Chine: libération du Nobel de la paix Liu Xiaobo atteint d’un cancer

juin 26, 2017

Photo prise le 14 mars 2005 à Canton du Chinois Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010 / © LIU FAMILY/AFP/Archives /

Le prix Nobel de la paix chinois Liu Xiaobo, emblème de la lutte pour la démocratie dans son pays, est sorti de prison après avoir été diagnostiqué le mois dernier d’un cancer du foie en phase terminale, a annoncé son avocat.

Le diagnostic a été fait le 23 mai et l’intellectuel dissident, incarcéré depuis huit ans, a bénéficié quelques jours plus tard d’une mise en liberté conditionnelle, a indiqué l’avocat Mo Shaoping.

Vétéran de la dissidence chinoise, M. Liu « est désormais soigné à l’hôpital de Shenyang (dans la province de Liaoning, nord-est). Il n’a aucun projet particulier. Il reçoit juste un traitement médical en raison de sa maladie », a déclaré l’avocat.

Liu Xiaobo, aujourd’hui âgé de 61 ans, avait été condamné en 2009 à onze ans de réclusion pour « subversion », après avoir corédigé un texte, la Charte 08, qui prônait le respect des droits de l’homme et l’instauration d’élections en Chine.

Il avait reçu en 2010 le prix Nobel de la paix alors qu’il était déjà emprisonné, une décision qui avait suscité l’ire de Pékin. En son absence, la récompense lui avait été remise de façon symbolique le 10 décembre 2010 à Oslo, l’écrivain étant représenté par une chaise vide.

Unique Nobel de la paix emprisonné dans le monde, Liu Xiaobo était devenu un encombrant symbole pour le régime communiste, auquel Washington et l’Union européenne, à l’instar de nombreux pays occidentaux, réclamaient sa libération, à l’unisson d’une vaste mobilisation internationale.

– ‘Inconditionnelle’ –

Après l’annonce de la sortie de prison de Liu Xiaobo, ses soutiens exprimaient lundi leurs inquiétudes sur son état de santé tout en s’indignant du traitement que lui a réservé Pékin et réclamant sa mise en liberté « inconditionnelle ».

« C’est ajouter des préjudices physiques à l’insulte! Liu Xiaobo a été diagnostiqué d’une maladie grave en prison, où il n’aurait jamais dû se trouver », a réagi auprès de l’AFP Patrick Poon, un chercheur de l’ONG Amnesty International.

« Les autorités chinoises doivent immédiatement s’assurer que Liu Xiaobo reçoive un traitement médical adapté, avec un accès effectif à sa famille », a ajouté M. Poon, tout en appelant à ce que M. Liu bénéficie « immédiatement » d’une libération « sans condition ».

Su Yutong, une journaliste et activiste chinoise exilée en Allemagne, s’est pour sa part dite « extrêmement choquée et attristée » sur le sort de son ami. « Les autorités doivent le laisser partir à l’étranger pour y recevoir un traitement adéquat », a-t-elle plaidé dans un message envoyé à l’AFP.

« On ignore s’il a été soumis en prison à des tortures ou des traitements inhumains. Mais (…) il ne pouvait ni écrire, ni s’exprimer, ni exercer sa liberté de penser: ce qui, en tant qu’intellectuel, a dû être la pire des tortures », a-t-elle estimé.

– Sort de son épouse –

Par ailleurs, le sort de l’épouse de Liu Xiaobo, Liu Xia, reste en suspens: selon Patrick Poon, elle demeurait lundi assignée à résidence.

Bien qu’elle ne fasse l’objet d’aucune accusation officielle, Mme Liu, assignée à son domicile pékinois depuis 2010, n’a pas d’accès à internet, n’est pas autorisée à recevoir chez elle des visiteurs, et ne peut que rarement parler par téléphone à des membres de sa famille. Liu Xia n’a pas pu être jointe lundi par l’AFP.

Liu Xiaobo, alors enseignant de l’Université normale de Pékin, avait participé en 1989 au mouvement prodémocratique de la place Tiananmen, déclenché par les étudiants. Arrêté après la répression du mouvement, l’opposant avait passé un an et demi en prison sans jamais avoir été condamné.

Envoyé dans un camp de rééducation « par le travail » entre 1996 et 1999 et exclu de l’université, il était devenu l’un des animateurs du Centre indépendant Pen Chine, un regroupement d’écrivains.

