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Mali : le Premier ministre Choguel Maïga accuse la France d’« abandon »

septembre 26, 2021
Fer de lance de l’opposition au Conseil national de transition, Choguel Kokalla Maïga a été nommé Premier ministre le 7 juin.

Le Premier ministre malien a accusé samedi 25 septembre la France d’un « abandon en plein vol » avec sa décision de retrait de la force Barkhane. La Russie a confirmé que Bamako avait approché « des sociétés privées russes ».

« La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires », a affirmé Choguel Kokalla Maïga à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Il s’agit de « combler le vide que ne manquera pas de créer la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le nord du Mali », a précisé le Premier ministre, déplorant un « manque de concertation » et une annonce « unilatérale » sans coordination tripartite avec l’ONU et le gouvernement malien.

Dans un contexte de menace jihadiste accrue, « l’opération française Barkhane annonce subitement son retrait en vue, dit-on, d’une transformation en coalition internationale dont tous les contours ne sont pas encore connus« , a aussi dit Choguel Kokalla Maïga. Et d’ajouter : « en tout cas, pas de mon pays, pas de notre peuple ». « L’annonce unilatérale du retrait de Barkhane et sa transformation n’ont pas tenu compte du lien tripartite qui nous lie », l’ONU, le Mali et la France. « Le Mali regrette que le principe de consultation et de concertation, qui doit être la règle entre partenaires privilégiés, n’ait pas été observé en amont de la décision », a poursuivi le Premier ministre malien.

Choguel Kokalla Maïga a réclamé qu’au vu de l’évolution à venir, la mission de paix Minusma de l’ONU et ses 15 000 Casques bleus aient « une posture plus offensive sur le terrain ». Il a enfin assuré qu’il n’y avait « pas de sentiment anti-Minusma au Mali, pas plus qu’un sentiment antifrançais ».

Contacts confirmés avec Wagner

Lors d’une conférence de presse à l’ONU peu avant, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait confirmé que Bamako avait approché « des sociétés privées russes », assurant que cette démarche ne concernait en rien le gouvernement de la Fédération de Russie.

LES TERRORISTES CONTINUENT DE RÉGNER », A AJOUTÉ SERGUEÏ LAVROV, CAUSTIQUE À L’ÉGARD DE BARKHANE

La France et l’Union européenne se sont inquiétées de ces contacts entre le Mali et la Russie au cours d’échanges à New York. « Les autorités maliennes se sont tournées vers une société militaire privée russe parce que, si je comprends bien, la France veut réduire significativement ses forces militaires qui devaient combattre les terroristes à Kidal », a avancé le ministre russe. Les Français « n’y sont pas arrivés et les terroristes continuent de régner dans cette région », a-t-il ajouté, caustique à l’égard de Barkhane.

« Tout cela se fait sur une base légitime », entre un « gouvernement légitime, reconnu par tous » et des entités qui « fournissent des services à travers des spécialistes étrangers », a-t-il fait valoir. « Nous n’avons rien à voir avec cela », a encore assuré Sergueï Lavrov. La Russie dément systématiquement que des sociétés paramilitaires privées russes lui soient subordonnées.

Inquiétudes

Treize pays européens, impliqués pour certains dans la coalition de forces spéciales « Takuba » au Mali, ont jugé inacceptable une éventuelle implication du groupe Wagner dans ce pays. La France, l’Allemagne et l’Estonie sont allées plus loin, avertissant qu’elles réexamineraient leur présence militaire au Mali si un accord était conclu.

« DIRE “J’ÉTAIS LÀ EN PREMIER, DÉGAGEZ !”, C’EST INSULTANT

Outre l’ONU, l’Union européenne (UE), qui assure la formation de soldats maliens par l’intermédiaire de sa mission EUTM Mali, composée de 700 soldats de 25 pays européens, a averti qu’une implication de cette société russe affecterait « sérieusement » ses relations avec Bamako.

