État d’urgence en Éthiopie: l’ambassade des États-Unis en « profond désaccord »

février 17, 2018

Addis Abeba – L’ambassade des États-Unis à Addis Abeba a fait part samedi dans un communiqué de son « profond désaccord » avec la décision du gouvernement éthiopien d’instaurer l’état d’urgence pour six mois.

« Nous reconnaissons et partageons les inquiétudes exprimées par le gouvernement concernant de violents incidents et la perte de vies humaines mais nous croyons fermement que la réponse est plus de liberté, pas moins », poursuit le communiqué de l’ambassade des Etats-Unis, traditionnel allié du gouvernement éthiopien.

« Nous enjoignons fermement le gouvernement à revoir cette approche et à identifier d’autres moyens pour protéger vies et propriété tout en préservant et même en élargissant l’espace pour un dialogue sincère (…) », poursuit l’ambassade.

Le gouvernement éthiopien, confronté à une crise politique inédite depuis un quart de siècle, a instauré vendredi l’état d’urgence pour six mois, au lendemain de la démission du Premier ministre, Hailemariam Desalegn.

Cette mesure, destinée officiellement à protéger la Constitution et à préserver le pays du « chaos et du désordre », intervient alors que le régime avait fait libérer ces dernières semaines de nombreux prisonniers, y compris des figures de l’opposition.

« La déclaration de l’état d’urgence sape les récentes avancées en vue de la création d’un espace politique plus ouvert, y compris la libération de milliers de prisonniers », estime l’ambassade des Etats-Unis.

« Les restrictions imposées à la capacité du peuple éthiopien de s’exprimer pacifiquement envoient le message qu’ils ne sont pas entendus », ajoute la représentation américaine en Ethiopie.

Les Etats-Unis sont un allié traditionnel de l’Ethiopie dans la région, notamment en raison du rôle d’Addis Abeba dans la lutte, depuis de longues années, contre les islamistes radicaux dans la Corne de l’Afrique.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h24)                                            

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Aux États-Unis, la revanche des ex-dealers devenus vendeurs de cannabis légal

février 17, 2018

Virgil Grant dans sa boutique de vente de cannabis et de produits dérivés à Los Angeles, le 8 février 2018 / © AFP / Frederic J. BROWN

Virgil Grant surfe sur le succès de la légalisation du cannabis en Californie: son petit empire compte déjà trois dispensaires, deux plantations et une ligne de vêtements. Une juste réparation pour lui qui a purgé six ans de prison pour avoir dealé de la marijuana.

Dans sa boutique discrète du sud de Los Angeles, il montre fièrement ses dernières innovations: une gourde rechargeable de thé infusé de CBD, l’une des molécules non-psychoactives de cette drogue douce, ou des onguents vendus dans de jolies fioles.

Son succès d’aujourd’hui, il l’a toutefois payé cher lors des décennies de « guerre contre la drogue », avant le début du mouvement massif pour la légalisation du cannabis aux Etats-Unis.

Arrêté en 2008 par la police fédérale, Virgil a passé six ans derrière les barreaux. « Il y a beaucoup de gens de couleur qui ont été arrêtés et incarcérés, comme moi, pour des affaires de marijuana, des crimes et délits non-violents. (…) C’est désormais légal, mais il y a toujours des gens en prison », explique-t-il à l’AFP.

Sous une forme ou une autre, l’herbe a été légalisée dans une trentaine d’Etats à ce jour, même si elle reste interdite au niveau fédéral.

« Ces gens devraient être libérés immédiatement et leurs casiers judiciaires expurgés », ajoute ce cofondateur d’une association spécialisée dans les droits des minorités dans le secteur de la plante euphorisante, la California Minority Alliance.

D’après l’association de défense des droits civiques ACLU, 8,2 millions de personnes ont été arrêtées pour commerce ou consommation de marijuana entre 2001 et 2010. Un chiffre quatre fois plus important chez les Noirs que chez les Blancs, alors que leur consommation est similaire selon de multiples études.

– « On perd tout » –

L’impact sur les Afro-américains et les Hispaniques a été dévastateur, plongeant des familles entières dans la pauvreté.

« On perd tout, même sa voiture », se souvient Virgil Grant, qui n’a pas pu voir grandir ses cinq filles. Une fois sortis de prison, les ex-dealers peinent à retrouver emploi, logement ou subvention, et donc à sortir de la précarité.

Là où la plante est devenue légale, les autorités prennent conscience de l’impact socio-économique des politiques répressives passées et mettent en place des mesures de réparation.

Des critiques font valoir que ce qui était illégal à l’époque se devait d’être réprimé par la police et puni en justice. Cat Packer, responsable de la législation sur le cannabis de Los Angeles, rétorque que des arrestations disproportionnées chez les Noirs ont eu seulement lieu « parce que la police était plus active dans ces communautés ».

