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Le vaccin de Valneva contre le Covid-19 décroche une commande de l’Union européenne

novembre 10, 2021

Après un premier contrat avorté avec le Royaume-Uni, le laboratoire franco-autrichien vient de conclure un accord avec la Commission européenne. Les premières livraisons pourraient débuter en avril 2022.

C’est sans nul doute un soulagement pour Valneva. La Commission européenne a annoncé mercredi 10 novembre avoir conclu un accord avec le laboratoire franco-autrichien pour l’achat de son vaccin contre le Covid-19. Selon les termes du contrat, la biotech, installée à Saint-Herblain près de Nantes, fournira aux pays membres de l’Union européenne jusqu’à 60 millions de doses de VLA2001 – le nom de son candidat-vaccin à virus inactivé –, au cours des deux prochaines années, dont environ 27 millions de flacons en 2022.

Après le camouflet infligé par le Royaume-Uni, qui avait brutalement rompu son contrat avec l’entreprise pharmaceutique il y a deux mois, et qui prévoyait la fourniture de 100 millions de doses à Londres, la commande de la Commission européenne arrive à point nommé pour Valneva. La société, qui travaille sur l’élaboration de son vaccin contre le Covid-19 depuis le printemps 2020, avait dévoilé mi-octobre des résultats « initiaux positifs » de ses essais cliniques de phase 3 – dernière étape avant la mise sur le marché – pour son produit.

Ce nouveau vaccin viendra compléter l’arsenal mis à disposition par l’Union européenne pour répondre à la crise sanitaire. « Le vaccin Valneva ajoute une autre option à notre vaste portefeuille, une fois que son innocuité et son efficacité auront été prouvées par l’Agence européenne des médicaments », a commenté la commissaire européenne à la santé, Stella Kyriakides.

L’annonce du contrat européen a redonné des couleurs à la société

L’arrivée de ce vaccin à virus inactivé, une technologie plus « traditionnelle » que celle de l’ARN messager utilisée par les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna – les deux solutions les plus administrées aujourd’hui en Europe –, pourrait notamment convaincre certains adultes aujourd’hui réticents à se faire vacciner. Les Etats-membres pourraient également décider de faire don d’une partie de ces vaccins aux pays à revenu faible et intermédiaire, où les taux de vaccination sont encore faibles.

Il reste désormais au laboratoire franco-autrichien à obtenir une approbation des autorités réglementaires européennes afin de débuter la commercialisation de son produit. L’agence européenne des médicaments devrait bientôt dans ce cadre, commencer la revue progressive des données du VLA2001. Sous réserve d’une autorisation, les premières livraisons de vaccins, dont Valneva a déjà entamé la production depuis plusieurs mois, arriveront en avril 2022.

En attendant, l’annonce du contrat européen a redonné des couleurs à la société, qui avait chuté en Bourse après la résiliation du contrat avec Londres. Le titre progressait de plus de 20 % en milieu d’après-midi mercredi.

Avec Le Monde par Zeliha Chaffin

Le FMI abouti à un accord de facilité élargie de crédit avec le Congo

novembre 8, 2021

Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de leurs conclusions préliminaires après leur visite dans un pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du conseil d’administration du FMI. À partir des conclusions préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l’approbation de la direction, sera présenté au conseil d’administration pour examen et décision.

  • L’équipe du FMI est parvenue à un accord au niveau des services avec les autorités de la République du Congo sur un programme de trois ans au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) pour aider le pays à maintenir la stabilité macroéconomique et impulser une reprise économique dans le contexte de la pandémie.
  • La politique budgétaire jouera un rôle central dans le renforcement de la reprise tout en contenant les risques et en maintenant la viabilité de la dette. Il sera également essentiel de donner la priorité aux dépenses sociales et d’infrastructures telles que reprises dans le Plan National de Développement 2022/2026.
  • L’avancement des réformes en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption sera essentiel pour améliorer l’efficacité des dépenses publiques, l’environnement des affaires et la confiance économique.

Washington, DC : Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Pritha Mitra, Cheffe de mission pour la République du Congo, a effectué une mission virtuelle auprès des autorités congolaises du 7 au 15 octobre et le 4 novembre 2021, afin de discuter d’un programme devant être soutenu par un accord de la Facilité élargie de crédit (FEC) [1] du FMI.

