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Le Libyen Abou Anas Al-Libi, membre présumé d’Al-Qaïda, transféré à New York

octobre 14, 2013

NEW YORK – Le Libyen Abou Anas Al-Libi, membre présumé d’Al-Qaïda capturé la semaine dernière à Tripoli par les forces spéciales américaines, a été transféré ce week-end à New York, a annoncé le bureau du procureur fédéral lundi.

Libi, inculpé à New York en 2000 pour les attentats contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya, pourrait comparaître dès mardi devant un juge, a précisé une porte-parole dans un communiqué.

Il a été transféré directement à New York où il est inculpé depuis plus de dix ans. Le gouvernement pense qu’il sera présenté à un officier de justice demain, mardi, précise le communiqué.

Abou Anas al-Libi avait été capturé le 5 octobre devant chez lui à Tripoli, et ensuite transféré à bord d’un navire de l’US Navy en Méditerranée pour y être interrogé.

Il avait été mis en accusation à New York en 2000 devant le tribunal fédéral de Manhattan avec 20 autres membres présumés d’Al-Qaïda, notamment de complot visant à tuer des citoyens américains et complot visant à détruire des bâtiments et propriétés des Etats-Unis, en liaison avec les attentats de Tanzanie et du Kenya.

Ces attentats avaient tué plus de 200 personnes, dont 12 Américains, le 7 août 1998.

Abou Anas figurait sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI, qui offrait jusqu’à 5 millions de dollars pour toute information permettant son arrestation ou sa condamnation.

De son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, il avait été membre du Groupe islamique de combat libyen (Gicl) avant de rejoindre Al-Qaïda.

Tripoli a dénoncé sa capture, estimant qu’il s’agissait d’un enlèvement, et affirmé ne pas avoir été prévenu.

Tripoli avait annoncé mardi dernier avoir convoqué l’ambassadrice des Etats-Unis après la capture, pour lui poser des questions.

Romandie.com avec(©AFP / 14 octobre 2013 21h51)

Aqmi confirme la mort dans le nord du Mali d’Abou Zeïd, un de ses chefs

juin 16, 2013

NOUAKCHOTT – Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a confirmé pour la première fois qu’un de ses chefs, l’Algérien Abdelhamid Abou Zeïd, a été tué lors de combats dans le nord du Mali, sans préciser de date, dans un communiqué diffusé dimanche par l’agence privée mauritanienne en ligne ANI.

Abou Zeïd et un autre chef d’unité combattante, le Mauritanien Mohamed Lemine Ould El-Hassen dit Abdallah Ac-Chinguitty, sont morts sur le champ de bataille en défendant la +Oumma+ (communauté musulmane) et la charia islamiques (loi islamique) dans le nord du Mali, selon le communiqué à l’Agence Nouakchott information (ANI), qui a toujours publié des textes d’Aqmi sans jamais être démentie.

Aucune date n’a été précisée par l’organisation islamiste dans ce communiqué intitulé Condoléances et félicitations. Selon le Tchad et la France, dont des militaires ont pourchassé des jihadistes dans le nord du Mali depuis janvier, Abou Zeïd a été tué fin février dans l’Adrar des Ifoghas (extrême nord-est malien).

C’est la première fois qu’Aqmi évoque officiellement dans un communiqué la mort d’Abou Zeïd, a assuré à l’AFP le directeur de l’ANI, Mohamed Mahmoud Ould Abou Al-Maali, par ailleurs spécialiste d’Aqmi.

Abou Zeïd était considéré comme l’un des chefs les plus radicaux d’Aqmi. Selon la présidence française, il a été tué fin février lors de combats menés dans l’Adrar des Ifoghas, massif montagneux de l’extrême nord-est du Mali où les soldats français bénéficient de l’appui des troupes tchadiennes pour l’opération militaire Serval en cours depuis janvier.

La mort de l’Algérien avait été annoncée dès le 1er mars par le président tchadien Idriss Deby Itno. Des interrogations demeurent toutefois sur les circonstances de son décès, attribué à des militaires français par Paris alors que le président Deby Itno a assuré à plusieurs reprises qu’Abou Zeïd avait été abattu par des soldats tchadiens.

D’après l’ANI, Mohamed Lemine Ould El-Hassen animait des conférences et sermons dans les camps d’Aqmi, et était considéré comme l’idéologue religieux de l’organisation jihadiste.

