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Les Ghanéens rendent un dernier hommage à Kofi Annan

septembre 11, 2018

De nombreux Ghanéens en deuil ont rendu hommage mardi à l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, l’un des fils les plus célèbres de ce pays d’Afrique de l’Ouest, se présentant devant son cercueil exposé à Accra.

Le corps du diplomate a été rapatrié lundi de Suisse, où il résidait, avant les funérailles nationales et l’enterrement privé qui se dérouleront jeudi dans la capitale ghanéenne.

Première personnalité d’Afrique sub-saharienne a avoir dirigé l’instance internationale et lauréat du prix Nobel de la paix en 2001, Kofi Annan est décédé à l’âge de 80 ans le 18 août, après une courte maladie.

Dans le Centre international de conférences d’Accra, des officiers de l’armée en uniforme gardaient son cercueil, drapé dans le drapeau rouge, vert et or du Ghana, sous les chants d’un choeur de musique traditionnelle et le battement des tambours.

La plupart des personnes venues rendre un dernier hommage à M. Annan faisaient la queue dans des habits de deuil noirs.

Fritz Kitcher, Ghanéen retraité des Nations unies où il a travaillé au côté de M. Annan à ses débuts, a confié à l’AFP que ce dernier lui avait enseigné « l’humilité, le bénéfice de l’honnêteté et de la détermination en diplomatie ».

Son rôle en tant que premier dirigeant noir africain des Nations unies « est un honneur pour le Ghana », selon lui.

« C’était merveilleux à nos yeux, c’était au-delà de ce dont nous pouvions rêver », poursuit le retraité. « Il a mis l’Afrique sur le devant de la scène et a montré que nous sommes capables de faire de grandes choses ».

Akwo Kwame Johnson, agent d’entretien originaire de Côte d’Ivoire, est lui aussi venu se recueillir devant le cercueil de son « grand-père ».

A chaque fois qu’il le regardait à la télévision, dit-il, il avait le sentiment de voir un membre de sa famille. « Il était président du monde entier »

« Nous l’avons tous aimé. Il a joué un rôle majeur pour notre pays, il a fait de son mieux », explique Joyce Atiase, retraitée ghanéenne.

Des dizaines de leaders du monde sont attendus à Accra pour les funérailles jeudi.

Un service funéraire privé sera ensuite organisé dans le cimetière militaire de la capitale.

Romandie.com avec(©AFP / (11 septembre 2018 15h33)                                                        

Ghana : la statue de Gandhi, accusé de racisme dans une pétition, va être « relocalisée »

octobre 6, 2016

La statue du leader de l’indépendance indienne, le Mahatma Gandhi à Accra au Ghana, le 22 septembre 2016. © Christian Thompson/AP/SIPA

Les autorités du Ghana ont annoncé leur intention de « relocaliser » une statue du Mahatma Gandhi, offerte par l’Inde il y quelques mois à l’université d’Accra, après la publication d’une pétition dénonçant le « racisme » du leader de l’indépendance indienne.

La polémique aura eu raison de la statue de Gandhi, offerte par l’État indien il y a quelques mois. Du moins en partie : le ministère ghanéen des Affaires étrangères a indiqué suivre l’affaire avec une « profonde préoccupation » et fait part de sa volonté de « relocaliser la statue pour assurer son intégrité et éviter la polémique ».

Gandhi raciste ?

La statue avait été inaugurée au mois de juin sur le campus par le président indien Pranab Mukherjee pour symboliser l’étroitesse des relations entre le Ghana et l’Inde. Mais en septembre, un groupe de professeurs lance une pétition demandant le retrait de la statue en raison du « racisme » du leader de l’indépendance indienne, exigeant que l’université mette en avant des personnalités africaines.

« Mieux vaut se lever pour notre dignité plutôt que se prosterner devant la volonté d’une superpuissance eurasienne », affirme le texte de la pétition qui cite Gandhi affirmant que les Indiens étaient « infiniment supérieurs » aux Africains. « Gandhi était humain et peut avoir eu ses défauts, mais nous devons nous rappeler que les gens changent » et que l’Inde et le Ghana « ont été les champions de la lutte pour la libération des peuples opprimés dans le monde entier », a rétorqué le ministère.