Au terme de la mission, Mme Mitra a fait la déclaration suivante :

« L’équipe du FMI est parvenue à un accord au niveau des services avec les autorités de la République du Congo sur un programme de trois ans qui pourrait être appuyé par un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant de 324 millions de DTS ou $ 1,1 milliard. Le programme économique viserait à maintenir la stabilité macroéconomique et impulser une reprise économique dans le contexte de la pandémie et, dans les années à venir, à favoriser une croissance plus élevée, plus résiliente et inclusive.

« Après avoir été durement touchée par la pandémie de COVID-19 et les chocs des prix du pétrole, l’activité économique redémarre lentement, avec une croissance du PIB réel qui devrait passer de -0,2 % en 2021 à 2,4 % en 2022. Cette reprise devrait être stimulée par la hausse des prix du pétrole, le rebond de la production pétrolière du Congo, le déploiement des vaccins, les dépenses sociales, le remboursement des arriérés intérieurs et l’expansion de l’agriculture, de l’exploitation minière et des services. Cependant, les perspectives sont entourées d’une incertitude importante avec des risques de nouvelles vagues de pandémie et de volatilité des prix du pétrole.

« La politique budgétaire jouera un rôle central dans le renforcement de la reprise tout en gérant les risques et en maintenant la viabilité de la dette. La priorité accordée aux dépenses sociales et d’infrastructures, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’agriculture, sera essentielle pour renforcer la résilience de l’économie et améliorer la croissance inclusive. La mobilisation des recettes et la réduction des dépenses non prioritaires soutiendront ces objectifs tout en permettant l’assainissement budgétaire progressif nécessaire pour renforcer la soutenabilité de la dette.

« Dans ce contexte, il serait approprié de cibler un déficit primaire non pétrolier de 15,5 % du PIB non pétrolier dans le budget de l’exercice 2022. L’amélioration des recettes facilitera l’augmentation de l’assistance sociale et des dépenses d’investissement indispensables tout en réduisant le déficit primaire hors pétrole de 1,7 % du PIB hors pétrole par rapport à son niveau de 2021. À cette fin, il sera important d’augmenter le recouvrement des arriérés d’impôts, de réduire les exonérations fiscales et douanières, et de poursuivre fermement les réformes déjà engagées en matière de politique et d’administration fiscales, ainsi que la réduction des transferts aux entreprises publiques (EsP).

« À moyen terme, ces efforts budgétaires devraient être soutenus par une révision du régime fiscal dans le secteur pétrolier, une suppression plus importante des exonérations de TVA et une rationalisation des autres dépenses fiscales, une amélioration des pratiques de passation des marchés et une gestion plus efficace des investissements publics.

« Projetée à 94 % du PIB à la fin de 2021, la dette est soutenable mais des vulnérabilités importantes persistent. Les principaux sont les risques de liquidité et celles liées aux chocs négatifs sur les prix du pétrole. Alors que les besoins immédiats en liquidités sont soutenus par l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du G20, relever ces défis nécessitera une stratégie renforcée de gestion de la dette et une amélioration des statistiques de la dette. Ces mesures viendront compléter les remboursements substantiels en cours de la dette extérieure—suite à une restructuration des prêts commerciaux extérieurs—et les remboursements des arriérés intérieurs. En attendant l’apurement des arriérés extérieurs et la conclusion des négociations de restructuration en cours, la dette est classée comme étant en « détresse ».

« Le remboursement des arriérés intérieurs, qui permet de réduire les créances douteuses, renforce la stabilité financière. À cet égard, la finalisation rapide de l’audit des arriérés intérieurs accumulés au cours de 2019-2020 et la communication claire de tout nouveau plan de remboursement des arriérés intérieurs seront essentielles.

« L’avancement des réformes en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre la corruption sera essentiel pour améliorer l’efficacité des dépenses publiques, l’environnement des affaires et la confiance économique. Les mesures prévues comprennent le dépôt au Parlement de la nouvelle loi anti-corruption, l’audit et la publication des informations relatives à la production pétrolière et aux revenus pétroliers effectivement perçus par le gouvernement, ainsi que le renforcement de la gestion des finances publiques – par l’audit des dépenses liées à la pandémie, et l’adoption d’un contrôle et d’une transparence accrus des dépenses publiques et le recouvrement des recettes pétrolières et non pétrolières.

