Côte d’Ivoire : le tourisme, un secteur à nouveau porteur après les crises

avril 29, 2017

L’Office national du tourisme à Abidjan, le 25 avril 2017. © Issouf Sanogo/AFP

Le secteur touristique est à nouveau porteur en Côte d’Ivoire après les difficiles périodes de la crise postélectorale (2010-2011) et de l’attentat jihadiste dans la station balnéaire de Grand-Bassam en 2016, souligne l’office national du tourisme de ce pays.

« Les chiffres ont nettement progressé de 2012 à 2015. Nous sommes passés de 0,6% (de contribution au) PIB à 4,8% en 2015. Et les derniers chiffres pour 2016 sont à 7,5% », a déclaré vendredi à l’AFP le directeur de l’office national du tourisme, Jean-Marie Somet.

L’office de tourisme de Côte d’Ivoire organise de vendredi à lundi dans la capitale économique Abidjan un salon sur le thème « le tourisme durable, un engagement nécessaire pour l’Afrique », afin d’attirer plus de touristes dans ce pays.

« C’est un secteur extrêmement porteur (actuellement, ndlr) en Côte d’Ivoire » et « ça veut dire que la manne financière et l’importance du tourisme est en train de se faire ressentir (…) Nous sommes en train de repartir », s’est félicité M. Somet, rappelant les périodes difficiles du secteur au lendemain de la grave crise postélectorale (2010-2011).

Selon M. Somet, les touristes ont aussi « passé le cap » après l’attentat jihadiste à Grand-Bassam, station balnéaire située près d’Abidjan. « C’est Bassam et Assinie (autre station balnéaire, ndlr) qui ont le taux de fréquentation le plus élevé », a-t-il poursuivi.

Le dimanche 13 mars 2016, trois assaillants avaient remonté la plage de Grand-Bassam, très prisée des Ivoiriens et des étrangers, tirant au hasard et attaquant plusieurs restaurants. Ils avaient tué 19 personnes. L’attaque, jusqu’ici la seule sur le territoire ivoirien, a été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

« Nettoyer cette image négative de la Côte d’Ivoire »

« Stratégiquement, il fallait repositionner le pays (…) En dix ans, notre destination s’est tuée pratiquement. Plus personne ne voulait venir ici. Notre travail, c’est de nettoyer cette image négative du pays », a encore relevé vendredi le directeur de l’office du tourisme.

Le tourisme local représente « 62% de l’économie de la Côte d’Ivoire en matière de services », avec plus 700.000 touristes ivoiriens en 2015, a-t-il souligné.

Selon M. Somet, 150.000 emplois directs et plus de 300.000 emplois indirects ont été créés dans le secteur du tourisme en 2016 en Côte d’Ivoire, citant des chiffres récents de la Banque mondiale.

Jeuneafrique.com

France/présidentielle: Hollande appelle à voter Macron pour contrer Le Pen

avril 29, 2017

Bruxelles – Le président François Hollande a envoyé samedi depuis Bruxelles un message très clair aux Français: contre le « risque majeur » de voir Marine Le Pen accéder à l’Elysée, il a appelé tous les électeurs républicains à « prendre un bulletin Macron au 2ème tour de la présidentielle » le 7 mai.

« Ca ne devrait pas être un sujet de discussion pour les forces républicaines: on prend le bulletin Macron et on considère que c’est le bulletin qui empêche l’extrême droite » d’arriver au pouvoir, a affirmé M. Hollande à huit jours du second tour de scrutin.

Lors d’une conférence de presse à l’issue du dernier sommet européen de son quinquennat, M. Hollande a accusé le parti de Mme Le Pen, le Front national (FN, extrême droite), de « masquer » son projet de sortir de la zone euro et de l’Union européenne.

Marine le Pen a scellé une alliance avec le chef du parti souverainiste Debout La France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan et elle a présenté avec lui samedi un accord semblant ajourner son intention de faire sortir la France de la zone euro.

