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Des militants demandent au Canada de rapatrier des enfants coincés en Syrie

février 18, 2021

OTTAWA — Une défenseuse des droits de la personne des Nations unies et l’organisation Human Rights Watch Canada affirment que le gouvernement Trudeau n’est pas à la hauteur de sa nouvelle campagne internationale contre la détention arbitraire, puisqu’il a abandonné 25 enfants canadiens coincés dans le nord de la Syrie.

© Fournis par La Presse Canadienne

Fionnuala Ni Aolain, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, affirme que le Canada est l’un des 57 pays inscrits sur une «liste de la honte», car il ne prendra pas de mesures actives pour rapatrier ses ressortissants étrangers piégés dans des camps sous contrôle kurde dans le nord de la Syrie.

Farida Deif, directrice canadienne de Human Rights Watch, affirme que la Déclaration contre la détention arbitraire dans les relations d’État à État que le Canada a lancée lundi et qui a été endossée par 57 autres pays est une bonne initiative, qui est nécessaire.

Mais Mme Deif dit que la décision du gouvernement fédéral de ne pas chercher à rapatrier 46 Canadiens — dont 25 enfants, certains d’à peine deux ans — d’un camp de réfugiés du nord de la Syrie renverse tout simplement l’intention de la nouvelle déclaration.

Le patron de Mme Deif à New York, Kenneth Roth, a aidé à élaborer la déclaration, critiquant la Chine pour sa détention arbitraire des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor.

Mme Deif s’est jointe à Mme Ni Aolain et d’autres groupes de défense des droits au Comité des affaires étrangères de la Chambre des communes jeudi, où elles ont renouvelé leurs appels pour que le gouvernement en fasse plus pour rapatrier ses ressortissants coincés en Syrie.

«Leur détention est indéniablement arbitraire et n’implique aucune procédure régulière ni aucune protection. Ces déclarations ne signifient rien à moins qu’elles ne soient appliquées aux plus vulnérables», a déclaré Mme Ni Aolain à La Presse Canadienne dans un courriel.

Le gouvernement a réussi à rapatrier une jeune Canadienne orpheline de cinq ans de Syrie en octobre dernier, mais le premier ministre Justin Trudeau et d’autres ministres ont indiqué qu’ils n’avaient pas l’intention d’aider les autres Canadiens parce que le gouvernement n’a pas de diplomates dans la zone de guerre.

«C’est vraiment stupéfiant que le gouvernement ait annoncé lundi cette déclaration contre la détention arbitraire dans les relations d’État à État, alors qu’en même temps, pendant deux ans, il a fermé les yeux sur la détention arbitraire de 46 de ses propres ressortissants», a dit Mme Deif en entrevue.

Les Canadiens font partie des quelque 10 000 ressortissants étrangers détenus dans des camps dans le nord de la Syrie par les forces kurdes après qu’elles eurent repris le contrôle de la région des mains de Daech (le groupe armé État islamique).

Pas d’accusation

Les Kurdes ont placé en détention environ 64 000 personnes après avoir mis fin au califat de Daech. Les Kurdes soupçonnaient bon nombre d’entre elles d’être des sympathisants de Daech, mais Mme Deif et d’autres défenseurs des droits de l’homme affirment qu’aucune de ces personnes n’a été formellement accusée d’un quelconque crime.

«Des milliers de personnes, y compris des enfants, sont exposées à la violence, à l’exploitation, aux sévices et à la privation dans des conditions qui, à notre avis, correspondent aux pratiques de torture, de traitement inhumain et dégradant en vertu du droit international», a déclaré Mme Ni Aolain au comité jeudi.

«J’exhorte le gouvernement et ce comité parlementaire à concentrer immédiatement leur attention sur la nécessité de faire en sorte que le Canada soit le chef de file dans ce domaine, et non un État qui se trouve sur une liste de honte en ne rapatriant pas ses femmes et ses enfants à la maison.»

Les Kurdes ont appelé les gouvernements étrangers à rapatrier leurs ressortissants.