« Un plus grand soutien des partenaires au développement sera essentiel à la réussite de la mise en œuvre de la stratégie de réforme économique et structurelle des autorités.

« La mission a rencontré le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, M. Rigobert Roger Andely, et d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement. La mission du FMI a également rencontré des représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement.

« L’équipe du FMI remercie les autorités pour leur forte coopération et pour les discussions franches et constructives qui ont eu lieu».


[1] La FEC est un accord de prêt qui permet un engagement soutenu du programme à moyen et à long terme en cas de problèmes prolongés de balance des paiements.

Département de la communication du FMI
RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

ATTACHÉ DE PRESSE: EVA GRAF

TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100COURRIEL: MEDIA@IMF.ORG

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Gambie: Jammeh offrira-t-il un second mandat à Adama Barrow ?

septembre 14, 2021
Adama Barrow est au pouvoir depuis janvier 2017.

Trois mois avant la prochaine présidentielle, le parti du chef de l’État et celui de son prédécesseur ont annoncé qu’ils allaient s’allier.

La politique réserve souvent bien des surprises et, en ce début du mois de septembre, l’inattendu s’est produit à Banjul. Le 5, Fabakary Tombong Jatta, le secrétaire général de l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), a annoncé qu’un accord venait d’être trouvé avec le Parti national du peuple (NPP, au pouvoir).

À trois mois de la prochaine élection présidentielle, dont la date a été fixée au 5 décembre, les formations du président Adama Barrow et de son prédécesseur, Yahya Jammeh, ont donc décidé de s’allier, et l’époque où le second contestait la victoire du premier avant d’être contraint par les troupes de la Cedeao à embarquer dans un avion à destination de Malabo paraît n’être plus qu’un lointain souvenir.

Rester au pouvoir

Faut-il pour autant s’en étonner ? Avant le scrutin de décembre 2016, Barrow avait reçu le soutien de la Coalition 2016, un bloc de huit partis menés par le Parti démocratique unifié (UDP), auquel appartenait Barrow à l’époque. Mais l’UDP lui a retiré son appui en septembre 2019. En cause : les querelles internes qui ont rapidement opposé Barrow à Ousseinou Darboe, opposant historique à Jammeh et figure emblématique du parti, mais aussi la volonté assumée du chef de l’État de se maintenir au pouvoir au-delà des trois années qu’il s’était engagé à effectuer. C’est dans ce contexte que le NPP a vu le jour, en décembre 2019.

IL EST DANS L’INTÉRÊT DE BARROW DE S’ENTENDRE AVEC LE PARTI DE JAMMEH POUR ÉVITER LA DÉBÂCLE

Mais Adama Barrow a besoin de renforcer son assise électorale avant la présidentielle et les législatives, qui auront lieu en avril 2022. « Le président et le NPP ont pressenti la défaite et pensent que le salut pourrait venir d’un accord avec l’APRC, tacle Amadou Scattred Janneh, membre du bureau exécutif de l’UDP. Cette alliance est purement opportuniste. » « Il est dans l’intérêt de Barrow de s’entendre avec le parti de Jammeh pour éviter la débâcle », confirme un bon connaisseur de la politique gambienne, en rappelant que depuis les législatives de 2016, c’est l’UDP qui est majoritaire à l’Assemblée.

Poursuivre Jammeh – ou pas

Cette alliance soulève par ailleurs d’autres questions. Fabakary Tombong Jatta, le porte-parole de l’APRC, a en effet indiqué que le retour de Jammeh à Banjul, « de manière pacifique et dans la dignité », était l’un des points du protocole d’accord. Et que vont devenir les travaux de la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC) ?

Celle-ci a été créée en 2019 pour faire la lumière sur les crimes commis sous la présidence de Jammeh, de juillet 1994 à janvier 2017. À son arrivée au pouvoir, Adama Barrow s’était engagé à lutter contre l’impunité. La TRRC doit lui présenter ses recommandations le 30 septembre prochain, et le chef de l’État aura la responsabilité de décider si Jammeh doit être poursuivi ou non. Prendra-t-il le risque de s’aliéner son allié ? C’est peu probable, répondent les organisations des droits humains, qui rappellent qu’en juillet, Fabakary Tombong Jatta avait dit souhaiter que « le rapport final de la TRRC soit mis à la corbeille ».