Los Angeles, Oakland, Portland, entre autres, veulent désormais octroyer des licences de commercialisation de marijuana en priorité à ceux qui ont souffert de la « guerre contre la drogue ».

– « Barrières à l’entrée » –

La California Minority Alliance milite par ailleurs dans tout le pays pour que les minorités défavorisées aient leur chance de participer activement à ce secteur légal encore embryonnaire: il faut « que ça ne coûte pas un million de dollars pour obtenir une licence », argumente-t-elle.

Sans quoi, avertit l’association, « ce sera une industrie (de plus) dominée par les hommes blancs ».

Des villes comme San Diego, San Francisco ou Seattle veulent par ailleurs amnistier des milliers de condamnations passées. Beaucoup d’associations californiennes organisent aussi des « cliniques » pour aider les anciens condamnés, en majorité des hommes de couleur, à faire expurger leurs casiers judiciaires.

Eddie Erby, l’un des employés de Virgil Grant, a été arrêté à 18 ans pour avoir vendu de la marijuana. Il a passé dix ans derrière les barreaux.

Le cannabis « était une manière de gagner de l’argent rapidement parce qu’on n’arrivait pas à trouver un travail, parce qu’on n’avait pas la bonne couleur de peau », raconte-t-il, tout en pesant des fleurs de cannabis pour la commande d’un client.

Aujourd’hui âgé de 52 ans, il a mis des années à reconstruire sa vie. Virgil Grant embauche régulièrement d’anciens prisonniers: « Je leur dis +soyez à l’heure, soyez honnête et vous avez le boulot+ ».

Et du boulot il y en a: le marché du cannabis vaut déjà près de 20 milliards de dollars aux Etats-Unis, un chiffre qui devrait doubler d’ici trois ans.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 16h21)                

Le Kosovo fête les dix ans de sa déclaration d’indépendance

février 17, 2018

Un jeune Kosovar, déguisé en policier, brandit le drapeau de son pays, le 16 février à Pristina, à la veille des célébrations de l’indépendance. / © AFP / Armend NIMANI

Le Kosovo a fêté samedi les dix ans de sa déclaration d’indépendance, une souveraineté que la Serbie refuse toujours de reconnaître.

Le clou de la journée sera le concert en soirée d’une enfant du pays, la pop star britannique Rita Ora, revenue dans sa ville natale pour l’occasion.

« J’ai toujours, dans toutes mes interviews, mentionné le Kosovo, le lieu de ma naissance (…) qui est toujours dans mon coeur », a déclaré la star à la presse. « En arriver là (10 ans d’indépendance, ndlr) était un long voyage, mais uniquement le début je crois d’un périple incroyable pour notre pays », a-t-elle déclaré, avant de joindre les mains dans un signe symbolisant l’aigle bicéphale albanais.

Alors qu’elle était bébé, sa famille avait quitté en 1991 le Kosovo, soumis à la répression imposée par la Serbie sur sa province albanaise dont le président Slobodan Milosevic avait supprimé le statut d’autonomie.

En 1998, un conflit éclate entre les forces serbes et l’UCK, la rébellion indépendantiste kosovare albanaise, qui devait faire plus de 13.000 morts. Il prend fin en 1999 après onze semaines de frappes aériennes de l’Otan, pour contraindre Belgrade à retirer ses forces armées du Kosovo.

Une mission de l’ONU et une force de l’Otan sont alors déployées.

Le 17 février 2008, dans une séquence préparée avec Washington et plusieurs capitales européennes, les députés kosovars proclament l’indépendance au grand dam de Belgrade.

« Le Kosovo incarne le souhait des citoyens de vivre libres », a déclaré samedi le Premier ministre Ramush Haradinaj, reconnaissant que les autorités n’ont pas répondu à toutes les attentes.

Celles-ci « n’ont pas, ou ont très peu été réalisées », dit Pashk Desku, 66 ans, un enseignant à la retraite. « Ce qui nous gêne le plus c’est le chômage, particulièrement chez les jeunes », a estimé Largesa Lenjani, une infirmière de 25 ans.

Un tiers de la population active et la moitié des jeunes sont au chômage. Beaucoup rêvent d’imiter les quelque 700.000 membres de la diaspora kosovare, surtout installés en Allemagne et en Suisse.

– ‘Dix ans d’occupation’ –

Au Kosovo, les communautés albanaise et serbe, qui pèse pour environ 120.000 du 1,8 million d’habitants, ne se mélangent quasiment pas. La séparation est frappante dans la ville divisée de Mitrovica, où chacun vit de part et d’autre de la rivière Ibar. Samedi, côté serbe, sont apparues des affiches en noir et blanc, montrant des mains menotées, avec l’inscription « Dix ans d’occupation ».

