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Le Canada accorde 27 M$ de plus aux pays accueillant des réfugiés vénézuéliens

mai 26, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
OTTAWA — Le Canada a surenchéri sur ses deux rivaux pour un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies, mardi, lors d’une conférence internationale portant sur la crise des réfugiés vénézuéliens.Le Canada a accordé 27 millions $ supplémentaires en soutien aux pays d’Amérique du Sud confrontés à cette crise, comparativement aux 6,7 millions $ accordés par la Norvège et 1,5 million $ par l’Irlande.

Ces contributions ont été annoncés lors d’une vidéoconférence de trois heures et demie protégée par mot de passe, au cours de laquelle les représentants de chaque pays se sont tour à tour exprimés sur l’importance de cette cause. Des millions de Vénézuéliens ont trouvé refuge dans les pays voisins, fuyant le gouvernement répressif de Nicolas Maduro.

Il est rare que le Canada se démarque pour ses dépenses sur la scène internationale: sa candidature pour un siège temporaire au puissant Conseil de sécurité de l’ONU est régulièrement critiquée par des experts qui soulignent que la Norvège et l’Irlande dépensent toutes deux beaucoup plus par habitant pour le développement international.

Les deux pays européens déploient également plus de Casques bleus que le Canada dans le cadre des missions de l’ONU, un autre domaine qui est considéré comme crucial pour démontrer son engagement envers les Nations unies.

Les trois pays se disputent deux sièges non permanents pour un mandat de deux ans à partir de l’année prochaine. L’Assemblée générale des Nations Unies doit se prononcer sur la question le mois prochain.

Dans le cadre de sa campagne, le gouvernement de Justin Trudeau a fait moussé son leadership en présentant le Canada comme un acteur clé dans la reconstruction du monde post-pandémie.

La ministre du Développement international, Karina Gould, rapporte que cette nouvelle contribution fait passer le soutien financier du Canada à 80 millions $ au cours des deux dernières années pour les causes humanitaires de l’hémisphère ouest.

L’Union européenne et l’Espagne étaient les hôtes de la conférence de mardi, visant à alléger la pression sur des pays comme la Colombie, le Pérou et l’Équateur, qui subissent les plus grands contrecoups de la deuxième crise de réfugiés en importance sur la planète.

Les systèmes de santé et d’éducation des pays voisins du Venezuela sont mis à rude épreuve, alors qu’ils doivent absorber cinq millions de réfugiés tout en faisant face à la COVID-19.

La ministre colombienne des Affaires étrangères, Claudia Blum, a précisé que son pays avait accueilli 1,8 million de réfugiés vénézuéliens, leur donnant accès aux soins de santé et permettant aux enfants de fréquenter les écoles publiques.

Mme Blum a toutefois ajouté que son pays a besoin de plus d’argent pour faire face au nombre croissant de réfugiés vénézuéliens, qui devrait atteindre 6,5 millions d’ici la fin de l’année, dont 2,4 millions en Colombie.

Le Canada a accepté de tenir la prochaine conférence à cet effet, prévue pour le début de l’année prochaine.

Avec La Presse canadienne par Mike Blanchfield

Les pays occidentaux tardent à accueillir des réfugiés de Libye, selon l’ONU

septembre 13, 2019

 

Les pays occidentaux tardent à tenir leur engagement à accueillir et réinstaller les réfugiés et demandeurs d’asile bloqués en Libye ou au Niger voisin, estime un haut responsable de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

La Libye, où transitent 90% des personnes voulant traverser la Méditerranée pour gagner l’Europe, héberge près de 50.000 réfugiés et demandeurs d’asile, selon le HCR qui les enregistre.

Au 1er septembre 2019, quatorze pays – le Canada, la France, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Finlande, l’Allemagne, l’Italie, le Luxembourg, l’Espagne, la Belgique – ont promis d’accueillir certains de ces réfugiés et demandeurs d’asile, mais tardent à mettre leur promesse à exécution, déplore l’envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale, Vincent Cochetel.

Certains «pays peuvent avoir l’impression (…) qu’il n’y a plus d’urgence»

«Aujourd’hui, on est proches de la moitié» des 6606 promesses de réinstallation – une installation permanente dans un pays tiers – «qui ont été réalisées», a-t-il dit à l’AFP en marge d’un forum régional tenu cette semaine à Bamako sur les déplacés du Sahel. Certains «pays n’accélèrent pas leurs procédures ou peuvent avoir l’impression, quand des gens arrivent au Niger, qu’il n’y a plus d’urgence», dit-il.

