Posts Tagged ‘Accident’

Ouganda: un accident impliquant un autocar, un tracteur et un camion fait des dizaines de morts

mai 26, 2018

Kampala – Quarante-huit personnes selon la Croix-Rouge ougandaise, et 22 selon la police, ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi en Ouganda dans un accident impliquant un tracteur roulant feux éteints, un autocar et un camion.

En raison du mauvais état des véhicules et des routes, ainsi que de conduites dangereuses, l’Ouganda affiche un des pires bilans au monde en termes de sécurité routière.

L’accident, un des plus meurtriers en Ouganda ces dernières années, a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi vers 20H30 (18H30 GMT) dans le district de Kiryandongo, à environ 220 kilomètres au nord de la capitale Kampala, a indiqué un porte-parole de la police, Emilian Kayima.

Peu de détails sur l’accident ont pour l’heure été communiqués, en raison de l’éloignement avec Kampala et le fait que ce dernier ce soit déroulé de nuit.

Selon des sources concordantes, l’autocar, qui avait quitté la ville de Lira plus tôt dans la soirée, a touché l’arrière du tracteur, qui roulait feux éteints, en essayant de le dépasser.

Renversé, le car a ensuite glissé sur la route pour aller percuter de face un camion transportant des casiers de bière et qui arrivait dans l’autre sens.

« Le bilan est désormais de 48 morts, dont 16 enfants », a déclaré à l’AFP Irene Nakasiita, une porte-parole de la Croix-Rouge ougandaise. « Nos volontaires ont aidé la police à évacuer les victimes ».

M. Kayima, qui conteste le bilan de la Croix-Rouge, a, lui, fait état d’un bilan de 22 morts, dont quatre enfants, ainsi que de 14 personnes blessées qui ont été transportées par hélicoptère vers Kampala.

Il a précisé que les chauffeurs des véhicules sont tous les trois décédés dans l’accident.

Plus de 9.500 personnes sont mortes dans des accidents de la route en Ouganda de 2015 à 2017, estime le ministère des Transports, selon lequel la situation empire chaque année.

Un rapport de l’ONU publié début 2018 estime que 10 personnes meurent chaque jour sur les routes ougandaises, et que les accidents de la route coûtent chaque année 1,2 milliard de dollars (1,03 milliard d’euros) à l’Ouganda, soit l’équivalent de 5% de son produit intérieur brut (PIB).

En 2015, les 900 employés du département chargé de la construction et de l’entretien des routes avaient tous été licenciés par le président Yoweri Museveni en personne, qui les tenait pour responsables du piteux état du réseau routier ougandais.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mai 2018 14h48)                                                        

Publicités

Libye: 12 morts dans un accident contre la commission électorale

mai 2, 2018

Au moins douze personnes ont été tuées et sept autres blessées mercredi à Tripoli dans un attentat contre le siège de la Haute commission électorale libyenne (HNEC), chargée d’organiser des élections cruciales pour le pays, selon des sources sécuritaire et sanitaire.

Quatre individus armés ont attaqué le bâtiment de la HNEC dans la matinée, selon Mohamad al-Damja, un haut responsable de sécurité à Tripoli.

« Ils ont abattu les gardes avant de tirer sur les personnes présentes sur les lieux », a-t-il déclaré à l’AFP.

Au moins deux assaillants ont ensuite fait détoner leur charge explosive à l’arrivée des forces de sécurité, a-t-il ajouté, précisant que le siège de la HNEC avait pris feu et été gravement endommagé.

Les forces de sécurité maîtrisent désormais la situation, a-t-il souligné.

L’attaque, qui n’a pas été revendiquée, a fait au moins 12 morts et sept blessés, a indiqué le ministère de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon des témoins, des tirs ainsi qu’au moins deux explosions ont été entendus aux abords de la HNEC.

Un périmètre de sécurité a été installé autour des lieux empêchant les journalistes et badauds de s’approcher.