Crispations autour du passé colonial

Depuis plusieurs mois, un mouvement est apparu dans diverses universités africaines contre la présence de statues témoignant d’un passé colonial. L’université du Cap en Afrique du Sud a ainsi mené une forte campagne pour que soit enlevée de son campus une statue de Cecil Rhodes, un magnat des mines notoirement raciste décédé en 1902.

Jeuneafrique.com

L’ex-porte parole de Gbagbo dit craindre d’être torturé s’il est extradé en Côte d’Ivoire

juin 12, 2013

ACCRA – L’ancien ministre ivoirien du Budget Justin Koné Katinan, acteur-clé de l’ère Gbagbo, a déclaré mercredi qu’il craignait d’être torturé s’il était extradé du Ghana vers la Côte d’Ivoire.

Arrêté au Ghana en août, M. Koné Katinan est recherché par la Côte d’Ivoire pour crimes économiques durant la sanglante crise post-électorale (environ 3.000 morts) ayant suivi le refus de l’ex-président Laurent Gbagbo – dont il était le porte-parole – de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, après sa défaite à la présidentielle de novembre 2010.

Sous le coup de 20 chefs d’accusation de complot et de vol, il s’exprimait mercredi au cours d’une nouvelle audience d’un tribunal ghanéen consacrée à la demande d’extradition présentée par la Côte d’Ivoire.

« Ils vont me torturer et je vais finir handicapé » de retour en Côte d’Ivoire, a déclaré M. Koné Katinan à la presse devant le tribunal d’Accra.

M. Koné Katinan dit avoir failli être renvoyé immédiatement en Côte d’Ivoire au moment de son arrestation, en août, puis avoir été sauvé de justesse par son avocat qui a contesté son extradition devant la justice.

Il dit avoir fui vers le Ghana peu après la chute de Laurent Gbagbo parce qu’il avait entendu dire qu’il risquait d’être tué, avec l’ancien ministre de l’Intérieur Désiré Tagro, par les forces loyales au président Alassane Ouattara.

M. Tagro est décédé dans des circonstances non encore élucidées au moment
de l’arrestation de M. Gbagbo.

« Si je voulais sauver ma peau il fallait que je prenne la fuite », a déclaré
M. Katinan mercredi.

Selon les organisations de défense des droits de l’Homme, le régime de Ouattara a poursuivi des centaines de partisans de Gbagbo mais très peu de ses propres partisans pour les crimes commis pendant la crise post-électorale.

Pour éviter d’être extradé, Justin Koné Katinan affirme que les accusations
portées contre lui par son pays ont des motivations politiques et qu’elles sont orchestrées par l’actuel président Ouattara.

Laurent Gbagbo, qui a été arrêté en avril 2011 à Abidjan, est détenu depuis fin 2011 à La Haye où il doit être jugé par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité.

AFP

Côte d’Ivoie/Libération réclamée de Blé Goudé : Réconciliation d’accord, mais justice d’abord

janvier 25, 2013
 
Blé
© Abidjan.net
Blé Goudé devant le juge de première instance
Lundi 21 janvier 2013. Inculpé pour crimes de guerre, assassinats, atteinte à la sûreté de l’Etat et vols de deniers publics en réunion, Blé Goudé présenté au tribunal.

Huit jours. Cela fait jour pour jour une semaine et un jour que le leader de la galaxie patriotique a été mis aux arrêts. Aussitôt arrêté à Accra, à son domicile, Charles Blé Goudé a été transféré en moins de douze heures en Côte d’Ivoire pour répondre de ses actes devant la justice de son pays. La nouvelle de son arrestation, aussi rocambolesque que brusque, a surpris beaucoup d’Ivoiriens. Au point que ses partisans n’y croyaient pas.

Certains parlaient plutôt d’un montage du pouvoir. Tandis que d’autres évoquaient la thèse d’un enlèvement manqué du « général de la rue ». Aujourd’hui, avec les images de son arrestation diffusées sur le petit écran, même les irréductibles les plus sceptiques de la « cause patriotique » commencent à se résoudre à l’évidence. Charles Blé Goudé est bien dans les liens de la détention.