Avec le soutien de Moscou, la Serbie s’oppose avec succès à l’admission du Kosovo à l’ONU. Son indépendance a été reconnue par 115 pays. Mais elle n’est toujours pas reconnue par près de 80 Etats dont, outre la Russie, la Chine, l’Inde, l’Indonésie ou le Brésil.

« Sans un accord avec Belgrade cette question ne peut pas être résolue », a averti samedi le chef de la diplomatie serbe Ivica Dacic.

L’Union européenne, dont cinq pays ne reconnaissent pas non plus l’indépendance du Kosovo, a fait de la normalisation des relations entre Belgrade et Pristina une condition de la poursuite de leur chemin vers une intégration. Mais ce dialogue, entamé en 2011, est au point mort depuis deux ans.

– Boîte de Pandore –

A Belgrade, des responsables évoquent mezzo voce la possibilité de redessiner les frontières.

Les chancelleries occidentales sont hostiles à ce scénario, inquiètes de voir s’ouvrir une boîte de Pandore dans une région où les tensions interethniques restent vives, près de vingt ans après la fin des guerres sanglantes qui ont conduit à l’explosion de la Yougoslavie.

Le président américain, Donald Trump, a envoyé un message d’encouragement: « Il reste du travail à accomplir, mais nous applaudissons vos progrès ».

Depuis un an, les relations ont toutefois semblé se tendre entre Pristina et les Occidentaux.

Ils ont notamment mis en garde Pristina contre la volonté de députés kosovars de supprimer un tribunal de magistrats internationaux chargés de juger des crimes de guerre susceptibles d’avoir été commis par d’ex-commandants de l’UCK. Des commandants qui sont toujours aux commandes du Kosovo.

Dimanche, se tiendra le défilé des forces de sécurité, le Kosovo ne disposant pas d’armée.

Romandie.com avec (©AFP / 17 février 2018 18h58)

Le pape François se dit en « liste d’attente » avant d’être fait saint

février 17, 2018

Le pape François conduit la messe du mercredi des Cendres, début du Carême, à l’église Santa Sabina de Rome, 14 février 2018 / © AFP / Filippo MONTEFORTE

Le pape François, plaisantant devant des prêtres, s’est dit samedi en « liste d’attente » avant que l’église catholique ne fasse de lui un de ses saints, après avoir donné, plus sérieusement, quelques conseils pour affronter « le démon de midi ».

Deux papes, Jean XXIII et Jean Paul II, sont « déjà des saints, Paul VI le sera cette année, la béatification de Jean-Paul I est en cours, quant à Benoît XVI et moi-même, on est sur liste d’attente », a déclaré samedi le pape François, à la fin d’une rencontre avec le clergé de Rome, diocèse dont il est aussi l’évêque.

Ces prêtres lui ont posé plusieurs questions, réclamant notamment son avis sur la crise de la quarantaine, qui perturbe les prêtres de 40 à 50 ans, selon l’un d’entre eux.

« Eh, le démon de midi ! », a répondu le pape argentin, en français, avant d’évoquer « el cuarentazo », la traduction en argentin. « A quarante, entre quarante et cinquante ans, ça te tombe dessus, c’est une réalité. J’ai entendu certains l’appeler +c’est maintenant ou jamais+. On repense à tout et on se dit +c’est maintenant ou jamais+ », a ajouté Jorge Bergoglio.

Alors que faut-il faire ?, s’interroge le pape, avant de préconiser d’aller « chercher de l’aide, tout de suite ».

« Si tu n’as pas un homme prudent, un homme de discernement, un sage qui t’accompagne, cherche le, parce qu’il est dangereux de continuer seul, à cet âge », a averti le souverain pontife. « Il y en a tant qui ont mal fini. Cherche de l’aide tout de suite », a-t-il martelé.

Car, a-t-il encore ajouté dans ce langage direct qui est sa marque de fabrique, « on a de mauvaises tentations dans ces moments là, des tentations qu’on n’aurait jamais pensé avoir avant ».

« Il ne faut pas en avoir honte, mais il faut les éradiquer tout de suite », a encore averti le pape argentin, car c’est aussi le moment des « gamineries » (ragazzate): quand un prêtre commence à faire ce genre de gamineries ». « Elles sont le germe de la double vie », a-t-il encore averti.

En réponse à une question émanant de prêtres plus âgés, ayant largement dépassé la cinquantaine, François se montre solidaire de leur désarroi, parfois, devant la modernité et ses technologies.

A cet âge, a-t-il reconnu, « on peut ne pas trouver le langage du monde d’aujourd’hui. Moi, je ne sais pas utiliser les réseaux et toutes ces choses, non, je n’ai même pas de téléphone portable, je n’en ai pas », a-t-il insisté.

Quant à internet, le pape argentin, âgé de 81 ans, reconnaît ne peut savoir l’utiliser.