Il en avait été porte-parole avant d’être nommé en novembre 2012 à la tête de la katiba (unité combattante) Al-Fourghan en remplacement de l’Algérien Yahya Abou El Hamame. Ce dernier avait été désigné en octobre 2012 comme successeur d’un autre Algérien, Nabil Makhloufi dit Nabil Abou Alqama pour coiffer toutes les unités combattantes d’Aqmi au Sahel et au Sahara.

Selon le communiqué, Abou Zeïd et Mohamed Lemine Ould El-Hassen ont été tués au cours des derniers engagements avec les forces ennemies au nord du Mali. De même source, d’autres combattants jihadistes ont été également tués au cours des mêmes affrontements, et l’attaque ayant été fatale à Abou Zeïd a également occasionné à l’ennemi des pertes importantes.

Aucun détail supplémentaire de date et de nombre n’a été fourni. Aqmi met en garde la France contre la poursuite de ses réjouissances pour la mort de responsables jihadistes et la menace de conséquences sans tarder.

L’opération militaire franco-africaine est en cours depuis janvier contre les groupes jihadistes, dont Aqmi, ayant occupé pendant plusieurs mois en 2012 le nord du Mali. Cette opération a permis de chasser les jihadistes des grandes villes, mais des poches de résistance demeurent dans certaines zones

Romandie.com avec (©AFP / 16 juin 2013 16h05)

Aqmi appelle à attaquer les intérêts français « partout dans le monde »

mai 7, 2013
Abou Obeida Youssef Al-Annabi, auteur du message audio. Abou Obeida Youssef Al-Annabi, auteur du message audio. © Capture d’écran/Youtube

Dans un message audio diffusé mardi 7 mai, un des chefs d’Aqmi appelle les « musulmans du monde entier » à attaquer les intérêts français « partout dans le monde ».

Mis à jour à 15h01.

Le message audio, d’une durée un peu inférieure à 20 minutes, a été publié sur Youtube lundi et relayé mardi matin sur le compte twitter d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Un des chef de l’organisation terroriste, Abou Obeida Youssef Al-Annabi, y appelle à attaquer les intérêts français « partout dans le monde ».

Dénonçant « la croisade menée par la France contre les musulmans » et « l’occupation par la France d’une terre de l’islam » en référence au Mali, le chef du Conseil des notables d’Aqmi appelle les musulmans à « la mobilisation » et au « jihad » (guerre sainte). Il exhorte « les musulmans dans le monde entier » à « attaquer les intérêts français partout, car depuis le premier jour de l’agression, ils sont devenus des cibles légitimes ».

« La question de la menace qui est rappelée par Aqmi, nous la prenons au sérieux », a réagi François Hollande, interrogé à la mi-journée lors d’une conférence de presse à l’Elysée au côté du président polonais Bronislaw Komorowski.

Vigilance

« Nous avons infligé des pertes considérables à Aqmi par l’intervention au Mali, mais les réseaux d’Aqmi existent en dehors du Mali », a ajouté le président français. « Nous considérons donc qu’il nous faut poursuivre, et l’intervention au Mali pendant le temps nécessaire – même s’il y a une réduction de notre présence -, et maintenir une vigilance autour du Mali pour continuer à lutter contre le terrorisme ».

La France a entamé le retrait de ses quelque 4 500 soldats engagés au Mali depuis le début de l’opération Serval en janvier. Paris a toutefois annoncé qu’un millier de ses soldats resteraient au Mali au-delà de 2013, pour soutenir en cas de besoin les forces de l’ONU appelées à remplacer la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) composée de 6 300 militaires africains.

L’opération lancée par la France a permis la reprise des principales villes du nord du Mali, occupées depuis l’an dernier par des groupes islamistes liés à Al-Qaïda.

Jeuneafrique.com avec AFP

Un des principaux chef d’Al-Qaïda au Maghreb serait mort au Mali

février 28, 2013
  • Abdelhamid Abou Zeid, l'un des principaux chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) serait mort avec 40 autres islamistes au Nord du Mali tandis que trois jihadistes auraient été arrêtés par les troupes françaises, a annoncé jeudi la TV privée algérienne Ennahar TV

    AFP/Al-Andalus/AFP/Archives – Abdelhamid Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) serait mort avec 40 autres islamistes au Nord du Mali tandis que trois jihadistes auraient …plus  été arrêtés par les troupes françaises, a annoncé jeudi la TV privée algérienne Ennahar TV  moins 

Abdelhamid Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) serait mort avec 40 autres islamistes au Nord du Mali tandis que trois jihadistes auraient été arrêtés par les troupes françaises, a annoncé jeudi la TV privée algérienne Ennahar TV.

