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France-Enseignante tuée : le lycéen mis en examen pour assassinat

février 24, 2023

Le jeune homme a été mis en examen et placé en détention provisoire. Son avocat s’interroge sur son degré de responsabilité pénale.

Le lyceen a ete mis en examen pour assassinat.
Le lycéen a été mis en examen pour assassinat. © GAIZKA IROZ / AFP

Deux jours après le meurtre de l’enseignante Agnès Lassalle au lycée Saint-Thomas-d’Acquin à Saint-Jean-de-Luz, l’élève qui a poignardé sa professeure d’espagnol a été « mis en examen pour assassinat » vendredi et placé en détention provisoire, selon Thierry Sagardoytho, son avocat.

Il va être incarcéré « dans un lieu dont la destination doit être tenue confidentielle », a-t-il ajouté après la présentation aux magistrats de l’adolescent de 16 ans. « C’est un établissement qui prendra en compte et sa jeunesse et les soins dont il a besoin. »

« Nous parlons d’un jeune inconnu des radars judiciaires et éducatifs, qui est soudainement passé à l’acte, au prix de motivations personnelles que je m’interdis de mettre sur la place publique mais qui ont besoin d’être sondées, appréciées, testées par des psychiatres », afin de déterminer si son discernement était « entier », ou « au contraire aboli, ou éventuellement altéré ».

Quel degré de responsabilité pénale ?

« Il faudra aller bien au-delà de l’examen sommaire », a ajouté l’avocat qui s’est dit « effaré de lire le compte rendu » fait à la presse du premier examen psychiatrique dont a fait l’objet l’adolescent en garde à vue. Jeudi, le procureur de la République à Bayonne, Jérôme Bourrier, avait déclaré que ce premier examen avait révélé « une forme d’anxiété réactionnelle pouvant perturber son discernement » et « des éléments de dépression évoluant depuis une année », mais « aucune maladie mentale de type schizophrénie, état maniaque, mélancolie ou retard mental, ni décompensation psychiatrique aiguë ».

« L’adolescent apparaît accessible à une responsabilité pénale sous réserve des expertises qui devront être ordonnées et d’une possible altération de son discernement », avait ajouté le procureur. Mais son avocat s’interroge sur son degré de responsabilité pénale.Pour lui, cette première expertise « fait totalement l’impasse sur la tentative de suicide » de l’adolescent en octobre 2022, évoquée par le procureur, « et les prescriptions médicales dont il était l’objet ». Cette tentative de suicide « questionne considérablement au regard de ce qui lui est aujourd’hui reproché », a-t-il poursuivi. « La prise en charge était-elle adaptée ? Des signes avant-coureurs ont-ils été décelés ? Visiblement, non. » Selon l’avocat, « lorsqu’il raconte les faits, à mon sens, ce n’est pas lui qui agit. Lorsqu’on parle à la troisième personne de soi-même, je m’interroge sur une possible dissociation de personnalité. »

« Ce n’est pas une expertise digne de ce nom, c’est un avis », a ajouté l’avocat pour qui « les vérités d’aujourd’hui risquent fort de ne pas être celles de demain ». « Je ne veux pas brosser le portrait d’un jeune homme dont je n’ai pas la compétence pour dire de quoi il souffre […] mais beaucoup de ceux qui le connaissent devinent qu’il y a une problématique […] une sorte de noyade, de souffrance intime qui a pu mener à l’irréparable », a-t-il poursuivi.

L’adolescent « est évidemment ravagé par le geste qu’il a commis et qui lui est reproché », a également souligné l’avocat dressant le portrait d’un « garçon brillant dans les disciplines scientifiques, visiblement moins à l’aise dans la langue espagnole ». Selon lui, les parents du jeune homme sont « abasourdis » et « écrasés ».

Vendredi matin, à 8 heures, les élèves du collège-lycée Saint-Thomas-d’Aquin, établissement catholique privé réputé pour son calme et ses résultats scolaires, ont à nouveau afflué à l’heure de l’ouverture du portail, sous les yeux de trois policiers postés à l’entrée.

Le Point par L.L. avec AFP

Le discours de Poutine a laissé beaucoup de Russes sur leur faim

février 21, 2023

L’allocution du président, diffusée en direct sur toutes les chaînes d’État ce mardi, était très attendue par la population.

Le president russe Vladimir Poutine prononce son discours annuel sur l'etat de la nation au centre de conference Gostiny Dvor, a Moscou, le 21 fevrier 2023.
Le président russe Vladimir Poutine prononce son discours annuel sur l’état de la nation au centre de conférence Gostiny Dvor, à Moscou, le 21 février 2023.© Dmitry Astakhov/Sputnik/AFP

« D’un côté, je suis rassurée que le président n’ait rien dit à propos d’une nouvelle vague de mobilisation ou d’une participation plus évidente de nous tous, ici en Russie, à cette guerre », avoue Lara, 26 ans, commerciale dans une banque d’État. « Mais, de l’autre, les buts de cette guerre ne sont toujours pas clairs et on ne sait même pas quand on s’en sortira ! » soupire-t-elle, agacée.

Comme de nombreux Moscovites, Lara a regardé avec attention l’allocution de Vladimir Poutine sur son téléphone portable depuis son lieu de travail. À l’instar d’une majorité de la population russe inquiète et désarçonnée par l’invasion de l’Ukraine, il y a un an, la jeune femme attendait avec angoisse ce discours devant les deux chambres du Parlement, d’autant qu’il n’avait pas eu lieu à la fin 2022, comme l’exigeait pourtant la Constitution.

