Le président tanzanien « choqué » par la mort des Casques bleus en RDC

décembre 9, 2017

Nairobi – Le président tanzanien John Magufuli s’est dit « choqué » et « attristé » par l’attaque en République démocratique du Congo contre une base de Casques bleus tanzaniens qui a fait au moins 15 morts et 53 blessés, dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi.

Le président « a reçu avec un grand choc et une profonde tristesse la nouvelle de la mort de 14 membres des Forces de défense du peuple tanzanien qui participaient à une opération de maintien de la paix en République démocratique du Congo », a indiqué ce communiqué en swahili. »En plus de ceux qui ont sont morts, 44 autres ont été blessés tandis qu’on est sans nouvelles de deux autres », a ajouté ce communiqué.

L’ONU avait d’abord évoqué un bilan de 14 morts, avant de le faire évoluer dans la nuit à au moins 15 morts et 53 blessés, en précisant que tous les morts étaient tanzaniens.

« Je suis très choqué et très attristé d’apprendre la mort de nos jeunes, de braves soldats et des héros qui ont perdu leur vie dans l’accomplissement de leur mission de paix chez nos voisins de la RDC », a insisté M. Magufuli, cité dans le communiqué.

La Tanzanie fêtait samedi le 56e anniversaire de son indépendance vis-à-vis du Royaume. Lors d’une cérémonie à Dodoma (centre), la capitale administrative du pays, le chef de l’État a demandé la tenue d’une minute de silence.

Cette attaque est la pire subie par des Casques bleus depuis 24 ans. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est déclaré « indigné » face à ce « crime de guerre ».

D’après les archives de l’AFP, une force onusienne n’avait pas subi une opération aussi meurtrière depuis la mort de 24 Casques bleus pakistanais à Mogadiscio le 5 juin 1993.

Il s’agit aussi de l’attaque la plus meurtrière contre la force onusienne dans l’ex-Zaïre (Monusco) depuis son déploiement en 1999.

L’ONU attribue la responsabilité de l’attaque aux ADF (Allied Defense Forces, Forces démocratiques alliées), un groupe armé ougandais musulman actif dans le Nord-Kivu, un État de la RDC frontalier de l’Ouganda.

Les assaillants ont visé la base de la Monusco tenue par un contingent tanzanien jeudi à la tombée de la nuit à Semuliki, dans l’est de la RDC, selon des sources onusiennes.

Repliés en forêt, les ADF combattent depuis le Nord-Kivu le pouvoir du président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 27 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 13h59)                                            

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Le pape des coptes d’Égypte refuse de rencontrer le vice-président américain

décembre 9, 2017

Le Caire – Le pape Tawadros II de l’Église copte orthodoxe d’Égypte a annulé une rencontre avec le vice-président américain Mike Pence prévue en décembre au Caire, pour protester contre la décision unilatérale de Washington de déclarer Jérusalem capitale d’Israël, a annoncé l’Église samedi.

La décision annoncée mercredi par le président Donald Trump « a fait fi des sentiments de millions d’Arabes », a jugé l’Église dans un communiqué, ajoutant avoir décidé de ne pas recevoir Mike Pence au cours de sa visite en Egypte.

Cette décision intervient un jour après l’annulation par le grand imam d’Al-Azhar, influente institution de l’islam, d’une rencontre prévue avec Mike Pence pour les mêmes motifs.

Les coptes représentent près de 10% des 93 millions d’Égyptiens dans un pays où les musulmans sont majoritaires.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 14h59)                   

France: l’hommage de Macron à Jean d’Omersson, « une clarté qui nous manquera »

décembre 8, 2017

 

Au terme de son discours vendredi, le président est allé déposer sur le cercueil de l’académicien, « un simple crayon » à papier, comme le souhaitait Jean d’Ormesson. POOL/REUTERS

Au cœur de l’hiver et dans un froid glacial, le président a rappelé combien cet écrivain charmeur et lumineux fut un « antidote à la grisaille des jours ».

Au matin du vendredi 8 décembre, la pluie a soudain cessé, les nuages se sont dissipés et le ciel a viré au bleu radieux comme s’il ne pouvait en être autrement le jour des funérailles nationales de l’écrivain Jean d’Ormesson, mort en début de semaine, à l’âge de 92 ans.

