Laeticia Hallyday va construire un caveau familial à Saint-Barth

août 23, 2019

 

Laeticia Hallyday, la veuve de Johnny, va faire construire un caveau familial au cimetière de Lorient à Saint-Barthélemy, la petite île antillaise où le rockeur repose depuis le 11 décembre 2017, près de la mer.

«Il n’y a pas encore de caveau construit, seulement une autorisation qui a été donnée, sur les limites de la concession où se trouve Johnny actuellement», a indiqué vendredi à l’AFP le président de la Collectivité d’Outre-Mer de Saint-Barthélemy, Bruno Magras (LR). Laeticia Hallyday a acquis une concession et l’autorisation d’y construire un caveau familial peu après le décès du chanteur d’un cancer le 5 décembre 2017 à l’âge de 74 ans. Le chanteur appréciait la tranquillité de Saint-Barth, où il possédait une villa avec sa femme.

Le caveau, qui pourrait accueillir quatre personnes, devrait être construit tout à côté de la tombe actuelle. «Le jour où il faudra déplacer le corps de Johnny Hallyday, on le fera en respectant la procédure établie, comme pour toutes les familles, a ajouté Bruno Magras. Mais tout cela dépend de la famille du défunt. C’est elle qui décide quand elle construit le caveau et quand elle souhaite déplacer le corps.»

Si Johnny Hallyday continuera son repos éternel au petit cimetière de Lorient, ses voisins pourraient, eux, déménager. À côté de sa sépulture, se trouvent des tombes datant de l’époque où l’île était suédoise (1784-1877). La Collectivité est en train de les recenser et projette de les transférer vers le quartier de Public, où se trouve le cimetière suédois de Saint-Barthélemy.

Proche de l’idole des jeunes avec qui il partageait la passion de la guitare, Bruno Magras souligne que «Johnny m’a toujours manifesté son souhait d’être enterré à Saint-Barthélemy et d’y créer son caveau familial. Laeticia ne fait que respecter ce que son mari souhaitait». Depuis son inhumation à Saint-Barthélemy, choix qui avait déçu certaines communautés de fans, Johnny Hallyday reçoit des visites d’admirateurs et de curieux chaque jour. Mais la petitesse de l’île et son éloignement empêchent tout effet de masse autour de sa tombe.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Des milliers de Congolais d’Angola rentrent en RDC

août 23, 2019

 

Des milliers de Congolais réfugiés en Angola ont pris ces derniers jours le chemin du retour en République démocratique du Congo, a appris l’AFP ce vendredi de sources onusiennes et gouvernementale.

«Environ 8500 réfugiés ont spontanément quitté le camp de Lovua dans la province angolaise de Lunda Norte depuis le 18 août avec l’intention de retourner chez eux en RDC», a déclaré vendredi un porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés (UNHCR). «Plus de 1000 réfugiés sont déjà arrivés en RDC et beaucoup d’autres se déplacent vers les frontières avec la RDC», a ajouté ce porte-parole Andrej Mahecic depuis Genève. «Près de 30.000 réfugiés congolais qui se trouvaient en Angola sont rentrés ce vendredi 23 août en RDC», rapporte vendredi soir la radio onusienne Okapi, en citant le ministre provincial de l’Intérieur du Kasaï, Deller Kawino Ndongo.

D’après le HCR, ce mouvement est dû à l’amélioration de la sécurité dans le Kasaï (sud-ouest), ravagé par un conflit civil qui a fait au moins 3000 morts et 1,4 million de déplacés, dont 37.000 en Angola. «Le HCR mène des discussions tripartites avec l’Angola et la RDC pour mettre en place un mécanisme pour des retours volontaires, dignes et durables», ajoute l’agence des Nations unies. Le HCR appelle Kinshasa et Luanda à «éviter la situation où des milliers de réfugiés pourraient être en danger».