« Citoyens de deuxième catégorie »

Le discours-fleuve – le plus long de toutes ses allocutions aux deux Chambres – n’a guère apporté d’éléments nouveaux, sauf à la fin, quand le chef de l’État, à la voix enrouée mais à la mine et au ton énergiques, a annoncé que la Russie suspendait sa participation à l’accord New Start avec les États-Unis sur le désarmement nucléaire stratégique.

Il a justifié sa décision par les vols de drones – « modernisés avec l’aide de l’Occident » – au-dessus de deux aéroports russes en décembre, celui d’Engels et celui de Ryazan. Pour ajouter, presque malicieux et sûr de son effet, que si les États-Unis s’apprêtaient à procéder les premiers à de nouveaux essais nucléaires, la Russie se réservait également le droit d’y procéder. « Ce moment-là m’a marquée, souligne Lara, parce que c’est comme si le président évoquait la guerre froide… »

La jeune femme a été étonnée par l’insistance du président à diviser, en permanence, la société russe entre « les nôtres » et « les autres ». Il l’a fait notamment à propos des hommes d’affaires qui ont quitté le pays à la suite de la guerre. « Personne ne va les plaindre d’avoir perdu l’argent qu’ils ont déposé sur des comptes en banque en Occident » où ils ne sont, finalement, que « des citoyens de deuxième catégorie », a affirmé Vladimir Poutine, qui ne perd plus une occasion de montrer sa satisfaction vis-à-vis de la « purification » de la société russe induite par cette guerre.

Nouvelles élites

Autre moment révélateur : quand le président russe, quasi hors de lui, a évoqué le nom d’une nouvelle brigade de chasseurs alpins ukrainiens officiellement nommée « Edelweiss » (le nom d’une fleur de montagne), selon lui en référence à la division nazie qui portait le même nom. Selon Lara, beaucoup de Russes, même contre la guerre, peuvent se demander pourquoi cette dénomination a été choisie par le président ukrainien.

Au grand dam de la jeune femme, et de toute une population jeune et éloignée de la politique, Vladimir Poutine n’a pas soufflé mot sur les moyens de stopper cette guerre, ni sur ce qu’il proposait pour réussir à vivre sous ces conditions radicalement différentes.

Dans la salle où s’exprimait le président, de très nombreux invalides de guerre et militaires en uniforme, leurs médailles bien visibles, ont été montrés à plusieurs reprises lors de la retransmission télévisée en direct sur toutes les chaînes d’État, comme illustrant ce changement des élites que Poutine appelle de ses vœux.

Les anciennes élites, trop libérales dans les années 1990 – quand « des conseillers occidentaux venaient nous donner des leçons, vous vous en souvenez ? », a-t-il glissé –, se sont, selon Poutine, trompées et n’ont pas été assez patriotes. Voici les nouvelles élites, semblait dire le chef d’État russe, dont les propos étaient immédiatement illustrés par le réalisateur de la retransmission.

Aucune mention du coût humain du conflit

Assis aux côtés du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, son collègue de la Défense Sergueï Choïgou a gardé un visage fermé et impassible tout au long de l’allocution. Ramzan Kadyrov, le président de la Tchétchénie, fort disert sur son fil Twitter, ne semblait pas être présent, alors qu’il avait été annoncé.

Le maire de Moscou Sergueï Sobianine, soupçonné de ne pas être un chantre de la guerre, et qui a tout fait pour que sa ville envoie très peu de mobilisés participer à « l’opération militaire spéciale », n’a pas été montré non plus.

Aucune mention n’a été faite, par Vladimir Poutine, du coût humain du conflit, sauf pour remercier celles et ceux qui, « héroïquement », en souffrent. Si certains semblent avoir apprécié que l’allocution n’ait été ni trop belliqueuse ni trop jusqu’au-boutiste, les « turbopatriotes », eux, l’ont immédiatement critiquée sur certaines chaînes Telegram. Hier dans l’expectative, les marchés boursiers russes avaient accusé une baisse. En signe de confiance, ce mardi, ils sont remontés pendant l’allocution du président.

L’agence de presse officielle RIA-Novosti a fait les comptes : la salle a applaudi 53 fois et s’est levée à 4 reprises. Mais pas quand Vladimir Poutine a subitement évoqué la suspension de l’accord nucléaire. À ce moment précis, un seul homme, en uniforme militaire et filmé de dos par le réalisateur, s’est levé de son siège, mais il n’a pas été suivi par la salle, preuve que l’ambiance était à la circonspection.

Avec Le Point.fr par l’envoyée spéciale à Moscou, Anne Nivat

Neuf personnes noires sur dix disent avoir été victimes de racisme en France

février 14, 2023

Selon un sondage Ipsos pour le Cran, les faits de discrimination contre les personnes noires ont principalement lieu dans l’espace public. 

