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Le patronat algérien demande à Bouteflika de briguer un cinquième mandat

septembre 6, 2018

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, lors du 17e sommet de l’Union africaine en 2011 à Malabo. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

La principale organisation patronale algérienne, réputée proche du pouvoir, a appelé le président algérien Abdelaziz Bouteflika à briguer un cinquième mandat lors de la présidentielle prévue en avril 2019.

C’est une question à l’origine de nombreuses spéculations en Algérie : Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999 et détenteur du record de longévité à la tête du pays, se représentera-t-il lors de la prochaine élection présidentielle prévue dans moins de huit mois ? Âgé de 81 ans et affaibli par les séquelles d’un accident vasculaire-cérébral remontant à 2013 qui ont affecté son élocution et sa motricité, le chef de l’État n’a pas fait part de ses intentions.

« Patriotisme et sacrifice envers l’Algérie »

En attendant de connaître ses intentions, le Forum des chefs d’entreprise (FCE), principale organisation patronale algérienne et réputée proche du pouvoir, lui a demandé de se représenter. Le FCE « appelle avec sincérité, respect et déférence notre président à poursuivre son œuvre en se présentant à l’élection présidentielle de 2019 », indique l’organisation dans un communiqué publié à l’issue de son Conseil exécutif tenu mercredi 5 septembre.

Le FCE « en appelle » aux « hautes valeurs d’engagement, de patriotisme et de sacrifice envers l’Algérie » d’Abdelaziz Bouteflika. L’organisation « s’engage à tout mettre en œuvre pour réussir, sous la haute gouvernance de M. Abdelaziz Bouteflika, le pari d’un développement national solidaire pour le progrès et la prospérité, porteur de richesses et de paix ».

Opposants peu audibles

Depuis le mois d’avril, les appels du camp présidentiel à une nouvelle candidature d’Abdelaziz Bouteflika se multiplient. Après son parti, le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique), et son principal allié, le Rassemblement national démocratique (RND), les islamistes du Rassemblement de l’Espoir de l’Algérie (TAJ), autres alliés, ou la centrale syndicale UGTA, l’ancien syndicat unique, ont plaidé en ce sens.

En face, les opposants à un nouveau mandat sont pour l’heure peu audibles. D’autant que s’il est candidat, même diminué, la victoire ne devrait pas échapper à celui qui est considéré comme l’artisan de la réconciliation nationale post-guerre civile (1992-2002) et qui a été réélu avec plus de 81% des voix au premier tour en 2014.

Reste que son quatrième mandat (2014-2019) a été marqué par des difficultés économiques et des tensions sociales notamment liées à la chute des prix du pétrole, dont l’Algérie tire 60% de ses recettes budgétaires. Dernière illustration en date : la gestion de l’épidémie de choléra, qui a valu de vives critiques aux autorités.

Jeuneafrique.com avec AFP

Algérie: Bouteflika limoge le patron de la gendarmerie nationale

juillet 4, 2018

 
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika. © Sidali Djarboub/AP/SIPA

 

Après le limogeage du chef de la police Abdelghani Hamel, c’est au tour du patron de la gendarmerie nationale, le général-major Menad Nouba, d’être démis de ses fonctions, a annoncé ce mercredi 4 juillet le ministère algérien de la Défense.

Dommage collatéral de l’affaire des 701 kilos de cocaïne, qui tourne à l’affaire d’État. Le patron de la gendarmerie nationale, le général-major Menad Nouba, a été démis de ses fonctions mercredi 4 juillet, annonce un communiqué officiel du ministère algérien de la Défense.

Une conséquence de l’affaire de saisie de cocaïne ?

En poste depuis 2013, Menad Nouba a été remplacé par le général Ghali Belekcir. « Au nom de Son Excellence, Monsieur le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, et conformément au décret présidentiel du 03 juillet 2018, je nomme officiellement, commandant de la gendarmerie nationale, le général Ghali Belekcir, en succession au général-major Menad Nouba », indique le communiqué du ministère. Ancien chef du commandement régional d’Alger et de Blida, le nouveau patron de la gendarmerie assurait depuis octobre 2017 les fonctions de chef d’état-major de la gendarmerie nationale.

