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Suède: huis clos au procès d’un Français accusé de viols sur fonds de scandale Nobel

septembre 19, 2018

Le Français Jean-Claude Arnault arrive au tribunal de Stockholm, le 19 septembre 2018 / © TT NEWS AGENCY/AFP / Fredrik SANDBERG

Le procès d’un Français, figure de la scène culturelle suédoise jugé pour deux viols révélés en pleine tempête #MeToo qui ont entraîné le report du Nobel de littérature, s’est ouvert mercredi devant le tribunal de Stockholm.

Accompagné de son avocat, Jean-Claude Arnault est arrivé au tribunal peu après 08H00. Écharpe grise nouée autour du cou, lunettes de vue à monture noire, veste sombre, il n’a fait aucune déclaration.

« Il conteste les accusations », a annoncé devant les juges son conseil, Björn Hurtig, dont le client encourt de deux à six ans de prison.

Comme souvent dans les affaires d’agressions sexuelles, le tribunal a ensuite ordonné le huis clos à la demande de la partie civile et les journalistes ont été priés de sortir.

La victime présumée, dont l’identité n’a pas été dévoilée, est allée déposer après la décision de huis clos, protégeant de ses mains son visage face au mur de caméras et d’appareils photo.

« C’est une journée difficile pour ma cliente, mais elle va bien », a déclaré à la mi-journée son conseil, Elisabeth Massi Fritz, ténor du barreau suédois spécialisée dans la défense des femmes.

Marié à une membre de l’Académie suédoise, qui décerne depuis 1901 le prix Nobel de littérature, Jean-Claude Arnault, 72 ans, fut une personnalité influente de la scène culturelle à Stockholm jusqu’à la déflagration provoquée par l’affaire Weinstein.

Le Tout-Stockholm courait Forum, son club très sélect. Y gravitaient de nombreuses jeunes femmes férues de lettres et rêvant, entre un concert de jazz et une lecture de Proust, d’approcher un éditeur, un écrivain en vue.

Elisabeth Massi Fritz, avocate de la partie civile dans le procès pour viols du Français Jean-Claude Arnault, accusé de viols, le 19 septembre à Stockholm / © AFP / Jonathan NACKSTRAND

Un mois après les révélations en octobre 2017 des viols et abus sexuels commis par le producteur de cinéma américain Harvey Weinstein, le quotidien Dagens Nyheter publiait le témoignage anonyme de 18 femmes affirmant avoir été violentées ou harcelées par Jean-Claude Arnault.

Le scandale a provoqué un cataclysme au sein de l’académie, avec laquelle M. Arnault entretenait des liens étroits.

Une enquête interne a établi que plusieurs académiciennes, conjointes ou filles d’académiciens, avaient elles aussi subi « l’intimité non désirée » et les comportements « inappropriés » de l’accusé.

– « Peur intense » –

Le 5 octobre 2011 dans un appartement stockholmois, Jean-Claude Arnault a contraint la plaignante à un « rapport oral » puis à une pénétration vaginale alors que la jeune femme se trouvait dans un « état de vulnérabilité » et « de peur intense » l’empêchant de se défendre, selon l’acte de mise en accusation consulté par l’AFP.

Les faits se seraient répétés dans la nuit du 2 au 3 décembre 2011, dans le même appartement, tandis que la victime dormait.

Si pour la défense c’est parole contre parole, Me Massi Fritz souligne au contraire « les éléments de preuve » et la « crédibilité » du récit de sa cliente, « soutenu par sept témoins » appelés à la barre jeudi.

Stockholm: procès de Jean-Claude Arnault, jugé pour viols / © AFP /

Une partie de l’enquête préliminaire ouverte contre le Français pour d’autres viols et agressions sexuelles présumés commis entre 2013 et avril 2015 a été classée sans suite, frappée par la prescription ou faute de preuves.

– Académie en ruine –

Selon une enquête du quotidien Svenska Dagbladet, Jean-Claude Arnault est né en 1946 à Marseille de parents réfugiés russes. Il serait arrivé en Suède à la fin des années 1960 pour étudier la photographie.

Dans un entretien donné à Dagens Nyheter en 2006, il affirmait être monté sur les barricades parisiennes en mai 1968 contre « la direction réactionnaire de l’université ». « L’étincelle a été l’interdiction faite aux étudiants de partager les chambres des étudiantes », se souvenait-il.

Il se vantait d’être le « 19e membre » de l’Académie. Selon des témoins, il soufflait le nom des futurs lauréats Nobel à ses amis.

L’affaire a mis au jour le fonctionnement opaque de l’Académie, riche institution privée fondée en 1786 sur le modèle de son homologue française, ses conflits d’intérêt, ses jeux d’influence et la « culture du silence » qui y régnait.

Huit académiciens se sont mis en congé provisoire ou définitif, dont la secrétaire perpétuelle Sara Danius. L’attribution du Nobel de littérature 2018 a été reportée à 2019, et le prestigieux conclave, en ruines, s’efforce depuis de se reconstruire.

