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France/Accusations de viol : fin d’une garde à vue « abusive » pour Juan Branco

juin 1, 2021

L’avocat de Juan Branco a demandé le « classement sans suite immédiat », niant toute contrainte de la part de son client envers la jeune femme.

L’avocat Juan Branco a été entendu mardi en garde à vue à Paris dans l’enquête pour « viol » ouverte fin avril après des accusations à son encontre d’une jeune femme et en est ressorti sans poursuite à ce stade, a-t-on appris de sources concordantes. Juan Branco, qui avait évoqué une relation consentie avec la jeune femme qui l’accusait, a été convoqué mardi matin dans les locaux du premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ) où il a aussitôt été placé en garde à vue. Il a été remis en liberté en fin de journée, selon son avocat, Maître Yassine Bouzrou, et le parquet de Paris. « L’enquête se poursuit », a précisé le parquet.

Dans un communiqué, Me Bouzrou a indiqué avoir pris connaissance des déclarations de la plaignante. « Il est très clair que ce qu’on lui reproche est dépourvu de fondement et que cette garde à vue était abusive », a-t-il estimé, demandant le « classement sans suite immédiat » de cette enquête. Selon Me Bouzrou, la plaignante « affirme elle-même qu’il n’y a eu ni violence, ni menace, ni manifestation de son opposition à la pénétration », « indique s’être deshabillée elle-même » et est « restée dormir avec Juan Branco après la relation sexuelle ».

Instagram et opiacé

La femme de 20 ans avait déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris le 29 avril, révélée par le quotidien Le Parisien, après sa rencontre avec Juan Branco à la suite d’échanges sur le réseau Instagram. La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre sans constituer une demande d’engagement des poursuites, contrairement à une plainte. Dans un long post Facebook, l’avocat et essayiste avait nié toute relation contrainte avec la jeune femme. Puis il avait assuré, dans un message à la presse, que la plaignante entendait « retirer » sa main courante au plus tôt. Dans sa main courante, révélée par Le Point, la jeune femme assurait avoir pris de la lamaline, un opiacé, avec Monsieur Branco. Celui-ci avait confirmé dans l’émission Touche pas à mon poste (C8), en comparant ce médicament à du doliprane.

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron Crépuscule, paru en ligne fin 2018 puis aux éditions Au Diable Vauvert/Massot en 2019. Il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris. Juan Branco a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans cette enquête. Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans le dossier Griveaux.

Par Le Point avec AFP

France: Une femme accuse de viol l’avocat Juan Branco, qui évoque une relation consentie

avril 30, 2021
Une femme accuse de viol l'avocat Juan Branco, qui evoque une relation consentie
Une femme accuse de viol l’avocat Juan Branco, qui évoque une relation consentie© AFP/Archives/Lionel BONAVENTURE

Une enquête a été ouverte à Paris pour vérifier des allégations de viol portées par une jeune femme contre l’avocat Juan Branco, qui décrit de son côté une relation consentie, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

La femme de 20 ans, a déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris jeudi, après sa rencontre avec Juan Branco, selon Le Parisien.

La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre, sans constituer une demande d’engagement des poursuites, contrairement à une plainte. L’enquête a été confiée au premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ), a précisé la source proche.

Contacté par l’AFP, le parquet de Paris n’a pas souhaité faire de commentaire.

Dans un long post Facebook, l’avocat et essayiste a nié toute relation contrainte. Il raconte sa rencontre avec la jeune femme après des échanges sur le réseau social Instagram.

Après une balade dans Paris, le couple se serait rendu au domicile de l’avocat. Ils auraient regardé un film avant d’avoir une relation sexuelle consentie, selon la version de Juan Branco.

Le lendemain matin, la jeune femme l’aurait « embrassé » avant de partir, assure encore l’avocat. Elle serait revenue le soir « froide et troublée » en lui annonçant qu’elle avait déposé une « main courante » sur les conseils de deux amies.