Sous le titre « Mort de l’émir d’Aqmi Abou Zeid », le site en ligne d’Ennahar écrit que « les troupes françaises ont arrêté trois terroristes près de Tigharghar » au nord Mali et « selon des sources sécuritaires elles ont découvert (les corps) de 40 terroristes dont celui d’Abou Zeid ».

Présenté comme un des chefs d’Aqmi dans la zone sahélienne, Abdelhamid Abou Zeid, de son vrai nom Mohamed Ghdiri, est un Algérien d’une quarantaine d’années. Il était apparu pour la première fois en 2003 comme adjoint d’Abderazak El-Para, principal instigateur de l’enlèvement de trente-deux touristes européens dans le grand Sud algérien au cours de cette même année.

Les troupes françaises (4.000 hommes) et le contingent du Tchad (environ 2.000 hommes) sont en première ligne dans l’extrême nord du Mali face aux islamistes, qui ont opté pour la guérilla et des attentats suicide.

L’armée algérienne a renforcé sa présence à la frontière avec le Mali, fermée depuis le 14 janvier, afin d’éviter les incursions de jihadistes armés venus du nord.

L’Algérie, initialement réticente à une intervention militaire dans le conflit malien, a autorisé par la suite le survol de son territoire par l’aviation française.

AFP

Mali : Aqmi visé par des raids aériens français à Tombouctou

janvier 22, 2013

Des soldats français embarquent dans un hélicoptère pour rejoindre le nord du Mali, le 21 janvier Des soldats français embarquent dans un hélicoptère pour rejoindre le nord du Mali, le 21 janvier © Fabio Bucciarelli/AFP

Selon des sources concordantes, des frappes aériennes françaises ont pris pour cible un « centre de commandement » d’Aqmi à Tombouctou. Les États-Unis ont par ailleurs annoncé l’envoi d’équipement et de personnel pour soutenir l’intervention franco-malienne de reconquête du nord.

Affaiblir Aqmi, la frange la plus radicale des jihadistes avec laquelle aucune négociation n’est possible : c’est vraisemblablement l’objectif actuel de l’intervention franco-malienne au Nord-Mali. À Tombouctou, où le chef de la principale katiba d’Aqmi au Mali, Abou Zeid, avait ses quartiers, un « centre de commandement » de la nébuleuse salafiste a été visé mardi 23 janvier par un raid aérien français, selon des sources concordantes françaises.

Niger : Issoufou chef de guerre

« Cette guerre, nous la gagnerons », a lancé mardi 23 janvier le président du Niger, Mahamadou Issoufou, devant le contingent de soldats nigériens qui doit, aux côtés des troupes tchadiennes, rejoindre à terme la zone de Gao, dans le Nord malien tenu par des islamistes armés.

« Les forces armés nigériennes en général et votre contingent en particulier ont les ressources physiques, intellectuelles et morales pour venir à bout de l’ennemi. Cette guerre, nous la gagnerons », a déclaré le président nigérien au bataillon qui intégrera la force africaine en cours de déploiement, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) qui devrait compter à terme près de 6 000 hommes, dont 2 000 Tchadiens.

Fort de 500 hommes, le contingent nigérien, qui a été formé durant un mois par des experts français, est cantonné à Ouallam, à une centaine de km au nord de Niamey, dans une région proche de la frontière malienne. « Nous allons nous prépositionner dans la zone de Gao. Nous n’attendons que le signal de la Misma. Dès qu’elle donne le top, nous partons », a expliqué sous couvert de l’anonymat un officier, sans précision sur la date du départ.

Selon une source sécuritaire nigérienne, les 200 militaires tchadiens présents depuis plusieurs jours au Niger ont commencé depuis environ 48 heures à quitter la base militaire de l’aéroport de Niamey où ils étaient cantonnés et à rejoindre un camp de la gendarmerie en périphérie de la capitale. Ce second camp est situé sur la route menant à Ouallam.

