Mondial-2018-Football pour tous dans un stade de Téhéran, une première

juin 20, 2018

Téhéran – Plusieurs milliers de spectateurs, hommes, femmes et enfants, ont assisté mercredi soir au stade Azadi de Téhéran à une retransmission inédite, en direct sur écran géant, du match Iran-Espagne disputé en Russie pour le Mondial-2018 de football.

Dans une République islamique d’Iran où les femmes n’ont pas le droit d’aller au stade voir des hommes jouer au football, c’est « la première fois qu’une telle » retransmission pour un public mixte « a lieu dans une enceinte sportive », comme l’a relevé l’agence de presse iranienne Isna.

La soirée avait cependant mal commencé pour les candidats aux gradins du stade emblématique de la capitale iranienne. Vers 20H00 (15H30 GMT), soit deux heures et demie avant le coup d’envoi, le bruit courait que la retransmission avait été « annulée ».

Plusieurs centaines de supporteurs de la Team-e Melli (« Équipe nationale » en persan) en vert-blanc-vert piaffaient d’impatience, soufflant tant qu’ils pouvaient dans leur vuvuzelas pour un grand bourdonnement de protestation face à un cordon de policiers qui leur refusaient l’entrée.

Interrogée par l’AFP, une jeune femme retenait ses larmes pour tenter de contenir sa déception: elle ne se souvenait plus de la dernière fois qu’elle avait été au stade, si ce n’est qu’elle était toute jeune et que sa famille l’avait fait passer pour un garçon.

L’interview n’a pu être achevée, des policiers anti-émeutes ayant prié les journalistes de l’AFP de quitter les lieux alors que la tension montait aux abords du stade, dont les forces de l’ordre bloquaient les accès routiers, provoquant un embouteillage monstre.

La police a finalement laissé les portes s’ouvrir, et quelque 4.000 personnes ont pu assister au coup d’envoi, selon un photographe présent sur place, loin des 10.000 spectateurs qu’avait pronostiqués dans la matinée l’agence Isna.

Des photos de la foule bigarrée à l’intérieur du stade ont été publiées sur Twitter. A quelques minutes de la fin de la rencontre, l’Iran était mené 1-0 par l’Espagne, malgré une belle résistance.

Mises en vente en ligne au prix de 150.000 rials (moins de deux euros), les places avaient rapidement trouvé acquéreurs. Le capacité du stade Azadi (« Liberté » en persan) est estimée à 100.000 personnes.

– « Début pour les familles » –

Le flottement avant l’ouverture de l’arène montre combien la question de l’admission des femmes dans les stades avec les hommes reste sensible en Iran.

Vendredi, pour l’entrée en lice de l’Iran dans la compétition, les autorités avaient d’abord annoncé que les familles pourraient se rendre au stade Azadi pour suivre Iran-Maroc sur écran géant, avant de faire brusquement machine arrière et d’annuler la retransmission de la rencontre dans le stade et les jardins publics de la capitale sans fournir d’explication.

L’espoir pour les fans est revenu mercredi matin après qu’une députée, Tayebeh Siavoshi, eut annoncé que le Conseil provincial de Téhéran avait autorisé la retransmission d’Iran-Espagne au stade Azadi « en présence de familles ».

« Avec le respect des règles dont feront preuve les spectateurs, nous espérons qu’il sera possible de retransmettre le match Iran-Portugal (le 25 juin) dans ce même stade, et que cela sera le début de la présence de familles au stade Azadi pour assister à de vrais matches », a dit à Isna Mme Siavoshi, qui milite pour l’admission des femmes dans les stades.

Depuis la révolution islamique de 1979, les Iraniennes n’ont pas le droit d’assister aux matches de football masculins, officiellement pour les protéger des injures et du comportement vulgaire des supporteurs.

Certaines bravent l’interdiction en se travestissant à l’aide de perruques ou de barbes ou moustaches postiches.

Quand ils s’agit de football féminin, seules les femmes ont le droit d’assister aux rencontres.

Après la victoire de l’Iran (1-0) contre le Maroc vendredi, une foule jeune et largement féminine a célébré pendant plusieurs heures cette performance dans les rues de Téhéran, comme si l’équipe nationale avait remporté le trophée planétaire.

(©AFP / 20 juin 2018 19h52)                                                        

Publicités

Le Canada fixe au 17 octobre la légalisation du cannabis

juin 20, 2018

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre / © AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN

La consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada le 17 octobre, faisant du pays le premier du G7 à autoriser cette drogue douce, cinq ans après que l’Uruguay soit devenu le premier pays au monde à légaliser de la sorte.

Le Premier ministre libéral Justin Trudeau en a fait l’annonce après que les deux chambres du Parlement canadien ont voté cette semaine le projet de loi du gouvernement.