En octobre 2018, les autorités angolaises avaient expulsé des dizaines de milliers d’étrangers. Luanda avait affirmé qu’environ 380.000 migrants clandestins, pour la plupart originaires de la RDC voisine, avaient quitté l’Angola en moins d’un mois au terme de l’opération «Transparence» de lutte contre le trafic du diamant. Kinshasa avait alors avancé le chiffre de 200.000 Congolais expulsés dont 30.000 «brutalement» avec des «pertes en vies humaines».

Par Le Figaro.fr avec AFP

En Nouvelle-Zélande, le président du Parlement nourrit le bébé d’un député en pleine séance

août 22, 2019

 

BB

Trevor Mallard, le président du Parlement néo-zélandais, en pleine session à la Chambre des représentants, nourrit un bébé.

Mercredi 21 août, Trevor Mallard, le président du Parlement néo-zélandais, s’est improvisé baby-sitter du bébé d’un député le temps d’un débat à la Chambre des représentants. Le père de l’enfant, l’ancien animateur de télévision Tāmati Coffey, se dit «vraiment soutenu» par l’ensemble de ses collègues.

Un « intrus » d’à peine cinq kilos au Parlement. En Nouvelle-Zélande, le président de la Chambre des représentants Trevor Mallard a donné, mercredi 21 août, le biberon au nourrisson d’un député alors qu’il présidait un débat. Né en juillet d’une mère porteuse, le petit garçon est le fils du député travailliste Tāmati Coffey.

De retour de congé paternité, l’ancien animateur de télévision a confié au cours d’une session parlementaire son bébé au patron du perchoir du Parlement. C’est tout naturellement que Trevor Mallard, lui-même père de trois enfants, a assumé le rôle de baby-sitter. Des photos de l’élu en train de bercer l’enfant et de lui donner le biberon ont été partagées de nombreuses fois sur les réseaux sociaux. «Ravi d’avoir un bébé à la Chambre, et quel beau bébé», a notamment tweeté Gareth Hughes, député du Parti vert.

« Le miracle de la vie »

Par la suite, le député Coffey a indiqué à Newshub se sentir «vraiment soutenu par les collègues de toute l’Assemblée». «Les bébés apaisent la tension ambiante au Parlement et je pense que nous avons davantage besoin d’eux pour nous rappeler la véritable raison pour laquelle nous sommes tous ici», a-t-il poursuivi. Dans un post Facebook annonçant la naissance du bébé, Tāmati Coffey affirmait en juillet que son partenaire Tim Smith et lui étaient «bouleversés par le miracle de la vie». Avant d’assurer que la mère porteuse, une amie du couple, «s’en sortait très bien».

Ce n’est toutefois pas la première fois qu’un député s’affiche avec son bébé au Parlement. Et l’exemple vient d’en haut puisqu’en septembre 2018, la première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, avait siégé aux Nations unies avec son bébé de trois mois lors de son premier discours à New York.

Le Figaro.fr par Segolène Forgar

Inquiets du Brexit, les Anglais se précipitent pour vendre leur logement

août 22, 2019

Boris

Les prix de l’immobilier à Londres ont chuté de plus de 4% sur les cinq premiers mois de l’année Crédits photo : ZGPhotography/Shutterstock

– Alors que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne se précise, le nombre de ventes immobilières outre-Manche s’envole de plus de 6% sur un an. Du jamais vu depuis 2015.

Le nouveau premier ministre britannique Boris Johnson l’a assuré: le Royaume-Uni quittera l’Union européenne le 31 octobre. Une échéance qui inquiète les propriétaires immobiliers qui ne savent pas à quoi ressemblera le marché après le Brexit. Conséquence: le nombre de ventes s’accélère en août, selon une récente étude du plus grand portail immobilier du pays, Rightmove. Une hausse de 6,1% a ainsi été enregistrée par rapport à août 2018. Du jamais vu depuis 2015 pour un mois d’août, une période habituellement creuse en raison des grandes vacances.