«Nous avons aussi au HCR des lenteurs dues à un travail en profondeur pour faire parler les gens, vérifier leurs parcours», ajoute Vincent Cochetel. Le responsable du HCR se réjouit par ailleurs de la décision mardi du Rwanda d’accueillir des réfugiés et demandeurs d’asile de Libye sur son sol en attendant qu’ils trouvent un pays d’asile définitif. «On invite d’autres pays à se joindre à eux, mais c’est compliqué à négocier», dit-il, reconnaissant que «ça prend du temps et ça coûte cher».

Le chaos qui a suivi la chute de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 a fait de la Libye la voie privilégiée pour les migrants originaires d’Afrique de l’Est, du Sahel et du Moyen-Orient cherchant à rejoindre l’Europe.

Le HCR a appelé il y a deux ans la communauté internationale à accueillir des milliers de personnes en besoin urgent d’évacuation, soit parce qu’elles sont enfermées dans des conditions très dures dans des centres de rétention libyens, soit parce qu’elles sont très vulnérables. Une partie d’entre eux, évacués de Libye, attendent dans un centre de transit au Niger.

Le besoin de réinstallation est devenu plus pressant en 2019 avec l’intensification des hostilités dans la Libye en guerre, selon le HCR.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Aquarius autorisé à accoster à Malte, les migrants accueillis par cinq pays

août 14, 2018

Des membres de l’équipage du navire humanitaire Aquarius le 1er août 2018 à Marseille / © AFP/Archives / BORIS HORVAT

Le navire humanitaire Aquarius, qui errait en Méditerranée à la recherche d’un port, a été autorisé mardi à accoster à Malte avec 141 migrants à son bord qui seront ensuite accueillis par cinq autres pays de l’Union européenne.

« Malte va donner à l’Aquarius la permission d’entrer dans ses ports, même s’il n’a pas l’obligation légale de le faire. Toutes les 141 personnes à son bord seront réparties entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne », a écrit sur Twitter le Premier ministre maltais, Joseph Muscat.

Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire affrété par les ONG Médecins sans frontières (MSF, qui a son bureau international à Genève) et SOS Méditerranée naviguait en effet en ce début de semaine entre l’Italie et Malte, de nouveau en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses « responsabilités ».

L’Espagne, qui avait accueilli l’Aquarius en juin au moment de sa précédente errance, a fait savoir mardi, par la voix de son Premier ministre Pedro Sanchez, qu’elle allait prendre en charge sur son sol 60 des 141 migrants secourus, dans le cadre d’un accord avec d’autres pays européens.

Le Portugal s’est de son côté dit, par un communiqué de son gouvernement, « disponible pour accueillir 30 des 244 migrants qui sont à bord de l’Aquarius et des autres embarcations actuellement à Malte ».

La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir fermé les portes à ce bateau, avait pour sa part déclaré dès lundi discuter avec les autres pays méditerranéens de l’UE pour « rapidement » trouver un port.

L’Aquarius avait secouru vendredi au large de la Libye ces migrants, essentiellement originaires de Somalie et d’Erythrée, dont la moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes.

« Deux enfants ont moins de cinq ans et trois moins de 13 ans », a raconté à l’AFP Aloys Vimard, le coordinateur de MSF à bord de ce navire, précisant que les rescapés étaient « épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye ».

– L’Europe face à ses « responsabilités » –

La présidente de l’ONG européenne SOS Méditerranée, Sophie Beau, avait appelé lundi « l’ensemble des pays européens à prendre leurs responsabilités », jugeant que la situation dans laquelle était plongé l’Aquarius était « en contradiction la plus totale avec le droit maritime international ».

Car non seulement l’Italie a refusé de le laisser accéder à ses ports, mais Malte, qui a recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, avait dans un premier temps fait de même, tandis que l’Espagne et la France soulignaient que leurs ports n’étaient pas les « plus proches ».

Compliquant la situation, Gibraltar avait annoncé avoir décidé de retirer son pavillon au navire après lui avoir demandé de suspendre ses activités de sauvetage, pour lesquelles il n’est pas enregistré sur ce territoire britannique.