« Nous nous sommes engagés à améliorer notre système pour mieux protéger nos jeunes et priver d’argent le crime organisé », a déclaré le Premier ministre à la séance des questions à la Chambre des Communes.

M. Trudeau a justifié le délai avant l’entrée en vigueur de la loi par le fait que les provinces, qui devront organiser la vente dans des magasins autorisés, avaient demandé plus de temps pour le faire.

« On a écouté les provinces qui nous demandent plus de temps pour l’implanter, c’est pour ça que nous acceptons les demandes des provinces et on va légaliser à partir du 17 octobre 2018 », a-t-il dit.

La prohibition du cannabis est en vigueur depuis 1923 au Canada, mais le gouvernement autorisait depuis 2001 son usage thérapeutique.

Concrètement, d’ici le 17 octobre, rien ne change, le cannabis demeurera illégal, à moins d’être autorisé à des fins médicales ou scientifiques.

Pour la suite, les adultes ayant au moins 18 ou 19 ans, selon la province ou le territoire, pourront légalement acheter, cultiver et consommer une quantité limitée de cannabis.

Chaque ménage canadien pourra faire pousser jusqu’à quatre plants chez lui et une personne pourra détenir en public jusqu’à 30 grammes de cannabis légal, a précisé le gouvernement.

– ‘Ne conduisez pas en planant

Le Premier ministre, qui avait avoué en 2013 avoir déjà fumé « cinq ou six fois » un joint avec des amis, a justifié la légalisation par la nécessité de sortir les trafiquants du marché et de protéger les jeunes.

« Notre approche, centrée sur la santé publique, protégera mieux nos jeunes, détrônera le marché illégal et fournira aux adultes une source légale de cannabis de qualité contrôlée », a souligné pour sa part Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé.

La consommation de cannabis / © AFP / John SAEKI, Laurence CHU, Adrian LEUNG

« La sensibilisation du public demeurera la clé de voûte de nos efforts pour aider les Canadiens à bien s’informer sur le cannabis et à faire des choix éclairés », a-t-elle ajouté.

« La conduite sous l’influence de la drogue, y compris du cannabis, ainsi que le transport transfrontalier de cannabis sont déjà illégaux et ils le demeureront », a averti de son côté Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique.

« La conduite sous l’influence de la drogue est extrêmement dangereuse et elle peut ruiner votre vie en un clin d’oeil: ne conduisez pas en planant », a-t-il averti.

Justin Trudeau est persuadé qu’après le Canada, d’autres grands pays vont suivre.

Certains pays occidentaux « reconnaissent que le Canada est en train d’être audacieux (…) et reconnaissent l’honnêteté » du pays, qui avoue que le système répressif actuel « ne fonctionne pas pour empêcher nos jeunes d’avoir un accès facile au cannabis », avait déclaré à l’AFP Justin Trudeau en mai.

– 400 millions de dollars –

Au passage, le gouvernement canadien va encaisser des recettes fiscales sur un marché estimé à 6 à 7 milliards de dollars canadiens (3,9 à 4,5 milliards d’euros).

Pour chaque gramme de cannabis vendu à un prix inférieur ou égal à 10 dollars, un droit d’accise d’un dollar canadien (0,65 euro) sera collecté avec une répartition entre l’État fédéral (un quart) et les provinces. A cela s’ajoutent les taxes à la consommation fédérales et provinciales allant au total de 10% à 15% environ selon les provinces.

Le ministre des Finances Bill Morneau table sur une manne fiscale de l’ordre de 400 millions de dollars canadiens, avec l’objectif de garder des prix bas pour se « débarrasser du marché noir ».

Il reviendra d’ici le 17 octobre aux provinces d’organiser la vente de cannabis dans des magasins autorisés, parfois sur le mode actuel des boutiques de vente d’alcool contrôlées par les pouvoirs publics.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 23h22)

Argentine: le prêt du FMI de 50 mds UDS formellement approuvé (FMI)

juin 20, 2018

Le prêt du FMI de 50 milliards de dollars en faveur de l’Argentine a été formellement approuvé mercredi à l’issue d’une réunion du comité de direction du Fonds monétaire international, a annoncé l’institution dans un communiqué.

Le FMI et l’Argentine avaient annoncé le 7 juin avoir trouvé un accord de principe sur ce prêt en échange d’un engagement des autorités argentines à mettre en place des réformes pour limiter les dépenses de l’Etat. Celui-ci devait toutefois encore recevoir l’aval des membres de la direction du Fonds.

« La décision de la direction permet aux autorités d’obtenir une ligne de crédit immédiate de 15 milliards de dollars. La moitié de cette somme sera utilisée pour soutenir le budget » de l’Argentine, a précisé le FMI.