CES CRIMES NE PEUVENT PAS ÊTRE AMNISTIÉS

Pourtant, selon un sondage Afrobarometer rendu public au lendemain de l’annonce de l’union APRC-NPP, 73 % des Gambiens interrogés estiment que « les auteurs de crimes et de violations des droits humains pendant le régime de Jammeh devraient être jugés par un tribunal ». « Je peux comprendre le désarroi des Gambiens qui ont été torturés, violés ou qui ont perdu des êtres chers et qui se demandent maintenant si justice sera jamais rendue », réagit Reed Brody, membre de la Commission internationale de juristes. Lui-même insiste sur le fait que « les gouvernements ont l’obligation légale d’enquêter et de poursuivre les actes de torture et les crimes contre l’humanité, et [que] ces crimes ne peuvent pas être amnistiés ».

En mai dernier, Karim Khan avait affirmé sur Twitter, alors qu’il s’apprêtait à devenir le nouveau procureur de la Cour pénale internationale (CPI), que justice devait être faite en Gambie. Le pays est en effet État-parti du statut de Rome. Et ce notamment grâce aux efforts d’Adama Barrow qui est revenu, en février 2017, sur la décision de Jammeh de quitter la CPI. À cette époque, il mettait un point d’honneur à veiller à ce que les “crimes” de son prédécesseur soient punis. Pas sûr que ce soit toujours le cas.

Par Jeune Afrique avec Achraf Tijani

Congo/Présidentielle 2021 : le RDD signe un accord de gouvernement avec l’UDH-Yuki

février 27, 2021

Le président du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango, a signé le 27 février à Brazzaville un accord de gouvernement avec le président de l’Union des démocrates humanistes (UDH- Yuki), Guy Brice Parfait Kolélas.

Photo : Guy Brice Parfait Kolélas et Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango signant l’accord

« Nous avons discuté ensemble sur différentes questions avant de signer cet accord. Notre alliance actuelle s’inscrit logiquement dans ce registre, celui du combat pour l’alternance démocratique, libre, transparente et apaisée », a déclaré Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango.

Il faut rappeler que la veille de cette signature, le bureau exécutif national du RDD s’est réuni en session ordinaire sur la question du choix du candidat à soutenir.

Dans un communiqué remis à la presse, celui-ci souligne « qu’après une analyse profonde de la situation politique du pays, et bien que ne présentant pas de candidat à l’élection présidentielle de mars 2021, le bureau exécutif national a estimé irresponsable de ne pas soutenir un candidat de notre plateforme politique ».

Selon le même document, en fonction des contacts établis avec certains candidats, le bureau exécutif national du RDD a retenu le candidat Guy Brice Parfait Kolélas et validé le projet d’accord de gouvernement entre l’UDH-Yuki et le RDD. Aussi le secrétariat du bureau exécutif national du RDD a été instruit de créer des conditions idoines pour la réalisation dudit accord.

La signature de cet accord a coïncidé avec la rencontre citoyenne du président de l’UDH-Yuki Guy Brice Parfait Kolélas avec les militants de son parti. « Je les ai rencontrés aujourd’hui pour leur dire ce qu’ils doivent faire pour la sécurisation des résultats bureau de vote par bureau de vote », a-t-il indiqué.

Dans un document intitulé « Cahier sur la sécurisation des bureaux de vote et le canevas de la campagne électorale de l’UDH-Yuki » distribué aux militants de ce parti, le candidat Guy Brice Parfait a expliqué la manière dont il va s’y prendre pour sauver le pays.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial USA-Chine

décembre 2, 2020

BIDEN NE REVIENDRA PAS DANS L'IMMÉDIAT SUR L'ACCORD COMMERCIAL USA-CHINE

© Reuters/LEA

BANGALORE (Reuters) – Joe Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial provisoire conclu par Donald Trump avec la Chine, a déclaré le président élu des Etats-Unis cité mercredi par le New York Times.

« Je ne prendrai aucune initiative immédiate et cela s’applique aux droits de douane », a déclaré Joe Biden dans une interview avec un éditorialiste du New York Times. « Je ne vais pas limiter mes options. »

Dans le cadre de cet accord commercial dit « de phase 1 », signé en début d’année, la Chine s’est engagée à augmenter d’au moins 200 milliards de dollars (166 milliards d’euros) sur 2020 et 2021 ses achats de produits et services américains.