Déclaration de l’ONU

Dans une déclaration du 8 février, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a appelé les 57 pays à prendre des mesures pour rapatrier leurs ressortissants, qui font face à des menaces croissantes, notamment l’exploitation sexuelle. Elle a été signée par Mme Ni Aolain et une vingtaine d’autres rapporteurs spéciaux de l’ONU – un groupe d’experts indépendants nommés par l’ONU pour traiter de la protection des différents aspects des droits de l’homme.

L’automne dernier, après le rapatriement de l’orpheline de cinq ans, le ministre des Affaires étrangères d’alors, François-Phillipe Champagne, avait déclaré que le gouvernement vérifiait périodiquement le bien-être des Canadiens, mais qu’il n’y avait pas eu de changement dans l’approche gouvernementale de cet enjeu.

«Notre première préoccupation est d’assurer la sûreté et la sécurité des Canadiens ici, au pays», avait déclaré M. Champagne à ce moment.

Avec Radio-Canada par Mike Blanchfield, La Presse Canadienne

Brazzaville-Congo/Logements sociaux : une partie de la cité de Mpila envahie par des herbes

octobre 5, 2020

Le côté sud de la cité qui abrite des bâtiments de type R+1, R+2 et R+3 dans la cité moderne de Mpila se trouve à l’abandon. Il est menacé par une érosion alors que sa devanture transformée en dépotoir de détritus. Ces logements sociaux sont inhabités tandis que les travaux de la plupart d’immeubles ont été achevés depuis des années. 

La partie de la cité insalubre/Adiac

La construction de la cité du quartier Mpila, situé entre les arrondissements 5 Ouenzé et 6 Talangaï, à Brazzaville, s’inscrit dans le cadre d’un projet de logements sociaux lancé en 2009 par le gouvernement congolais. Un rapport de la Commission économique, financière et du contrôle de l’exécution du budget, publié le 31 mars 2019, a approuvé le niveau de réalisation à 100% de 264 logements sociaux. Jusqu’à ce jour, cette cité est inhabitée si bien que certains logements se trouvent envahis par des herbes, des murs fissurés. De même, le plafond de quelques logements est déjà en train de s’affaisser. L’insalubrité dans la cité du quartier Mpila  prend une allure de plus en plus iinquiétante.

Cette cité est construite en partie sur le site de l’ex-régiment blindé détruit pendant les explosions des dépôts de munitions le 4 mars 2012. Elle comporte deux blocs : le premier est constitué de 22 bâtiments de 4 étages, chacun, offrant 200 logements de type F4 (trois chambres, salon, salle à manger, cuisine et salle de bain), avec des officines de commerce au rez-de-chaussée, y compris les bâtiments réservés aux activités scolaires et socio-sanitaires, ainsi qu’aux installations techniques, c’est-à-dire électriques et d’adduction d’eau potable.

Le deuxième bloc, quant à lui, est composé de 48 bâtiments, dont 10 de type R+1, 26 bâtiments de type de R+2 et 12 bâtiments de type R+3. Ces logements sont  équipés d’accessoires modernes, notamment une station d’épuration des eaux, les voies et réseaux divers, ainsi que d’autres commodités propices à une vie urbaine décente.

Ces habitations ont coûté plusieurs dizaines de milliards FCFA, grâce à un prêt consenti auprès de la Chine et les travaux de construction ont été réalisés par des sociétés chinoises.

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

France: Deux enfants retrouvés inconscients dans une voiture, les parents les jugeaient «insupportables»

juillet 19, 2020

 

En guise de punition, les enfants auraient été enfermés durant plus de deux heures en plein soleil.

L’alerte a été donnée vers 14h45 hier par le service de sécurité du centre commercial. Deux enfants âgés respectivement de 3 et 5 ans ont été repérés à l’arrière d’une voiture garée sur le parking en plein soleil, fenêtres fermées. Malgré l’insistance de l’agent de sécurité qui s’est cantonné à frapper sur les vitres, aucun des enfants assis dans le véhicule n’a réagi.