Suite à l’article du Parisien, M. Branco a transmis à la presse vendredi après-midi un message Facebook attribué à la plaignante, non vérifiable dans l’immédiat, qui lui annoncerait qu’elle entendait « retirer » sa main courante « lundi ».

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron « Crépuscule », paru en ligne fin 2018 puis Au Diable Vauvert/Massot en 2019.

Il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris.

L’avocat a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans ce dossier.

Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans ce dossier.

Par Le Point avec AFP

Burkina-Faso/Assassinat de Thomas Sankara: Blaise Compaoré mis en accusation

avril 13, 2021

Le tribunal militaire burkinabè a décidé, le 13 avril, de mettre en accusation l’ex-président Blaise Compaoré dans le dossier Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987.

Blaise Compaoré a été mis en accusation dans le dossier de l’assassinat de son prédécesseur, Thomas Sankara, pour des faits d’attentat à la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat et de recel de cadavres.

Son ancien bras droit, le général Diendéré qui purge actuellement sa peine dans l’affaire du putsch manqué du 16 septembre 2015, est poursuivi dans le présent dossier pour attentat à la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat, subornation de témoins et recel de cadavres. Trente-sept ans après, au total, quatorze personnes comparaîtront devant le tribunal dans ce dossier.

Arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat, le 4 août 1983, Thomas Sankara a été assassiné lors d’un putsch qui amena au pouvoir Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987. Ce dernier vit en Côte d’Ivoire depuis 2014.

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba

Canada: Un homme accusé d’exhibitionnisme et d’actions indécentes à Windsor

février 11, 2021

Dany Côté a été accusé, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke, d’actions indécentes et d’exhibitionnisme à l’encontre d’enfants.

Dany Côté, un homme de 38 ans, a été accusé, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke, d’actions indécentes et d’exhibitionnisme à l’encontre d’enfants.

© Martin Bilodeau/Radio-Canada Dany Côté, un homme de 38 ans, a été accusé, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke, d’actions indécentes et d’exhibitionnisme à l’encontre d’enfants.

Le suspect de 38 ans a été arrêté à Windsor dans la soirée de mardi à la suite de signalements faits par des citoyens, qui l’ont vu approcher des enfants. Il a été aperçu en train de rôder et avait un comportement suspect, selon la Sûreté du Québec (SQ).

L’homme fait face en tout à cinq chefs d’accusation. On lui reproche également d’avoir commis une action indécente dans un endroit public et d’avoir exhibé ses organes génitaux devant un enfant de moins de 16 ans. Les faits reprochés se seraient déroulés entre le 4 décembre et le 8 février.

Compte tenu de ses antécédents judiciaires pour des crimes à caractère sexuel, Dany Côté n’avait pas le droit de se trouver près d’une école ou d’un parc. Il sera de retour jeudi devant tribunal afin de fixer une date sur son enquête pour remise en liberté. La Couronne s’est également opposée à sa remise en liberté.

Mobilisation de la communauté

L’appréhension de l’homme par la police semble avoir été facilitée par la mobilisation de parents sur les réseaux sociaux, qui ont dénoncé la présence d’un véhicule suspect dans les rues de la ville au cours des derniers jours.

Une citoyenne rencontrée par Radio-Canada Estrie dit que c’est une publication publiée sur Facebook, vendredi dernier, qui lui a mis la puce à l’oreille. Elle avait croisé le suspect deux jours plus tôt, près de chez elle. «C’était une publication d’une maman qui mentionnait que sa petite fille avait été abordée par un homme conduisant une voiture gris foncé. Il avait dit à sa petite fille de le rejoindre dans son auto», dit-elle.

La maman d’une fille de 12 ans, qui aurait été suivie par le suspect, a également décidé de faire une publication sur le média social. Elle reçoit cinq témoignages similaires concernant le rôdeur. «On a fait le lien que c’était la même auto et la même personne», relate-t-elle.

Le lendemain, elle fait un signalement à la police.

La mairesse de Windsor, Sylvie Bureau, salue la rapidité avec laquelle les citoyens se sont mobilisés pour permettre l’arrestation du suspect.