Dans un communiqué, le Gouvernement d’union nationale (GNA) a dénoncé une « attaque terroriste ».

« Cette attaque lâche n’empêchera pas le GNA de continuer à apporter son soutien à la HNEC », a indiqué le cabinet de Fayez al-Sarraj, affirmant son « engagement à (respecter) le processus démocratique pour la tenue des élections afin de mener la Libye à bon port ».

La mission de l’ONU en Libye (Manul) a également condamné l’attentat, « avec la plus grande fermeté ».

« De telles attaques terroristes ne dissuaderont pas les Libyens d’avancer dans le processus de consolidation de l’unité nationale et de construction de l’Etat du droit et des institutions », a ajouté la Manul sur son compte Twitter, appelant « les autorités libyennes à poursuivre et traduire les auteurs (de l’attaque) en justice le plus rapidement possible ».

La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Deux autorités s’y disputent aujourd’hui le pouvoir: d’un côté, le GNA reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli, de l’autre, une autorité exerçant son pouvoir dans l’est du pays, avec le soutien du puissant et controversé maréchal Khalifa Haftar.

La communauté internationale presse les autorités du pays de tenir des élections en 2018, espérant le rétablissement de l’ordre dans ce riche pays pétrolier.

Mais aucune date pour ces élections n’a été encore fixée, alors que leur tenue doit être précédée par un référendum sur un projet de constitution et la rédaction d’une loi électorale.

En attendant, 2,4 millions d’électeurs ont été enregistrés par la HNEC, sur une population de 6 millions.

La HNEC, considérée parmi les rares institutions crédibles et indépendantes du pays, avait organisé les deux premières législatives en 2012 et 2014, réinstaurant cet exercice après 42 ans d’interdiction sous la dictature.

En mars, l’organisation Human Rights Watch (HRW) avait estimé que la situation sécuritaire en Libye ne permettait pas la tenue d’élections libres et transparentes.

Romandie.com avec (©AFP / 02 mai 2018 14h52)                                            

Accident d’hélicoptère en Argentine: une société de production française condamnée

avril 25, 2018

Nanterre – C’est la première décision de la justice française dans l’accident mortel d’hélicoptères survenu lors d’un tournage en Argentine en 2015: la société de production de l’émission de télé-réalité française « Dropped » a été condamnée pour « faute inexcusable » à indemniser la famille d’une victime.

Survenue le 9 mars 2015 sur le tournage de l’émission diffusée par la chaîne TF1, la collision accidentelle entre deux hélicoptères avait coûté la vie à dix personnes dont trois sportifs français de haut niveau, la navigatrice Florence Arthaud, le boxeur Alexis Vastine et la nageuse Camille Muffat. Le drame avait provoqué une vive émotion en France.

La mère, l’épouse et les deux enfants du caméraman Laurent Sbasnik, mort à 40 ans dans la collision, avaient saisi la justice française en réclamant d’importants dommages et intérêts à son employeur, la société de production SAS Adventure Line Productions (ALP).

Dans sa décision datée du 20 avril, la justice française a estimé « que l’accident du travail dont a été victime » Laurent Sbasnik « est dû à une faute inexcusable de la SAS Adventure Line Productions ». Il l’a condamnée en conséquence à verser à la famille des dommages et intérêts d’un montant de 120.000 euros.

L’émission « Dropped » devait être diffusée durant l’été 2015 sur TF1. Les sportifs français devaient être largués dans des zones isolées et mis au défi de retrouver la « civilisation » en moins de 72 heures.

Laurent Sbasnik était chargé de filmer « portes ouvertes, harnaché et dans une configuration de vol dangereuse », ces deux hélicoptères évoluant « en formation rapprochée », précise le tribunal.

Cela comportait « des risques particuliers » sans qu’il ait « obtenu l’information et/ou la formation appropriée », souligne le tribunal, se fondant notamment sur les conclusions du rapport d’enquête administrative rendu en décembre 2015 par le Jiaac argentin, bureau d’enquête pour la sécurité de l’aviation civile.

