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Au Nigeria, fin de la commémoration des victimes de la répression à Lagos et Abuja

octobre 20, 2021
Au Nigeria, fin de la commemoration des victimes de la repression a Lagos et Abuja
Au Nigeria, fin de la commémoration des victimes de la répression à Lagos et Abuja© AFP/PIUS UTOMI EKPEI

La jeunesse nigériane a rendu hommage, un an après, aux victimes de la sanglante répression du mouvement #EndSARS contre les violences policières, à Lagos et Abuja avant d’être dispersée par la police.

A Lagos, la bouillonnante capitale économique, une petite centaine de voitures ont traversé dans la matinée le péage de Lekki, lieu emblématique de la contestation, où l’armée et la police avaient ouvert le feu le 20 octobre 2020, causant la mort d’au moins 10 personnes et mettant ainsi fin au mouvement.

A bord de 4X4 de luxe ou de simples danfo, les taxis collectifs de Lagos, les manifestants scandaient à travers les fenêtres « Qui a ordonné la tuerie ? », « Nous voulons la justice » ou encore « Justice pour un meilleur Nigeria« .

Plusieurs dizaines de manifestants sont ensuite sortis de leur voiture, et ont bloqué une partie du péage en manifestant pacifiquement. Aux alentours de 10H00 GMT, ils ont été dispersés par la police qui a tiré des gaz lacrymogènes.

Les dizaines de policiers déployés très tôt dans la matinée sur le péage ont aussi arrêté au moins six personnes, dont l’un affirme être un journaliste, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Je suis là pour manifester pacifiquement, regardez ce qu’ils nous font », avait lancé l’une d’entre elles derrière les barreaux d’un fourgon de police.

Les grandes figures du mouvement, dont le chanteur nigérian Falz ou l’activiste Rinu Oduala, avaient appelé les Lagossiens à défiler en voiture pour limiter le risque d’arrestation.

Depuis plusieurs semaines, les autorités avaient mis en garde contre de nouvelles manifestations organisées au nom de #EndSARS, affirmant que celles de 2020 avaient dégénéré en émeutes et pillages.

A Abuja, la capitale fédérale, entre 50 et 100 personnes se sont rassemblées dans le parc de la Fontaine de l’Unité, scandant « le peuple uni ne sera jamais vaincu », avant de se diriger vers le ministère de la Justice, où un camion de police leur a barré la route. La manifestation s’est terminée en fin de matinée dans le calme.

« Un de mes voisins est mort durant les manifestations l’année dernière », a expliqué à l’AFP Happiness Essien, une manifestante âgée de 19 ans.

« Massacre fantôme »

Au même moment, le gouvernement a réaffirmé que les militaires n’avaient pas tiré sur les manifestants réunis le 20 octobre 2020 au péage de Lekki, parlant « d’un massacre fantôme ».

« Un an après, et en dépit de multiples opportunités pour les familles des présumées victimes (…) de présenter des preuves, il n’y en a pas eu: pas de corps, pas de famille, aucune preuve tangible, rien », a déclaré le ministre de l’Information Lai Mohammed.

Dans la nuit de mardi à mercredi, l’organisation de défense des droits humains Amnesty International a réaffirmé qu’au moins 12 manifestants pacifiques avaient été tués le 20 octobre au péage de Lekki et à Alaussa, un autre quartier de Lagos

« Il est inacceptable qu’en dépit de preuves accablantes, le gouvernement continue de nier l’utilisation de balles réelles sur les manifestants au péage de Lekki », a estimé Amnesty, faisant état d’un bilan d’au moins 56 morts dans tout le pays durant ces semaines de contestation, dont « des dizaines de jeunes ».

A quelques kilomètres seulement du rassemblement à Abuja, le chef de l’Etat Muhammadu Buhari a reçu au palais présidentiel son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, en visite officielle dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

Dans d’autres villes du Sud, comme Port Harcourt ou Nsukka, des marches en hommage aux victimes sont prévues en fin de soirée.