Du coup, les premiers élans de solidarité à l’égard de l’ex-bras séculier de Gbagbo n’ont pas tardé à se manifester. Le Front populaire ivoirien, quarante-huit heures après son extradition, a pondu un communiqué pour dire qu’il condamnait cette arrestation, qui, selon ses dirigeants n’est pas fait pour favoriser la réconciliation nationale. Ses avocats pour leur part dénoncent plutôt un enlèvement et envisagent de porter plainte devant la Cour de la CEDEAO contre les autorités Ivoiriennes et ghanéennes pour obtenir sa libération. A Kpôbrobouo, son village natal et à Guibéroua, après les moments d’émotion passés, des voix commencent à se lever pour demander la libération de celui qui est devenu depuis la figure emblématique de la région. « Nous demandons vraiment pardon au président Ouattara pour qu’il ait pitié de son fils », plaident des parents de Charles Blé Goudé. « Que le chef de l’Etat pense à nous ses parents qui n’ont pas de moyens de nous rendre à La Haye en Hollande pour lui rendre visite », insistent d’autres.

Pour tous ces défenseurs plus ou moins improvisés de président du COJEP, l’heure est à la réconciliation nationale. Et cela passe nécessairement, à leurs yeux, par un geste fort de la part du chef de l’Etat en faveur du leader des « jeunes patriotes ». Si ces complaintes sont légitimes, il n’en demeure pas moins que dans le contexte actuel une telle doléance aura du mal à trouver une suite favorable. Car, Charles Blé Goudé n’est pas n’importe qui. Il a été au coeur du plan de confiscation du pouvoir machiavélique, qui a fait plus de 3000 morts lors de la crise postélectorale.

Le sinistre slogan « on gagne ou on gagne » que les Ivoiriens prenaient au départ pour des élucubrations d’irréductibles qui refusaient de voir un autre destin que la défaite de Laurent Gbagbo, a dévoilé toute sa laideur au cours de la période qui a suivi l’élection présidentielle lors de la répression implacable qui s’est abattue sur les partisans supposés de l’opposition. « Y a rien en face », disait Blé Goudé de l’opposition pour galvaniser ses troupes. Et tout le monde a vu les conséquences néfastes de ce cri de ralliement qui visait à jeter en pâture les militants et sympathisants de l’opposition. Les inhumanités auxquelles l’on a assisté durant cette période sombre vient de cette chosification de l’adversaire politique. En lieu et place des hommes et des femmes, Charles Blé Goudé et ses hommes voyaient du « maïs » qu’il fallait écraser et moudre.

Un autre discours, celui du 25 février 2011, a eu des conséquences dramatiques dans les rues d’Abidjan. Charles Blé Goudé avait alors demandé à ses partisans d’ouvrir les yeux et de mettre hors d’état de nuit tout « suspect » dans leurs quartiers. La suite, on la connait. De nombreuses personnes suppliciées à l’article 125 aux barrages anarchiques érigés par les « jeunes patriotes ». Des hommes exécutés froidement. Et de nombreuses femmes violées par ces jeunes désoeuvrés nourris par la haine et dans la violence, et que Charles Blé Goudé contrôlaient.

Aujourd’hui, l’heure est venue pour le « général de la rue » de répondre de tous ces actes. Le président de la République a prévenu. L’ère de l’impunité est terminée. Et la réconciliation nationale ne saurait excuser ou absoudre tous ceux qui se sont rendus coupables de violations graves de droits de l’Homme au cours de la période la plus sombre de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Ils doivent tous, y compris Blé Goudé, passer devant le juge. Car le droit des victimes ne sera pas sacrifié sur l’autel d’une réconciliation que l’on veut de façade.

A tous ceux qui demandent la libération de Charles Blé Goudé, au nom de la réconciliation nationale, les Ivoiriens dans leur majorité répondent ceci : « Réconciliation d’accord, mais justice d’abord ».