Une équipe de la brigade anticriminalité est alors intervenue et, grâce à un brise vitre, a réussi à faire évacuer les enfants, en état de déshydratation. «Les enfants respiraient mais ne réagissaient plus. Il faisait 35° dans l’habitacle», souffle une source proche de l’enquête au Parisien. Les pompiers ont finalement dû intervenir pour les accompagner à l’hôpital de Jossigny afin qu’ils soient réhydratés.

Les parents, appelés par le haut-parleur du centre, sont arrivés à leur véhicule un peu plus tard. Selon Le Parisien, le couple était en vacances chez leur belle-sœur et était venu avec ses enfants dès 10 heures du matin pour faire des courses. «Comme ils étaient insupportables, ils les ont enfermés dans leur voiture à 13 heures», lance au quotidien un proche de l’enquête. Les enfants auraient alors passé environ deux heures seuls, enfermés dans la voiture.

Une enquête a été ouverte par le commissariat de Chelles pour savoir notamment depuis combien de temps les enfants étaient dans le véhicule. Le dossier devrait être transmis au parquet de Meaux dès aujourd’hui. Présenté à un magistrat, le père aurait reconnu les faits et ne se serait «pas rendu compte du risque». Les parents pourraient maintenant, selon les conclusions du magistrat, faire face à des poursuites.

Avec Le Figaro par Margaux d’Adhémar

 

«Ils m’ont abandonné» : Carlos Ghosn s’en prend à la France

juillet 12, 2020

 

«lls m’ont traité encore moins bien qu’un citoyen français lambda. C’est un point négatif que je retiens à l’encontre de la France», a regretté l’homme d’affaires dans un entretien.

Le gouvernement français aurait-il pu en faire davantage pour aider l’ex-PDG de Renault, Carlos Ghosn, aujourd’hui retranché au Liban ? Dans un entretien accordé à la chaîne Al Arabiya, l’homme d’affaires s’en prend à l’État français, estimant avoir été «abandonné» par les pouvoirs publics. «Le gouvernement français m’a aidé de la même manière qu’ils aideraient n’importe quel citoyen, sans plus», a-t-il jugé.

«Ils m’ont soutenu brièvement, puis ils m’ont abandonné en novembre», a regretté l’homme d’affaires, qui estime ne pas avoir obtenu de traitement de faveur, malgré son rôle d’ancien PDG et sa contribution «majeure» à l’économie française. «Ils m’ont soutenu le premier mois. Je pense que ce soutien aurait dû être meilleur. Un officiel m’a dit que s’il avait été président de la République, il m’aurait fait sortir en 24h. L’ambassadeur américain au Japon a dit à son homologue français que si j’avais été président d’une entreprise américaine, j’aurais été dehors en 24h», s’est-il insurgé.

«lls m’ont traité encore moins bien qu’un citoyen français lambda. C’est un point négatif que je retiens à l’encontre de la France», a-t-il ajouté, considérant que le Liban était le «seul gouvernement à ses côtés» durant ces moments difficiles. «La seule personne qui est venue me rendre visite au Japon était l’ancien président Nicolas Sarkozy, qui m’a rencontré une demi-heure à l’ambassade de France au Japon lorsqu’il représentait Emmanuel Macron à la cérémonie organisée pour le nouvel empereur japonais», s’est souvenu l’ex-PDG de Renault.

Sans citer précisément de source, Carlos Ghosn a rapporté que le manque de soutien pouvait aussi s’expliquer par le mouvement des «gilets jaunes» : «On m’a dit qu’il y avait eu une réunion entre le ministre français de l’Économie et deux représentants de Renault. Le ministre a dit qu’ils ne pouvaient plus soutenir Carlos Ghosn parce qu’à cette époque, il y avait le mouvement des ‘gilets jaunes’», a-t-il raconté.

Le flou demeure autour des circonstances de son départ du Japon

L’homme d’affaires a toutefois refusé de préciser davantage les circonstances de son évasion rocambolesque du Japon, expliquant que cela pourrait porter préjudice aux personnes l’ayant aidé. Il ne racontera pas sa fuite avant que ces individus soient hors de danger. «Soyez certain que j’aide tous ceux qui m’ont aidé, autant que je le peux, financièrement et de tous les moyens possibles», a-t-il assuré, sans entrer dans les détails de l’identité des personnes lui ayant prêté main-forte ou des moyens utilisés pour s’enfuir d’Asie.