Cet accord maintient en outre des droits de douane américains de 25% sur toute une gamme de biens et de composants industriels chinois représentant 250 milliards de dollars et des mesures de rétorsion chinoises sur plus de 100 milliards de dollars d’importations en provenance des Etats-Unis.

D’après Joe Biden, qui entrera en fonction en janvier, la meilleure stratégie face à la Chine consiste en premier lieu à mettre les Etats-Unis et leurs alliés sur « la même ligne ».

Le président américain élu a ajouté qu’il ciblerait les « pratiques abusives » de la Chine, notamment « le vol de propriété intellectuelle », les « subventions illégales » aux entreprises et les transferts de technologie forcés, selon le New York Times.

Avec Reuters par (Aakriti Bhalla et Shubham Kalia; version française Bertrand Boucey)

Canada: la justice invalide un accord avec les États-Unis sur les réfugiés

juillet 22, 2020

 

La Cour fédérale du Canada a invalidé mercredi un accord controversé passé avec les Etats-Unis, qui oblige les demandeurs d’asile qui tentent de franchir la frontière canadienne à demander d’abord l’asile sur le sol américain. La cour a jugé que cette «Entente sur les tiers pays sûrs», un accord passé en 2004 et dénoncé par des associations de défense des réfugiés, violait la Charte canadienne des droits et libertés. Cette charte prévoit notamment que «chacun à droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne», a rappelé la juge Ann Marie McDonald dans son jugement.

La cour a toutefois suspendu l’application de son jugement pendant six mois, afin de donner au Parlement le temps d’y répondre. L’accord canado-américain stipule qu’une personne demandant l’asile doit déposer sa demande dans le premier pays où elle entre, soit le Canada soit les Etats-Unis. Plusieurs associations de défense des réfugiés et l’opposition au gouvernement de Justin Trudeau l’ont dénoncé à plusieurs reprises. Elles estiment que les Etats-Unis de Donald Trump, qui ont durci les règles en matière d’asile, ne sont plus un «pays sûr» pour les réfugiés.

Le jugement cite notamment le cas d’une femme musulmane originaire d’Ethiopie, Nedira Mustefa, qui a été maintenue à l’isolement pendant une semaine dans un centre de détention américain après avoir été renvoyée par les autorités canadiennes. Elle a décrit l’expérience comme une épreuve «terrifiante» et «psychologiquement traumatisante». «Le Canada ne peut pas fermer les yeux sur les conséquences» de cet accord sur cette femme, écrit la juge. «Tout démontre de façon claire que ceux qui sont renvoyés aux Etats-Unis par les autorités canadiennes sont sanctionnés par une détention.»

Depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, des dizaines de milliers de personnes ont franchi la frontière américano-canadienne afin de déposer leur demande d’asile au Canada. La Cour fédérale avait été saisie par plusieurs associations, dont Amnesty International. «L’Entente sur les tiers pays sûrs est à l’origine de graves violations des droits humains depuis plusieurs années, confirmées sans équivoque dans cette décision», s’est félicitée France-Isabelle Langlois, directrice générale d’Amnesty Canada francophone. «Cela ne peut pas continuer un jour de plus, d’autant plus que la Covid-19 n’épargne pas les centres de détention de migrantes et migrants aux Etats-Unis», poursuit-elle dans un communiqué transmis à l’AFP. Elle demande en outre à Ottawa de «revenir sur sa décision de fermer la frontière aux demandeurs d’asile» en raison de la pandémie. Une porte-parole du ministre fédéral de la Sécurité publique Bill Blair, a pour sa part indiqué que le gouvernement «évaluait» le jugement, rappelant qu’il n’entrerait pas en vigueur avant fin janvier 2021. «L’accord sur les pays tiers sûrs reste en vigueur», a-t-elle commenté.

Par Le Figaro avec AFP

Vaccin: des pays européens signent un accord garantissant 300 millions de doses pour l’UE

juin 13, 2020

 

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca.

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca pour garantir la fourniture à l’UE de 300 millions de doses d’un éventuel vaccin contre le coronavirus, a annoncé samedi le gouvernement allemand.