Pour Me Solenn Le Tutour, qui défend les intérêts de la famille de la victime, cette décision « rappelle vigoureusement qu’ALP avait à l’égard de ses salariés une obligation de sécurité ».

L’avocate a ajouté que le tribunal a retenu le fait « que le vol rapproché avec des passagers à bord est une manoeuvre interdite par la réglementation argentine ».

A l’audience le 27 novembre 2017, elle avait dénoncé « l’amateurisme dans l’organisation de cette émission » et un « enchaînement de négligences » de la part d’ALP.

La société de production, dont l’avocat n’a pu être joint, avait assuré avoir « pris toutes les dispositions pour qu’à tout moment la sécurité de ses salariés soit respectée ».

Parallèlement à ce jugement civil, une procédure pénale est toujours en cours à Paris concernant la plainte de la famille de la journaliste Lucie Mei-Dalby, décédée lors du même accident. ALP et son directeur de production ont été placés sous le statut de témoin assisté, échappant pour l’heure à des poursuites.

Une autre procédure pénale est en cours d’instruction en Argentine.

(©AFP / 25 avril 2018 12h57)

USA: un mort après une défaillance de moteur sur un avion de Southwest

avril 17, 2018

New York – Un Boeing 737 de la compagnie américaine Southwest a connu mardi une « défaillance de moteur » peu après son décollage de New York, qui a brisé un hublot et fait un mort parmi les passagers, a indiqué le président du régulateur des transports américain (NTSB).

Le problème de moteur –de type CFM-56, fabriqué par une co-entreprise de General Electric et Safran– a endommagé le fuselage et un hublot de l’appareil, a précisé dans un communiqué la Federal Aviation Administration (FAA), le régulateur aérien américain.

Les quelque 143 passagers du vol qui avait décollé de l’aéroport La Guardia à New York, ont été évacués après un atterrissage d’urgence à Philadelphie –environ 150 kilomètres au sud-ouest– peu avant 11h30 locales (15H30 GMT). Il devait à l’origine rallier Dallas, au Texas.

Les premières informations avaient fait état d’une femme blessée, apparemment assise près du hublot endommagé.

Lors d’un point de presse, le président du NTSB Robert Sumwalt a parlé d' »un mort », sans préciser s’il s’agissait de cette femme.

« Il y a un problème avec notre avion, on dirait qu’on tombe. Atterrissage d’urgence », a écrit l’un des passagers, Marty Martinez, sur une vidéo postée en direct sur Facebook, où on le voit lutter avec son masque à oxygène.
« Le moteur a explosé en l’air et a cassé une fenêtre à trois rangées de moi, blessant gravement une femme assise près de la fenêtre », a-t-il ajouté.

Plusieurs spécialistes cités par les télévisions américaines ont fait remarquer que l’incident ressemblait étrangement à une défaillance de moteur subie par un avion de la même compagnie en août 2016, qui avait dû atterrir d’urgence en Floride.

M. Sumwalt est cependant resté prudent lors de son bref point de presse. « Peut-être que cet incident est lié au précédent, peut-être pas », a t-il indiqué aux journalistes.

Romandie.com avec(©AFP / 17 avril 2018 20h16)                                            

Un avion militaire s’écrase en Algérie: 257 morts, pire drame aérien du pays

avril 11, 2018

Des secouristes s’affairent autour de l’épave d’un avion militaire algérien qui s’est écrasé près de la base aérienne de Boufarik au sud d’Alger, faisant 257 morts, le 11 avril 2018 / © AFP / Ryad KRAMDI

Un avion de l’armée algérienne s’est écrasé mercredi peu après son décollage d’une base au sud d’Alger, faisant 257 morts, majoritairement des militaires et des membres de leurs familles, la pire catastrophe aérienne en Algérie.

Selon un photographe de l’AFP sur la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de km au sud de la capitale algérienne, l’épave calcinée et noircie de l’appareil git dans un champ situé à quelque 100 mètres des murs d’enceinte de la base.