«Les médias sociaux ont parfois du bon, et c’est le cas cette fois-ci», lance la mairesse. «Les gens étaient inquiets.»

Avec CBC/Radio-Canada 

Sur Twitter, Booba accusé d’agression sexuelle sur mineure au Sénégal

février 9, 2021
Booba en concert à Nanterre, en octobre 2018.

Dans un contexte de dénonciations des violences sexuelles dans le milieu de la musique, le rappeur est accusé d’agression sur une jeune fille de 14 ans en marge d’un concert à Dakar.

L’affaire pourrait passer pour une embrouille de plus. Le rappeur Booba a habitué ses fans, ceux qu’il surnomme ses « pirates », à des clashs à répétition. À l’instar de 50 Cent aux États-Unis, il moque régulièrement ses adversaires en portant volontiers les coups sous la ceinture : il a récemment ironisé sur le physique du rappeur albinos Kalash Criminel, sur les cheveux de Dadju et s’est fait bannir d’Instagram l’année dernière pour avoir diffusé une vidéo pornographique mettant en scène Fianso. Mais le dernier clash en date, mettant Booba en tête des tendances sur Twitter, fait remonter des accusations beaucoup plus sérieuses.

Tout part d’une critique mal digérée par « le Duc de Boulogne », qui supporte difficilement les coups de pattes journalistiques : il a notamment suspendu tout entretien avec le média Booska-P depuis qu’un des chroniqueurs, Fif, avait avoué ne pas aimer son album… en 2008. Cette fois, ce sont les piques du journaliste Yérim Sar, sur la radio Mouv‘, concernant la version revisitée du hit « Barbie girl », qu’il n’a pas digérées. Un échange venimeux a suivi sur Twitter… jusqu’à ce que le journaliste, qui y écrit sous le pseudo de « spleenter », porte des accusations graves contre le rappeur. Parmi les « dossiers » exhumés, certains avérés, notamment la fermeture de OKLM, le média créé par Booba en 2014, dont l’activité est suspendue depuis mars 2020. Une autre accusation, beaucoup plus lourde de conséquences, reste à établir : une tentative de viol sur une jeune fille de 14 ans, en marge du premier concert de Booba à Dakar, en 2016.

Plusieurs éléments interpellent dans l’affaire. D’abord Yérim Sar est un journaliste respecté, à la fois pour son mordant et sa connaissance du milieu du rap (il a été chroniqueur pour de nombreux médias spécialisés comme l’Abcdr du Son et rédacteur en chef de Paris Hip-Hop). Booba, d’origine sénégalaise par son père qui vient de la ville de Yaféra (département de Bakel), n’a pas démenti les allégations, retirant même les tweets en réponse au journaliste. Enfin, il y a deux mois, la candidate de télé-réalité Inès Sberro reconnaissait une relation avec la star, commencée lorsqu’elle avait 16 ans, en 2014. Si un rapport sexuel avec un mineur consentant de plus de 15 ans est autorisée dans certains cas en France, ce flirt apporte un nouvel éclairage.

#BalanceTonRappeur

Cette affaire intervient dans un contexte très particulier où les témoignages d’agressions sur des femmes, parfois mineures, se multiplient. Sur les réseaux sociaux français, il y a quelques mois, le hashtag #BalanceTonRappeur est devenu viral, entraînant la chute du rappeur parisien Moha la Squale, visé par une enquête pour « violences », « agression sexuelle » et « séquestrations », après un dépôt de plaintes de trois ex-compagnes âgées de 23 à 28 ans. Aux États-Unis, R. Kelly, derrière les barreaux depuis 2019, attend la tenue de quatre procès liés à des abus sexuels sur mineurs. S’il est reconnu coupable, il risque jusqu’à 20 ans de prison.

