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Congo/Présidentielle 2021 : le RDD signe un accord de gouvernement avec l’UDH-Yuki

février 27, 2021

Le président du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango, a signé le 27 février à Brazzaville un accord de gouvernement avec le président de l’Union des démocrates humanistes (UDH- Yuki), Guy Brice Parfait Kolélas.

Photo : Guy Brice Parfait Kolélas et Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango signant l’accord

« Nous avons discuté ensemble sur différentes questions avant de signer cet accord. Notre alliance actuelle s’inscrit logiquement dans ce registre, celui du combat pour l’alternance démocratique, libre, transparente et apaisée », a déclaré Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango.

Il faut rappeler que la veille de cette signature, le bureau exécutif national du RDD s’est réuni en session ordinaire sur la question du choix du candidat à soutenir.

Dans un communiqué remis à la presse, celui-ci souligne « qu’après une analyse profonde de la situation politique du pays, et bien que ne présentant pas de candidat à l’élection présidentielle de mars 2021, le bureau exécutif national a estimé irresponsable de ne pas soutenir un candidat de notre plateforme politique ».

Selon le même document, en fonction des contacts établis avec certains candidats, le bureau exécutif national du RDD a retenu le candidat Guy Brice Parfait Kolélas et validé le projet d’accord de gouvernement entre l’UDH-Yuki et le RDD. Aussi le secrétariat du bureau exécutif national du RDD a été instruit de créer des conditions idoines pour la réalisation dudit accord.

La signature de cet accord a coïncidé avec la rencontre citoyenne du président de l’UDH-Yuki Guy Brice Parfait Kolélas avec les militants de son parti. « Je les ai rencontrés aujourd’hui pour leur dire ce qu’ils doivent faire pour la sécurisation des résultats bureau de vote par bureau de vote », a-t-il indiqué.

Dans un document intitulé « Cahier sur la sécurisation des bureaux de vote et le canevas de la campagne électorale de l’UDH-Yuki » distribué aux militants de ce parti, le candidat Guy Brice Parfait a expliqué la manière dont il va s’y prendre pour sauver le pays.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial USA-Chine

décembre 2, 2020

BIDEN NE REVIENDRA PAS DANS L'IMMÉDIAT SUR L'ACCORD COMMERCIAL USA-CHINE

© Reuters/LEA

BANGALORE (Reuters) – Joe Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial provisoire conclu par Donald Trump avec la Chine, a déclaré le président élu des Etats-Unis cité mercredi par le New York Times.

« Je ne prendrai aucune initiative immédiate et cela s’applique aux droits de douane », a déclaré Joe Biden dans une interview avec un éditorialiste du New York Times. « Je ne vais pas limiter mes options. »

Dans le cadre de cet accord commercial dit « de phase 1 », signé en début d’année, la Chine s’est engagée à augmenter d’au moins 200 milliards de dollars (166 milliards d’euros) sur 2020 et 2021 ses achats de produits et services américains.

Cet accord maintient en outre des droits de douane américains de 25% sur toute une gamme de biens et de composants industriels chinois représentant 250 milliards de dollars et des mesures de rétorsion chinoises sur plus de 100 milliards de dollars d’importations en provenance des Etats-Unis.

D’après Joe Biden, qui entrera en fonction en janvier, la meilleure stratégie face à la Chine consiste en premier lieu à mettre les Etats-Unis et leurs alliés sur « la même ligne ».

Le président américain élu a ajouté qu’il ciblerait les « pratiques abusives » de la Chine, notamment « le vol de propriété intellectuelle », les « subventions illégales » aux entreprises et les transferts de technologie forcés, selon le New York Times.

Avec Reuters par (Aakriti Bhalla et Shubham Kalia; version française Bertrand Boucey)

Canada: la justice invalide un accord avec les États-Unis sur les réfugiés

juillet 22, 2020

 

La Cour fédérale du Canada a invalidé mercredi un accord controversé passé avec les Etats-Unis, qui oblige les demandeurs d’asile qui tentent de franchir la frontière canadienne à demander d’abord l’asile sur le sol américain. La cour a jugé que cette «Entente sur les tiers pays sûrs», un accord passé en 2004 et dénoncé par des associations de défense des réfugiés, violait la Charte canadienne des droits et libertés. Cette charte prévoit notamment que «chacun à droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne», a rappelé la juge Ann Marie McDonald dans son jugement.