« Internet et toutes ces choses, je ne sais pas les utiliser. Quand je dois envoyer un mail, je l’écris à la main et un secrétaire me l’envoie », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec (©AFP / 17 février 2018 17h51)                

Mexique: 13 morts dans l’accident d’hélicoptère d’un ministre

février 17, 2018

L’hélicoptère accidenté qui transportait le ministre de l’Intérieur mexicain Alfonso Navarrete -indemne-,à Santiago Jamiltepec, dans l’Etat mexicain d’Oaxaca le 17 février 2018. / © AFP / PATRICIA CASTELLANOS

L’accident d’hélicoptère d’un ministre mexicain a fait 13 morts dont trois enfants vendredi soir, alors qu’il se rendait sur les lieux d’un séisme de magnitude 7,2 qui n’a pas provoqué de dégâts majeurs.

Le ministre mexicain de l’Intérieur Alfonso Navarrete se trouvait à bord d’un hélicoptère militaire en compagnie du gouverneur de l’Etat d’Oaxaca, Alejandro Murat, et de plusieurs fonctionnaires lorsque l’accident s’est produit en fin de soirée au moment de l’atterrissage à Santiago Jamiltepec dans l’Etat de Oaxaca (sud).

« Le ministre Navarrete et le gouverneur Alejandro Murat ainsi que l’équipage sont sains et saufs », a tweeté en fin de soirée le président mexicain Enrique Peña Nieto.

« Malheureusement, plusieurs personnes au sol ont perdu la vie et d’autres sont blessées », a ajouté le président, qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Samedi, les autorités judiciaires de l’Etat ont confirmé la mort de cinq femmes, quatre hommes et trois enfants. Une autre personne est décédée lors de son transfert à l’hôpital.

Alfonso Navarrete a déclaré à la chaîne Televisa que le pilote de l’hélicoptère militaire avait perdu le contrôle de l’appareil à environ 40 mètres du sol.

Les images obtenues par l’AFP montrent un hélicoptère militaire basculé sur le flanc, et une camionnette écrasée sous lui. Des chaises en plastique apparaissent renversées à proximité.

Le ministre et ses accompagnateurs se dirigeaient vers la zone de l’épicentre du séisme dans l’Etat d’Oaxaca. Une cinquantaine de maisons dans la localité de Santiago Jamiltepec, où l’hélicoptère est tombé, ont subi des dommages structurels.

Les autorités de cet Etat ont ouvert des abris pour accueillir les personnes affectées et près de 6.000 soldats et policiers ont été déployés dans la zone.

Le séisme a eu lieu à 17h39 locale (23h39 GMT) à une profondeur de 24 km selon l’USGC, ce qui pourrait expliquer en partie le peu de dégâts constatés.

Fortement ressenti dans la capitale, le séisme est survenu quelques mois après deux violents tremblements de terre qui ont tué près de 500 personnes en septembre dans l’Etat de Oaxaca et à Mexico.

– ‘Horriblement fort’ –

Le déclenchement de l’alarme sismique a fait revivre aux habitants de la capitale l’angoisse du séisme de septembre.

Des milliers de personnes sont sorties précipitamment des immeubles de crainte qu’ils ne s’effondrent.

La capitale est dotée d’un système d’alerte destiné à avertir la population quelques instants avant un séisme, grâce à des capteurs placés le long de la côte Pacifique.

« Nous sommes sortis en courant, c’est la seule chose qu’on peut faire », raconte, les yeux rougis par l’émotion Kevin Valladolid, 38 ans, habitant du quartier Roma.

« C’est vrai qu’on est déjà assez perturbés. A la moindre alarme qui retentit, on pleure, on est très stressés, on vit un flash-back », a-t-il confié.

Debout au milieu d’une avenue du même quartier, Graciela Escalante, 72 ans, garde les yeux fixés sur son appartement, situé au cinquième étage.

« Cela a été horriblement fort. On a eu du mal à descendre, ça a été les escaliers les plus longs du monde, mais on a réussi à sortir avant que la terre se mette à trembler… on a cru que tout allait s’effondrer une fois de plus », relate-t-elle, tenant fermement la main de sa fille.

Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 –le plus puissant en un siècle au Mexique — a frappé le pays et fait 96 morts, principalement dans l’Etat d’Oaxaca.

Puis le 19 septembre, jour du 32e anniversaire de l’énorme séisme de 1985 qui avait tué 10.000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 a fait 369 morts à Mexico.

Situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, le Mexique est l’un des pays du monde où l’activité sismique est la plus forte.

Romandie.com avec (©AFP / 17 février 2018 18h25)                

Espagne/Aéroport de Madrid: 12 Congolais totalement nus pour éviter l’expulsion

février 17, 2018

 

Douze ressortissants de la RDC ont été protagonistes d’une scène de strip – tease à l’aéroport de Madrid en Espagne pour éviter leur expulsion. Cet acte inattendu a retardé leur reconduite à la frontière pour le scandale causé.