L’Afrique connaît aussi son lot d’affaires. Lil Frosh, au Nigeria, a été arrêté en fin d’année dernière par la police après avoir agressé sa petite amie. Sidiki Diabaté a été placé en détention en septembre 2020, après des violences sur son ex-compagne, l’influenceuse Mariam Sow. Il est sorti de prison au bout de trois mois, actuellement en liberté provisoire après avoir payé une caution de 15 millions de francs CFA (23 000 euros) : il s’est d’ailleurs expliqué auprès de son public dans son dernier titre clipé, Renaissance, où il promet sur fond d’images de prières, de devenir exemplaire. Le chanteur marocain Saad Lamjarred a fait l’objet de plusieurs plaintes pour agressions sexuelles, aux États-Unis, en France et au Maroc. Il reste malgré tout très populaire dans le royaume, Mohammed VI ayant même longtemps chargé son avocat d’alors, Éric Dupond-Moretti, d’assurer sa défense.

L’affaire impliquant Booba n’a pas (encore) pris de tournant judiciaire. Hier, la twittosphère semblait suspendue à de nouvelles révélations de Yérim Sar. Si Booba n’a pas nié les faits, il semble avoir trouvé une nouvelle cible, le confrère de Yérim, Mehdi Maïzi, qu’il avait embauché à OKLM, et à qui il promet le pire : « Sache que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu perdes la face et que tu perdes ta place. Ça prendra le temps que ça prendra… je te souillerai et je te détruirai ! » Des menaces qui tombent à pic pour détourner l’attention.

Avec Jeune Afrique par Léo Pajon

Canada-Québec/Montréal: Mamadi Camara a eu «très peur», raconte son avocat

février 4, 2021

C’est rongé par la peur et dans une totale incompréhension que Mamadi III Fara Camara a passé plusieurs jours en détention, clamant son innocence, lui qui se serait visiblement trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Faussement accusé de tentative de meurtre, Mamadi III Fara Camara (au centre) a retrouvé sa liberté mercredi à la suite d’un important revirement de situation.

© Marie-France Coallier Le Devoir Faussement accusé de tentative de meurtre, Mamadi III Fara Camara (au centre) a retrouvé sa liberté mercredi à la suite d’un important revirement de situation.

« Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il n’y avait aucune preuve directe, la preuve était circonstancielle. On parle de témoignages de témoins, qui ont décrit une agression, les cheveux du suspect, le manteau », explique Me Cédric Materne, qui représente celui qui a été faussement montré du doigt comme étant l’agresseur du policier Sanjay Vig.

Au lendemain du retrait des accusations de tentative de meurtre contre un agent, M. Camara prend du repos, a indiqué son avocat. Pour le moment, l’homme de 31 ans n’a pas souhaité s’adresser aux médias.

« Il est très content de revoir sa famille. Il va bien en ce moment, mais c’est certain qu’il est choqué. Nous lui avions parlé pendant sa détention et il avait très peur, il ne comprenait pas ce qui se passait », mentionne Me Materne.

Homme sans histoire

L’agent Vig a été sauvagement attaqué le 28 janvier dernier après avoir intercepté un automobiliste sur le boulevard Crémazie, en bordure de l’autoroute Métropolitaine. M. Camara est bel et bien celui qui a été arrêté par le policier, mais contrairement à ce qui a été avancé par les autorités, il n’a pas été l’auteur de l’altercation, mais plutôt un des témoins de celle-ci.

« M. Camara leur a dit qu’il n’était pas la personne qu’ils cherchaient. Ce qu’on lui reprochait ne correspondait pas avec le profil de M. Camara, qui est un homme qui n’a pas d’antécédents judiciaires, une personne au doctorat, une personne calme. Ça ne fonctionnait pas, mais ils l’ont quand même arrêté et accusé », souligne Me Materne.

Vendredi, la version du SPVM voulait qu’un automobiliste intercepté relativement à une infraction au Code de la sécurité routière s’en soit pris physiquement à un policier dans le secteur de Parc-Extension. Le SPVM rapportait « une altercation lors de laquelle le policier aurait été désarmé et blessé », mais ne pouvait préciser s’il avait été atteint par un projectile.