Le reste du soutien financier sera disponible ensuite et soumis aux examens trimestriels de l’économie argentine. Les autorités argentines ont souligné qu’elles n’avaient pas l’intention pour le moment de recourir au reste du prêt, a en outre précisé le FMI.

Le programme de soutien économique a pour but de renforcer l’économie du pays sur la base de quatre piliers: restaurer la confiance des marchés, protéger les plus vulnérables, renforcer la crédibilité de la banque centrale dans ses objectifs d’inflation, diminuer progressivement la pression de la balance des paiements, a détaillé le FMI.

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a une nouvelle fois souligné mercredi que le programme de réformes avait été « élaboré, conçu » par les autorités argentines.

Elle a en outre qualifié de « lucides » les discussions qui se sont déroulées au cours du comité de direction.

« Nous apportons notre soutien avec une grande humilité et une grande attention portée à la situation de la population argentine », a-t-elle également commenté alors que le peuple argentin est globalement hostile à une intervention du FMI.

L’organisme international reste associé dans les mémoires avec la pire crise économique et sociale de l’histoire du pays, qui a culminé en 2001 avec un défaut de paiement national. Pour nombre d’Argentins, cette crise était due au programme du FMI pour le pays.

En janvier 2006, l’Argentine avait remboursé son dernier crédit auprès de l’institution de Washington pour 9,6 milliards de dollars.

Le président argentin de centre-droit, Mauricio Macri, avait, lui-même, sollicité l’aide du FMI et son ministre de l’Economie avait entamé le 8 mai des pourparlers avec le Fonds.

Depuis, l’Argentine a indiqué s’être fixé comme objectif une inflation de 17% pour 2019, 13% pour 2020 et 9% pour 2021.

L’objectif de déficit budgétaire, avant service de la dette, a été révisé à 2,7% du PIB en 2018, contre 3,2% prévu précédemment.

Le programme économique du président argentin doit soutenir les plus vulnérables dans la société argentine avec des engagements concrets, « en préservant le niveau actuel des dépenses sociales et en augmentant des programmes d’aide sociale », rappelle enfin le FMI.

Christine Lagarde a par ailleurs relevé les mesures destinées à accroître la participation des femmes sur le marché du travail.

Signe que ces signaux sont jugés positifs, le pays va revenir dans l’indice MSCI « marchés émergents » à partir de mi-2019 selon un communiqué de la société de services financiers basée à New York.

Les indices MSCI servent de guide aux investisseurs institutionnels pour constituer leur portefeuille d’actions, ce qui est donc synonyme d’investissements.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 01h06)                                                        

Instagram: un milliard d’utilisateurs et toujours plus de vidéo pour cibler les jeunes

juin 20, 2018

Instagram a indiqué le 20 juin 2018 avoir dépassé la barre du milliard d’utilisateurs actifs / © AFP/Archives / Christophe SIMON

Avec désormais un milliard d’utilisateurs, Instagram profite de son succès auprès d’un jeune public friand de partages de photos et de vidéos, et compte amplifier le mouvement avec une nouvelle plateforme dédiée à des vidéos longues d’une heure, mordant encore davantage sur le terrain de YouTube.

Alors que le réseau possédé par Facebook ne revendiquait que 800 millions d’utilisateurs en septembre dernier, « nous avons désormais une communauté d’un milliard d’utilisateurs », a lancé mercredi le patron et co-fondateur de la plateforme, Kevin Systrom, lors d’un show à San Francisco, en dévoilant IGTV, une application dédiée au format vidéo.

Le réseau rejoint ainsi les messageries WhatsApp et Messenger, eux aussi détenues par Facebook, qui ont déjà dépassé ce seuil symbolique. Instagram –devenu un phénomène culturel à part entière– dépasse ses rivaux Twitter et Snapchat.

Avec 2,2 milliards d’utilisateurs, Facebook reste le roi des réseaux sociaux mais son succès s’essouffle auprès des jeunes.

« Nous avons débuté avec des photos (de format) carré, puis nous avons lancé la vidéo en 2013. Depuis, la vidéo a explosé », a-t-il continué, ajoutant que la « façon dont nous regardons la vidéo a changé ».

Selon le cabinet eMarketer, 181,7 millions d’Américains regarderont de la vidéo au moins une fois par mois cette année, une hausse de 6,1% par rapport à l’an dernier.

– Changements d’habitudes –

Et ce sont en particulier les plus jeunes qui sont le vecteur de ces changements d’habitudes, qui suscitent plus largement un vaste bouleversement du secteur traditionnel des médias et du divertissement, menacés par les géants technologiques, de Facebook à Google en passant par Amazon ou Netflix.

« Les adolescents regardent moins la télévision mais davantage les vidéos de créateurs en ligne », a souligné M. Systrom, en référence au succès des vidéos de marques ou de stars d’internet, professionnels ou amateurs.