Tous les moyens sont bons pour éviter d’être reconduit à la frontière pour les migrants Africains qui débarquent en Europe. Douze Congolais ont montré leur nudité au public à l’aéroport de Madrid quand la police allait les embarquer dans un vol à destination de Rio de Janeiro d’où elles avaient embarqué trois jours plus tôt.

C’est au contrôle d’immigration que la police avait décidé de leur interdire l’accès sur le territoire Espagnole. Elles étaient en possession des faux documents de voyage, et une fois admises dans la salle de rétention en attente de leur expulsion, elles ont sollicité l’asile politique qui a été rejetée.

C’est lors de leur embarquement pour Rio que les douze se sont déshabillés devant les passagers dans la salle d’attente, déchirant leurs vêtements et dénonçant à haute voix le traitement dont ils ont été l’objet de la part de la police. Un comportement qui a poussé la police à surseoir leur expulsion.

Le groupe de Congolais formé de 8 femmes,2 hommes et 2 enfants aurait été introduit en Espagne par une mafia bien organisée opérant depuis le Brésil, selon la police Espagnole.

Le ministère de l’intérieur a rejeté leur demande d’asile jugée peu convaincante et remplie d’incohérence dans le récit du parcours. Notons qu’une interprète de la même nationalité que ces demandeurs d’asile avait rédigé un rapport mettant en doute leur version des faits.

Il y a dix jours, cinq autres Congolais avaient été renvoyés vers le Maroc dans les mêmes conditions et pour les mêmes faits, et deux autres ont vu leur demande d’asile être acceptée, ce qui leur a permis d’être aujourd’hui dans un centre d’accueil à Madrid.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Au Cameroun anglophone, les séparatistes armés dans une logique de guérilla

février 17, 2018

 

Des policiers camerounais à Yaoundé, en 2005. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

« Je ne veux pas mourir, mais notre seul avenir, c’est l’indépendance. Et ils ne veulent pas nous la donner. » Réfugié dans un village nigérian à quelques kilomètres de chez lui, au Cameroun anglophone déchiré par les violences, Victor Obi, songe, pour la première fois de sa vie, à prendre les armes.

Cet étudiant de 25 ans dit n’avoir « plus rien à perdre » depuis qu’il a fui en décembre l’arrivée des soldats à Kajifu, qui tiraient selon lui au hasard sur les habitants qui n’avaient pas encore fui en brousse.

« Ils ont abattu ma sœur et mon petit frère », raconte-t-il avec un élan de haine dans la voix. L’armée pourchassait alors ceux que le pouvoir de Yaoundé qualifient de « terroristes » : les séparatistes armés, qui selon des sources sécuritaires, avaient installé l’un de leurs principaux camps d’entraînement dans l’épaisse forêt équatoriale entourant Kajifu.

Répression de l’armée

Les deux régions anglophones, qui regroupent 20 % de la population camerounaise, sont secouées depuis plus d’un an par une profonde crise politique sur fond de revendications sociales et économiques vis-à-vis de l’élite francophone qui dirige le pays.

La proclamation unilatérale d’une république indépendante, l’ »Ambazonie », le 1er octobre, a marqué un tournant. Des dizaines de milliers de personnes ont fui au Nigeria voisin alors que l’armée réprimait lourdement, hélicoptères de combat et véhicules blindés à l’appui, ce qui ressemble de plus en plus à une insurrection armée.

Au moins 26 morts

Les violences ont déjà fait au moins 26 morts chez les forces de sécurité selon un décompte de l’AFP, et un nombre indéterminé de victimes civiles, très peu d’ONG et de médias indépendants ayant obtenu un accès à la zone.

Les partisans de la lutte armée, une nébuleuse de groupuscules plus ou moins identifiés – dont le gouvernement autoproclamé de l’Ambazonie s’est désolidarisé, prônant une lutte « pacifiste » -, multiplient les attaques isolées contre les symboles de l’Etat, devenues ces dernières semaines quasi-quotidiennes.

Dimanche, un sous-préfet a ainsi été capturé et sa voiture brûlée à Batibo avant la célébration d’une fête nationale. L’enlèvement a été revendiqué par Lucas Cho Ayaba, leader de l’Ambazonian Defence Forces (ADF), avec un avertissement clair: « Vous tuez mon peuple, nous vous poursuivrons jusqu’aux portes de l’enfer ».

Plus de 300 combattants

L’ADF, avec trois autres milices – les Southern Cameroons Defence Forces (SOCADEF), le groupe homonyme Southern Cameroons Defence Forces (SCDF) et l’Ambazonia restoration army (ARA) – constituent les principales forces, « dont le nombre total de combattants » est estimé à plus de 300, selon le think-tank International crisis group (ICG).

