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RDC : abandon des poursuites pour « crimes de guerre » contre des soldats dans le massacre de civils au Kasai

juin 25, 2017

Des soldats congolais à Kitumba (RDC), en 2013. © Joseph Kay/AP/SIPA

Le tribunal militaire de Mbuji-Mayi, au Kasaï-oriental, a abandonné samedi les charges de crime de guerre contre sept soldats poursuivis après un massacre présumé de civils dans cette région du centre de la République démocratique du Congo.

« Le tribunal militaire a disqualifié les infractions de crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par traitements cruels, inhumains et dégradants et refus de dénonciation d’une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires » retenues par le parquet militaire, a déclaré à l’AFP Me Jimmy Bashile.

Vidéo troublante

Le 18 mars, le parquet militaire avait annoncé l’arrestation de sept militaires dans le cadre de l’enquête portant sur une vidéo largement partagée en février sur les réseaux sociaux montrant ce qui apparaît comme une scène de massacre de civils par des présumés membres des Forces armées de la RDC (FARDC) dans un village du Kasaï-oriental.

« Sur décision du tribunal, nos sept clients ne seront plus poursuivis que pour des infractions du droit interne à savoir: meurtre, dissipation de munitions et outrage », a ajouté l’avocat interrogé par téléphone au terme d’une audience tenue samedi.

« Un pas est franchi vers la manifestation de la vérité », a estimé Me Bashile.

3000 personnes tuées

Depuis septembre, quatre provinces du centre de la RDC sont secouées par des violences qui impliquent des miliciens, soldats et policiers, après la mort d’un chef traditionnel qui défiait le pouvoir de Kinshasa.

Ces atrocités ont causé la mort de plus de 3.000 personnes, selon l’Église catholique, ont fait 1,3 million de déplacés et l’ONU y a dénombré 42 fosses communes. Deux experts onusiens, missionnés par le secrétaire général de l’ONU pour enquêter sur ces violences, y ont été assassinés en mars.

L’ONU a exhorté samedi la justice militaire congolaise à « accroître significativement ses efforts » pour poursuivre « avec la plus grande fermeté » et de manière « crédible et systématique » les responsables des crimes commis par les miliciens et par les forces de sécurité dans le Kasaï en vue de « prévenir de nouvelles atrocités ».

 

RDC : «le dialogue est permanent », assure le président Kabila

 

Joseph Kabila, président de la RDC, dont le second mandat est arrivé à terme le 19 décembre 2016. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Le président congolais Joseph Kabila a assuré dimanche lors d’un sommet en Afrique du Sud que le dialogue était « permanent » dans son pays en vue d’organiser des élections sans donner de date pour la tenue du scrutin.

« Le dialogue au Congo est permanent et nous allons continuer à l’utiliser comme un outil de gouvernance », a assuré le président congolais lors de l’ouverture de la rencontre avec son homologue sud-africain Jacob Zuma.

« Les objectifs du dialogue actuel sont d’organiser des élections ensemble, en tant que nation, partis politiques et société civile. Nous avons toujours ces objectifs en tête », a-t-il ajouté.

Élection incertaine cette année

Le chef de l’Etat n’a pas précisé si cette élection serait organisée avant la fin de l’année, comme l’accord de la Saint-Sylvestre le préconise. Cet accord signé fin 2016, a entériné une décision de la Cour constitutionnelle qui maintient le président Joseph Kabila au pouvoir au-delà de la fin de son mandat qui s’est terminé le 20 décembre.

Jeuneafrique.com avec AFP

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La Suède renonce aux poursuites contre Julian Assange pour viol

mai 19, 2017

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié à l’ambassade d’Equateur, le 5 février 2016 à Londres / © AFP/Archives / BEN STANSALL

Il criait au complot: la justice suédoise a classé vendredi l’enquête pour viol visant Julian Assange, qui devra pourtant patienter avant de sortir de l’ambassade d’Equateur à Londres où il s’est réfugié en 2012.

Si le mandat d’arrêt européen est levé, la police britannique a prévenu qu’elle serait « obligée » d’arrêter Julian Assange s’il sortait de l’ambassade, au motif qu’il avait enfreint en 2012 les conditions de sa liberté sous caution au Royaume-Uni.