« Aqmi a été délibérément visé lors de cette attaque », explique une source proche du gouvernement français. Lundi, le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major des armées françaises, s’était borné à confirmer des frappes aériennes françaises « à la périphérie » de Tombouctou.

Et la France, qu’on pensait tout d’abord isolée sur le terrain, a continué de recevoir des soutiens de ses partenaires. Après de nombreux états africains et occidentaux, dont dernièrement la Grande-Bretagne, les États-Unis sont rentrés dans la danse. « À la demande du gouvernement français, nous avons commencé à affréter par les airs de l’équipement et du personnel de la France vers le Mali », a indiqué un porte-parole de l’armée américaine, sans rentrer dans les détails.

Un mois pour Gao et Tombouctou ?

Washington fournissait déjà une aide en matière de renseignements à l’intervention française, avait annoncé la semaine dernière qu’elle mettrait prochainement à la disposition de la France des avions de transports, mais avait exclu l’envoi de troupes. Actuellement, plus de 2 150 soldats français sont déjà déployés au Mali pour combattre les groupes islamistes armés, un chiffre qui va augmenter dans les prochains jours. Et le chef d’état-major de l’armée malienne, général Ibrahima Dahirou Dembélé, a estimé que la « libération » de deux des principales villes dans le nord du Mali, Gao et Tombouctou, pourrait « ne pas prendre plus d’un mois ».

« Notre objectif est la libération totale des régions du nord du Mali. Si les appuis sont conséquents, cela ne dépassera pas plus d’un mois pour Gao et Tombouctou, a-t-il déclaré sur Radio France Internationale (RFI). Mardi matin, des soldats maliens parcouraient les rues de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, comme ils l’avaient fait la nuit précédente, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’armée malienne aux avant-postes

Comme annoncé, les soldats français, qui avaient aidé lundi les Maliens à reprendre Diabali tombée au mains des islamistes le 14 janvier, se sont retirés de la localité dans la soirée. L’armée française semble réticente à stationner dans les villes : une fois reprises aux islamistes, elle préfère en laisser le contrôle à l’armée malienne. C’est aussi le cas à Douentza, (800 km de Bamako), contrôlée depuis septembre par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), également reprise lundi par une colonne franco-malienne.

Plusieurs sources ont fait état d’un repli des islamistes vers Kidal (extrême nord-est), à 1 500 km de Bamako, près de la frontière algérienne. Quant à Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM), principale organisation islamique d’un pays à 90% musulman, il a estimé que l’intervention de la France n’était « pas une agression contre l’islam ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Aqmi: une guerre dans le nord du Mali sera « l’arrêt de mort des otages français »

octobre 20, 2012
Aqmi: une guerre dans le nord du Mali sera 'l'arrêt de mort des otages français' Aqmi: une guerre dans le nord du Mali sera « l’arrêt de mort des otages français » © AFP

Yahya Abou El Hamame, nouveau chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) pour le Sahel et le Sahara, a affirmé à un média mauritanien qu’une intervention militaire dans le nord du Mali, dont le principe est acquis, signera « l’arrêt de mort des otages français » aux mains d’Aqmi.

Dans cet entretien en arabe diffusé samedi par l’Agence Nouakchott Information (ANI, privée), Yahya Abou El Hamame fustige le soutien du président français François Hollande à une force africaine en préparation pour aider les militaires maliens à récupérer le nord du Mali, occupé depuis près de sept mois par divers groupes islamistes armés dont Aqmi.

La branche maghrébine d’Al-Qaïda détient neuf Européens dont six Français.

« Je veux dire aux familles des otages que l’option de guerre, apparemment décidée par M. Hollande, signifiera nécessairement qu’il aura signé l’arrêt de mort des otages français. (. . . ) M. Hollande en supportera tout seul la responsabilité », a déclaré Yahya Abou El Hamame, un Algérien qui a été nommé « émir » d’Aqmi en remplacement de son compatriote Nabil Makhloufi dit Nabil Abou Alqama décédé en septembre dans le nord du Mali.

Cette déclaration est publiée au lendemain d’une réunion à Bamako de hauts représentants de la communauté internationale, qui ont demandé au Mali de redoubler d’efforts pour faciliter l’envoi d’une force armée pour combattre les groupes islamistes armés dans sa partie Nord.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le Premier ministre libyen démis de ses fonctions

octobre 8, 2012
Le Premier ministre libyen démis de ses fonctions Le Premier ministre libyen démis de ses fonctions © AFP

Le Premier ministre libyen élu Moustapha Abou Chagour a été démis d’office de ses fonctions dimanche après le rejet par l’Assemblée nationale d’un nouveau cabinet, trois jours après le refus en bloc de sa première proposition durement critiquée par les députés.