L’accord annoncé mardi entre des pays de l’UE rappelle celui conclu fin juin à propos du navire humanitaire Lifeline, affrété par l’ONG allemande du même nom. Les 233 migrants qu’il transportait avaient fini par débarquer à Malte après un périple d’une semaine en Méditerranée qui avait provoqué des tensions en Europe.

Au total huit pays européens s’étaient engagés à prendre en charge certains d’entre eux : Malte, l’Italie, la France, l’Espagne, le Portugal, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.

L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, dont le ministre de l’Intérieur d’extrême droite Matteo Salvini avait mis un point d’honneur à ne pas accueillir de nouveaux migrants.

De vives polémiques s’en étaient suivies en Europe.

Paris avait dénoncé « l’irresponsabilité » de Rome, qui, à son tour, avait rejeté « les leçons d’hypocrisie » de la France.

Un mi-sommet européen avait eu lieu le 24 juin mais sans réussir à arracher un compromis avec les partisans d’une ligne dure sur l’immigration, comme l’Italie et le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne).

Romandie.com avec(©AFP / (14 août 2018 17h54)

L’Espagne d’accord pour accueillir le navire avec 629 migrants en Méditerranée

juin 11, 2018

/ © SOS MEDITERRANEE/AFP / Karpov

L’Espagne a accepté d’accueillir le navire transportant les 629 migrants secourus au large de la Libye, dont le sort était l’enjeu d’un bras de fer entre Malte et l’Italie, a annoncé lundi le gouvernement de Pedro Sanchez.

« Le président du gouvernement Pedro Sanchez a donné des instructions pour que l’Espagne honore les engagements internationaux en matière de crise humanitaire et a annoncé qu’elle accueillerait dans un port espagnol le navire Aquarius dans lequel se trouvent plus de 600 personnes abandonnées à leur sort en Méditerranée », indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

« Il est de notre obligation d’aider à éviter une catastrophe humanitaire et d’offrir un +port sûr+ à ces personnes », ajoute le communiqué, en précisant que le port de Valence (est) avait été choisi comme destination de l’Aquarius.

Navire affrété par l’ONG française SOS Méditerranée et se trouvant en stand by au large de Malte, l’Aquarius était, avant l’annonce de M. Sanchez, au centre d’un bras de fer entre la petite île méditerranéenne et l’Italie qui ont décidé tous deux de fermer leurs ports malgré les appels internationaux à accueillir ces migrants.

La Commission européenne a notamment appelé à un « règlement rapide » de ce bras de fer en Méditerranée, tout comme un porte-parole du gouvernement allemand, qui en a appelé au devoir « humanitaire » et au sens de la responsabilité de toutes les parties.

Le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (UNHCR) s’était lui montré plus direct en enjoignant Malte et l’Italie à autoriser « immédiatement » le débarquement de ces 629 migrants, dont sept femmes enceintes, 11 enfants en bas âge et 123 mineurs isolés.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juin 2018 15h21)                

Israël: l’Ouganda « envisage » d’accueillir des migrants africains

avril 13, 2018

Kampala – L’Ouganda « envisage » d’accueillir sur son sol quelque 500 migrants érythréens et soudanais en situation irrégulière en Israël, et que l’Etat hébreu entend expulser, a assuré vendredi le secrétaire d’Etat ougandais en charge des Réfugiés.

« Le gouvernement (…) envisage positivement la requête » israélienne d’accueillir ces migrants, a déclaré le secrétaire d’Etat Musa Ecweru, après plusieurs mois durant lesquels son pays a démenti tout accord sur la question.

M. Ecweru a assuré qu’Israël ne payera pas l’Ouganda pour accueillir ces migrants, assurant que les motivations ougandaises sont « purement humanitaires », et que les migrants ne seraient pas déportés de force.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu, le plus à droite de l’histoire d’Israël, veut expulser des milliers d’Erythréens et de Soudanais entrés illégalement dans le pays et qui n’ont pas de demande d’asile en cours d’instruction. Le gouvernement leur propose de partir « volontairement » avec une somme de 3.500 dollars (2.800 euros), sous peine d’être arrêtés et détenus jusqu’à ce qu’ils acceptent de quitter le pays.

Les autorités n’ont toutefois pas indiqué vers quels pays les migrants pourraient être expulsés, sachant qu’Israël reconnaît tacitement qu’ils ne peuvent être renvoyés au Soudan ou en Erythrée sans mettre leur vie en danger.