« Leur volonté », c’est bien « la sortie de la France de la zone euro et de l’UE », a réagi le chef de l’Etat français, mais « en même temps qu’ils continuent de préparer ce projet dangereux, ils le camouflent, ils le cachent, ils le gomment parce qu’ils savent bien que les Français ne veulent pas que leur pays sorte de l’Union européenne et se prive de l’euro et de la monnaie unique », a-t-il expliqué.

Tous deux « cachent leur projet » parce qu' »il fait peur », a insisté M. Hollande, mais « si la candidate de l’extrême droite devait être élue le 7 mai, tout ce qu’elle propose » mettrait automatiquement « la France en dehors de la zone euro et de l’UE ».

Il a parallèlement apporté un soutien très appuyé à Emmanuel Macron sur la scène européenne, estimant que son ancien ministre de l’Economie serait « un bon partenaire pour l’Allemagne « parce qu’il défendra les intérêts de son pays la France mais qu’il a aussi la conviction que l’Europe est au service de nos intérêts communs ».

« Il est suffisamment conscient des règles européennes. Il a été avec moi dans la plupart des conseils européens comme conseiller, puis ensuite il y a été associé comme ministre », a témoigné le président sortant.

Il s’est dit certain que son ex-protégé, qui s’est émancipé sans ménagement de sa tutelle pour briguer l’Élysée, « aurait à coeur de poursuivre avec sa méthode les propositions et la politique menée pour faire avancer l’Europe en étroite liaison avec l’Allemagne ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 18h24)

France: Marine Le Pen annonce vouloir comme Premier ministre le chef d’un parti souverainiste

avril 29, 2017

Paris – La candidate de l’extrême droite française Marine Le Pen a dit samedi vouloir nommer comme Premier ministre le chef d’un parti souverainiste (droite), Nicolas Dupont-Aignan, si elle est élue le 7 mai au second tour de la présidentielle.

La cheffe du parti Front national, qui a obtenu vendredi le ralliement du dirigeant de cette formation anti-européenne, « Debout la France », a justifié ce choix au nom du « patriotisme » et du « projet commun » défendus par M. Dupont-Aignan.

Lors d’une conférence de presse commune, elle a loué en celui qui a engrangé 4,70% des voix au premier tour de la présidentielle le 23 avril la « capacité si rare aujourd’hui à dire non, à ne pas se résigner dès lors que l’avenir du pays est en jeu », et à « sortir du confort des formations installées ».

« C’est un jour historique car nous faisons passer les intérêts de la France avant des intérêts personnels et des intérêts partisans », a déclaré ce dernier, qui a néanmoins assuré que son mouvement restait « totalement indépendant ».

« Pour la France, j’invite les Français à nous rejoindre et à sauver leur pays, tout le reste n’est que du détail, que de l’écume mais il y a une vraie vague qui se lève dans le pays », a-t-il ajouté.

La candidate, donnée largement battue par les sondages face à son rival centriste Emmanuel Macron, cherche à élargir son socle électoral pour accéder à l’Elysée, quinze ans après l’échec de son père Jean-Marie Le Pen.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 11h54)

Kirghizstan: 24 morts dans un glissement de terrain

avril 29, 2017

Bichkek (Kirghizstan) – Un glissement de terrain a tué samedi matin 24 personnes dont 9 enfants dans un village du sud du Kirghizstan, a annoncé à l’AFP le ministère kirghiz des Situations d’urgence.

« Vingt-quatre citoyens du Kirghizstan, avec parmi eux neuf enfants, sont morts au total dans le glissement de terrain dans le sud du pays », a déclaré la porte-parole du ministère, Elmira Cheripova.

Selon elle, 266 sauveteurs, y compris des médecins et des militaires, ont été mobilisés et sont sur place.

Le glissement de terrain a frappé le village d’Ayouou dans la région d’Och (sud) vers 06H40 locales (00H40 GMT), emportant six maisons et ses habitants, a précisé le ministère dans un communiqué.