Le mouvement #EndSARS (« en finir avec la SARS ») avait initialement débuté la première semaine d’octobre 2020 pour dénoncer les brutalités de la SARS, une unité spéciale de la police accusée depuis des années de racket, d’arrestations illégales, de torture et même de meurtre.

Face à la pression populaire, les autorités avaient démantelé l’unité, et promis de réformer la police, mais la jeunesse, peu convaincue par les promesses du gouvernement, avait continué sa contestation.

La répression des manifestations avait ensuite été suivie par une semaine de pillages et de violences.

Une commission de justice spéciale avait ensuite été mise en place par l’Etat de Lagos pour enquêter sur les accusations de brutalités policières et sur la répression des manifestations.

Devant cette commission, l’armée avait affirmé n’avoir eu recours qu’à des balles à blanc, puis avait admis que ses soldats disposaient également de balles réelles.

La commission, qui a achevé ses consultations publiques lundi, doit prochainement communiquer au gouvernement les résultats de son enquête et des recommandations.

Par Le Point avec AFP

Nigeria: au moins six manifestants chiites tués dans des heurts avec la police

juillet 22, 2019

 

Au moins six manifestants chiites du Mouvement islamique du Nigeria (IMN) ont été tués dans des heurts qui ont éclaté à Abuja ce lundi, ont rapporté des témoins de la scène ainsi qu’un journaliste de l’AFP présent sur les lieux.

«Nous marchions sans violence, et lorsque nous sommes arrivés au niveau du ministère des Affaires étrangères, ils (la police) ont commencé à tirer en l’air et sur la foule», a expliqué Abdullahi Muhammed Bello, un membre de l’organisation chiite. «Il y six corps devant moi, dont un mineur», a-t-il ajouté, dans un bilan confirmé par un journaliste de l’AFP qui couvrait la manifestation.

Un photographe de l’AFP qui couvrait la manifestation a compté le même nombre de victimes. «La manifestation était d’abord pacifique», a-t-il relaté, parlant de quelques centaines de manifestants chiites. «La police a commencé à sortir en nombre et a tiré des gaz lacrymogènes, et les manifestants ont riposté en lançant des cocktails Molotov», a ajouté le photographe.

La chaîne de télévision nigériane Channels a également fait savoir que l’un de ses reporters avait reçu une balle, sans donner de détails sur son état de santé. Le porte-parole de la police, Franck Mba a publié un communiqué pour demander aux habitants d’Abuja, la capitale fédérale, de rester calme. «Il y a une manifestation violente actuellement en cours», a fait savoir le porte-parole. «La police prend des mesures adéquates de maintien de l’ordre pour garder la situation sous contrôle».

Les membres de l’IMN, une organisation chiite radicale dans le nord du Nigeria majoritairement sunnite, demandent notamment la libération de leur chef, Ibrahim Zakzaky, incarcéré depuis décembre 2015. Le groupe s’oppose depuis des années à l’autorité nigériane et ses manifestations, quasiment quotidiennes désormais, sont souvent réprimées dans le sang.

En décembre 2015, l’armée a tiré sur des manifestants à Zaria, leur fief dans le nord du Nigeria, faisant plus de 350 morts. Fin octobre, des partisans de l’IMN avaient manifesté en masse à Abuja et la répression violente de la manifestation par les forces de sécurité avait fait 47 morts selon l’IMN et les observateurs, six selon les chiffres officiels

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nigeria: Elle refuse de coucher avec lui, il brûle à mort toute sa famille

août 22, 2016

 

Mali: Elle refuse de coucher avec lui, il brûle à mort toute sa famille

 

Au Nigeria, un jeune homme de 26 ans a brûlé à mort toute la famille de sa copine parce qu’elle a refusé de coucher avec lui.

Les faits se sont produits à Abuja, au Nigeria. Oluwaseyi Babatola, est un technicien en téléphonie mobile. Dans la nuit du 15 avril, dernier, aux alentours de 23h, il a causé la mort de 2 enfants, leur mère, la grand-mère et l’oncle en mettant le feu à un appartement. L’incendie a consumé tout le bâtiment. Le pyromane a été blessé pendant l’accident.