Des ONG israéliennes assurent depuis plusieurs mois que des accords ont été passés avec l’Ouganda et le Rwanda, ce que les intéressés ont démenti à plusieurs reprises.

Le plan d’expulsion du gouvernement israélien a suscité de nombreuses critiques, notamment du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, mais aussi en Israël de certains survivants de la Shoah et d’une partie de la société civile.

Début avril, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait accepté d’annuler ce programme d’expulsions, assurant qu’un accord avec l’ONU allait permettre de transférer les migrants concernés vers « des pays développés comme le Canada, l’Allemagne ou l’Italie ». Mais M. Netanyahu avait fait volte-face quelques heures plus tard, et annulé l’accord avec l’ONU.

Selon les autorités israéliennes, 42.000 migrants africains vivent actuellement en Israël. Les femmes et les enfants n’étaient pas menacés par le plan initial d’expulsions.

Ces migrants sont arrivés majoritairement après 2007, à partir du Sinaï. La frontière à l’époque poreuse avec l’Egypte a depuis été rendue quasiment hermétique. Ils se sont installés en nombre dans des quartiers pauvres de Tel-Aviv, la grande ville côtière.

Selon M. Netanyahu, ces migrants ne sont pas des réfugiés, mais des « infiltrés illégaux ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 avril 2018 13h56)                                            

Pour le Pape, un catholique exemplaire doit accueillir les migrants

avril 9, 2018

Le pape François lors d’une audience Place Saint-Pierre le 4 avril 2018 au Vatican / © AFP/Archives / Tiziana FABI

Le pape François a fermement répliqué lundi à ses détracteurs catholiques parfois plus réceptifs à la question de l’avortement qu’à son plaidoyer sur l’accueil des migrants, en dévoilant son mode d’emploi pour être un croyant exemplaire et tendre vers « la sainteté ».

En cinq années de pontificat, le pape argentin de 81 ans a été le chantre des pauvres, des exploités économiques et des migrants, en martelant sans relâche les vertus de la miséricorde et de la justice sociale, des idéaux au centre de cette troisième « exhortation apostolique » très attendue, signée de sa main.

Dans la tradition catholique, tous les baptisés sont appelés à devenir des saints à travers des petits gestes quotidiens, même si la quasi-totalité d’entre eux ne figureront jamais parmi les célèbres canonisés reconnus officiellement par l’Eglise après leur mort.

Le chef des près de 1,3 milliard de catholiques de la planète adresse à ces « saints de la porte d’à côté » ou saints « de la classe moyenne » une centaine de pages de recommandations.

Et il réplique de manière inattendue aux catholiques rivés sur les traditionnels dossiers éthiques de l’Eglise et dubitatifs sur ses appels constants à un large accueil des migrants.

« Certains catholiques affirment » que la situation des migrants est « un sujet secondaire à côté des questions +sérieuses+ de la bioéthique », note le pape. « Qu’un homme politique préoccupé par ses succès dise une telle chose, on peut arriver à le comprendre; mais pas un chrétien », souligne-t-il.

Citant l’Ancien testament qui recommande d’accueillir les étrangers à bras ouverts, François ajoute, tranchant: « Il ne s’agit pas d’une invention d’un pape ou d’un délire passager ».

Les appels du pape en faveur des migrants déboussolent une frange des catholiques, dans une Europe où, notamment, le dirigeant national-conservateur hongrois Viktor Orban, icône des droites populistes européennes, a remporté dimanche ses troisièmes législatives d’affilée.

« Le pape répond de manière très directe à ses opposants en insistant sur la centralité du thème des migrants. Et il critique certains expressions du mouvement catholique pro-vie », relève le vaticaniste américain John Allen, du site Crux.

« La défense de l’innocent qui n’est pas encore né doit être sans équivoque, ferme et passionnée », souligne en effet le pape dans son exhortation. Avant d’ajouter: « Est également sacrée la vie des pauvres qui sont déjà nés, de ceux qui se débattent dans la misère ».

François a intitulé son appel « Gaudete et exsultate » (réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse) car il exalte en particulier l’humour et la joie de vivre.

La sainteté peut être atteinte en s’occupant simplement de ses proches, en accomplissement honnêtement son travail, « en faisant silence devant les défauts de ses frères », explique-t-il.