Bien décidé à miser encore davantage sur ce créneau très porteur, Instagram a donc lancé mercredi une application distincte appelée IGTV, qui permet à tous les utilisateurs de publier des vidéos allant jusqu’à dix minutes — contre 1 minute jusqu’ici– et à certains « créateurs » disposant d’un grand nombre d’abonnés d’aller jusqu’à une heure.

L’application est accessible soit de façon autonome soit directement depuis Instagram.

Comme YouTube, IGTV va proposer des « chaînes » où les utilisateurs pourront retrouver les vidéos de leurs « créateurs » préférés. Conçue pour le mobile, IGTV propose des vidéo en format vertical et occupant tout l’écran du smartphone.

Si IGTV ne propose pas de publicités, l’idée est de fidéliser d’augmenter le nombre d’abonnés, de les fidéliser et de renforcer leurs interactions sur l’application, a aussi expliqué le responsable lors d’un point presse, sans exclure à terme qu’il y ait des publicités sur cette plateforme.

Selon la société eMarketer, Instagram va générer des revenus publicitaires de près de 5,5 milliards de dollars cette année soit un bond de 70% par rapport à l’année dernière, grâce aux nombreuses marques et entreprises qui publient sur le réseau.

Intagram vient ainsi encore plus directement concurrencer la plateforme de partage de vidéos YouTube, détenue par Google, et qui connaît également un succès grandissant.

– « Ils forment leurs opinions » –

Selon un sondage réalisé par le Pew Research Center paru fin mai, 51% des ados américains entre 13 et 17 ans utilisent Facebook contre 85% pour YouTube, 72% pour Instagram ou encore 69% pour Snapchat.

Les adolescents sont une cible de choix pour les annonceurs car c’est un bon moyen de s’assurer leur fidélité à long terme, explique à l’AFP Debra Williamson, analyste spécialisée dans les réseaux sociaux pour eMarketer.

« Ils ne dépensent pas autant d’argent que leurs parents mais ils forment (à cet âge-là) leurs opinions à propos des marques qu’ils aiment, des services qu’ils aiment », dit-elle.

Plus tard, « quand on décide de là où on va habiter, de quelle voiture on va acheter, toutes ces choses se sont décidées pendant votre adolescence », insiste Mme Williamson.

Lancé en 2010, Instagram a été acheté en 2012 par Facebook pour environ 1 milliard de dollars.

Facebook mais aussi Twitter ou Snapchat, notamment, ont eux aussi déjà commencé à renforcer leur offre en vidéo, en les mettant davantage en valeur ou en diffusant des contenus originaux.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 02h06)

États-Unis: Trump fait machine arrière sur la séparation des familles à la frontière

juin 20, 2018

La ministre à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen et le vice-président Mike Pence regardent le président Donald Trump signant le décret qui met fin à la séparation des familles à la frontière avec le Mexique / © AFP / Mandel Ngan

Dans un spectaculaire retournement, Donald Trump a annoncé mercredi qu’il mettait fin aux séparations des familles de migrants arrivées illégalement aux États-Unis qui ont provoqué une vague d’indignation mondiale et un profond malaise au sein de son parti.

Depuis l’annonce début mai d’une politique de « tolérance zéro », plus de 2.300 enfants et jeunes migrants, fuyant pour la plupart la violence qui ronge l’Amérique centrale, ont été séparés de leurs familles après leur arrestation à la frontière.

« Cela me tient particulièrement à coeur (…) Nous n’aimons pas voir des familles séparées », a affirmé dans le Bureau ovale le président américain en signant le décret.

Le texte stipule que des poursuites pénales continueront à être engagées contre ceux qui traversent la frontière illégalement mais que parents et enfants seront détenus ensemble dans l’attente de l’examen de leur dossier.

« Nous allons avoir des frontières très fortes mais nous allons garder les familles ensemble », a encore dit M. Trump.

– Volte-face –

Cette volte-face a créé la surprise à Washington et à travers le pays: depuis plusieurs jours, la Maison Blanche répétait qu’elle ne faisait qu’appliquer la loi et que seule une modification de cette dernière par le Congrès permettrait de mettre fin aux séparations si critiquées.

Nombre d’élus et d’organisations de défense des droits de l’homme ont dénoncé le cynisme du locataire de la Maison Blanche.

« Le président s’accorde le mérite d’avoir héroïquement résolu la crise scandaleuse créée de toutes pièces par sa propre politique », a ironisé David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama.

L’association de défense des droits civique ACLU a déploré que cette crise ait causé « des dégâts irréparables pour des milliers de familles de migrants ». Elle a par ailleurs jugé que le décret annoncé allait remplacer une crise par une autre: « Les enfants n’ont pas leur place en prison », a-t-elle martelé.