M. Camara a été arrêté après avoir lui-même alerté le 911. Il clamait son innocence depuis le début. C’est finalement l’analyse plus poussée d’une vidéo d’une caméra du ministère des Transports qui a disculpé le Montréalais.

Dans l’immeuble de huit logements où demeure M. Camara, les voisins s’expliquent mal comment ce futur père de famille, étudiant à Polytechnique, a pu vivre ce cauchemar.

« Les policiers sont débarqués ici et ils nous ont tous questionnés. À un certain moment, on m’a même demandé si j’avais vu l’arme », a confié un des voisins de M. Camara, qui a requis l’anonymat par crainte de représailles.

Avec Le Devoir par  Améli Pineda 

Canada: Le prince saoudien est accusé de complot pour tuer un ex-espion à Toronto

août 7, 2020

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane aurait envoyé un commando à Toronto pour tuer un ancien espion qui a fui le royaume en 2017.
© Pool/Getty Images Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane aurait envoyé un commando à Toronto pour tuer un ancien espion qui a fui le royaume en 2017.
Une poursuite civile déposée devant la justice américaine accuse le prince héritier de l’Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane, d’avoir cherché à assassiner un ancien agent secret au travers de l’envoi d’un commando à Toronto en 2018.

La plainte déposée jeudi dans une cour de justice américaine accuse le prince Mohammed ben Salmane d’avoir mandaté des mercenaires pour trouver et assassiner un ancien espion de haut rang qui en sait trop.

Le document de 106 pages, qui doit être vérifié par la justice, a des airs de roman d’espionnage. Il indique que le régent du royaume d’Arabie Saoudite a cherché à réduire au silence Saad Aljabri en 2018.

M. Aljabri, résident permanent au Canada, est décrit comme un ancien officiel Saoudien de 39 ans spécialiste en sécurité nationale et en contre-terrorisme.

Peu de personnes en connaissent autant sur le prince héritier que lui, selon la plainte, notamment sur son implication supposée dans des accords commerciaux corrompus et la création d’une équipe personnelle de mercenaires appelée «Tiger Squad».

Ces mercenaires sont derrière l’assassinat et le démembrement du journaliste Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien en Turquie, en 2018, d’après la plainte.

Jamal Khashoggi, journaliste assassiné au consulat saoudien d'Istanbul en 2018

© /AFP/Getty Images Jamal Khashoggi, journaliste assassiné au consulat saoudien d’Istanbul en 2018
M. Aljabri, double citoyen de Malte et d’Arabie saoudite, a fui le royaume en 2017, d’abord en Turquie, puis secrètement à Toronto, où il vit désormais.

Saad Aljabri dit qu’il avait développé une relation de travail étroite avec l’intelligence américaine au fil des décennies. Il dispose, prétend-il, d’une position unique pour menacer la réputation de Mohammed ben Salmane auprès de Washington.

Le plaintif disposerait d’informations sensibles sur le prince

«Rares sont les endroits qui ont des informations plus sensibles, humiliantes et accablantes sur l’accusé ben Salmane que l’esprit et la mémoire de Dr Saad – sauf peut-être les enregistrements réalisés par le Dr Saad par anticipation de son assassinat», affirme M. Aljabri.

«C’est pourquoi l’accusé ben Salmane veut sa mort et pourquoi [il] a travaillé pour atteindre cet objectif au cours des trois dernières années.»

Le prince héritier a ordonné au plaintif de rentrer chez lui à plusieurs reprises et l’a menacé via une messagerie instantanée «d’utiliser tous les moyens disponibles» et de «prendre des mesures qui vont vous nuire», indique le document.

Le commando refoulé à l’aéroport Pearson

Les membres de la «Tiger Squad» seraient arrivés à l’aéroport Pearson de Toronto avec des visas touristiques à la mi-octobre 2018, moins de deux semaines après que M. Khashoggi a été assassiné.