Cet événement tragique s’est déroulé de la manière suivante. L’homme de 26 ans s’est rendu au domicile de Janet, sa copine. Voyant que la grille était verrouillée, il escalade la clôture. Comme la fenêtre était ouverte, il a réussi à s’introduire dans la chambre de la jeune femme qui dormait profondément. Puis il s’est emparé d’un gallon de carburant qui se trouvait dans la salle de bain et en a versé un peu partout dans la pièce. Puis, il a allumer le feu qui s’est ensuite propagé à cause d’une lanterne restée allumée.

Selon le jeune homme, les relations entre lui et Janet s’étaient dégradées. Cette dernière refusait de coucher avec lui.

Après l’incident, Babatola a déclaré qu’il a voulu se suicider après avoir brûlé la famille. Il a expliqué qu’après avoir mis le feu, il s’est dirigé vers des buissons pour se donner la mort. Mais à ce moment précis, son téléphone a sonné. C’est son frère cadet, James, qui l’a dissuadé de se suicider avant de lui demander de signaler le drame à la police. Le suspect a dit être troublé par ce qu’il a fait. Un officier de police a déclaré que Oluwaseyi Babatola ne savait pas qu’il avait tué la famille de Janet avant de voir leurs corps. Selon les forces de l’ordre le suspect devrait bientôt comparaître devant les tribunaux.

Imatin.net

Nigeria: La lycéenne de Chibok et son bébé reçus par le président Buhari

mai 19, 2016

La jeune fille, découverte, mardi, 17 mai, par des milices locales et par l’armée, dans une zone, encore, sous l’influence du groupe islamiste, est arrivée, à Abuja, par avion, depuis Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno (Nord-Est), avec sa mère, Binta.

Toutes deux se sont couvert le visage d’une écharpe au moment où elles entraient dans le bureau du président, dans sa résidence d’Aso Rock (notre photo montrant le président avec le bébé dans ses bras).

Elles étaient accompagnées par le gouverneur de l’Etat de Borno, Kashim Shettima, ainsi que, par plusieurs membres du gouvernement, dont le conseiller national à la Sécurité, le ministre de la Défense, et le chef d’Etat-Major des armées.

Le 14 avril 2014, Boko Haram avait enlevé 276 jeunes filles d’un lycée de Chibok. Cinquante-sept d’entre elles avaient réussi à s’échapper dans les heures suivant leur rapt par le groupe islamiste.

Ce kidnapping sans précédent avait provoqué une vague d’indignation au Nigeria et dans le monde entier. Mais, malgré cette mobilisation, jusqu’à la découverte d’Amina Ali, on était, toujours, sans nouvelles des 219 captives.

Selon des responsables locaux, la jeune femme, aujourd’hui, âgée de 19 ans, a affirmé à sa famille, lors de brèves retrouvailles dans son village natal de Mbalala, près de Chibok, que la plupart des autres victimes se trouvaient, toujours, dans la forêt de Sambisa, un bastion de Boko Haram, mais, que « six d’entre elles sont, déjà, mortes ».

Cela fait des semaines que l’armée nigériane traque les islamistes et leurs otages et détruit des camps de Boko Haram dans la savane de cette ancienne réserve naturelle.
A un moment, on affirmait y avoir repéré les filles de Chibok sur des images satellites fournies par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Mais, l’ancien ambassadeur de Grande Bretagne au Nigeria, Andrew Pocock, a déclaré, en mars, au Sunday Times, que l’armée nigériane n’avait rien fait de ces renseignements.

L’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a été très critiqué dans sa gestion de la lutte contre Boko Haram, ce qui lui a, sans doute, coûté sa défaite, à la présidentielle, l’année dernière.
Selon l’armée, Amina Ali a été transportée, à Maiduguri, dans un hélicoptère militaire, depuis une caserne de Damboa, à 90 km de là, avec son bébé de quatre mois, Safiya, et un homme qu’elle présente comme son mari.