Le racisme a progresse en France, dans les seize dernieres annees, selon ce sondage.
Le racisme a progressé en France, dans les seize dernières années, selon ce sondage.© DIRK WAEM / MAXPPP / BELGA/MAXPPP

Un chiffre sans appel. Selon un sondage réalisé par l’institut Ipsos pour le Conseil représentatif des associations noires (Cran) et relayé ce mardi 14 février par Le Parisien, plus de neuf Français noirs ou métisses sur dix (91 %) disent avoir été, au moins une fois, victimes d’une discrimination à caractère racial. Dans le détail, une personne interrogée sur quatre (25 %) dit en être victime « souvent », quand près d’une personne sondée sur deux (44 %) dit en être victime « de temps en temps ». En 2007, dans une autre étude commandée par le Cran en 2007, 56 % des personnes noires disaient avoir été touchées, au moins une fois au cours de leur vie, par des actes racistes.

Selon ce nouveau sondage, les faits de discrimination ont principalement lieu dans l’espace public (41 %), devant le lieu de travail (31 % des personnes noires ou métisses se disent concernées) et dans les magasins (21 % des sondés concernés). « Il y a aujourd’hui une libération de la parole raciste et une augmentation des idées extrémistes. Nous avons voulu, avec cette étude, essayer de mesurer le phénomène. Résultat : il est massif », estime le président et fondateur du Cran, Patrick Lozès, auprès de nos confrères. Force est de constater que cette « libération de la parole raciste » touche également des lieux censés être des sanctuaires. Ainsi, 14 % des Noirs et métisses expliquent avoir été victimes d’une discrimination à caractère racial à l’école et à l’université. Par ailleurs, 12 % des sondés indiquent en avoir été victimes dans le cadre de leurs loisirs.

Comment se manifestent ces discriminations raciales dans la vie quotidienne ? Pour près de six personnes noires sur dix interrogées (58 %), cela s’illustre par des « attitudes dédaigneuses, méprisantes ou irrespectueuses ». Souvent, ce racisme intervient lors de la recherche d’un emploi, rapporte l’étude : 53 % des sondés ont des « difficultés à décrocher un entretien », 49 % essuient des « refus d’embauche » ou « de promotion ». Indicateur encore plus inquiétant, 33 % des personnes sondées estiment faire face à des « difficultés d’accès aux soins ».

Le représentant des associations noires ne veut, néanmoins, pas céder à la fatalité. « Il y a une bonne nouvelle. Une grande majorité considère la question prioritaire et appelle les pouvoirs publics à agir, ce qui signifie que si on ne se contente pas de ne rien faire, les choses peuvent changer. Rien n’est ancré, en réalité », assure-t-il à nos confrères. En janvier dernier, le gouvernement a mis sur la table un plan antiracisme. S’il salue l’initiative, Patrick Lozès estime qu’il y a eu un manque de concertation avec les acteurs.

Avec Le Point.fr

Washington et Moscou auraient eu des entretiens confidentiels sur l’Ukraine

novembre 7, 2022
Quatre camions dont la cabine est recouverte d'un filet de camouflage déploient des tubes lance-missiles contenant des missiles S-400 russes.

Des missiles antiaériens russes S-400 déployés sur une base militaire près de Kaliningrad. Photo: Reuters/Vitaly Nevar

De hauts responsables américains auraient eu plusieurs conversations avec des conseillers du président russe Vladimir Poutine pour éviter notamment une escalade dans le conflit en Ukraine. Le Kremlin et la Maison-Blanche ont refusé tout commentaire à ce sujet.

Selon un article du Wall Street Journal, le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Jake Sullivan, a eu plusieurs entretiens avec des conseillers de Vladimir Poutine sur le scénario redouté d’une attaque nucléaire en Ukraine.

Le Journal, qui cite des sources américaines et alliées, affirme que Jake Sullivan, qui conseille le président américain Joe Biden, aurait eu ces derniers mois des échanges téléphoniques confidentiels avec un conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov, et son homologue russe, le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev.

Questionné par des journalistes sur ces discussions secrètes entre Washington et Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré : nous n’avons rien à dire sur cet article.

Une fois encore, je répète qu’il y a des informations véridiques, mais que la plupart des autres relèvent de la pure spéculation, a-t-il ajouté.

D’après Dmitri Peskov, Moscou est toujours ouvert à des pourparlers avec le gouvernement ukrainien, mais le refus de négocier de Kiev bloquerait, selon lui, toute possibilité de dialogue entre les belligérants.

Le président russe Vladimir Poutine (à gauche) se tient à côté du ministre de la Défense Sergueï Choïgou.

Vladimir Poutine à côté du ministre de la Défense Sergueï Choïgou. Photo: Getty Images/AFP/Mikhail Klimentyev

À Washington, la Maison-Blanche n’a pas non plus fait de commentaire, déclarant simplement : les gens racontent beaucoup de choses, a seulement déclaré une porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

Jake Sullivan se trouvait vendredi dernier à Kiev, où il a rencontré le président Volodymyr Zelensky et souligné la nécessité d’une défense antiaérienne renforcée pour l’Ukraine.

Selon le Washington Post, l’administration Biden encouragerait en coulisses les dirigeants ukrainiens à renouer avec un processus de négociation avec Moscou afin de ne pas s’aliéner des alliés potentiels ou existants.

Livraisons de nouveaux systèmes antiaériens occidentaux

Pendant ce temps, en Ukraine, les forces de Kiev ont reçu lundi de nouveaux systèmes de défense antiaérienne occidentaux pour intercepter les nombreux missiles et drones russes qui s’abattent sur les grandes villes du pays.