Pour éviter de se faire repérer, ils sont entrés par des kiosques séparés, mais ont éveillé les soupçons après avoir prétendu qu’ils ne se connaissaient pas, toujours selon la plainte. Les Agents des services frontaliers du Canada les auraient tous refusés sauf un, qui voyageait avec un passeport diplomatique.

M. Aljabri affirme qu’un ancien collègue s’est présenté à son bureau de la société de télécommunications de Toronto où il travaillait, se faisant passer pour un investisseur, et a essayé de le persuader d’aller en Turquie pour rendre visite à sa famille.

Malgré son refus, l’homme avait réussi à localiser Saad Aljabri afin que le commando puisse le trouver, présente-t-il.

Des proches «disparus et torturés»

«Mohammed ben Salmane prévoit désormais d’envoyer des agents directement via les États-Unis pour entrer au Canada par voie terrestre et, une fois pour toutes, d’éliminer le Dr. Saad», dit-il.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, en octobre 2018, à Riyad.

© AP/Amr Nabil/La Presse canadienne Le prince héritier Mohammed ben Salmane, en octobre 2018, à Riyad.
Le document affirme que le prince a ordonné la détention et l’enlèvement des membres de la famille d’Aljabri comme moyen de pression. Deux de ses enfants ont «disparu» à la mi-mars et d’autres parents ont été arrêtés, détenus et torturés.

Il dit également que des agents saoudiens ont piraté ses téléphones intelligents et gelé ses comptes bancaires.

Les responsables de l’ambassade saoudienne à Ottawa n’ont pas répondu à une demande de commentaire, tout comme le ministre de la Sécurité publique Bill Blair et l’Agence des services frontaliers du Canada.

Avec CBC/Radio-Canada

France: Accusé d’avoir insulté des magistrats, un avocat de Paris mis hors de cause par ses pairs

juillet 22, 2020

En tant que délégué du bâtonnier, Vincent Nioré contestait la saisie de documents chez ces avocats par des juges d’instruction.

L’avocat Vincent Nioré, qui a comparu en audience disciplinaire fin juin pour avoir, selon la procureure générale de Paris, insulté des magistrats, a été mis hors de cause par le Conseil de l’Ordre, a appris mercredi l’AFP auprès du barreau de Paris. Selon le barreau, aucune sanction n’a été prononcée contre Me Nioré, qui est le délégué du bâtonnier de Paris aux perquisitions.

Le Conseil de l’Ordre avait été saisi par la procureure générale de Paris, Catherine Champrenault. Celle-ci reprochait à l’avocat d’avoir tenu des propos insultants lors d’une audience devant le juge des libertés et de la détention (JLD), le 18 avril 2019, qui avait eu lieu à la suite de perquisitions dans des cabinets d’avocats soupçonnés de «faux». En tant que délégué du bâtonnier, il contestait la saisie de documents chez ces avocats par des juges d’instruction.

Un «ton virulent»

À l’adresse des juges d’instruction, Vincent Nioré avait lâché au cours de cette audience en avoir assez «de nettoyer l’urine», «en avoir marre des salissures des juges d’instruction». «Nous allons lever tout le barreau pénal contre vous et la procureure générale», avait-il encore lancé.

Lors de l’audience disciplinaire le 25 juin, Me Nioré avait reconnu avoir tenu ces propos et avoir eu un «ton virulent», mais avait observé que de leur côté, les juges d’instruction étaient «anormalement susceptibles, anormalement insultants». «Dans la magistrature, on a le devoir de supporter cette violence verbale, sinon entrez à la sécurité sociale!», avait-il lancé, ajoutant: «Ils nous perquisitionnent, ils nous écoutent et on ne devrait pas réagir?» Les deux avocats généraux, représentant la procureure générale, avaient demandé à ce qu’un blâme soit prononcé contre l’avocat.

Par Le Figaro avec AFP

France: Le Pr Raoult accuse des responsables sanitaires de conflits d’intérêts

juin 24, 2020

Face à la commission parlementaire, le scientifique a critiqué la gestion de l’épidémie par les autorités.