Pour Rightmove, l’explication est claire: certes, la perspective du Brexit n’est une surprise pour personne. Mais désormais, la date de sortie du Royaume-Uni est connue. Dès lors, beaucoup de vendeurs, anticipant une baisse des prix de l’immobilier, se précipitent pour vendre au mieux leur bien. De leur côté, les acheteurs se frottent les mains. Avec une livre qui a perdu 20% de sa valeur face à l’euro en trois ans, les étrangers ont aussi de bonnes affaires à réaliser. «De plus en plus d’acheteurs ont compris que la période était propice aux achats. En règle générale, les acheteurs sont peu nombreux en août. Mais étant donné le contexte actuel, la concurrence est plus forte car les vendeurs sont plus disposés à accepter de baisser leur prix», explique Miles Shipside, analyste du marché immobilier de Rightmove

Même si l’affolement est rarement gage de succès, le marché immobilier britannique perd assurément de sa superbe. Les prix ne progressent quasiment plus: leur hausse est restée inférieure à 1% en juillet (+0,3%) pour le huitième mois consécutif, selon la banque mutualiste Nationwide. Pour s’offrir un logement au Royaume-Uni, vous devez débourser un peu moins de 218.000 livres (plus de 237.000 euros). À titre de comparaison, un logement coûte en moyenne 220.000 euros en France.

Ce ralentissement des prix est une aubaine pour les acheteurs et forcément moins pour les vendeurs. Conséquence: le nombre de propriétés qui changent de mains ne représente que 5% du total de maisons au Royaume-Uni, selon Nationwide. Un taux de rotation nettement inférieur à celui enregistré avant la crise (autour de 8%). Pire: à Londres, les prix ont reculé de plus de 4% sur les cinq premiers mois de l’année, selon les chiffres de l’Office for National Statistics. La plus forte baisse enregistrée depuis 2009.

 

Le Figaro.fr par Guillaume Errard

Avant le G7, Macron donne sa vision du monde

août 21, 2019

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ERIC GAILLARD/AFP

Pour sa rentrée politique et à deux jours de l’ouverture officielle du G7, le chef de l’État s’est longuement exprimé mercredi sur les sujets nationaux et internationaux en cours lors d’une conférence de presse.

Emmanuel Macron soigne sa rentrée. Surpris en 2017 par une baisse brutale de sa popularité, désarçonné en 2018 par les démissions successives de ses ministres Nicolas Hulot et Gérard Colomb, le président de la République prend cette fois les choses en main. À deux jours de l’ouverture officielle du G7 de Biarritz et après avoir présidé un conseil des ministres de rentrée consacré aux réformes à venir, le chef de l’État a répondu pendant plus de deux heures aux questions des journalistes de l’Association de la presse présidentielle. Pas d’enregistrement, pas de photos, pas de vidéos, interdiction de twitter durant l’échange pour faciliter la fluidité des échanges initialement consacrés au G7 et aux questions internationales. Mais Emmanuel Macron s’est aussi longuement exprimé sur les sujets nationaux, de la crise des «Gilets jaunes» à l’état de sa majorité en passant par les accusations de violences adressées aux forces de l’ordre. Revue de détail des déclarations du chef de l’État.

La toile de fond du G7

«Nous vivons une période absolument historique de l’ordre international qui est le nôtre. Nous vivons une crise très profonde des démocraties qui est une crise à la fois de représentativité, d’efficacité face aux grandes peurs contemporaines: peur climatique, peur technologique, peur migratoire. Ce sont ces grands phénomènes contemporains qui dépassent largement le cadre national. Ils supposent de nouveaux modes de coopération mais aussi une réponse efficace que l’on a parfois du mal aujourd’hui à apporter (…) Le moment que nous vivons, sans doute depuis le XVIIIe siècle, est peut-être en train de s’effacer. L’ordre international, c’était l’occident qui le décidait. (…) Cette hégémonie occidentale est profondément remise en cause.»