Pour ce qui concerne le volet suédois, « l’affaire Assange » se conclut sur un fiasco judiciaire et valide la stratégie de l’obstruction systématique mise en oeuvre par ses nombreux avocats pour lui éviter de comparaître devant un tribunal.

À trois ans de la prescription, la procureure suédoise Marianne Ny a donc annoncé avoir classé l’enquête et requis la levée du mandat d’arrêt européen que Julian Assange tentait de faire annuler depuis 2010.

« Toutes les possibilités de faire avancer l’enquête ont été épuisées (…) et il n’apparaît plus proportionné de maintenir la demande de placement en détention provisoire par défaut de Julian Assange ni le mandat d’arrêt européen », a-t-elle fait valoir.

L’abandon des poursuites « ne résulte pas d’un examen complet des éléments de preuve » et la justice suédoise « ne se prononce pas sur la question de la culpabilité », a remarqué la procureure.

Génie persécuté pour les uns, manipulateur paranoïaque pour les autres, Julian Assange a toujours récusé les accusations de viol. Sauf coup de théâtre, il restera à jamais présumé innocent.

Victoire totale

Malgré son soulagement manifeste, l’Australien a lancé sur Twitter qu’il « n’oublie pas et ne pardonne pas » d’avoir été « détenu pendant sept ans », dont cinq dans des conditions spartiates à l’ambassade d’Équateur à Londres.

« Détenu pendant sept ans sans charges pendant que mes enfants grandissaient et que mon nom était traîné dans la boue. Je ne pardonne pas et n’oublie pas », a-t-il tweeté.

Julian Assange dénonce une manœuvre pour le faire extrader vers les Etats-Unis, où il risque d’être poursuivi pour la publication de documents militaires et diplomatiques confidentiels.

L’administration de Donald Trump a affirmé en avril que son arrestation était une « priorité » et selon des médias locaux, les États-Unis sont en train de monter un dossier d’accusation.

En février 2016 déjà, un groupe de travail de l’ONU critiquait la lenteur de l’enquête et appelait la Suède et le Royaume-Uni à indemniser l’ex-hacker pour « détention arbitraire ».

« C’est une victoire totale pour Julian Assange », s’est pour sa part réjoui son avocat suédois, Per Samuelsson. Son client, a-t-il indiqué à l’AFP, souhaite recevoir l’asile en Equateur. « C’est le seul endroit où il est en sécurité ».

Quito a salué la décision de la justice suédoise et appelé le Royaume-Uni à laisser Julian Assange quitter son territoire sans être inquiété.

« Le mandat d’arrêt européen n’est plus valide. Le Royaume-Uni doit fournir une sortie sûre à M. Julian Assange », a affirmé sur Twitter le ministre équatorien des Affaires étrangères, Guillaume Long.

Prescription

Mais la menace d’une arrestation a tempéré les ardeurs de son entourage. « La Grande-Bretagne annonce qu’elle arrêtera Assange quoi qu’il arrive et refuse de confirmer ou de démentir qu’elle a déjà reçu une demande d’extradition des Etats-Unis », a tweeté WikiLeaks.

A Stockholm, l’accusatrice de l’Australien, « choquée », a dénoncé un « scandale » et maintenu sa version.

« Aucune décision pour classer l’affaire ne peut changer le fait qu’Assange a commis sur elle un viol », a déclaré son avocate, Elisabeth Fritz, dans un mail à l’AFP.

Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, elle a porté plainte le 20 août 2010 contre Julian Assange, qu’elle avait rencontré au cours d’une conférence de WikiLeaks à Stockholm quelques jours auparavant. Elle l’accuse d’avoir engagé un rapport sexuel non protégé pendant qu’elle dormait dans la nuit du 16 au 17 août.

Julian Assange soutient qu’elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif. C’est ce qu’il a redit à un procureur équatorien, en présence d’une magistrate suédoise, lors de son audition à l’ambassade d’Equateur en novembre.

Cet interrogatoire, négocié des mois durant par les deux parties, n’aura finalement pas changé la donne.