Il y a « deux ou trois jours », les familles habitant dans cette zone rurale avaient reçu l’ordre de quitter leurs maisons, a affirmé le président Almazbek Atambaïev.

« J’en appelle à mes compatriotes: la vie d’une personne, notamment d’un enfant, est bien plus importante que toute propriété ou bétail », a-t-il déclaré, demandant aux habitants d’évacuer la zone.

En mars, 34 familles avaient suivi l’ordre d’évacuation et avaient alors quitté leurs maisons, a déclaré à des médias locaux un responsable du district, Alicher Bakichev, ajoutant que certaines personnes étaient depuis revenues habiter dans leurs maisons.

Le ministre des Situations d’urgences Koubatbek Boronov s’est rendu sur place sur ordre du président, selon un communiqué sur le site internet de la présidence.

M. Boronov est chargé notamment d’organiser l’évacuation de 40 familles vivant près de la zone frappée par la catastrophe en raison des risques de nouveaux glissements de terrain, selon le communiqué du ministère des Situations d’urgence.

Les avalanches et glissements de terrain sont fréquents au Kirghizstan, dont le territoire est à 95% montagneux. En avril 2004, un glissement de terrain avait tué au moins 33 personnes dans la région d’Och après un glissement de terrain à l’automne qui avait tué une quarantaine de personnes, également dans le sud.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 14h55)

États-Unis: Donald Trump célèbre avec sa base les 100 jours d’une présidence controversée

avril 29, 2017

Donald Trump, le 28 avril 2017 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump doit retrouver samedi ses plus fervents partisans lors d’un rassemblement aux allures de meeting de campagne en Pennsylvanie, pour célébrer les 100 premiers jours d’une présidence marquée par de nombreux revers.

Le 45e président des États-Unis, dont l’élection surprise face à Hillary Clinton a stupéfié la planète, peine à concrétiser ses promesses de campagne. Notamment la plus emblématique: abroger et remplacer « Obamacare », la loi sur l’assurance santé de son prédécesseur. Cette promesse s’est heurtée aux divisions de sa majorité républicaine au Congrès.

Le financement d’un mur frontalier avec le Mexique, promis à maintes reprises par Donald Trump, a dû être retiré cette semaine du projet fédéral de loi de finances pour éviter une crise budgétaire et une paralysie des services gouvernementaux.

Quant à sa grande réforme fiscale, dévoilée à la hâte cette semaine pour redorer le bilan des 100 jours et présentée par le président comme « probablement la plus grande baisse d’impôts de l’histoire », a été largement perçue comme un cadeau de plusieurs milliards de dollars aux Américains riches et qui ne fera qu’alourdir la dette du pays.

Depuis son entrée à la Maison-Blanche, il a signé des dizaines de décrets pour renverser les mesures de la présidence Obama sur l’industrie, l’environnement ou la limitation des forages pétroliers. Des efforts salués par les républicains.

Mais son décret le plus retentissant, visant à interdire l’entrée de ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane, a été bloqué par deux fois par la justice.

Cela ne l’empêche pas de décrire son début de mandat comme un succès.

« Je pense que personne n’a fait ce que nous avons été capables de réaliser en 100 jours, nous sommes très heureux », a-t-il déclaré vendredi aux journalistes.

« Nous faisons beaucoup de choses », a-t-il ajouté tout en décrivant ce cap symbolique de 100 jours comme un « standard sans importance ».

Dans un message vidéo diffusé vendredi soir par la Maison-Blanche, M. Trump estime pourtant que « les 100 premiers jours de mon administration ont tout simplement été les plus couronnés de succès de toute l’histoire de notre pays ».

Le milliardaire républicain de 70 ans a reconnu à plusieurs reprises que la fonction présidentielle était plus difficile qu’il ne l’imaginait.

Rhétorique de campagne –

« Je pense que personne n’a fait ce que nous avons été capables de réaliser en 100 jours, nous sommes très heureux », a-t-il déclaré vendredi aux journalistes.