– Zapping et diable –

Pour orienter les catholiques, il se réfère aux préceptes de l’un des passages les plus connus du Nouveau testament, les « Béatitudes », même si « c’est mal vu, suspecté, ridiculisé » dans le monde actuel.

Le pape prône ainsi la douceur qu’il oppose au « règne de l’orgueil et de la vanité, où chacun croit avoir le droit de s’élever au-dessus des autres ».

Il recommande « la justice pour les pauvres et les faibles », même si « la réalité nous montre combien il est facile d’entrer dans les bandes organisées de la corruption ».

Parmi les obstacles contemporains à une vie catholique exemplaire, il énumère « la négativité et la tristesse », « l’individualisme » et « de nombreuses formes de fausse spiritualité sans rencontre avec Dieu qui règnent dans le marché religieux actuel ».

Réaliste, il constate aussi que la sphère religieuse est souvent anéantie par « les nouveautés constantes des moyens technologiques, l’attraction des voyages, les innombrables offres de consommation ».

Le pape, qui n’a ni ordinateur ni télévision, mais des dizaines de millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, insiste particulièrement sur les effets d’une société hyper connectée.

« La consommation de l’information superficielle et les formes de communication rapide et virtuelle peuvent également être un facteur d’abrutissement », dit-il.

Et de s’inquiéter pour ces jeunes exposés « au zapping constant », naviguant « sur deux ou trois écrans simultanément » afin d’interagir sur différents lieux virtuels.

Enfin le pape argentin n’oublie pas d’évoquer longuement les « tentations du diable », « un être personnel qui nous harcèle » avec sa haine et ses vices. Pour prévenir que « le chemin vers la sainteté est une lutte constante ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 avril 2018 15h19)                

Marché aux esclaves en Libye: le Rwanda prêt à accueillir 30.000 migrants africains

novembre 23, 2017

 

Un migrant subsaharien dans une geôle libyenne, en 2013. © Manu Brabo/AP/SIPA

Le Rwanda s’est dit prêt à accueillir jusqu’à 30 000 migrants africains vivant dans des conditions inhumaines en Libye, où une récente vente d’esclaves noirs à suscité l’indignation dans le monde.

« Le Rwanda discute actuellement pour voir comment il peut aider à accueillir des migrants prisonniers en Libye, a déclaré ce 22 novembre la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Le nombre et les moyens sont encore en discussion, mais le Rwanda estime à environ 30 000 le nombre de migrants pouvant être accueillis ».

À la suite de la diffusion le 14 novembre par la chaîne de télévision américaine CNN d’images montrant un marché aux esclaves où étaient vendus aux enchères des migrants noirs d’Afrique subsaharienne, le président de la commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a appelé à l’aide les pays du continent.

« Le Rwanda, comme le reste du monde, a été horrifié par la tragédie actuellement en cours en Libye où des hommes, des femmes et des enfants africains qui étaient sur la route de l’exil, ont été arrêtés et transformés en esclaves », a déclaré Louise Mushikiwabo.

« Crimes contre l’humanité»

« Étant donné la philosophie politique du Rwanda et notre propre histoire, nous ne pouvons pas rester silencieux quand des êtres humains sont maltraités et vendus aux enchères comme du bétail », a-t-elle ajouté.

Ce 22 novembre, la France a qualifié de « crimes contre l’Humanité » les ventes de migrants africains comme esclaves en Libye et demandé une réunion expresse du Conseil de sécurité des Nations unies sur ce sujet.

Cette pratique « relève de la traite des êtres humains », a déclaré le président français Emmanuel Macron à l’issue d’une rencontre avec son homologue guinéen Alpha Condé. « Ce qui s’est passé est scandaleux, inacceptable », a déclaré ce dernier, qui est aussi président en exercice de l’UA.

Jeuneafrique.com

USA: l’accueil des réfugiés réduit à près de 45.000 pour 2018

septembre 27, 2017

Washington – Les Etats-Unis accueilleront jusqu’à 45.000 réfugiés du monde entier en 2018, un plus bas historique illustrant la priorité donnée par Washington à la sécurité nationale, ont indiqué mercredi des responsables gouvernementaux sous couvert d’anonymat.

Ils n’ont pas dit clairement si l’interdiction d’entrée aux réfugiés pendant 120 jours, qui fait partie du décret migratoire du président Donald Trump, serait reconduite au-delà du 24 octobre.