« Dire “j’étais là en premier, dégagez !”, c’est insultant, en premier lieu pour le gouvernement à Bamako qui a invité des partenaires étrangers », a rétorqué Sergueï Lavrov.

Par Jeune Afrique avec AFP

Football : Benjamin Mendy restera en prison jusqu’en janvier

septembre 10, 2021

Le défenseur français, accusé de viols, sera jugé le 24 janvier prochain en Angleterre. D’ici-là, il ne pourra pas quitter sa prison.

Accuse de viols, Benjamin Mendy devra rester derriere les barreaux jusqu'au 24 janvier prochain.
Accusé de viols, Benjamin Mendy devra rester derrière les barreaux jusqu’au 24 janvier prochain.© Shaun Botterill / MAXPPP / PRESS ASSOCIATION IMAGES/MAXPPP

Benjamin Mendy ne sortira pas de prison cette année. Derrière les barreaux depuis la fin du mois d’août, le défenseur français sera jugé par le tribunal de Chester (Cheshire), le 24 janvier prochain. Une audience pour laquelle il devra patienter en prison, le juge ayant refusé de lui accorder l’aménagement de sa détention provisoire. Champion du monde avec l’équipe de France en 2018, Benjamin Mendy joue à Manchester City depuis 2017, un club dont il a été suspendu le 26 août dernier, dans la foulée de son arrestation. Il est accusé de quatre viols et d’une agression sexuelle, l’ensemble des faits qui lui sont reprochés s’étant déroulés entre octobre 2020 et août 2021.

Vêtu d’un survêtement de couleur crème, Benjamin Mendy a écouté les bras croisés les propos tenus à l’audience, qui lui ont été traduits en français par un interprète. Il a été maintenu en détention à l’issue de l’audience de 45 minutes, et a fait un clin d’œil à un homme dans le public en quittant la salle. La date de l’audience du 24 janvier est encore susceptible de bouger. Cela dépendra de ce que plaidera Benjamin Mendy lors d’une prochaine audience, le 15 novembre prochain. Ce jour-là, l’international français devra annoncer s’il plaide coupable ou non coupable. Son avocate, Eleanor Laws, a annoncé qu’elle envisageait de demander l’abandon des charges.

Une carrière anglaise compliquée

Pour recruter Mendy, révélé à Marseille et qui a passé une saison par Monaco, City avait déboursé 52 millions de livres (environ 60 millions d’euros), faisant à l’époque du jeune latéral gauche français le défenseur le plus cher de l’histoire. Mais la carrière de Mendy a depuis été rythmée par les blessures, comme sa rupture des ligaments croisés en 2017, le forçant à passer plus de temps à soigner ses genoux et des ennuis musculaires qu’à taper dans un ballon. L’international français avait aussi fait les choux gras des tabloïds à l’automne 2020 lors de la saisie de sa Lamborghini d’une valeur de plus de 500 000 euros, qu’il conduisait sans permis ni assurance. Il avait plaidé coupable et a été condamné à un peu plus de 1 000 euros d’amende.

Également inculpé dans le cadre de l’enquête, un deuxième homme, Louis Saha Matturie, 40 ans, a comparu aux côtés du champion français. Il est inculpé pour quatre viols commis sur trois personnes entre avril et août.

Par Le Point avec AFP

Éthiopie : les rebelles du Tigré accusent l’UA de « partialité »

août 29, 2021
Des soldats tigréens à Mekele au lendemain de la reprise de la capitale du Tigré, le 29 juin 2021.

Les rebelles tigréens ont accusé dimanche l’Union africaine (UA) de « partialité » à la suite de la désignation par l’organisation panafricaine d’un médiateur dans ce conflit qui déchire le nord de l’Éthiopie depuis près d’un an.

« Il serait naïf de penser que cette mission puisse marcher », a affirmé sur Twitter le porte-parole des rebelles Getachew Reda, trois jours après la nomination de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo comme représentant de l’UA dans la Corne de l’Afrique avec pour mission de « promouvoir la paix, la sécurité, la stabilité et le dialogue politique ».