Ces attaques qui visent essentiellement les infrastructures électriques et énergétiques visent à priver le plus d’Ukrainiens possible de chauffage, d’éclairage et d’eau potable à quelques semaines de l’arrivée de l’hiver.

Le 31 octobre dernier, une vague de drones et de missiles tirés par la Russie avait notamment privé d’eau potable 80 % des habitants de Kiev et laissé 350 000 foyers sans électricité.

Pour tenter de protéger ces infrastructures vitales à l’arrivée de l’hiver, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé aux pays occidentaux la création d’un bouclier antiaérien.

Selon Kiev, les forces ukrainiennes ont reçu lundi des systèmes de défense antiaérienne NASAMS et Aspide, fournis par les États-Unis, l’Espagne et la Norvège.

Une batterie de missiles HIMARS.

Les USA ont livré plusieurs systèmes de missiles aux forces ukrainiennes, dont le système Himars. Photo: AFP via Getty Images/Gints Ivuskans

Ces armes renforceront considérablement l’armée ukrainienne et rendront notre ciel plus sûr, a écrit le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov, sur son compte Twitter.

Ces livraisons suivent celles, notamment, du système allemand de dernière génération Iris-T ou encore des missiles sol-air français Crotale. Le Royaume-Uni a annoncé l’envoi de missiles AMRAAM.

Face aux bombardements russes, les Occidentaux espèrent doter l’Ukraine d’une défense antiaérienne patchwork [courtepointe] à partir d’équipements pour certains modernes et pour d’autres plus anciens.

Selon les autorités ukrainiennes, la Russie a détruit environ 40 % des infrastructures énergétiques ukrainiennes depuis début octobre, utilisant notamment des drones-suicides de fabrication iranienne.

Si les quatre derniers débuts de semaine ont été marqués par des bombardements russes massifs sur les villes ukrainiennes, la matinée de lundi a été relativement calme, avec un ciel gris et brumeux à Kiev peu propice aux raids aériens.

Selon l’armée ukrainienne, les forces russes ont lancé 4 missiles et 24 bombardements aériens ces dernières 24 heures dans l’ensemble du pays.

Au moins une personne a été tuée dans les bombardements dans la région de Zaporijia, dans le Sud, une a été blessée dans celle voisine de Kherson et une autre tuée dans celle de Soumy, dans le Nord, selon les autorités régionales respectives.

L’armée russe a, elle, accusé une nouvelle fois les forces ukrainiennes d’avoir tiré sept obus de gros calibre sur la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande d’Europe, occupée par Moscou depuis mars, sans provoquer de hausse des radiations.

À Zaporijia, dans le sud de l’Ukraine, les habitants ayant fui l’occupation russe ont raconté aux journalistes de l’AFP une atmosphère de paranoïa faite de fouilles et de confiscations de téléphones.

On devait effacer tous nos messages. Dieu nous garde si nous disions quelque chose contre la Russie. Personne ne se sentait en sécurité, a raconté Irina Mykhaïlena, originaire de la ville occupée de Berdiansk.

Par Radio-Canada avec AFP

La forêt du Congo, poumon fragile en quête de protection

septembre 7, 2022
La foret du Congo, poumon fragile en quete de protection
La forêt du Congo, poumon fragile en quête de protection© AFP/Archives/Guerchom Ndebo

Au-dessus de la canopée, les scientifiques auscultent la forêt du bassin du Congo, pendant que dans les villages environnants des paysans s’initient à des techniques de culture moins dévastatrices pour ce « poumon vert » menacé, essentiel à la lutte contre le changement climatique.

La « tour à flux » de 55 mètres de haut, qui permet de quantifier le carbone absorbé ou émis par la forêt, se dresse dans le décor luxuriant de la réserve de biosphère de Yangambi, qui couvre quelque 250.000 hectares en bordure du fleuve Congo, dans la province de la Tshopo (nord-est de la RDC).

Le site, réputé du temps de la colonisation belge pour ses recherches en agronomie tropicale, accueillait cette semaine une réunion de scientifiques dans le cadre d’une « pré-COP » prévue début octobre à Kinshasa, en amont de la 27e Conférence sur le climat (COP27) de novembre en Egypte.

Les tours à flux sont nombreuses dans le monde, mais le bassin du Congo n’en avait pas encore, « ce qui limitait la compréhension de cet écosystème et son rôle dans le changement climatique », explique le chef de projet Thomas Sibret, de l’Université de Gand (Belgique).

Les relevés de la tour « CongoFlux », opérationnelle depuis fin 2020, doivent être analysés sur la durée, poursuit le scientifique, mais une chose est sûre, cette forêt tropicale séquestre plus de gaz à effet de serre qu’elle n’en rejette.

« On parle souvent du premier poumon, l’Amazonie, et du deuxième, le bassin du Congo », développe Paolo Cerutti, expert du Centre pour la recherche forestière internationale (Cifor) et chef des opérations menées au Congo par cet organisme basé en Indonésie.

« Cela reste à ce niveau, mais, selon le forestier, on commence à avoir des preuves que l’Amazonie devient plutôt un émetteur ». « On mise donc beaucoup sur le bassin du Congo, notamment la RDC qui a 160 millions d’hectares de forêt encore capables d’absorber le carbone ».

Mais là aussi la forêt est menacée: « l’année passée, le pays a perdu un demi-million d’hectares », dit-il.