L’ancien homme fort de l’alliance a toutefois déclaré avoir élaboré lui-même son plan pour quitter le Japon, en bâtissant un «système» lui permettant de communiquer avec des personnes extérieures, malgré la surveillance dont il était l’objet.

«Ils avaient peur de l’alliance entre Renault et Nissan»

Dénonçant de nouveau une «conspiration» menée contre lui, le franco-libanais a répété que sa chute était notamment due à ses plans pour l’alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi. «Ils avaient peur d’un rapprochement entre Renault et Nissan. Ils savent que je suis la seule personne capable de faire ça, parce que je suis habilité par Renault, Nissan et Mitsubishi», a avancé Carlos Ghosn.

Aujourd’hui, Carlos Ghosn explique avoir été lâché par une grande partie de son entourage : «tous ceux autour de moi voulaient mon bonheur. 98% de ces personnes ne me parlent plus, mais 2 à 3% me sont restées loyales. Et, bien entendu, je récompenserai leur loyauté. Ma chute m’a montré qui sont les personnes loyales sur qui je peux compter», a-t-il déclaré. Il a promis de revenir sur les «fausses» accusations portées par les autorités japonaises «dans un livre qui sera publié avant la fin de l’année». Ce dernier devrait contenir des «documents et des témoins» pour appuyer ses déclarations.

Avec Le Figaro par Vladimir Garcin-Berson

 

 

 

 

Tchad : abandon des poursuites visant le secrétaire général de la présidence

janvier 9, 2020

Kalzeubé Pahimi Deubet (Tchad), Premier ministre  A Paris, le 20 juin 2014.   Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique

Kalzeubé Pahimi Deubet (Tchad), Premier ministre A Paris, le 20 juin 2014. Photo de Vincent Fournier/Jeune Afrique © Vincent Fournier/JA

 

La justice tchadienne a abandonné les poursuites visant l’ancien Premier ministre Kalzeubé Pahimi Deubet, a annoncé son avocat mercredi. Le secrétaire général de la présidence avait été arrêté en décembre 2019 dans le cadre d’une enquête pour corruption.

L’ancien Premier ministre et actuel secrétaire général de la présidence, Kalzeubé Pahimi Deubet, a été « blanchi par la Cour suprême », a affirmé son avocat, Alain Kagonbe.

Kalzeubé Pahimi Deubet avait été écroué le 3 décembre pour détournement de deniers publics, une procédure dénoncée comme « politique » par son avocat.

L’ancien Premier ministre, qui avait dirigé le gouvernement de 2013 à 2016, avait été remis en liberté provisoire le 23 décembre. »Toutes les machinations montées contre mon client sont tombées et la vérité a jailli, parce qu’il a été innocenté », s’est félicité son avocat.

À la même période, un défenseur des droits de l’homme avait lui aussi été incarcéré, dans le cadre d’une enquête différente mais également décriée par sa défense comme politique.

Non-lieu pour un défenseur des droits humains

Le 6 décembre, Mahamat Nour Ahmed Ibedou avait été incarcéré, accusé de meurtre et de complicité de meurtre.

Cette arrestation avait notamment été condamnée par la Conférence internationale des barreaux (CIB), un collectif d’avocats de 40 pays francophones : « La CIB ne saurait tolérer l’évidente provocation que représente l’incarcération du principal défenseur des droits humains tchadien ».

Ibedou, secrétaire général de la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH), « a bénéficié d’un non-lieu », a déclaré Jacqueline Moudeina, son avocate.

« Nous avons estimé qu’il n’y a pas de charges retenues contre Ibedou et le juge d’instruction a suivi nos réquisitions », a indiqué le premier substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de N’Djamena, Gérard Nedeou.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Suède : le parquet abandonne les poursuites pour viol contre Julian Assange

novembre 19, 2019

Si la partie civile ne fait pas appel de cette décision, près de dix années de procédure se concluront par un constat d’échec pour la justice suédoise qui ne sera pas parvenue à faire comparaître Julian Assange, réfugié depuis 2012 et jusqu’à son arrestation en avril dernier à l’ambassade d’Equateur à Londres.