« Résoudre une crise requiert au moins la reconnaissance de l’existence, sinon de l’importance, d’un problème, écrit le porte-parole des rebelles tigréens. Nous avons du mal à comprendre comment on peut attendre un rôle constructif de la part d’une organisation qui a donné tout son sens au mot partialité. »

Conflit dévastateur

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a pour sa part rejeté à plusieurs reprises toute proposition de médiation avec les leaders tigréens, affirmant qu’il ne s’agissait que d’une « opération limitée de maintien de l’ordre ». Abiy Ahmed avait envoyé l’armée au Tigré, région la plus septentrionale du pays, en novembre 2020 pour renverser les autorités dissidentes issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Selon le prix Nobel de la paix 2019, cette opération répondait à des attaques contre des camps de l’armée fédérale ordonnées par le TPLF. La victoire devait être rapide, mais la région s’est enfoncée dans un conflit dévastateur, marqué par de nombreuses exactions contre les civils.

L’UA dans une position délicate ?

Fin juin, les forces pro-TPLF ont repris la capitale régionale Mekele, puis l’essentiel du Tigré et poussé dans les régions limitrophes de l’Amhara et de l’Afar pour mettre fin à ce qu’elles décrivent comme un blocus humanitaire du Tigré et pour empêcher les forces pro-gouvernementales de se regrouper.

LES ALLIÉS DE L’ÉTHIOPIE ONT EMPÊCHÉ TOUTE DISCUSSION SUR LE SUJET AU CONSEIL DE SÉCURITÉ DES NATIONS UNIES

Le conflit s’est avéré un sujet délicat pour l’Union africaine, basée à Addis Abeba, et les alliés de l’Éthiopie ont empêché toute discussion sur le sujet au Conseil de sécurité des Nations unies. Selon l’ONU, le conflit a déjà placé quelque 400 000 personnes dans une situation proche de la famine.

Olusegun Obasanjo avait déjà mené en juin au titre de l’UA une mission d’observation des élections générales qui ont débouché sur une large victoire des partisans d’Abiy Ahmed, malgré l’absence de scrutin pour raisons de sécurité dans un quart du pays, dont le Tigré.

Par Jeune Afrique avec AFP

France/Accusations de viol : fin d’une garde à vue « abusive » pour Juan Branco

juin 1, 2021

L’avocat de Juan Branco a demandé le « classement sans suite immédiat », niant toute contrainte de la part de son client envers la jeune femme.

L’avocat Juan Branco a été entendu mardi en garde à vue à Paris dans l’enquête pour « viol » ouverte fin avril après des accusations à son encontre d’une jeune femme et en est ressorti sans poursuite à ce stade, a-t-on appris de sources concordantes. Juan Branco, qui avait évoqué une relation consentie avec la jeune femme qui l’accusait, a été convoqué mardi matin dans les locaux du premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ) où il a aussitôt été placé en garde à vue. Il a été remis en liberté en fin de journée, selon son avocat, Maître Yassine Bouzrou, et le parquet de Paris. « L’enquête se poursuit », a précisé le parquet.

Dans un communiqué, Me Bouzrou a indiqué avoir pris connaissance des déclarations de la plaignante. « Il est très clair que ce qu’on lui reproche est dépourvu de fondement et que cette garde à vue était abusive », a-t-il estimé, demandant le « classement sans suite immédiat » de cette enquête. Selon Me Bouzrou, la plaignante « affirme elle-même qu’il n’y a eu ni violence, ni menace, ni manifestation de son opposition à la pénétration », « indique s’être deshabillée elle-même » et est « restée dormir avec Juan Branco après la relation sexuelle ».