« Avant cela, ils ont été examinés par un médecin de l’armée de l’air et leur état de santé a été jugé stable, avec une tension normale », a indiqué, mercredi, 18 mai, le porte-parole de l’armée, le colonel, Sani Usman.
Des commandants de la lutte contre Boko Haram ont, ensuite, confié l’ancienne otage, l’homme et le bébé au gouverneur Shettima.

L’armée nigériane a publié des photos sur lesquelles on voit Amina Ali, son bébé dans les bras, recevant des soins médicaux.
La jeune fille, très mince, a les traits tirés. Sur une des photos, son mari, que l’armée considère comme « le terroriste présumé de Boko Haram », Mohammed Hayatu, est assis sur un lit d’hôpital et tient l’enfant dans ses bras.

Selon le colonel Usman, M. Hayatu « fait l’objet d’une enquête approfondie au Centre conjoint de renseignements » et il est « bien traité ».
Depuis 2009, Boko Haram est tenu responsable de l’enlèvement d’au moins 2.000 personnes, dans une insurrection qui a fait quelque 20.000 morts.
Certaines des otages ont été mariées de force et transformées en esclaves sexuelles. D’autres ont servi de kamikazes lors d’attentats suicide perpétrés par le groupe islamiste.

Afriqueeducation.com avec AFP

Sommet d’Abuja sur Boko Haram: Sans Sassou Nguesso

mai 15, 2016

 

La bouteille à moitié vide ou à moitié pleine

 

Le 17 mai 2014, à l’Elysée, François Hollande avait réuni Goodluck Jonathan, à l’époque, président de la fédération nigériane, et tous les chefs d’Etat voisins du Nigeria (Paul Biya du Cameroun, Idriss Déby Itno du Tchad, Mahamadou Issoufou du Niger et Boni Yayi du Bénin) pour « déclarer la guerre à Boko Haram ». Deux ans, plus tard, presque jour pour jour, c’est Muhammadu Buhari (le successeur de Goodluck Jonathan) qui a accueilli, ce samedi, 14 mai 2016, exactement, la même réunion, chez lui, à Abuja. Etaient présents  cette fois : outre le Français, François Hollande, le Camerounais, Paul Biya, le Tchadien, Idriss Déby Itno, le Nigérien, Mahamadou Issoufou, le Béninois, Patrice Talon, le Sénégalais, Macky Sall et le Gabonais, Bongo Ondimba Ali. Contrairement à 2016, à Paris, les chefs d’Etat se sont réunis, à Abuja, non plus, pour déclarer la guerre à Boko Haram (c’est déjà fait), mais, pour changer de stratégie de guerre contre Boko Haram. Cela voudrait dire que Boko Haram continue de s’imposer à tous.

On peut encourager les dirigeants africains à ne pas baisser les bras, les féliciter après des « victoires » qu’ils brandissent face à cette nébuleuse terroriste. Force est, cependant, de constater que quatre pays, à savoir, le Nigeria, plus forte armée du continent, du moins, sur le papier, le Tchad, armée qu’on dit être plus opérationnelle et plus aguerrie que toutes les autres, le Cameroun, le Niger et, maintenant, le Bénin venu, depuis quelque temps, en renfort, n’arrivent, pas, à mettre hors d’état de nuire, une rébellion de quelques milliers de personnes, partie de rien, en 2009, et qui occupe, présentement, une partie du Nord-Est du Nigeria.

Que peut-on, dès lors, attendre de François Hollande qui, il y a deux ans, avait tenu la même réunion pour étudier la même question ? On peut dire que le Sommet d’Abuja était plus protocolaire que décisionnelle. Deux ans après Paris, il fallait faire le point de ce que les pays de la sous-région n’ont pas réussi à vaincre Boko Haram.

Une force sous-régionale de 8.500 hommes est disponible pour combattre cette nébuleuse, mais, elle n’est pas, encore, efficacement, déployée, sur le terrain, faute de moyens. Il revient à l’Union africaine et aux Nations-Unies d’aider à la rendre opérationnelle, avec le soutien des puissances comme la France, la Grande Bretagne, les Etats-Unis, et l’Union européenne. Mais depuis juillet qu’elle est en place, on ne voit aucun soutien digne de ce nom venir.