Le Patriote.com par Jean-Claude Coulibaly

Ghana : des défauts de structure en cause dans l’effondrement d’un centre commercial à Accra

novembre 8, 2012
Un centre commercial s'est effondré à Accra, le 7 novembre 2012. Un centre commercial s’est effondré à Accra, le 7 novembre 2012. © AFP

L’effondrement d’un centre commercial de six étages à Accra, qui a fait au moins neuf morts, mercredi 7 octobre, pourrait être dû à des problèmes structurels. L’immeuble n’avait d’ailleurs pas de permis de construire.

« Ils n’avaient pas de permis, ce qui veut dire que l’AMA (autorité municipale d’Accra) n’aurait pas fait valider la construction par un inspecteur », a déclaré, jeudi 8 novembre, Magnus Quarshie, vice-président du GIE (Ghana Institution of Engineering), chargé de l’enquête sur la castastrophe. « De l’inspection que nous avons faite, nous pouvons constater des problèmes structurels. Le mélange de ciment ne correspond pas aux spécificités requises ».

Selon un bilan communiqué jeudi 8 octobre, l’effondrement, qui est survenu avant l’ouverture du centre au public, a fait neuf victimes. Seuls 67 survivants ont pu être sortis des décombres pour le moment. De source policière, une cinquantaine d’employés travaillaient dans l’établissement. On ignore cependant combien se trouvaient à l’intérieur au moment de la catastrophe et les secours continuent leurs recherches. Une équipe de 18 sauveteurs israéliens était attendue en renfort dans la capitale ghanéenne, jeudi au plus tard.

« Tragédie pour le Ghana »

Le président ghanéen John Dramani Mahama, qui s’est rendu sur les lieux, mercredi 7 novembre, a annoncé suspendre sa campagne, à quelques semaines du scrutin présidentiel du 7 décembre. Il  a qualifié l’accident de « tragédie pour le Ghana », et a par ailleurs souhaité qu’une enquête permette de faire toute la lumière sur le drame.

Le groupe Melkom, propriété d’un magnat indien, Bhagwan Khubchandani, auquel appartient le centre commercial, a d’ores et déjà indiqué qu’il ne faisait que louer le bâtiment.

Jeuneafrique.com

Un centre commercial de six étages s’effondre dans Accra

novembre 7, 2012
Un centre commercial de six étages s'effondre dans Accra Un centre commercial de six étages s’effondre dans Accra © AFP

Un centre commercial très fréquenté de six étages s’est effondré mercredi dans Accra, la capitale ghanéenne, et un nombre important de clients pourraient être pris au piège des décombres, ont indiqué à l’AFP des témoins.

« J’étais très proche du centre commercial (. . . ) quand j’ai vu le bâtiment s’écrouler », a déclaré Ama Okyere. « J’ai couru pour me sauver, j’étais terrifié. Je crois qu’il y a beaucoup de gens coincés dessous car c’est un centre commercial très fréquenté », a-t-il poursuivi.

Le correspondant de l’AFP a vu deux personnes sortir vivantes des décombres et des secouristes arriver sur place.

Aucun commentaire officiel n’a pu être obtenu dans l’immédiat et les raisons de cet effondrement du centre commercial Melcom n’étaient pas claires.

« J’étais en route pour aller à l’école et j’ai tout à coup entendu un grand boum, les gens crier, et vu le centre commercial s’effondrer », a relaté un autre témoin, John Owusu.

 Jeuneafrique.com avec AFP

Ghana: nouvelle arrestation du porte-parole de Gbagbo « paradoxale et contradictoire »(FPI)

septembre 29, 2012
 
Le
© AFP
Le porte-parole de Laurent Gbagbo en exil arrêté au Ghana
Justin Koné Katinan, porte-parole en exil de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, visé par un mandat d`arrêt international émis par Abidjan, a été arrêté au Ghana

ABIDJAN – Le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a jugé samedi « paradoxale et contradictoire » l`arrestation la veille au Ghana de Justin Koné Katinan, porte-parole de l`ancien chef d`Etat et qui avait été libéré sous caution trois jours auparavant.