Aucune explication ou motif officiel n’ont été fournis par le ministère de la Défense pour justifier le départ du général Nouba. Sans doute que celui-ci est lié aux péripéties de l’affaire des 701 kilos de cocaïne saisis le 26 mai dernier à Oran. Un importateur connu sur la place d’Alger, des magistrats ainsi que des pontes dans l’administration font l’objet de plusieurs enquêtes par la gendarmerie et la justice.

Après le limogeage du puissant chef de la police

Le limogeage de Nouba, à la tête d’une des plus importantes institutions de l’armée, intervient donc une semaine après le débarquement du général Abdelghani Hamel de son poste de chef de la Sûreté nationale (DGSN). Proche du cercle présidentiel et donné par certains comme un éventuel prétendant à la succession du président Bouteflika, malade et âgé de 83 ans, le général Hamel paie certainement pour ses déclarations publiques faites mardi 26 juin devant des caméras de télévision.

Réputé homme pondéré, Hamel avait ce jour-là indirectement accusé la gendarmerie nationale, chargée de l’enquête sur la saisie de 701 kilos de cocaïne, de dépassements et de violations dans la procédure judiciaire autour de ce dossier. Il avait aussi indirectement attaqué les responsables de ce corps de sécurité en affirmant que « celui qui veut lutter contre la corruption doit être propre. »

Jeuneafrique.com par

Algérie : un ministre limogé trois jours après sa nomination

mai 28, 2017

Des Algériens regardent les affiches électorales lors de la campagne pour les élections législatives, le 9 avril 2017 à Alger. © AFP

Le ministre algérien du Tourisme et de l’Artisanat a été limogé dimanche, trois jours seulement après sa nomination, a annoncé la présidence sans expliquer la raison de ce renvoi.

Le président Abdelaziz Bouteflika « a démis M. Messaoud Benagoun de ses fonctions », a-t-elle simplement annoncé dans un communiqué cité par l’agence APS, trois jours après la nomination du nouveau gouvernement.

La nomination de Messaoud Benagoun, 38 ans, avait été critiquée par des médias, qui avaient notamment souligné que le nouveau ministre n’avait jamais exercé aucune fonction.

Des rumeurs de condamnations 

Dimanche, la télévision privée Enahar a affirmé qu’il avait falsifié son diplôme universitaire et avait déjà été plusieurs fois condamné en justice. D’après cette chaîne, son dossier a été maquillé pour qu’il puisse être candidat aux récentes élections législatives.

Messaoud Benagoun fait partie du Mouvement populaire algérien (MPA), qui a remporté 13 sièges lors des législatives du 4 mai, marquées par la victoire des deux partis au pouvoir. Le MPA est l’une des deux formations politiques à faire son entrée dans le nouveau gouvernement.

Ce gouvernement a été nommé le 25 mai au lendemain de la décision surprise du président Bouteflika de remplacer Abdelmalek Sellal, un des fidèles, par Abdelmadjid Tebboune au poste de Premier ministre.

Selon des observateurs, Abdelmalek Sellal a échoué à convaincre la principale coalition islamiste, composée du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et du Front du changement (FC) et arrivée en troisième position aux législatives, d’entrer dans le nouveau gouvernement.

Jeuneafrique.com

Bouteflika félicite Emmanuel Macron, « un ami de l’Algérie »

mai 8, 2017

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 4 mai 2017 à Alger / © AFP / RYAD KRAMDI

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a félicité lundi Emmanuel Macron pour son « élection bien méritée », affirmant que le peuple français a « distingué un ami de l’Algérie »

« Votre élection bien méritée (…) récompense, à bon droit, la force de votre volonté, la lucidité de votre vision et la rectitude de vos engagements », a déclaré Bouteflika dans un message diffusé par l’agence de presse APS.

« Le peuple français qui a su choisir en vous l’homme d’Etat (…) capable de présider à ses destinées dans cette conjoncture difficile (…), a, ce faisant, fort opportunément distingué un ami de l’Algérie », a-t-il estimé.

Le président algérien a salué la « contribution significative » de Macron, dans ses fonctions ministérielles, à « l’édification du partenariat d’exception » entre Alger et Paris.

Pour Bouteflika, les « anticipations et initiatives » du nouveau chef d’Etat français ont fait « l’ample démonstration de (sa) claire détermination à travailler avec nous à compenser les occasions manquées dans les relations algéro-françaises ».