Le parquet suédois a annoncé mardi l’abandon des poursuites pour viol contre Julian Assange, le fondateur de Wikileaks accusé par une femme de l’avoir agressée en Suède en 2010. «J’ai convoqué cette conférence de presse pour annoncer ma décision de classer sans suite l’enquête» visant l’Australien, a annoncé la procureure en chef adjointe, Eva-Marie Persson. «Tous les actes d’enquête ont été épuisés (…) sans apporter les preuves requises pour une condamnation», a-t-elle ajouté.

Si la partie civile ne fait pas appel de cette décision, près de dix années de procédure se concluront par un constat d’échec pour la justice suédoise qui ne sera pas parvenue à faire comparaître Julian Assange, réfugié depuis 2012 et jusqu’à son arrestation en avril dernier à l’ambassade d’Equateur à Londres. «Beaucoup de temps s’est écoulé depuis les faits avec pour conséquence d’affaiblir les éléments de preuve (…) au point que j’ai décidé de classer l’enquête sans suite», a annoncé la procureure en chef adjointe, Eva-Marie Persson, au cours d’une conférence de presse à Stockholm.

En août 2010, la plaignante suédoise accusait l’Australien d’avoir engagé un rapport sexuel pendant qu’elle dormait et sans préservatif, alors qu’elle lui avait refusé tout rapport non protégé à plusieurs reprises. Julian Assange, qu’elle avait alors rencontré lors d’une conférence de WikiLeaks, à Stockholm, a toujours nié les faits de viol et martèle que la plaignante était consentante et qu’elle avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

Peur d’une extradition aux Etats-Unis

L’enquête suédoise avait été classée une première fois en 2017 faute d’entrevoir la sortie du mis en cause de l’ambassade équatorienne avant la prescription des faits, mais rouverte en mai dernier après son interpellation par la police britannique le 11 avril. Depuis près d’une décennie, le fondateur de WikiLeaks – qui a publié des centaines de milliers de documents confidentiels – et ses soutiens n’ont eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à le faire extrader vers les États-Unis, qui l’accusent d’espionnage. Officiellement, c’est la raison pour laquelle l’Australien s’était réfugié en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. Détenu dans une prison de Londres, Julian Assange est sous la menace d’une extradition vers les États-Unis où il encourt une peine allant jusqu’à 175 ans d’emprisonnement pour espionnage.

Les autorités américaines lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources au moment de la publication en 2010 de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Le Rapporteur de l’ONU sur la torture, Nils Melzer, a fait part de son inquiétude sur l’état de santé de Julian Assange, affirmant que «sa vie était désormais en danger» et son père, John Shipton, a affirmé début novembre que son fils «risquait de mourir en prison». Lors d’une audience devant la justice le 21 octobre à Londres, Assange est apparu confus et bredouillant. L’audience sur la demande d’extradition doit se tenir en février.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Plus de 8.000 animaux abandonnés depuis le début de l’été, selon la SPA

juillet 28, 2019

 

Le président de la SPA a annoncé samedi avoir recueilli plus de 8000 animaux, en majorité des chiens et des chats.

Malgré les campagnes de prévention, rien n’y fait : plus de 8000 animaux ont été recueillis depuis le début de l’été par la Société protectrice des animaux (SPA), a annoncé le président de l’association Jacques-Charles Fombonne samedi sur RTL. « 8.053 animaux dans les 56 refuges de la SPA. Il y a deux tiers de chats et un tiers de chiens. », a-t-il précisé.

D’après Jacques-Charles Fombonne, ce décompte est toujours le même d’une année sur l’autre, « à quelques dizaines près ». Selon lui, la cause principale de ces abandons est l’adoption «irresponsable», insuffisamment réfléchie. « Il y a de plus en plus d’animaux alors que le nombre d’abandons reste à peu près constant. Ce qui veut dire qu’en proportion, ça baisse un petit peu », a tout de fois nuancé Jacques-Charles Fombonne.