À côté, il y a « une dizaine de groupuscules violents ou groupes d’autodéfense, comptant en moyenne dix à 30 membres chacun, comme les Tigers, Vipers ou Ambaland forces ».

Mais très peu revendiquent leurs attaques, et il est très difficile de savoir précisément qui fait quoi sur le terrain, explique Hans De Marie Heungoup, chercheur à l’ICG.

Radicalisation de l’opinion publique

Une chose semble sûre : la répression a radicalisé beaucoup d’anglophones, agriculteurs ou petits fonctionnaires, qui se sentaient depuis longtemps marginalisés par le pouvoir francophone de Yaoundé, mais ne s’étaient pas forcément intéressés à la politique jusque-là.

« Les frustrations sont énormes », souligne le pasteur John Mbe, qui fait partie des 33.000 personnes réfugiées dans l’État de Cross River (Nigeria), évoquant la corruption, l’absence de routes pour désenclaver leur région reculée et de débouchés pour vendre les récoltes. « Vous pouvez passer 13 ans sur les bancs de l’école et ne jamais trouver d’emploi ».

« Maintenant, beaucoup de gens sont morts, on ne peut pas rentrer chez nous. Nos jeunes n’ont peut-être pas d’armes ni de munitions, mais ils sont en colère », assure le pasteur.

« Les gens sont prêts à se battre »

« Les gens dans les camps de réfugiés sont prêts à se battre », confirme Hans de Marie Heungoup, qui estime le nombre de combattants potentiels à environ 5 000. « Le principal problème des groupes ambazoniens est l’absence de financement : s’ils avaient de l’argent pour acheter des armes, entrainer et nourrir leurs hommes, ils pourraient lever une armée ».

Faute de moyens, les combattants séparatistes, cachés dans la forêt et les montagnes quasi impénétrables qui forment la frontière naturelle entre le Nigeria et le Cameroun, poursuivent une logique de guérilla inspirée « de la résistance en Afrique du Sud durant l’apartheid ou en Erythrée », selon une source proche du mouvement.

Dans le département du Manyu, épicentre du conflit, ils bloquent les axes routiers à l’aide de pneus et de troncs d’arbres pour tendre des embuscades ou attaquent les bases des forces de sécurité, principalement armés de fusils traditionnels, de quelques fusils d’assaut Kalachnikov, de grenades et autres engins explosifs artisanaux. Les rares armes sophistiquées qu’ils possèdent ont été volées dans les commissariats.

Préparation « mystique » au combat

« Nous poursuivons deux objectifs dans la défense de la patrie : la rendre ingouvernable et augmenter le coût de l »occupation’ (de l’armée camerounaise) », expliquait le leader Lucas Cho Ayaba sur son compte Facebook il y a quelques jours.

À Ikom, ville nigériane voisine du Cameroun, où s’entassent des milliers de réfugiés, l’inquiétude grandit de voir le conflit se propager. Aucun camp d’entrainement n’a été découvert au Nigeria, mais selon plusieurs témoignages recoupés par l’AFP, de jeunes réfugiés se préparent « mystiquement » à partir « combattre ».

Ils se réunissent en petits groupes pour des cérémonies juju (rite animiste), au cours desquelles ils se scarifient le front pour mélanger à leur sang des « potions magiques » censées les rendre « invincibles », raconte un soldat nigérian qui a assisté à l’une d’elles.

Le soutien d’Abuja

Les autorités d’Abuja, qui ont arrêté et extradé fin janvier 47 militants sécessionnistes, multiplient les déclarations de soutien à Yaoundé et ont déployé des soldats le long de la frontière. Mais cela n’a pas empêché les rebelles anglophones de lancer des attaques depuis le territoire nigérian ces dernières semaines, selon plusieurs sources sécuritaires.

Fin janvier, ils ont ainsi fait sauter un engin explosif improvisé sur le poste-frontière camerounais d’Ekok, détruisant en partie le bureau des douanes.

« La réalité c’est que beaucoup de combattants se cachent parmi les réfugiés et qu’ils traversent la frontière à leur guise à travers la forêt », affirme Lawrence Asuquo, chef des services d’immigration à Ikom. « Ils attaquent l’armée camerounaise, et se réfugient aussitôt au Nigeria. Ils est quasiment impossible de les traquer ».

Jeuneafrique.com

Un puissant séisme secoue le Mexique, l’hélicoptère d’un ministre s’écrase

février 17, 2018

Dans une rue de Mexico, après le puissant séisme de magnitude 7,2 le 16 février 2018 / © AFP / Yuri CORTEZ

Un puissant séisme a secoué vendredi soir le Mexique sans provoquer de dégâts majeurs, mais l’hélicoptère d’un ministre qui se rendait sur les lieux s’est écrasé à l’atterrissage, faisant deux morts au sol.