Lors de sa visite à Alger en février, Emmanuel Macron avait qualifié la longue colonisation française (1830-1962) de « crime contre l’humanité », suscitant de la sympathie en Algérie et une polémique en France.

Et dans son message, le président algérien a estimé que « cette attitude pionnière de votre part vous place, naturellement et légitimement, dans la position-clé de protagoniste, convaincu et convainquant, du parachèvement d’une réconciliation authentique entre nos deux pays ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 mai 2017 13h19)                

Congo : Denis Sassou N’Guesso entame une visite officielle en Algérie

mars 27, 2017

 

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika. © AP/SIPA

Libye, coopération régionale, signature d’accords économiques… La visite officielle du président congolais doit durer quatre jours.

À l’invitation de Abdelaziz Bouteflika, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, démarre ce lundi 27 mars une visite d’État en Algérie où il restera jusqu’au jeudi 30 mars.

De sources officielles, la visite du président congolais sera l’occasion de redynamiser l’axe Alger-Brazzaville, notamment au sujet du dialogue sur la question libyenne. Est également au programme la conclusion de plusieurs accords économiques qui n’ont pas encore été dévoilés.

Le 27 janvier dernier, Denis Sassou N’Guesso avait reçu le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, en marge de la réunion de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye que le président congolais chapeaute. L’Algérie favorise une solution politique et un dialogue inclusif entre les parties libyennes, sans ingérence étrangère.

Accords commerciaux

Dimanche 26 mars, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a présidé avec son homologue congolais, Jean Claude Gakosso, la séance d’ouverture de la Grande commission mixte algéro-congolaise. La réunion des experts a fait ressortir « pas moins de 14 projets d’accords dans différents secteurs et identifié une douzaine d’autres accords nécessitant un travail complémentaire », a indiqué l’agence officielle APS.

Pour le chef de la diplomatie congolaise, la signature prochaine de plusieurs accords devant les deux chefs d’État constituera « un tournant dans l’histoire commune des deux pays et qui sera bientôt soutenu par l’accord relatif à l’exemption de visas pour les ressortissants des deux pays détenteurs du passeport diplomatique ».

Bouteflika reprend du service

Le président congolais sera reçu par Abdelaziz Bouteflika dont la santé est toujours sujette à interrogations. Après une bronchite aiguë qui l’avait contraint à annuler la visite officielle de la chancelière allemande Angela Merkel, initialement prévue le 23 janvier à Alger, le chef de l’État algérien avait fait sa réapparition médiatique le 19 mars dernier. Lors d’une audience retransmise par la télévision nationale, Bouteflika avait reçu le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des États arabes, Abdelakder Messahel, qui lui avait présenté un exposé sur la situation au Sahel, au Mali et en Libye.

Jeuneafrique.com par

Le président algérien Bouteflika à Genève pour un contrôle médical

avril 24, 2016

 
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, affaibli par des ennuis de santé, s’est rendu dimanche à Genève pour effectuer un contrôle médical « périodique ». Agé de 79 ans, il a été frappé en 2013 par un AVC qui a amoindri ses capacités de mobilité et d’élocution.

Il s’est rendu « dimanche 24 avril 2016, pour une visite privée à Genève, durant laquelle il effectuera des contrôles médicaux périodiques », a annoncé la présidence algérienne dans un communiqué.

L’état de santé du chef de l’Etat algérien est l’objet de spéculations dans le pays, alimentées par la diffusion le 10 avril d’une photo, notamment tweetée par le premier ministre français Manuel Valls qu’il avait reçu, dans laquelle il semblait très affaibli.

Le dernier voyage de M. Bouteflika pour un contrôle médical à l’étranger avant celui de Genève, remonte au 3 décembre dernier. Il s’était alors rendu dans une clinique à Grenoble (France). M. Bouteflika a été réélu en avril 2014 pour un quatrième quinquennat.

 

Romandie.com

Algérie : La photo qui fait scandale

avril 18, 2016

Manuel Valls à Alger et Abdelaziz Bouteflika vide et livide

 

Du coup, la question est reposée : qui gouverne (exactement) l’Algérie ? Car ce n’est pas le président, Abdelaziz Bouteflika, apparue sur cette photo qui peut même signer un quelconque décret. Sa main ne supporterait plus un tel supplice. Alors, qui prend les décisions au nom du président ? Agé, seulement, de 79 ans, le président algérien ne tient encore debout que par la grâce du Très Haut, Allah le Miséricordieux.