Dans sa dernière campagne «We are the champion», la Fondation 30 millions d’amis assurait déjà, le 22 juin dernier, que 100.000 animaux seraient abandonnés au cours de l’année, dont 60% pendant l’été. Ces chiffres feraient de la France le pays «champion d’Europe de l’abandon», selon l’ONG. «60.000 salauds sans scrupule», dénonçait aussi la Fondation Brigitte Bardot »

Le 30 juin, 240 parlementaires annonçaient dans Le Journal du dimanche le prochain dépôt d’une proposition de loi pour «en finir» avec les «abandons massifs» d’animaux domestiques, à l’approche des grandes vacances

Par Le Figaro.fr

RDC : abandon des poursuites pour « crimes de guerre » contre des soldats dans le massacre de civils au Kasai

juin 25, 2017

Des soldats congolais à Kitumba (RDC), en 2013. © Joseph Kay/AP/SIPA

Le tribunal militaire de Mbuji-Mayi, au Kasaï-oriental, a abandonné samedi les charges de crime de guerre contre sept soldats poursuivis après un massacre présumé de civils dans cette région du centre de la République démocratique du Congo.

« Le tribunal militaire a disqualifié les infractions de crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par traitements cruels, inhumains et dégradants et refus de dénonciation d’une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires » retenues par le parquet militaire, a déclaré à l’AFP Me Jimmy Bashile.

Vidéo troublante

Le 18 mars, le parquet militaire avait annoncé l’arrestation de sept militaires dans le cadre de l’enquête portant sur une vidéo largement partagée en février sur les réseaux sociaux montrant ce qui apparaît comme une scène de massacre de civils par des présumés membres des Forces armées de la RDC (FARDC) dans un village du Kasaï-oriental.

« Sur décision du tribunal, nos sept clients ne seront plus poursuivis que pour des infractions du droit interne à savoir: meurtre, dissipation de munitions et outrage », a ajouté l’avocat interrogé par téléphone au terme d’une audience tenue samedi.

« Un pas est franchi vers la manifestation de la vérité », a estimé Me Bashile.

3000 personnes tuées

Depuis septembre, quatre provinces du centre de la RDC sont secouées par des violences qui impliquent des miliciens, soldats et policiers, après la mort d’un chef traditionnel qui défiait le pouvoir de Kinshasa.

Ces atrocités ont causé la mort de plus de 3.000 personnes, selon l’Église catholique, ont fait 1,3 million de déplacés et l’ONU y a dénombré 42 fosses communes. Deux experts onusiens, missionnés par le secrétaire général de l’ONU pour enquêter sur ces violences, y ont été assassinés en mars.

L’ONU a exhorté samedi la justice militaire congolaise à « accroître significativement ses efforts » pour poursuivre « avec la plus grande fermeté » et de manière « crédible et systématique » les responsables des crimes commis par les miliciens et par les forces de sécurité dans le Kasaï en vue de « prévenir de nouvelles atrocités ».

 

RDC : «le dialogue est permanent », assure le président Kabila

 

Joseph Kabila, président de la RDC, dont le second mandat est arrivé à terme le 19 décembre 2016. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Le président congolais Joseph Kabila a assuré dimanche lors d’un sommet en Afrique du Sud que le dialogue était « permanent » dans son pays en vue d’organiser des élections sans donner de date pour la tenue du scrutin.

« Le dialogue au Congo est permanent et nous allons continuer à l’utiliser comme un outil de gouvernance », a assuré le président congolais lors de l’ouverture de la rencontre avec son homologue sud-africain Jacob Zuma.

« Les objectifs du dialogue actuel sont d’organiser des élections ensemble, en tant que nation, partis politiques et société civile. Nous avons toujours ces objectifs en tête », a-t-il ajouté.