 

Dans la cour d’honneur des Invalides, à midi — là même où le romancier de La Gloire de l’Empire avait assisté aux obsèques de Romain Gary, en 1980, et avait salué avec émotion, en 2003, la mémoire de son cher ami Maurice Rheims (« Toutes les fées s’étaient donné rendez-vous autour de son berceau pour le combler de leurs bienfaits ») —, le président de la République, Emmanuel Macron, a rendu un hommage inspiré au plus populaire des académiciens.

Au cœur de l’hiver et dans un froid glacial, il a rappelé combien cet écrivain charmeur et lumineux fut un « antidote à la grisaille des jours » et « ce long été auquel, pendant des décennies nous nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude ».

« Une clarté qui nous manquera et nous manque déjà »

Près de cent cinquante personnes étaient conviées à cette cérémonie d’hommage, qui a été inaugurée par une Marseillaise jouée par l’orchestre de la garde républicaine et s’est achevée par un concerto de Mozart interprété par le pianiste Karol Beffa.

Aux côtés de la famille se tenaient une trentaine de députés, quarante-cinq académiciens de l’Institut de France, dont la secrétaire perpétuelle du Quai Conti, Hélène Carrère d’Encausse, plusieurs membres du gouvernement, deux anciens présidents de la République (Nicolas Sarkozy et François Hollande), un ex-premier ministre (François Fillon), ainsi que le chancelier de l’Institut de France, Gabriel de Broglie. Derrière eux, une centaine de personnes venues faire leurs adieux à l’écrivain, la cérémonie étant ouverte au public comme le fut, au mois de juillet, celle donnée en l’honneur de Simone Veil.

« Jean d’Ormesson était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur mais de la lourdeur », un « égoïste passionné par les autres » et « une clarté qui nous manquera et nous manque déjà », a déclaré à la tribune Emmanuel Macron. Car si l’homme eut des ombres et des fêlures, qu’il dissimula par pudeur et élégance — disant écrire « parce que quelque chose ne va pas » —, « plus qu’aucun autre, il aima la clarté », a renchéri le président. Celle des eaux de la Méditerranée où il se baignait, du ciel d’Italie qu’il adorait, des pentes enneigées où il aimait skier et de l’éclat de son style.

Sa fille a découvert samedi ses dernières pages

Le 41e et dernier livre de l’écrivain doit paraître en février chez Gallimard. Son titre sonne comme un défi : Et moi, je vis toujours. La fille de Jean d’Ormesson, l’éditrice Héloïse d’Ormesson, a présenté jeudi soir sur France 5 les dernières phrases écrites par l’écrivain, trouvées samedi sur son bureau :

« Une beauté pour toujours. Tout passe. Tout finit. Tout disparaît. Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? Il n’est pas impossible Mais que je sois passé sur et dans ce monde où vous avez vécu est une vérité et une beauté pour toujours et la mort elle-même ne peut rien contre moi. »

Homme brillant, espiègle, volontiers séducteur derrière son regard bleu malicieux, l’ancien directeur général du Figaro restera comme l’un des plus grands écrivains populaires français. Tous ses livres figuraient sur les listes des meilleures ventes. Privilège rare, Gallimard l’avait fait entrer de son vivant dans sa prestigieuse collection « La Bibliothèque de la Pléiade ».

L’homme, qui avouait avoir écrit son premier roman « pour plaire à une fille » et estimait n’avoir « absolument pas la vocation à être romancier », fut élu sous la Coupole en 1973, à 48 ans, devenant alors le benjamin de l’Académie française. Avec le temps, il en était devenu le doyen.

Lemonde.fr

Un cadre de la Francophonie suspend après une tribune anti-CFA publiée sur « Le Monde Afrique »

décembre 8, 2017

L’économiste Kako Nubukpo est depuis plusieurs années l’une des figures de la contestation contre la monnaie des quinze pays d’Afrique francophone.

