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Des jeunes maliens dénoncent des « ignominies » dans le Nord

avril 6, 2012

Des centaines de jeunes maliens, pour la plupart natifs du nord  du pays, ont dénoncé vendredi à Bamako des « ignominies » commises dans leurs  régions d’origine par des rebelles touareg et islamistes armés, réclamant des  armes pour aller les combattre, a constaté une journaliste de l’AFP.

Lors d’un rassemblement organisé à Faladjè, dans la périphérie de Bamako, par  plusieurs associations, un membre d’Action Jeune pour sauver le Nord-Mali (AJSN)  a lu une déclaration décriant les « agressions physiques des populations  civiles », viols de femmes, y compris « sur la place publique ».

L’AJSN a dénoncé aussi des pillages, le saccages d’infrastructures sociales,  autant de « violations flagrantes des droits humains fondamentaux » commises à  Kidal, Gao (nord-est) et Tombouctou (nord-ouest) depuis leur prise par les  groupes les 30, 31 mars et 1er avril.

« Ces ignominies constituent la démonstration flagrante de la prise en otage  des populations de ces trois régions par des barbares sans foi ni loi », qui les  ont plongées « dans une situation de désespoir total caractérisé par une absence  de vivres, de médicaments, de soins sanitaires », selon l’AJSM.

Elle a réclamé « de la communauté internationale le droit à une assistance  médicale, alimentaire et sécuritaire urgente pour les populations » du Nord, et  le déploiement de forces ouest-africaines et de l’ONU « pour la sécurité des  personnes et des biens » mais aussi « des équipes humanitaires ».

Les hommes armés « sont là à violer nos mamans, nos soeurs, ils prennent les  biens des gens.  Nous réclamons les armes, nous sommes prêts à aller  volontairement au Nord et récupérer notre territoire », a déclaré à l’AFP Abdoul  Malick Sangaré, leader d’une des associations ayant organisé le rassemblement.

Beaucoup de jeunes ont exprimé la même requête sur des pancartes – « Le Mali  est un et indivisible », « Aider le Nord, c’est aider l’Afrique » – et sur une  banderole sur laquelle était écrit: « Assistance médicale et alimentaire  d’urgence, les populations maliennes du Nord y ont droit ».

Le Collectif des élèves et ressortissants du Nord-Mali (CEERN) a appelé tous  les élèves et étudiants originaires du Nord résidant à Bamako à boycotter les  cours à partir de lundi, et tous les fonctionnaires de l’éducation nationale du  pays à en faire de même pour participer à la mobilisation contre la crise dans  le Nord.

Le sit-in de vendredi doit se poursuivre samedi et dimanche, avant des  marches et autres manifestations qui seront organisées à partir de lundi  « jusqu’à la réunification du territoire national », a expliqué à l’AFP Mahamane  Moulaye Traoré, un des membres du collectif.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal : Obansanjo propose que Wade quitte le pouvoir dans 2 ans s’il est réélu

février 25, 2012

L’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef des  observateurs de l’UA  au Sénégal, a proposé une « feuille de route » prévoyant que  le président  sortant Abdoulaye Wade, à la candidature contestée, quitte le  pouvoir  dans deux ans s’il est réélu dimanche, a indiqué samedi  l’opposition.

« Le président Obasanjo a introduit un élément nouveau, une feuille de route  selon laquelle Abdoulaye Wade ne resterait que deux ans seulement au pouvoir  s’il gagne la présidentielle dimanche », a déclaré à l’AFP Abdoul Aziz Diop, un  responsable du Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis d’opposition et  d’organisations de la société civile.

« Reste à savoir quelles garanties nous aurons pour qu’il parte effectivement  dans deux ans. C’est sur ces garanties que vont porter les négociations à venir  avec le président Obasanjo », a expliqué M. Diop.

« Notre souhait demeure que Abdoulaye Wade perde la présidentielle dimanche »,  a-t-il cependant ajouté.

Rencontres

Le M23 et plusieurs candidats d’opposition ont rencontré ces trois derniers  jours Olusegun Obasanjo, chef de la mission d’observation électorale conjointe  de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique et monétaire des Etats  d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Sénégal.

M. Obansajo a également rencontré le président Wade mercredi. Rien n’a filtré  de leur entretien.

La nouvelle candidature de M. Wade est jugée « illégale » par l’opposition,  pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa  réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution  en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.

Les violences liées à la candidature d’Abdoulaye Wade ont fait depuis fin  janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de « 15  morts, 539 blessés ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal : l’opposition attend le résultat de ses recours contre le président Wade

janvier 30, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlL’opposition et la société civile sénégalaises faisaient front  dimanche  contre le chef de l’Etat Abdoulaye Wade dans l’attente d’une décision  du  Conseil constitutionnel sur les recours contre la validation de sa   candidature à un troisième mandat à la présidentielle de février.

L’opposition et la société civile sénégalaises faisaient front dimanche  contre le chef de l’Etat Abdoulaye Wade dans l’attente d’une décision du Conseil  constitutionnel sur les recours contre la validation de sa candidature à un  troisième mandat à la présidentielle de février.
Après les graves violences (un policier tué) qui se sont  produites dans la nuit de vendredi à samedi à la suite de l’annonce de la  validation de la candidature de M. Wade, 85 ans, au pouvoir depuis douze ans, le  calme était revenu à Dakar et en province. Le Mouvement du 23 juin (M23,  opposition politique et société civile), qui a appelé à « la résistance » contre  cette candidature « n’a pas prévu de manifestation avant mardi », a déclaré à  l’AFP un de ses dirigents, Abdoul Aziz Diop.
Militant reconnu et respecté  pour la défense des droits de l’homme en Afrique, Alioune Tine, coordinateur du  M23, arrêté samedi comme des dizaines d’autres militants du mouvement, était  toujours entendu dimanche par la police à Dakar sur son rôle présumé dans ces  violences. Uni et déterminé, le M23 attend les arrêts du Conseil constitutionnel  sur les recours en annulation de la candidature Wade déposés par sept candidats  d’opposition qui la jugent non conforme à la Constitution, affirmant qu’élu en  2000, réélu en 2007, M. Wade a épuisé ses deux mandats légaux.
Le camp du  chef de l’Etat récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en  2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter. Le président sortant a  également saisi le Conseil pour obtenir l’invalidation de la candidature de  trois de ses opposants, d’anciens proches. Il s’agit de deux de ses ex-Premier  ministres, Macky Sall et Idrissa Seck, et de son ancien ministre des Affaires  étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, auxquels il est demandé de produire un  document prouvant qu’ils sont en règle avec l’administration fiscale.
Autre recours, celui du chanteur Youssou Ndour qui récuse  l’invalidation de sa candidature par le Conseil, au motif qu’il n’a pas présenté  un nombre suffisant de signatures valides pour le soutenir.
Sous  pression
Une source proche du Conseil a indiqué à l’AFP qu’il ne  fallait pas s’attendre à une décision avant lundi ou mardi. Les cinq « sages » du  Conseil – tous nommés par Wade – sont sous pression de l’Union européenne (UE)  et de la France qui demandent qu’ils statuent « de manière claire et impartiale  sur les réclamations ».
C’est pourquoi les membres du Conseil « doivent  motiver très précisément chacune de leur décision sur les recours, ce qui  demande un travail d’enquête », indique la source proche du Conseil, ajoutant:  « Vu la situation, il faut que chacun sache pourquoi telle ou telle candidature  est validée ou invalidée ».
Cet interlocuteur a précisé que le travail  d’enquête doit notamment porter sur « des candidats qui pourraient avoir une  double nationalité, la loi stipulant que chaque candidat doit être exclusivement  de nationalité sénégalaise ». Des ambassades doivent donc être contactées, a-t-il  ajouté. « La décision du Conseil ira toujours dans le sens voulu par le pouvoir »,  a affirmé Abdoul Aziz Diop, et l’annonce de la confirmation de la candidature de  M. Wade ou de l’invalidation de celle d’un opposant initialement retenue, risque  de déclencher de nouvelles réactions de violence.
Sans citer directement  le président Wade, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a estimé devant  le sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba que les révolutions arabes  avaient été « à la fois une source d’inspiration, mais aussi un rappel que les  dirigeants doivent écouter leur peuple ».
A Dakar, des organisations de  défense des droits de l’homme ont appelé « à la préservation de la paix sociale  et de nos acquis démocratiques » au Sénégal, jusqu’alors considéré comme un  modèle en Afrique, invitant « à la retenue de part et d’autre ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal : après de graves violences, l’opposition veut pousser Wade au départ

janvier 28, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlL’opposition entendait samedi pousser le président sénégalais  Abdoulaye  Wade, 85 ans, au départ malgré la validation de sa candidature à la   présidentielle de février par le Conseil constitutionnel, une décision  qui a  provoqué de graves violences dans plusieurs villes.

L’opposition entendait samedi pousser le président sénégalais Abdoulaye Wade,  85 ans, au départ malgré la validation de sa candidature à la présidentielle de  février par le Conseil constitutionnel, une décision qui a provoqué de graves  violences dans plusieurs villes.
« Wade brûle le Sénégal », « Nuits  d’émeutes dans le pays », « Peur sur le Sénégal », « Wade jubile, le pays brûle »:  samedi, les titres de la presse nationale résumaient la fureur de  citoyens sénégalais, qui, excédés par la validation de la candidature du  président sortant, ont basculé dans la violence.
Un policier mort lynché  à coups de pierres à Dakar, émeutes dans plusieurs quartiers, bâtiments  incendiés, affrontements entre jeunes et policiers dans la capitale et à Thiès,  Kaolack, Matam, Tambacounda: dès l’annonce de la validation de la candidature  contestée de M. Wade, le Sénégal s’est enflammé. Samedi matin, le calme était  revenu à Dakar qui porte encore les stigmates des violences: restes carbonisés  de boutiques incendiées, rues encombrées de pierres et pneus brûlés, que les  équipes de la municipalité s’affairaient à nettoyer sous la surveillance des  forces de l’ordre.
Les déçus du Sopi

La décision du Conseil était attendue avec anxiété et les violences  prévisibles de la part de Sénégalais, en particulier les jeunes, amèrement déçus  par les douze ans de règne du président Wade: ils restent confrontés au chômage,  à la vie chère, aux pénuries, aux coupures d’eau et d’électricité.
Dans  la nuit, Abdoul Aziz Diop, un responsable du Mouvement du 23 juin (M23), qui  regroupe partis d’opposition et organisations de la société civile à la pointe  du combat contre la nouvelle candidature Wade, avait affirmé que le peuple  allait « marcher » sur le palais présidentiel. Samedi, interrogé par l’AFP, il n’a  pas réitéré cette menace. Il a dit que les leaders du M23 s’étaient réunis  « toute la nuit pour étudier la meilleure manière d’organiser la riposte », y  compris par d’éventuelles manifestations.
« Si la candidature de Wade est  maintenue, il n’y aura pas d’élection », a-t-il affirmé, car « aucun candidat du  M23 n’ira à une élection » qui aboutirait « à des résultats préfabriqués dès le  premier tour » en faveur du président sortant. M. Diop a affirmé que le pouvoir  « a entrepris toute la nuit de persécuter les animateurs du M23 », en particulier  Alioune Tine, son porte-parole.
Des membres de la Division des  investigations criminelles (DIC) se sont rendus à son domicile, d’où il était  absent. « Aucun animateur du M23 ne répondra à une convocation d’une police  politique », a affirmé M. Diop.
Youssou Ndour dénonce un « coup de  force »

Outre celle de M. Wade, le Conseil a validé treize autres candidatures sur  dix-sept présentées. Il a rejeté celle de la star internationale de la chanson  Youssou Ndour, au motif qu’il n’avait pas présenté un nombre suffisant  d’électeurs valables pour soutenir sa candidature. « Je suis candidat, et je  reste candidat » a affirmé le chanteur en dénoncant « le coup de force » du Conseil  constitutionnel. Les candidats ont désormais jusqu’à samedi soir pour déposer  des recours contre les validations et invalidations auprès du Conseil.
Abdoulaye Wilane, un des responsables du PS, a déclaré que ce parti et ceux qui  le soutiennent allaient « faire des recours. » Il y a une bataille juridique et  une bataille politique » pour que M. Wade parte, a-t-il dit, ajoutant: « Le combat  continue jusqu’au bout ».
Le porte-parole de la présidence, Sérigne Mbacké  Ndiaye, a également évoqué sur une radio locale de possibles recours de son camp  contre certaines candidatures anti-Wade, sans préciser lesquelles. « Sur 12  millions d’habitants, qu’il y ait 200, 300 voire 1.000, voire 2.000 personnes  qui manifestent contre la décision du Conseil constitutionnel, quand même cela  ne dérange pas », a affirmé M. Mbacké Ndiaye sur Radio France Internationale  (RFI).
Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après une révision  constitutionnelle de 2001 instituant un quinquennat renouvelable une fois, M.  Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008, à  la suite d’une nouvelle révision constitutionnelle. Ses opposants jugent sa  candidature anti-constitutionnelle

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