Concernant l’issue du sommet du G7 à Biarritz, le chef de l’État a précisé qu’il n’y aurait pas de communiqué final «pré-négocié» afin d’éviter des «zooms» sur les désaccords: «Personne ne lit les communiqués, il faut être honnête (…) Les communiqués, aucun des dirigeants ne les discute avant. Ce sont des chicaillas de bureaucrates. Les communiqués reflètent les positions profondes de la bureaucratie française face à la bureaucratie américaine et autres… Le rôle des dirigeants, c’est de prendre des risques par rapport à leurs positions historiques, de prendre des libertés, de décider et de donner des instructions à leurs administrations. Je ne veux pas être l’otage de gens qui négocient des communiqués pour moi.»

La France dans le monde

«La France a un rôle dans ce cadre qui est lié à son histoire, à son statut, qui est celui d’être cette puissance d’équilibre. Nous ne sommes pas un pays aligné. Ça n’est pas notre tempérament. Quand bien même nous avons des alliés, nous devons préserver et redéfinir notre capacité à parler à tout le monde (…)»

«En Europe, on repèse depuis deux ans. On repèse dans les choix qui sont faits. On repèse dans les orientations qui sont données. Parce qu’on a aussi montré qu’on bougeait les choses sur nous-mêmes. Que des choses qui paraissaient impensables dans le secteur des transports, du travail… on savait les bouger. On retrouve du crédit. Et moi je peux demander à l’Europe qu’elle bouge, sur les travailleurs détachés, sur un budget de la zone euro, sur la défense…»

Le Brexit

Emmanuel Macron a indiqué qu’il allait demander jeudi à Boris Johnson, lors de leur entretien à Paris, des «clarifications» concernant la renégociation voulue par le Premier ministre britannique: «S’il n’y a aucun fait nouveau politique, je ne vois pas pourquoi on donnerait des délais. Des délais ne sauraient être accordés que si les Britanniques reviennent en disant: «Nous allons faire de nouvelles élections générales» (…) ou «On fait un référendum sur cet accord négocié». Il y a une deuxième possibilité qui n’a pas ma préférence: un Brexit dur. Il n’y aurait pas d’accord sur un texte qui a été négocié et porté par le gouvernement britannique pendant deux ans (…) Ce serait la responsabilité du gouvernement britannique. Il y a une troisième option qui est proposée par les Britanniques et que nous ne saurions accepter qui est de renégocier l’accord de séparation (…) Cette renégociation dans les termes proposés par les Britanniques n’est pas une option qui existe.»

«J’attends des clarifications de la part du gouvernement britannique et de Monsieur Johnson. Même si on allait vers un Brexit dur, il y a des fondamentaux qui avaient été négociés sur la liberté de circulation des personnes et des garanties apportées qui ne permettent pas de mettre en œuvre ce qu’a annoncé Boris Johnson (…) L’esprit de sérieux doit prédominer et il suppose des clarifications».

La crise politique en Italie

«L’Italie est un pays ami et un grand peuple dont le destin est profondément européen. Il mérite un gouvernement et des dirigeants qui sont à cette hauteur (…) La leçon italienne c’est que quand on s’allie à l’extrême droite, à la fin c’est toujours l’extrême droite qui gagne».

La Russie

«le dialogue stratégique avec la Russie est fondamental (…) Ne pas parler à la Russie c’est une erreur. C’est un membre permanent du conseil de sécurité. C’est un acteur incontournable des grandes crises (Syrie, iran). C’est une puissance géographique avec laquelle nous devons faire (…) La Russie est en Europe. Si on ne sait pas s’entendre avec la Russie, comment bâtir une vraie souveraineté européenne?»