La cour a toutefois suspendu l’application de son jugement pendant six mois, afin de donner au Parlement le temps d’y répondre. L’accord canado-américain stipule qu’une personne demandant l’asile doit déposer sa demande dans le premier pays où elle entre, soit le Canada soit les Etats-Unis. Plusieurs associations de défense des réfugiés et l’opposition au gouvernement de Justin Trudeau l’ont dénoncé à plusieurs reprises. Elles estiment que les Etats-Unis de Donald Trump, qui ont durci les règles en matière d’asile, ne sont plus un «pays sûr» pour les réfugiés.

Le jugement cite notamment le cas d’une femme musulmane originaire d’Ethiopie, Nedira Mustefa, qui a été maintenue à l’isolement pendant une semaine dans un centre de détention américain après avoir été renvoyée par les autorités canadiennes. Elle a décrit l’expérience comme une épreuve «terrifiante» et «psychologiquement traumatisante». «Le Canada ne peut pas fermer les yeux sur les conséquences» de cet accord sur cette femme, écrit la juge. «Tout démontre de façon claire que ceux qui sont renvoyés aux Etats-Unis par les autorités canadiennes sont sanctionnés par une détention.»

Depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, des dizaines de milliers de personnes ont franchi la frontière américano-canadienne afin de déposer leur demande d’asile au Canada. La Cour fédérale avait été saisie par plusieurs associations, dont Amnesty International. «L’Entente sur les tiers pays sûrs est à l’origine de graves violations des droits humains depuis plusieurs années, confirmées sans équivoque dans cette décision», s’est félicitée France-Isabelle Langlois, directrice générale d’Amnesty Canada francophone. «Cela ne peut pas continuer un jour de plus, d’autant plus que la Covid-19 n’épargne pas les centres de détention de migrantes et migrants aux Etats-Unis», poursuit-elle dans un communiqué transmis à l’AFP. Elle demande en outre à Ottawa de «revenir sur sa décision de fermer la frontière aux demandeurs d’asile» en raison de la pandémie. Une porte-parole du ministre fédéral de la Sécurité publique Bill Blair, a pour sa part indiqué que le gouvernement «évaluait» le jugement, rappelant qu’il n’entrerait pas en vigueur avant fin janvier 2021. «L’accord sur les pays tiers sûrs reste en vigueur», a-t-elle commenté.

Par Le Figaro avec AFP

Vaccin: des pays européens signent un accord garantissant 300 millions de doses pour l’UE

juin 13, 2020

 

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca.

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca pour garantir la fourniture à l’UE de 300 millions de doses d’un éventuel vaccin contre le coronavirus, a annoncé samedi le gouvernement allemand.

Les quatre pays ont signé un accord avec le groupe, né en 1999 de la fusion du Suédois Astra et du Britannique Zeneca, qui prévoit l’approvisionnement de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne dès qu’un vaccin contre le Covid-19 sera découvert, a indiqué le ministère allemand de la Santé. Le développement d’un vaccin pourrait être achevé avec succès d’ici la fin de l’année, ont précisé à l’AFP des sources gouvernementales allemandes.

Les doses «doivent être distribuées à tous les États membres qui veulent participer, en fonction de la taille de leur population», selon le ministère. «Pour que les vaccins soient disponibles en grand nombre très rapidement après leur éventuelle approbation cette année ou l’année prochaine, les capacités de production doivent être garanties par contrat dès maintenant», a-t-il fait valoir.

La Commission européenne avait défendu vendredi l’idée auprès des pays de l’UE de se regrouper pour garantir un accès privilégié à un futur vaccin. Elle plaidait notamment pour la mise en place de contrats d’achats anticipés.

Au moment où les laboratoires tentent de trouver un vaccin en un temps record -douze à 18 mois, contre plusieurs années en temps normal-, ces avances sur paiement leur permettraient d’investir dans les capacités de production, alors que les essais cliniques sur les humains ne sont pas encore finalisés. Cet engagement donnerait le droit aux Etats membres d’acheter un certain nombre de doses à un certain prix une fois le vaccin disponible, en contrepartie du risque pris en matière d’investissements.