L’exploitation industrielle ou illégale contribue à la déforestation, mais la raison principale est selon lui « l’agriculture itinérante sur brûlis ».

Les villageois cultivent, récoltent et, quand la terre s’appauvrit et que les rendements diminuent, ils vont plus loin, défrichent, brûlent, et recommencent.

Avec l’explosion démographique, la forêt risque de disparaître.

« Inépuisable »

« On la pensait inépuisable… Mais ici, il n’y a plus d’arbres », se désole Jean-Pierre Botomoito, chef de secteur à Yanonge, à 40 km de Yangambi.

Il faut parcourir de longues distances, à pied ou à vélo sur des sentiers étroits et boueux, pour trouver les chenilles qui colonisent certains arbres et que les Congolais adorent manger. Ou pour avoir de quoi fabriquer du charbon de bois, appelé « makala », qui, faute d’électricité, est abondamment utilisé pour la cuisine.

Depuis cinq ans, le projet « FORETS » (Formation, Recherche, Environnement dans la Tshopo), largement financé par l’Union européenne, tente de sédentariser les paysans tout en leur permettant de mieux vivre de leurs champs et de la forêt.

Dans les parcelles, on alterne les cultures, on plante manioc et arachides entre des acacias à croissance rapide, qui après six ans pourront servir à la production de makala.

Des pépinières alimentent le reboisement. Une « ferme pilote » montre comment tirer le meilleur parti d’une exploitation, avec ici des ananas, là une porcherie.

On explique aux bûcherons comment sélectionner les arbres. Des « fours améliorés » permettent d’obtenir plus de makala. Pour le bois d’œuvre, une scierie est à la disposition des exploitants artisanaux légaux pour produire de belles planches d’afrormosia, bois rouge, iroko, kosipo…

Un laboratoire de biologie du bois aide à prédire l’évolution de la forêt. L’herbarium, sanctuaire de milliers de plantes séchées collectées depuis les années 1930, a été rénové. Et les responsables du « programme national de recherche sur les caféiers » rêvent de renaissance de la filière café, mise à terre par la mauvaise gestion, les maladies, les conflits armés.

Crédits carbone

« Nous sommes agriculteurs, mais nous n’avions pas forcément les bonnes pratiques », admet Jean Amis, dirigeant d’une organisation paysanne.

Hélène Fatouma, qui préside une association de femmes, est ravie que les étangs piscicoles autour desquels gambadent canards, poules et chèvres aient donné 1.450 kg de poisson en six mois, contre 30 kg auparavant.

Dans une clairière noircie écrasée de chaleur, Doloka, 18 ans, sort des braises d’un four encore fumant et se réjouit à l’idée que « la forêt revienne près de la maison ».

D’autres villageois sont nettement moins enthousiastes.

Certains pensent que la tour à flux vole l’oxygène, d’autres qu’on veut leur prendre leurs terres, des dendromètres fixés sur des troncs pour mesurer leur croissance sont vandalisés, des chefs restent convaincus que les arbres repoussent tout seuls et que les programmes successifs n’enrichissent que leurs promoteurs.

Les équipes du Cifor espèrent que la sensibilisation et l’éducation vaincront les résistances.

Dieu Merci Assumani, directeur du centre de recherche de l’Inera (Institut national pour l’étude et la recherche agronomique), veut même croire à « l’adhésion de tous ».

Mais « les moyens manquent », regrette-t-il, en déplorant que les communautés congolaises ne voient pas venir les « financements carbone » promis par les « pays pollueurs » en échange de la protection de la forêt. « Des engagements, c’est bien, mais il faut des décaissements », s’agace-t-il.

Interrogé sur la récente mise aux enchères de blocs pétroliers, dont un tout proche de Yangambi, M. Assumani se dit par ailleurs favorable à l’exploitation pétrolière, dans le « respect du principe de gestion durable ». A l’inverse de certains défenseurs de l’environnement, il pense que « ce sera une bonne chose », pour le pays et pour l’Afrique.

Le Point avec AFP

Elizabeth II acclamée au balcon de Buckingham pour son jubilé historique

juin 2, 2022
Elizabeth II acclamee au balcon de Buckingham pour son jubile historique
Elizabeth II acclamée au balcon de Buckingham pour son jubilé historique© POOL/AFP/Jonathan Brady

Des dizaines de milliers de personnes ont acclamé jeudi la reine Elizabeth II au balcon de Buckingham palace, au premier jour des célébrations de ses 70 ans de règne, une longévité sans précédent pour la monarchie britannique.

C’était le point d’orgue très attendu des quatre jours de festivités du jubilé de platine de l’ultrapopulaire souveraine de 96 ans, à la santé désormais fragile.

Ces célébrations offrent aux Britanniques un moment de communion après plusieurs années de déchirements autour du Brexit et de stricts confinements dus au Covid-19, suivis désormais par une flambée des prix.

La reine, montée sur le trône à 25 ans le 6 février 1952 à la mort de son père George VI, est sortie sur le balcon, vêtue d’un ensemble bleu tourterelle, s’appuyant immobile sur une canne. Elle était accompagnée du duc de Kent, un cousin, pour le passage du défilé militaire annuel du « Salut aux couleurs », réunissant plus de 1.200 soldats et des centaines de musiciens.