«Il est pertinent qu’à terme la Russie puisse rejoindre le G8» dont elle a été exclue en 2014 après l’invasion de la Crimée, a estimé Emmanuel Macron. «Le divorce a été acté au moment de l’invasion de l’Ukraine. La condition préalable indispensable» à une réadmission de Moscou «est qu’une solution soit trouvée en lien avec l’Ukraine sur la base des accords de Minsk», a-t-il ajouté. Concernant l’Ukraine, «je souhaite que nous puissions avancer sur une réunion des chefs d’État et de gouvernement en format Normandie (Russie, Ukraine, Allemagne, France) dans les prochaines semaines (…) Ma volonté c’est de pouvoir réunir un nouveau sommet à Paris dans les prochaines semaines. Les conditions sont prêtes.»

La crise iranienne

«On doit avoir une discussion au sommet sur comment on gère le dossier iranien, on a des vrais désaccords au sein du G7: trois puissances européennes et le Japon qui ont une position assez claire, un rapport avec l’Iran totalement assumé, et les Américains (…) qui ont décidé de changer totalement de ligne» et ont dénoncé l’accord de 2015 sur le nucléaire. Emmanuel Macron a précisé qu’il aurait «avant le G7, une réunion avec les Iraniens pour essayer de proposer des choses», sans plus détails. Il va s’entretenir vendredi à Paris avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, selon l’agence officielle iranienne Irna.

Relance budgétaire et politique monétaire

Emmanuel Macron souhaite que les dirigeants du G7 discutent d’une relance budgétaire pour soutenir l’économie fragilisée, notamment en Allemagne, où le sujet est un tabou politique. «On doit se poser la question pour les pays qui en ont la capacité, de la pertinence d’une relance budgétaire, c’est un sujet qui est posé à l’Europe, à la France (…), à l’Allemagne», a déclaré M. Macron, en référence aux réticences de Berlin à utiliser ses excédents budgétaires, alors même que son économie risque la récession.

Il a également estimé que les politiques de baisse des taux des grandes banques centrales avaient atteint leurs limites, en référence à Donald Trump qui souhaite que la Fed baisse ses taux directeurs.

La taxe Gafa

Le président français, qui compte défendre au G7 une taxation mondiale des géants du numérique (GAFA), a dénoncé un système «fou» qui laisse des acteurs mondiaux avoir «un statut de paradis fiscal permanent». «Il y a déjà dix États européens qui l’ont fait. Il se trouve que cela se voit peut-être plus en France et que beaucoup de mes camarades renvoient vers moi. En tout cas c’est ce que m’a dit le président Trump: «Ils me disent tous que c’est toi». J’assume. Quand on a un acteur numérique qui est dans l’hôtellerie et qui ne paye ni la TVA ni quelque impôt que ce soit et qui vient concurrencer un hôtelier qui paye l’impôt sur les sociétés, la TVA et les différentes taxes locales, ce n’est pas juste et ce n’est pas soutenable.»

Le gouvernement

Arrivé au mitan de son quinquennat, Emmanuel Macron a dit mercredi son souhait de changer de méthode pour être mieux compris des Français, sans forcément changer la composition du gouvernement. «Si je pensais qu’il fallait réorganiser le gouvernement pour porter cet agenda (l’Acte II), je l’aurais fait en avril.»

Il a dit sa «confiance» dans le gouvernement et la majorité: «Ils ont une action responsable, efficace. Ils font des erreurs, on en fait comme tout le monde», a-t-il dit. «Mais ce n’est pas parce qu’on fait des erreurs qu’on a tout mal fait et qu’ensuite il faut changer de stratégie au bout de deux ans.»

«Avoir une majorité claire ne nuit pas pour mener les réformes importantes. Et le gouvernement, de par la Constitution, c’est moi qui le choisis. Les conditions institutionnelles pour mener des réformes ambitieuses en France, comme nous avons à faire en matière de retraites, de PMA… sont réunies.»