Le programme d’accueil a concerné près de 85.000 personnes en 2016 et 54.000 en 2017, un chiffre un peu supérieur à la limite de 50.000 réfugiés décidée par le républicain après son accession au pouvoir.

Pour l’année fiscale 2018, qui commence dimanche, l’Afrique a obtenu le plus gros contingent (19.000), devant l’Asie du Sud (17.000), l’Asie de l’Est et le Proche Orient (5.000), l’Europe et l’Asie centrale (2.000) et l’Amérique latine/Caraïbes (1.500).

« La sécurité de la population américaine est notre premier souci. Nous voulons avoir l’assurance que le programme d’accueil des réfugiés va à ceux qui ont le droit à cette protection et qui ne sont pas connus pour représenter un risque pour la sécurité de notre pays », a expliqué un membre de l’administration.

Mais les Etats-Unis resteront le premier donateur pour la protection des réfugiés dans le monde, a-t-il souligné.

Ils demeureront aussi le premier pays pour l’accueil des réfugiés, a-t-il ajouté. Le responsable américain se référait aux programmes de réinstallation permanente de réfugiés qui permettent à des demandeurs d’asile, sélectionnés à l’étranger souvent après avoir fui leur pays d’origine, d’être accueillis aux Etats-Unis et d’espérer y obtenir le droit définitif d’y résider.

Ces données sont ainsi difficilement comparables avec les chiffres de pays d’Europe et du Moyen-Orient, en première ligne face à l’afflux de réfugiés.

« Les demandeurs d’asile seront soumis à des vérifications intensives de sécurité, biographiques et biométriques à des stades multiples », avant et après leur arrivée sur le territoire américain, a insisté une autre responsable gouvernementale.

Selon elle, ces vérifications seront régulièrement renforcées pour répondre aux menaces spécifiques potentielles.

D’après ces deux responsables, ces mesures de sécurité renforcées ne sont pas destinées à ralentir le flot des candidatures. Le processus d’obtention du statut de réfugié prend actuellement entre 18 mois et deux ans.

Ils ont également démenti une volonté supposée du président Trump de réduire le nombre d’étrangers aux Etats-Unis pour garantir le plein emploi des citoyens américains.

« Les examens de sécurité sont toujours en cours (…). Nous prévoyons de mettre en place les nouvelles procédures avant le 24 octobre (mais) nous ne sommes pas arrivés à la fin de ce processus », a dit l’un d’eux, au sujet des dispositions du décret migratoire.

Ce texte, attaqué à maintes reprises en justice depuis sa signature fin janvier, porte sur l’interdiction pour 90 jours d’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de six pays à majorité musulmane, et de 120 jours pour tous les réfugiés. Il a été étendu dimanche à huit pays mais sans faire référence aux réfugiés.

Une ONG américaine de défense des réfugiés, l’International Refugee Assistance Project (IRAP), s’est dit « extrêmement inquiète » par cette décision de l’administration américaine « à un moment où le monde connaît le plus grand nombre de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale ».

« Nous abandonnons des gens désespérés dans des situations de vie ou de mort, dont des enfants qui ont un besoin médical urgent, des alliés des Etats-Unis en temps de guerre, des survivants à des actes de torture », s’est indignée Betsy Fischer, une responsable de l’IRAP.

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2017 04h52)                                            

L’Espagne commence à accueillir des réfugiés, après des mois d’attente

mai 25, 2016

Madrid – L’Espagne a commencé cette semaine à recevoir des réfugiés provenant de camps en Europe, Turquie et au Liban, s’engageant à en admettre 586 d’ici à mi-juin, après des mois de débats sur l’inaction du gouvernement conservateur dans ce domaine.

Vingt-deux hommes, tous érythréens, sont arrivés mercredi en provenance d’Italie à l’aéroport de Madrid, a annoncé en fin de journée le ministère de l’Intérieur. Une vingtaine de Syriens, Irakiens ont été reçus mardi, en provenance de Grèce, les premiers depuis novembre 2015.

Le ministère de l’Intérieur prévoit d’en accueillir 586, en majorité syriens et irakiens, d’ici à mi-juin, a-t-il précisé dans un communiqué.

Parmi eux, 285 doivent provenir du Liban, 150 de Grèce, 101 de Turquie et 50 d’Italie.