Dans son discours qui était fort attendu (car seul chef d’Etat non africain invité), François Hollande a énoncé des actions qu’il faudrait rapidement mener pour occuper le terrain que délaisse Boko Haram, dans sa fuite : rebâtir les 200 centres de santé détruits ainsi que le millier de points d’eau, abîmé par Boko Haram. Objectif : permettre à la population de revenir vivre sur ses terres. Bien entendu, selon le président français, il faudrait relancer les programmes d’éducation et de formation, et surtout, protéger le Bassin du Lac Tchad qui abrite 13 millions de personnes. Sur ce plan, la France, a dit Hollande, prendra toute sa place. Déjà, l’Agence française de développement (AFD) va financer des micro-projets pour permettre aux personnes bénéficiaires de devenir autonomes. Et puis, comme a été décidé à la COP 21, à Paris, c’est tout le Lac Tchad qu’on doit sauver de la disparition, par une action d’envergure. Conclusion de François Hollande : « La tâche qui nous attend (avec ou sans Boko Haram, ndlr) est encore considérable » car il s’agit de « mettre en place de véritables programmes de développement ».

Ceux qui s’attendaient à des décisions spectaculaires, sont déçus. La vie est difficile pour tout le monde, en France, en Grande Bretagne et aux Etats-Unis. Conséquence : chacun aide comme il peut, pas en fonction des besoins, mais des capacités qui sont, effroyablement, limitées. Aux Africains, donc, de prendre leur destin en main. Pas seulement dans les discours. Leur solidarité fait défaut dans la guerre contre Boko Haram.

C’est vrai que le général, Muhammadu Buhari, a apporté un leadership nouveau depuis mai 2015, qu’il est aux affaires, au Nigeria. C’est aussi vrai quand il dit que Boko Haram est « techniquement vaincu ». Ce qu’on lui demande, ainsi qu’à ses homologues chefs d’Etat africains, c’est de se donner la main pour rayer, militairement, Boko Haram de la carte du Nord-Est du Nigeria, en nettoyant la forêt de Sambisa, ainsi que les alentours du Lac Tchad. Ce n’est qu’après cette première étape qu’on devra commencer à parler « Projets de développement ».

Afriqueeducation.com

Nigeria: plusieurs morts dans deux explosions près de la capitale Abuja

octobre 2, 2015

Abuja – Deux explosions ont secoué vendredi plusieurs zones de la banlieue de la capitale nigériane Abuja, dont un secteur déjà visé par le groupe islamiste Boko Haram, faisant des morts, a indiqué à l’AFP l’agence nationale chargée des secours (Nema).

Les explosions se sont produites près d’un poste de police à Kuje et à un arrêt de bus à Nyanya à environ 22h30 (21h30 GMT), a déclaré le porte-parole de la Nema, Manzo Ezekiel, qui a ajouté : Il y a un certain nombre de morts.

Kuje, près de l’aéroport d’Abuja, est à une quarantaine de kilomètres du centre de la capitale. Sa prison est réputée pour détenir des dizaines de prisonniers de Boko Haram.

L’arrêt de bus à Nyanya a été frappé à deux reprises l’année dernière. Le premier attentat, le 14 avril 2014, avait fait au moins 75 morts et avait été revendiqué par les islamistes de Boko Haram. Le deuxième, le 1er mai, avait fait au moins 16 morts.

M. Ezekiel a indiqué que les explosions de vendredi s’étaient produites presque simultanément et que les explosifs étaient similaires à ceux utilisés par l’insurrection dans le nord-est du Nigeria.

Ce n’était pas une explosion accidentelle (…). C’était sans conteste une bombe, a-t-il ajouté.

Pour le moment nous pouvons seulement confirmer les explosions. Nos agents sont sur le terrain. Il y a un certain nombre de morts mais nous ne pouvons pas donner de chiffre maintenant.

Ces dernières semaines, l’armée nigériane a affirmé avoir infligé une série de revers aux insurgés désormais affiliés à l’organisation Etat islamique (EI). Mais les violences et les attentats du mouvement armé n’ont pas cessé.