L’économiste togolais Kako Nubukpo. Crédits : CC 2.0

La tribune contre le franc CFA signée par le Togolais Kako Nubukpo le 30 novembre sur Le Monde Afrique en réponse aux propos tenus par Emmanuel Macron lors de son déplacement à Ouagadougou, le 28 novembre, aura été celle de trop. Le directeur de la francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a été officiellement suspendu de ses fonctions mardi 5 décembre par la secrétaire générale de l’institution, Michaëlle Jean. Une éviction qualifiée de « brutale » par M. Nubukpo qui, après avoir refusé de démissionner, s’est vu notifier une « suspension de fonctions à titre conservatoire ». Son salaire a été bloqué, son ordinateur et son adresse mail lui ont été retirés tout comme son badge lui donnant accès à l’immeuble de l’avenue Bosquet, dans le 7arrondissement de Paris où se trouve le siège de l’OIF.

La publication de cette tribune lui a été directement reprochée. L’économiste avait qualifié d’« imprécise, caricaturale et finalement déshonorante pour les dirigeants africains » la parole d’Emmanuel Macron après que celui-ci a déclaré devant les étudiants de l’université de Ouagadougou et le président burkinabé qui l’accompagnait que « le franc CFA est non-sujet pour la France ».

Les prises de position de M. Nubukpo ne sont pourtant pas nouvelles. Il a publié plusieurs ouvrages dont le dernier, Sortir l’Afrique de la servilité volontaire : à qui profite le franc CFA ? (Ed. La Dispute, 2016), a reçu un large écho médiatique. Il était déjà en poste à l’OIF.

« Débat sans tabou » ?

Cet ultime événement n’est cependant pas le seul à avoir provoqué sa chute. Agacé par les interventions répétées de Kako Nubukpo contre le carcan monétaire dont souffriraient les anciennes colonies françaises d’Afrique de l’Ouest et centrale, le président ivoirien Alassane Ouattara avait, en marge des assemblées générales des Nations unies de septembre, à New York, interpellé publiquement Michaëlle Jean sur les diatribes de son économiste. M. Ouattara est parmi les plus fervents défenseurs de la monnaie créée en 1945, aujourd’hui arrimée à l’euro. Dans sa lettre adressée mardi à l’économiste, l’OIF ne dissimule pas « les protestations des chefs d’Etat ».

Mme Jean, dont le mandat s’achève en 2018, aurait-elle interprété les remontrances de M. Ouattara comme un avertissement ? Il n’a également échappé à personne qu’Emmanuel Macron, en défendant l’avenir de la Francophonie à Ouagadougou, a gratifié Leïla Slimani du crédit d’en ouvrir « une nouvelle page », ne citant à aucun moment de son discours ni l’OIF ni Mme Jean. L’écrivaine a été nommée représentante personnelle du chef de l’Etat pour la Francophonie.

Pour justifier sa décision, l’OIF invoque vendredi dans un communiqué un manquement au « devoir de réserve » auquel était tenu M. Nubukpo en tant que fonctionnaire international. Un devoir qu’il n’aurait pas respecté en dépit de multiples avertissements.

Le départ de l’économiste, qui fut aussi ministre de la prospective du Togo et perdit son poste pour les mêmes raisons en 2015, intervient dans un contexte qui a évolué : le débat sur le CFA a gagné en visibilité depuis quelques mois. Des manifestations d’ampleurs variables ont été organisées en France et sur le continent. « Il est surprenant qu’à un moment où le président Macron invite à avoir ce débat sans tabou, l’institution dans laquelle il pourrait légitimement avoir lieu, cherche à l’étouffer », fait remarquer sans autre commentaire M. Nubukpo.

Lemonde.fr par Laurence Caramel

Congo/Mfilou: l’homme qui assurait huit coup à ses copines est mort sur l’une d’elles

décembre 8, 2017
 

mfilouLes friandes  de la carotte du chaud lapin en pleurs

Il a été retrouvé mort dans une chambre d’hôtel où il passait quelques moments de détente avec l’une de ses nombreuses conquêtes. Admiré par les filles pour ses prouesses sexuelles, il s’en est allé avec.

C’est la fille qui a alerté la réception de l’hôtel après s’être rendu compte du malaise dont venait de souffrir l’homme. « On était au sixième coup, quand soudain il a poussé un cri et commencé à trembler comme une personne en état de transe » a relaté la fille. Selon toujours son récit, l’homme s’est rendu dans la salle de bain croyant qu’il allait vomir, et c’est là qu’il s’est écroulé au sol.