Le président a cru bon se faire voir alors qu’il recevait le premier ministre français, Manuel Valls (notre photo), accompagné, pour la circonstance de son ministre de l’Education, Najat Vaullaud-Belkacem (non visible sur la photo), une fille originaire du pays.

Malheureusement, le président, au pouvoir depuis 1999, présentait un visage livide, les yeux hagards et la bouche ouverte, laissant sortir, parfois, la bave, comme l’ont montré certaines photos. Grave ! Vraiment grave !

« La visite de Valls a mis fin à un mensonge » et « les Algériens découvrent un président qui n’est pas en mesure de conduire le pays jusqu’à la fin de son mandat en 2019 », a jugé, par exemple, jeudi, 14 avril, le quotidien francophone El Watan.

Le quatrième mandat, remporté le 17 avril 2014 après un amendement de la Constitution ayant fait sauter le verrou de la limitation des mandats, est « de trop », avait renchéri Liberté.
Le quotidien francophone juge « sage » de mettre en oeuvre la procédure d’empêchement réclamée, aussi, par l’opposition contre le président, qui vit dans sa résidence de Zéralda, à l’Ouest d’Alger, transformée en bureau.

M. Bouteflika, qui ne se déplace plus, y reçoit, notamment, les dirigeants étrangers en visite à Alger. Comme ce fut le cas pour le premier ministre français qui a tweeté la photo du rendez-vous.

Ce tweet a été qualifié d' »acte désobligeant » par le chef de cabinet de M. Bouteflika, Ahmed Ouyahia, cité, dimanche, 17 avril, par la presse. Pourquoi le chef de cabinet voulait-il occulter la vérité dans un monde où la transparence est le maître-mot ?

« Le tweet de Valls a eu un retentissement international qui ne restera pas sans suite. Bouteflika va se hâter de proposer un successeur parmi ses proches », estime Rachid Tlemçani, professeur de sciences politiques. Ce n’est pas sûr, l’Algérie étant l’Algérie.

Le chef de l’Etat avait dissous, fin 2015, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) après avoir limogé le tout puissant général, Mohamed Mediene, dit Toufik, qui avait dirigé cet appareil pendant 25 ans, faisant de lui un Etat dans l’Etat.

Son éviction a fait du président Bouteflika un dirigeant à la signature duquel est suspendue la carrière de tout haut fonctionnaire ou gradé. Mais au vu de cette photo, on a la preuve que ce n’est pas le président Bouteflika qui a repris le pouvoir du général Toufik mais quelqu’un d’autre dans le système. Qui alors ? Le premier ministre ou le frère du président, Saïd Bouteflika, comme cela se chuchote ? Mystère !

Cela dit, le président Bouteflika aurait, cependant, gardé « intactes ses capacités d’analyse ».

Et même, en cas de son décès, il n’y aura pas péril en la demeure, « l’Algérie étant habituée à sortir des candidats surprise ». Des exemples : à la mort de Houari Boumediene, en 1978, l’homme de la politique des « industries industrialisantes » (éléphants blancs), on attendait son ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Bouteflika. Mais l’armée lui avait préféré l’inattendu et très discret colonel, Chadli Bendjedid, qu’on était parti « piocher », à Oran, sur le critère de l' »officier le plus ancien au grade le plus élevé ».

Quand ce dernier fut contraint de démissionner sous la pression islamiste, en 1992, c’est un vétéran de la guerre d’indépendance, Mohamed Boudiaf, opposant irréductible et exilé, au Maroc, chez (l’ennemi perpétuel) le roi, Hassan II, qui lui succéda, comme président du Comité d’Etat (président de la République). Preuve que ce choix était un crime de lèse-majesté, il fut assassiné au bout de six mois. Un fait rarissime en Algérie. L’arrivée de M. Bouteflika en 1999 fut, aussi, une surprise. On n’attendait tout le monde sauf lui.