Près de 1,3 million de réfugiés provenant principalement de pays en guerre comme la Syrie et l’Irak, ont demandé l’asile à l’Union européenne en 2015 et plus d’un tiers l’ont fait en Allemagne. Des centaines de milliers sont arrivés par la mer, en Grèce et en Italie.

En septembre, les pays de l’UE ont mis en place un programme visant à redistribuer dans les 28 pays un premier groupe de 140.000 personnes pris en charge dans des camps dans et hors de l’UE.

L’Espagne s’était engagée à en accueillir plus de 17.000, mais seuls 17 ont depuis été admis, les autorités attribuant ce retard à la lenteur des démarches administratives nécessaires en Grèce et en Italie.

De nombreux responsables politiques, notamment de gauche, et des associations, ont reproché au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, son inaction.

Et, fin avril, quatre députés dont deux du parti de gauche radicale Podemos ont observé une grève de la faim d’une semaine pour attirer l’attention sur le drame des réfugiés.

Le chef du Parti socialiste, Pedro Sanchez, a lui accusé le gouvernement de M. Rajoy de faire honte à toute l’Espagne.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations, plus de 191.000 migrants ont traversé la Méditerranée pour gagner l’Europe depuis le début de l’année, et 1.370 sont morts.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mai 2016 19h23)

USA: des Etats refusent d’accueillir des réfugiés syriens après les attentats de Paris

novembre 16, 2015

Washington – Deux Etats américains, l’Alabama et le Michigan, ont annoncé qu’ils refusaient désormais d’accueillir des réfugiés syriens, dans l’espoir d’éviter des attentats similaires à ceux qui ont endeuillé Paris vendredi.

Après avoir dûment considéré les attaques terroristes de ce week-end contre des citoyens innocents à Paris, je m’opposerai à toute tentative de transférer des réfugiés syriens en Alabama, a affirmé Robert Bentley, gouverneur de cet Etat du sud des Etats-Unis.

Je ne serai pas complice d’une politique qui met les citoyens de l’Alabama en danger, a ajouté le gouverneur dans un communiqué dimanche.

Les actes de terrorisme commis ce week-end viennent rappeler au monde de façon tragique que le mal existe et prend la forme du terrorisme cherchant à détruire les libertés fondamentales, pour lesquelles nous ne cesserons de lutter, a-t-il encore affirmé expliquant ne pas vouloir exposer les habitants de l’Alabama au moindre risque d’attaque.

Le gouverneur de l’Etat du Michigan (nord) Rick Snyder a annoncé dimanche une décision similaire, compte tenu de la situation terrible à Paris.

Dans un communiqué cité par des médias dimanche, il a expliqué avoir donné des directives pour suspendre nos efforts visant à accepter de nouveaux réfugiés, jusqu’à ce que le Département américain de la Sécurité intérieure achève une révision complète des mesures de sécurité.

Il va y avoir des jours difficiles à venir pour le peuple de France et il restera dans nos pensées et dans nos prières, a ajouté M. Snyder, dont l’Etat abrite l’une des plus importantes communautés originaires du Moyen-Orient.

Il est important de souligner que ces attaques sont menées par des extrémistes et ne reflètent pas l’attitude pacifique des gens originaires du Moyen-Orient, a-t-il souligné.

Selon le principal journal du Michigan, le Detroit Free Press, entre 1.800 et 2.000 réfugiés ont été réinstallés dans cet Etat au cours de l’année écoulée, dont quelque 200 Syriens.

Plusieurs candidats républicains à la présidentielle ont souligné dimanche que les Etats-Unis ne devaient pas accueillir de réfugiés syriens, de peur que des militants du groupe Etat islamique (EI) ne figurent parmi eux.

Ces réactions font suite à la série d’attaques revendiquées par l’EI qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés dans la capitale française vendredi.
Mais un responsable de la Maison blanche a affirmé que le pays ne courait pas ce risque, le nombre de réfugiés qui doivent être accueillis aux Etats-Unis étant limité et le processus de vérification solide.

Nous ne pouvons pas fermer nos portes à ces gens, a déclaré à Fox News dimanche Ben Rhodes, conseiller national adjoint du président Barack Obama pour les affaires de sécurité.

Montrés du doigt pour leur manque de réactivité face à la crise migratoire déclenchée par le conflit en Syrie, les Etats-Unis ont annoncé début septembre qu’ils allaient accueillir 10.000 réfugiés syriens d’ici octobre 2016, contre 1.800 seulement depuis 2011.

Romandie.com