L’Académie doit élire dans les mois à venir de nouveaux membres, qui devront lire des dizaines d’auteurs parmi lesquels ils désigneront deux lauréats Nobel, 2018 et 2019.

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 13h27)

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Égypte: 75 personnes, dont des chefs islamistes, condamnés à mort

septembre 8, 2018

Photographie du procès de 700 accusés (dont le photojournaliste Shawkan) dans un tribunal du Caire, en Egypte, le 8 septembre 2018 / © AFP / Mohamed el-Shahed

Un tribunal du Caire a confirmé samedi la condamnation à mort de 75 personnes dont des dirigeants des Frères musulmans, dans l’un des plus grands procès de masse depuis la révolte ayant secoué l’Egypte en 2011.

Dans le même temps, le photojournaliste Mahmoud Abu Zeid dit « Shawkan », détenu depuis 2013 pour avoir couvert la répression sanglante d’une manifestation d’islamistes au Caire, a été condamné à cinq ans de prison, mais devrait sortir prochainement.

Au total, 739 personnes étaient jugées samedi, accusées pour la plupart d’avoir tué des policiers ou d’avoir vandalisé des biens publics en août 2013, lors d’émeutes au Caire.

Après l’éviction en juillet 2013 par l’armée de Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans et premier président élu démocratiquement en Egypte, le pays avait connu plusieurs mois de violence durant lesquels les forces de sécurité ont réprimé dans le sang les rassemblements de ses partisans.

Le 14 août 2013, les forces de l’ordre avaient notamment tué par balles plus de 700 manifestants pro-Morsi en faisant évacuer les places Rabaa al-Adawiya et al-Nahda, au Caire.

Samedi, la cour a confirmé des peines initialement prononcées le 28 juillet. Sur les 75 personnes condamnées à la peine de mort, figurent des dirigeants des Frères musulmans, comme Mohammed al-Beltagui, Issam al-Aryane ou Safwat Hegazi.

Quarante-sept autres personnes ont été condamnées à la perpétuité, 374 à 15 ans de prison, 22 mineurs à 10 ans de prison, et 215 ont été condamnées à cinq ans de prison. Elles peuvent encore faire appel.

– « Simulacre de justice » –

Le photojournaliste égyptien Mahmoud Abou Zeid dit « Shawkan » dans le box des accusés dans un tribunal du Caire le 8 septembre 2018 / © AFP / Mohamed el-Shahed

Le fils de l’ancien président islamiste Mohamed Morsi, Oussama Morsi, a de son côté été condamné à 10 ans de prison.

« Nous demandons une révision de ce procès par une cour impartiale et dans le respect total du droit à un procès équitable pour tous les accusés, sans recours à la peine de mort », a réagi Amnesty International dans un communiqué.

« La peine de mort ne devrait jamais être une option, qu’importent les circonstances », a affirmé l’ONG.

« Le fait qu’aucun officier de police n’ait été convoqué pour répondre de la mort (de centaines de personnes) lors des manifestations de Rabaa et Nahda montre à quel point ce procès était un simulacre de justice », a-t-elle en outre ajouté.

– « Injuste » –

Le photojournaliste Shawkan, 30 ans, a été condamné lui à cinq ans de prison mais devrait sortir de prison « dans quelques jours » après plus de cinq ans de détention sans jugement.

Il avait été interpellé le 14 août 2013, alors qu’il couvrait au Caire la dispersion du sit-in de l’opposition islamiste.

Le photojournaliste Mahmoud Abou Zeid, dit Shawkan, fait le V de la victoire dans un tribunal du Caire après sa condamnation à 5 ans de prison, le 8 septembre 2018 / © AFP / Mohamed el-Shahed

Tout sourire dans le box des accusés, Shawkan a fait le « V » de la victoire devant les journalistes.

Selon son avocat Me Abdelrady, qui se réjouit de sa remise en liberté prochaine, la peine prononcée est toutefois « injuste parce qu’il n’a fait que son travail ».

Lauréat du prix mondial de la liberté de la presse de l’Unesco en mai, Shawkan était poursuivi pour « meurtre, tentative de meurtre et appartenance à un groupe terroriste », et risquait la peine de mort.

Plusieurs ONG internationales ont milité sans relâche pour sa libération, dénonçant à travers le cas du photojournaliste une attitude répressive du pouvoir vis-à-vis des médias en Egypte.

Elu président en 2014, puis réélu en 2018, Abdel Fattah al-Sissi, ex-chef de l’armée et architecte de la destitution de Mohamed Morsi, est régulièrement accusé par les organisations de défense des droits de l’Homme d’avoir instauré un régime ultra-répressif.

Selon Amnesty et Human Rights Watch, au moins 40.000 personnes ont été arrêtées en un an après l’éviction de M. Morsi en 2013.

Selon Reporters sans frontières, 32 journalistes sont actuellement emprisonnés en Egypte, qui figure en 161e position sur 180 au classement mondial 2018 de la liberté de la presse.