C’était l’une des auditions les plus attendues de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion de l’épidémie de Covid-19. Mercredi après-midi, face à des députés peu critiques et apparemment séduits par ses idées, le Pr Didier Raoult, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille et premier défenseur de l’hydroxychloroquine, a tiré à bout portant sur le conseil scientifique chargé d’éclairer les décisions gouvernementales, mais aussi sur des responsables sanitaires, sans jamais les nommer, les accusant tantôt d’incompétence, tantôt de conflits d’intérêts. Quant aux rares questions déplaisantes, il a habilement brouillé les pistes.

«Pourquoi avez-vous quitté le conseil scientifique?», lui a-t-on demandé d’emblée. «Le premier conseil scientifique que j’ai dirigé, c’était en 1989. Je sais ce que c’est, c’est pas ça. Ce n’est pas une bande de types qui ont l’habitude de travailler entre eux», a-t-il assené, manifestement irrité. Sur les modélisations faites par les épidémiologistes, le chercheur n’a pas mâché ses mots. «Tous les gens qui font des modèles prédictifs sur une maladie qu’on ne connaît pas sont des fous. C’est une croyance aux mathématiques qui finit par être de la religion.»

«Fantasme journalistique»

Pourtant, lui a fait remarquer la présidente de la commission Brigitte Bourguignon, des projections, il en a fait. «Le 30 avril, sur BFM, vous estimiez très peu probable la survenue d’une deuxième vague, avant de changer d’avis le 19 juin. Pourquoi?» «Je n’ai jamais dit ça», a-t-il répondu, évoquant un «fantasme journalistique». La séquence, disponible sur internet, démontre le contraire. «C’est de la science-fiction», avait-il déclaré. Fin février, il avait été plus loin dans une vidéo: «si nous regardons les chiffres, lundi 24 février 2020, il y avait seulement 500 nouveaux cas dans le monde de coronavirus, ces chiffres ne justifient pas cette panique massive. Il y a chaque année quelques dizaines de millions de morts dans le monde dus aux infections respiratoires virales, il y en aura quelques centaines de plus.» Presque un demi-million de personnes sont décédées du Covid-19 dans le monde, et la pandémie n’est pas terminée.

Interrogé à plusieurs reprises sur sa stratégie de dépistage très large, Didier Raoult a déclaré que l’organisation des tests dans le pays était «archaïque», accusant les deux centres nationaux de référence sur la grippe d’avoir voulu garder la mainmise sur leur réalisation. «Au début, on m’a interdit de faire des tests (…) Si on maintient ce système, vous développerez des personnalités de blaireaux dans leur terrier qui mordent quand on les approche.»

Le médecin s’en est violemment pris à l’industrie pharmaceutique, avec de graves accusations. «Je vous recommande de faire une véritable enquête sur Gilead et le remdésivir (le laboratoire américain et son antiviral, NDLR)», a-t-il suggéré aux députés, avant d’insinuer que des membres du conseil scientifique ainsi qu’un responsable chargé des essais cliniques sur le Covid-19 – dont il n’a pas divulgué les noms – avaient des liens d’intérêt avec l’entreprise, ce qui aurait joué selon lui en défaveur de l’hydroxychloroquine.

Des accusations très graves

Très mécontent de l’interdiction de prescription du médicament aux médecins, le Pr Raoult a aussi laissé entendre que des hauts responsables sanitaires, tels que les directeurs de l’Agence du médicament et de la Haute autorité de Santé avaient failli dans leur rôle. Des accusations très graves, pour lesquelles il n’a apporté aucune preuve, conseillant juste aux députés «d’aller voir sur internet».

On ne peut pas se contenter d’affirmer qu’un médicament est efficace sans aucune preuve, juste sur la base d’une intuition. Nous ne sommes plus au XIXe siècle .