Instagram et opiacé

La femme de 20 ans avait déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris le 29 avril, révélée par le quotidien Le Parisien, après sa rencontre avec Juan Branco à la suite d’échanges sur le réseau Instagram. La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre sans constituer une demande d’engagement des poursuites, contrairement à une plainte. Dans un long post Facebook, l’avocat et essayiste avait nié toute relation contrainte avec la jeune femme. Puis il avait assuré, dans un message à la presse, que la plaignante entendait « retirer » sa main courante au plus tôt. Dans sa main courante, révélée par Le Point, la jeune femme assurait avoir pris de la lamaline, un opiacé, avec Monsieur Branco. Celui-ci avait confirmé dans l’émission Touche pas à mon poste (C8), en comparant ce médicament à du doliprane.

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron Crépuscule, paru en ligne fin 2018 puis aux éditions Au Diable Vauvert/Massot en 2019. Il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris. Juan Branco a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans cette enquête. Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans le dossier Griveaux.

Par Le Point avec AFP

France: Une femme accuse de viol l’avocat Juan Branco, qui évoque une relation consentie

avril 30, 2021
Une femme accuse de viol l'avocat Juan Branco, qui evoque une relation consentie
Une femme accuse de viol l’avocat Juan Branco, qui évoque une relation consentie© AFP/Archives/Lionel BONAVENTURE

Une enquête a été ouverte à Paris pour vérifier des allégations de viol portées par une jeune femme contre l’avocat Juan Branco, qui décrit de son côté une relation consentie, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

La femme de 20 ans, a déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris jeudi, après sa rencontre avec Juan Branco, selon Le Parisien.

La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre, sans constituer une demande d’engagement des poursuites, contrairement à une plainte. L’enquête a été confiée au premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ), a précisé la source proche.

Contacté par l’AFP, le parquet de Paris n’a pas souhaité faire de commentaire.

Dans un long post Facebook, l’avocat et essayiste a nié toute relation contrainte. Il raconte sa rencontre avec la jeune femme après des échanges sur le réseau social Instagram.

Après une balade dans Paris, le couple se serait rendu au domicile de l’avocat. Ils auraient regardé un film avant d’avoir une relation sexuelle consentie, selon la version de Juan Branco.

Le lendemain matin, la jeune femme l’aurait « embrassé » avant de partir, assure encore l’avocat. Elle serait revenue le soir « froide et troublée » en lui annonçant qu’elle avait déposé une « main courante » sur les conseils de deux amies.

Suite à l’article du Parisien, M. Branco a transmis à la presse vendredi après-midi un message Facebook attribué à la plaignante, non vérifiable dans l’immédiat, qui lui annoncerait qu’elle entendait « retirer » sa main courante « lundi ».

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron « Crépuscule », paru en ligne fin 2018 puis Au Diable Vauvert/Massot en 2019.

Il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris.

L’avocat a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans ce dossier.

Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans ce dossier.

Par Le Point avec AFP

Burkina-Faso/Assassinat de Thomas Sankara: Blaise Compaoré mis en accusation

avril 13, 2021

Le tribunal militaire burkinabè a décidé, le 13 avril, de mettre en accusation l’ex-président Blaise Compaoré dans le dossier Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987.

Blaise Compaoré a été mis en accusation dans le dossier de l’assassinat de son prédécesseur, Thomas Sankara, pour des faits d’attentat à la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat et de recel de cadavres.

Son ancien bras droit, le général Diendéré qui purge actuellement sa peine dans l’affaire du putsch manqué du 16 septembre 2015, est poursuivi dans le présent dossier pour attentat à la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat, subornation de témoins et recel de cadavres. Trente-sept ans après, au total, quatorze personnes comparaîtront devant le tribunal dans ce dossier.

Arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat, le 4 août 1983, Thomas Sankara a été assassiné lors d’un putsch qui amena au pouvoir Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987. Ce dernier vit en Côte d’Ivoire depuis 2014.

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba

Canada: Un homme accusé d’exhibitionnisme et d’actions indécentes à Windsor

février 11, 2021

Dany Côté a été accusé, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke, d’actions indécentes et d’exhibitionnisme à l’encontre d’enfants.