Romandie.com avec(©AFP / (08 septembre 2018 21h17)

Donald Trump accuse l’Union européenne et la Chine de manipuler leurs monnaies

juillet 20, 2018

Washington – Le président américain Donald Trump a accusé vendredi l’Union européenne et la Chine de manipuler leurs monnaies, et critiqué la Banque centrale américaine pour l’augmentation du coût du crédit.

« La Chine, l’Union européenne et les autres manipulent leurs monnaies en baissant leurs taux d’intérêt, alors que les Etats-Unis augmentent leurs taux avec un dollar devenant de plus en plus fort tous les jours, ce qui dégrade notre compétitivité », a-t-il déclaré dans un tweet. « Comme d’habitude, ce n’est pas juste », a-t-il ajouté.

Le président américain a estimé que « les Etats-Unis ne devraient pas être pénalisés parce qu’ils vont très bien ». « Resserrer (la politique monétaire) fait du tort désormais à tout ce que nous avons fait », a-t-il écrit.

Donald Trump avait déjà dénoncé jeudi la montée du dollar, dopé par les perspectives de relèvement des taux et par les conflits commerciaux. « Regardez l’euro (…), il tombe! La Chine: leur monnaie est en chute libre. Cela nous met dans une position désavantageuse », avait-il déploré.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2018 13h37)                                                        

Accusé de corruption, le président du Malawi dans la tourmente

juillet 2, 2018

Blantyre (Malawi) – Le président du Malawi, Peter Mutharika, était lundi la cible de vives critiques de l’opposition et de la société civile qui exigent sa démission après la révélation d’une enquête officielle l’accusant de corruption à un an des élections générales.

Ce rapport confidentiel du Bureau anticorruption (ACB) soupçonne M. Mutharika et son Parti démocratique progressiste (DPP) d’avoir touché l’équivalent de 195.000 dollars de pots-de-vin d’une entreprise qui avait remporté un contrat pour la fourniture de rations alimentaires à la police.

Interrogé par l’AFP, le directeur de l’ACB Reyneck Matemba a confirmé l’authenticité du rapport.

« Je peux confirmer que l’ACB a (…) ouvert une enquête et que nous sommes près de la conclure ».

Le porte-parole du chef de l’Etat, Mgeme Kalilani, a démenti catégoriquement toute irrégularité de sa part, affirmant que l’argent qu’il avait perçu était un don fait à son parti. « Le président Peter Mutharika n’a jamais reçu le moindre argent de (l’entreprise contractante) Pioneer Investments », a-t-il assuré à l’AFP. « Tout ce qu’il a fait c’est de signer un chèque au profit de la municipalité de Blantyre en paiement d’un logement offert par la municipalité au parti ».

Ces explications n’ont pas suffi au chef du principal parti d’opposition, qui a exigé lundi la démission du chef de l’Etat.

« Il a échoué à prouver qu’il était un homme d’Etat et qu’il était exemplaire (…) il doit démissionner immédiatement », a plaidé lors d’une conférence de presse Lazarus Chakwera, le patron du Parti du congrès du Malawi (MCP).

« Nous avons perdu toute confiance en lui », a renchéri le responsable d’un groupe d’ONG de la société civile, Gift Trapence, « s’il n’a pas quitté ses fonctions dans deux semaines, nos descendrons dans les rues pour l’y contraindre ».

Elu en 2014, M. Mutharika a été investi lundi par son parti pour briguer un nouveau mandat à la présidentielle de mai 2019.

Mais il est de plus en plus contesté. Des milliers de personnes ont défilé en avril dans plusieurs villes de ce petit pays pauvre d’Afrique australe pour protester contre la corruption, les premières manifestations antirégime depuis 2011.

Elle aussi impliquée dans un scandale financier, la prédécesseure de M. Mutharika, Joyce Banda, a annoncé qu’elle briguerait l’investiture de son parti pour la présidentielle.

Elle est rentrée en mai au Malawi après quatre ans d’exil.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 13h57)                                                        

Washington accuse le Canada de « trahison » après le fiasco du G7

juin 10, 2018

/ © AFP /

Les Etats-Unis ont accusé dimanche le Canada de « trahison » lors du sommet du G7 qui s’est terminé sur un fiasco après la volte-face du président américain Donald Trump contre ses alliés qu’il a menacés de droits de douanes alourdis.

Face à ce brusque revirement, la France a dénoncé l' »incohérence » de la délégation américaine tandis que l’Allemagne a accusé M. Trump de « détruire » la confiance des alliés à coups de tweets.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, cible des violentes critiques américaines, a pour l’instant choisi de ne pas répondre.

Samedi, dans son avion en direction de Singapour pour son sommet avec Kim Jong Un, Donald Trump a brusquement retiré son soutien au communiqué final du sommet de deux jours à La Malbaie (Québec, est du Canada), malgré le compromis qui avait été forgé de haute lutte sur les questions commerciales quelques heures auparavant.