Jeudi, au moins 10 personnes ont été tuées et 39 blessées dans quatre attentats suicide perpétrés à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria.

Et les membres de Boko Haram sont aussi suspectés d’avoir tué 11 personnes dans des attaques sur trois villages dans l’Etat voisin d’Adamawa mercredi soir et jeudi matin.

Romandie.com avec(©AFP / 03 octobre 2015 01h14)

Attentat à la bombe au Nigeria: 21 morts et 17 blessés

juin 25, 2014

Le coeur de la capitale du Nigeria, Abuja, a de nouveau été frappé par un attentat à la bombe qui a fait 21 morts et 17 blessés mercredi dans un centre commercial bondé de la ville. Les islamistes de Boko Haram ont déjà pris ce site pour cible plusieurs fois.

La bombe a explosé peu avant 16h00 (17h00 en Suisse) près d’une des entrées de l’Emab Plaza, un centre commercial situé entre deux autres galeries marchandes, dans un quartier très animé en plein centre d’Abuja, non loin du siège du gouvernement. L’explosion s’est produite alors que des clients faisaient leurs courses une heure avant le début du match de la Coupe du monde, Nigeria-Argentine.

Ce nouvel attentat, qui a frappé le centre-ville d’Abuja, où se trouvent les ministères, les bâtiments administratifs, les grands hôtels et les sièges d’entreprises étrangères, pourtant sous haute surveillance depuis l’attentat contre le siège des Nations unies en août 2011, laisse planer de nouvelles inquiétudes quant à la capacité des forces de l’ordre à protéger la capitale nigériane.

Spectacle de désolation

Après l’attentat de mercredi, le site entièrement bouclé par la police et l’armée offrait un spectacle de désolation, les services de secours zigzagant entre les débris de voitures et les flaques de sang, pour transporter les restes de cadavres éparpillés sur le sol, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’explosion a été si forte qu’elle a fait voler en éclats les vitres des fenêtres des immeubles de l’autre côté de la rue.

« Le bilan est de 21 morts et 17 blessés » a déclaré Frank Mba, le porte-parole de la police, devant la presse, ajoutant qu’une personne a été arrêtée. Mike Omeri, un porte-parole du gouvernement, a pour sa part déclaré qu’il s’agissait d’un « attentat à la bombe ».

Non revendiqué

Toutes les victimes ont été évacuées du site, a déclaré le porte-parole des services de secours, Manzo Ezekiel.

L’attentat n’a pas été revendiqué pour l’instant mais le groupe islamiste armé Boko Haram, qui a suscité l’indignation de la communauté internationale en enlevant plus de 200 lycéennes mi-avril, a mené deux attentats très meurtriers dans la capitale en avril et mai.

Romandie.com

Lycéennes enlevées au Nigeria: arrivée d’experts américains et britanniques

mai 9, 2014

Abuja – Des experts américains et britanniques sont arrivés au Nigeria pour participer aux recherches des plus de 200 lycéennes retenues en otage par le groupe islamiste Boko Haram, ont annoncé vendredi l’ambassade des Etats-Unis et le Foreign Office.

Ils sont arrivés (…), l’équipe est au Nigeria, a déclaré à l’AFP Rhonda Ferguson-Augustus, porte-parole de l’ambassade US, sans préciser où se trouve cette équipe dans le pays.

Des responsables américains avaient annoncé l’envoi d’une équipe composée de moins de 10 militaires, de spécialistes du département américain de la Justice et de membres du FBI.

Un équipe d’experts britanniques qui va conseiller et aider les autorités nigérianes pour répondre à l’enlèvement de plus de 200 lycéennes est arrivée ce matin à Abuja, a annoncé de son côté le Forein office britannique dans un communiqué.

L’équipe britannique comprend des diplomates et des experts du ministère de la Défense. Elle ne va pas seulement prendre en compte les récents incidents mais aussi les solutions anti-terroristes à long terme, afin d’empêcher de telles attaques dans le futur, et pour vaincre Boko Haram, poursuit le communiqué.