La zone de l’accident est inhabitée, mais une personne au sol, le gardien du champ a été blessé par des débris et transporté à l’hôpital, selon des témoins qui ont dit à l’AFP avoir entendu une explosion au moment de la chute de l’avion.

Aucune hypothèse n’a été pour l’heure avancée pour expliquer l’accident.

Les victimes sont les dix membres d’équipage et 247 passagers, « dont la plupart sont des personnels de l’Armée nationale populaire ainsi que des membres de leurs familles », a précisé le ministère de la Défense.

Ce bilan en fait la pire catastrophe aérienne -civile ou militaire- survenue en Algérie et la 4e plus meurtrière au monde ces 20 dernières années.

Les flammes, qui ont ravagé la quasi-totalité de l’avion, sont désormais éteintes, a constaté le photographe de l’AFP. De nombreux véhicules de pompiers et d’ambulances étaient visibles sur les lieux, bouclés par les forces de sécurité qui empêchaient journalistes et badauds de s’approcher.

– Commission d’enquête –

Le vice-ministre algérien de la Défense, également chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général Ahmed Gaïd Salah, s’est rendu sur les lieux et à ordonné la mise en place « immédiate d’une commission d’enquête afin de déterminer les circonstances de l’accident », selon le ministère de la Défense.

L’appareil accidenté est un Iliouchine-76, a indiqué une source militaire à l’AFP. Selon le site internet du constructeur, l’IL-76, un quadriréacteur civil ou militaire de fabrication soviétique puis russe, peut transporter entre 126 et 225 passagers selon les versions.

L’appareil assurait un vol Boufarik-Tindouf-Béchar et s’est écrasé à 07H50 locales (06H50 GMT), selon le ministère algérien.

Tindouf, à 1.800 km d’Alger, près des frontières du Maroc et du Sahara occidental, abrite des camps de réfugiés sahraouis ainsi que le siège d’administrations de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 par les indépendantistes du Front Polisario.

Le Polisario, soutenu par Alger, réclame l’indépendance du Sahara occidental, revendiqué par le Maroc qui en occupe la majeure partie depuis 1975.

Béchar, à 1.000 km environ au sud-ouest d’Alger, abrite une importe base militaire, près de la frontière fermée entre l’Algérie et le Maroc, les deux frères ennemis du Maghreb.

– Série d’accidents –

L’accident le plus meurtrier enregistré en Algérie jusqu’ici remontait à 2003 quand un Boeing-737 de la compagnie nationale Air Algérie s’était écrasé au décollage de Tamanrasset, à 2000 km au sud d’Alger, tuant 102 des 103 passagers et membres d’équipage.

En juillet 2014, un appareil affrété par Air Algérie et reliant Ouagadougou à Alger s’est écrasé au Mali (116 morts).

Ces dernières années, plusieurs appareils de l’armée algérienne ont subi des accidents qui ont fait des dizaines de victimes.

Le plus grave a eu lieu en février 2014: 77 personnes -des militaires et des membres de leur familles- ont péri dans l’accident d’un Hercules C-130 qui s’est écrasé alors qu’il survolait le mont Fortas (quelque 500 km à l’est d’Alger). Une personne a survécu et l’accident a été attribué aux mauvaises conditions météorologiques.

Plus récemment en 2016, 12 militaires algériens ont été tués quand leur hélicoptère s’est écrasé dans le sud du pays en raison d’une panne technique.

En novembre 2014, le pilote d’un chasseur MiG-25 de l’armée de l’air algérienne est parvenu à s’éjecter sain et sauf avant que son appareil ne s’écrase lors d’un entraînement à 200 km au Sud d’Alger. Un mois auparavant, un bombardier Sukhoï-24 s’est écrasé lors d’un entraînement au Sud d’Alger, tuant les deux militaires à bord.