« A un moment où la Chine veut un rôle international accru, il est approprié qu’elle fasse preuve d’humanité et de compassion envers un homme qui n’a jamais commis de crime mais qui a dédié sa vie à la littérature et à l’expression libre », a commenté lundi le Pen Hong Kong, appelant également à sa libération « inconditionnelle ».

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2017 13h35)                

Etats-Unis: des sites gouvernementaux piratés par des messages pro-EI

juin 26, 2017

Le gouverneur de l’Ohio, John Kasich, le 13 mai 2017 à New York / © AFP/Archives / KENA BETANCUR

Plusieurs sites internet gouvernementaux des Etats américains de l’Ohio et du Maryland ont dû être fermés dimanche en raison d’un piratage ayant entraîné l’affichage de messages en faveur du groupe Etat islamique.

Le site du gouverneur de l’Ohio, John Kasich, figure parmi les sites affectés.

Un message promettant de se venger du président américain Donald Trump a été posté sur ces sites internet par un groupe s’appelant ‘Team System DZ’.

« Trump, vous serez tenu pour responsable, vous et votre peuple, pour chaque goutte de sang versée dans les pays musulmans », disait le message, avant d’ajouter « J’aime l’Etat islamique ».

Ces slogans, écrits en lettres dorées sur fond noir, affichaient également la profession de foi musulmane en lettres blanches en arabe.

Celui posté sur le site du gouverneur Kasich diffusait aussi un appel à la prière.

Un site du comté de Howard, dans le Maryland, situé à plusieurs kilomètres de Washington DC, a aussi été touché.

Certains sites étaient toujours hors service en début de journée lundi, tandis que le site du gouverneur Kasich, http://www.gouvernor.ohio.gov, a été remis en service.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2017 13h20)                

New York: une Gay Pride sous le signe des anti-Trump

juin 25, 2017

Gay Pride à San Francisco, le 25 juin 2017 / © AFP / Josh Edelson

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche pour la Gay Pride de New York sous une mer de drapeaux arc-en-ciel, avec l’opposition à Trump et la défense des transsexuels comme grandes causes du moment.

Pour la 48e année consécutive, des milliers de participants, à pied, en moto ou juchés sur des camions descendaient la 5e Avenue sous les applaudissements d’une foule compacte et joyeuse, pour une marche de 3 kilomètres depuis les gratte-ciels de Midtown jusqu’à Greenwich Village, où le mouvement pour les droits des homosexuels est né après les émeutes de Stonewall en 1969.

Alors qu’à Istanbul, les participants à la Gay Pride étaient dispersés par la police qui tirait avec des balles en caoutchouc, dans la première des métropoles américaines la marche est une véritable institution.

Sous un grand soleil, des centaines de policiers et de nombreux élus, dont le maire Bill de Blasio, le gouverneur de l’Etat de New York Mario Cuomo ou le sénateur Chuck Schumer, tous démocrates, ont marché tout sourire aux côtés de participants volontiers très dénudés.

En juin 2015, la marche célébrait la légalisation du mariage homosexuel. En juin 2016, c’était le deuil après le massacre de la discothèque gay d’Orlando, en Floride. Cette année, de nombreux cortèges marchaient en brandissant les pancartes « Resist » des opposants à Trump, dénonçant la nouvelle administration et ses projets législatifs – notamment l’abrogation de la loi santé Obamacare – et la remise en cause des droits des transsexuels.

Ainsi, Gavin Grimm, le lycéen transsexuel dont la plainte pour pouvoir utiliser les toilettes pour garçons de son école est au coeur de la « bataille des toilettes », emmenait le cortège de l’American Civil Liberties Union (Aclu), la puissante organisation de défense des libertés individuelles, désignée « grand marshal » du défilé.

Si la récente décision de la Cour suprême de demander aux tribunaux de rejuger cette affaire après une décision favorable en appel est « malheureuse » et « décevante », « ce n’est qu’un obstacle dans un combat dont nous savions tous qu’il serait long », a-t-il indiqué à l’AFP.

Aux premiers rangs de l’Aclu figurait l’ancienne analyste de l’armée américaine qui avait transmis de milliers de documents confidentiels à WikiLeaks et entamé en prison un changement de sexe, Chelsea (ex Bradley) Manning. « J’ai perdu ma voix d’avoir tant crié », a-t-elle tweeté.