Les principaux groupes pharmaceutiques sont engagés dans une course pour développer un vaccin contre le coronavirus, qui a jusqu’à présent fait plus de 417.000 morts et infecté plus de 7,4 millions de personnes dans le monde.

Par Le Figaro avec AFP

 

Côte d’Ivoire : un accord politique entre le PDCI d’Henri Konan Bédié et le FPI de Laurent Gbagbo

mai 1, 2020

Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo (photos d'archives).

Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo (photos d’archives). © Photomontage: Vincent Fournier/Jeune Afrique / Peter Dejong/AP/SIPA

 

Les deux principaux partis d’opposition ivoiriens, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien chef d’État Henri Konan Bédié et le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ex-président Laurent Gbagbo ont signé jeudi à Abidjan un accord politique a six mois de la présidentielle.

Les deux grands partis ont pris « l’engagement commun à oeuvrer de concert pour le retour de la paix, de la réconciliation (…) et rendre transparent le processus électoral », souligne un communiqué lu devant la presse.

Le PDCI et le FPI ont assuré fin décembre 2019 qu’ils présenteront tous deux des candidats à la présidentielle d’octobre 2020. L’éventuel retour de Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle en Belgique dans l’attente de la décision de la Cour pénale internationale (CPI) sur un éventuel procès en appel est une des grandes inconnues de la politique ivoirienne.

Futurs candidats à la présidentielle ?

Acquitté en première instance par la CPI, Laurent Gbagbo doit attendre que la Cour statue sur l’appel du parquet qui a contesté l’acquittement. Depuis 2011, le FPI s’est scindé en deux factions : d’un côté les « Gbagbo ou rien (GOR) » , qui ont boycotté les scrutins en l’absence de Laurent Gbagbo, de l’autre des « rénovateurs » représentés par l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, qui participent à la vie politique.

Emmanuel Altit, l’avocat de l’ex-président Gbagbo, 74 ans, a demandé une libération sans condition de son client, émettant « l’hypothèse » qu’il puisse « poser sa propre candidature ». Agé de 85 ans, l’ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999) entretient lui aussi le doute sur sa candidature.

Vers un scrutin tendu

L’ancien chef rebelle Guillaume Soro, ex-allié du président Alassane Ouattara, s’est déja déclaré candidat mais vit en exil en France et fait face à plusieurs procédures judiciaires. Il a notamment été condamné à 20 ans de prison mardi pour recel de détournement de deniers publics.

Du côté du pouvoir, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, très proche du président Alassane Ouattara, a été désigné mi-mars candidat du parti de Ouattara à la présidentielle.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait quelque 3 000 morts, la présidentielle d’octobre 2020 s’annonce tendue en Côte d’Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes. La date butoir pour le dépôt des candidatures à la présidentielle a été fixée à juillet 2020.

Par Jeune Afrique avec AFP

Accord entre la France et huit pays d’Afrique de l’Ouest pour réformer le franc CFA

décembre 21, 2019

Le franc CFA va changer de nom pour s’appeler l’«Eco», ont annoncé ce samedi le président Macron et son homologue ivoirien, Alassane Ouattara.

Une réforme du franc CFA a été annoncée samedi.
Une réforme du franc CFA a été annoncée samedi. Reuters

L’histoire retiendra que le franc CFA est mort le 21 décembre 2019 à Abidjan. Samedi, au second jour de sa visite en Côte d’Ivoire, Emmanuel Macron et le président ivoirien Alassane Ouattara ont annoncé ensemble «une vaste réforme» de cette monnaie commune à huit pays de l’Union monétaire l’Afrique de l’ouest (Uemoa). «Le franc CFA a été un outil de développement de notre économie et il fallait effectuer des réformes. C’est une décision prise en toute souveraineté», a expliqué Alassane Ouattara. Les changements seront profonds sur trois points. Le premier, le plus simple et le plus symbolique, est un changement de nom. Les deux autres tiennent à deux modifications techniques mais d’une portée bien réelle.