Elle est revenue au balcon peu après, pour un survol aérien de la Royal Air Force, cette fois accompagnée par 17 membres de la famille royale qui ont des fonctions officielles et leurs enfants.

Les mimiques de Louis, 4 ans, le plus jeune des enfants du prince William, ont fait fondre le public. Dans sa vareuse, il a parfois semblé ennuyé, parfois hilare, ou s’est bouché les oreilles lors du survol, à côté de sa mère Kate, de sa soeur Charlotte et de son frère George.

« Se réinventer »

Privés de balcon, le prince Harry et son épouse Meghan ont assisté à la parade discrètement depuis un autre bâtiment, pour leur premier retour public au Royaume-Uni depuis leur fracassant départ en Californie en 2020.

Manquait aussi le prince Andrew, qui a payé des millions de dollars pour mettre fin à une plainte pour agressions sexuelles. Il sera également absent de la messe prévue vendredi à la cathédrale Saint-Paul, car testé positif au Covid-19.

Pour ce jour férié, une foule dense, colorée de drapeaux et portraits de la reine, s’était massée le long du Mall, avenue menant au palais.

Certains confiaient avoir l’impression de vivre la dernière grande apparition de la reine nonagénaire, aimée pour son sens du devoir, sa neutralité irréprochable et son humour pince sans rire.

« Cela n’arrive qu’une fois dans une vie », explique à l’AFP Mark Cornell, venu spécialement du nord de l’Angleterre, qui assure pourtant ne pas être un fan inconditionnel de la monarchie: « ils doivent se réinventer pour les nouvelles générations ».

Rôle croissant pour Charles

Jamais aucun souverain britannique n’a régné aussi longtemps qu’Elizabeth. Il est peu probable qu’un autre atteigne une telle longévité: Charles, le prince héritier a 73 ans, son fils William bientôt 40.

Pour ce jubilé, fanions, drapeaux et portraits géants ont été accrochés dans les rues de tout le Royaume-Uni, les vitrines sont remplies de souvenirs et les ventes d’alcool et de gâteau typiquement « british » ont explosé.

Après la parade de jeudi, la reine doit allumer dans la soirée à distance, depuis le château de Windsor, une sculpture en forme d’arbre de 21 mètres de haut située devant le palais de Buckingham.

Un concert géant est ensuite prévu samedi mais aussi des dizaines de milliers de rassemblements populaires, dont des pique-nique géants dimanche.

« J’espère que les prochains jours seront l’occasion de réfléchir à tout ce qui a été accompli au cours des 70 années, tout en regardant l’avenir avec confiance et enthousiasme », a déclaré dans un message écrit la souveraine, cheffe d’Etat de 15 royaumes, du Royaume-Uni au Canada en passant par la Nouvelle-Zélande.

Les félicitations ont afflué du monde entier, le président français Emmanuel Macron saluant son « dévouement » à « l’amitié indéfectible » franco-britannique. Même le parti républicain irlandais Sinn Fein a souligné son rôle dans le processus de paix en Irlande du Nord, une démarche longtemps inimaginable de la part de l’ex-vitrine politique de l’IRA.

Confirmées seulement mercredi soir par le palais, les apparitions d’Elizabeth II mercredi étaient très attendues. Car elle sont devenues rares: depuis une nuit à l’hôpital en octobre, elle a annulé quasiment toutes ses apparitions officielles.

Affaiblie depuis la mort de son époux Philip l’an dernier, elle a du mal à marcher. Elle ne montre cependant aucune volonté d’abdiquer et a fait plusieurs apparitions surprise récemment, souriante et détendue.

Dans cette ambiance de fin de règne, la monarchie se trouve confrontée à des critiques croissantes, notamment dans les anciennes colonies, concernant le passé esclavagiste de l’Empire britannique.

Au Royaume-Uni, la reine reste très aimée de ses sujets avec 75 % d’opinions favorables selon l’institut YouGov, mais son héritier Charles est bien moins apprécié (50 %). Seuls 39 % des Britanniques pensent que l’institution existera encore dans cent ans.

Le Point avec AFP

RDC-Dépolitisation de la Céni : le bloc patriotique présente un autre calendrier des manifestations

novembre 17, 2021

La plate-forme des forces politiques et sociales du pays annonce une deuxième démonstration de force par des expressions publiques à Kinshasa et dans les provinces.

Les manifestations lors de la marche du 13 novembre/DR

Le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) et le ministère des laïcs protestants (Milapro) annoncent, au nom des forces politiques et sociales, d’autres manifestations publiques à travers Kinshasa et les provinces du pays. Ces manifestations, qui partent du sit-in aux marches, visent à obtenir la dépolitisation de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et la suppression de la taxe sur le Registre d’appareils mobiles (RAM).

Dans un message nommé « Bâtissons des institutions légitimes pour un Congo fort meilleur », le bloc patriotique prévoit, pour une deuxième démonstration de force, deux grandes manifestations annoncées avant la fin de ce mois. Il s’agit, selon cette source, d’un sit-in devant le bureau de la Centrale électorale, à Kinshasa, et dans toutes ses représentations en provinces, ainsi que d’une autre marche pacifique annoncée pour le 27 novembre sur toute l’étendue du territoire national. Pour la capitale congolaise, le point de chute de cette marche sera le Palais du peuple. « Il est urgent de construire un véritable consensus national autour des questions primordiales reprises dans le cahier de charges des forces sociales et politiques de la nation notamment autour des animateurs de la Céni, à travers une loi consensuelle dépolitisant son organisation et son fonctionnement », peut-on lire dans le communiqué livré par le coordonnateur du CALCC, Jean-Bosco Lalo, lors d’une conférence de presse tenue le 16 novembre à Kinshasa au cours de laquelle il a été fait le point sur la marche du 13 novembre dernier.