En novembre 2012, six personnes -cinq militaires et un représentant de la Banque d’Algérie- ont été tuées dans la chute d’un appareil CASA C-295 de l’armée de l’air algérienne dans le sud-est de la France, un accident attribué à une accumulation de givre.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 15h15)                

Le Canada pleure ses hockeyeurs et veut comprendre l’accident

avril 8, 2018

Des personnes en deuil dans la patinoire Humboldt, Saskatchewan, le 7 avril 2018 au lendemain de la collusion entre un car et un camion, qui a fait 15 morts / © AFP / Kymber RAE

Le Canada se recueillait dimanche en mémoire des 15 personnes décédées dans l’accident entre un car de jeunes joueurs de hockey et un camion, et cherchait toujours à expliquer les circonstances du drame, 48 heures après.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) a averti samedi que l’enquête sur la collision entre le semi-remorque et le bus, vendredi vers 17H00 locales (23H00 GMT) dans une région reculée de Saskatchewan (ouest), serait « très complexe » et « prendra du temps ».

Seule personne à être sortie indemne de l’accident, le chauffeur du poids lourd a été relâché par la GRC, qui se refuse à toute spéculation sur les causes.

La police fédérale a seulement expliqué que le camion semi-remorque se dirigeait vers l’ouest et le bus vers le nord lorsqu’ils se sont percutés à mi-chemin entre les localités de Tisdale et Nipawin, à l’intersection des routes 35 et 335.

La police fédérale dénombrait samedi 15 morts et 14 blessés, « dont certains dans un état critique ».

Le bilan pourrait s’alourdir selon la télévision publique CBC qui affirme dimanche matin qu’un joueur, grièvement blessé, est maintenu artificiellement en vie afin de récolter ses organes en vue de transplantations.

Tous se trouvaient dans l’autocar de l’équipe de hockey junior (16 à 21 ans) des Broncos de Humboldt et se rendaient à Nipawin pour disputer un match de playoff de la ligue régionale de hockey de Saskatchewan (SJHL).

– Hommage de la NHL –

Les blessés ont été évacués vers Saskatoon, à 235 km au sud-est. « La nuit (de vendredi) a été la plus longue, la pire et la plus tragique de ma carrière », a commenté un médecin d’un hôpital de Saskatoon, Hassan McMasri.

L’émoi suscité par cette tragédie a dépassé les frontières de la Saskatchewan et du Canada.

« Le pays tout entier est en état de choc et en deuil aujourd’hui », a réagi samedi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, « le coeur brisé ».

Le président américain Donald Trump a assuré M. Trudeau de « sa plus profonde estime » et a adressé ses condoléances aux familles des victimes.

Les condoléances et hommages ont également abondé de la part des plus grandes équipes canadiennes et américaines de hockey, dont les Canadiens de Montréal et les Maple Leafs de Toronto.

Les joueurs de l’équipe des Chicago Blackhawks, l’une des meilleurs du championnat nord-américain de hockey (NHL), ont même décidé de remplacer leurs noms, affichés d’ordinaire à l’endos de leurs maillots, par celui de l’équipe meurtrie, Broncos, lors de leur match contre les Jets de Winnipeg qui ont fait de même.

Les deux rivaux ont débuté la partie, samedi soir, après une émouvante minute de silence.

« La NHL pleure ceux qui nous ont quitté et offre sa force et sa compassion aux blessés », a réagi Gary Bettman, président de la NHL, dans un communiqué.

Une levée de fonds pour les victimes, lancée sur internet quelques heures après l’accident par une habitante du village endeuillé, atteignait plus de 3 millions de dollars canadiens (1,91 million d’euros) vers 14H00 GMT dimanche.

– Recueillement –

Mais malgré cet élan de sympathie, le choc et l’incompréhension restaient total à Humboldt, petite ville de 6.000 habitants d’où étaient originaires les victimes.

« A travers le pays, il y a tout le temps des équipes qui bravent l’hiver dans un bus. Les parents ont toujours en tête que cela pourrait arriver. Malheureusement, ça s’est produit ici, à Humboldt », a dit samedi le maire de cette localité, Rob Muench.