Le président, un habitué des réactions épidermiques, réagissait à des déclarations de Justin Trudeau. Celui-ci avait répété que les nouvelles taxes douanières américaines sur l’acier et l’aluminium frappant la Canada étaient « insultantes », au regard de l’histoire entre les deux pays. Comme l’Union européenne, il a confirmé des représailles pour juillet.

Auparavant, le Canadien avait salué le consensus trouvé par les sept (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon). Un texte qui ne résolvait pas le conflit en cours, mais qui était considéré comme un pas vers la désescalade et le dialogue.

« C’est une trahison, il nous a doublés, pas seulement le président Trump mais aussi les autres membres du G7 », a tonné dimanche sur CNN Larry Kudlow, le principal conseiller économique de Donald Trump, qui a concentré ses attaques sur le dirigeant canadien.

« Il y a un siège réservé en enfer pour tout dirigeant étranger qui s’engage dans une diplomatie de la mauvaise foi avec Donald Trump et tente de le poignarder dans le dos quand il s’en va », a renchéri sur Fox News le conseiller présidentiel pour le commerce, Peter Navarro.

– « Incohérence » et « inconsistance » –

Selon Larry Kudlow, la réaction de Donald Trump était également destinée à ne pas « montrer de faiblesse » avant son sommet avec Kim Jong Un sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Le président américain a atterri dimanche à Singapour, deux jours avant sa rencontre historique avec le dirigeant nord-coréen.

Le Premier ministre canadien, qualifié par M. Trump de personne « malhonnête et faible », s’est contenté de saluer sur Twitter un accord « historique » qui favorisera, notamment, « la prospérité des citoyens et l’économie ».

« C’est ce qui compte », a-t-il conclu.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a pour sa part accusé M. Trump de « détruire très rapidement une quantité incroyable de confiance dans un tweet », alors que Berlin a apporté son soutien au communiqué commun.

« La coopération internationale ne peut dépendre de colères ou de petits mots », a réagi la présidence française, dénonçant « l’incohérence » et « l’inconsistance » de la délégation américaine.

Le président russe Vladimir Poutine a quant à lui ironisé sur le « babillage inventif » des pays du G7, qu’il a invités à « se tourner vers les sujets concrets relevant d’une vraie coopération ».

A La Malbaie, le G7 a rejeté la proposition de Donald Trump de réintégrer dans le club la Russie, exclue en 2014 en raison de l’annexion de la Crimée, appelant Moscou à cesser de « saper les systèmes démocratiques ».

Surtout, le locataire de la Maison Blanche a renouvelé sa menace de droits de douane accrus sur les voitures européennes et étrangères importées aux Etats-Unis. Un secteur qui pèse bien plus que les deux métaux jusqu’à présent frappés.

– Voitures allemandes –

Les Etats-Unis sont le premier marché étranger pour les marques européennes de voitures.

L’Allemagne est particulièrement inquiète: les automobiles représentent en valeur le quart de ce que le pays exporte vers les Etats-Unis. La part de marché des marques allemandes pour le segment des voitures haut de gamme dépasse même les 40%, selon la fédération automobile allemande (VDA).

Les droits de douane actuels sont effectivement différents entre l’UE et les Etats-Unis. L’Europe taxe les importations de voitures hors-UE, donc américaines, de 10%.

Aux Etats-Unis, les Audi, Volkswagen et autres voitures étrangères sont frappées d’une taxe de 2,5%.

Donald Trump s’est souvent plaint, en privé, de voir trop de Mercedes à New York… mais pas assez de voitures américaines dans les rues européennes.

Pour évaluer l’équité des échanges commerciaux avec ses partenaires, le milliardaire se concentre sur une seule question: tel pays a-t-il un excédent ou un déficit commercial avec les Etats-Unis?

Dans le cas de l’Allemagne, il s’agit d’un excédent.

Emmanuel Macron a fait allusion à cette façon de penser du milliardaire. Le président français a souligné que la France pratiquait le libre-échange avec l’Allemagne, mais qu’elle avait quand même un déficit commercial avec sa voisine.

Romandie.com avec (©AFP / 10 juin 2018 18h20)                  

Ukraine: Kiev accuse Moscou du meurtre d’un journaliste russe

mai 30, 2018

/ © AFP / Sergei SUPINSKY

Les autorités ukrainiennes accusaient mercredi Moscou du meurtre du journaliste et écrivain russe virulent critique du Kremlin, Arkadi Babtchenko, tué par balle à Kiev où il s’était exilé.

Ancien soldat russe engagé dans les guerres de Tchétchénie devenu un reporter de guerre chevronné et respecté, Arkadi Babtchenko, 41 ans, a été abattu en arrivant dans son appartement à Kiev et la police a aussitôt indiqué privilégier la piste d’un crime lié à sa profession.

« Je suis sûr que la machine totalitaire russe n’a pas pardonné son honnêteté », a lancé le Premier ministre ukrainien Volodymyr Groïsman sur sa page Facebook dans la nuit de mardi à mercredi.

