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L’Allemagne vise une légalisation en 2024 du cannabis récréatif

octobre 26, 2022
L'Allemagne vise une legalisation en 2024 du cannabis recreatif
L’Allemagne vise une légalisation en 2024 du cannabis récréatif© AFP/Archives/John MACDOUGALL

Le gouvernement d’Olaf Scholz s’est accordé mercredi sur un cadre de légalisation du cannabis à usage récréatif pour adultes qui ferait de l’Allemagne l’un des pays les plus libéraux d’Europe, sous réserve toutefois de l’aval européen.

La production et le commerce du cannabis seront placés sous « contrôle public » ainsi que l’achat et la possession « d’une quantité maximum de 20 jusqu’à 30 grammes » seront autorisés pour la consommation personnelle, a détaillé le ministre de la Santé Karl Lauterbach lors d’une conférence de presse.

L’usage par les moins de 18 ans continue d’être rigoureusement interdit.

« Si tout va bien, je pense que la légalisation pourrait intervenir en 2024 », a souligné le ministre social-démocrate en présentant la feuille de route approuvée en Conseil des ministres.

Tout dépendra toutefois de la Commission européenne.

« Nous sommes dans une phase où nous examinons si les grandes lignes que nous avons élaborées dans ce document sont compatibles avec le droit international et européen », a-t-il souligné.

Au cas où la Commission européenne n’accorderait pas son aval, le document n’aboutira pas à un texte de loi, a-t-il précisé, tout en se montrant relativement confiant de passer l’obstacle brusselois.

Enrayer le marché noir

Le ministre a justifié cette réforme par la volonté d' »obtenir une meilleure protection des enfants et des jeunes », jugeant la politique actuelle inefficace, dans un contexte d’augmentation de la consommation de cannabis.

Quelque 4 millions de personnes dans le pays ont consommé cette drogue dite douce l’an passé, dont le quart étaient âgées entre 18 et 24 ans, a-t-il souligné.

Dans le même ordre d’idée, le ministre de la Justice Marco Buschmann a estimé qu’une politique purement répressive avait « échoué ».

« C’est pourquoi nous voulons légaliser de façon responsable la consommation du cannabis. Cela veut dire, des produits de meilleure qualité et ainsi une protection sanitaire » et un soulagement pour la justice qui peut « se concentrer sur des choses plus importantes », a-t-il estimé sur son compte twitter.

Dans le détail, le document adopté mercredi prévoit « un contrôle public de la chaîne d’approvisionnement » en cannabis avec l’objectif de « garantir la protection sanitaire et d’enrayer la criminalité organisée ainsi que le marché noir ».

Il organise « la production, la livraison et le commerce de cannabis récréatif dans un cadre de licences contrôlées par l’Etat ». Il autorise aussi la culture de trois pieds de cannabis par adulte pour un usage personnel.

Sa vente sera « strictement contrôlée », les vendeurs n’auront pas le droit de faire de la publicité et l’emballage devra informer des risques et rester « neutre ».

« Nous ne voulons pas faire les même erreurs qu’avec l’alcool ou le tabac, car les jeunes et les enfants sont ceux qui réagissent le plus aux promesses de l’industrie publicitaire », a souligné le commissaire gouvernemental chargé des questions de drogue et d’addiction, Burkhard Blienert.

Le chiffres d’affaires tiré de la vente de cannabis à usage récréatif sera soumis à un impôt, et l’introduction d’une taxe spéciale de consommation (+taxe cannabis+) est également prévue, selon le document.

– Projet phare du gouvernement

Si le projet aboutit, l’Allemagne rejoindrait le club des rares pays à être allés jusqu’à légaliser cette drogue, comme Malte en Europe, ou le Canada et l’Uruguay sur le continent américain.

Aux Pays-Bas, pays pionnier, posséder, consommer et vendre jusqu’à cinq grammes de cannabis, est toléré depuis 1976 dans les « coffee shops ».

De nombreux Etats l’ont jusqu’ici dépénalisé, en renonçant aux peines de prison envers les consommateurs, ou ont admis seulement sa consommation à des fins médicales.

La légalisation de cette plante psychoactive est une réforme phare promise par la coalition entre sociaux-démocrates, Verts et Libéraux du FDP lors de sa formation en décembre, essentiellement à l’initiative de ces deux derniers partis.

Les sociaux-démocrates ont longtemps été contre. M. Lauterbach a lui-même déclaré avoir changé sa position au cours des deux dernières années.

L’opposition conservatrice reste elle globalement opposée.

Le ministre de la Santé bavarois Klaus Holetschek a qualifié l’initiative du gouvernement de « signal dangereux pour toute l’Europe », disant craindre qu’une légalisation n’attire en Allemagne des fans de cannabis en provenance d’autres pays européens ».

