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France: Nicolas Hulot, accusé d’agressions sexuelles, « quitte définitivement » la vie publique

novembre 24, 2021

L’annonce de l’ancien ministre de l’écologie a lieu la veille de la diffusion d’une enquête d’« Envoyé spécial » le mettant en cause. Il affirme que ces accusations sont « purement mensongères » et qu’il a « la conscience tranquille ».

Nicolas Hulot

Nicolas Hulot, visé par des accusations d’agressions sexuelles, a annoncé mercredi 24 novembre qu’il quittait « définitivement la vie publique ». La décision de l’ancien ministre de l’écologie survient à la veille de la diffusion d’une enquête de l’émission « Envoyé spécial » donnant la parole à des femmes l’accusant d’« agression sexuelle et de viol » remontant jusqu’à 1989.

« Ni de près ni de loin je n’ai commis ces actes, ces affirmations sont mensongères », a affirmé M. Hulot sur BFM-TV, devançant la diffusion du documentaire télévisé. « Je n’ai jamais contraint qui que ce soit », a-t-il insisté, dénonçant un « système qui est en train de perdre la raison », avec « la justice qui se déplace sur les plateaux de télévision ».

« Dans la foulée, pas plus parce que ma conscience ne serait pas tranquille, je quitte définitivement la vie publique tout simplement parce que je suis écœuré, a ajouté l’ancien animateur télé. Je quitte mon engagement et je ne m’exprimerai plus. C’est trop lourd payé »« Je vais quitter la présidence d’honneur de ma fondation, qui est l’œuvre de ma vie », pour « les protéger des salissures que je vais me prendre dans les jours qui viennent », a-t-il également précisé. « Certains esprits malins vont prendre ça comme un indice de culpabilité. Non, c’est l’expression de mon écœurement », a ajouté M. Hulot, affirmant avoir « la conscience tranquille ».

D’après les questions mercredi du journaliste Bruce Toussaint et Franceinfo, le reportage en question doit être diffusé sur France 2 jeudi. Selon Nicolas Hulot, quatre ou cinq femmes porteraient des accusations contre lui, en plus de la petite-fille de François Mitterrand, dont la plainte pour viol avait déjà émergé il y a quatre ans. Il a affirmé ne pas connaître les noms des nouvelles accusatrices. « Je sais que j’ai un physique très ingrat et que donc seule la contrainte me permet de vivre des histoires d’amour… Mais plus sérieusement, je n’ai jamais séduit par contrainte », a-t-il encore dit. « Ironiser sur un tel sujet ? Sérieusement ?a réagi sur Twitter la ministre déléguée chargée de l’égalité femmes-hommes, Elisabeth Moreno. Ses propos sont intolérables. »

Accusations de quatre ou cinq femmes

Comme il l’avait fait en 2018 lors de la publication d’une enquête controversée du magazine Ebdo, qui a depuis cessé de paraître, relatant une plainte pour viol classée sans suite car prescrite, Nicolas Hulot se défend avant même la révélation des accusations émanant de quatre ou cinq femmes selon ses propos. Juste avant la parution, celui qui était alors ministre de la transition écologique et solidaire avait « pris les devants » en allant démentir, déjà sur BFMTV, tout comportement inapproprié et des rumeurs « ignominieuses ».

Une méthode de défense dénoncée par la Fondation des femmes qui réclame « un peu de décence »« C’est à nouveau une campagne de gestion de crise qui consiste à vouloir parler avant qu’on ait pu entendre ces femmes. Laissons-les parler, qu’il se taise pour qu’on puisse les écouter, a déclaré à l’AFP sa présidente Anne-Cécile Mailfert. Il parle de cauchemar, mais c’est après avoir été violé qu’on fait des cauchemars, pas avant de voir un documentaire. »Lire le décryptage : Article réservé à nos abonnésViolences sexuelles : « Ne pas forcer les témoignages », respecter la parole des victimes, et leur silence

Le parquet de Saint-Malo, tout comme Nicolas Hulot, avait confirmé la plainte pour viol déposée en 2008, mais classée sans suite, les actes dénoncés qui remonteraient à 1997 étant « prescrits ». Pascale Mitterrand, qui n’était pas nommée dans Ebdo, avait alors dit, par l’intermédiaire de ses avocats, n’avoir jamais souhaité médiatiser l’affaire.