Si de nombreux participants étaient clairement opposés à Trump, beaucoup soulignaient aussi ne pas vouloir faire de cette marche un évènement politique.

« L’administration actuelle est une abomination », affirme Cara Lee Sparry qui, sur sa moto, a déjà participé à une dizaine de Gay Pride. « Mais être entourée par des centaines et des milliers de gens qui crient pendant des heures, c’est incroyable, on ne peut pas faire mieux! »

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2017 23h20)

Pakistan: un camion de carburant s’enflamme, au moins 139 morts

juin 25, 2017

Des équipes de secours près de l’épave calcinée d’un camion-citerne qui s’est enflammé, le 25 juin 2017 à Ahmedpur East, au Pakistan / © AFP / STR

Au moins 139 personnes ont été tuées et une centaine blessées par un incendie dimanche au Pakistan, lorsqu’un camion citerne d’hydrocarbures s’est renversé et que des riverains se sont précipités pour récupérer le carburant répandu sur la chaussée.

Cette tragédie intervient alors que nombre de Pakistanais sont sur les routes pour rejoindre leur famille à l’occasion des festivités d’Aid-al-Fitr, fête musulmane majeure marquant la fin du mois sacré du ramadan.

Des riverains déambulaient parmi des dizaines de corps et véhicules carbonisés, après la catastrophe qui a eu lieu près de la ville d’Ahmedpur East, à 500 km au sud de Lahore.

« Le bilan des morts est monté à 139 et la plupart des blessés sont dans un état grave », a déclaré l’AFP le ministre de la Santé de la province du Pendjab Salman Rafiq, soulignant que le bilan pourrait s’alourdir.

Le camion, qui transportait 40.000 litres de carburant du port de Karachi jusqu’à Lahore, s’est couché tôt dimanche matin sur l’autoroute reliant ces deux métropoles.

La police routière, arrivée sur place immédiatement après l’accident, a tenté en vain d’éloigner la population accourue pour profiter de l’aubaine, a indiqué son porte-parole Imran Shah.

« Les habitants du village voisin de Ramzanpur Joya se sont précipités sur le site avec des seaux et d’autres contenants et de nombreuses personnes à moto se sont arrêtées pour récupérer le carburant », a indiqué à l’AFP le chef de la police régionale, Raja Riffat.

« Dix minutes plus tard, le camion citerne a explosé, créant une énorme boule de feu qui a englouti tous ceux qui récupéraient le carburant ».

Le feu s’est très vite propagé à une vaste portion de route, où de nombreuses personnes étaient piégées dans l’embouteillage déclenché par l’accident.

Plus de 100 carcasses de véhicules carbonisés, voitures, minibus et motos, jonchaient la chaussée où étaient éparpillées gamelles, casseroles, jerrycans et seaux que les victimes avaient apportés pour collecter le carburant.

Après l’incendie, des dizaines de riverains se sont rassemblés près du site, se lamentant sur le sort de leur proches.

« Nous sommes sous le choc », a déclaré Hafiz Sohail, en attendant le corps de son oncle et de son cousin de 13 ans, tous les deux décédés en tentant de récolter un peu d’or noir.

« Qu’est ce qu’on va faire de cete essence, maintenant? A quoi ça servait de faire ça? » déplorait un autre habitant, Sohail, pointant du doigt un seau, et racontant avoir vu le chauffeur crier aux gens de s’éloigner, en vain.

Parmi la centaine de blessés hospitalisés, nombre étaient très grièvement brûlés, à plus de 80%, a indiqué un médecin local sous couvert d’anonymat.

– Mauvais élève –

Les hôpitaux de la région ont été placés en état d’alerte et des blessés ont été évacués par hélicoptère.

L’armée a mobilisé un avion de transport C-130 pour en transporter certains jusqu’à Lahore.

Le Premier ministre et le président ont fait part de leur profonde tristesse.

Le conducteur, placé en garde à vue, a indiqué que le camion s’était renversé après qu’un pneu eut éclaté, a indiqué le ministre de la Justice du Pendjab, Rana Sanaullah, précisant que des analyses ADN seront menées pour identifier les corps.

Le Pakistan est un très mauvais élève en matière de sécurité routière, en raison du mauvais état des routes, du manque d’entretien des véhicules et de l’imprudence des conducteurs.