Les quatre pays ont signé un accord avec le groupe, né en 1999 de la fusion du Suédois Astra et du Britannique Zeneca, qui prévoit l’approvisionnement de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne dès qu’un vaccin contre le Covid-19 sera découvert, a indiqué le ministère allemand de la Santé. Le développement d’un vaccin pourrait être achevé avec succès d’ici la fin de l’année, ont précisé à l’AFP des sources gouvernementales allemandes.

Les doses «doivent être distribuées à tous les États membres qui veulent participer, en fonction de la taille de leur population», selon le ministère. «Pour que les vaccins soient disponibles en grand nombre très rapidement après leur éventuelle approbation cette année ou l’année prochaine, les capacités de production doivent être garanties par contrat dès maintenant», a-t-il fait valoir.

La Commission européenne avait défendu vendredi l’idée auprès des pays de l’UE de se regrouper pour garantir un accès privilégié à un futur vaccin. Elle plaidait notamment pour la mise en place de contrats d’achats anticipés.

Au moment où les laboratoires tentent de trouver un vaccin en un temps record -douze à 18 mois, contre plusieurs années en temps normal-, ces avances sur paiement leur permettraient d’investir dans les capacités de production, alors que les essais cliniques sur les humains ne sont pas encore finalisés. Cet engagement donnerait le droit aux Etats membres d’acheter un certain nombre de doses à un certain prix une fois le vaccin disponible, en contrepartie du risque pris en matière d’investissements.

Les principaux groupes pharmaceutiques sont engagés dans une course pour développer un vaccin contre le coronavirus, qui a jusqu’à présent fait plus de 417.000 morts et infecté plus de 7,4 millions de personnes dans le monde.

Par Le Figaro avec AFP

 

Côte d’Ivoire : un accord politique entre le PDCI d’Henri Konan Bédié et le FPI de Laurent Gbagbo

mai 1, 2020

Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo (photos d'archives).

Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo (photos d’archives). © Photomontage: Vincent Fournier/Jeune Afrique / Peter Dejong/AP/SIPA

 

Les deux principaux partis d’opposition ivoiriens, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien chef d’État Henri Konan Bédié et le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ex-président Laurent Gbagbo ont signé jeudi à Abidjan un accord politique a six mois de la présidentielle.

Les deux grands partis ont pris « l’engagement commun à oeuvrer de concert pour le retour de la paix, de la réconciliation (…) et rendre transparent le processus électoral », souligne un communiqué lu devant la presse.

Le PDCI et le FPI ont assuré fin décembre 2019 qu’ils présenteront tous deux des candidats à la présidentielle d’octobre 2020. L’éventuel retour de Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle en Belgique dans l’attente de la décision de la Cour pénale internationale (CPI) sur un éventuel procès en appel est une des grandes inconnues de la politique ivoirienne.

Futurs candidats à la présidentielle ?

Acquitté en première instance par la CPI, Laurent Gbagbo doit attendre que la Cour statue sur l’appel du parquet qui a contesté l’acquittement. Depuis 2011, le FPI s’est scindé en deux factions : d’un côté les « Gbagbo ou rien (GOR) » , qui ont boycotté les scrutins en l’absence de Laurent Gbagbo, de l’autre des « rénovateurs » représentés par l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, qui participent à la vie politique.

Emmanuel Altit, l’avocat de l’ex-président Gbagbo, 74 ans, a demandé une libération sans condition de son client, émettant « l’hypothèse » qu’il puisse « poser sa propre candidature ». Agé de 85 ans, l’ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999) entretient lui aussi le doute sur sa candidature.

Vers un scrutin tendu

L’ancien chef rebelle Guillaume Soro, ex-allié du président Alassane Ouattara, s’est déja déclaré candidat mais vit en exil en France et fait face à plusieurs procédures judiciaires. Il a notamment été condamné à 20 ans de prison mardi pour recel de détournement de deniers publics.

Du côté du pouvoir, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, très proche du président Alassane Ouattara, a été désigné mi-mars candidat du parti de Ouattara à la présidentielle.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait quelque 3 000 morts, la présidentielle d’octobre 2020 s’annonce tendue en Côte d’Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes. La date butoir pour le dépôt des candidatures à la présidentielle a été fixée à juillet 2020.

Par Jeune Afrique avec AFP

Accord entre la France et huit pays d’Afrique de l’Ouest pour réformer le franc CFA

décembre 21, 2019

Le franc CFA va changer de nom pour s’appeler l’«Eco», ont annoncé ce samedi le président Macron et son homologue ivoirien, Alassane Ouattara.