La sécurité intérieure

Emmanuel Macron a jugé mercredi qu’il faudrait probablement revoir les méthodes des forces de l’ordre afin de tirer les leçons notamment du mouvement des «Gilets jaunes», qui a donné lieu selon lui à des «blessures inacceptables» tant chez les policiers que chez les manifestants.

«Notre pays a vécu des moments de violence inédits ces derniers mois. Nous avons mobilisé les forces de l’ordre de manière inédite, mais de manière assumée. Elles sont intervenues avec un professionnalisme que je veux saluer. Face à ce degré de violence, nous n’avons pas de victimes à déplorer des forces de l’ordre dans le cadre des «Gilets jaunes». Il y a ce sujet de Nantes où une enquête est menée par la justice en toute indépendance (…) Je me dois aussi de regarder les blessures inacceptables qu’il y a eues, les mutilations, du côté des forces de l’ordre comme du côté de nos concitoyens. Là-dessus, j’ai demandé qu’un bilan soit fait. J’ai entendu aussi le compte rendu fait par le défenseur des droits. Je recevrai les spécialistes et médecins qui ont lancé un appel et m’ont contacté sur ce point.»

Le Figaro.fr par François -Xavier Bourmaud

Soudan: le premier ministre de transition investi

août 21, 2019

 

Abdallah Hamdok a été investi ce mercredi comme premier ministre du Soudan et devra mener un gouvernement de transition dans ce pays dirigé durant trente ans par le général aujourd’hui destitué Omar el-Béchir, ont rapporté les médias d’État. Peu de temps après avoir atterri dans la capitale soudanaise, cet ancien collaborateur des Nations unies a prêté serment au cours d’une brève cérémonie.

Désigné par les chefs de la contestation pour devenir le nouveau premier ministre du Soudan, Abdallah Hamdok a appelé ce mercredi à l’établissement d’une démocratie pluraliste après 30 ans de régime autoritaire, a rapporté l’agence de presse soudanaise officielle SUNA.

Cet économiste chevronné qui a travaillé durant des années pour les Nations unies. Il prend la tête d’un futur gouvernement après les mois de manifestations qui ont conduit à la chute de l’ex-président Omar el-Béchir, après 30 ans à la tête du pays, et au transfert du pouvoir par les généraux ayant pris sa suite à une instance de transition dominée par les civils, le Conseil souverain.

La nouvelle phase qui s’ouvre au Soudan va nécessiter des «efforts concertés du peuple pour s’unir et construire un Etat fort», a-t-il déclaré selon SUNA. «Abdallah Hamdok a appelé à l’établissement d’une démocratie pluraliste en accord avec tous les Soudanais», a ajouté l’agence. Deux membres civils du nouveau Conseil souverain l’ont accueilli à son arrivée à l’aéroport. Ce Conseil qui compte onze membres supervisera la transition durant trois ans et trois mois et remplace le Conseil militaire de transition. Le nouveau gouvernement doit en principe être formé le 28 août.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Gabon – Santé d’Ali Bongo Ondimba : la présidente de la cour d’appel de Libreville suspendue de ses fonctions

août 21, 2019

Le président Ali Bongo Ondimba à Abidjan, le 29 novembre 2017. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

 

Le ministère de l’Intérieur et de la Justice a suspendu de ses fonctions la présidente de la cour d’appel de Libreville. Paulette Ayo Mba avait pris, le 12 août, une décision permettant à la justice de statuer sur la demande d’examen médical d’Ali Bongo Ondimba, ce que les avocats du président avaient contesté.

Le feuilleton judiciaire n’en finit plus. Lundi 19 août, la présidente de la cour d’appel de Libreville, Paulette Ayo Mba, a été suspendue de ses fonctions par le ministère de l’Intérieur et de la Justice, et ce jusqu’au 30 septembre 2019.