Ces propos ont été aussitôt condamnés par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov: « Arkadi Babtchenko a été tué (…) et déjà le Premier ministre ukrainien affirme que sont responsables les services spéciaux russes (…) C’est très triste ».

Le directeur des services de sécurité russes (FSB), Alexandre Bortnikov, a aussi rejeté les accusations ukrainiennes comme « absurdité » et « provocation ». « On dirait qu’ils délirent », a-t-il déclaré à Interfax.

Le Kremlin a « fermement condamné » le meurtre, qualifié de « tragédie », et dit « espérer une véritable enquête ». L’Ukraine est devenue « un endroit très dangereux » pour les journalistes, qui sont expulsés, emprisonnés ou tués, a dénoncé son porte-parole Dmitri Peskov, appelant à une « réaction très ferme » de la communauté internationale.

Arkadi Babtchenko a été tué par balles mardi soir Kiev où il s’était exilé, se disant menacé après avoir dénoncé le rôle de la Russie dans le conflit dans l’est de l’Ukraine.

Ce meurtre, qui a provoqué un choc dans la profession en Russie et en Ukraine, est le deuxième en moins de deux ans d’un journaliste russe habitant dans la capitale ukrainienne.

Le 20 juillet 2016, le Russo-Bélarusse Pavel Cheremet avait péri dans l’explosion de la bombe placée sous la voiture qu’il conduisait en plein centre de Kiev, une affaire qui n’est toujours pas élucidée.

Si le chef de la diplomatie ukrainienne Pavlo Klimkine a estimé qu’il était « trop tôt pour tirer des conclusions » concernant la mort de Babtchenko, il a relevé « une similarité étonnante dans les méthodes que la Russie utilise pour provoquer une déstabilisation politique ».

Ses homologues suédoise Margot Wallstrom et lituanien Linas Linkevicius ont condamné sur Twitter le meurtre du journaliste appelant à « traduire en justice les responsables » de ce crime.

Arkadi Babtchenko a été retrouvé chez lui dans la périphérie de Kiev, selon le porte-parole de la police nationale Iaroslav Trakalo : « Sa femme était dans la salle de bains, elle a entendu un coup sec. Quand elle est sortie, elle a vu son mari ensanglanté », qui est par la suite « mort dans l’ambulance » le transportant.

– « Ami » de l’Ukraine –

La police a diffusé un photorobot du suspect, un homme d’une quarantaine d’années avec une barbe grise.

Dans la matinée, plusieurs dizaines de journalistes se sont réunis devant l’ambassade russe. D’autres rassemblements sont prévus dans la soirée sur la place centrale de Kiev, ainsi qu’à Moscou.

M. Babtchenko a participé en Russie aux deux guerres en Tchétchénie en tant que soldat avant de devenir un journaliste extrêmement critique vis-à-vis du Kremlin. Il avait raconté les guerres dans cette république russe du Caucase dans un livre édité en France par Gallimard sous le nom de « La couleur de la guerre ».

Avant son départ de Moscou, il a notamment coopéré avec le journal Novaïa Gazeta et la radio Echo de Moscou, deux médias critiques du Kremlin.

Arkadi Babtchenko s’était rendu dans l’est de l’Ukraine, où le conflit entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses a fait plus de 10.000 morts en quatre ans. Il avait dénoncé le rôle de la Russie, appuyant la thèse de Kiev et des Occidentaux selon laquelle elle soutient militairement les rebelles, ce que Moscou a toujours démenti.

Le Premier ministre ukrainien a salué la mémoire d' »un vrai ami de l’Ukraine qui racontait au monde la vérité sur l’agression russe ».

Le journaliste avait quitté la Russie en février 2017 en dénonçant une « campagne effroyable » de « harcèlement ». Il a d’abord vécu en République tchèque et en Israël, avant de s’installer à Kiev où il animait depuis un an une émission sur la chaîne de télévision privée ATR.

Il avait à plusieurs reprises dit craindre pour sa vie. « +Si quelqu’un promet de vous tuer, faites-leur confiance+. Moi, je leur fait désormais confiance », avait-il écrit sur Facebook après son départ de Russie.

Outre les journalistes, en mars 2017, un ancien député russe réfugié en Ukraine avait été tué par balle dans le centre de Kiev.

Romandie.com avec (©AFP / 30 mai 2018 14h03)                

États-Unis: Weinstein inculpé pour viol et agression sexuelle à New York

mai 25, 2018

Harvey Weinstein se présente le 25 mai 2018 à un commissariat du sud de Manhattan, à New York / © AFP / Don EMMERT

Le producteur de cinéma déchu Harvey Weinstein, accusé par des dizaines de femmes d’agressions sexuelles, a été inculpé vendredi à New York pour un viol et une agression sexuelle, pour la première fois depuis la publication des allégations contre lui il y a sept mois.