Griffin, pédiatre qui s’occupe depuis dix ans des enfants retenus à la frontière entre le Texas et l’Etat mexicain de Chihuahua, a raconté à l’AFP le désespoir des enfants séparés.

« Les enfants tendaient les mains à travers la clôture métallique, pleurant et tentant d’atteindre leur mère », a-t-elle relaté. « C’était horrible (..) des tout-petits et des bébés sont enfermés dans ces centres ».

M. Trump, qui a une nouvelle fois appelé le Congrès à se saisir du dossier de l’immigration, a reconnu que sa femme Melania et sa fille Ivanka avaient pesé sur cette décision, soulignant que le sujet leur tenait particulièrement à cœur.

« Merci président d’avoir pris cette décision cruciale pour mettre fin aux séparations des familles à la frontière », a tweeté Ivanka Trump quelques minutes après la signature.

Une manifestation à Washington pour protester contre la politique de l’administration Trump d’arrêter les immigrants clandestins et de mettre les enfants dans des centres d’accueil loin de leurs parents / © AFP/Archives / Alex Edelman

En signant son décret, le milliardaire républicain ôte l' »urgence » avec laquelle les parlementaires sentaient encore ce matin qu’ils devaient agir, a reconnu le sénateur républicain Marco Rubio, tout en poussant pour qu’une loi soit tout de même approuvée afin de graver dans le marbre législatif la volonté de ne pas séparer les familles.

Le parcours parlementaire s’annonce toutefois ardu malgré la majorité républicaine au Congrès.

Dans une certaine confusion, le chef de file des républicains à la Chambre des représentants, Paul Ryan, avait annoncé quelques heures plus tôt qu’il soumettrait au vote jeudi un projet de loi afin d’empêcher ces séparations.

Mais il n’est pas encore certain qu’il parvienne à rallier toutes ses troupes autour d’un texte qui devrait inclure également d’autres volets sur l’immigration crispant ses ailes dures comme modérées (statut des « Dreamers », nette réduction de l’immigration légale).

Les démocrates eux ont déjà dits qu’ils ne voteraient pas pour cette loi. Et même si elle passe la Chambre basse, son approbation est largement compromise au Sénat, où les républicains disposent d’une très faible marge (51-49).

– Le pape donne de la voix –

Les images de ces milliers d’enfants en pleurs arrêtés puis placés dans des centres, divisés en cages grillagées ou dans des camps faits de tentes, ont fait scandale.

A New York, une chaîne de télévision a diffusé mercredi des images de cinq fillettes accompagnées d’adultes, parlant espagnol, marchant en pleine nuit vers un centre d’accueil du quartier de Harlem, suggérant que ces enfants sont placés incognito.

La Première ministre britannique Theresa May a jugé « profondément choquantes » ces images « d’enfants détenus dans ce qui semble être des cages ». « Ce qui se passe aux Etats-Unis est inacceptable », a affirmé le Premier ministre Justin Trudeau.

« La dignité de la personne ne dépend pas de son statut de citoyen, de migrant ou de réfugié. Sauver la vie de qui s’échappe de la guerre et de la misère est un acte d’humanité », a assuré le pape François sur Twitter.

Peu avant la signature du décret de Donald Trump, c’est son prédécesseur démocrate Barack Obama qui avait donné de la voix.

« Trouver un moyen d’accueillir les réfugiés et les immigrants — d’avoir suffisamment de grandeur et de sagesse pour faire respecter nos lois tout en étant fidèles à nos valeurs — fait partie de ce qui nous rend américains », avait-il écrit.

Romandie.com avec(©AFP / 21 juin 2018 01h00)

Élections en RDC: Kabila va parler d’ici le 20 juillet (président de l’Assemblée)

juin 20, 2018

Kinshasa – Le président congolais Joseph Kabila va s’exprimer d’ici le 20 juillet devant le Parlement réuni en Congrès à un moment décisif de la préparation des élections prévues le 23 décembre, a indiqué mardi le président de l’Assemblée nationale.

« J’annonce ici qu’au cours de la session qui s’ouvre, donc avant le 20 juillet, il est prévu que le président de la République chef de l’Etat, son excellence Joseph Kabila Kabange, s’adresse à la Nation », a déclaré le président de l’Assemblée Aubin Minaku en ouverture de la session extraordinaire du Parlement.

Le 25 juillet marque l’ouverture du dépôt des candidatures à la présidentielle, jusqu’au 8 août.

M. Kabila, qui ne peut pas se représenter, ne s’est pas exprimé depuis sa conférence de presse du 26 janvier. Il affirme qu’il respectera la Constitution sans déclarer publiquement qu’il quittera le pouvoir ni donner des signes dans le choix d’un dauphin, nourrissant la suspicion de ses adversaires.

