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Covid-19: l’Indonésie passe le cap des 2 millions de cas, l’épidémie accélère

juin 21, 2021
Covid-19: l'Indonesie passe le cap des 2 millions de cas, l'epidemie accelere
Covid-19: l’Indonésie passe le cap des 2 millions de cas, l’épidémie accélère© AFP/BAY ISMOYO

L’Indonésie a dépassé lundi le cap des deux millions de cas de coronavirus alors que le pays d’Asie du Sud-Est voit une nouvelle vague de contaminations accélérer et que les hôpitaux sont proches de la saturation, laissant craindre une flambée incontrôlable de l’épidémie.

Le nombre de nouveaux cas journaliers a doublé ces dernières semaines dans l’archipel où la présence du variant Delta apparu en Inde a été confirmée.

Le pays a enregistré 14.536 cas de Covid-19 lundi, un nouveau record par rapport au précédent plus haut enregistré fin janvier. Au total, l’Indonésie affiche plus de 2 millions de cas et près de 55.000 morts pour près de 270 millions d’habitants.

Ces chiffres sont considérés comme largement sous-estimés et certains experts ont calculé que le nombre de cas officiels représentait environ 10 % des chiffres réels.

« Ce n’est que le début. Et selon la façon dont les choses sont gérées, nous pourrions avoir une explosion majeure comme en Inde », a noté Windhu Purnomo, un épidémiologiste de l’Université indonésienne Airlangga.

La nouvelle vague de contaminations a été mise sur le compte du voyage de millions d’Indonésiens dans le pays pour rejoindre leurs proches à la fin du ramadan, malgré l’interdiction de cette grande migration annuelle.

Dans la capitale Jakarta et dans les zones les plus affectées, le taux d’occupation des hôpitaux a dépassé 75 %, tandis que le nombre des enterrements est en forte hausse.

« C’est inquiétant », a résumé Rahmani, un habitant de Jakarta interrogé dans un cimetière où il a assisté aux funérailles d’un proche décédé du Covid-19.

« En tant que bons citoyens nous devons suivre les instructions du gouvernement pour respecter les protocoles sanitaires », note-t-il. Mais les autorités ont toujours du mal à faire respecter le port du masque, la distanciation et à convaincre une partie des Indonésiens réticents à se faire vacciner.

L’Organisation mondiale de la Santé a appelé le gouvernement indonésien à renforcer les restrictions sanitaires dans son dernier rapport dédié à l’Indonésie la semaine dernière.

Patients plus jeunes

La capitale encourage les salariés à travailler à domicile et a réduit les heures d’ouverture des commerces mais les autorités n’ont pas pris à ce stade de mesures strictes à l’échelle nationale.

L’association des médecins indonésiens a indiqué que les nouvelles formes du virus paraissaient plus toucher les jeunes.

« Précédemment, les patients du Covid-19 étaient des personnes âgées et avec d’autres maladies », a noté la porte-parole de l’association Erlina Burhan.

« Mais depuis que les variants du virus ont été détectés, beaucoup de patients sont plus jeunes » et sans facteurs de risques.

De nombreux cas d’infections parmi des soignants qui avaient été vaccinés ont suscité des interrogations sur l’efficacité du vaccin Sinovac produit en Chine, dont l’Indonésie est très dépendante pour sa campagne.

L’Indonésie, qui veut vacciner plus de 180 millions d’adultes cette année, tente d’accélérer le rythme alors que seuls 7 % de la population ont reçu au moins une dose, selon les dernières données officielles.

Mais la désinformation sur le vaccin prolifère et provoque des hésitations chez beaucoup d’Indonésiens.

« Je suis convaincu que l’on ne doit pas réagir de façon excessive », remarque un habitant de la région de Jakarta, Rateka Winner Lee.

« Ma femme et moi-même avons déjà eu le Covid-19, et donc nous sommes naturellement vaccinés », assure-t-il.

Avec Le Point avec AFP

Covid-19: la situation se dégrade encore en France

juillet 31, 2020

Tous les indicateurs de suivi de l’épidémie montrent une accélération de la circulation du virus dans l’hexagone.

Santé publique France (SpF) n’y va pas par quatre chemins dans son bulletin hebdomadaire: les chiffres sont mauvais. Pour la semaine du 20 au 26 juillet, les indicateurs de reprise épidémique se sont encore dégradés: augmentation de 54 % du nombre de nouveaux cas de Covid-19 en métropole avec un taux d’incidence (nombre de cas positifs sur 100 000 habitants) en hausse pour toutes les tranches d’âge. Il passe globalement à 9,5 au niveau national et frôle même les 230 en Guyane (voir carte).

On constate aussi une multiplication du nombre de clusters, avec 65 nouveaux en une semaine. «Nous observons actuellement une accélération du nombre de nouveaux cas, du nombre de nouveaux clusters identifiés, ce qui en soit est un signal inquiétant. Tous cela montre que la circulation du virus s’intensifie», explique le Dr Sibylle Bernard-Stoecklin, épidémiologiste à SpF. Jeudi soir déjà, la Direction générale de la santé annonçait un «nombre de cas quotidiens en augmentation et supérieur à 1 000», ainsi qu’une hausse du nombre de patients en réanimation, pour la première fois depuis le 8 avril!