« Nous faisons beaucoup de choses », a-t-il ajouté tout en décrivant ce cap symbolique de 100 jours comme un « standard sans importance ».

Dans un message vidéo diffusé vendredi soir par la Maison-Blanche, M. Trump estime pourtant que « les 100 premiers jours de mon administration ont tout simplement été les plus couronnés de succès de toute l’histoire de notre pays ».

Le milliardaire républicain de 70 ans a reconnu à plusieurs reprises que la fonction présidentielle était plus difficile qu’il ne l’imaginait.

Comme pour échapper aux pressions du Bureau ovale, il a prévu de retrouver samedi soir des partisans à Harrisburg, en Pennsylvanie, l’un des États qui lui a permis de l’emporter en novembre.

Une façon aussi sans doute d’oublier, temporairement, les critiques sur son inexpérience et ses difficultés à inspirer respect et confiance, aussi bien aux Etats-Unis qu’à l’étranger.

Symbolique aussi car, au même moment, se tiendra à Washington le dîner de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche. Un rendez-vous traditionnel pour les présidents américains qu’il a décidé de boycotter, marquant ainsi son mépris des médias.

« Il ne s’agit pas seulement du dîner des correspondants », a défendu son porte-parole Sean Spicer. « Il s’agit d’une opportunité pour lui de s’adresser aux électeurs qui l’ont élu, de parler de ce qu’il a pu accomplir au cours des 100 premiers jours ».

A ce stade de sa présidence, M. Trump est le président américain le moins populaire de l’histoire moderne dans les sondages, même s’il bénéficie du soutien sans faille de sa base électorale.

Signaux inquiétants

L’opposition démocrate, elle, jubile et décrivait vendredi le début de son mandat comme un désastre, une période d’instabilité grandissante, d’échecs législatifs et de promesses non tenues.

« Budget: F. Création d’emplois: F. Assécher le marigot: F. Santé: F », a lancé la chef démocrate à la Chambre des représentants Nancy Pelosi, reprenant les plus mauvaises notes du système scolaire américain.

Les républicains se félicitent de leur côté d’une victoire: la nomination du juge conservateur Neil Gorsuch à la Cour suprême des États-Unis.

Quelques signaux viennent cependant ternir l’enthousiasme dans le camp présidentiel. A commencer par l’annonce vendredi du chiffre de croissance de l’économie américaine le plus médiocre depuis trois ans, au premier trimestre 2017.

S’ajoute aussi le dossier des accusations d’ingérence russe pendant la campagne, qui empoisonne la présidence Trump. Le Congrès et le FBI ont lancé des enquêtes distinctes sur d’éventuelles collusions entre l’entourage du milliardaire et des responsables russes, démenties par le président américain.

La Maison-Blanche doit également faire face à une poussée de fièvre avec la Corée du Nord. Donald Trump a averti jeudi de la « possibilité » d’aboutir à un conflit majeur avec Pyongyang si le régime ne mettait pas un terme à ses programmes balistique et nucléaire.

Il mise sur la menace d’une intervention militaire et les pressions de la Chine pour faire plier le régime nord-coréen.

Des menaces jusqu’ici sans effet puisque la Corée du Nord a procédé à un nouveau tir -raté- de missile balistique, provoquant une réaction outrée vendredi soir du président américain sur son compte Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 13h41)

 

Au Caire, le pape François célèbre une messe devant des milliers de fidèles

avril 29, 2017

Le pape François (G) célèbre samedi 29 avril 2017 une messe devant des milliers de fidèles dans un stade du Caire / © AFP / Andreas SOLARO

Le pape François a célébré samedi une messe devant des milliers de fidèles dans un stade du Caire, placé sous surveillance policière draconienne trois semaines après des attentats contre la minorité chrétienne d’Egypte.

Quelque 15.000 fidèles, selon le Vatican, ont assisté à la cérémonie religieuse terminée à 11H30 locales (09H30 GMT), soit la moitié de la capacité du stade de l’armée de l’air, situé dans la banlieue du Caire.