Selon le document, la magistrate « s’est illustrée par un refus de respecter une décision rendue le 26 juillet 2019 par le premier président de la Cour de cassation, attitude qui pourrait être assimilée à un manquement aux convenances de son état de magistrat, à l’honneur, à la délicatesse ou la dignité ».

Bataille judiciaire

Le début de l’affaire remonte à mars 2019. « Appel à agir », un collectif qui regroupe des personnalités de l’opposition et de la société civile, avait alors déposé une requête demandant un examen médical du président Ali Bongo Ondimba. Débouté en première instance début mai, le collectif avait ensuite interjeté appel. Après un renvoi le 15 juillet, la Cour d’appel lui avait donné raison le 12 août.

Mais, de leur côté, les avocats d’Ali Bongo Ondimba avaient entre temps – le 26 juillet – contesté la compétence de la Cour d’appel devant la Cour de cassation. Cette dernière juridiction n’avait pas rendu de décision sur le fond mais elle avait prononcé une mesure suspensive, demandant à la Cour d’appel de ne pas se prononcer tant que sa propre décision ne serait pas rendue.

La procédure devrait continuer

Le 12 août, ladite Cour d’appel, présidée par Paulette Ayo Mba, avait cependant fait fi de cette injonction, se déclarant compétente pour trancher le litige. Elle avait alors annoncé une audience le 26 août pour juger sur le fond la demande d’examen médical. « C’est une décision rassurante pour la justice de ce pays, cela prouve que la cour d’appel n’a pas cédé aux pressions du pouvoir », s’était félicité l’avocat Ange-Kévin Nzigou, du collectif Appel à agir.

La suspension de Paulette Ayo Mba intervient donc à cinq jours de l’audience prévue pour l’examen par la Cour d’appel de la requête du collectif citoyen. La magistrate ne pourra donc la présider. Celle-ci devrait toutefois avoir lieu ce 26 août, sous la direction d’un autre magistrat.

Suspension de la présidente de la Cour d’appel de Libreville, le 19 août 2019. © DR

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

 

Espagne: arrêté pour avoir filmé à la dérobée l’entrejambe de centaines de femmes

août 21, 2019

 

Un homme de 53 ans a été écroué en Espagne pour avoir diffusé sur des sites porno des vidéos de centaines de femmes dont il filmait à leur insu les fesses ou l’entrejambe, notamment dans le métro, a annoncé mercredi la police.

Cet homme de nationalité colombienne est accusé d’être un voyeur pratiquant l’«upskirting», qui consiste à «enregistrer sans autorisation des vidéos sous les jupes et les robes des femmes pour les poster sur des sites pornographiques», selon le communiqué de la police. «L’enquête a débuté en mars quand les vidéos ont été découvertes sur des pages de contenu pornographique», a expliqué à la presse le policier Rafael Fernandez, inspecteur en chef des réseaux de l’unité de cyber-délinquance.

Au terme de mois d’enquête, l’homme a été arrêté en flagrant délit dans le métro de Madrid. Il posait sur le sol son sac à dos, dans lequel était caché un téléphone portable, caméra allumée, et filmait de près fesses et sous-vêtements, mais aussi parfois le corps entier et le visage. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire en Espagne pour «attentat à la pudeur» et «corruption, abus ou prostitution de mineures», certaines des femmes filmées à leur insu n’ayant pas 18 ans. Le quinquagénaire est soupçonné d’avoir publié 283 vidéos sur des sites pornographiques où ses images ont été vues plus d’un million de fois.

«Cinq cent cinquante-cinq femmes différentes y apparaissent, dont 29 ont pu être identifiées et entendues», a précisé Rafael Fernandez. L’homme aimait agir dans le métro et les trains de banlieue mais avait aussi suivi des femmes jusque dans des supermarchés, a relevé l’officier de police. Selon le communiqué, il agissait «de manière compulsive», étant capable de filmer près de trente femmes en cinq jours.