« Nous sommes surpris par cette arrestation dont on ne connaît pas le
mobile. On espère que la justice ghanéenne va nous rassurer sur cette
arrestation paradoxale et contradictoire », a déclaré à l`AFP Richard Kodjo,
secrétaire général par intérim et porte-parole du FPI.

« On fait confiance à la justice ghanéenne, c`est la même qui l`a relaxée », a-t-il cependant souligné.

Cette nouvelle arrestation survient alors que les relations sont de plus en plus tendues entre la Côte d`Ivoire et le Ghana. Les frontières terrestres et maritimes entre les deux pays sont fermées depuis le 21 septembre, après l`attaque d`un poste frontière ivoirien par des assaillants qui venaient du Ghana et qui s`y sont repliés, selon les autorités ivoiriennes.

Porte-parole en exil de Laurent Gbagbo, Justin Koné Katinan, adversaire virulent du nouveau pouvoir, accusé de « crimes économiques » par Abidjan, avait été arrêté le 24 août à Accra.

La justice ghanéenne examine depuis cette date son extradition vers la Côte d`Ivoire, suscitant l`impatience au sein du pouvoir ivoirien. Un tribunal d`Accra a décidé mardi sa mise en liberté sous caution, en raison du retard pris par l`examen de la demande d`extradition. Une nouvelle audience était prévue le 11 octobre.

Mais la police ghanéenne a à nouveau arrêté vendredi Justin Koné Katinan, cette fois pour « violation des droits de l`Homme », selon son avocat ghanéen, Patrick Sogbodjor.

De nombreux responsables politiques et militaires du régime Gbagbo ont trouvé refuge au Ghana, provoquant la colère d`Abidjan.

Depuis août, les forces de sécurité ivoiriennes ont été la cible de plusieurs attaques, au cours desquelles au moins quinze militaires et policiers ont été tués, marquant le plus grave regain de tension en Côte d`Ivoire depuis la fin de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Ces attaques ont été attribuées par le pouvoir à des partisans de Laurent Gbagbo, ce que ceux-ci ont démenti.

Dans un discours prononcé mercredi aux Nations unies à New York, le président ghanéen John Dramani Mahama a réaffirmé que son pays ne permettra pas que son territoire serve de base arrière pour des opérations de déstabilisation contre la Côte d`Ivoire.

Le président ivoirien Alassane Ouattara avait ordonné le 21 septembre la fermeture « jusqu`à nouvel ordre » de toutes les frontières avec le Ghana. Les liaisons aériennes entre les deux pays ont repris le 24 septembre, mais les frontières terrestres et maritimes restent fermées jusqu`à nouvel ordre, au grand dam des commerçants et des transporteurs piégés de chaque côté de la frontière.

AFP

Ghana: Pas de libération sous caution pour le porte-parole de l’ex-président Gbagbo

septembre 6, 2012

ACCRA (AFP) – Un juge ghanéen a refusé jeudi la libération sous caution du porte-parole de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et repoussé à jeudi prochain l’audience d’examen de la demande d’extradition par les autorités ivoiriennes.

« Tout en refusant la mise en liberté sous caution, j’appelle le ministère public à accélérer la procédure d’extradition en transmettant les documents nécessaires d’ici au jeudi 13 septembre », a déclaré le juge Aboagye Tandoh.

Une audience doit se tenir le même jour, selon le greffier du tribunal.

Le ministère public s’efforce d’obtenir l’extradition vers la Côte d’Ivoire de Justin Koné Katinan, arrêté le 24 août dernier à Accra où il s’était exilé comme des milliers d’autres fidèles de l’ex-président Gbagbo après la chute de son régime et la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait quelque 3.000 morts.

M. Koné Katinan était visé par un mandat d’arrêt international, émis par Abidjan, pour « crimes économiques » en tant que ministre du Budget durant la crise née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite face Alassane Ouattara en décembre 2010.

La Haute Cour du Ghana avait refusé mercredi la demande de libération de Justin Koné Katinan, jugeant sa détention légale, et annoncé le début jeudi de l’examen formel de la demande d’extradition vers la Côte d’Ivoire.

Mais l’avocat de M. Koné Katinan a demandé sa mise en liberté sous caution. Les défenseurs du porte-parole font valoir que ce dernier ne peut pas être extradé en raison de son statut de réfugié au Ghana.