Dany Côté, un homme de 38 ans, a été accusé, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke, d’actions indécentes et d’exhibitionnisme à l’encontre d’enfants.

© Martin Bilodeau/Radio-Canada Dany Côté, un homme de 38 ans, a été accusé, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke, d’actions indécentes et d’exhibitionnisme à l’encontre d’enfants.

Le suspect de 38 ans a été arrêté à Windsor dans la soirée de mardi à la suite de signalements faits par des citoyens, qui l’ont vu approcher des enfants. Il a été aperçu en train de rôder et avait un comportement suspect, selon la Sûreté du Québec (SQ).

L’homme fait face en tout à cinq chefs d’accusation. On lui reproche également d’avoir commis une action indécente dans un endroit public et d’avoir exhibé ses organes génitaux devant un enfant de moins de 16 ans. Les faits reprochés se seraient déroulés entre le 4 décembre et le 8 février.

Compte tenu de ses antécédents judiciaires pour des crimes à caractère sexuel, Dany Côté n’avait pas le droit de se trouver près d’une école ou d’un parc. Il sera de retour jeudi devant tribunal afin de fixer une date sur son enquête pour remise en liberté. La Couronne s’est également opposée à sa remise en liberté.

Mobilisation de la communauté

L’appréhension de l’homme par la police semble avoir été facilitée par la mobilisation de parents sur les réseaux sociaux, qui ont dénoncé la présence d’un véhicule suspect dans les rues de la ville au cours des derniers jours.

Une citoyenne rencontrée par Radio-Canada Estrie dit que c’est une publication publiée sur Facebook, vendredi dernier, qui lui a mis la puce à l’oreille. Elle avait croisé le suspect deux jours plus tôt, près de chez elle. «C’était une publication d’une maman qui mentionnait que sa petite fille avait été abordée par un homme conduisant une voiture gris foncé. Il avait dit à sa petite fille de le rejoindre dans son auto», dit-elle.

La maman d’une fille de 12 ans, qui aurait été suivie par le suspect, a également décidé de faire une publication sur le média social. Elle reçoit cinq témoignages similaires concernant le rôdeur. «On a fait le lien que c’était la même auto et la même personne», relate-t-elle.

Le lendemain, elle fait un signalement à la police.

La mairesse de Windsor, Sylvie Bureau, salue la rapidité avec laquelle les citoyens se sont mobilisés pour permettre l’arrestation du suspect.

«Les médias sociaux ont parfois du bon, et c’est le cas cette fois-ci», lance la mairesse. «Les gens étaient inquiets.»

Avec CBC/Radio-Canada 

Sur Twitter, Booba accusé d’agression sexuelle sur mineure au Sénégal

février 9, 2021
Booba en concert à Nanterre, en octobre 2018.

Dans un contexte de dénonciations des violences sexuelles dans le milieu de la musique, le rappeur est accusé d’agression sur une jeune fille de 14 ans en marge d’un concert à Dakar.

L’affaire pourrait passer pour une embrouille de plus. Le rappeur Booba a habitué ses fans, ceux qu’il surnomme ses « pirates », à des clashs à répétition. À l’instar de 50 Cent aux États-Unis, il moque régulièrement ses adversaires en portant volontiers les coups sous la ceinture : il a récemment ironisé sur le physique du rappeur albinos Kalash Criminel, sur les cheveux de Dadju et s’est fait bannir d’Instagram l’année dernière pour avoir diffusé une vidéo pornographique mettant en scène Fianso. Mais le dernier clash en date, mettant Booba en tête des tendances sur Twitter, fait remonter des accusations beaucoup plus sérieuses.