Au second et dernier jour de sa visite en Egypte, pays placé sous état d’urgence après la multiplication d’attentats jihadistes, le pontife argentin, debout à l’arrière d’une voiturette de golf, est apparu dans le stade entouré de gardes du corps en lunettes noires.

Souriant, le pape de 80 ans est descendu du véhicule pour saluer un petit groupe d’enfants habillés de tenues dorées inspirées de l’Egypte ancienne.

Dans les tribunes, la foule de fidèles portant des casquettes blanches, agitaient des drapeaux aux couleurs jaunes et blanches du Vatican.

Au son des chants religieux, le pontife est monté sur une grande estrade et a embrassé l’autel. Il a ensuite entamé son homélie, prononcée en italien et traduite en arabe par un interprète.

Le pape François, venu en Egypte pour promouvoir la paix et la concorde entre musulmans et chrétiens, a estimé que la vraie foi est celle qui conduit « à vivre la culture de la rencontre, du dialogue, du respect et de la fraternité ».

« L’unique extrémisme admis pour les croyants est celui de la charité! Toute autre forme d’extrémisme ne vient pas de Dieu et ne lui plaît pas! » a-t-il martelé.

Nous sommes si heureux

Tout au long du parcours du pape au Caire, des policiers étaient postés toutes les cinquantaines de mètres. Le stade choisi pour la messe, en dehors de la ville, est facile à sécuriser.

Dès les premières heures de la matinée, les fidèles à bord d’une noria de bus avaient passé plusieurs barrages de police pour arriver au stade militaire survolé par un hélicoptère.

Des sœurs vêtues en gris et beige, des scouts couverts de badges, des familles, des hommes en costumes, des jeunes en jeans, des prêtres orthodoxes et catholiques, des personnes âgés marchant avec des cannes, ont assisté à la messe.

Nabil Choukri travaille à la foire du Caire qui suit le livret de la cérémonie en arabe et tient un petit drapeau jaune et blanc du Vatican. « C’est très important qu’il soit là. Nous n’avons pas peur d aller à l’église en Egypte », dit-il.

Le rassemblement religieux vise à réunir devant le pape tous les rites catholiques du pays, notamment les églises copte, arménienne, maronite et melkite, avec une liturgie en arabe et latin.

Des dignitaires religieux musulmans étaient également présents.

Après un déjeuner samedi avec des évêques égyptiens, François ira à la rencontre de futurs prêtres étudiant dans un séminaire copte-catholique au sud du Caire, avant de quitter l’Egypte après une visite de 27 heures, sa première dans ce pays à majorité musulmane.

L’Egypte compte une communauté catholique d’environ 272.000 fidèles, soit 0,3%¨de la population égyptienne. Les catholiques sont présents dans ce pays depuis le Ve siècle.

La venue du pape -près de trois semaines après un double attentat suicide jihadiste qui a fait le 9 avril 45 morts dans deux églises coptes orthodoxes le jour du dimanche des Rameaux- prend un caractère hautement symbolique pour les chrétiens d’Egypte.

Après son arrivée vendredi au Caire, le chef spirituel de près de 1,3 milliard de catholiques a abordé plusieurs sujets à résonance particulière au Moyen-Orient comme la prolifération des armes ou les « populismes démagogiques » qui « n’aident pas à consolider la paix et la stabilité ».

Œcuménisme

Fervent défenseur de l’oecuménisme, le pape François a eu vendredi soir une rencontre privée avec le pape copte orthodoxe d’Egypte Tawadros II.

Ils se sont joints également pour une prière commune à l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, frappée en décembre par un attentat jihadiste (29 morts).

Les deux papes ont notamment appelé à « l’unité », en rappelant que la violence des extrémistes cible sans distinction les chrétiens, catholiques ou orthodoxes.

Beaucoup de chrétiens d’Egypte s’estiment tenus à l’écart des postes clefs, tandis que leur appartenance religieuse est inscrite sur leurs papiers d’identité. Le pays compte la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient.