Les deux amoureux s’étaient enfermés dans cet hôtel la veille après une soirée bien arrosée dans un bar dancing de Mfilou, à Brazzaville au Congo. Comme, il est connu de tous, l’homme avait assuré et envoyé au septième ciel la fille avec des séances de coups allant jusqu’à trente minutes chacune. C’est au sixième coup que Dieu a eu l’amabilité de rappeler notre héros sexuel à d’autres occupations.

La nouvelle de la mort du 4×4 sexuel a crée une grande tristesse parmi les filles qui ne pourront plus vanter ses exploits au lit et en profiter. On pouvait les entendre dans leurs pleurs se lamenter de cette disparition. «  Pourquoi tu nous a fais ça ? Dieu n’arrache que des personnes bien pourquoi ?…Ah Ya Brice, Jamais nous ne t’oublierons ,qui va encore nous faire jouir.. ? »

Sacer-infos.com par Stany Franck

Des milliers d’Iraniens manifestent contre Israël

décembre 8, 2017

Des manifestants iraniens brûlent le drapeau américain à Téhéran, le 8 décembre 2017 / © AFP / STR

Des milliers d’Iraniens ont manifesté vendredi contre Israël après la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, alors qu’un responsable religieux a appelé les Palestiniens à se soulever.

La télévision publique iranienne a montré des milliers de personnes défilant, après la prière du vendredi, dans les rues de Téhéran et d’autres villes.

Les protestataires défilaient en scandant les slogans « Mort à l’Amérique », « Mort à Israël » et certains ont brûlé des drapeaux américains et israéliens.

« Al-Quds (Jérusalem) est à nous », « Nous nous tiendrons debout jusqu’à l’anéantissement d’Israël », pouvait-on encore lire sur des banderoles.

La décision annoncée mercredi par Donald Trump a suscité la réprobation dans le monde.

Au lendemain de l’appel du mouvement islamiste Hamas à une « nouvelle Intifada », les groupes palestiniens ont déclaré ce vendredi « jour de rage ».

« Trump a tiré un trait sur 70 ans de négociations » de paix, a déclaré pour sa part l’imam de la prière du vendredi à Téhéran, Ahmad Khatami, dans la mosquée de Mossala, la plus grande de la ville.

Le président américain « a prouvé que la solution pour le problème de la Palestine est seulement l’Intifada » (« guerre des pierres »), a-t-il ajouté, en référence aux soulèvements populaires palestiniens de 1987-1993 et 2000-2005.

« Tout dommage que vous pouvez infliger à ce régime occupant et criminel, c’est un geste visant à plaire à Dieu », a-t-il déclaré.

Ahmad Khatami, qui a été nommé à son poste par le guide suprême iranien, a par ailleurs averti vendredi que les missiles iraniens pouvaient atteindre Israël.

« Nous construisons des missiles et nous augmenterons la portée de nos missiles autant que nous pouvons, à des milliers de kilomètres, de façon à empêcher de dormir les locataires de la Maison Blanche », a-t-il dit, insistant sur le fait que les missiles servaient à des fins de dissuasion.

« Si un jour le régime sioniste veut faire une erreur, nous raserons Tel-Aviv et Haïfa (nord d’Israël) », a-t-il encore menacé.

Depuis la révolution islamique de 1979, le soutien à la cause palestinienne et l’opposition à Israël sont deux éléments centraux de la diplomatie iranienne.

Romandie.com avec(©AFP / 08 décembre 2017 13h51)                

Prix Nobel: cherchez la femme !

décembre 8, 2017

Une médaille sur 20 pour les femmes: les statistiques Nobel sont peu flatteuses pour celles qui représentent la moitié de l’humanité / © AFP/Archives / Jonathan NACKSTRAND

Une médaille sur 20 pour les femmes: les statistiques Nobel sont peu flatteuses pour celles qui représentent la moitié de l’humanité. Malgré un récent rééquilibrage, aucune depuis deux ans n’a reçu de prix lors des fastueuses cérémonies du 10 décembre.

Les récompenses scientifiques (médecine, physique, chimie), la littérature et l’économie sont décernées en Suède, la paix en Norvège, deux pays de Cocagne féministe qui s’enorgueillissent de guider les autres sur le chemin de l’égalité.