L’hélicoptère transportait le ministre mexicain de l’Intérieur Alfonso Navarrete et le gouverneur de l’Etat d’Oaxaca Alejandro Murat, lesquels sont sains et saufs, a tweeté en fin de soirée le président Enrique Peña Nieto.

« Malheureusement, plusieurs personnes au sol ont perdu la vie et d’autres sont blessées » a ajouté le chef de l’Etat, qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Le ministère de l’Intérieur a précisé sur Twitter que l’accident avait fait deux morts au sol. Des images diffusées par la chaîne Televisa montraient l’hélicoptère gisant sur le côté. Selon un reporter de la chaîne présent à bord, l’appareil a chuté après avoir généré un grand nuage de poussière sur le terrain d’atterrissage.

L’accident a eu lieu à Pinotepa de San Luis, à environ 600 km au sud de Mexico, au coeur d’une zone frappée quelques heures plus tôt par un séisme de magnitude 7,2 qui n’a fait ni victime ni dégâts majeurs, selon les autorités.

Ce séisme, survenu cinq mois après un violent tremblement de terre qui avait tué 369 personnes dans la capitale, a été fortement ressenti à Mexico où il a provoqué la psychose.

« La ville fonctionne normalement, les dégâts sont très mineurs » a déclaré le maire de la mégalopole de 20 millions d’habitants, Miguel Angel Mancera, en début de soirée sur Milenio TV.

« Jusqu’à présent il n’y a pas de pertes de vies humaines ni de personnes blessées », a précisé de son côté le porte-parole de la présidence, Eduardo Sanchez.

La magnitude de la secousse, survenue à 17h39 heure locale (23h39 GMT), a été évaluée à 7,2 par l’institut américain de géophysique USGS et le service géologique mexicain.

Les autorités ont signalé des dommages structurels sur plusieurs immeubles de la ville de Pinotepa de San Luis ainsi qu’à Santiago Jamiltepec dans le même Etat d’Oaxaca.

La profondeur de l’hypocentre, à 37 km selon l’USGC, pourrait expliquer en partie pourquoi cette secousse violente n’a finalement eu que peu de conséquences.

– « Horriblement fort » –

Des milliers de personnes sont sorties précipitamment des immeubles de la capitale quand s’est déclenché le système d’alarme, annonciateur d’une secousse imminente, pour rejoindre des places ou des avenues et tenter ainsi d’éviter la possible chute de bâtiments.

La capitale est dotée d’un système d’alerte destiné à avertir la population quelques instants avant un séisme. Ce dispositif fonctionne grâce à une centaine de capteurs placés le long de la côte Pacifique, où le risque d’un séisme est le plus grand.

Les ondes sismiques peuvent mettre une minute à atteindre la capitale, à plusieurs centaines de kilomètres de là. Les dégâts peuvent y être considérables car la mégapole est bâtie sur le sol très meuble d’un ancien lac.

« Nous sommes sortis en courant, c’est la seule chose qu’on peut faire », a déclaré, les yeux rougis par l’émotion, Kevin Valladolid, 38 ans, habitant du quartier Roma.

« C’est vrai qu’on est déjà assez perturbés. A la moindre alarme qui retentit, on pleure, on est très stressés, on vit un flash back », a-t-il confié.

Debout au milieu d’une avenue du même quartier, Graciela Escalante, 72 ans, gardait les yeux fixés sur son appartement, situé au cinquième étage.

« Cela a été horriblement fort. On a eu du mal à descendre, ça a été les escaliers les plus longs du monde, mais on a réussi à sortir avant que la terre se mette à trembler… on a cru que tout allait s’effondrer une fois de plus », a-t-elle raconté, tenant fermement la main de sa fille.

Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 –le plus puissant en un siècle au Mexique — avait frappé le pays et fait 96 morts, principalement dans l’Etat d’Oaxaca.

Puis le 19 septembre, au 32e anniversaire de l’énorme séisme de 1985 qui avait tué 10.000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 avait fait 369 morts à Mexico.

Situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, le Mexique est l’un des pays du monde où l’activité sismique est la plus forte.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 07h53)                

Pakistan: peine de mort pour le meurtrier et violeur d’une fillette

février 17, 2018

Lahore (Pakistan) – Le principal suspect du viol et du meurtre d’une fillette a été condamné à mort samedi, une affaire qui a bouleversé le Pakistan et alimenté la peur d’un tueur en série s’en prenant aux enfants de la ville de Kasur (est).

Imran Ali, 24 ans, a été reconnu coupable du meurtre de Zainab Fatima Ameen, 6 ans, dont le corps a été retrouvé début janvier. La petite Zainab était le douzième enfant assassiné ces deux dernières années dans un rayon de 2 kilomètres autour de Kasur, selon les autorités. Ali, dont l’ADN a été retrouvé sur Zainab et six autres victimes, a confessé huit crimes au total.