Les jihadistes ont menacé de multiplier les attaques contre les coptes, qui sont environ 10% des 92 millions d’Egyptiens.

Le déplacement de François, le deuxième d’un pape en Egypte dans l’époque moderne, intervient 17 ans après celui de Jean-Paul II, qui avait marqué les esprits.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 13h50)

Rome/Vatican: L’ancien grand maître de l’Ordre de Malte défie le pape

avril 28, 2017

 Robert Matthew Festing et le pape François, 2016. /
GABRIEL BOUYS/AFP

Robert Matthew Festing et le pape François, 2016. / GABRIEL BOUYS/AFP

Contrairement à la demande du pape, l’ancien grand maître de l’Ordre de Malte, dont François avait obtenu la démission fin janvier, est arrivé à Rome où doit se tenir, samedi 29 avril, l’élection de son successeur.

Dans une lettre envoyée le 15 avril, après que l’ancien grand maître avait fait savoir que, s’il n’entendait pas « faire campagne », il devrait « envisager d’accepter » le cas où l’Ordre le réélirait à sa tête, le Vatican lui avait ordonné de « ne pas être présent » à l’élection et « d’annuler son voyage à Rome » à cette occasion.

« Je vous demande cela comme un acte d’obéissance », avait insisté Mgr Angelo Becciu, substitut de la Secrétairerie d’État, nommé par le pape pour le représenter auprès de l’Ordre, qui rappelait ainsi à l’ancien grand maître ses vœux religieux.

Bailly profès de l’Ordre de Malte, Fra’Matthew Festing est, théoriquement, membre de droit du Conseil complet d’État qui doit élire samedi son successeur. Il peut donc se présenter à l’entrée de la Villa Magistrale (son ancienne résidence sur l’Aventin) pour participer à cette élection, ce qui constituerait un affront sans précédent au pape.

À lire : Démission à l’Ordre de Malte, le pape face à ses adversaires

De son côté, Mgr Becciu désigné par le pape comme son « délégué spécial » pour accompagner le « renouveau spirituel et moral » de l’Ordre et « seul interlocuteur pour toutes les questions relatives aux relations entre le Siège apostolique et l’Ordre », ne sera pas présent à Rome samedi : il accompagnera en effet François au Caire.

La-croix.com par Nicolas Senèze, à Rome

Dans une église d’Egypte meurtrie par l’EI, François prie avec le patriarche copte

avril 28, 2017

Le pape François et le pape copte Tawadros II dans l’église Saint Pierre et Saint Paul au Caire, le 28 avril 2017 / © AFP / Andreas SOLARO

 

Dans une église du Caire meurtrie en décembre par un attentat du groupe Etat islamique (EI), le pape François prie au côté du patriarche copte orthodoxe Tawadros II, alors que les chants liturgiques résonnent dans la nef.

Le 11 décembre 2016, l’église copte orthodoxe Saint-Pierre et Saint-Paul, qui jouxte l’imposante cathédrale du Caire, a été le théâtre d’un carnage: 29 personnes avaient été tuées lorsqu’un kamikaze de l’EI s’était fait exploser en pleine messe, laissant un enchevêtrement de corps et de débris.

Cinq mois plus tard, l’église a été entièrement restaurée, les peintures murales représentant des scènes de la bible ont été sauvées. Pour accueillir le pape des catholiques, qui effectue sa première visite au Caire, des fleurs blanches décorent l’allée centrale.

Sur une estrade placée sous la voûte principale, décorée d’une peinture représentant le Christ sur un fond d’or, François, soutane et calotte blanche sur le crâne, est assis à côté de Tawadros II, une coiffe de satin sur la tête, enveloppé dans sa traditionnelle cape noire brodée d’or.

Le patriarche Bartholomée de Constantinople est également présent pour la messe œcuménique.

Après les chants liturgiques en langue copte, accompagnés par le son strident des cymbales, une chorale catholique prend la relève, avec des chants en arabe.