Le bloc patriotique, rappelle-t-on, réunit les forces sociales et politiques du pays dont le Milapro, le CALCC, la coalition Lamuka et le Front commun pour le Congo. Dans ses dernières actions, ce regroupement exige la dépolitisation de la Centrale électorale ainsi que la suppression de la taxe sur le RAM.

Pour le coordonnateur du CALCC, par leurs actions, ces forces sociales et politiques luttent pour obtenir la tenue des élections en 2023, contre les « fraudes planifiées » et exigent les réformes électorales consensuelles.

Il est noté que des milliers de personnes avaient pris part à la première manifestation organisée le 13 novembre dernier. Celle-ci, sous la pluie qui s’était abbatue ce jour-là sur Kinshasa et les provinces voisines, encadrée par la police, s’était terminée sans incident. On a compté parmi les manifestants plusieurs caciques de l’ancien régime dont Ramazani Shadary, Bruno Tshibala, Raymond Tshibanda, Félix Kabange Numbi, etc. Les deux leaders de Lamuka, Adolphe Muzito et Martin Fayulu, n’y avaient pas pris part. Ils y avaient été, selon leur regroupement politique, représentés en vue d’éviter de donner une coloration politique à cette manifestation. Leurs militants, eux, avaient, cependant, positivement répondu à l’appel.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

France-Viol : Marc Machin condamné à 16 ans de réclusion criminelle

octobre 14, 2021

Marc Machin était jugé pour viol commis sous la menace d’une arme, mais aussi pour extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile.

La cour a assorti cette peine d'une periode de surete de huit ans et ordonne une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.
La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans.© xavier de torres / MAXPPP / xavier de torres/MAXPPP

La cour d’assises de Paris a condamné, ce jeudi 14 octobre, Marc Machin à seize ans de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme, sous la menace d’une arme en 2018. La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi sociojudiciaire pendant cinq ans. Marc Machin a en outre été condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêts à la victime.

Dans le box, sweat-shirt blanc, carrure imposante, Marc Machin a semblé accuser le coup à l’énoncé de la peine, laissant échapper ensuite quelques larmes. Dans sa motivation, « la cour a tenu compte de la gravité des faits » qui « ont entraîné un traumatisme extrêmement important pour la victime », ainsi que de deux précédentes condamnations de Marc Machin pour agressions sexuelles, a déclaré le président David Hill.

Le procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile

Marc Machin, 39 ans, était jugé depuis lundi pour viol commis sous la menace d’une arme, extorsion avec arme, escroquerie, vol et violation de domicile. Son procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile.

Cette dernière, alors âgée de 22 ans, avait dénoncé le 21 avril 2018 à la police le viol dont elle avait été victime le matin même dans un appartement à Paris par un homme encagoulé qui la menaçait d’un couteau de cuisine, avant de la contraindre à effacer les traces du crime et de dérober sa carte bleue. Confondu par son ADN, Marc Machin avait fini par reconnaître les faits en garde à vue.

Marc Machin a passé à tort six ans et demi en prison pour l’affaire du Pont de Neuilly. Incarcéré en 2001 à l’âge de 19 ans, il avait été condamné trois ans plus tard à dix-huit ans de réclusion criminelle pour le meurtre à coups de couteau de Marie-Agnès Bedot, une peine confirmée en appel. Mais en mars 2008, un homme sans domicile fixe de 33 ans, David Sagno, s’est accusé de ce meurtre et de celui d’une autre femme commis au même endroit en 2002, ce qui a conduit à la libération de Marc Machin.

Marc Machin a accumulé les condamnations

En 2012, ce dernier a fini par être acquitté à l’issue de son procès en révision, devenant la huitième personne en France depuis la Seconde Guerre mondiale à être innocentée à l’issue d’une telle procédure. La justice lui a alors attribué 663 320 euros d’indemnisation.

Depuis sa sortie de prison en 2008, Marc Machin a accumulé les condamnations, une quinzaine au total, qui lui ont valu pour certaines d’être réincarcéré.

Par Le Point avec AFP

Covid-19 : le nombre de décès explose en Guadeloupe

octobre 2, 2021

Le nombre de décès a augmenté de 78 % en Guadeloupe, entre le 1er juin et le 20 septembre, par rapport à la même période de 2019

Ces données, préoccupantes, ont été communiquées vendredi 1er octobre par l’Insee. En Guadeloupe, le nombre de décès a bondi de 78 %, entre le 1er juin et le 20 septembre, par rapport à la même période de 2019 ; qui était une année sans Covid-19. Par ailleurs, les décès ont augmenté de 69 % en Martinique. Pour la France entière, le nombre de morts est supérieur de 3 % sur la même période.

Ce chiffre est nettement supérieur pour les personnes âgées de 65 à 74 ans (+ 8,9 %) et pour les 75-84 ans (+ 6,0 %).