La session extraordinaire du Parlement va examiner parmi six textes une proposition de loi garantissant le statut des anciens chefs de l’Etat, a ajouté le président de l’Assemblée en énonçant l’ordre du jour.

M. Kabila, 47 ans, est à ce jour le seul concerné puisque tous les anciens présidents congolais sont morts (Joseph Kasa-Vubu, Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila).

La proposition de loi, dont le texte n’est pas encore public d’après le Parlement, a reçu le feu vert de la présidence qui s’y opposait jusqu’à présent, a indiqué une source parlementaire à l’AFP.

Le texte doit compléter la Constitution qui prévoit que les anciens chefs de l’Etat sont sénateurs à vie, avec des dispositions sur leurs ressources, leur sécurité personnelle et leur statut juridique.

Les ex-présidents congolais pourront être poursuivis pour « tout crime économique, tout crime contre l’humanité, tout crime de guerre », avance un parlementaire qui a participé aux travaux en commission.

« Les juridictions nationales ont primauté sur les juridictions étrangères », ajoute-t-il.

« C’est une loi qui garantit l’après-mandat de tout chef d’Etat, en commençant par Joseph Kabila, qui est notre premier chef d’Etat élu », a déclaré le sénateur de la majorité Thekys Mulaila Thenga Bandzuh.

« Je ne sais pas vous dire s’il va quitter le pouvoir », répond-il à la question que tout le monde se pose en RDC.

Des opposants voient à travers cette loi un signe selon lequel le président va bien quitter le pouvoir, mais restent prudents.

« Il faut que le président Kabila lorsqu’il va s’exprimer devant le Congrès, réaffirme qu’il y aura élection à la fin de l’année, qu’il y aura alternance. Deuxième chose, qu’il nous confirme qu’il ne sera pas candidat à un troisième mandat », avance le député Juvénal Munombo, député proche de l’ex-président de l’Assemblée Vital Kamerhe.

Des opposants refusent que cette proposition de loi sur les ex-chefs d’Etat puisse aussi concerner d’autres cadres du régime (président des Assemblées, haut-fonctionnaires, conseillers…).

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 15h44)                                                        

Séparation des enfants: Trudeau affirme que « c’est mal » et « inacceptable »

juin 20, 2018

Ottawa – Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a estimé mercredi que la séparation des enfants de leurs parents entrés illégalement aux États-Unis est « inacceptable ».

« Ce qui se passe aux États-Unis est inacceptable », a déclaré en français Justin Trudeau, en arrivant au Parlement, avant de juger, en anglais, que c’était « mal ».

« Je ne peux pas imaginer ce que ces familles sont en train de vivre. Évidemment, ce n’est pas comme ça qu’on fait les choses au Canada », a-t-il souligné avant une réunion avec les députés du parti libéral.

« La façon dont nous traitons les plus vulnérables définit qui nous sommes en tant que personnes, pays et communauté internationale », a-t-il indiqué en outre dans un communiqué émis mercredi à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés.

Le chef du gouvernement canadien y appelle les Canadiens et le « monde entier » à « être solidaires des réfugiés, des personnes déplacées et de tous ceux qui ont été forcés de fuir leur maison ».

La veille, le ministre de l’Immigration Ahmed Hussen s’était dit « interloqué » par la politique de « tolérance zéro » de l’administration du président américain Donald Trump, notant qu’Ottawa « surveille » le respect du droit d’asile par les autorités américaines.

« La vie des enfants est très, très précieuse et leur sécurité ainsi que leur bien-être doivent être notre préoccupation première », avait répété le ministre Hussen, qui doit gérer un afflux de migrants depuis l’arrivée à la Maison Blanche de M. Trump.

Il répondait à des députés fédéraux qui pressaient le gouvernement Trudeau de suspendre l’accord américano-canadien « sur les tiers pays sûrs » en vigueur depuis fin 2004 et qui stipule qu’une personne demandant l’asile doit déposer sa demande dans le premier pays où elle entre, soit le Canada ou les États-Unis.

Le Canada assiste depuis plus d’un an à une hausse de l’immigration illégale en provenance des États-Unis, notamment à la faveur d’une faille dans cette entente canado-américaine.

Si la demande d’asile est soumise au Canada en arrivant des États-Unis par un aéroport ou un poste frontalier routier, le demandeur sera renvoyé au sud de la frontière où son dossier doit être traité selon ce système du « tiers pays sûr ».