Par Le Point avec AFP

Côte d’Ivoire : la CAN débutera finalement en 2024

juillet 4, 2022

La Coupe d’Afrique des nations de football 2023, qui devait se dérouler en juin et juillet de l’année prochaine, se tiendra six mois plus tard, a annoncé la CAF. Officiellement, pour des raisons météorologiques.

Un homme souffle dans un vuvuzuela lors de l’inauguration, le 3 octobre 2020, du stade olympique d’Ebimpé, non loin d’Abidjan, construit en vue de la Coupe d’Afrique des nations de 2023, en Côte d’Ivoire. A man blows a vuvuzela during the inauguration ceremony of Ivory Coast’s new 60,000-seat Olympic stadium, built with the help of China, in Ebimpe, outside Abidjan, on October 3, 2020 ahead of 2023 Africa Cup of Nations. © ISSOUF SANOGO/AFP

Six mois de répit pour éviter les pluies. La Coupe d’Afrique des nations de football (CAN), initialement programmée en juin et juillet 2023 en Côte d’Ivoire, a été déplacée à janvier-février 2024 pour des raisons climatiques, a annoncé le 4 juillet le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, lors d’une conférence de presse à Rabat, à l’issue d’une réunion du comité exécutif de la CAF. « On ne veut pas prendre le risque d’avoir une compétition sous le déluge. Ça ne serait pas bon pour le football africain et son image », a-t-il expliqué. La compétition devait initialement se tenir du 23 juin au 23 juillet 2023 dans cinq villes ivoiriennes : Abidjan, Bouaké, Yamoussoukro, Korhogo et San-Pedro.

« Nous prenons la décision mais c’est une question de respect. On a pris de nombreux avis et certaines personnes nous ont dit “il y a le changement climatique, peut-être que la pluie ne sera pas un problème”. Mais les conseils que l’on reçoit, c’est qu’on ne peut pas prendre ce risque », a détaillé le président de la confédération africaine. Quelques jours plus tôt, Veron Mosengo-Omba, le secrétaire général de la CAF avait indiqué dans une interview que la piste du report était à l’étude.

Janvier, un mois « pas idéal »

Le mois dernier, de graves inondations provoquées par des pluies diluviennes ont fait au moins cinq morts à Abidjan. Le mois de juin est traditionnellement le plus pluvieux de l’année, avec en moyenne autour de 300 mm d’eau. « Je suis très fier des infrastructures de classe mondiale, du soutien du président Alassane Ouattara, du Premier ministre, du gouvernement et de tous les gens du football en Côte d’Ivoire. Cette compétition sera très spéciale », a assuré Patrice Motsepe. « On sait bien que le mois de janvier n’est pas idéal. Les clubs européens ne sont alors pas toujours enclins à libérer leurs meilleurs joueurs« , a-t-il cependant reconnu.

Le 2e vice-président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Koné Mamadou, a déclaré que « si la CAF l’a décidé ainsi, c’est qu’elle a ses raisons » et « nous n’avons pas le choix, nous ne pouvons que nous aligner ». Selon lui, « la dernière décision revient aux autorités ivoiriennes qui ont mis les moyens pour les infrastructures », dont la construction et la rénovation de stades. L’ancien international ivoirien Cyril Domoraud a jugé que la décision de la CAF était « sage ». « On ne peut pas déployer de grands moyens pour une CAN et la jouer en saison pluvieuse », a-t-il dit. Il estime qu’il s’agit d’une « une décision salutaire, même si jouer en janvier-février va embêter des clubs européens ».

Jusqu’en 2017, la CAN s’est déroulée en début d’année civile. Le comité exécutif de la CAF a ensuite décidé de déplacer l’épreuve en été. L’édition 2019 s’est ainsi tenue en juin et juillet en Égypte. L’édition suivante, au Cameroun, a été déplacée à plusieurs reprises, d’abord à la demande du pays-hôte puis du fait de la pandémie de Covid-19. Elle s’est finalement tenue en janvier et février 2022.

Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis: Donald Trump évoque ouvertement une candidature en 2024

décembre 2, 2020

Chaque jour plus isolé dans sa croisade pour contester la victoire de Joe Biden, Donald Trump évoque, désormais ouvertement, la possibilité d’être de nouveau candidat à la présidence en 2024.

Donald Trump arrive dans les jardins de la Maison Blanche pour une déclaration sur le coronavirus le 13 novembre 2020

© MANDEL NGAN Donald Trump arrive dans les jardins de la Maison Blanche pour une déclaration sur le coronavirus le 13 novembre 2020

« Ce furent quatre années fantastiques. Nous essayons de faire quatre ans de plus. Sinon, je vous reverrai dans quatre ans », a-t-il déclaré mardi soir, lors d’une fête de Noël à la Maison Blanche.