« C’est un moment très noir pour notre ville », a-t-il ajouté en conférence de presse.

Tel un mausolée improvisé, les marches menant à la patinoire du Broncos sont déjà couvertes de fleurs et dimanche soir, habitants, proches et anonymes viendront s’y recueillir pour une vigile en hommage aux victimes.

La patinoire locale a été réaménagée pour accueillir la moitié de la bourgade lors de ce premier hommage tenu à la place du 6e match de playoff entre les Broncos et l’équipe de Nipawin.

Une seconde commémoration, plus officielle, devrait avoir lieu au cours de la semaine.

Pour le président de la SJHL, Bill Chow, « le pire cauchemar est devenu réalité ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2018 16h48)                

Turquie: un cargo de 225 mètres éventre une villa historique à Istanbul

avril 7, 2018

Istanbul – Un cargo de 225 mètres qui traversait le détroit du Bosphore, à Istanbul, est sorti de route samedi pour s’encastrer dans une villa ottomane en bois en bord de mer, provoquant l’interruption du trafic maritime, ont rapporté les médias turcs.

Le Vitaspirit, battant pavillon maltais, est devenu incontrôlable en raison d’un problème technique, a rapporté l’agence de presse spécialisée dans les affaires maritimes Deniz Haber, qui évoque un blocage du gouvernail. L’accident n’a fait aucune victime.

Le cargo a percuté de plein fouet l’une des nombreuses villas construites par des dignitaires ottomans au 19e siècle au bord du Bosphore, appelées « yali » en turc.

Le yali Hekimbasi Salih Efendi, un édifice en bois peint en rouge de trois étages particulièrement bien conservé, a été éventré et s’est en grande partie effondré, a constaté un journaliste de l’AFP.

Désormais inhabité, le bâtiment était loué pour des cérémonies de mariage ou des concerts, selon le site internet qui lui est dédié.

Ce spectaculaire accident s’est produit sous le pont Fatih Sultan Mehmet, l’un des trois ouvrages d’art qui enjambent le Bosphore pour relier les rives européenne et asiatique d’Istanbul.

Aucune victime n’était à déplorer dans l’immédiat et l’ampleur des dégâts causés au navire, qui se dirigeait vers l’Ukraine après être parti d’Egypte le mois dernier, n’était pas connue.

Les autorités turques ont interrompu le trafic sur le Bosphore, tandis que le Vitaspirit était en train d’être remorqué en fin d’après-midi.

Si des accidents se produisent parfois dans le détroit du Bosphore, qui relie la mer de Marmara et la mer Noire, il est rare de voir un navire heurter des habitations.

Le gouvernement a toutefois saisi cet accident pour justifier la construction controversée d’un nouveau canal à Istanbul pour désengorger la circulation sur le Bosphore.

En 2017, plus de 42.000 navires commerciaux, militaires ou de plaisance ont emprunté le Bosphore, l’un des détroits les plus congestionnés du monde. En décembre 1960, un pétrolier sous pavillon yougoslave et un navire grec étaient entrés en collision, provoquant un incendie qui avait duré des semaines.

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2018 17h35)                                            

Canada: 14 morts dans un accident entre un car de jeunes hockeyeurs et un camion

avril 7, 2018

L’accident de la route survenu vendredi 6 avril 2018 dans l’ouest du Canada a touché une équipe locale du sport le plus populaire du pays: le hockey sur glace / © AFP / FILIPPO MONTEFORTE

Quatorze personnes ont péri vendredi dans la collision entre le car d’une équipe junior de hockey et un camion dans la province de Saskatchewan (ouest), provoquant une vague d’émotion dans le monde du hockey, sport national du Canada.