M. Weinstein, 66 ans, en veste bleu marine sur pull bleu et chemise claire, trois livres sous le bras, était arrivé peu avant 07H30 locales (11H30 GMT) au commissariat du sud de Manhattan, non loin de là où il avait un temps des bureaux.

L »ex-producteur, qui a été accusé d’abus sexuels par une centaine de femmes, déclenchant le mouvement #MeToo, en est ressorti une heure et demie plus tard les mains dans le dos, apparemment menotté. Il était encadré par un homme et une femme qui sont entrés avec lui dans une grosse voiture noire, en partance pour le tribunal de Manhattan situé non loin de là, où il devait être présenté à un juge.

Attendu par des dizaines de caméras du monde entier, il n’a fait aucune déclaration.

– Bracelet électronique –

La police new-yorkaise a précisé peu après qu’il avait été inculpé pour un viol et une agression sexuelle sur deux femmes distinctes, sans donner d’autres détails.

Selon plusieurs médias américains, l’accusation d’agression sexuelle émanerait de Lucia Evans, une femme qui a témoigné publiquement dans le passé que Weinstein l’avait forcée en 2004 à lui faire une fellation.

Quant à l’accusation de viol, elle concernerait une femme encore non identifiée dont les allégations n’avaient jusqu’ici pas été rendues publiques, selon certains médias.

Weinstein, qui est représenté par le célèbre avocat new-yorkais Benjamin Brafman, le même qui avait obtenu en 2011 l’abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire du Sofitel, a toujours démenti avoir eu des rapports sexuels « non consentis ».

Après son inculpation, Weinstein devrait être remis en liberté moyennant une caution d’un million de dollars, le port d’un bracelet électronique et la remise de son passeport, aux termes d’un arrangement entre ses avocats et le procureur, selon le New York Times.

Depuis la publication des premières accusations contre le producteur par le New York Times et le New Yorker début octobre 2017, Harvey Weinstein a été accusé par une centaine d’actrices –dont Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Asia Argento–, de mannequins et d’ex-employées d’abus sexuels allant du harcèlement au viol.

Au fil des révélations du New York Times et du New Yorker, récompensés par le prix Pulitzer pour leurs enquêtes, il est apparu que Weinstein avait usé de son pouvoir, pendant près de 40 ans, pour obliger de jeunes actrices ou aspirantes actrices à céder à ses fantasmes sexuels, se faisant parfois aider par ses employés et achetant le silence de certaines victimes via des accords de confidentialité.

– « Un pas vers la justice » –

Il s’est aussi avéré que beaucoup de gens étaient au courant de son comportement, mais avaient préféré se taire souvent par peur de voir leur carrière ruinée par le producteur multi-oscarisé, longtemps vénéré pour avoir promu un cinéma original incarné par des réalisateurs comme Quentin Tarantino.

Les révélations ont fait l’effet d’une bombe. Des centaines de femmes, sous le hashtag #MeToo, se sont mis à témoigner sur des agressions sexuelles subies souvent des années plus tôt. Le mouvement a fait chuter des dizaines d’hommes de pouvoir dans des secteurs aussi divers que le cinéma, les médias, la mode, la gastronomie ou la musique.

Jeudi, le célèbre acteur Morgan Freeman est venu s’ajouter à la liste des accusés, huit femmes affirmant qu’il les avait harcelées sexuellement. Il a présenté des excuses.

L’annonce de l’arrestation du producteur, après des mois d’enquête par le procureur de Manhattan accusé de traîner des pieds, a été saluée par plusieurs figures du mouvement #MeToo.

« J’avais un besoin viscéral de le voir menotté », a déclaré vendredi sur la chaîne ABC l’ex-actrice Rose McGowan.

Dès l’annonce de son arrestation la veille, celle qui dit avoir été violée par Weinstein au festival de Sundance en 1997 avait salué son inculpation imminente comme « un pas de plus vers la justice ».

« C’est super cathartique pour beaucoup de victimes », avait aussi réagi jeudi Tarana Burke, fondatrice du #MeToo. « Nous assistons peut-être à un changement dans la façon dont les affaires de violences sexuelles sont traitées ».

Samedi dernier, lors de la clôture du festival de Cannes, l’actrice italienne Asia Argento, devenue une figure de proue du #MeToo, avait dénoncé haut et fort Weinstein, affirmant qu’il l’avait violée lors de l’édition 1997 du festival.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mai 2018 15h40)                

RDC: des cadres de l’UDPS accusés de complicité avec la milice Kamuina Nsapu

mai 17, 2018

Bannière annonçant le soutien de Evariste Kalala Kwete à Félix Tshisekedi. © Capture d’écran Facebook.

Maître Evariste Kalala Kwete, un des cadres de l’UDPS, a été arrêté par des hommes en armes dans la nuit du 8 au 9 mai à son domicile de Kinshasa. Comme d’autres membres de ce parti d’opposition, il est accusé d’être lié aux milices « Kamuina Nsapu ». Le président du parti, Félix Tshisekedi, dénonce une « manipulation » des services congolais.