L’instruction suédoise, notamment retardée par le refus de M. Assange d’être entendu en Suède, aura pris près de sept ans. La plainte d’une autre jeune Suédoise pour une agression sexuelle à la même époque à Stockholm a été frappée par la prescription en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mai 2017 16h27)                

Les mutins qui ont ébranlé la Côte d’Ivoire en janvier renoncent à leurs revendications

mai 11, 2017

Abidjan – Les 8.400 soldats ivoiriens qui se sont mutinés en janvier ont « présenté leurs excuses » pour avoir ébranlé le pays et ont annoncé « renoncer à toute revendication d’ordre financière », lors d’une cérémonie au Palais présidentiel d’Abidjan jeudi soir.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a affirmé « croire à la sincérité de leurs paroles » et s’est dit certain qu’ils seront désormais des « militaires exemplaires », lors de cette cérémonie dont des images ont été diffusées la télévision nationale.

Organisée sans la présence de la presse, l’évènement se voulait visiblement un point final au mouvement de protestation de l’ensemble des forces de sécurité, alors que le pays est au bord de l’implosion et est très durement touché par l’effondrement des cours cacao qui ont vidé les caisses de l’Etat, comme l’a rappelé le président.

« Nous présentons nos excuses pour les différentes situations que nous avons connues (..) nous renonçons définitivement à toute revendication d’ordre financière (…) nous prenons l’engagement solennel de nous ranger et de nous mettre aux ordres de la République », a affirmé un porte-parole des mutins présenté comme le sergent Fofana. Il qui a ensuite salué militairement le président en signe d’allégeance.

Ces mutins qui réclamaient surtout 12 millions de F CFA de primes (18.000 euros) avaient obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros) et devaient toucher le reste à partir du mois de janvier, avait appris l’AFP auprès des mutins. Le gouvernement a lui toujours refusé de divulguer le contenu des négociations. Le relatif succès des mutins avait fait tache d’huile dans toutes les forces de sécurité et même dans l’administration, tout en choquant nombre d’Ivoiriens dont une grande partie vit dans la pauvreté.

Rappelant à plusieurs reprises avoir été « meurtri par les événements », le président Ouattara a ensuite pris la parole soulignant que « la stabilité de la Côte d’Ivoire (avait) été mise à mal (…) et que les événements avaient « effrayé les Ivoiriens, ceux qui veulent investir et visiter le pays ».

« La Côte d’Ivoire traverse des moments très, très difficiles », a-t-il précisé soulignant que la chute du prix du cacao avait fait perdre « près d’un milliard d’euros » au pays et que le budget de l’Etat avait subi une « perte sèche de 150 milliards de F CFA (230 millions d’euros) ».

Se posant en « père de la Nation », il a néanmoins promis malgré ces difficultés budgétaires « l’amélioration des conditions de vie et de travail » des militaires ».

« Je veux que nous puissions bâtir une armée républicaine. Je suis sûr que vous serez des militaires exemplaires (…) que votre loyauté à l’égard de la Nation ne fera plus jamais défaut », a-t-il conclu.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2017 23h43)                                            

Aux Etats-Unis, une femme accouche dans un Subway et y abandonne son bébé

février 22, 2016

 Mary Grace Trinidad, à la sortie du restaurant. (Capture d'écran CCTV).

Mary Grace Trinidad, à la sortie du restaurant. (Capture d’écran CCTV).

West Covina Police

A West Covina, en Californie, une femme a accouché dans les toilettes d’un restaurant Subway, avant d’y abandonner le nourrisson. Elle est dorénavant accusée de tentative de meurtre et de délaissement parental.

C’est une terrible histoire que rapporte le Los Angeles Times. Lundi 15 février, Mary Grace Trinidad, une femme de 38 ans, s’est rendue dans un restaurant Subway de la ville de West Covina, dans la banlieue de Los Angeles, en Californie, pour y accoucher. Les caméras de surveillance montrent la femme pénétrer dans les toilettes, avant d’en ressortir ensanglantée 10 minutes plus tard, et de quitter précipitamment le restaurant.

Cette femme, déjà recherchée par la police pour une affaire de drogues, a accouché dans les toilettes avant d’y abandonner son bébé. Les clients, qui ont entendu le nourrisson crier, se sont précipités dans les toilettes pour sauver le nouveau-né. Ce dernier est maintenant hors de danger à l’hôpital.

2 millions de dollars de caution

Une trace de sang dans la rue a permis de conduire à Mary Grace Trinidad, qui a été arrêtée par la police. La jeune mère se trouvait à quelques rues du restaurant. Sa caution a été fixée à 2 millions de dollars, et elle a été accusée mercredi de tentative de meurtre et de délaissement parental.

