Posts Tagged ‘abattoir’

Canada: Des centaines de milliers de poules abattues en raison de la COVID-19

mai 29, 2020
Pour ralentir temporairement la production d’œufs, des centaines de milliers de poules seront abattues.
© Olivia Laperrière-Roy/Radio-Canada Pour ralentir temporairement la production d’œufs, des centaines de milliers de poules seront abattues.
Après le secteur de la production laitière, ce sont maintenant les producteurs d’œufs du Québec qui doivent prendre des décisions draconiennes pour compenser leurs pertes de revenus. Plus de 300 000 poules pondeuses seront donc abattues plus tôt que prévu.

Avec la fermeture des restaurants en raison de la pandémie de la COVID-19, les producteurs d’œufs accusent des diminutions de revenus de 75 % à 80 % qui ne peuvent être épongés par les hausses de ventes dans le secteur des épiceries, explique Paulin Bouchard, président de la Fédération des producteurs d’œufs du Québec.

Entre 350 000 et 500 000 poules pondeuses seront abattues deux semaines plus tôt que prévu pour diminuer temporairement la production d’œufs et limiter les pertes financières.

«Les coûts et les impacts négatifs vont être répartis à travers tous les producteurs du Québec pour ne pas pénaliser un producteur plus qu’un autre», précise M. Bouchard.

Ainsi, les producteurs seront appelés à coopérer en alternance à ce programme d’abattage.

Cette situation est similaire à celle vécue par les producteurs laitiers qui ont été contraints de jeter des litres de lait.

«Ces poules-là par contre seront envoyées à l’abattoir et la viande sera valorisée quand même», précise toutefois Jean-Philippe Désilets, propriétaire de la Ferme Désilco.

Cette initiative des producteurs d’œufs sera revue chaque semaine jusqu’à ce qu’un rythme de consommation normal soit atteint.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Maxime Bertrand

Au monde ingrat et injuste

septembre 11, 2013

Fusillée pour ma liberté
Dans ce monde divisé
A cause de ma jambe en l’air
Qui saluait l’atmosphère
Du spectacle de la chorégraphie
Loin d’imaginer dans mon pays
Que je serais une victime expiatoire
Facilement conduite à l’abattoir
Car la simple expression de ma danse
Causait du tort à la conscience
Ô sale monde de salauds
Au visage de premiers badauds
Aux survivants du fil de l’existence
Vivez toujours dans la méfiance
De ces politiques qui nous bercent jours et nuits
Et nous tuent sans pitié dans le nid
Naïve j’ai chanté pour leur gloire
Une gloire de mauvais goût de mon histoire
Après avoir séduit un homme sans mémoire.

Bernard NKOUNKOU

Avec les sanctions, les Maliens redoutent une nouvelle tragédie

avril 3, 2012

En prenant des sanctions économiques et financières pour forcer  les putschistes à quitter le pouvoir au Mali, les dirigeants ouest-africains  « nous mènent à l’abattoir », lâche Bôh, 29 ans, qui, comme beaucoup à Bamako,  redoute une tragédie en plus de la guerre.

« On est face à l’avancée des rebelles » et des islamistes qui contrôlent le  nord du Mali, « on est dans la précarité économique et ils nous mettent cet  embargo », déclare à l’AFP Bôh Diallo, comédien et animateur de télévision.

Lors d’un sommet lundi à Dakar, les chefs d’Etat de la Communauté économique  des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont décidé d’un « embargo total » contre  la junte militaire ayant renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré  (ATT).  Une mise en application de menaces annoncées lors d’un précédent sommet  sur la crise malienne le 29 mars à Abidjan, qui avaient déjà suscité des  inquiétudes dans ce pays sahélien de plus de 15 millions d’habitants, enclavé et  essentiellement approvisionné à partir d’Etats voisins côtiers.

« Je suis contre les sanctions de la Cédéao.  Ce n’est pas solidaire, et ce  n’est pas contre la junte mais c’est pour tuer les Maliens.  Ils nous mènent à  l’abattoir, nous.  Ca va être une autre tragédie! », s’énerve M.  Diallo.

Son sentiment est généralement partagé par des Maliens de tous bords.  Parmi  eux, ceux qui se disent distants de toute la classe politique comme des  putschistes, et ont créé lundi à Bamako « les Sofas de la République » – les  Sofas, guerriers ancestraux – pour pousser au dialogue et « sauver le Mali  d’abord ».

Pour Alioune Ifra Ndiaye, entrepreneur culturel, « c’est vraiment dommage » et  « ça va peut-être radicaliser la situation à l’intérieur », déjà peu reluisante  avec les attaques des groupes armés et la crise politique née du putsch.

« La situation est chaotique et il y a une urgence, c’est de sortir de  l’impasse », dit Ndiaye, 40 ans, pour qui le départ des putschistes du pouvoir,  réclamé par les pays ouest-africains, pourrait être une solution.  Il appelle à  « saisir la perche tendue par la Cédéao ».

« Indécent »

Cheick Oumar Sissoko, cinéaste réputé qui fut un ministre du président Touré  puis un de ses opposants radicaux et aujourd’hui membre d’un mouvement  pro-junte, s’emporte.

« Je suis vraiment surpris par ces sanctions.  La Cédéao va trop vite en  besogne, c’est incompréhensible ».  « Dans la situation de crise actuelle, c’est  même un peu indécent de parler de respect de la Constitution et d’oublier  l’essentiel: ce qui est en train de se passer dans le Nord », juge Sissoko,  réalisateur notamment de « Guimba, un tyran, une époque » et « La Genèse ».

« Ils (les assaillants armés) sont en train de casser, tuer, égorger! En plus,  il y a ces déplacés et réfugiés », sans compter « la catastrophe alimentaire en  cours.  Il y a une tragédie qui est en train de se jouer, et on veut sauver la  tête d’un homme », ajoute-t-il, allusion au président renversé.

Pour Siaka Diakité, syndicaliste et responsable d’un mouvement anti-junte, la  décision de la Cédéao est « inopportune », car elle fera « souffrir les populations  maliennes ».

« Tous ces décideurs-là ne pensent pas à nous, et c’est nous qui souffrons.   J’espère qu’ils vont voir les choses entre eux et s’entendre, parce que la vie  est vraiment dure », dit Mariétou Diaby, vendeuse de « tchôkon » (pois sucrés) sur  le trottoir d’une grande artère du centre-ville.

Depuis le putsch, elle peine à gagner en trois jours sa recette d’une  journée.  « Si cela devient encore plus difficile, ce sera l’équivalent de la  mort.  Je prie Dieu de nous venir en aide », dit-elle, s’abritant du soleil  derrière un morceau de pagne.

Jeuneafrique.com avec AFP