En 2015, au moins 62 personnes dont nombre d’enfants et de femmes avaient péri dans le sud du pays, lorsque leur bus était entré en collision avec un camion citerne de pétrole, déclenchant un puissant incendie.

La fin du ramadan a déjà été endeuillée par une série d’attentats qui ont fait au moins 65 morts à travers le pays, déclenchant des mesures de sécurité supplémentaires.

Le bilan d’un double attentat vendredi contre un marché bondé d’une localité majoritairement chiite près de la frontère afghane est passé à 51 morts dimanche. Le même jour, un attentat visant la police avait fait 14 morts à Quetta (sud ouest) et quatre policiers avaient été abattus à Karachi.

Sur les réseaux sociaux dimanche, des internautes faisaient part de leur solidarité avec les victimes de l’incendie du camion ainsi que celles des attentats de vendredi, priant pour célébrer Aid en paix lundi.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2017 18h48)                

Le Tchad menace de retirer ses troupes des opérations de la Minusma et du G5 Sahel

juin 25, 2017

Le président tchadien Idriss Deby Itno au palais présidentiel de N’Djamena le 20 avril 2016. © Andrew Harnik/AP/SIPA

Le Tchad « sera dans l’obligation de se retirer » des opérations militaires en Afrique « si rien n’est fait » pour aider financièrement le pays qui traverse une sévère crise économique et sociale, a assuré dimanche le président tchadien Idriss Déby Itno.

« Nous n’avons pas du tout été soutenu sur le plan financier, économique. Si rien n’est fait, si ça continue, le Tchad sera dans l’obligation de se retirer » des opérations extérieures sur le continent, a expliqué le président dans un entretien à RFI, TV5 Monde, et le quotidien Le Monde.

« Nous ne pouvons pas continuer à être partout »

Au Mali, le Tchad forme le troisième contingent le plus important de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), avec 1.390 hommes. Par ailleurs, 2.000 soldats tchadiens sont engagés dans la Force multinationale mixte, créée en 2015 conjointement par le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun, pour combattre le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

« Nous ne pouvons pas continuer à être partout, au Niger, au Cameroun, au Mali. Tout cela coûte excessivement cher », a-t-il continué.

Concernant la formation de la force conjointe du G5 Sahel, le président tchadien a exprimé sa réticence quant à une participation tchadienne, arguant ne pas pouvoir « avoir 1.400 hommes au Mali (…) et dans le même temps avoir 2.000 soldats dans le G5 Sahel ».

« On ne peut pas faire les deux à la fois, être dans le G5 Sahel et en même temps dans une autre mission sur le même théâtre », a expliqué le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1990.

« Nous sommes arrivés au bout de nos limites »

En février à Bamako, les chefs d’Etat du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), avaient annoncé la création d’une force militaire conjointe visant à enrayer l’expansion des groupes jihadistes dans la région.

Une résolution saluant le déploiement de cette force a été adoptée mercredi au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

« Je suis absolument certain que les Tchadiens sont déçus. Ils estiment que le Tchad en a trop fait, qu’il doit se retirer. Nous sommes arrivés au bout de nos limites », a indiqué M. Déby.

« L’année 2018 va être une année déterminante. Fin 2017, début 2018, si cette situation devait perdurer, le Tchad ne serait plus en mesure de garder autant de soldats à l’extérieur de son territoire », a-t-il assuré.

Le Tchad est depuis plusieurs années en proie à une sévère crise économique et sociale, aggravée par la faiblesse des cours du pétrole.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : abandon des poursuites pour « crimes de guerre » contre des soldats dans le massacre de civils au Kasai

juin 25, 2017

Des soldats congolais à Kitumba (RDC), en 2013. © Joseph Kay/AP/SIPA

Le tribunal militaire de Mbuji-Mayi, au Kasaï-oriental, a abandonné samedi les charges de crime de guerre contre sept soldats poursuivis après un massacre présumé de civils dans cette région du centre de la République démocratique du Congo.

« Le tribunal militaire a disqualifié les infractions de crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par traitements cruels, inhumains et dégradants et refus de dénonciation d’une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires » retenues par le parquet militaire, a déclaré à l’AFP Me Jimmy Bashile.