«Le CFA était perçu comme de vestige de la Françafrique», a affirmé Emmanuel Macron. Le franc CFA était en effet de plus en plus contesté dans les opinions publiques africaines, au point de devenir une sorte de symbole d’une relation inavouable entre Paris et ces anciennes colonies. Les gouvernements africains, longtemps rétifs aux changements ont finalement accéléré en constatant que le ressentiment, nourri par les réseaux sociaux, débordait largement les milieux marginaux où il était confiné.

«Machine à fantasmes»

Le nom «Franc CFA» concentre les rancœurs. L’acronyme «CFA» porte le poids du passé de ce billet lancé pour la première fois en 1945, en pleine «splendeur» coloniale. Le «CFA» n’est certes plus «Colonies françaises d’Afrique» comme alors mais «Communauté financière d’Afrique». Mais l’habillage, léger, laissait un gout amer, près de 60 ans après les indépendances. La future monnaie adoptera très probable le nom d’Eco, un choix fait en début d’année par les chefs d’état de l’Uemoa.

Les deux autres annoncent concernent le fonctionnement complexe du désormais défunt CFA. Ce dernier bénéficie d’une parité fixe avec l’Euro (depuis qu’il a remplacé le franc français) et d’une garantie de la banque de France. En échange, la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest (BCAO) devait obligatoirement placer 50% de ses réserves de change sur un compte d’opération géré par le Trésors français. Les sommes consignées étaient de 15 milliards d’euros en 2015. Ce compte d’opération sera supprimé, et la BCAO désormais libre de placer ses réserves où elle le souhaite et du montant qu’elle le souhaite.

Là encore, Paris a insisté. Au fil des années, ce compte s’est transformé en une «machine à fantasmes», explique un diplomate. Les anti-CFA reprochaient à la France de s’en servir pour payer sa dette sur le dos de l’Afrique, de l’utiliser pour imposer ses entreprises et maintenir la dépendance … «C’est très grossier comme accusations mais cela nourrissait le sentiment anti-français et la défiance vis-à-vis des présidents africains», assure-t-on à l’Elysée.

Parité fixe avec l’euro conservée

Le dernier changement concerne la gouvernance. Les représentants français qui siégeaient dans trois différentes instances de la BCAO laisseront leurs sièges. Cette présence était vécue, non sans raison, comme une véritable tutelle par les nationalistes africains, et régulièrement brocardée. Selon une source proche du dossier, la reforme a été négociée pendant plus de six mois dans le plus grand secret entre les équipes d’Emmanuel Macron et d’Alassane Ouattara. Ce dernier, à la tête de la principale puissance économique de la région et président de l’Umoa, se chargeant seul du dialogue avec ses homologues africains.

Pour importante qu’elle soit, cette réforme ne touche cependant aucun des fondamentaux de la monnaie ouest-africaine. Ainsi, la parité fixe avec l’euro sera conservée toute comme sa convertibilité totale et la garantie de la Banque de France. Ni Alassane Ouattara ni Emmanuel Macron ne souhaitaient en fait toucher au socle du CFA. «C’est une demande des Etats d’Afrique. Nous avons accepté et nous les soutenons», a précisé le président français.

Au-delà de l’envie de satisfaire des opinions publiques agacées, la réforme est aussi destinée à convaincre d’autres pays africains de rejoindre l’Union monétaire. «Jusqu’alors, le lien très fort avec la France agissait comme un repoussoir, surtout dans les pays anglophones», souligne un expert. Or, le Ghana, et dans une moindre mesure le Liberia, sont les principaux candidats pour se lier au futur Eco. A terme, l’immense majorité des 15 états de la Communautés économiques des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao), l’organisation régionale, pourrait être partie prenante de l’Eco. Seul le Nigeria restera en marge. Ce géant économique, qui pèse à lui seul 60% de PIB de la Cédéao et représente près de la moitié des habitants fait encore trop peur à ses voisins. Reste qu’un élargissement de l’Eco ne pourra sans doute pas se faire sans redéfinir plus en profondeur son mode de fonctionnement, son lien à la France et à l’euro. Ce jour-là, le CFA sera totalement enterré.