Quatorze personnes ont péri et quatorze autres ont été blessées, dont trois grièvement, dans la collision entre le véhicule de l’équipe sportive et un semi-remorque, qui s’est produite aux alentours de 17H00 locales (23H00 GMT) sur une autoroute en rase campagne au nord de Saskatoon, par une température avoisinant les -20 degrés celsius.

« Nous ne confirmons pas l’identité des victimes pour le moment; nous ne précisons pas si les personnes décédées sont des joueurs ou des entraîneurs », a expliqué la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans un communiqué.

L’équipe des Humboldt Broncos, composée de hockeyeurs âgés de 16 à 21 ans et provenant de la petite ville de Humboldt, dans le centre de la province, se rendait en bus à un match de la ligue régionale de hockey de Saskatchewan organisé à Nipawin, à 200 kilomètres au nord d’Humboldt.

Un total de 28 personnes étaient à bord du bus, dont le conducteur du bus et l’entraîneur de l’équipe. Des images de témoins présents sur place montrent des véhicules éventrés sur l’autoroute 35 entre Humboldt et Nipawin. La police n’a pas donné de détails sur l’état de santé du conducteur du semi-remorque.

Les autorités sanitaires de la Saskatchewan ont indiqué sur Twitter devoir prendre en charge « un nombre élevé » de blessés au Royal University Hospital et au Saint Paul’s Hospital, situés à Saskatoon à quelque 250 kilomètres du lieu de l’accident.

Sous le choc, quelques dizaines de proches et d’habitants étaient rassemblées dans un centre de loisirs de Humboldt, petite ville de 6.000 habitants, dans l’attente de nouvelles des blessés.

« C’est une soirée très, très triste et tragique pour notre communauté et pour toutes les familles des joueurs impliqués dans cette tragédies », a déclaré sur place à la chaîne de télévision publique CBC Rob Muench, maire de Humboldt.

« Nous sommes une communauté très soudée ici, le hockey rassemble les gens autour de la patinoire, comme dans la plupart des autres villes du pays », a-t-il précisé.

– Vague d’émotion –

Le hockey sur glace, officiellement sport national du Canada depuis 1994, rassemble à chaque match de la Ligue nationale de hockey (NHL) des millions d’adeptes du sport aux quatre coins du pays et est l’équivalent culturel du football en Europe.

« Je ne peux imaginer ce que ces parents traversent, et mon coeur est avec chaque personne touchée par cette terrible tragédie, dans la communauté de Humboldt et au-delà », a déclaré sur Twitter Justin Trudeau, le Premier ministre canadien suite à l’accident.

« Les mots ne suffisent pas à décrire la perte que nous ressentons ce soir », a réagi le Premier ministre de la Saskatchewan Scott Moe. « Merci à tous les premiers secours et au personnel médical pour leur réponse courageuse aux pires circonstances imaginables », a-t-il poursuivi.

Les condoléances et hommages ont également abondé de la part des plus grandes équipes canadiennes de hockey, dont les Canadiens de Montréal, les Maple Leafs de Toronto et les Canucks de Vancouver.

« Nous sommes stupéfaits et choqués par la perte qui s’abat sur nous », a déclaré le président du club des Broncos, Kevin Garinger, à la chaîne CBC.

« C’est un horrible accident », a déclaré Darren Opp, la président des Nipawin Hawks, l’équipe qui devait affronter les Broncos. « Il y a des oncles, des mères, des pères, qui attendent de savoir si leurs fils, leur neveu est OK », a-t-il ajouté.

Ce drame fait écho à un accident similaire survenu en décembre 1986, également dans la Saskatchewan, au cours duquel quatre hockeyeurs avaient perdu la vie dans un accident de la route.

Sheldon Kennedy, ancien joueur professionnel ayant survécu à l’accident en 1986, a rapidement réagi sur Twitter en déclarant « envoyer toutes (ses) pensées et prières à ceux affectés par la collision du bus des @HumboltBroncos ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2018 15h10)                

Koweït: 15 travailleurs du secteur pétrolier tués dans un accident

avril 1, 2018

Koweït – Quinze travailleurs du secteur pétrolier, en majorité asiatiques, ont trouvé la mort quand deux bus sont entrés en collision dimanche dans le sud du Koweït, ont annoncé les autorités.