Vidéo troublante

Le 18 mars, le parquet militaire avait annoncé l’arrestation de sept militaires dans le cadre de l’enquête portant sur une vidéo largement partagée en février sur les réseaux sociaux montrant ce qui apparaît comme une scène de massacre de civils par des présumés membres des Forces armées de la RDC (FARDC) dans un village du Kasaï-oriental.

« Sur décision du tribunal, nos sept clients ne seront plus poursuivis que pour des infractions du droit interne à savoir: meurtre, dissipation de munitions et outrage », a ajouté l’avocat interrogé par téléphone au terme d’une audience tenue samedi.

« Un pas est franchi vers la manifestation de la vérité », a estimé Me Bashile.

3000 personnes tuées

Depuis septembre, quatre provinces du centre de la RDC sont secouées par des violences qui impliquent des miliciens, soldats et policiers, après la mort d’un chef traditionnel qui défiait le pouvoir de Kinshasa.

Ces atrocités ont causé la mort de plus de 3.000 personnes, selon l’Église catholique, ont fait 1,3 million de déplacés et l’ONU y a dénombré 42 fosses communes. Deux experts onusiens, missionnés par le secrétaire général de l’ONU pour enquêter sur ces violences, y ont été assassinés en mars.

L’ONU a exhorté samedi la justice militaire congolaise à « accroître significativement ses efforts » pour poursuivre « avec la plus grande fermeté » et de manière « crédible et systématique » les responsables des crimes commis par les miliciens et par les forces de sécurité dans le Kasaï en vue de « prévenir de nouvelles atrocités ».

 

RDC : «le dialogue est permanent », assure le président Kabila

 

Joseph Kabila, président de la RDC, dont le second mandat est arrivé à terme le 19 décembre 2016. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Le président congolais Joseph Kabila a assuré dimanche lors d’un sommet en Afrique du Sud que le dialogue était « permanent » dans son pays en vue d’organiser des élections sans donner de date pour la tenue du scrutin.

« Le dialogue au Congo est permanent et nous allons continuer à l’utiliser comme un outil de gouvernance », a assuré le président congolais lors de l’ouverture de la rencontre avec son homologue sud-africain Jacob Zuma.

« Les objectifs du dialogue actuel sont d’organiser des élections ensemble, en tant que nation, partis politiques et société civile. Nous avons toujours ces objectifs en tête », a-t-il ajouté.

Élection incertaine cette année

Le chef de l’Etat n’a pas précisé si cette élection serait organisée avant la fin de l’année, comme l’accord de la Saint-Sylvestre le préconise. Cet accord signé fin 2016, a entériné une décision de la Cour constitutionnelle qui maintient le président Joseph Kabila au pouvoir au-delà de la fin de son mandat qui s’est terminé le 20 décembre.

Jeuneafrique.com avec AFP

France/« Biens mal acquis »: la fille et le gendre de Denis Sassou-Nguesso mis en examen

juin 25, 2017

Le président Congolais, Denis Sassou Nguesso, lors d’une rencontre avec Vladimir Poutine, à Moscou, le 13 novembre 2012. © Maxim Shipenkov/AP/SIPA

Selon l’AFP, la fille et le gendre du président congolais Denis Sassou-Nguesso ont été mis en examen cette semaine dans l’enquête sur l’origine du patrimoine de l’entourage de dirigeants africains en France.

Après le neveu du président, Wilfrid Nguesso, en mars dernier, l’AFP rapporte ce dimanche 25 juin que des juges d’instruction parisiens ont mis en examen Julienne Sassou-Nguesso, 50 ans et son mari Guy Johnson, 53 ans, pour les mêmes faits de « blanchiment de détournement de fonds publics ». Une mise en examen qui daterait du mardi 20 juin, selon l’AFP.

Procès en cours

Depuis 2010, des magistrats financiers tentent de déterminer si les fortunes de trois familles présidentielles, celles de feu Omar Bongo (Gabon), de Denis Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville) et de Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), ont pu être bâties en France grâce à des deniers publics détournés de ces pays, avec l’aide d’intermédiaires et de sociétés offshores dans les paradis fiscaux.

Dans cette vaste enquête dite des « biens mal acquis », le premier procès s’est ouvert lundi dernier devant le tribunal correctionnel de Paris où le fils du président équato-guinéen, Teodorin Obiang, absent à la barre, doit répondre notamment de blanchiment de détournement de fonds publics.