Mais si le migrant pénètre au Canada de manière clandestine, la demande d’asile pourra être prise officiellement en charge par le gouvernement canadien, dont les services d’immigration étaient avant même l’élection de Donald Trump réputés plus accueillants.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 15h37)                                                        

Un attentat à la « bombe biologique « déjoué en Allemagne

juin 20, 2018

Des plants et graines de ricin, photographiées le 14 juin 2018 au jardin botanique de l’Université de la Ruhr, à Bochum (ouest de l’Allemagne)n / © dpa/AFP/Archives / Bernd Thissen

Les autorités allemandes ont annoncé mercredi avoir déjoué un attentat à « la bombe biologique » à la suite de l’interpellation récente d’un Tunisien, un projet sans précédent dans ce pays qui reste sous la menace d’attaques jihadistes.

« Il y a eu des préparatifs concrets pour commettre un tel acte, avec une sorte de bombe biologique, et il s’agit en Allemagne d’une chose sans précédent », a révélé le patron de la police criminelle allemande, Holger Münch, à la radio publique du pays.

Les enquêteurs disposent d’éléments pointant en direction de liens avec l’organisation Etat islamique (EI).

Selon le parquet anti-terroriste, le suspect présenté sous l’identité de Sief Allah H. a tenté sans succès à deux reprises de se rendre en Syrie via la Turquie au cours de l’année 2017 « probablement (pour rejoindre) l’Etat islamique » et il était « en contact avec des personnes de la mouvance radicale-islamiste ».

Les préparatifs en vue d’un attentat étaient en cours, selon le chef de la police, lorsque la police l’a arrêté mardi dernier.

– Ricine –

« Les perquisitions ont montré que le suspect avait déjà produit de la ricine », le poison d’origine végétal le plus violent connu à ce jour, a dit le chef de la police. Le Parquet a précisé avoir retrouvé 84,3 mg de ricine et 3.150 graines de ricin permettant de fabriquer le poison.

Cette substance, 6.000 fois plus puissante que le cyanure, est mortelle en cas d’ingestion, d’inhalation ou d’injection.

Les enquêteurs ont également saisi 250 billes de métal, deux bouteilles de dissolvant à l’acétone, des câbles reliés à des ampoules, et 950 grammes d’une poudre grise, mélange de poudre d’aluminium et de substances pyrotechniques, selon un communiqué publié mercredi par le parquet.

La police avait annoncé il y a une semaine l’interpellation de ce Tunisien de 29 ans à Cologne et la découverte dans son appartement de ricine.

Après avoir d’abord parlé de soupçon, les enquêteurs paraissent désormais en avoir la conviction: il voulait fabriquer une bombe biologique.

L’objectif visé par ce projet d’attentat reste toutefois encore à déterminer, de même que d’éventuelles complicités.

De son côté, le patron des services de renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen, a expliqué que cette arrestation avait été rendue possible « grâce à une coopération entre services de renseignement nationaux et internationaux ».

Selon des médias allemands, la CIA américaine a averti l’Allemagne après avoir repéré des achats sur internet de substances devant servir à la fabrication de la bombe par le suspect.

Le mois dernier, en France, les autorités ont affirmé avoir déjoué un attentat à l’explosif ou à la ricine prévu à Paris. Un Egyptien de 20 ans avait été arrêté et incarcéré.

Marié à une Allemande brièvement interpellée mardi dernier avant d’être relâchée, le suspect de Cologne est arrivé en Allemagne en bénéficiant du regroupement familial, selon dpa.

– Repéré –

L’homme avait été repéré « quelques mois » auparavant par les autorités et faisait l’objet d’une surveillance.

L’Allemagne est sur le qui-vive en raison de plusieurs attaques jihadistes perpétrées ou envisagées dans le pays ces dernières années. La police a classé quelque 770 personnes comme potentiellement dangereuses.

L’affaiblissement de l’EI, qui a subi de lourdes défaites sur le terrain et a été chassé de quasiment tous les territoires conquis en Irak et en Syrie, rend désormais plus improbables des attentats comme ceux commis à Paris le 13 novembre 2015 ou à Bruxelles le 22 mars 2016, selon les autorités.

« Nous n’estimons pas (ce genre d’attaques) complètement improbables », a souligné Holger Münch, « mais moins probables car l’EI est très affaibli ».

« Nous avons un nombre élevé de personnes radicalisées et il faut garder un oeil sur elles », a-t-il conclu.

La plus grave attaque commise en Allemagne, survenue en décembre 2016, a été commise par un Tunisien de 23 ans, Anis Amri, auteur d’un attentat au camion-bélier sur un marché de Noël à Berlin. L’attaque, qui avait fait douze morts, avait été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 17h19)

Immigration: New York passe à l’attaque face aux séparation d’enfants

juin 20, 2018

New York – Des enfants séparés de leurs parents migrants à la frontière mexico-américaine sont-ils menés incognito dans des centres d’accueil new-yorkais? La question se pose après des images filmées dans la nuit par une chaîne de télé, tandis que le gouverneur démocrate a promis d’attaquer l’administration Trump en justice pour sa politique de séparation des familles.