Lexpress.fr

Congo: la double peine des sinistrés de Brazzaville, privés de législatives

juillet 14, 2012
Congo: la double peine des sinistrés de Brazzaville, privés de législatives Congo: la double peine des sinistrés de Brazzaville, privés de législatives © AFP

Sur les décombres d’une maison du quartier Mpila à Brazzaville, Bienvenu Ossou vit sous une tente. Dimanche, il ne votera pas aux législatives, dans cette zone détruite par les explosions du 4 mars où des électeurs n’ont pu s’inscrire, une situation vécue comme un nouvel abandon.

Presque tous les voisins de Bienvenu, un chômeur de 30 ans, ont fui la zone depuis l’explosion d’un dépôt de munitions dans le camp de blindés tout proche, qui a détruit des centaines d’habitations, fait près de 300 morts, 2. 300 blessés et 17. 000 sans abris dont près de la moitié vit encore dans des camps de fortune.

Sur le site, l’herbe a tellement poussé que les carcasses des blindés et autres engins militaires sont à peine visibles, de même que les fils barbelés dressés pour délimiter la zone toujours en cours de déminage.

« Depuis le 4 mars, mes parents et moi-même avons cessé d’exister. Nous allons être abandonnés davantage car nous n’allons pas voter dimanche », pour le premier tour des élections législatives, constate amèrement le jeune chômeur.

Sa tente est à quelques encablures de l’épicentre du sinistre. En contrebas, un petit ruisseau dominé par des ordures. Des hérons viennent y manger et s’abreuver.

« On se disait que malgré ce qui s’est passé ici, on devait nous permettre de choisir nos députés pour qu’ils aillent plaider notre cause au Parlement », lâche Bienvenu, au bord des larmes.

Mais la Commission nationale d’organisation des élections (Conel) a décidé que le vote n’aurait pas lieu dans trois des 37 circonscriptions de Brazzaville, les plus touchées par les explosions, où les listes électorales n’ont pas pu être révisées en mars.

« La décision de nous écarter du vote est normale pour certains, mais elle est anormale parce que nous tombons de plus en plus dans les oubliettes », relève Jérôme Ndengabeka, 50 ans, un autre habitant du quartier.

« Les autorités auraient pu repousser les élections. Le budget alloué pour les organiser aurait pu permettre au moins de reconstruire nos maisons », estime son voisin Gustave Ampilo, 40 ans.

« Les autorités restent insensibles »

« On est mieux chez soi. Il y a des gens qui sont allés dans les sites (accueillant ceux qui avaient tout perdu), mais ils préfèrent aujourd’hui revenir à Mpila pour vivre sous des tentes dans leurs propres parcelles (terrain). Les autorités restent insensibles », dénonce-t-il.

« Nous aurions dû, au regard de ce qui s’est passé le 4 mars, laisser tomber l’organisation des élections. Ca a été une véritable catastrophe et nous continuons à en souffrir », soutient l’opposant Clément Miérassa.

Le jour du drame Irène Itoua, 43 ans, a pu s’échapper saine et sauve avec son bébé de quatre mois. De sa maison, il ne reste plus qu’un pan de mur. pourtant, dans sa circonscription, le vote se tiendra bien dimanche.

« J’ai battu campagne pour ma candidate en faisant semblant d’oublier le drame. On n’attend pas la réparation, même d’un simple préjudice, les bras croisés », explique-t-elle.

« J’irai voter sans état d’âme », assure-t-elle, son bébé sur son dos.

Le gouvernement a dit avoir payé plus de 50 milliards de Fcfa (76 millions d’euros) de prime d’urgence à plus de 17. 000 sinistrés et plus de 7. 000 autres sont en attente de paiement.

Les autorités évaluent à 1 milliard de dollars le coût de la reconstruction du quartier Mpila.

« Nos candidats ne doivent pas perdre de vue que notre peuple, qui a su admirablement faire face à l’adversité, attend des messages d’espoir, des comportements exemplaires et des débats dédramatisés », avait déclaré fin juin le secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), Pierre Ngolo, lors d’un meeting à l’ouverture de la campagne.