Cent vingt-cinq membres de l’Assemblée ont refusé d’accorder leur confiance au « gouvernement de crise » proposé, contre 44 voix favorables et 17 abstentions, selon des images retransmises en direct par la télévision libyenne.

Selon le règlement intérieur de l’Assemblée, celle-ci doit élire ou désigner un nouveau chef de gouvernement après deux rejets de propositions de gouvernement successifs.

Dimanche soir, les membres du Congrès général national (CGN) discutaient de la procédure à suivre pour choisir un nouveau chef du gouvernement.

En attendant, ils ont annoncé leur intention de renouveler leur confiance dans le gouvernement de transition sortant d’Abdelrahim al-Kib.

Selon le règlement intérieur du CGN, M. Abou Chagour a tenté dimanche sa dernière chance, après le rejet jeudi d’une première proposition.

Quelques minutes avant le vote, il a proposé un « gouvernement de crise » restreint à dix ministères, affirmant avoir privilégié la compétence à d’autres considérations géographiques ou politiques.

« Face aux dangers qui menacent le pays, je vous présente un gouvernement de crise, restreint à dix ministères, rejetant toute considération géographique », a déclaré M. Abou Chagour devant les 186 membres présents (sur 200) du CGN.

M. Abou Chagour a critiqué dans la foulée les membres du congrès et les blocs politiques représentés au sein de l’Assemblée qui avaient rejeté jeudi une première proposition du Premier ministre.

« Le premier gouvernement n’était pas parfait. Et nous aurions pu le discuter et le remanier (. . . ) mais les demandes des membres du congrès étaient irréalistes : quelques uns exigeaient un portefeuille bien précis pour leur région, l’un des blocs politiques a demandé onze portefeuilles et un autre en a exigé neuf ».

« Je n’abandonnerai pas mes principes »

« Je n’abandonnerai pas mes principes et mes convictions », a-t-il encore dit, faisant état de « chantage » de la part de membres de congrès ou de blocs politiques.

« Les partis politiques ont décidé de me retirer la confiance », avait-il ajouté en présentant son gouvernement, en allusion à des rumeurs sur un accord entre les deux principaux partis représentés au CGN, les deux rivaux : l’Alliance des forces nationales (premier bloc parlementaire) de Mahmoud Jibril, qui a refusé de participer au gouvernement après l’échec des négociations, et le Parti de la justice et de la construction issu des Frères musulmans.

Les deux partis seraient d’accord pour former un gouvernement d’union, avec à sa tête une personnalité indépendante.

Jeudi, le Congrès général national (CGN), la plus haute institution politique du pays, avait rejeté une première proposition de M. Abou Chagour, sans prendre la peine de faire voter les ministres un par un, comme prévu par le règlement intérieur.

Plusieurs membres du CGN avaient même appelé à retirer la confiance au Premier ministre sans lui donner une deuxième chance comme le stipule la déclaration constitutionnelle qui régit la période transitoire depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011.

Le Premier ministre était confronté à la difficile tâche de former un gouvernement représentatif des régions et des diverses tendances, dans un pays qui fait face à de grands défis de sécurité et dont le nouveau pouvoir n’arrive pas à asseoir son autorité devant la multiplication des milices armées.

Jeudi soir, plus de cent manifestants ont pénétré au siège du CGN, en plein débat sur le gouvernement, pour dénoncer l’absence d’un représentant de leur ville -Zaouia (bien Zaouia, ouest)- dans la première liste de l’équipe gouvernementale et pour réclamer le départ de M. Abou Chagour, un technocrate de 61 ans.

Les habitants de l’Est et du Sud se plaignent d’avoir été suffisamment marginalisés pendant les 42 ans de règne du colonel Kadhafi, alors que des groupes rebelles se sont soulevés dans l’ensemble des régions durant les huit mois de révolution.

Elu Premier ministre par le CGN le 12 septembre avec deux voix d’avance sur le chef de l’alliance des libéraux Mahmoud Jibril, M. Abou Chagour avait alors promis un gouvernement de consensus et dit avoir négocié avec toutes les parties et fait appel à des personnes « hautement qualifiées ».