Lors d’une rencontre mercredi à Abidjan avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara, le président ghanéen John Dramani Mahama avait assuré qu’il ne laisserait pas son pays servir de « base arrière » pour déstabiliser la Côte d’Ivoire, alors que la présence au Ghana de partisans de l’ex-président Gbagbo a créé des tensions entre Accra et Abidjan.

Après des attaques meurtrières contre l’armée ivoirienne début août, le gouvernement du président Ouattara avait mis en cause des miliciens et militaires pro-Gbagbo qui bénéficieraient du soutien d’exilés au Ghana, des accusations que le parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a récusées.

AFP

Aqua for Life, une source d’espoir

mars 14, 2012

Au Ghana, où l’ONG Green Cross et Giorgio Armani oeuvrent à améliorer l’accès à l’eau potable

Du 19 au 25 mars, Giorgio Armani s’engage à financer l’accès à 100 litres d’eau potable par flacon d’Acqua di Gio ou Acqua di Gioia vendu. Une opération caritative dont Le Figaro est allé découvrir les résultats de la première édition, en 2011, au Ghana.

D’Accra, on vous indique les distances des villages et des communautés aux alentours en temps de parcours. La voiture s’élance sur de grands faubourgs ressemblant à ceux de n’importe quelle autre capitale, laissant la côte et le golfe de Guinée derrière elle. Une poignée de kilomètres à parcourir, avant que les voies ne se transforment en autoroutes éternellement en construction ou en pistes qui s’avèrent d’interminables tape-culs. Les automobilistes se moquent bien des ornières – il y en a partout -, ils accélèrent, klaxonnent, essayent tant bien que mal de doubler… Des carcasses accidentées jonchent les deux bas-côtés. Le reportage du jour prend des allures d’expédition.

L’eau potable excessivement rare dans les campagnes

À 90 kilomètres au nord-est d’Accra, Kokooso Aboabo semble à mille lieues. Et pas uniquement en raison du voyage chaotique. L’archaïsme général de ce village renforce l’impression de pauvreté. De vieux baraquements ouverts à tous les vents font office de bâtiments scolaires. La cour d’école est également le centre de la communauté qui s’étend loin dans la brousse. Quelques enfants s’empressent d’apporter des chaises. On dresse une petite nappe sur une table brinquebalante. Aux côtés de la directrice d’école, une vingtaine d’hommes de tous âges viennent s’asseoir pour parler du problème de l’eau potable. Kokooso Aboabo est un exemple parmi d’autres.

Dans ce pays, 40 % des 20 millions d’habitants n’ont pas accès à l’eau potable dans les campagnes. Depuis toujours, les quelque six cents âmes de ce village vont la puiser dans un ruisseau provenant des montagnes, en contrebas de l’école. Les enfants sont censés venir en cours avec une bouteille remplie à la maison, mais celle-ci ne suffit jamais tant il fait chaud. Bien que le chemin pour se rendre au ruisseau soit escarpé et dangereux, les instituteurs finissent par les autoriser à s’y ressourcer en cours de journée. Là n’est Pas le problème pour Kojo Amo Stephen, le représentant de la communauté : « Pendant la période des pluies, soit de mars à septembre, absolument tout ruisselle et charrie une multitude de saletés et de déchets dans notre point d’eau », explique-t-il tout en nous y conduisant. Quelques filous, profitant de la visite pour s’échapper de leur classe, nous emboîtent le pas et remplissent leur gobelet dans ce bief qui, en ce mois de janvier par temps sec, situation normale, est d’une indescriptible insalubrité. De fait, enfants et adultes sont régulièrement victimes de diarrhées aiguës. On les soigne comme on peut, et ce, depuis des générations. À l’instar des ornières sur les pistes, les Ghanéens font mine d’avoir oublié tant cela fait partie du quotidien.