Avec ses alliés, le PCT, le parti du chef de l’Etat Denis Sassou-Nguesso, détient la majorité absolue dans l’Assemblée sortante.

Jeuneafrique.com avec AFP

DSK: la famille de Nafissatou Diallo en Guinée estime que justice n’a pas été rendue

août 24, 2011

La famille en Guinée de Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui a accusé Dominique Strauss-Kahn de crimes sexuels, estime que justice n’a pas été rendue à la Guinéenne avec l’abandon des charges contre l’ex patron du FMI, a dit mercredi un de ses frères à Conakry.

« On s’en remet à Dieu le Tout-Puissant mais on aurait souhaité que justice soit rendue pour ma soeur », a indiqué Mamadou Dian Diallo, frère aîné de mêmes père et mère que Nafissatou Diallo, âgée de 32 ans.

« Tout ce qui se passe, c’est le fait de Dieu. C’était prévu, Dieu est le seul juge », a fait remarquer M. Diallo, un homme d’affaires qui vit à Conakry.

Plusieurs responsables de partis interrogés par l’AFP n’ont pas voulu réagir mais de nombreux habitants de Conakry critiquaient l’abandon des charges contre l’ancien directeur général du Fonds monétaire international.

« Je suis déçu de la justice américaine, déçu de savoir qu’aux Etats-unis aussi, il y a de l’injustice. On ne peut pas et pas du tout nous expliquer pourquoi le procureur a (décidé un) abandon des poursuites contre DSK sinon par des arguments fallacieux », a déclaré à l’AFP Saliou Diallo, président du mouvement « Soutien pour Nafissatou Diallo », sans lien de parenté avec la femme de chambre de New York.

Mme Ramata Souaré, une secrétaire de 47 ans, semble partager le même sentiment. « J’ai honte de ma situation de femme », « je suis atteinte dans ma dignité de femme. J’ai honte pour DSK qui utilise tous les moyens, même les plus ignobles, pour s’en sortir. Je serais femme de chambre, j’abandonnerais mon boulot », a-t-elle dit.

Pour Almamy Barry, syndicaliste et salarié dans une banque, « on ne sait pas comment expliquer cette mesure prise par le procureur qui a certainement reçu le rapport médical qui atteste qu’il y a eu viol ».

Abdoul Sow, un pharmacien de 52 ans, se demande « qui pouvait imaginer que (cette affaire) n’allait pas tourner au cauchemar pour la Guinéenne ».

L’abandon de toutes les charges par le juge new-yorkais Michael Obus a mis fin à la procédure pénale mais DSK n’en a cependant pas complètement fini avec la justice américaine: les avocats de Mme Diallo ont lancé début août une procédure civile devant un tribunal du Bronx pour obtenir des dommages et intérêts.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sur internet je l’ai connu

octobre 14, 2010

Sur internet je l’ai connu
Dans la confiance de l’innocence
Loin de l’instant de la méfiance
Je voulais qu’il soit mon vécu.

Refrain :
Pauvre âme de parrainage
Je l’ai sorti de son village
Accueilli à grands bras chez-moi
Pour vivre à deux sous mon toit.

Après avoir eu ses papiers
Et dans le quotidien de l’amitié
Je n’étais plus la belle à ses yeux
M’entraînant dans les prétextes fallacieux.

Et pourtant j’étais bien jeune
A notre première rencontre
J’étais pour lui comme la manne
Qui tombait dans sa vie terrestre.

Nous avons eu un bel enfant
Avant la naissance de cet innocent
Il m’a abandonné pour une pucelle
Élégante comme une libellule.

J’étais un arbre de bienveillance
Qui avait porté un beau fruit
Après la sève de sa jouissance
Que je garde avec moi sans bruit.

Bernard NKOUNKOU

La solitude dans la peau

octobre 3, 2010

Regarde la solitude
Qui occupe ton corps attitude
Silence de ton œil
Sur le passé de tes ailes
Pleurant l’autre
Qui jamais ne rentre
Dans l’abandon de l’espoir
D’une vie sans au revoir
Insulte de ta vie
Mauvais chant de pie
Qui résonne dans ton cœur
Au rythme de la douleur
De femme seule
Comme la meule
Bonne à moudre le grain
De la solitude sans fin

Bernard NKOUNKOU