Dans la nuit du 8 au 9 mai, des hommes armés ont débarqué dans la commune de Matete, à Kinshasa. Sans explication, ils ont extirpé les habitants d’une maison située au 531 avenue Lumière. Puis, ils ont amené le fils : Evariste Kalala Kwete, un avocat de 35 ans, cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Depuis, ses proches n’ont plus pu le voir.

Dans un communiqué, l’UDPS a dénoncé l’« enlèvement » et la « détention arbitraire » de cet homme qui faisait partie du collectif d’avocats du parti et a été nommé secrétaire national adjoint aux droits humains. Le communiqué pointe aussi « l’enlèvement » de deux autres membres du parti à Kinshasa : Jacques Ntumba le 16 avril et Paul Sokomay (parfois orthographié Sobolay) le 19 décembre 2016.

« Réseau terroriste »

Contactée par Jeune Afrique, une source à l’Agence nationale de renseignement (ANR) confirme l’arrestation de ces trois hommes et assure qu’ils sont détenus par la direction des renseignements généraux de la police nationale. Selon cette source, les trois hommes seraient « impliqués de manière avérée dans le réseau terroriste Kamuina Nsapu », qui aurait « mené des attaques en série à Kinshasa l’année dernière, notamment à la prison de Makala et au marché central ».

Les milices dites « Kamuina Nsapu », sont nées dans la province du Kasaï-central, suite à un conflit entre un chef coutumier, Jean-Pierre Pandi, et les autorités congolaises. Elles se sont répandues après la mort de Pandi, tué dans une intervention de police en août 2016. Ses membres, convaincus de disposer de pouvoirs mystiques, ont commis de nombreuses exactions et ont été visés par une répression « disproportionnée » des autorités selon l’ONU. Ce conflit a provoqué le déplacement de plus de 900 000 personnes selon le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies.

Ces dernières arrestations surviennent alors que se tient, à la prison militaire de Ndolo, le procès de plusieurs individus accusés d’avoir assassiné l’administratrice du marché central de Kinshasa, Chantal Mboyo. Selon notre source à l’ANR, 36 personnes sont détenues dans cette prison en lien avec des attaques attribuées au « réseau » Kamuina Nsapu à Kinshasa, parmi lesquelles 30 seraient des membres revendiqués de l’UDPS.

« Agents doubles »

Pour le président de l’UDPS, Félix Tshisekedi, cette affaire est une « manipulation des services », visant à assimiler les militants de son parti à ces miliciens.

« Je connais très bien Evariste Kalala Kwete. C’est un jeune intellectuel, brillant et talentueux, que j’étais en train de faire émerger au sein du parti. C’est pour cela qu’on s’en prend à lui, affirme-t-il à Jeune Afrique. Je peux affirmer qu’il ne partageait aucune des croyances mystiques de ces groupes ».

Selon Félix Tshisekedi, les services congolais se servent des origines géographiques commune des Kamuina Nsapu et de nombreux militants de l’UDPS – l’ex-province du Kasaï-occidental – pour faire croire à leur collusion.

S’il ne nie pas que « certains jeunes désespérés » originaires de cette région aient pu être séduits par le discours et les croyances des miliciens, il affirme tout faire pour les empêcher de les rejoindre. « Les services disposent d’agents doubles, qui se font passer pour des chefs de miliciens et tentent de recruter des militants de l’UDPS pour nous discréditer », accuse-t-il.

Jeuneafrique.com par Pierre Boisselet

Arrestation d’une actrice américaine accusée de trafic sexuel

avril 21, 2018

Washington – Une actrice de la série télévisée américaine « Smallville » a été arrêtée aux Etats-Unis, accusée de trafic sexuel pour avoir recruté des femmes dans une secte où elles étaient ensuite forcées à avoir des relations sexuelles avec son gourou.

Allison Mack, 35 ans, a été arrêtée vendredi, a indiqué le procureur fédéral de New York Richard Donoghue dans un communiqué du ministère de la Justice.

Les femmes recrutées étaient contraintes à avoir des relations sexuelles avec le gourou de cette secte réservée aux femmes, a-t-il précisé. Keith Raniere, à la tête de cette organisation, avait été interpellé fin mars au Mexique et extradé vers les Etats-Unis.

Les victimes étaient « exploitées, à la fois sexuellement et pour leur travail, au bénéfice des accusés », a expliqué le procureur fédéral.

Keith Raniere a fondé en 1998 une organisation baptisée Executive Success Program (ESP), qui tenait des séries d’ateliers dont le but officiel était de « réaliser le potentiel humain » des participants.

En 2003, il a créé une deuxième entité, baptisée Nxivm (prononcer Nexium), qui chapeautait ESP, selon la plainte déposée mi-février par le ministère public devant un tribunal fédéral de Brooklyn.

Selon ce document, les participants aux sessions de formation acceptaient de payer jusqu’à 5.000 dollars par ateliers de 5 jours et se retrouvaient, le plus souvent, endettés au point de devoir travailler pour Nxivm pour les rembourser.