Le Figao.fr par Tanguy Berthemet

Congo : un accord enfin trouvé entre le FMI et Brazzaville

mai 9, 2019

Christine Lagarde à la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale, à Bali, le 11 octobre 2018. © Firdia Lisnawati/AP/SIPA

 

L’organisation de Bretton Woods a annoncé, ce 9 mai, avoir conclu un accord avec le gouvernement du Congo-Brazzaville, ouvrant la voie à un programme d’aide. Une décision attendue depuis plus de deux ans.

Un programme du FMI va « aider la République du Congo à rétablir la stabilité macroéconomique et à réaliser une croissance plus élevée et plus inclusive ». Après plusieurs essais infructueux au cours des derniers mois, la mission dépêchée à Brazzaville du 1er au 8 mai par l’organisation financière internationale est enfin parvenue à un accord sur un programme qui pourrait être soutenu par un arrangement financier au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

L’accord doit maintenant « être présenté au conseil d’administration du FMI pour examen et décision », précise le communiqué de l’institution, qui salue « les efforts de consolidation budgétaire et l’accord conclu récemment pour restructurer la dette bilatérale de la République du Congo envers la Chine [qui] représentent des étapes décisives afin de rétablir la viabilité de la dette ».

L’étape décisive de l’accord chinois

Les discussions engagées en mars 2017 entre l’organisation de Bretton Woods et Brazzaville avaient été suspendues quelques mois plus tard, après la découverte par le FMI de l’ampleur de la dette du pays. L’institution avait alors imposé au gouvernement congolais une politique de rigueur budgétaire et une renégociation de sa dette avec ses principaux créanciers – la Chine et les négociants Glencore et Trafigura – , en préalable à tout programme d’aide.

Or, le 29 avril dernier, les autorités chinoises et congolaises ont conclu à Pékin un accord sur le rééchelonnement des quelque 3,15 milliards dollars de dette congolaise détenus par la Chine, ouvrant la voie à la reprise des négociations avec le FMI.

Cet accord « représente une étape décisive vers le rétablissement de la viabilité de la dette », se réjouit Alex Segura-Ubiergo, qui a piloté la mission de l’organisation internationale à Brazzaville, tout en précisant que « les autorités doivent également mettre en œuvre leur stratégie déjà annoncée de restructuration de la dette extérieure envers les créanciers commerciaux, en particulier celle des négociants en pétrole. À cet égard, les autorités, avec l’aide de leurs conseillers financiers et juridiques, doivent poursuivre des négociations de bonne foi avec leurs créanciers, en tenant compte de la capacité de paiement de la République du Congo. »

Des efforts « particulièrement remarquables »

Si « la croissance globale a été inférieure à 1 %, […] les conditions financières demeurent restrictives, et la vulnérabilité du secteur bancaire s’est accrue » en 2018, l’émissaire du FMI souligne un renforcement de la position budgétaire « particulièrement remarquable », avec un solde budgétaire global passé d’un déficit de 7,4 % du PIB en 2017 à un excédent de 6,8 % en 2018.

« Les autorités ont fait des avancées majeures dans la mise en œuvre de leur programme de réformes structurelles, notamment avec la préparation et la publication d’un rapport sur la gouvernance et en adoptant récemment trois lois visant à lutter contre la corruption », note Alex Segura-Ubiergo, selon lequel le Congo a aussi bénéficié de l’augmentation de la production et des prix du pétrole.

Jeuneafrique.com par Nelly Fualdes

Aléna: Trump confirme sa ligne de fermeté extrême envers le Canada

août 31, 2018

Donald Trump à la Maison Blanche, le 31 août 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Le président américain Donald Trump a rappelé vendredi sa ligne de fermeté extrême envers le Canada dans les négociations commerciales en cours, en confirmant d’un tweet des propos très durs ayant fuité dans la presse canadienne.

Dans son tweet, M. Trump s’est indigné que ses propos, tenus en toute confidence devant des journalistes, aient été publiés, mais « au moins, le Canada sait à quoi s’en tenir! », a-t-il écrit.

La fuite a fait dérailler les négociations qui se tiennent depuis mardi à Washington pour rénover l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna).