Une réforme du franc CFA a été annoncée samedi.
Une réforme du franc CFA a été annoncée samedi. Reuters

L’histoire retiendra que le franc CFA est mort le 21 décembre 2019 à Abidjan. Samedi, au second jour de sa visite en Côte d’Ivoire, Emmanuel Macron et le président ivoirien Alassane Ouattara ont annoncé ensemble «une vaste réforme» de cette monnaie commune à huit pays de l’Union monétaire l’Afrique de l’ouest (Uemoa). «Le franc CFA a été un outil de développement de notre économie et il fallait effectuer des réformes. C’est une décision prise en toute souveraineté», a expliqué Alassane Ouattara. Les changements seront profonds sur trois points. Le premier, le plus simple et le plus symbolique, est un changement de nom. Les deux autres tiennent à deux modifications techniques mais d’une portée bien réelle.

«Le CFA était perçu comme de vestige de la Françafrique», a affirmé Emmanuel Macron. Le franc CFA était en effet de plus en plus contesté dans les opinions publiques africaines, au point de devenir une sorte de symbole d’une relation inavouable entre Paris et ces anciennes colonies. Les gouvernements africains, longtemps rétifs aux changements ont finalement accéléré en constatant que le ressentiment, nourri par les réseaux sociaux, débordait largement les milieux marginaux où il était confiné.

«Machine à fantasmes»

Le nom «Franc CFA» concentre les rancœurs. L’acronyme «CFA» porte le poids du passé de ce billet lancé pour la première fois en 1945, en pleine «splendeur» coloniale. Le «CFA» n’est certes plus «Colonies françaises d’Afrique» comme alors mais «Communauté financière d’Afrique». Mais l’habillage, léger, laissait un gout amer, près de 60 ans après les indépendances. La future monnaie adoptera très probable le nom d’Eco, un choix fait en début d’année par les chefs d’état de l’Uemoa.

Les deux autres annoncent concernent le fonctionnement complexe du désormais défunt CFA. Ce dernier bénéficie d’une parité fixe avec l’Euro (depuis qu’il a remplacé le franc français) et d’une garantie de la banque de France. En échange, la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest (BCAO) devait obligatoirement placer 50% de ses réserves de change sur un compte d’opération géré par le Trésors français. Les sommes consignées étaient de 15 milliards d’euros en 2015. Ce compte d’opération sera supprimé, et la BCAO désormais libre de placer ses réserves où elle le souhaite et du montant qu’elle le souhaite.

Là encore, Paris a insisté. Au fil des années, ce compte s’est transformé en une «machine à fantasmes», explique un diplomate. Les anti-CFA reprochaient à la France de s’en servir pour payer sa dette sur le dos de l’Afrique, de l’utiliser pour imposer ses entreprises et maintenir la dépendance … «C’est très grossier comme accusations mais cela nourrissait le sentiment anti-français et la défiance vis-à-vis des présidents africains», assure-t-on à l’Elysée.

Parité fixe avec l’euro conservée

Le dernier changement concerne la gouvernance. Les représentants français qui siégeaient dans trois différentes instances de la BCAO laisseront leurs sièges. Cette présence était vécue, non sans raison, comme une véritable tutelle par les nationalistes africains, et régulièrement brocardée. Selon une source proche du dossier, la reforme a été négociée pendant plus de six mois dans le plus grand secret entre les équipes d’Emmanuel Macron et d’Alassane Ouattara. Ce dernier, à la tête de la principale puissance économique de la région et président de l’Umoa, se chargeant seul du dialogue avec ses homologues africains.

Pour importante qu’elle soit, cette réforme ne touche cependant aucun des fondamentaux de la monnaie ouest-africaine. Ainsi, la parité fixe avec l’euro sera conservée toute comme sa convertibilité totale et la garantie de la Banque de France. Ni Alassane Ouattara ni Emmanuel Macron ne souhaitaient en fait toucher au socle du CFA. «C’est une demande des Etats d’Afrique. Nous avons accepté et nous les soutenons», a précisé le président français.

