Posts Tagged ‘Aboudramane Sangaré’

Côte d’Ivoire : Aboudramane Sangaré, fidèle compagnon de Laurent Gbagbo, est décédé

novembre 4, 2018

Aboudramane Sangaré lors de la commémoration de l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril 2017 à Abidjan © Olivier / JEUNE AFRIQUE

Hospitalisé depuis plusieurs semaines, Aboudramane Sangaré est décédé ce 3 novembre au matin, à Abidjan, à l’âge de 72 ans.

Moins de deux semaines après la disparition de Marcel Gossio, ex-directeur général du port autonome d’Abidjan et pilier du pouvoir de Laurent Gbagbo, décédé d’un arrêt cardiaque le 21 octobre, le Front populaire ivoirien (FPI) est une nouvelle fois en deuil. Aboudramane Sangaré, président par intérim de la frange dirigée par Laurent Gbagbo, est décédé samedi 3 novembre à Abidjan, nous confirment plusieurs sources.

Selon nos sources, souffrant d’un cancer,  il avait été hospitalisé il y a quinze jours à l’Hôtel-Dieu dans le quartier de Treichville. Opéré, il a ensuite été transféré dans un état critique à la polyclinique Farah vendredi dans la soirée. Il est décédé samedi au petit matin.

Gardien du temple

« En cette douloureuse circonstance, le président Laurent Gbagbo et la direction du parti s’inclinent et saluent avec déférence la mémoire de l’illustre disparu. Ils adressent leurs condoléances les plus attristées aux familles biologique et politique du camarade Sangaré ainsi qu’à toute la Côte d’Ivoire », a réagit Assoa Adou, secrétaire général du FPI.

Fidèle camarade de Laurent Gbagbo, Sangaré était surnommé le gardien du temple. Actuel premier vice-président et président par intérim, il avait tenu les rênes du FPI lors de l’exil de Gbagbo, et depuis l’incarcération de l’ancien président ivoirien et de son épouse Simone. Sa mort est un nouveau coup dur pour le FPI.

Deuxième vice-présidente du parti, Simone Gbagbo s’est rendue à la polyclinique Farah à la mi-journée en compagnie de son avocat Me Rodrigue Dadje. Une réunion du secrétariat général du FPI s’est ensuite tenue à sa résidence de la Riviera Golf.

Jeuneafrique.com  par et – à Abidjan

Côte d’Ivoire : pour Pascal Affi N’Guessan, la nouvelle plateforme de l’opposition « n’engage pas le FPI »

avril 22, 2017

Pascal Affi N’Guessan à Paris, en juin 2015. © VPascal Affi N’Guessan Vincent Fournier pour J.A.

Président d’un Front populaire ivoirien (FPI) scindé en deux, Pascal Affi N’Guessan a réagi à la création de la nouvelle plateforme politique lancée par les partisans de Laurent Gbagbo réunis autour d’Aboudramane Sangaré. Ce mouvement « n’engage pas le FPI », assure l’ex-Premier ministre.

La naissance de la nouvelle plateforme politique Ensemble pour la démocratie et la souveraineté lancée jeudi 20 avril à Abidjan par les partisans de la ligne « Gbagbo ou rien » du Front populaire ivoirien ne fait pas l’unanimité. En particulier au sein de la frange du FPI présidée par Pascal Affi N’Guessan, en rupture avec celle menée par Aboudramane Sangaré, qui lui réfute toute légitimité à la tête du parti.

« Cette plateforme n’engage nullement le FPI, qui est un parti organisé, avec des organes et un Président », réagit l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo. « Je déplore que ces acteurs aient préféré œuvrer à une nouvelle plateforme plutôt qu’à l’unité du FPI, surtout lorsque nous connaissons le sort des plateformes précédentes », poursuit Pascal Affi N’Guessan, 64 ans. Et d’ajouter : « La création de ce parti va clarifier les choses, en faisant cela ils choisissent de quitter le FPI. »

« Le jeu sera certainement plus ouvert en 2020 »

La veille, les partisans de l’ancien président ivoirien avaient officialisé leur regroupement au sein de cette nouvelle plateforme politique, présidée par Georges Armand Ouégnin. Objectif du mouvement : obtenir la libération de Laurent et Simone Gbagbo et « de tous les prisonniers politiques », mais aussi se positionner en vue de la présidentielle de 2020.

Un éventuel changement de stratégie politique pour ceux qui avaient jusqu’à présent choisi de boycotter les dernières élections, mais aussi un possible concurrent supplémentaire pour le FPI de Pascal Affi N’Guessan, déjà candidat à la dernière élection présidentielle. « Le jeu sera certainement plus ouvert en 2020 qu’en 2015 », concède l’ancien Premier ministre.

Jeuneafrique.com par – à Abidjan

Côte d’Ivoire : plusieurs dirigeants de l’opposition interpellés avant une manifestation à Abidjan

octobre 20, 2016

L’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne Mamadou Koulibaly, le 15 mai 2015 à Abidjan. © Sia Kambou/AFP

Plusieurs membres de l’opposition ont été interpellés jeudi matin à Abidjan alors qu’ils s’apprêtaient à manifester pour demander le retrait du projet de nouvelle Constitution.

Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale, Aboudramane Sangaré, Danielle Boni Claverie (ancienne ministre et opposante), Gnangbo Kacou, député indépendant, et Kouadio Siméon, ancien candidat à la présidentielle, n’auront donc pas pu manifester ce jeudi 20 octobre à Abidjan.

Après avoir prévenu les opposants, qui étaient rassemblés dans le quartier du Plateau à Abidjan, que la manifestation n’était pas autorisée, les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et ont interpellé plusieurs leaders et élus.

« Non à la Monarchie Ouattara », pouvait-on lire sur un panneau brandi par un des opposants qui réclamaient le « retrait pur et simple » du projet de Constitution, qu’ils qualifient de « dangereux ».

Rassemblés au sein du « front du refus », les opposants avaient appelé leurs partisans à manifester. « Nous appelons à une marche du refus de l’humiliation du peuple », contre la nouvelle Constitution, avait déclaré Mamadou Koulibaly lundi, lors d’une conférence de presse.

« La nouvelle Constitution est funeste et dangereuse », avait affirmé Aboudramane Sangaré, déplorant un » projet de désaccord et de rupture sociale ».

Vendredi 14 octobre, une autre frange de l’opposition ivoirienne avait annoncé qu’elle boycotterait le référendum du 30 octobre sur la nouvelle Constitution, en dénonçant un projet « rétrograde, démagogique et monarchique ».

« Nous sommes dans la voie du boycott », avait alors lancé au nom de l’Alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire (AFD-CI) Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo.

Jeuneafrique.com avec AFP