Or, si leur nombre ne cesse d’augmenter depuis la première édition, passant de quatre lauréates entre 1901 et 1920 à 19 entre 2001 et 2017, les femmes nobélisées (48) ne représentent au terme de la saison 2017 qu’un peu plus de 5% des 896 lauréats des deux sexes.

L’économie recueille, haut la main, le bonnet d’âne, devant les prix scientifiques. La littérature est largement une affaire d’hommes, la paix fait un peu mieux.

Des prix originels — celui d’économie a été institué en 1968 –, la physique et la chimie sont les plus « misogynes », n’ayant récompensé que deux et quatre femmes respectivement. Paradoxe: la seule femme de l’Histoire à avoir jamais été couronnée par deux fois, Marie Curie, l’a été dans ces deux catégories, en 1903 et 1911.

– Les portes des labos fermées aux femmes –

« C’est une déception, quand on prend du recul, de voir que davantage de femmes n’aient pas été primées », reconnaît le secrétaire perpétuel de l’Académie royale des sciences à Stockholm, compétente pour les prix de physique, chimie et économie.

Göran Hansson l’assure: « Il n’y a pas de chauvinisme masculin substantiel dans les comités » de sélection Nobel, dont quatre (médecine, chimie, paix, littérature) sont présidés par des femmes.

Pour lui, si les lauréates sont si rares, c’est d’abord parce que les portes des laboratoires leur sont longtemps restées fermées.

Un effet « pyramide » confirmé par la physicienne Anne L’Huillier, membre de l’Académie royale des sciences et qui siégea au comité Nobel en 2010.

« C’est complètement évident, surtout pour les matières +dures+, moins pour les sciences de la vie », avance-t-elle.

Le palmarès du prix de médecine, désigné par le prestigieux institut Karolinska, n’est pour autant guère plus encourageant: 12 femmes sur 214 lauréats, soit 5,6%, parmi lesquelles la Française Françoise Barré-Sinoussi en 2008 pour la découverte du VIH en 1983.

Le « prix de Sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel », financé par la Banque de Suède, est lui le cancre absolu avec une seule lauréate, l’Américaine Elinor Ostrom en 2009.

« Vous avez remarqué, c’est vrai, que nous sommes tous des hommes blancs, nous sommes aussi tous de vieux hommes blancs », a ironisé jeudi à Stockholm Richard Thaler, Nobel d’économie 2017.

– La place des femmes au 20e siècle –

Et la littérature dans tout ça? 14 poétesses ou romancières (12,3%) seulement ont été couronnées. La tendance leur est cependant favorable puisque 36% des prix depuis 2007 sont allés aux femmes.

« Ça va dans le bon sens et rien ne dit que les statistiques ne peuvent encore s’améliorer. Elles le peuvent et le feront », a écrit sur son blog la secrétaire perpétuelle de l’Académie suédoise.

« L’Académie suédoise ne court pas après les statistiques pour les statistiques. La seule chose dont l’Académie se préoccupe, c’est de qualité », a aussi souligné Sara Danius, empêtrée depuis des semaines dans les révélations #metoo qui ont mis au jour les étroites relations entre l’académie et le Français Jean-Claude Arnault, marié à une académicienne et accusé d’avoir harcelé, agressé ou violé de nombreuses jeunes femmes.

Le palmarès du Nobel de la paix est celui dans lequel les femmes sont les mieux représentées: 16 lauréates sur 104 personnes (15,4%). Mais encore loin, très loin de la parité.

Une réalité qui reflète « la place des femmes dans la société au 20e siècle », selon Olav Njølstad, directeur de l’Institut Nobel norvégien.

Mais, comme pour les autres prix, les choses changent peu à peu, avec six lauréates ces 15 dernières années.

En 2011, le comité norvégien s’était même illustré en récompensant trois femmes conjointement, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkol Karman, figure de proue du « printemps arabe ».

Une évolution qui fait écho à la féminisation du comité.

« Dans la durée, c’est naturellement important que l’on soit passé d’un comité dominé par les hommes à un comité où l’on est à peu près à 50-50 (hommes/femmes) », relève Olav Njølstad.