Au-delà de l’envie de satisfaire des opinions publiques agacées, la réforme est aussi destinée à convaincre d’autres pays africains de rejoindre l’Union monétaire. «Jusqu’alors, le lien très fort avec la France agissait comme un repoussoir, surtout dans les pays anglophones», souligne un expert. Or, le Ghana, et dans une moindre mesure le Liberia, sont les principaux candidats pour se lier au futur Eco. A terme, l’immense majorité des 15 états de la Communautés économiques des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao), l’organisation régionale, pourrait être partie prenante de l’Eco. Seul le Nigeria restera en marge. Ce géant économique, qui pèse à lui seul 60% de PIB de la Cédéao et représente près de la moitié des habitants fait encore trop peur à ses voisins. Reste qu’un élargissement de l’Eco ne pourra sans doute pas se faire sans redéfinir plus en profondeur son mode de fonctionnement, son lien à la France et à l’euro. Ce jour-là, le CFA sera totalement enterré.

Le Figao.fr par Tanguy Berthemet

Congo : un accord enfin trouvé entre le FMI et Brazzaville

mai 9, 2019

Christine Lagarde à la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale, à Bali, le 11 octobre 2018. © Firdia Lisnawati/AP/SIPA

 

L’organisation de Bretton Woods a annoncé, ce 9 mai, avoir conclu un accord avec le gouvernement du Congo-Brazzaville, ouvrant la voie à un programme d’aide. Une décision attendue depuis plus de deux ans.

Un programme du FMI va « aider la République du Congo à rétablir la stabilité macroéconomique et à réaliser une croissance plus élevée et plus inclusive ». Après plusieurs essais infructueux au cours des derniers mois, la mission dépêchée à Brazzaville du 1er au 8 mai par l’organisation financière internationale est enfin parvenue à un accord sur un programme qui pourrait être soutenu par un arrangement financier au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

L’accord doit maintenant « être présenté au conseil d’administration du FMI pour examen et décision », précise le communiqué de l’institution, qui salue « les efforts de consolidation budgétaire et l’accord conclu récemment pour restructurer la dette bilatérale de la République du Congo envers la Chine [qui] représentent des étapes décisives afin de rétablir la viabilité de la dette ».

L’étape décisive de l’accord chinois

Les discussions engagées en mars 2017 entre l’organisation de Bretton Woods et Brazzaville avaient été suspendues quelques mois plus tard, après la découverte par le FMI de l’ampleur de la dette du pays. L’institution avait alors imposé au gouvernement congolais une politique de rigueur budgétaire et une renégociation de sa dette avec ses principaux créanciers – la Chine et les négociants Glencore et Trafigura – , en préalable à tout programme d’aide.

Or, le 29 avril dernier, les autorités chinoises et congolaises ont conclu à Pékin un accord sur le rééchelonnement des quelque 3,15 milliards dollars de dette congolaise détenus par la Chine, ouvrant la voie à la reprise des négociations avec le FMI.

Cet accord « représente une étape décisive vers le rétablissement de la viabilité de la dette », se réjouit Alex Segura-Ubiergo, qui a piloté la mission de l’organisation internationale à Brazzaville, tout en précisant que « les autorités doivent également mettre en œuvre leur stratégie déjà annoncée de restructuration de la dette extérieure envers les créanciers commerciaux, en particulier celle des négociants en pétrole. À cet égard, les autorités, avec l’aide de leurs conseillers financiers et juridiques, doivent poursuivre des négociations de bonne foi avec leurs créanciers, en tenant compte de la capacité de paiement de la République du Congo. »

Des efforts « particulièrement remarquables »

Si « la croissance globale a été inférieure à 1 %, […] les conditions financières demeurent restrictives, et la vulnérabilité du secteur bancaire s’est accrue » en 2018, l’émissaire du FMI souligne un renforcement de la position budgétaire « particulièrement remarquable », avec un solde budgétaire global passé d’un déficit de 7,4 % du PIB en 2017 à un excédent de 6,8 % en 2018.

« Les autorités ont fait des avancées majeures dans la mise en œuvre de leur programme de réformes structurelles, notamment avec la préparation et la publication d’un rapport sur la gouvernance et en adoptant récemment trois lois visant à lutter contre la corruption », note Alex Segura-Ubiergo, selon lequel le Congo a aussi bénéficié de l’augmentation de la production et des prix du pétrole.

Jeuneafrique.com par Nelly Fualdes