Les Antilles frappées de plein fouet par l’épidémie

En France métropolitaine, le nombre de décès enregistrés sur cette période est supérieur de 2 % à 2019, et encore supérieur dans sept régions, dont la Corse (+ 8 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 7 %) et l’Occitanie (+ 6 %).

Mais l’écart est encore bien supérieur dans les départements d’outre-mer, notamment les Antilles, frappées de plein fouet par l’épidémie de Covid-19 cet été. « En Guadeloupe, la hausse des décès a été très nette début août et s’est accélérée en milieu de mois : les décès survenus durant le mois d’août 2021 sont ainsi plus de trois fois supérieurs à ceux d’août 2019 (+ 227 %), alors que les décès survenus en juin et juillet 2021 sont du même niveau qu’en 2019 », observe l’Insee.

« En Martinique, la hausse des décès a débuté en juillet. L’augmentation des décès y est également très importante en août, mais un peu moindre qu’en Guadeloupe », puisqu’elle s’élève à + 175 %, relève l’Insee. Dans ces deux départements des Antilles, on constate en septembre un retour vers des niveaux de mortalité proches de 2019. Entre le 1er juin et le 20 septembre, les décès de 2021 sont aussi nettement plus importants que ceux de 2019 en Guyane (+ 55 %, avec une hausse des décès continue depuis la fin mai) et à La Réunion (touchée également par une épidémie de dengue) avec une hausse de 21 %. À Mayotte, l’augmentation est de 16 %.

Par Le Point avec AFP

Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon : appel à candidatures pour l’édition Afrique francophone

août 19, 2021

Ouvertes depuis le 16 août jusqu’au 12 septembre 2021, la huitième édition, précise RFI, concerne tous les journalistes et techniciens de moins de 35 ans résidant dans un pays africain francophone et en activité depuis au moins deux ans.

Appel à candidatures de la Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon

Les conditions de participation détaillées et le formulaire de candidature, indique RFI, sont disponibles sur rfi.fr : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210816-appel-%C3%A0-candidatures-bourse-ghislaine-dupont-et-claude-verlon-2021?ref=tw_i. L’édition 2021 de la « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon » est ouverte aux candidats de tous les pays africains francophones, à savoir Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Seychelles, Tchad, Togo, Tunisie et Rwanda. RFI souligne que l’organisation se fait de la sorte « pour la seconde année consécutive en raison des contraintes sanitaires liées à la pandémie de covid-19 ».

Une sélection des vingt candidats, dix journalistes et dix techniciens, à partir desquels seront désignés les deux lauréats, un (e) journaliste et un (e) technicien (ne), sera assurée à distance grâce aux outils numériques sur la base de leurs dossiers. Il en sera de même des formations qui s’ensuivront. Savoir qu’il sera organisé à l’intention des vingt candidats « des ateliers du 4 au 22 octobre ». L’Académie France Médias Monde entend les réaliser à partir d’un « site internet dédié créé pour l’occasion ». La désignation des lauréats va s’opérer par le jury composé de représentants du groupe France Médias Monde, de l’École de journalisme de sciences Po et de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) à l’issue desdits ateliers. Quant à la remise du prix, elle « prendra exceptionnellement la forme d’une émission de radio diffusée sur RFI, le mardi 2 novembre », souligne RFI. Quitte à préciser ici que cette date a été « décrétée par les Nations unies “Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes“ en mémoire de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ».

Par ailleurs, les deux lauréats (es) vont bénéficier ensuite d’une « formation de quatre semaines à Paris, entièrement prise en charge, au cours du premier trimestre 2022 ». Cette huitième édition de la bourse « est organisée en partenariat avec l’École de journalisme de sciences Po et l’INA », qui les accueilleront à Paris. Les formations ainsi offertes sont en complément à « un stage à RFI, au siège de France Médias Monde, encadré par les formateurs de l’Académie », précise-t-on. L’organisation ainsi annoncée est prévue « sous condition des mesures sanitaires en vigueur ».

Deux Congolais lauréats de l’édition 2019

Il sied de rappeler que l’édition 2019, la sixième, de la « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon » tenue à Kinshasa avait été remportée par deux Congolais. Il s’agit en l’occurrence de Myriam Iragi Maroy, la journaliste à la Radio Top Congo d’une part et du chef technique de la Radio Star Bukavu Vital Mugisho. Ils se sont respectivement distingués pour « la limpidité du récit et la qualité des témoignages recueillis dans le reportage “Les filles mères“ et la qualité de la prise de son, ainsi que le choix et la pertinence des ambiances sonores utilisées dans la réalisation du reportage “Le travail des enfants sur les chantiers“  ».

Pour la petite histoire, la « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon » a été baptisée du nom des deux reporters assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal (Nord du Mali). Initiée à leur hommage depuis 2014, elle s’emploie dès lors à la formation annuelle de dix jeunes journalistes radio et dix jeunes technicien(ne)s de reportage. Elle se tient d’ordinaire dans un pays d’Afrique, avant la sixième tenue en RDC, les cinq précédentes éditions ont été organisées « au Mali en 2014, à Madagascar en 2015, au Bénin en 2016, au Sénégal en 2017 et en Côte d’Ivoire en 2018 ». Quant à la dernière en date, celle de 2020, s’est tenue à distance à la suite de la pandémie de covid-19.

Avec Adiac-Congo par Nioni Masela