Dans le chapitre congolais, les juges s’interrogent sur l’origine des fonds qui ont permis à Julienne Sassou-Nguesso et son époux d’acquérir en 2006, via une SCI, un hôtel particulier de la banlieue huppée de Paris, à Neuilly-sur-Seine, comportant sept pièces et piscine intérieure, pour un montant de plus de 3 millions d’euros, selon une source proche du dossier.

D’importants travaux y avaient ensuite été réalisés, entre 2007 et 2011, pour une facture de 5,34 millions d’euros.

Sociétés offshores

Les enquêteurs, qui s’appuient sur des signalements de la cellule de lutte contre le blanchiment à Bercy, Tracfin, se sont notamment intéressés à des mouvements financiers entre des banques situées à San Marin et des sociétés offshores aux Seychelles, à l’Ile Maurice ou à Hong Kong.

Depuis 2007, plusieurs dizaines de millions d’euros en provenance d’entités publiques de la République du Congo (ou Congo-Brazzaville) auraient été transférées sur les comptes de diverses sociétés soupçonnées ensuite d’alimenter en partie le train de vie de membres du clan présidentiel, selon une source proche du dossier.

Le gendre du président, Guy Johnson, est également apparu lors des investigations comme le gestionnaire d’une SCI détenant un hôtel particulier dans un arrondissement cossu de Paris et appartenant à la famille d’Omar Bongo, dont l’épouse Edith, était la fille aînée du dirigeant congolais.

Jeuneafrique.com avec AFP

Un dissident franco-vietnamien expulsé en France

juin 25, 2017

Paris – Un blogueur dissident franco-vietnamien est arrivé à Paris dimanche après avoir été privé de sa nationalité vietnamienne et expulsé par le régime à parti unique.

Le Vietnam est un pays où les opposants sont fréquemment emprisonnés, mais Pham Minh Hoang, 62 ans, est le premier dissident de l’histoire récente à se voir retirer sa nationalité vietnamienne.

L’ancien professeur de mathématiques a été contraint de prendre un vol pour Paris samedi.

« Je suis très triste », a déclaré M. Hoang par téléphone à l’AFP après son arrivée dans la capitale française. « J’ai essayé de faire du mieux que je pouvais, mais aujourd’hui, j’ai perdu la bataille ».

Il a ajouté cependant qu’il continuerait de militer pour la cause de la démocratie au Vietnam.

Il a raconté avoir été emmené par la police vendredi. Il a pu rencontrer des membres du consulat de France et un avocat mais n’a pu dire au revoir à sa femme, Le Thi Kieu Oanh.

« Je suis totalement accablée. Quand mon mari est parti, je n’ai pas pu lui dire au revoir, je suis aussi très en colère », a déclaré celle-ci à l’AFP.

M. Hoang avait découvert qu’il avait été privé de sa nationalité vietnamienne dans un courrier daté du 17 mai et signé de la main du président.

Il avait été condamné en 2011 à trois ans de prison pour tentative de subversion, mais avait été libéré au bout de 17 mois et assigné à résidence pour trois ans.

Les autorités lui reprochaient une série d’articles qui portaient atteinte d’après elles à l’image du pays et visaient à renverser le gouvernement.

M. Hoang avait émigré en France en 1973 mais était rentré au Vietnam au bout de 27 ans, exerçant comme professeur de mathématiques à l’Université polytechnique d’Ho-Chi-Minh-Ville.

Au Vietnam, blogueurs, avocats et militants accusés d’activités antigouvernementales séjournent régulièrement derrière les barreaux. Les médias sont détenus par l’Etat mais depuis quelques années, les dissidents se servent des réseaux sociaux pour faire entendre leur voix.

Human Rights Watch a qualifié la révocation de sa nationalité « d’action choquante et sans précédent ». « Elle franchit de nombreuses lignes jaunes en matière de droits de l’homme, la liberté d’expression, le droit à la citoyenneté, l’exercice des droits civils et politiques fondamentaux », a dit l’ONG dans un communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juin 2017 13h39)                                            

Congo: Interview de Denis Sassou Nguesso à TV5 Monde

juin 25, 2017

 

Congo/Décryptage spécial sur l’interview de DSN sur TV5: « le vide complet » selon Bedel BAOUNA

juin 25, 2017

 

 

Avec Ziana.Tv.com