Basé à Albany, capitale de l’Etat de New York, l’organisation a ouvert des centres dans plusieurs villes des Etats-Unis, du Canada, du Mexique et d’autres pays d’Amérique centrale.

En 2015, le gourou présumé aurait créé une organisation parallèle pyramidale, baptisée DOS, qui comprenait des « esclaves » et des « maîtres ». Tous les membres étaient des femmes avec, au sommet de la pyramide, Keith Raniere lui-même.

Avant d’être acceptées comme esclaves, les femmes devaient fournir des « garanties », c’est-à-dire divers éléments compromettants pour elles-mêmes, photos, lettres ou documents, que l’organisation se réservait le droit de rendre publics si elles quittaient DOS.

L’une des missions des « esclaves » était d’avoir des rapports sexuels avec Keith Raniere. Ces femmes étaient en outre marquées des initiales du gourou à l’aide d’un stylo à cautériser, qui brûlait les chairs. La victime était maintenue immobile par d’autres femmes et chaque séance était filmée.

Après la défection de plusieurs membres et la publication d’un long article dans le New York Times, en octobre dernier, le gourou présumé s’était enfui au Mexique. Il est poursuivi pour trafic sexuel, association de malfaiteurs et menaces.

Au cours des 20 dernières années, « Raniere a établi une série de programmes prétendument destinés à l’entraide au sein de son organisation-mère appelée Nxivm », assure le communiqué du ministère de la Justice.

Allison Mack est accusée d’avoir créé avec le gourou présumé l’un de ces programmes, destiné à recruter des femmes. Selon le procureur de New York, elle était au premier niveau de la pyramide, juste en-dessous de Raniere.

L’actrice tenait le rôle de Chloe Sullivan dans « Smallville », série télévisée qui a duré 10 saisons racontant l’enfance de Superman dans cette petite ville du Kansas où il est élevé par une famille de fermiers.

Elle a également joué dans le film d’animation « Lucas, fourmi malgré lui » (2006) et « Chérie, nous avons été rétrécis » (1996).

Romandie.com avec(©AFP / 21 avril 2018 16h05)                                            

GB: démission du président de l’ONG Save The Children

avril 19, 2018

Londres – Le président de l’ONG britannique Save The Children, Alan Parker, a annoncé jeudi sa démission, invoquant un « besoin de changement » pour l’organisation, deux mois après un scandale de comportements sexuels inappropriés qui a largement ébranlé le secteur humanitaire.

Déclenché par des révélations visant l’ONG Oxfam, ce scandale avait également touché l’organisation Save The Children: deux anciens membres, Brendan Cox et l’ex-directeur général Justin Forsyth, avaient fait l’objet d’accusations pour comportements déplacés envers des collègues féminines.

« Étant donnée la combinaison complexe de défis auxquels notre organisation et le secteur font face, je pense qu’un changement est nécessaire », a écrit Alan Parker dans sa lettre de démission publiée par l’ONG.

Le mandat d’Alan Parker, qui a passé dix ans au sein de l’organisation, devait se terminer en décembre prochain. Il a salué le travail effectué par l’ONG, qui, pendant cette période, « a aidé plus d’enfant qu’à n’importe quel autre moment de son histoire ».

Il a également mentionné les « comportements inacceptables » au sein de la branche britannique de l’ONG, citant les cas de Brendan Cox et de Justin Forsyth, « maintenant soumis à un examen approfondi » par la Commission caritative, l’institution britannique qui contrôle les organisations humanitaires.

« Il s’agit d’une enquête importante, et je travaillerai avec eux (les membres de la commission) pour les aider de tout mon possible », a-t-il souligné. « Il existe un besoin urgent de rétablir la confiance » dans le secteur.

Selon un rapport interne de l’ONG rédigé en 2015, la relation « très proche » entre Alan Parker et Justin Forsyth, qui avait quitté l’organisation en 2016, pourrait avoir eu une incidence sur la façon dont l’organisation à répondu aux plaintes.

Le 22 février, Justin Forsyth avait démissionné de son poste de numéro deux de l’Unicef suite aux accusations de comportement inapproprié formulées par trois employées de Save the Children.

Il avait expliqué sa démarche par la volonté de ne pas causer un « préjudice à l’Unicef comme à Save The Children », tout en estimant que les « erreurs commises » avaient été « traitées » plusieurs années auparavant.

Save The Children avait aussi été accusée d’avoir laissé partir sans sanction Brendan Cox – par ailleurs mari de la députée britannique assassinée en 2016 Jo Cox – alors qu’il lui était reproché un comportement sexuel déplacé.

La directrice général de l’ONG, Helle Thorning-Schmidt, a remercié Alan Parker pour son travail « sans relâche », qui a selon elle permis à l’ONG d’être présente dans « plus de 120 pays » et d’agir pour « 50 millions d’enfants chaque année ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2018 20h20)