Une initiative relayée au Forum mondial de l’eau à Marseille

Courant 2012, l’ONG Green Cross a prévu de réaliser un puits d’eau potable à Kokooso Aboabo, financé par la deuxième édition du programme Acqua for Life des parfums Giorgio Armani. Fondée en 1993 par Mikhaïl Gorbatchev, cette « Croix-Rouge pour l’environnement » mène différentes actions en faveur de l’eau un peu partout dans le monde. L’an passé, l’opération caritative réalisée en partenariat avec le couturier milanais et son licencié L’Oréal – 100 litres d’eau purifiée par flacon d’Acqua di Gio ou d’Acqua di Gioia vendu – a permis d’en délivrer plus de 43 millions au Ghana, via le forage de puits jusqu’à la nappe phréatique, ainsi que la construction de collecter des eaux de pluie et de partager de celles usées.

Chacun peut apporter sa contribution de 50 litres

Les résultats de ces initiatives sont présentés, cette semaine à Marseille, dans le cadre du Forum mondial de l’eau auquel prendront part plusieurs chefs d’État. Dans la foulée, Giorgio Armani réitère son opération caritative du 19 au 25 mars prochain, au profit d’autres constructions au Ghana ou en Bolivie – pays le plus pauvre d’Amérique du Sud -, pour la première année. Sur Facebook, chacun peut apporter sa gracieuse contribution de 50 litres en rejoignant simplement la communauté Acqua for Life. Dans les boutiques Emporio Armani, un tee-shirt imprimé de dessins envoyés par des écoliers du Ghana au designer milanais est également mis en vente au profit de l’action.

Des mentalités et des habitudes à changer

Si les enfants sont les plus sensibles aux virus contenus dans de l’eau insalubre, ils sont également les premiers à pouvoir adopter de nouveaux réflexes et prêcher la bonne parole dans leur hameau, parfois distant de plusieurs kilomètres du centre de la communauté. Aussi Green Cross a-t-elle choisi d’équiper, en priorité, des groupements scolaires de systèmes de récolte des eaux usées. « L’eau, c’est la vie », murmure Patience, 12 ans, qui a tout retenu du programme éducatif Smart Water for Green Schools, mis au point par les représentants locaux de l’ONG et l’équipe enseignante. Avec ses copines Béatrice et Ophélia, également scolarisées à l’Adwaso Presby Primary d’Akwateakwaso, elle raconte qu’avant la construction de la citerne de collecte des eaux de pluie et le forage du puits dans leur village, elles devaient « se lever aux aurores pour transporter des jarres à destination de toute la famille depuis la rivière, avant de se rendre en cours. C’était dangereux, il y avait des serpents et, aussi, des garçons qui s’amusaient à nous faire peur ». Car, oui, les garçons, eux, se moquent royalement des affaires d’eau. Depuis toujours, c’est le rôle des femmes, dès l’âge de 5 ans notamment.

Au hameau d’Apetewuso encore plus reculé – également équipé d’un puits grâce à Acqua for Life en 2011 -, le représentant de la communauté, Darlington Anin, est surpris de notre étonnement face au peu d’implication de la gent masculine dans cette tâche essentielle à la vie de tous. « Les hommes passent leur journée dans les champs et, lorsqu’ils rentrent, ils doivent trouver de l’eau à la case.» Sa sœur aînée, qui souriait à la première question, haussera les épaules lorsqu’on lui demandera si elle n’a jamais pensé à faire bouillir un minimum d’eau pour la purifier. Ce n’est pas dans les coutumes. De plus, elle n’a matériellement pas le temps. Du matin au soir, elle et les autres femmes doivent essayer de glaner quelques maigres nourritures dans la brousse pour toutes leurs grandes familles. Leur quotidien s’est amélioré depuis la construction du puits. Bien entendu, tout n’est pas encore parfait. Mais Green Cross a déjà noté un recul des infections et des maladies. Dans quelques heures, les enfants reviendront de l’école. Ce soir ou demain, ils apprendront 
peut-être à leurs parents d’autres règles élémentaires sur l’eau potable qui finiront par faire du bien à toute la communauté.