La Chine et la France ont aussi proposé leur aide, à travers notamment le partage d’informations recueillies par les services de renseignements et les satellites, et l’envoi de spécialistes.

S’exprimant vendredi au Forum économique pour l’Afrique, le président nigérian Goodluck Jonathan a répété que son pays était totalement engagé à retrouver ces jeunes filles.

La réaction des autorités nigérianes au rapt de masse, le 14 avril, dans la ville de Chibok, dans l’Etat de Borno (nord-est) a été très critiqué, le président n’ayant fait aucun commentaire sur cette attaque, la plus choquante perpétrée par le groupe islamiste, pendant plusieurs jours.

La mobilisation internationale, largement répercutée sur les réseaux sociaux, avec le soutien de célébrités mondiales telles que la première dame des Etats-Unis Michèle Obama et l’actrice américaine Angelina Jolie, a poussé les responsables nigérians à s’engager plus fermement pour tenter de retrouver les lycéennes.

Le conseiller spécial à la sécurité Sambo Dasuki et Mohammed Abubakar, le chef de la police nigériane, se sont notamment rendu ensemble jeudi à Chibok pour illustrer cet engagement des autorités.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mai 2014 13h22)

Conclave: des cardinaux africains appréciés mais pas favoris

mars 6, 2013
Conclave: des cardinaux africains appréciés mais pas favoris
Conclave: des cardinaux africains appréciés mais pas favoris
(Cardinal Laurent Monsengwo)  © AFP

Plusieurs personnalités estimées et de poids, venues de l’Eglise d’Afrique en pleine croissance, participent au Conclave mais elles font figure d’outsiders pour succéder à Benoît XVI face à l’axe majoritaire américano-européen.

Dès que la démission de Benoît XVI a été annoncée, un nom prestigieux a commencé à circuler : le cardinal nigérian Francis Arinze, grand personnage de l’ère Jean Paul II, a figuré dans les premiers pronostics des bookmakers. Mais, alors qu’il vient d’avoir 80 ans, son élection semble très improbable.

Son plus jeune confrère, l’archevêque d’Abuja, John Onaiyekan, a ensuite été cité : forte personnalité, il est très respecté pour la force de son message pacifique, notamment dans la coexistence avec l’islam, mais il n’est pas connu en Occident. On ne parle plus guère de lui comme candidat.

Plus connu à Rome est le cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, un homme carré et profond, qui avait prêché les méditations de Carême de Benoît XVI et eu un rôle éminent au dernier synode sur la « Nouvelle évangélisation » en octobre. Il a joué un rôle de premier plan dans les efforts de réconciliation dans son pays déchiré par des guerres à répétition. Mais cet homme courageux est aussi un homme de pouvoir, jugé trop politique, trop lié à la situation compliquée de l’Afrique des Grands lacs, alors que les cardinaux réunis à Rome ne recherchent pas ce profil.

Plus dégagé des liens ethniques et politiques est l’archevêque de Durban, Wilfrid Napier, qui est aussi cité comme « papabile ». Il est très présent sur twitter et vient du pays le plus occidentalisé d’Afrique.

Le plus fréquemment cité depuis la démission de Benoît XVI parmi les Africains est le cardinal ghanéen Peter Turkson, président du Conseil pontifical « Justice et paix », chargé par Benoît XVI d’articuler les prises de position de l’Eglise sur les grands thèmes sociaux dans le monde.

L’un des deux seuls cardinaux africains de la Curie, il n’hésite pas à prendre des positions tranchées, mais il a commis plusieurs maladresses. En octobre devant 250 évêques réunis en synode, il avait diffusé une vidéo alarmiste sur la progression démographique des musulmans en Europe, s’attirant les foudres d’autres évêques, alors que le dialogue avec l’islam est très délicat.

Selon le vaticaniste de La Stampa, Marco Tosatti, certains Européens, comme le cardinal de Paris, André Vingt-Trois, auraient particulièrement peu apprécié les déclarations de Mgr Turkson selon lesquelles on contruit en France plus de mosquées que d’églises.