Tout part d’une critique mal digérée par « le Duc de Boulogne », qui supporte difficilement les coups de pattes journalistiques : il a notamment suspendu tout entretien avec le média Booska-P depuis qu’un des chroniqueurs, Fif, avait avoué ne pas aimer son album… en 2008. Cette fois, ce sont les piques du journaliste Yérim Sar, sur la radio Mouv‘, concernant la version revisitée du hit « Barbie girl », qu’il n’a pas digérées. Un échange venimeux a suivi sur Twitter… jusqu’à ce que le journaliste, qui y écrit sous le pseudo de « spleenter », porte des accusations graves contre le rappeur. Parmi les « dossiers » exhumés, certains avérés, notamment la fermeture de OKLM, le média créé par Booba en 2014, dont l’activité est suspendue depuis mars 2020. Une autre accusation, beaucoup plus lourde de conséquences, reste à établir : une tentative de viol sur une jeune fille de 14 ans, en marge du premier concert de Booba à Dakar, en 2016.

Plusieurs éléments interpellent dans l’affaire. D’abord Yérim Sar est un journaliste respecté, à la fois pour son mordant et sa connaissance du milieu du rap (il a été chroniqueur pour de nombreux médias spécialisés comme l’Abcdr du Son et rédacteur en chef de Paris Hip-Hop). Booba, d’origine sénégalaise par son père qui vient de la ville de Yaféra (département de Bakel), n’a pas démenti les allégations, retirant même les tweets en réponse au journaliste. Enfin, il y a deux mois, la candidate de télé-réalité Inès Sberro reconnaissait une relation avec la star, commencée lorsqu’elle avait 16 ans, en 2014. Si un rapport sexuel avec un mineur consentant de plus de 15 ans est autorisée dans certains cas en France, ce flirt apporte un nouvel éclairage.

#BalanceTonRappeur

Cette affaire intervient dans un contexte très particulier où les témoignages d’agressions sur des femmes, parfois mineures, se multiplient. Sur les réseaux sociaux français, il y a quelques mois, le hashtag #BalanceTonRappeur est devenu viral, entraînant la chute du rappeur parisien Moha la Squale, visé par une enquête pour « violences », « agression sexuelle » et « séquestrations », après un dépôt de plaintes de trois ex-compagnes âgées de 23 à 28 ans. Aux États-Unis, R. Kelly, derrière les barreaux depuis 2019, attend la tenue de quatre procès liés à des abus sexuels sur mineurs. S’il est reconnu coupable, il risque jusqu’à 20 ans de prison.

L’Afrique connaît aussi son lot d’affaires. Lil Frosh, au Nigeria, a été arrêté en fin d’année dernière par la police après avoir agressé sa petite amie. Sidiki Diabaté a été placé en détention en septembre 2020, après des violences sur son ex-compagne, l’influenceuse Mariam Sow. Il est sorti de prison au bout de trois mois, actuellement en liberté provisoire après avoir payé une caution de 15 millions de francs CFA (23 000 euros) : il s’est d’ailleurs expliqué auprès de son public dans son dernier titre clipé, Renaissance, où il promet sur fond d’images de prières, de devenir exemplaire. Le chanteur marocain Saad Lamjarred a fait l’objet de plusieurs plaintes pour agressions sexuelles, aux États-Unis, en France et au Maroc. Il reste malgré tout très populaire dans le royaume, Mohammed VI ayant même longtemps chargé son avocat d’alors, Éric Dupond-Moretti, d’assurer sa défense.

L’affaire impliquant Booba n’a pas (encore) pris de tournant judiciaire. Hier, la twittosphère semblait suspendue à de nouvelles révélations de Yérim Sar. Si Booba n’a pas nié les faits, il semble avoir trouvé une nouvelle cible, le confrère de Yérim, Mehdi Maïzi, qu’il avait embauché à OKLM, et à qui il promet le pire : « Sache que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu perdes la face et que tu perdes ta place. Ça prendra le temps que ça prendra… je te souillerai et je te détruirai ! » Des menaces qui tombent à pic pour détourner l’attention.

Avec Jeune Afrique par Léo Pajon

Canada-Québec/Montréal: Mamadi Camara a eu «très peur», raconte son avocat

février 4, 2021

C’est rongé par la peur et dans une totale incompréhension que Mamadi III Fara Camara a passé plusieurs jours en détention, clamant son innocence, lui qui se serait visiblement trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Faussement accusé de tentative de meurtre, Mamadi III Fara Camara (au centre) a retrouvé sa liberté mercredi à la suite d’un important revirement de situation.

