en bois, posé sur un socle, contenant la photo ancienne de couleur sépia d’une femme d’un certain âge.

Estimant qu’il aurait été irrespectueux de jeter la photo de l’inconnue aux poubelles, Mme Allain a décidé de la laisser à l’intérieur. L’image encadrée fait donc depuis un an partie de la décoration de son salon.

Samedi dernier, en redécorant pour Noël, Emily Allain a malencontreusement fait tomber l’objet. Une partie du cadre s’est brisée, révélant un sachet de plastique contenant des cendres.

J’espère au moins apprendre qui était cette dame, quel était son nom, dit Emily Allain.

 

Un sac de plastique contenant des cendres était inséré à l'intérieur du cadre.

© Fournis par Radio-Canada.ca Un sac de plastique contenant des cendres était inséré à l’intérieur du cadre.
Emily Allain aimerait que la famille de la défunte puisse récupérer les cendres. J’espère au moins apprendre qui était cette dame, quel était son nom, dit-elle.

Il n’y a aucune information inscrite derrière la photo. Mme Allain estime que la photo pourrait avoir été prise dans les années 1940.

L’inconnue est devenue célèbre à sa façon dans le cercle d’amis de Mme Allain. Tout le monde me demande, tout le temps : qui est-ce?, dit la résidente de Moncton. Je me demande vraiment quelle était la vie de cette dame.

Si personne ne finit par se manifester et que le mystère demeure, elle envisage d’organiser la dispersion des cendres de façon respectueuse.

RBC/Radio-Canada.ca

France/ Retraites : Jean-Paul Delevoye démissionne du gouvernement

décembre 16, 2019

Plongé dans une polémique après avoir omis de déclarer 13 mandats à la Haute Autorité pour la transparence, le haut commissaire aux Retraites a présenté lundi sa démission que le président a acceptée «avec regret».

Jusqu’à sa démission, Delevoye était «l’homme de la situation» pour la majorité.
Fragilisé après la révélation de 13 mandats non déclarés, le haut-commissaire aux retraites a pu compter sur le soutien du gouvernement et de la majorité, ce qui ne l’a pas empêché de démissionner lundi 16 décembre.

La pression était devenue trop forte. Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux Retraites, a décidé de quitter le gouvernement ce lundi, comme l’a indiqué son entourage à l’AFP. Selon l’Élysée, le chiraquien a adressé une lettre manuscrite à Emmanuel Macron pour lui présenter sa démission. «Le président de la République l’a acceptée avec regret», fait savoir l’un de ses conseillers.

Le septuagénaire était plongé dans une polémique depuis qu’il a été épinglé pour avoir omis 13 mandats dans sa déclaration d’intérêts à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Ces «oublis» avaient fait l’objet de révélations par la presse – notamment Le Parisien et Capital -, avant que l’intéressé ne procède lui-même à une mise au point dans Le Monde.

«Il applique le principe de responsabilité en décidant de quitter son poste pour ne pas nuire à la réforme. Ce retrait va lui permettre de répondre aux interrogations et de clarifier la situation. En ce qui nous concerne, nous continuons de considérer que ces oublis sont de bonne foi», poursuit-on dans l’entourage du chef de l’État.

De même, l’Élysée «salue l’engagement personnel de Jean-Paul Delevoye» dans la mission qui a été la sienne depuis plus de deux ans. «À la fois dans la réflexion – qui a conduit à l’élaboration de la réforme -, mais aussi dans l’action. Il a travaillé avec sincérité et avec engagement», ajoute-t-on de même source.

Alors que le départ de Jean-Paul Delevoye vient amplifier le record détenu par Emmanuel Macron en la matière – il est la 16e personne à quitter le gouvernement depuis le début du quinquennat -, l’Élysée assure qu’il devra être remplacé «dans les plus brefs délais». «Matignon et le ministère de la Santé en ont besoin», justifie-t-on. Et pour cause, la grève contre le projet de réforme des retraites entre ce lundi dans sa 12e journée de mobilisation.

Le Figaro.fr par Arthur Berdah