Récemment, des propos du cardinal ghanéen affirmant que les traditions africaines protégeraient de l’homosexualité et de la pédophilie avaient été épinglés par les médias américains.

L’autre Africain de la Curie est le cardinal guinéen Robert Sarah, un homme courageux à l’époque de la dictature de Sékou Touré, proche et estimé de Benoît XVI.

Il a dirigé « Cor Unum », le conseil pontifical qui gère les oeuvres de l’Eglise dans le monde. Conservateur comme Joseph Ratzinger, il est comme lui discret, timide, affable et moins médiatique que son homologue Turkson.

Selon le vaticaniste Marco Politi, les Africains viennent de sociétés « qui n’ont pas l’expérience de la sécularisation », contrairement par exemple aux archevêques de grandes métropoles d’Amérique latine telles Sao Paulo, Rio, Buenos Aires, Mexico ou Bogota.

Le fait de venir de sociétés encore très marquées par les traditions religieuses ancestrales et en dehors du grand mouvement général de sécularisation peut être un handicap pour ces évêques par ailleurs « très estimés », estime-t-il.

Ce monde sécularisé, qu’un nouveau pape aura mission de ré-évangéliser en priorité, va de l’Europe à l’Amérique du Nord, en passant par l’Amérique Latine et l’Australie.

Un autre handicap pour certains des Africains est le manque d’expérience de la Curie, qui risquerait de les « dévorer ou les manipuler », selon Marco Politi.

Alors qu’un profil modéré et rassembleur est recherché pour le prochain pape, plusieurs des cardinaux africains sont très conservateurs sur les moeurs, condamnant sévèrement l’homosexualité en particulier. Ils fustigent facilement les catholiques européens ou américains, accusés de mollesse pour avoir dilué, selon eux, le message de l’Evangile.

Jeuneafrique.com

Trafics helvétiques en Angola et au Nigeria

février 13, 2013
L'ONG met en lumière les liens étroits entre Trafigura et des hommes proches du pouvoir angolais. Ici le général Le rôle de la Suisse comme centre névralgique dans les affaires de détournement de l’argent du pétrole africain vient d’être une nouvelle fois mis à jour.. par une ONG suisse. La société Trafigura, basée en Suisse, est notamment soupçonnée d’avoir facilité la sortie illégale de devises d’Angola.

C’est une affaire qui fait grand bruit. Un rapport publié le 3 février par La Déclaration de Berne, une ONG helvète, met en évidence des liens étroits unissant la société de négoce Trafigura, basée en Suisse, à des personnalités proches du pouvoir angolais. Le général Leopoldino Fragoso do Nascimento, alias « Dino », se retrouve ainsi, à travers un écheveau de sociétés offshore (Suisse, Singapour, Bahamas, îles Vierges britanniques), dans l’actionnariat de DTS Holdings, une entreprise détenue en partie par une filiale de Trafigura. Or DTS Holdings a signé avec Luanda, en 2009, un contrat d’échange (pétrole brut contre carburant) estimé fin 2011 à 2,5 milliards d’euros. Ce type de montage, complexe et bien souvent destiné à sortir illégalement des devises du pays, est dans le collimateur des États-Unis et de l’Union européenne, qui souhaitent légiférer afin que les sociétés installées sur leur territoire fassent preuve de plus de transparence.

La Suisse, centre névralgique

La Suisse apparaît une fois de plus comme le centre névralgique des détournements de l’argent du pétrole africain. En octobre 2012 déjà, le Nigeria s’est tourné vers les autorités helvétiques pour l’aider à enquêter sur une longue liste de petites sociétés nigérianes liées à d’importantes firmes de négoce suisses. Contacté par Jeune Afrique, l’Office fédéral de la justice indique avoir ouvert « une enquête préliminaire sur la recevabilité de cette demande » et attendre « des éléments de précision de la part du Nigeria ». Abuja estime à 5,2 milliards d’euros les sommes détournées entre 2009 et 2011.

Jeuneafrique.com par Michael Pauron