Ce type de voyeurisme, répandu grâce à la miniaturisation des caméras, est de plus en plus souvent dénoncé à travers le monde, notamment en Corée du Sud. En janvier, le Parlement britannique a adopté un projet de loi visant à punir de deux ans de prison le fait de prendre des photos sous les jupes des femmes. En France, la «captation d’images impudiques» est punie par une loi promulguée en 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Papouasie: les troubles continuent et l’Indonésie envoie des renforts

août 21, 2019

 

La province indonésienne de Papouasie a connu ce mercredi un troisième jour de manifestations qui ont par endroits dégénéré en affrontements, poussant Jakarta à envoyer quelque 1200 militaires et policiers en renfort.

Le gouvernement a appelé au retour au calme dans cette province pauvre de l’extrême est de l’archipel. Les émeutes ont commencé lundi après l’arrestation pendant le week-end de 43 étudiants papous et des injures racistes prononcées à leur égard. Un millier de personnes a manifesté mercredi dans les rues de Timika (sud de la Papouasie), où un journaliste de l’AFP a vu des manifestants jeter des pierres vers les fenêtres du parlement local et tenter de détruire la barrière y donnant accès. La foule n’a été dispersée dans cette ville qu’après des tirs de sommation de la police. Plusieurs centaines de manifestants ont aussi défilé dans les rues des villes de Sorong et de FakFak à l’ouest de l’île.

Plusieurs villes de cette région riche en matières premières étaient paralysées ce mercredi, dont Manokwari où des magasins et le parlement local ont été incendiés par des émeutiers lundi. Plusieurs policiers ont été blessés, selon les autorités. Des informations non confirmées ont fait état de manifestants blessés. Quelque 900 policiers et 300 militaires ont été déployés à Manokwari et Sorong, ont indiqué mercredi le gouvernement et les autorités de Papouasie. Le porte-parole de la police nationale Muhammad Iqbal a estimé que la situation restait «globalement sous contrôle», précisant les forces de l’ordre n’étaient pas équipées de balles réelles.

La colère s’est répandue à travers la Papouasie après des informations sur l’arrestation samedi de 43 étudiants papous par la police à Surabaya, la deuxième ville du pays, sur l’île de Java.

a police anti-émeute a investi un dortoir pour déloger des étudiants papous qui avaient été accusés d’avoir détruit un drapeau indonésien le jour de la fête de l’Indépendance de l’Indonésie. Les policiers les ont arrêtés et interrogés avant de les libérer. Parallèlement, une manifestation contre la présence des étudiants papous a été organisée au cours de laquelle des injures raciales ont été proférées. Le président indonésien Joko Widodo a promis une enquête sur les incidents survenus à Surabaya et devrait se rendre dans la province prochainement.

La région, riche en ressources naturelle, connait une rébellion indépendantiste sporadique contre le gouvernement indonésien. La Papouasie s’est déclarée indépendante en 1961, mais l’Indonésie en a pris le contrôle par la force en 1963 et l’a officiellement annexée en 1969. De nombreux Papous réclament l’indépendance, comme la Papouasie Nouvelle-Guinée, autre moitié de cette grande île qui l’a obtenue en 1975 après avoir été une colonie australienne.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Les États-Unis vont autoriser la détention illimitée d’enfants migrants

août 21, 2019

 

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi qu’il allait retirer les strictes limites régissant le temps passé en centres de rétention par les enfants migrants, dans le cadre de sa politique de fermeté face à l’immigration clandestine.

Le ministère américain de la Sécurité intérieure a déclaré qu’il mettait fin à une décision judiciaire de 1997, dites «Flores», imposant aux autorités fédérales de ne pas maintenir en détention les enfants plus de 20 jours. Une nouvelle règle, qui doit être mise en oeuvre sous 60 jours, ne limitera plus le temps passé par les enfants ou leurs familles en centres de rétention.

Par Le Figaro.fr avec AFP