Romandie.com avec(©AFP / 08 décembre 2017 12h50)                

Le Japon prévoit d’acheter des missiles de longue portée face aux menaces de Pyongyang

décembre 8, 2017

North Korea has threatened to sink Japan into the sea and has fired missiles over the country / © AFP / KAZUHIRO NOGI

Le Japon prévoit d’acquérir des missiles offensifs air-sol pour contrer la menace militaire nord-coréenne, a déclaré vendredi son ministre de la Défense, un projet qui devrait soulever des questions sur sa politique pacifiste.

Itsunori Onodera a précisé que son ministère comptait demander un budget spécial pour l’année budgétaire commençant en avril 2018 afin d’acheter des missiles de longue portée qui seraient déployés sur les avions de chasse.

Selon les médias japonais, le ministère voudrait acquérir auprès de sociétés américaines des missiles de croisière JASSM et LRASM d’une portée de 900 kilomètres.

Il prévoit également de se procurer des missiles Joint Strike d’une portée de 500 km auprès du groupe norvégien Kongsberg Defence and Aerospace, indiquent des informations de presse.

Ces projets devraient susciter la controverse, Tokyo ayant maintenu depuis la guerre une politique défensive, conformément à sa Constitution pacifiste, qui lui interdit l’usage de la force comme moyen de résoudre les différends internationaux.

Ces missiles sont destinés « à nous permettre de faire face à l’adversaire depuis un lieu situé au-delà de la portée des menaces », a déclaré le ministre à la presse.

La politique militaire du Japon se limite à l’autodéfense et le pays dépend des Etats-Unis pour sa protection, dans le cadre d’une alliance nippo-américaine de sécurité.

Les essais de missiles de la Corée du Nord représentent une « menace imminente » pour le Japon, avaient estimé lundi les sénateurs japonais, tandis que le Premier ministre nippon, Shinzo Abe, a déclaré que discuter avec Pyongyang n’avait « pas de sens ».

La chambre haute du Parlement nippon a adopté lundi à l’unanimité une résolution de protestation contre le dernier essai en date de missile intercontinental nord-coréen, le 29 novembre, qui s’est abîmé en mer du Japon.

L’appel de Washington la semaine dernière à couper toutes les relations commerciales et diplomatiques avec la Corée du Nord a été rejeté par Moscou et Pékin, partisans de négociations avec Pyongyang.

Romandie.com avec(©AFP / 08 décembre 2017 08h56)                

États-Unis: le Chef du FBI rejette les critiques de Trump

décembre 7, 2017

Washington – Le chef du FBI Christopher Wray a défendu jeudi la police fédérale, sous le feu des critiques du président américain Donald Trump qui tente de discréditer une enquête sur l’influence de Moscou durant la campagne de 2016 et la collusion présumée avec son équipe.

Dans un rare coup de boutoir public pour un président américain, M. Trump a violemment critiqué le FBI ce week-end, affirmant que sa réputation était « en lambeaux » et accusant le prédécesseur de M. Wray, James Comey, d’avoir menti. Le président américain a limogé l’ex-chef du FBI en mai, précipitant un témoignage à charge de M. Comey au Sénat.

Interrogé directement sur les propos présidentiels lors d’une audition devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants, Christopher Wray les a rejetés: « D’après mon expérience, notre réputation est assez bonne », a-t-il souligné.

« Les agents, analystes et le personnel du FBI sont de grands garçons et de grandes filles. Nous nous attendons à être critiqués de toutes parts. Nous y sommes habitués », a également déclaré ce juriste de formation au ton posé, n’hésitant pas à lâcher un sourire aux élus qui l’interrogeaient.

C’est la révélation ce week-end qu’un enquêteur du FBI avait été écarté des investigations sur l’affaire russe pour avoir échangé des messages anti-Trump et favorables à son ex-opposante démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton, qui avait motivé une avalanche de tweets du président américain.

Cet agent, Peter Strzok, spécialiste du contre-espionnage et respecté selon les médias américains, avait également participé à l’enquête sur l’affaire des courriels de Hillary Clinton, qui a secoué la campagne électorale en 2016.

Le FBI avait finalement estimé qu’il n’y avait pas matière à poursuivre Mme Clinton. De quoi pousser Donald Trump, et un choeur de républicains, à mettre en doute l’impartialité des enquêtes menées, selon eux, par des agents en majorité anti-Trump.