 Le président américain Donald Trump en meeting de campagne à Bullhead City, en Arizona, le 28 octobre 2020

© Brendan Smialowski Le président américain Donald Trump en meeting de campagne à Bullhead City, en Arizona, le 28 octobre 2020

L’événement, en présence de responsables du parti républicain, n’était pas ouvert à la presse mais une vidéo de son discours a circulé peu après.

Près d’un mois après l’élection du 3 novembre, Donald Trump refuse toujours de reconnaître sa défaite face à Joe Biden.

Reclus dans la Maison Blanche, il limite au maximum ses apparitions publiques, se contentant, en guise de communication présidentielle, de tweets colériques sur des fraudes électorales supposées, qu’aucun élément concret n’accrédite.

Le ministre américain de la Justice Bill Barr le 15 juin 2020 à Washington© SAUL LOEB Le ministre américain de la Justice Bill Barr le 15 juin 2020 à Washington

« A ce stade, nous n’avons pas vu de fraude à une échelle susceptible de changer le résultat de l’élection », a lancé mardi le ministre de la Justice Bill Barr. Ses mots ont d’autant plus de poids que cet ultra-conservateur de 70 ans fait partie de la garde rapprochée du président.Joe Biden, le 1er décembre 2020 à Wilmington, dans le Delaware© Chandan KHANNA Joe Biden, le 1er décembre 2020 à Wilmington, dans le Delaware

Dans cet étrange climat où le prochain président prépare son équipe et l’actuel relaie, de plus en plus seul, des théories du complot, Washington spécule sans fin.

Selon NBC, Donald Trump a évoqué avec des proches la possibilité d’annoncer le lancement de sa campagne pour 2024 le 20 janvier, jour de la prestation de serment de Joe Biden, à laquelle il n’assisterait donc pas.

L’ancien homme d’affaires se dit un peu superstitieux. En 2017, il avait fait déposer le dossier en vue d’une nouvelle candidature en 2020 dès le 20 janvier, jour de sa prise de sa fonction.

Fidèle à son sens de la provocation, il pourrait aussi profiter de l’occasion pour utiliser une recette qu’il affectionne particulièrement: la contre-programmation.

A plusieurs reprises, durant son mandat, il avait boycotté le dîner de l’Association des correspondants de la Maison Blanche et organisé, le même soir, un meeting de campagne.

– Chemin semé d’embûches –

Une annonce de candidature pour 2024 lui permettrait, bien sûr, de rester à court terme au centre du jeu. Mais le chemin sera semé d’embûches.

Dès le 20 janvier, il deviendra « ex-président » et l’équation changera radicalement.

La crainte qu’il inspire parmi les élus républicains et l’attention médiatique dont il bénéficie (et raffole) s’amenuiseront considérablement.

Tous les yeux se tourneront vers son successeur, bien sûr, mais aussi vers les sénateurs ou gouverneurs, qui, au sein de son propre parti, trépignent et rêvent de se lancer dans la course.

Comme il le rappelle à coups de tweets, Donald Trump n’a toutefois pas subi la déroute dans les urnes que lui prédisaient certains et peut revendiquer un solide socle de sympathisants.

Le décompte se poursuit mais une chose est certaine: la participation à l’élection de 2020 a été historique. Joe Biden a recueilli plus de 81 millions de voix, un record. Mais Donald Trump a franchi le cap des 74 millions de voix, ce qui est aussi un record, juste derrière celui de son adversaire démocrate.

L’analyse en pourcentage est cependant moins flatteuse pour Donald Trump, qui moque inlassablement les « losers »: il est désormais passé sous la barre des 47% des suffrages exprimés.

Sera-t-il in fine candidat dans quatre ans? 

Rien n’est moins sûr. Le magnat de l’immobilier fonctionne, comme il le revendique lui-même, à l’instinct. La planification stratégique sur plusieurs années n’est pas, loin s’en faut, son point fort.

En théorie, rien ne l’empêche de tenter de nouveau sa chance en 2024. La Constitution américaine interdit d’assumer plus de deux mandats, mais en faire deux non-consécutifs est une possibilité.

Un seul homme a réussi ce pari: Grover Cleveland, à la fin du XIXe siècle. Elu en 1884, il fut battu en 1888, puis élu de nouveau en 1892. Il est, dans les livres d’histoire, à la fois le 22e et le 24e président des Etats-Unis.

Grover Cleveland avait 56 ans au début de son deuxième mandat. Donald Trump en aurait 78.

Avec AFP par jca/vgr