« Nous te remercions seigneur, toi qui nous donnes cet amour et nous bénis », lance le pape Tawadros II, accueillant son « frère ami », le pape catholique. « Nous prions pour tous ceux qui sont en difficulté. Nous prions pour les martyrs, tombés dans Ton église et dans chaque église », ajoute Tawadros, barbe grise fournie, lunettes sur le nez. « Ils ont offert leur sang en Ton nom saint. »

Sanctuaire improvisé

La visite du pape François au Caire intervient près de trois semaines après un double attentat suicide ayant visé deux églises orthodoxes du nord de l’Egypte. Ces attaques, également revendiquées par l’EI, ont fait 45 morts.

La messe est suivie d’un moment de recueillement: sur un mur près de l’entrée de l’église, une tache de sang est désormais protégée par une paroi transparente, près de petites photographies représentant les victimes de l’attentat de décembre.

Les deux papes prient en silence, mains jointes, tête baissée, tandis qu’autour d’eux des responsables religieux déposent des fleurs blanches devant le sanctuaire improvisé.

Le pontife argentin n’aura pas droit à un bain de foule: les jihadistes de l’EI se sont engagés à multiplier les attaques contre les chrétiens en Egypte et la sécurité a été renforcée sur tous les sites visités par le pape.

La cathédrale Saint-Marc est gardée par des blindés de l’armée. Seules peuvent entrer les personnes munies d’une invitation.

Dans ce quartier de classe moyenne du centre du Caire, des policiers sont déployés en grand nombre et fouillent parfois les sacs des passants. Les forces de sécurité sont également stationnées sur les toits des immeubles haussmanniens à la façade décatie.

Accueilli par le patriarche Tawadros II sur le parvis de la cathédrale Saint-Marc, le pontife argentin avait pris dans ses bras le pape orthodoxe, une longue étreinte pleine d’émotion ponctuée par trois bises.

Romandie.com avec(©AFP / 28 avril 2017 23h03)

Congo: Juste Désiré Mondélé consterné par les propos de Ndalla Graille dans une vidéo

avril 28, 2017

Lors d’une conférence de presse qu’il a organisée le 21 avril, à Brazzaville, le conseiller spécial du Chef de l’Etat, chargé des questions politiques, Juste Désiré Mondélé, a dit sa désolation quant aux propos tenus par le Délégué politique auprès du Président de la République (avec rang de ministre), Claude Ernest Ndalla alias Graille, dans une vidéo qui circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux.

 

Juste Désiré Mondélé a d’abord soutenu que Claude Ernest Ndalla Graille fait partie des icônes de la politique congolaise. Il a ajouté que Ndalla Graille a toujours su défendre ses opinions et qu’il était un Congolais sans frontière.

Ndalla Graille, a poursuivi M. Mondélé, a toujours exprimé sa fidélité envers le Président Denis Sassou N’Guesso. A titre d’exemple, alors qu’il était associé à Bernard Kolélas et à son parti, le MCDDI, dans les années 90, quand la guerre du juin 1997 éclate, il s’oppose aux démarches du fondateur du MCDDI pour avoir signé une alliance avec le Président  Pascal Lissouba pour combattre Denis Sassou N’Guesso.

Une autre preuve. Quand la guerre prend fin le 15 octobre 1997, le Président Sassou N’Guesso nomme Ndalla Graille au poste de ministre du Redéploiement et du Sport de la Jeunesse, chargé de l’Instruction Civique. Deux ans plus tard, il est nommé Délégué politique auprès du Chef de l’État. A l’élection présidentielle de 2002, M. Ndalla soutient Denis Sassou Nguesso.

Juste Désiré Mondélé s’est dit cependant surpris de constater que dans une interview qu’il a accordée en France où il est parti pour les besoins de santé, laquelle interview est publiée dans une vidéo, Ndalla Graille se fait donneur de leçons à Denis Sassou N’Guesso et à son pouvoir. Pour Juste Désiré Mondélé, M. Ndalla Graille s’est trahi ou an trahi ses convictions.  Il s’est demandé si cette affaire de vidéo de Ndalla Graille ne ressemble pas à celle du général à la retraite Jean-Marie Michelle Mokoko, qui déclarait qu’il avait été piégé.