Lefigaro.fr par Fréderic Martin-Bernard

Alassane Ouattara demande à Accra d’arrêter des Ivoiriens réfugiés au Ghana

octobre 7, 2011

ACCRA – Le président ivoirien Alassane Ouattara a demandé jeudi à Accra d`arrêter des Ivoiriens réfugiés au Ghana, terre d`exil de
nombreux proches du chef d`Etat déchu Laurent Gbagbo, dont certains coulent des jours paisibles malgré des mandats lancés par Abidjan.

Arrivé dans la capitale ghanéenne dans la matinée, M. Ouattara s`est entretenu avec son homologue John Atta Mills et a rencontré la communauté ivoirienne du Ghana avant de repartir en début de soirée, ont constaté des journalistes de l`AFP.

Selon une déclaration conjointe des deux présidents, M. Ouattara « a demandé au Ghana d`envisager la mise en oeuvre du mandat (prévoyant) le gel des comptes et l`application des mandats d`arrêt émis contre des personnes présumées coupables d`actes criminels commis durant la crise poste-électorale ivoirienne ».

Le Ghana a accepté d`étudier cette requête, ajoute le texte, et une réunion entre responsables de la sécurité des deux pays devrait bientôt se tenir à Abidjan.

Il s`agissait du premier voyage officiel de M. Ouattara chez son voisin de l`est, près de six mois après la fin de la crise née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010, qui a fait quelque 3.000 morts selon l`ONU.

Des milliers d`Ivoiriens se sont réfugiés au Ghana, parmi lesquels de nombreux partisans du président déchu Laurent Gbagbo.

Un accord tripartite prévoyant le rapatriement des exilés a été signé jeudi par le Ghana, la Côte d`Ivoire et le Haut commissariat de l`ONU pour les réfugiés, lors d`une cérémonie en présence de MM. Atta Mills et Ouattara.

S`adressant à quelque 1.500 compatriotes rassemblés dans un centre de conférence d`Accra, Alassane Ouattara a lancé un appel pour qu`ils « rentrent au pays » désormais « en paix ».

« Venez apporter votre contribution au développement de notre pays car c`est ce développement qui va accélérer la réconciliation et le pardon (…) N`ayez pas peur (…) la Côte d`Ivoire est maintenant un Etat de droit », a-t-il lancé.

« Ceux qui ont commis des crimes de quelque nature que ce soit, la justice ne sera pas abusive », a-t-il assuré.

Une délégation de personnalités pro-Gbagbo réfugiées au Ghana devait participer à la rencontre, mais elle est repartie peu après son arrivée au centre de conférence, semble-t-il après avoir constaté qu`elle n`aurait pas d`entretien particulier avec le président, contrairement à ce qu`elle prévoyait.

Alors que des dizaines de figures du régime déchu, dont Laurent Gbagbo lui-même, sont détenues en Côte d`Ivoire, des cadres politiques et d`anciens militaires de son bord se sont installés à Accra.

Une « Coordination du Front populaire ivoirien (FPI, parti de M. Gbagbo) en exil » a ainsi été montée, sous la direction d`Assoa Adou, un ancien ministre.

Le porte-parole de l`ex-chef d`Etat, Justin Koné Katinan, qui fut son ministre du Budget en pleine crise, signe ses communiqués virulents depuis la capitale ghanéenne.

Dans la matinée, M. Katinan avait estimé auprès de l`AFP que la rencontre avec M. Ouattara serait « une occasion pour exposer nos souffrances et ce que nous attendons des nouvelles autorités ivoiriennes ».

L`activisme à ciel ouvert du camp Gbagbo à Accra agace le nouveau régime ivoirien, avaient indiqué des sources concordantes avant la visite.

« Ce qui irrite le pouvoir, c`est surtout le fait que des pro-Gbagbo se baladent à Accra alors que des mandats d`arrêt ont été émis par la justice ivoirienne à l`encontre de certains d`entre eux », avait expliqué à l`AFP une source diplomatique occidentale.

« Ouattara vient mettre la pression sur Atta-Mills », avait-elle estimé avant la visite.

A Abidjan, on en veut particulièrement au toujours influent Jerry Rawlings, ex-président ghanéen et proche de Laurent Gbagbo, soupçonné de jouer un jeu ambigu depuis la crise et de protéger les pro-Gbagbo.

AFP