Afriqueeducation.com

Algérie: Bouteflika réaffirme son soutien à l’autodétermination du Sahara occidental

février 27, 2016

Alger – Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a réaffirmé samedi son soutien aux efforts de l’ONU pour une relance des négociations entre Rabat et le Front Polisario en vue de parvenir à une solution basée sur l’autodétermination du Sahara occidental.

Ce vaste territoire peuplé d’un demi-million d’habitants est une ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc. Le royaume y propose une large autonomie sous sa souveraineté, tandis que le Polisario, soutenu par l’Algérie, réclame un référendum d’autodétermination. Les efforts de médiation de l’ONU sont dans l’impasse depuis plusieurs années.

L’Algérie ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien à la proposition du secrétaire général de l’ONU visant à relancer les négociations directes entre le Maroc et le Polisario, a écrit M. Bouteflika dans un message au chef du mouvement indépendantiste du Polisario Mohamed Abdelaziz, à l’occasion du 40e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Pays voisin des deux parties, l’Algérie se reconnaît dans la démarche de la communauté internationale et des Nations unies en particulier qui, avec constance, préconise une solution basée sur l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, a ajouté le chef de l’Etat algérien.

De son côté, le chef du Polisario a appelé tous les pays du monde à reconnaître l’Etat sahraoui et à soutenir sa candidature (pour une adhésion Ndlr) à l’ONU, lors d’un discours dans le camp de réfugiés de Dakhla, près de Tindouf dans l’ouest de l’Algérie.

Ce serait une bonne et sage décision. Un Etat sahraoui indépendant constitue un facteur (…) d’équilibre et de stabilité dans la région, a-t-il souligné.

A l’occasion des festivités organisées samedi pour marquer le 40e anniversaire de la RASD, une parade militaire a défilé en présence des responsables du Polisario et d’une vingtaine de délégations de pays étrangers.

Cette célébration intervient à quelques jours d’une tournée du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon en Afrique du nord, notamment consacrée au conflit du Sahara occidental.

Après des escales au Burkina-Faso et en Mauritanie, M. Ban gagnera l’Algérie le 5 mars pour visiter les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf. Il se rendra aussi dans les locaux de la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso), mais pas dans son quartier-général à Laayoune. L’ONU a toutefois annoncé vendredi qu’il ne se rendra pas au Maroc.

Il s’agit de la première visite dans la région de M. Ban consacrée au conflit du Sahara occidental.

La Minurso est présente sur place depuis 1991 afin de veiller principalement au respect du cessez-le-feu entre le Maroc et le Polisario.

Romandie.com avec (©AFP / 27 février 2016 18h49)      

L’Algérie révise sa Constitution pour préparer l’après Bouteflika

février 7, 2016

Le Parlement algérien a adopté dimanche une réforme de la Constitution voulue par le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 17 ans. L’adaptation constitutionnelle dessine les contours du système une fois qu’il laissera les rênes du pays.

Devenu tout-puissant après avoir réduit l’influence des services secrets, Abdelaziz Bouteflika a finalement soutenu cette réforme, évoquée pour la première fois en 2011, année du Printemps arabe. La principale disposition prévoit le rétablissement de la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

Cinquième mandat possible
C’est M. Bouteflika, lui-même, qui avait supprimé cette limitation. Elu en 1999, puis réélu en 2004, il avait ensuite brigué un troisième puis un quatrième mandat, éveillant les soupçons d’un désir de présidence à vie. Le texte écarte désormais cette possibilité.

Agé de 78 ans, le chef de l’Etat est affaibli par la maladie. Il pourra toutefois terminer son quatrième quinquennat qui court jusqu’en 2019 et même en briguer un cinquième s’il le souhaite.

Double nationalité pas bienvenue
La révision de la Constitution interdit, par ailleurs, aux Algériens ayant une autre nationalité l’accès aux hauts postes dans la fonction publique. Cette mesure a suscité la colère de la communauté franco-algérienne, estimée à des centaines de milliers de personnes.

Cette révision de la Constitution, voulue par le chef de l’Etat mais critiquée par l’opposition, a été approuvée par 499 parlementaires. Deux ont voté contre et 16 se sont abstenus, a précisé le président du Sénat, Abdelkader Bensalah. Pour être adoptée, la révision devait recueillir l’adhésion de trois quarts des 462 députés et 144 sénateurs.