Selon le quotidien canadien Toronto Star, le président républicain a confié à ses interlocuteurs que son administration entend ne faire aucun compromis avec le Canada et qu’un accord potentiel se ferait « uniquement à nos conditions ».

Donald Trump souligne qu’il s’abstient de le dire publiquement, car « ce serait si insultant qu’ils ne pourraient pas trouver d’accord ».

Romandie.com avec(©AFP / (31 août 2018 21h15)

Un accord entre le Canada et les États-Unis sur Aléna semble à portée de main

août 30, 2018

La ministre des Affaires Etrangères canadienne Chrystia Freeland avant une rencontre avec le représentant au Commerce américain Robert Lightizer à Washington DC, le 30 août 2018 / © AFP / Jim WATSON

Un accord sur une rénovation de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) semblait à portée de main entre les Etats-Unis et le Canada, après les déclarations optimistes de Donald Trump et de Justin Trudeau mercredi et plusieurs jours de négociations intenses dans la capitale américaine.

Chrystia Freeland, la ministre canadienne des Affaires étrangères, et Robert Lighthizer, le Représentant américain au commerce, se sont retrouvés comme prévu jeudi matin peu après 09H00 (13H00 GMT).

« Nos hauts fonctionnaires ont travaillé de manière très intense jusqu’à très tard dans la nuit sur un certain nombre de sujets et je suis impatiente de les passer en revue », a déclaré Mme Freeland à la presse avant d’entrer au siège des services de l’ambassadeur Lighthizer. Depuis le début des pourparlers mardi, la chef de la diplomatie canadienne se refuse à donner des détails sur les négociations et la partie américaine est restée muette.

Mercredi, les déclarations de Donald Trump et du Premier ministre canadien ont apporté une note d’optimisme.

Le président américain –qui est un farouche opposant à l’Aléna version originale et a forcé le Mexique et le Canada à la table de négociations– a souligné que les discussions se « passaient très bien ».

Quant à Justin Trudeau il a évoqué mercredi lors d’une réunion électorale la « possibilité d’avoir un bon accord pour le Canada d’ici à vendredi ».

Washington et Mexico, qui se sont entendus lundi sur toute une série d’aménagements du traité de 1994, aimeraient la conclusion d’un accord tripartite d’ici à vendredi, a dit M. Trudeau, « mais c’est seulement une possibilité car cela dépendra, s’il s’agit ou non d’un bon accord pour le Canada ».

Mme Freeland a reconnu mercredi soir que « le temps presse ».

– L’auto, c’est réglé –

Jared Kushner, gendre et conseiller spécial du président américain Donald Trump, à Washington DC le 30 août 2018 / © AFP / Jim WATSON

Chrystia Freeland avait aussi révélé que le Canada et les Etats-Unis étaient déjà arrivés « à un accord de haut niveau » concernant l’automobile au printemps. Un signe positif. C’était l’un des points essentiels –avec des concessions en matière salariale et de droit du travail par Mexico– de l’accord commercial entre le Mexique et les Etats-Unis annoncé solennellement lundi depuis le Bureau ovale par Donald Trump.

Les Canadiens avaient délibérément choisi de s’éloigner des discussions sur un Aléna réformé en attendant que les Etats-Unis et le Mexique arrivent à surmonter leurs nombreux différends.

Mme Freeland a bien fait comprendre que le Canada, loin d’avoir été hors jeu pendant les tractations ardues entre ses deux partenaires, était resté discret mais se tenait parfaitement au courant.

« Le Premier ministre aura une conversation au téléphone avec les Premiers ministres des provinces + territoires demain après-midi pour discuter des négociations sur l’#ALÉNA », a fait savoir sur Twitter Cameron Ahmad, le responsable de la communication de Justin Trudeau.

– Grandes lignes –

Les grandes lignes d’un nouvel Aléna sont maintenant dessinées.

Elles comprennent de nouvelles dispositions sur le commerce de l’automobile, avec un pourcentage plus élevé de composants produits localement, des protections plus strictes pour les travailleurs et une disposition permettant de revoir l’accord tous les six ans.