© Marie-France Coallier Le Devoir Faussement accusé de tentative de meurtre, Mamadi III Fara Camara (au centre) a retrouvé sa liberté mercredi à la suite d’un important revirement de situation.

« Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il n’y avait aucune preuve directe, la preuve était circonstancielle. On parle de témoignages de témoins, qui ont décrit une agression, les cheveux du suspect, le manteau », explique Me Cédric Materne, qui représente celui qui a été faussement montré du doigt comme étant l’agresseur du policier Sanjay Vig.

Au lendemain du retrait des accusations de tentative de meurtre contre un agent, M. Camara prend du repos, a indiqué son avocat. Pour le moment, l’homme de 31 ans n’a pas souhaité s’adresser aux médias.

« Il est très content de revoir sa famille. Il va bien en ce moment, mais c’est certain qu’il est choqué. Nous lui avions parlé pendant sa détention et il avait très peur, il ne comprenait pas ce qui se passait », mentionne Me Materne.

Homme sans histoire

L’agent Vig a été sauvagement attaqué le 28 janvier dernier après avoir intercepté un automobiliste sur le boulevard Crémazie, en bordure de l’autoroute Métropolitaine. M. Camara est bel et bien celui qui a été arrêté par le policier, mais contrairement à ce qui a été avancé par les autorités, il n’a pas été l’auteur de l’altercation, mais plutôt un des témoins de celle-ci.

« M. Camara leur a dit qu’il n’était pas la personne qu’ils cherchaient. Ce qu’on lui reprochait ne correspondait pas avec le profil de M. Camara, qui est un homme qui n’a pas d’antécédents judiciaires, une personne au doctorat, une personne calme. Ça ne fonctionnait pas, mais ils l’ont quand même arrêté et accusé », souligne Me Materne.

Vendredi, la version du SPVM voulait qu’un automobiliste intercepté relativement à une infraction au Code de la sécurité routière s’en soit pris physiquement à un policier dans le secteur de Parc-Extension. Le SPVM rapportait « une altercation lors de laquelle le policier aurait été désarmé et blessé », mais ne pouvait préciser s’il avait été atteint par un projectile.

M. Camara a été arrêté après avoir lui-même alerté le 911. Il clamait son innocence depuis le début. C’est finalement l’analyse plus poussée d’une vidéo d’une caméra du ministère des Transports qui a disculpé le Montréalais.

Dans l’immeuble de huit logements où demeure M. Camara, les voisins s’expliquent mal comment ce futur père de famille, étudiant à Polytechnique, a pu vivre ce cauchemar.

« Les policiers sont débarqués ici et ils nous ont tous questionnés. À un certain moment, on m’a même demandé si j’avais vu l’arme », a confié un des voisins de M. Camara, qui a requis l’anonymat par crainte de représailles.

Avec Le Devoir par  Améli Pineda 

Canada: Le prince saoudien est accusé de complot pour tuer un ex-espion à Toronto

août 7, 2020

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane aurait envoyé un commando à Toronto pour tuer un ancien espion qui a fui le royaume en 2017.
© Pool/Getty Images Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane aurait envoyé un commando à Toronto pour tuer un ancien espion qui a fui le royaume en 2017.
Une poursuite civile déposée devant la justice américaine accuse le prince héritier de l’Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane, d’avoir cherché à assassiner un ancien agent secret au travers de l’envoi d’un commando à Toronto en 2018.

La plainte déposée jeudi dans une cour de justice américaine accuse le prince Mohammed ben Salmane d’avoir mandaté des mercenaires pour trouver et assassiner un ancien espion de haut rang qui en sait trop.

Le document de 106 pages, qui doit être vérifié par la justice, a des airs de roman d’espionnage. Il indique que le régent du royaume d’Arabie Saoudite a cherché à réduire au silence Saad Aljabri en 2018.