Mohammed Basri, porte-parole de la Kuwait Oil Company, a indiqué à l’AFP qu’il y avait sept Indiens, cinq Egyptiens et trois Pakistanais parmi les morts.

L’accident a fait trois blessés: deux Indiens et un Koweïtien. Un des deux Indiens est dans un état critique, a ajouté M. Basri.

Un porte-parole des pompiers, le colonel Khalil al-Amir, a indiqué à l’AFP que les victimes travaillaient pour l’entreprise pétrolière Burgan et que l’accident s’était produit près du siège de la compagnie.

Romandie.com avec(©AFP / 01 avril 2018 14h09)                                            

USA: un professeur tire accidentellement avec son arme en classe

mars 14, 2018

Los Angeles – Au moins un élève a été blessé en Californie, à l’ouest des Etats-Unis, par un professeur qui a accidentellement tiré avec son arme de poing en classe, a indiqué la police.

Cet incident survient au moment où un débat fait rage aux Etats-Unis pour déterminer si les professeurs doivent pouvoir porter des armes en cours afin de contrer un éventuel tireur, comme le souhaite Donald Trump depuis la fusillade de Parkland en Floride qui a fait 17 morts en février.

« Mardi vers 13H20 (20H20 GMT) des agents ont été appelés au lycée de Seaside », ville à deux heures au sud de San Francisco, « après qu’un professeur eut semble-t-il accidentellement tiré avec son arme en classe », d’après un communiqué de la police locale publié sur Twitter.

« Personne n’a été sérieusement blessé », précise-t-il.

Le professeur, identifié comme Dennis Alexander, un réserviste de police d’une localité voisine, voulait montrer comment désarmer quelqu’un lors d’un cours « d’administration de la Justice », pour les élèves qui souhaitent joindre les forces de l’ordre, a expliqué le père d’un élève blessé à la chaîne de télévision locale KSBW.

En vérifiant si l’arme était chargée, il l’a dirigée vers le plafond et un coup est parti, faisant tomber des débris sur le cou d’un élève, a expliqué à l’AFP Judy Veloz, une responsable de police.

Elle a décrit la blessure du lycéen comme une simple « abrasion » mais le père de la victime, Fermin Gonzales, a affirmé qu’un fragment de balle s’était logé dans son cou.

Ses parents l’ont emmené à l’hôpital pour qu’il passe une radio après l’avoir vu rentrer avec du sang sur son t-shirt.

« Il est secoué mais il va bien », poursuit son père, « je suis juste très contrarié que personne ne nous ait prévenus et qu’on ait dû appeler nous-mêmes la police ».

Le professeur a été placé en congé administratif le temps de l’enquête et la police continue d’interroger les élèves.

Les professeurs ne sont pas autorisés à amener des armes en classe en Californie, même lorsqu’ils ont un permis.

Le président Donald Trump s’est dit favorable au fait d’autoriser et de former les professeurs qui le souhaitent à amener une arme en classe afin de pouvoir neutraliser un tireur.

Un très grand nombre de professeurs et d’élèves s’y opposent et des dizaines de milliers d’élèves américains ont participé mercredi à une interruption de cours nationale et symbolique pour demander au gouvernement fédéral des mesures contre la violence des armes.

Un autre accident similaire est survenu le même jour à Alexandria, en banlieue de la capitale fédérale Washington, mais personne n’a été blessé: c’est cette fois-ci un agent de sécurité qui a tiré avec son arme sans le vouloir.

La directrice de l’établissement a dit qu’elle ne pensait pas qu’il était judicieux d’armer les enseignants: « Cet incident est survenu avec quelqu’un qui était très entraîné. Je pense que ça se passe de commentaires », a déclaré Lois Berlin, citée par la chaîne NBC.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2018 20h52)