Pr Nicholas Moore

Le chercheur a bien sûr été interrogé sur l’hydroxychloroquine, avec laquelle il affirme avoir traité plus de 3000 patients au sein de son institut. «Pourquoi n’avez-vous pas randomisé vos études?», lui ont tour à tour demandé Jean-Christophe Lagarde (UDI) et Julien Borowczyk (LREM). C’est un point crucial. Car c’est précisément ce que lui reproche la communauté scientifique. En médecine, il n’y a qu’un seul moyen d’évaluer l’efficacité d’un traitement: disposer de deux groupes de patients comparables en tout point (tirés au sort) et délivrer le médicament à tester à l’un et un placebo à l’autre. «Ce n’est pas la dictature des méthodologistes, c’est une norme qui a presque 50 ans!», s’exclame le Pr François Chast, président honoraire de l’Académie nationale de pharmacie. Sans ce type d’étude, aucune conclusion n’est possible, a fortiori pour une maladie qui guérit spontanément dans 90 % des cas. «On ne peut pas se contenter d’affirmer qu’un médicament est efficace sans aucune preuve, juste sur la base d’une intuition. Nous ne sommes plus au XIXe siècle», proteste le Pr Nicholas Moore, pharmacologue à l’université de Bordeaux.

En quelques minutes, le Pr Raoult a envoyé valser les critiques de ses pairs. «Le rite des essais randomisés, qu’on me dise que c’est la doxa, ça ne m’impressionne pas, a-t-il lancé. La randomisation est un espèce de standard très associé à l’industrie pharmaceutique.» Paradoxalement, ce sont pourtant des études randomisées que le chercheur a brandies pour justifier de l’efficacité de l’hydroxychloroquine. «Sur quatre études randomisées, trois disent que ça marche mieux que le placebo», a-t-il affirmé sous serment. Mais sur les quatre études randomisées publiées, toutes sont négatives. L’une d’elles, menée au Brésil, a même été interrompue en raison d’effets indésirables. Quant à l’essai clinique britannique Recovery, le plus vaste mené à ce jour, un communiqué du 5 juin a annoncé que la molécule n’a «aucun effet bénéfique».

Avec Le Figaro par Cécile Thibert et Cyrille Vanlerberghe

Walmart Canada accusé de banaliser un important mouvement des droits civiques

juin 24, 2020

 

Longueuil,Quebec, Сanada- May 28, 2014: View at Longueuil storefront from its parking lot.Walmart is an American public multinationnal corporation stores and warehouse stores.
© YvanDube Longueuil,Quebec, Сanada- May 28, 2014: View at Longueuil storefront from its parking lot.Walmart is an American public multinationnal corporation stores and warehouse stores.
 
TORONTO — Des internautes critiquent le géant canadien du détail Walmart Canada sur les réseaux sociaux parce qu’il met en vente sur son site web une multitude d’articles qui, à leur avis, banalisent le mouvement “Black Lives Matter”, un symbole des droits civiques.

Ce mouvement a pris beaucoup de momentum depuis la mort violente de l’Afro-Américain George Floyd aux mains de policiers blancs de Minneapolis, le mois dernier, aux États-Unis.

Walmart Canada propose notamment à ses clients des chandails, écussons et plaques d’immatriculation qui affichent des slogans tels “All Lives Matter”, “Police Lives Matter”, “Motorcycle Lives Matter” et “Irish Lives Matter”.

Le détaillant offre aussi des articles montrant le slogan “Black Lives Matter” et la phrase “I can’t Breathe” (Je ne peux respirer) prononcée par George Floyd quelques instants avant sa mort sous le genou d’un policier.

Une internaute, Beth MacDonnell, a écrit mardi que Walmart Canada devrait avoir honte de vendre des articles tels “All Lives Matter” et elle a réclamé leur retrait immédiat.

Sur son compte twitter, Walmart Canada a affirmé que des commentaires d’internautes avaient été soumis aux personnes appropriées qui étudieront la question.

Dans un autre message affiché plus tôt, le détaillant a affirmé être opposé à toutes les formes de racisme et de discrimination et en faveur de l’écoute, de la compréhension et de l’adhésion aux valeurs de différences individuelles.

Avec La Presse canadienne