M. Aljabri, résident permanent au Canada, est décrit comme un ancien officiel Saoudien de 39 ans spécialiste en sécurité nationale et en contre-terrorisme.

Peu de personnes en connaissent autant sur le prince héritier que lui, selon la plainte, notamment sur son implication supposée dans des accords commerciaux corrompus et la création d’une équipe personnelle de mercenaires appelée «Tiger Squad».

Ces mercenaires sont derrière l’assassinat et le démembrement du journaliste Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien en Turquie, en 2018, d’après la plainte.

Jamal Khashoggi, journaliste assassiné au consulat saoudien d'Istanbul en 2018

© /AFP/Getty Images Jamal Khashoggi, journaliste assassiné au consulat saoudien d’Istanbul en 2018
M. Aljabri, double citoyen de Malte et d’Arabie saoudite, a fui le royaume en 2017, d’abord en Turquie, puis secrètement à Toronto, où il vit désormais.

Saad Aljabri dit qu’il avait développé une relation de travail étroite avec l’intelligence américaine au fil des décennies. Il dispose, prétend-il, d’une position unique pour menacer la réputation de Mohammed ben Salmane auprès de Washington.

Le plaintif disposerait d’informations sensibles sur le prince

«Rares sont les endroits qui ont des informations plus sensibles, humiliantes et accablantes sur l’accusé ben Salmane que l’esprit et la mémoire de Dr Saad – sauf peut-être les enregistrements réalisés par le Dr Saad par anticipation de son assassinat», affirme M. Aljabri.

«C’est pourquoi l’accusé ben Salmane veut sa mort et pourquoi [il] a travaillé pour atteindre cet objectif au cours des trois dernières années.»

Le prince héritier a ordonné au plaintif de rentrer chez lui à plusieurs reprises et l’a menacé via une messagerie instantanée «d’utiliser tous les moyens disponibles» et de «prendre des mesures qui vont vous nuire», indique le document.

Le commando refoulé à l’aéroport Pearson

Les membres de la «Tiger Squad» seraient arrivés à l’aéroport Pearson de Toronto avec des visas touristiques à la mi-octobre 2018, moins de deux semaines après que M. Khashoggi a été assassiné.

Pour éviter de se faire repérer, ils sont entrés par des kiosques séparés, mais ont éveillé les soupçons après avoir prétendu qu’ils ne se connaissaient pas, toujours selon la plainte. Les Agents des services frontaliers du Canada les auraient tous refusés sauf un, qui voyageait avec un passeport diplomatique.

M. Aljabri affirme qu’un ancien collègue s’est présenté à son bureau de la société de télécommunications de Toronto où il travaillait, se faisant passer pour un investisseur, et a essayé de le persuader d’aller en Turquie pour rendre visite à sa famille.

Malgré son refus, l’homme avait réussi à localiser Saad Aljabri afin que le commando puisse le trouver, présente-t-il.

Des proches «disparus et torturés»

«Mohammed ben Salmane prévoit désormais d’envoyer des agents directement via les États-Unis pour entrer au Canada par voie terrestre et, une fois pour toutes, d’éliminer le Dr. Saad», dit-il.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, en octobre 2018, à Riyad.

© AP/Amr Nabil/La Presse canadienne Le prince héritier Mohammed ben Salmane, en octobre 2018, à Riyad.
Le document affirme que le prince a ordonné la détention et l’enlèvement des membres de la famille d’Aljabri comme moyen de pression. Deux de ses enfants ont «disparu» à la mi-mars et d’autres parents ont été arrêtés, détenus et torturés.

Il dit également que des agents saoudiens ont piraté ses téléphones intelligents et gelé ses comptes bancaires.

Les responsables de l’ambassade saoudienne à Ottawa n’ont pas répondu à une demande de commentaire, tout comme le ministre de la Sécurité publique Bill Blair et l’Agence des services frontaliers du Canada.

Avec CBC/Radio-Canada