En France métropolitaine, c’est sans doute en Mayenne, département placé en « vulnérabilité élevée » que la situation reste la plus préoccupante

En France métropolitaine, c’est sans doute en Mayenne, département placé en «vulnérabilité élevée», que la situation reste la plus préoccupante: l’incidence a doublé en une semaine pour passer à 143/100 000 habitants, explosant ainsi le seuil d’alerte fixé à 50. Mais surtout, pour la première fois depuis la fin du confinement, deux clusters – l’un dans une usine de traitement de viande, l’autre impliquant plusieurs structures dont un foyer de jeunes travailleurs – donnent lieu à ce que SpF appelle pudiquement une «diffusion communautaire». Autrement dit, la situation n’est plus vraiment sous contrôle. «Nous n’arrivons plus à retracer systématiquement les chaînes de transmission dans le cadre des investigations de ces deux clusters, ce qui est un signe de diffusion du virus au sein de la population générale», précise l’épidémiologiste.

Effet vacances

Sur l’ensemble du territoire, l’accélération de la propagation du Sars-CoV-2 est «d’autant plus inquiétante qu’elle concerne surtout les jeunes adultes, notamment les 20-30 ans, ajoute-t-elle. Or on sait que chez eux la fréquence des formes bénignes ou asymptomatiques est élevée, ce qui augmente le risque de transmission à l’entourage. Car n’étant pas malade, on ne soupçonne pas que l’on est contagieux, ce qui risque de diminuer la pratique des gestes barrières et de la distanciation sociale», et donc de contaminer les personnes à risques, plus âgées ou souffrant de pathologies chroniques. SpF constate ainsi une hausse de 69 % du nombre de cas chez les 15-44 ans par rapport à la semaine précédente. Le taux d’incidence atteint même 19,5 chez les 20-29 ans. En outre, parmi les cas diagnostiqués, plus de la moitié sont asymptomatiques.

Il y a l’effet vacances et postconfinement, les retrouvailles en famille et entre amis, en particulier dans les régions plus touristiques. En Nouvelle-Aquitaine par exemple, le nombre d’actes médicaux pour suspicion de Covid-19 a augmenté de 16 %. Les clusters se développent dans les stations balnéaires, contraintes de prendre des mesures pour endiguer la propagation du virus (voir plus bas).

«Il est évident que cette période de congés estivaux, avec les migrations de personnes dans leurs familles ou chez des amis, favorise ces regroupements. Cela s’accompagne d’un relâchement dans les gestes barrières. Et là encore, les jeunes adultes sont particulièrement concernés», note le Dr Sibylle Bernard-Stoecklin. Les clusters dus à des regroupements familiaux ou à des rassemblements temporaires publics et privés «comme les mariages» représentent ainsi 21 % des foyers de contamination, contre 14,5 % au début du mois. La vigilance décroît, et trop de personnes qui ont des symptômes, même légers, ne se font pas tester, ce qui constitue un risque majeur de diffusion du virus, rappelle l’épidémiologiste de SpF. «Car sans la triade tester/isoler/tracer, nous ne pouvons pas contrôler l’épidémie.»

Les nouvelles ne sont donc pas bonnes. Mais peut-on d’ores et déjà parler de deuxième vague? Nous n’en sommes pas là, assure l’experte. «Nous sommes en capacité de réagir. Le virus ne circule pas tout seul. En portant le masque, en respectant les mesures barrières et la distanciation sociale, le risque est minimisé. Ce n’est pas une fatalité, en reprenant les bonnes habitudes et en allant se faire tester systématiquement même lors de symptômes légers, nous pouvons collectivement inverser la tendance.»

Le masque s’impose peu à peu à l’extérieur

L’idée d’imposer le port du masque en extérieur fait son chemin en France. «Les préfets pourront désormais par arrêté étendre l’obligation de port du masque aux lieux publics ouverts. Cette décision pourra être prise localement, en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire», a en effet indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, vendredi sur Twitter. Dans la foulée, le préfet du Nord a annoncé que le masque serait obligatoire dans plusieurs secteurs de la métropole de Lille à compter de lundi.

En Mayenne, département placé «en vulnérabilité élevée» où le virus circule activement, quatre communes, dont Laval, l’imposent déjà. Quiberon, Saint-Malo, Bayonne, Biarritz, Orléans… De plus en plus de villes, notamment des stations balnéaires, font également ce choix, que ce soit partout ou seulement dans leurs rues les plus fréquentées. L’utilité de l’extension de cette mesure à tous les lieux publics ouverts fait toutefois débat chez les scientifiques.

Avec Le Figaro par Anne-laure Frémont

 

Au-dessus du plafond

octobre 7, 2011

Au-dessus du plafond pleuvent des cris de l’amour
Qui tombent comme des vieilles plumes de vautour
Dans la vitesse de l’accélération du bec en pointe
Quand sommier et murs trahissent les soupirs au zénith

A chaque coup de canon des sanglots éclatent
Comme des grisous en rase et basse côte
Prenant le réveil à témoin et à l’étonnement
Dans la marche nubile du temps sans vêtement

Vite et encore vite si tu as encore appétit
Dehors les oiseaux chantent par leurs cris
L’hymne du matin au petit café du soleil
Qui écrase son sucre dans la tasse du ciel.

Bernard NKOUNKOU