Un gouvernement d’union nécessiterait le soutien de l’Alliance des forces nationales (premier bloc parlementaire) de M. Jibril, qui a refusé de participer au gouvernement après l’échec des négociations, ainsi que celui du Parti de la justice et de la construction issu des Frères musulmans.

Selon le plan de transition, le nouveau gouvernement aura un mandat d’un an jusqu’à la tenue de nouvelles élections aux termes d’une nouvelle Constitution dont la rédaction se fait attendre.

 Jeuneafrique.com avec AFP

Égypte : 20 morts dans des affrontements à l’approche de la présidentielle

mai 2, 2012

Quelque 20 personnes ont trouvé la mort lors d’affrontements entre des manifestants hostiles au pouvoir et des assaillants non identifiés le mercredi 2 avril au Caire. Plusieurs personnalités politiques égyptiennes ont décidé d’interrompre leur campagne pour la présidentielle.

Vingt morts. C’est le bilan des affrontements entre manifestants hostiles au pouvoir et assaillants, dont l’identité n’est pas encore connue, mercredi 2 avril au Caire, fourni par les médecins du plus proche hôpital. En pleine campagne présidentielle, le quartier d’Abbassiya, dans la capitale égyptienne, a été le théâtre de scènes de violence.

Pendant plusieurs heures, les deux camps se sont jetés des pierres et des cocktails molotov, tandis que d’autres personnes ont été victimes de lynchages en pleine rue, à coups de barres de fer. Le ministère de la Santé faisait, de son côté, état d’un bilan provisoire de neuf morts.

Depuis plusieurs jours, des manifestants mènent un sit-in dans le secteur afin de réclamer le départ de l’armée au pouvoir. Parmi eux, figurent notamment des partisans du leader salafiste Hazem Abou Ismaïl, qui campaient depuis samedi 28 avril après l’exclusion de leur candidat de la course à la présidentielle, dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai. Selon des sources sécuritaires et des témoins, les manifestants auraient été attaqués le mercredi 2 mai à l’aube.

Le calme est revenu dans l’après-midi, après que les forces de l’ordre aient installé un cordon de sécurité afin de séparer les deux camps. Tous les manifestants n’ont pourtant pas quitté les lieux et les rues menant au quartier étaient fermées à la circulation.

« Solidarité » avec les manifestants

Côté politique, les réponses n’ont pas tardé. Plusieurs partis et mouvements ont appelé à manifester dans ce secteur du Caire en fin d’après-midi pour protester contre ces violences. Deux des principaux candidats à la présidentielle, Mohamed Morsi pour les Frères musulmans et l’islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Foutouh ont, eux, suspendu leur campagne suite à ces affrontements. Le premier, tenant « le Conseil suprême des forces armées (au pouvoir) pour responsable », a décidé de mettre en pause ses activités politiques pour une durée de 48 heures, « en signe de solidarité avec les manifestants ». Le Parti de la justice et de la liberté (PLJ), issu des Frères musulmans, a annoncé qu’il boycottait une réunion prévue mercredi entre le maréchal Hussein Tantaoui, qui dirige aujourd’hui le pays, et les partis politiques, en raison « des évènements sanglants » d’Abbassiya. Le parti a également dénoncé des « tentatives d’entraver la remise du pouvoir conformément au calendrier fixé ».

Deux candidats de gauche, Khaled Ali et Hamdeen Sabbahi, ont eux aussi annoncé la suspension de leurs activités. Quant à Mohamed el-Baradei, il a dénoncé un « massacre », via son compte Twitter. « Le Conseil suprême des forces armées et le gouvernement sont incapables de protéger les civils ou sont de mèche avec les voyous. L’Égypte va à vau-l’eau », à-t-il ajouté.

Dimanche, des affrontements avaient déjà éclaté dans le quartier d’Abbassiya, où s’étaient réunis les partisans d’Hazem Abou Ismaïl, provoquant la mort d’une personne et 119 blessés. Le candidat a été évincé de la course à la magistrature suprême, à l’instar de 10 autres candidats sur les 23 en lice, en raison d’irrégularités. Le fait que sa mère ait obtenu la nationalité américaine contrevient à la loi électorale selon les autorités, ce que ces partisans considèrent comme un « complot ».

Jeuneafrique.com avec AFP