En réalité, Ndalla Graille semble vouloir faire comme certains acteurs politiques congolais qui, après avoir été au lait et au miel grâce à Denis Sassou N’Guesso, lui flanquent les couteaux sur le dos. Mais, Claude Ernest Ndalla Graille peut-il vraiment faire des leçons à Denis Sassou N’Guesso ?

 

L’histoire du Congo enseigne que l’homme a été impliqué dans certaines actions qui ont troublé l’ordre public dans le pays. Ses affaires de vidéo remontent à l’année 1984. Cette année là, arrêté avant un congrès du parti du PCT, Ndalla enregistré dans une vidéo où il déclarait que Jean-Pierre Thystère Tchicaya avait orchestré les attaques à la bombe en 1982 à Brazzaville. Ces attentats à la bombe avaient fait neuf morts et 92 blessés.

Quand on lit l’histoire du Congo, on s’aperçoit très vite que Claude Ernest Ndalla Graille est très mal placé pour donner des leçons à Denis Sassou N’Guesso. Tant l’homme aurait lui aussi des mains tâchées de sang.

Congo-site.com par Gall Mombéti

Corée du Nord: à l’ONU, la Chine met en garde contre le recours à la force

avril 28, 2017

Nations unies (Etats-Unis) – Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a mis en garde vendredi à l’ONU contre les risques de « chaos » et de « plus grandes catastrophes » en cas de recours à la force contre la Corée du Nord et ses programmes nucléaire et balistique.

« L’usage de la force ne règle pas les différences et conduira uniquement à de plus grandes catastrophes », a-t-il averti lors d’une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité consacrée à son allié nord-coréen et présidée par le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.

« Régler de manière pacifique la question nucléaire de la péninsule coréenne via le dialogue et les négociations représente le seul bon choix qui est réaliste et viable », avait déclaré Wang Yi à la presse juste avant d’entrer dans la salle du Conseil.

Le ministre chinois a vanté la nécessaire « dénucléarisation de la péninsule et le maintien du régime international de non prolifération nucléaire » afin « d’éviter le chaos » dans la région.

S’exprimant par le biais d’une traductrice, il a une nouvelle fois mis en avant la proposition de Pékin d’un gel des programmes militaires nucléaire et balistique de la Corée du Nord, alliée de la Chine, en échange d’un arrêt des exercices militaires entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, liés par un traité d’alliance.

Le patron de la diplomatie chinoise a qualifié cette offre de « sensée et raisonnable » mais les Etats-Unis l’ont plusieurs fois rejetée.

Wang Yi a également plaidé pour une reprise des négociations à Six entre la Corée du Nord, la Corée du Sud, le Japon, la Russie, les Etats-Unis et la Chine. Ces pourparlers avaient duré de 2003 à 2009, sans succès.

Vendredi au cours de la réunion ministérielle des 15 membres du Conseil de sécurité, l’Américain Tillerson a affirmé que « toutes les options devaient rester sur la table » face à la Corée du Nord qui pourrait selon lui mener une « attaque nucléaire » contre la Corée du Sud, le Japon, voire les Etats-Unis.

Il aussi exhorté Pékin à faire usage de son « levier économique » contre Pyongyang pour le contraindre à arrêter ses programmes nucléaire et balistique.

Rex Tillerson doit voir dans l’après-midi en tête-à-tête Wang Yi.

Le régime communiste nord-coréen a multiplié ces dernières années ses tirs de missiles balistiques, procédant même à cinq essais nucléaires souterrains, dont deux en 2016.

Ces programmes militaires ont valu à la Corée du Nord une série de résolutions de l’ONU et une batterie de sanctions internationales. D’après des experts onusiens, ces mesures punitives ont toutefois eu peu d’impact sur Pyongyang

Romandie.com avec(©AFP / 28 avril 2017 17h12)