Alors que la colère monte chez les démocrates et les défenseurs des migrants face à cette politique que Donald Trump a revendiquée mardi au Congrès, la chaîne New York 1 a diffusé mercredi matin des images de cinq fillettes accompagnées d’adultes, parlant espagnol, marchant peu avant 01 heure du matin (05H00 GMT) en pleine nuit vers un centre d’accueil du quartier de Harlem.

Le journaliste a indiqué avoir eu des informations selon lesquelles il s’agirait d’enfants séparés de leurs parents à la frontière mexicaine, mais ne pas avoir pu les confirmer officiellement.

La chaîne a aussi montré des images d’enfants ressortant du centre une heure plus tard, la tête couverte de couvertures, impossibles à identifier.

Le centre d’accueil, identifié comme appartenant à l’association des Cayuga Centers, n’a fait aucun commentaire sur ces informations dans l’immédiat.

Sur son site web, l’association explique qu’elle place des enfants de migrants dans des familles d’accueil hispanophones, en attendant de pouvoir être confiés à des membres de leur famille installés aux Etats-Unis ou renvoyés dans leur pays d’origine.

Mardi, le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé que l’Etat allait attaquer en justice l’administration Trump pour « violation des droits constitutionnels » des enfants migrants et de leur famille.

« Nous avons maintenant connaissance de plus de 70 enfants placés dans des centres fédéraux de l’Etat de New York et l’on s’attend à ce que ce nombre augmente puisque d’autres centres ont été contactés », a-t-il indiqué dans un communiqué, évoquant 10 centres différents.

« New York va agir et assigner en justice (l’administration NDLR) pour mettre fin à cette attaque impitoyable et délibérée contre les communautés immigrées, et mettre fin à cette cruelle politique une fois pour toutes », a-t-il ajouté.

Selon le journal new-yorkais Daily News, citant une source fédérale, plus de 300 enfants auraient déjà été envoyés à New York.

New York, bastion démocrate et ville-monde qui incarne l’image de l’Amérique comme terre d’immigration, s’oppose depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir à toutes les mesures de restrictions migratoires de son administration.

Tant le gouverneur que le maire de New York, Bill de Blasio, ont fermement dénoncé ces derniers jours la politique dite de « tolérance zéro » face à l’immigration illégale qui a vu plus de 2.300 enfants séparés de leurs parents depuis début mai, selon les chiffres du gouvernement fédéral.

L’association New York Immigration Coalition, qui avait été début 2017 à la pointe du combat contre le décret migratoire bloquant l’arrivée aux Etats-Unis de migrants venant de certains pays à majorité musulmane, a prévu mercredi après-midi un grand rassemblement devant le siège de l’ONU à Manhattan pour protester contre cette politique de séparation et marquer la journée mondiale des réfugiés.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 14h05)                                                        

Trump n’est plus le leader moral du monde libre (Conseil de l’Europe)

juin 20, 2018

Oslo – Donald Trump n’est plus le « leader moral » de la planète et « ne peut plus parler au nom du monde libre », a estimé mercredi le secrétaire général du Conseil de l’Europe, en réaction à la séparation des enfants de migrants du reste de leurs familles.

« Ce qui se passe à la frontière (américano-mexicaine) où il sépare les enfants de leurs parents est un signe qu’il n’est plus le leader moral de son pays ou de la planète », a déclaré Thorbjørn Jagland à la chaîne norvégienne TV2 à l’occasion d’un déplacement à Moscou.

« Tout ce qu’il fait l’exclut du rôle que les présidents américains ont toujours eu », a-t-il ajouté. « Il ne peut plus parler au nom de ce qu’on appelle le monde libre ».

M. Jagland est aussi l’un des cinq membres du comité Nobel norvégien qui attribue chaque année le prix Nobel de la paix, une récompense que certains voudraient voir décernée à Donald Trump pour ses efforts de dénucléarisation de la péninsule coréenne.

La séparation des enfants de leurs parents sans-papiers, pour beaucoup fuyant la violence en Amérique centrale, fait scandale aux États-Unis, et a déclenché une pluie de critiques à l’encontre de Donald Trump.

La Première ministre britannique, Theresa May a également jugé mercredi « les images d’enfants détenus dans ce qui semble être des cages (…) profondément choquantes ».

Interrogé sur le retrait américain du Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH), M. Jagland a aussi affirmé que « ce n’était pas inattendu ».

« Ce n’est qu’un exemple supplémentaire qui montre qu’il ne veut pas de traités internationaux ni d’organisations internationales basées sur la coopération ».

Les États-Unis ont annoncé mardi qu’ils se retiraient de l’organisation basée à Genève, qu’ils accusent d' »hypocrisie » et de parti pris contre Israël.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2018 13h49)