Construire la démocratie
Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a salué un président « architecte de la nouvelle République algérienne ». Tout en restant méfiant, l’opposant Djamel Zenati juge qu' »avec les présents changements, le texte fondamental du pays réunit enfin les principaux matériaux nécessaires à la construction démocratique ».

Mais comme « le viol de la loi est devenu la loi » cela « n’incite guère à accorder un soupçon de sincérité » au pouvoir, ajoute-t-il dans une tribune publiée par le quotidien El Watan.

Plus critique, l’ancien Premier ministre Ali Benflis, deux fois adversaire malheureux de M. Bouteflika, a dénoncé un « coup de force constitutionnel » pour « régler les seuls problèmes du régime politique en place et non ceux du pays ».

Réconciliation nationale
La révision de la Constitution intervient quelques jours après la dissolution par le président du Département du Renseignement et des Services (DRS), considéré comme un « Etat dans l’Etat » avec notamment des pouvoirs de police politique sans cesse dénoncés par l’opposition. Le DRS est remplacé par de nouvelles structures placées directement sous l’autorité de la présidence.

La nouvelle Constitution introduit, par ailleurs, en préambule la préservation de la « politique de paix et de réconciliation nationale » mise en oeuvre par M. Bouteflika pour mettre fin à la « tragédie nationale ». Cette expression désigne la guerre civile qui a fait 200’000 morts dans les années 1990.

L’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International estime que cette disposition empêche d’établir la vérité sur cette sombre page de l’histoire de l’Algérie.

La révision adoptée dimanche rend aussi possible de modifier certains points de la Constitution. Cette disposition vise une éventuelle conquête du pouvoir par une majorité islamiste.

En 1992, l’armée avait annulé un processus électoral après une victoire écrasante du Front islamique (FIS, dissous), qui promettait d’abolir la démocratie et d’instaurer une République islamique. La situation avait alors plongé le pays du Maghreb dans une sanglante guerre civile.

Romandie.com

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya… Quels sont les diplômes de vos présidents ?

février 27, 2015

(De g à d) IBK, Sall, Biya, Ouattara, Sassou, Musseveni, Kabila, Kenyatta.
(De g à d) IBK, Sall, Biya, Ouattara, Sassou, Musseveni, Kabila, Kenyatta. © AFP/Montage JA

Votre président a-t-il le baccalauréat ? Un master ? À-t-il étudié l’économie ou le droit ? En France ou en Chine ? Toutes les réponses avec notre jeu interactif.

Un bon dirigeant doit-il avoir été un bon étudiant ? Quel niveau d’études requiert la pratique du pouvoir au sommet de l’État ? Faut-il viser un domaine particulier, plutôt civil ou militaire ? Avoir fréquenté une université à l’étranger est-il un plus ? Quel est, au fond, le CV idéal pour devenir un président africain ? Autant de questions qui, force est de le constater, n’ont pas vraiment de réponse toute faite sur le continent.

C’est du moins ce que démontre l’application interactive que nous avons réalisée. En un clic, elle vous permet de tout savoir des études de vos chefs d’État, de connaître s’il y a lieu leurs diplômes universitaires (Bac, Bac+3, master ou maîtrise, doctorat ou grandes écoles), le domaine concerné (droit, économie, sciences politiques ou relations internationales, etc…) et le lieu où ils ont été obtenus (Afrique, Europe, Amérique, ex-URSS, Chine).

Académies militaires et luttes d’indépendance

Ces classifications ont quelques subtilités. Nous avons par exemple considéré que certains militaires avaient un niveau d’études élevé (grandes écoles), lorsqu’ils avaient suivi une formation dans une académie militaire de renom comme celle du Caire.

Par ailleurs, plusieurs présidents n’ont pas obtenu de diplôme, comme Abdelaziz Bouteflika, Ismaïl Omar Guelleh ou Jacob Zuma. Mais cela s’explique par leur participation à la lutte pour l’indépendance de leur pays respectif, l’Algérie, Djibouti et l’Afrique du Sud. Parfois, l’école de la vie vaut bien des diplômes…

Les études des chefs d’État africains

 

Toutes les données ont été recoltées à partir des biographies officielles des présidents du continent.

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Jeuneafrique.com par Vincent DUHEM