Les principaux points de friction pour le Canada sont la question de son marché des produits laitiers et son attachement à une procédure de règlement des différends entre les partenaires du traité.

Traité de libre-échange nord-américain / © AFP / AFP

Le secteur laitier canadien semble déjà au coeur du débat et les Américains réclament le démantèlement du système de protection mis en place dans les années 1970.

Autre point de contentieux entre Washington et Ottawa: le Canada s’oppose à la volonté des Etats-Unis d’éliminer le mécanisme de règlement des différends (Chapitre 19) qui semble avoir été abandonné dans l’accord avec le Mexique. Le Canada a utilisé cette disposition pour contester les droits antidumping et compensateurs américains.

La propriété intellectuelle fait également débat, le Canada souhaitant protéger son secteur pharmaceutique générique.

– Faire vite –

Dans les trois pays, on se montre plutôt pressé de conclure un nouvel accord, même si Donald Trump brandit régulièrement la menace de signer deux accords bilatéraux si les négociations ne vont pas dans son sens.

Au Canada, Justin Trudeau fait face à la pression du calendrier politique, alors que des élections doivent avoir lieu dans un an et qu’il faut éviter d’apparaître comme capitulant devant le président américain. Deux provinces –le Québec et le Nouveau-Brunswick– dirigées par son parti sont déjà en campagne électorale et un accord pourrait se révéler salutaire.

Aux Etats-Unis, il y a aussi urgence car Washington veut résoudre la question avant les élections législatives de novembre. Et au Mexique, le président Enrique Peña Nieto veut signer le pacte commercial avant de laisser la place à Andrés Manuel Lopez Obrador le 1er décembre.

Romandie.com AVEC(©AFP / (30 août 2018 16h10)

Burundi: l’ONU souhaite un accord avant les élections de 2020

août 23, 2018

 

Le président burundais Pierre Nkurunziza prête serment pour son troisième mandat, le 20 août 2015 au Parlement, à Bujumbura. © Gildas Ngingo / AP / SIPA

Le Conseil de sécurité de l’ONU a regretté le 22 août la lenteur des négociations au Burundi entre le gouvernement et l’opposition, malgré la décision du président Pierre Nkurunziza de ne pas être candidat à sa succession en 2020.

Dans une déclaration unanime, le Conseil de sécurité a salué cette décision, tout en soulignant que « des progrès supplémentaires seront nécessaires » pour la tenue d’ »élections crédibles » dans deux ans.

L’opposition s’était montrée sceptique suite à l’annonce du président burundais. « Je ne peux pas être leurré par ce genre de discours. Le parti au pouvoir peut très bien proposer son nom pour la prochaine élection et c’est à ce moment que l’on verra s’il renonce vraiment au pouvoir », avait expliqué à Jeune Afrique un membre de la coalition d’opposition Amizero y’Abarundi, dirigée par Agathon Rwasa après le discours de Pierre Nkurunziza.

La Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) cherche à arranger un accord politique entre le gouvernement et l’opposition afin de mettre fin à cette crise. Mais l’exécutif burundais refuser de discuter avec certains groupes d’opposition, qu’il considère comme « terroristes ».

Pour un scrutin « libre, juste, transparent »

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont exprimé leur « vive inquiétude quant à lenteur des progrès » dans le dialogue. Ils ont par ailleurs indiqué qu’il est « essentiel que toutes les parties, et plus particulièrement le gouvernement burundais, participent au processus mené par la CAE et parviennent à un accord bien avant les élections de 2020 ».

Ce scrutin devra être « libre, juste, transparent », avec l’implication de « l’ensemble des partis politiques » et une « participation complète des femmes », demande le Conseil de sécurité.

Ses opposants accusent Pierre Nkurunziza d’autoritarisme depuis son arrivée au pouvoir en 2005, au lendemain d’une violente guerre civile. Le président Nkurunziza avait annoncé dans un premier temps, en avril 2015, être candidat à un troisième mandat. Une candidature, contestée par l’opposition, la société civile et une partie de son camp, qui a plongé le Burundi dans des violences ayant fait au moins 1200 morts et plus de 400 000 réfugiés.

Jeuneafrique.com avec AFP