« +UN AGENT DU FBI ANTI-TRUMP A MENE L’ENQUETE CLINTON+ Maintenant tout commence à s’expliquer », avait ainsi tweeté Donald Trump dimanche.

Lors de l’audition jeudi, des élus républicains ont affirmé, sur la même ligne, que l’équipe du procureur spécial chargé du dossier russe, Robert Mueller, était formée par une nette majorité d’avocats et d’enquêteurs pro-démocrates.

« Si on expulsait tous ceux qui sont anti-Trump de l’équipe Mueller, je crois qu’il ne resterait plus personne », a asséné Jim Jordan.

Interrogée jeudi sur la réputation « en lambeaux » du FBI, selon Donald Trump, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a précisé que le président visait James Comey, nommé sous la présidence Obama, ainsi que les enquêteurs chargés du dossier Clinton.

« Nous avons effectivement ressenti qu’une partie de la direction politique au FBI posait problème. Nous sommes heureux que le directeur Wray soit là. Nous avons l’impression qu’il va nettoyer une partie du bazar qu’a laissé son prédécesseur », a-t-elle dit lors du point de presse de la Maison Blanche.

S’il a refusé de commenter l’affaire Strzok, expliquant qu’elle faisait l’objet d’une enquête « extérieure, indépendante », M. Wray a pour sa part souligné qu’au FBI, la « règle est de suivre les faits avec objectivité » en dépit des opinions personnelles.

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2017 23h51)                                            

Côte d’Ivoire: près des 1000 militaires vont quitter l’armée

décembre 7, 2017

 

Une patrouille de militaires ivoiriens, en août 2012 près de Cocody. © Emanuel Ekra/AP/SIPA

Sept mois après les dernières mutineries, le gouvernement ivoirien engage la réforme de l’armée ivoirienne, attendue depuis des années.

Devenu urgent depuis les mutineries d’anciens rebelles en janvier et mai dernier, le premier acte fort de la réforme de l’armée ivoirienne a été annoncé ce mercredi 6 décembre : 991 militaires ont volontairement accepté de partir à la retraite le 31 décembre prochain, a révélé Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement ivoirien, à l’issu du conseil des ministres.

Des départs qui ne sont ni une chasse aux sorcières ni un règlement de compte, liés aux derniers soubresauts dans l’armée, insistent les autorités. « Une cérémonie sera organisée en leur honneur », a ainsi expliqué Bruno Koné. Des per diem – dont le montant n’a pas été révélé – seront également remis aux partants. Il ne s’agit là que d’une première vague. D’ici à 2020, 4400 militaires devront ainsi faire valoir volontairement, leur droit à la retraite, à raison de 1100 soldats par an.

Une armée devenue pléthorique

Ce plan a pour vocation de réduire les dépenses de personnels et permettra, surtout, à garantir la pyramide des grades

Le gouvernement ivoirien entame ainsi un dégraissage de l’armée ivoirienne, une mesure indispensable selon plusieurs experts. Les effectifs militaires sont devenus pléthoriques après la crise. Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sont en effet composées de la fusion entre les anciens Fanci (Forces armées nationales de Côte d’Ivoire), restées loyales à Laurent Gbagbo, et les FAFN (Forces armées des forces nouvelles), issue de la rébellion qui a soutenue Alassane Ouattara. Autant d’hommes qui ne sont pas toujours bien formés et opérationnels. Plus de 90% du budget de l’armée est ainsi destiné à payer les salaires.

Une importante loi de programmation militaire pour les années 2016 à 2020 a ainsi été adoptée par le gouvernement ivoirien. Les effectifs de la grande muette doivent être ramenés à 40 000 hommes contre 41 620 actuellement, composés de 22 920 militaires et 18 700 gendarmes.

« Ce plan a pour vocation de réduire les dépenses de personnels et permettra de rajeunir les troupes et, surtout, à garantir la pyramide des grades. Des recrutements ne seront pas arrêtés pour autant », souffle une source proche du dossier. Sur la période 2016-2020, plus de 2254 milliards Francs CFA seront dépensés, à raison d’environ 800 milliards par an pour financer la loi de programmation militaire.

Jeuneafrique.com par