Élection incertaine cette année

Le chef de l’Etat n’a pas précisé si cette élection serait organisée avant la fin de l’année, comme l’accord de la Saint-Sylvestre le préconise. Cet accord signé fin 2016, a entériné une décision de la Cour constitutionnelle qui maintient le président Joseph Kabila au pouvoir au-delà de la fin de son mandat qui s’est terminé le 20 décembre.

Jeuneafrique.com avec AFP

La Suède renonce aux poursuites contre Julian Assange pour viol

mai 19, 2017

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié à l’ambassade d’Equateur, le 5 février 2016 à Londres / © AFP/Archives / BEN STANSALL

Il criait au complot: la justice suédoise a classé vendredi l’enquête pour viol visant Julian Assange, qui devra pourtant patienter avant de sortir de l’ambassade d’Equateur à Londres où il s’est réfugié en 2012.

Si le mandat d’arrêt européen est levé, la police britannique a prévenu qu’elle serait « obligée » d’arrêter Julian Assange s’il sortait de l’ambassade, au motif qu’il avait enfreint en 2012 les conditions de sa liberté sous caution au Royaume-Uni.

Pour ce qui concerne le volet suédois, « l’affaire Assange » se conclut sur un fiasco judiciaire et valide la stratégie de l’obstruction systématique mise en oeuvre par ses nombreux avocats pour lui éviter de comparaître devant un tribunal.

À trois ans de la prescription, la procureure suédoise Marianne Ny a donc annoncé avoir classé l’enquête et requis la levée du mandat d’arrêt européen que Julian Assange tentait de faire annuler depuis 2010.

« Toutes les possibilités de faire avancer l’enquête ont été épuisées (…) et il n’apparaît plus proportionné de maintenir la demande de placement en détention provisoire par défaut de Julian Assange ni le mandat d’arrêt européen », a-t-elle fait valoir.

L’abandon des poursuites « ne résulte pas d’un examen complet des éléments de preuve » et la justice suédoise « ne se prononce pas sur la question de la culpabilité », a remarqué la procureure.

Génie persécuté pour les uns, manipulateur paranoïaque pour les autres, Julian Assange a toujours récusé les accusations de viol. Sauf coup de théâtre, il restera à jamais présumé innocent.

Victoire totale

Malgré son soulagement manifeste, l’Australien a lancé sur Twitter qu’il « n’oublie pas et ne pardonne pas » d’avoir été « détenu pendant sept ans », dont cinq dans des conditions spartiates à l’ambassade d’Équateur à Londres.

« Détenu pendant sept ans sans charges pendant que mes enfants grandissaient et que mon nom était traîné dans la boue. Je ne pardonne pas et n’oublie pas », a-t-il tweeté.

Julian Assange dénonce une manœuvre pour le faire extrader vers les Etats-Unis, où il risque d’être poursuivi pour la publication de documents militaires et diplomatiques confidentiels.

L’administration de Donald Trump a affirmé en avril que son arrestation était une « priorité » et selon des médias locaux, les États-Unis sont en train de monter un dossier d’accusation.

En février 2016 déjà, un groupe de travail de l’ONU critiquait la lenteur de l’enquête et appelait la Suède et le Royaume-Uni à indemniser l’ex-hacker pour « détention arbitraire ».

« C’est une victoire totale pour Julian Assange », s’est pour sa part réjoui son avocat suédois, Per Samuelsson. Son client, a-t-il indiqué à l’AFP, souhaite recevoir l’asile en Equateur. « C’est le seul endroit où il est en sécurité ».

Quito a salué la décision de la justice suédoise et appelé le Royaume-Uni à laisser Julian Assange quitter son territoire sans être inquiété.

« Le mandat d’arrêt européen n’est plus valide. Le Royaume-Uni doit fournir une sortie sûre à M. Julian Assange », a affirmé sur Twitter le ministre équatorien des Affaires étrangères, Guillaume Long.

Prescription

Mais la menace d’une arrestation a tempéré les ardeurs de son entourage. « La Grande-Bretagne annonce qu’elle arrêtera Assange quoi qu’il arrive et refuse de confirmer ou de démentir qu’elle a déjà reçu une demande d’extradition des Etats-Unis », a tweeté WikiLeaks.