« La cour a prononcé quatre peines de mort contre ce tueur en série », l’une « pour avoir kidnappé Zainab », une autre « pour l’avoir violée », une troisième « pour l’avoir tuée » et une quatrième « pour d’autres inculpations terroristes », a déclaré à la presse le procureur général de la province du Pendjab, Ihtesham Qadir.

L’audience, qui ne s’intéressait pas aux autres victimes présumées d’Ali, s’est tenue à huis clos dans la prison Kot Lakhpat de Lahore pour des raisons de sécurité. Seuls les proches des victimes avaient accès à la salle d’audience, les journalistes étant retenus 500 mètres en amont.

La cour a aussi condamné Imran Ali à plusieurs autres peines, dont une de prison à perpétuité, ainsi qu’à plusieurs amendes, pour un total de 3,2 millions de roupies (environ 23.700 euros), pour avoir notamment « caché le cadavre dans des ordures », a poursuivi le procureur Qadir.

« C’était un procès juste », a commenté Mian Sultan Masood, l’avocat de l’accusé, qui a lui a été fourni par l’Etat, son précédent défenseur s’étant récusé. « L’accusé a admis son crime. Dans ce contexte, il est correct qu’il ait été condamné à mort », a-t-il poursuivi.

La mère de Zainab, Nusrat Bibi, a accueilli le verdict avec satisfaction. « Je veux qu’il soit pendu publiquement à l’endroit où il a pris Zainab », a-t-elle déclaré à des journalistes.

Le bâtonnier Ahmed Pansota, opposé à la pendaison publique car elle est selon lui inconstitutionnelle, a de son côté émis des réserves quant à la « justesse » du procès, dont le verdict a été rendu moins d’un mois après l’arrestation du suspect.

« La justice accélérée dans cette affaire est conforme à la constitution. Mais dans bien des cas similaires, la justice n’est pas rendue à cause de la pression médiatique, les circonstances atténuantes étant exclues » pour l’accusé, a rappelé cet avocat à la Haute cour.

Le viol et le meurtre de la fillette ont bouleversé l’opinion publique au Pakistan. Une violente manifestation contre l’inaction supposée de la police a fait deux morts à Kasur. Des célébrités, des hommes politiques de l’opposition et des anonymes ont exigé l’arrestation du coupable tandis que le hashtag #JusticeForZainab circulait sur les réseaux sociaux.

D’après le père de Zainab, Ameen Ansari, Ali, qui habitait à proximité, avait pris part aux manifestations ayant embrasé la ville après la mort de sa fille.

La colère des habitants a été alimentée par le fait que la région de Kasur est déjà tristement célèbre pour une affaire de crimes sexuels.

En 2015, un gigantesque scandale de pédophilie y avait été mis au jour. Des vidéos montrant au moins 280 enfants victimes d’abus sexuels par une bande qui faisait chanter les familles avaient été découvertes. A l’époque déjà, la police avait été accusée de fermer les yeux.

Romandie.com avec(©AFP / 17 février 2018 13h56)                                            

Congo – Œuvres artistiques: Denis Sassou Nguesso présidera l’exposition sur l’œuvre de Marcel Gotène lundi à Kintélé

février 16, 2018

 
 

Exposition et vernissage de l’œuvre artistique de Marcel Gotène l’activité qui s’étalera sur trois mois s’ouvre ce lundi 19 février 2018, sous le patronage du chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso.

 

Le vernissage de l’exposition sur Marcel Gotene aura pour cadre le Centre international de Conférence de Kintélé, sous le thème « Gotène au cœur du cosmos ».

Cette exposition, qui est à la fois une manière de faire connaître et de rendre international les productions artistiques de Marcel Gotène, aura, outre le coté culturel, une partie scientifique.

Le programme y relatif prévoit pour le mardi, 20 février 2018, au même lieu, un colloque international marqué par une leçon inaugurale du Professeur Théophile Obenga.

Ce colloque sera le lieu de lire à travers l’art de Gotène, au-delà des couleurs, ce que l’artiste voulait dénoncer à  travers ses tableaux.

Naviguant entre le figuratif et l’abstrait, Marcel Gotène s’est voulu original, en créant des personnages, des paysages, des atmosphères au surréalisme déroutant. Son univers est fait de blanc, de bleu, de rouge, de jaune, de noir, de vert et d’un peu de marron. Il n’hésite pas à créer des êtres monstrueux à deux têtes. Une inspiration qui a fait de lui, le Gotène auquel le Congo rend hommage par cette exposition.

La carrière de Marcel Gotène a été couronnée de nombreux prix et distinctions au Congo et à l’étranger. « Je ne suis pas venu au monde pour changer l’homme, mais j’aime le respect », aimait à répéter Marcel Gotène.

Décédé en 2013, l’homme est resté vivant et immortel à travers sa peinture, mieux son art.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville