Posts Tagged ‘Abdoulaye Wade’

Biens mal acquis au Sénégal: Karim Wade inculpé et incarcéré

avril 18, 2013
Biens mal acquis au Sénégal: Karim Wade inculpé et incarcéré Biens mal acquis au Sénégal: Karim Wade inculpé et incarcéré © AFP

Le fils et ancien ministre de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, Karim Wade, a été inculpé mercredi pour « enrichissement illicite » et incarcéré, a annoncé à l’AFP un de ses avocats.

Karim Wade « vient d’être inculpé pour enrichissement illicite et placé sous mandat de dépôt », a brièvement déclaré Me El Hadji Amadou Sall, un des avocats de Karim Wade qui était présenté devant la commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), une juridiction spéciale.

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Sénégal : Sall, Hollande et les biens mal acquis

mars 6, 2013
 

François Hollande et Macky Sall, le 1er mars 2013, à l'Élysée. François Hollande et Macky Sall, le 1er mars 2013, à l’Élysée. © Bertrand Guay/AFP

Lors de leur rencontre à Paris, le 1er mars, les présidents sénégalais, Macky Sall, et français, François Hollande, ont échangé des informations sur la traque de biens mal acquis des ex-barons du clan Wade.

Il a beaucoup été question de la traque aux biens mal acquis lors d’un entretien entre Macky Sall et François Hollande, le 1er mars à l’Élysée. Le président sénégalais, qui effectuait en France une visite de trois jours, a expliqué à son homologue les procédures engagées dans son pays contre plusieurs anciens ministres et conseillers d’Abdoulaye Wade, notamment Karim, son fils. Sall a précisé que « de forts soupçons » pèsent sur ces personnes en raison de l’importance considérable de leurs patrimoines respectifs. Le volet français de l’enquête ouverte à Paris en décembre, à la suite d’une plainte de l’État du Sénégal, n’a en revanche pas été abordé. À l’évocation du nom de l’ancien président, François Hollande s’est enquis de sa situation. Sall lui a indiqué qu’il résidait à Versailles.

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Sénégal : Karim Wade dans le collimateur ?

novembre 14, 2012
Karim Wade n'a pas connaissance des faits que la justice sénégalaise pourrait lui reprocher. Karim Wade n’a pas connaissance des faits que la justice sénégalaise pourrait lui reprocher. © Seyllou/AFP

Karim Wade a bien l’intention de se présenter à sa convocation devant les gendarmes, jeudi 15 novembre. L’ancien ministre et fils du président sénégalais Abdoulaye Wade réfute les allégations de corruption portées contre lui, et fustige « l’amateurisme » du procureur en charge de son dossier.

Déjà auditionné à deux reprises, en juillet, Karim Wade, qui s’est reconverti dans le consulting auprès d’investisseurs internationaux désireux de s’installer en Afrique, est convoqué le 15 novembre devant la section de recherches de la gendarmerie. L’ancien conseiller à la présidence, patron de l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique (Anoci), puis ministre d’État (Coopération, Transports aériens, Infrastructures et Énergie) est dans le collimateur de la cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), réactivée par le nouveau chef de l’État. Déférera-t-il à la convocation ?

« Amateurisme »

« Oui, nous a expliqué Karim Wade, je répondrai à toutes les questions, même si je crains que tout cela n’obéisse à des fins politiques. Je constate que, pour l’instant, on nage dans l’amateurisme. Le procureur spécial parle ainsi de 1 000 milliards de F CFA (1,5 milliard d’euros) détournés. Or cela correspond au budget annuel du Sénégal, alors que nous sommes sous la surveillance plus qu’attentive de la Banque mondiale ou du FMI ! Soyons sérieux. » A-t-il connaissance du dossier et des charges retenues contre lui ? « Absolument pas, et c’est bien le problème. Les seules questions que l’on m’ait posées jusqu’ici sont relatives à l’acquisition d’un véhicule ou d’un appartement. »

Après s’être reposé au Maroc, Abdoulaye, son père, s’est quant à lui retiré dans sa villa de Versailles, dans la banlieue parisienne, pour écrire (ses Mémoires ?) et prendre du recul. Il prépare activement le congrès de sa formation, le Parti démocratique sénégalais (PDS), au début de 2013, à l’issue duquel il passera officiellement la main.

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Sénégal: nouvelle audition de Karim Wade, fils et ex-ministre d’Abdoulaye Wade

juillet 5, 2012
Sénégal: nouvelle audition de Karim Wade, fils et ex-ministre d'Abdoulaye Wade Sénégal: nouvelle audition de Karim Wade, fils et ex-ministre d’Abdoulaye Wade © AFP

Karim Wade, le fils et ancien ministre de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, a été une nouvelle fois entendu jeudi par la gendarmerie sur sa gestion passée dans le cadre d’audits lancés par le nouveau chef de l’Etat Macky Sall, a-t-on appris de sources concordantes.

Karim Wade « est rentré chez lui » au bout de deux heures passées à la section Recherches de la gendarmerie de Colobane, un quartier populaire de Dakar, a déclaré à l’AFP un de ses collaborateurs, confirmant des informations de la presse locale.

Il avait déjà été entendu mardi sur sa gestion et son patrimoine.

Le fils du président Abdoulaye Wade, battu en mars par Macky Sall après douze ans de pouvoir, avait été très critiqué pour sa « mauvaise gestion » des deniers publics.

Son ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, doté de gros budgets et de multiples tentacules, lui avait valu d’être surnommé au Sénégal « super ministre » ou « ministre du ciel et de la terre ».

Ex-conseiller de son père, il a également occupé plusieurs fonctions dont celle de responsable de l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique (Anoci), chargée de grands travaux dont la construction d’hôtels, de routes et échangeurs, pour le sommet de l’OCI organisé en mars 2008 à Dakar.

Un de ses principaux collaborateurs à l’Anoci, l’ex-ministre Abdoulaye Baldé, a également été entendu par la gendarmerie mercredi.

« J’ai été interrogé sur mon patrimoine. C’est normal qu’après avoir géré des fonds publics, on rende compte. Je reste à la disposition de la justice », a déclaré à la presse M. Baldé, ex-directeur exécutif de l’Anoci, une structure qui avait été dissoute après le sommet de 2008.

Nommé secrétaire général de la présidence après l’arrivée au pouvoir d’Abdoulaye Wade en 2000, M. Baldé avait ensuite dirigé différents départements ministériels dont les Forces armées et l’Intérieur.

Plusieurs personnalités de l’ex-régime ont été récemment auditionnées par la gendarmerie ou la justice sur leur gestion passée et leur patrimoine.

Au moins trois anciens responsables de sociétés publiques sont actuellement détenus dans le cadre de ces enquêtes

Jeuneafrique.com avec AFP

Affaire des audits : l’ancien ministre sénégalais Karim Wade entendu par la gendarmerie

juillet 3, 2012
Le superministère de Karim Wade comprenait la Coopération, les Infrastructures et l'Énergie. Le superministère de Karim Wade comprenait la Coopération, les Infrastructures et l’Énergie. © AFP

Karim Wade était entendu, mardi 3 juillet, dans une gendarmerie de Dakar. Le fils de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade est interrogé dans le cadre d’une enquête concernant sa gestion des deniers publics, alors qu’il était ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Énergie.

Karim Wade, l’ancien ministre et fils de l’ex-président sénégalais, Abdoulaye Wade, était convoqué, mardi 3 juin, par la gendarmerie de Colobane, un quartier populaire de Dakar, a indiqué à l’AFP un membre de son entourage. L’ex « ministre du Ciel et de la Terre », comme ses opposants l’avaient surnommé, reste très critiqué pour sa gestion des deniers publics, alors qu’il était en charge des portefeuilles de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Énergie.

Il avait également occupé plusieurs fonctions dont celle de responsable de l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique (Anoci), chargée de grands travaux dont la construction d’hôtels, de routes et échangeurs, pour le sommet organisé par l’OCI en mars 2008 à Dakar.

Ousmane Ngom et Pape Diop également entendus

Dans le cadre des « audits », lancés par le président Macky Sall, plusieurs personnalités de l’ancien régime ont déjà été entendues par les autorités, notamment l’ex-ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, ou Pape Diop, à la tête du Sénat et dissident du Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation du président Wade.

Au moins trois anciens responsables de sociétés publiques ont actuellement été placés en détention suite aux enquêtes déclenchées par le nouveau pouvoir au Sénégal.

Jeuneafrique.com

Sénégal : l’ex-ministre de l’Intérieur de Wade, Ousmane Ngom, interpellé à Kolda (Sud)

juin 20, 2012

Les poursuites contre d’anciens responsables du pouvoir de l’ex-président Abdoulaye Wade s’accélèrent-elles ? L’ancien ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom a été interpellé ce mercredi en pleine campagne électorale à Korda, au sud du Sénégal.

Les raisons de l’interpellation de Ousmane Ngom, ne sont pas encore connues officiellement. « Des policiers sont venus le prendre à Kolda », a simplement affirmé une source policière sans plus de précisions. Mais pour la presse locale, l’arrestation de l’ex-ministre de l’Intérieur de Abdoulaye Wade, alors qu’il était en campagne pour les législatives du 1er juillet, ne fait pas de doute : il s’agit d’une conséquence des audits sur la gestion du PDS commandés par le nouveau président sénégalais Macky Sall.

De fait, il avait récemment été convoqué par la justice pour être entendu dans le cadre des audits lancés par le nouveau pouvoir. Mais il avait prétexté une longue attente pour justifier sa décision de quitter le Palais de justice de Dakar sans être auditionné. Selon la même source policière, Ousmane Ngom a été interpellé par la Brigade d’intervention polyvalente (BIP), unité d’élite de la police, et la Division des investigations criminelles (DIC), la police judiciaire, mais il n’a pas été brutalisé par les policiers, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

Ministre controversé

Ousmane Ngom est l’un des principaux responsables du PDS. En tant que ministre de l’Intérieur, il avait en particulier organisé les élections de 2007, lorsque l’opposition avait crié à la fraude. Il avait été maintenu à son poste mais déchargé de ses attributions électorales en juillet 2011 quand le directeur général des élections, Cheikh Guèye, avait été nommé au poste nouvellement créé de ministre chargé des Élections. Puis il avait été très critiqué pour la répression des manifestations de l’opposition pendant la campagne de la présidentielle.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le président Macky Sall rend publics ses biens, une première au Sénégal

mai 8, 2012

Le président sénégalais Macky Sall a déclaré son patrimoine au Conseil constitutionnel, qui comprend entre autres des biens immobiliers et des véhicules, une première au Sénégal censée apporter plus de transparence dans la gestion publique, a-t-on appris mardi de source officielle.

La déclaration de patrimoine du président Sall a été rendue publique dans le Journal officiel (JO) de la République du Sénégal.

Les biens du président sénégalais élu le 25 mars face à Abdoulaye Wade qui était au pouvoir depuis douze ans, comprennent une villa de 699 mètres carrés d’une valeur de 350. 000. 000 FCFA (533. 000 euros) et un terrain de plus de 2. 000 mètres carrés (200. 000. 000 FCFA, 304. 000 euros) dans des quartiers chic de Dakar.

M. Sall, 51 ans, possède également à Houston (Etats-Unis) un appartement de 300 mètres carrés, évalué à 220. 000 dollars (169. 000 euros) et qui fait l’objet d’un remboursement bancaire en cours jusqu’en 2017.

D’autres villas et terrains à Dakar et hors de la capitale de diverses valeurs et des parts dans deux sociétés immobilières et de consultants figurent sur la liste publiée au JO, en plus d’un parc automobile de 35 véhicules « servant essentiellement aux activités politiques » de son parti.

Les biens répertoriés, dont certains sont partagés avec son épouse Marième Faye Sall, représentent une valeur globale de plus de 1. 300. 000. 000 FCFA (près de 2 millions d’euros) selon un décompte de l’AFP sur la base de la liste des biens publiée au JO. Les 35 véhicules, dont la valeur n’a pas été précisée, ne sont pas pris en compte.

C’est la première fois qu’un président sénégalais nouvellement élu fait une déclaration de patrimoine, une obligation légale selon la Constitution. Le Premier ministre, Abdoul Mbaye, a annoncé qu’il rendrait publics incessamment ses biens.

Cet exercice est censé apporter plus de transparence dans la gestion publique alors que de nombreux Sénégalais appellent Macky Sall, qui, avant de s’opposer à lui, fut Premier ministre et plusieurs fois ministre de Wade ainsi que son homme de confiance, à organiser des audits sur la gestion de l’ex-président sénégalais.

M. Wade, qui rejette les accusations récurrentes de mauvaise gestion le visant avec son fils et ancien ministre Karim, a récemment réclamé un audit international de la gestion du Sénégal de l’indépendance en 1960 à 2012.

Jeuneafrique.com

France – Sénégal : Paris renouvelle son aide budgétaire, « un ballon d’oxygène » selon Macky Sall

avril 18, 2012

En visite à Paris, le président sénégalais Macky Sall a rencontré son homologue français Nicolas Sarkozy mercredi 18 avril. L’occasion de signer un nouvel accord de défense ainsi qu’une convention de prêt au Sénégal de 130 millions d’euros.

« Je veux dire combien nous sommes heureux de recevoir Macky Sall ». C’est en ces termes que le président français Nicolas Sarkozy a accueilli le chef d’État sénégalais en visite à Paris le mercredi 18 avril. Pour son premier voyage hors du continent africain, le successeur d’Abdoulaye Wade a choisi la France. Ojectif : renforcer la coopération entre les deux pays. Un accord de défense à été conclu à ce titre à l’issue d’un entretien entre les deux chefs d’État, dont le contenu « sera publié », comme l’a promis le président français.

Lors de la conférence de presse qui s’en est suivie, les deux présidents ont tenu à afficher l’« amitié » de la France et du Sénégal. Nicolas Sarkozy n’a pas tarri d’éloges sur son homologue, déclarant son « admiration » pour ce « cher Macky »  qui a su faire preuve d’un grand « courage » en proposant de réadopter le quinquennat et de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels. « Je veux dire à quel point nous sommes heureux pour le Sénégal et pour l’Afrique du déroulement parfaitement démocratique de l’élection présidentielle », a déclaré Nicolas Sarkozy, notant « l’attitude digne d’Abdoulaye Wade et l’esprit de rassemblement dont a fait preuve Macky Sall ». « Je veillerai à ce que ce modèle de démocratie soit irréprochable », a répondu Macky Sall.

Cette visite officielle consacre les retrouvailles entre les deux pays, après une brouille de quelques mois autour de la candidature de l’ex-chef d’État Abdoulaye Wade. « Gorgi » avait en effet très mal vécu les déclarations du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui avait appelé le président sénégalais à s’appliquer à lui-même les leçons de démocratie données à feu Mouammar Kaddafi. Des propos qu’Abdoulaye Wade avait vécu comme « une ingérence de la France » dans les affaires internes du Sénégal.

Prêt budgétaire

Même si le nouveau président sénégalais compte bien redimensionner les relations entre les deux pays comme il l’avait déclaré avant son élection, – « Désormais, la population sénégalaise regarde, s’influence et échange avec nos frères africains, européens, américains, mais aussi des pays du Golfe ou d’Asie » – avait-il dit à Paris avant son élection – Dakar a bien conscience de l’importance de conserver de bonnes relations avec son ancienne puissance coloniale, premier bailleur de l’aide publique au développement. Le prêt budgétaire de 130 millions d’euros alloué au Sénégal est donc perçu comme « un ballon d’oxygène » selon les mots du président africain, d’autant qu’un premier versement de 50 millions d’euros sera effectué dès le mois de juin, a annoncé Nicolas Sarkozy.

À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle française, la visite de Macky sall est aussi une occasion de plus pour le président Sarkozy de réaffirmer son envie de travailler « main dans la main » avec les pays africains, évitant « tout ingérance ». « Le temps de la colonisation est derrière nous », a-t-il clamé. Quant à savoir si le voyage de Macky Sall vaut gage de soutien au candidat à la présidentielle française, le président malien n’a rien laissé paraître. « Tous mes voeux vous accompagnent » s’est-il contenté de dire en regardant son homologue.

Jeuneafrique.com  avec AFP

Sénégal : Abdoul Mbaye nommé Premier ministre de Macky Sall

avril 4, 2012

C’est un inconnu de la sphère politique sénégalaise que Macky  Sall a  nommé mardi au poste de Premier ministre. Entrepreneur et ex-banquier,  Abdoul  Mbaye, 59 ans, a désormais la lourde tâche de mettre le Sénégal sur la  voie de la  prospérité.

Un profil définitivement technocratique. En nommant mardi soir Abdoul Mbaye,  chef d’entreprise et ex-banquier, au poste de Premier ministre, le nouveau président sénégalais Macky Sall fait passer un  message clair : les dissensions politiques doivent désormais céder le pas à  l’efficacité économique. En un sens, le vainqueur d’Abdoulaye Wade n’a pas  vraiment le choix, puisque c’est d’abord à cause de l’effritement constant du pouvoir d’achat que le  président sortant a été désavoué par les électeurs.

La liste du nouveau gouvernement devrait être rendue publique mercredi. Âgé  de 59 ans, réputé intègre et sérieux, Abdoul Mbaye doit former une équipe  réduite de 25 membres. « Ce sera un gouvernement qui devra conduire les  affaires publiques dans la plus grande transparence, selon les principes de  bonne gouvernance », a déclaré Mbaye juste après sa nomination. « La  principale priorité sera de se mettre au travail. Le président Macky Sall tient  à ce que ses engagements devant le peuple soient respectés », a-t-il  indiqué.

Premier discours de Sall

Avant de donner le nom du nouveau chef de l’exécutif, Macky Sall a tenu son  premier discours à la nation sénégalaise, annonçant une rupture dans la gestion publique. « Tout est urgent », a-t-il affirmé, en citant notamment l’école, la  santé et les prix des denrées de première nécessité dont le riz, l’huile et le  sucre…

Sall prétend aussi lutter contre la corruption, précisant qu’il « ne  protégera personne » car, dit-il, « le pouvoir est fait pour servir et  non se servir. (…) Gouverner autrement, c’est bannir les passe-droits, la  favoritisme et le trafic d’influence, mettre l’intérêt public au dessus de toute  autre considération ».

Train de vie de l’État

À l’image du gouvernement, dont l’équipe sera restreinte, Sall entend  imprimer un nouveau style de gouvernement, plus économe : « L’État et ses  démembrements [représentations, NDLR] réduiront leur train de vie », évoquant notamment une rationalisation des missions à l’étranger et de la carte  diplomatique.

Enfin, Macky Sall a également annoncé la dissolution prochaine de l’Assemblée  nationale et un report au 1er juillet des élections législatives, initialement  prévues le 17 juin. « Compte tenu des délais courts qui nous séparent de la  date des législatives, j’ai consulté la nouvelle opposition (pour un report du  scrutin). Faute de consensus, l’Assemblée nationale sera dissoute conformément  aux dispositions constitutionnelles », a-t-il dit. Le scrutin doit  permettre de renouveler les 140 députés dans une Assemblée nationale  actuellement largement dominée par le Parti démocratique sénégalais (PDS)  d’Abdoulaye Wade.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le président gabonais rend hommage au « grand sage » sénégalais, Abdoulaye Wade

mars 27, 2012

Le président gabonais Ali Bongo, qui a salué « la maturité  politique du peuple sénégalais » lors de la présidentielle, a rendu hommage mardi  au sortant Abdoulaye Wade en soulignant son « profond attachement et (son)  sincère engagement aux idéaux de paix et de développement ».

Dans une lettre écrite à M.  Wade et transmise à l’AFP, M.  Bongo affirme que  « cette élection a donné la preuve éclatante, si le besoin en était encore, de  toute la maturité politique du peuple sénégalais ».

« Cette avancée démocratique qui fait l’honneur de l’Afrique n’aurait pas été  possible sans votre profond attachement et votre sincère engagement aux idéaux  de paix et de développement ».

« Elle témoigne de la cohérence de votre engagement politique, et aussi de vos  nombreuses actions en faveur de la métamorphose rapide du Sénégal, sans compter  votre inlassable contribution à faire de l’Afrique le continent de l’avenir (. .  . ) », selon lui.

« Qu’il me soit enfin permis de réitérer au Grand Sage qu’invoque la tradition  africaine toute ma reconnaissance pour la qualité des conseils toujours  prodigués, ainsi que pour l’attention permanente de l’Ainé », a conclu M.  Bongo.

Selon les résultats provisoires du deuxième tour publiés mardi, l’opposant  Macky Sall a battu avec plus de 65% des voix Abdoulaye Wade qui avait reconnu sa  défaite dès dimanche.

La passation de pouvoir entre Macky Sall, 50 ans, et Abdoulaye Wade, 85 ans,  au pouvoir depuis douze ans, doit avoir lieu lundi 2 avril, suivie de la  prestation de serment du nouveau chef de l’Etat le 3.  Il sera alors en fonction  pour présider le lendemain la fête de l’indépendance du 4 avril.

L’élection a été saluée comme une alternance pacifique exemplaire dans le  monde.

Jeuneafrique.com avec AFP