A Stockholm, l’accusatrice de l’Australien, « choquée », a dénoncé un « scandale » et maintenu sa version.

« Aucune décision pour classer l’affaire ne peut changer le fait qu’Assange a commis sur elle un viol », a déclaré son avocate, Elisabeth Fritz, dans un mail à l’AFP.

Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, elle a porté plainte le 20 août 2010 contre Julian Assange, qu’elle avait rencontré au cours d’une conférence de WikiLeaks à Stockholm quelques jours auparavant. Elle l’accuse d’avoir engagé un rapport sexuel non protégé pendant qu’elle dormait dans la nuit du 16 au 17 août.

Julian Assange soutient qu’elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif. C’est ce qu’il a redit à un procureur équatorien, en présence d’une magistrate suédoise, lors de son audition à l’ambassade d’Equateur en novembre.

Cet interrogatoire, négocié des mois durant par les deux parties, n’aura finalement pas changé la donne.

L’instruction suédoise, notamment retardée par le refus de M. Assange d’être entendu en Suède, aura pris près de sept ans. La plainte d’une autre jeune Suédoise pour une agression sexuelle à la même époque à Stockholm a été frappée par la prescription en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mai 2017 16h27)                

Les mutins qui ont ébranlé la Côte d’Ivoire en janvier renoncent à leurs revendications

mai 11, 2017

Abidjan – Les 8.400 soldats ivoiriens qui se sont mutinés en janvier ont « présenté leurs excuses » pour avoir ébranlé le pays et ont annoncé « renoncer à toute revendication d’ordre financière », lors d’une cérémonie au Palais présidentiel d’Abidjan jeudi soir.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a affirmé « croire à la sincérité de leurs paroles » et s’est dit certain qu’ils seront désormais des « militaires exemplaires », lors de cette cérémonie dont des images ont été diffusées la télévision nationale.

Organisée sans la présence de la presse, l’évènement se voulait visiblement un point final au mouvement de protestation de l’ensemble des forces de sécurité, alors que le pays est au bord de l’implosion et est très durement touché par l’effondrement des cours cacao qui ont vidé les caisses de l’Etat, comme l’a rappelé le président.

« Nous présentons nos excuses pour les différentes situations que nous avons connues (..) nous renonçons définitivement à toute revendication d’ordre financière (…) nous prenons l’engagement solennel de nous ranger et de nous mettre aux ordres de la République », a affirmé un porte-parole des mutins présenté comme le sergent Fofana. Il qui a ensuite salué militairement le président en signe d’allégeance.

Ces mutins qui réclamaient surtout 12 millions de F CFA de primes (18.000 euros) avaient obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros) et devaient toucher le reste à partir du mois de janvier, avait appris l’AFP auprès des mutins. Le gouvernement a lui toujours refusé de divulguer le contenu des négociations. Le relatif succès des mutins avait fait tache d’huile dans toutes les forces de sécurité et même dans l’administration, tout en choquant nombre d’Ivoiriens dont une grande partie vit dans la pauvreté.

Rappelant à plusieurs reprises avoir été « meurtri par les événements », le président Ouattara a ensuite pris la parole soulignant que « la stabilité de la Côte d’Ivoire (avait) été mise à mal (…) et que les événements avaient « effrayé les Ivoiriens, ceux qui veulent investir et visiter le pays ».

« La Côte d’Ivoire traverse des moments très, très difficiles », a-t-il précisé soulignant que la chute du prix du cacao avait fait perdre « près d’un milliard d’euros » au pays et que le budget de l’Etat avait subi une « perte sèche de 150 milliards de F CFA (230 millions d’euros) ».

Se posant en « père de la Nation », il a néanmoins promis malgré ces difficultés budgétaires « l’amélioration des conditions de vie et de travail » des militaires ».

« Je veux que nous puissions bâtir une armée républicaine. Je suis sûr que vous serez des militaires exemplaires (…) que votre loyauté à l’égard de la Nation ne fera plus jamais défaut », a-t-il conclu.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2017 23h43)