« C’est le #metoo politique qui commence »

« C’est le #metoo politique qui commence. Ça bouge. Enfin. Enfin un homme politique est déstabilisé dans sa fonction et ça ne fait que commencer, a réagi auprès du Monde l’ancienne candidate à la primaire écologiste Sandrine Rousseau. La chape de plomb était lourde sur le monde politique. Nicolas Hulot en est un des exemples. » Selon elle, « la parole des femmes va se libérer et (…) ça peut être violent ». Le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, Julien Bayou, a également réagi à ce départ dans plusieurs tweets mercredi« Demain, dans “Envoyé spécial”, nous entendrons le témoignage de cinq femmes affirmant avoir été victimes de Nicolas Hulot. Je les crois, a-t-il écrit. Je mesure le courage qu’il a fallu à ces personnes pour briser la loi du silence. »

« Il faut aussi briser la complicité des personnes qui savaient et n’ont rien dit ou n’ont pas permis que les victimes soient entendues. J’invite donc les hommes et femmes politiques qui savent et se taisent à prendre enfin la parole », a-t-il poursuivi, rappelant que, « au vu des mises en cause, nous avions décidé il y a déjà plusieurs années qu’EELV ne pouvait pas inviter Nicolas Hulot — qui n’a jamais été membre de notre mouvement — à nos différents événements ». En déplacement à Saint-Etienne, la candidate du Parti socialiste, Anne Hidalgo, s’est dite « du côté de l’Etat de droit »« J’ai beaucoup d’amitié pour Nicolas Hulot et je comprends sa décision. Je ne me prononcerai pas sur une affaire sur laquelle je n’ai aucun élément, a-t-elle poursuivi. S’il y a des victimes et que leurs droits sont reconnus, ce sera salutaire pour la justice de notre pays. »

Interrogé à l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal n’a pas souhaité « faire de commentaire », étant donné que l’ancien ministre « n’est plus membre du gouvernement ». De son côté, la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme s’est refusée à commenter une affaire qui touche à la « question fondamentale » de la libération de la parole des femmes et s’est dite « résolue à poursuivre son action pour l’écologie et la justice sociale ».

Avec Le Monde

Franco-rwandais accusé de complicité de génocide: « je suis un simple chauffeur »

novembre 23, 2021
Franco-rwandais accuse de complicite de genocide: "je suis un simple chauffeur"
Franco-rwandais accusé de complicité de génocide: « je suis un simple chauffeur »© AFP/Thomas COEX

« Un simple chauffeur » sans relief et sans histoires, mais au parcours semé de zones d’ombres et de mensonges. La cour d’assises de Paris s’est penchée mardi sur la personnalité du Franco-rwandais Claude Muhayimana, poursuivi pour complicité dans le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994.

Pendant un interrogatoire de plusieurs heures, parfois décousu, le président de la Cour Jean-Marc Lavergne a tenté de cerner qui était cet homme de 60 ans calme, poli, souriant à l’occasion. Et toujours discret, même lorsqu’il fond en larmes, à plusieurs reprises, notamment à l’évocation de son père décédé.

Vêtu d’un sweat shirt et d’un jean, M. Muhayimana, homme petit et costaud, s’exprime dans un français correct, même si certaines des questions du président lui sont traduites en kinyarwanda.

Poursuivi pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité lors de l’extermination des Tutsi du Rwanda en 1994, il colle sans difficulté à l’image de « Monsieur tout le monde », de « citoyen ordinaire qui s’est retrouvé dans le chaos » défendue depuis le début par ses avocats.

« Je n’aime pas les zizanies dans ma vie », résume cet homme, qui comparaît libre. Il est accusé d’avoir transporté les tueurs hutu sur des lieux de massacres de Tutsi à Kibuye (ouest) lors des mois sanglants d’avril à juillet 1994, au cours desquels plus de 800.000 personnes, issues essentiellement de la minorité tutsi, ont été massacrées au Rwanda.

Zones d’ombre

Pourtant, le parcours de ce « simple chauffeur » tel qu’il se décrit à plusieurs reprises, comporte de nombreuses zones d’ombre, qu’il n’éclaircit pas vraiment.

Questionné sur les mensonges apparus lors de sa demande d’asile en France – dans laquelle il affirmait notamment que plusieurs membres de sa famille ont été tués -, il répond: « je ne me souviens pas », ou « ça a été mal interprété ».

Interrogé sur ses rapports avec son ex-épouse, dont le témoignage pourrait s’avérer crucial, il dit: « les affaires des hommes et des femmes, c’est intime… parfois on avait des difficultés, parfois on était d’accord ».

Questionné sur ses biens et sa richesse, il élude: « je me débrouille ».

Dès l’ouverture de l’audience, le président a tenté de comprendre quelle connaissance Claude Muhayimana avait du génocide et de sa planification.

« Ce que je sais aujourd’hui, c’est qu’il y a eu un génocide mais je ne sais pas si il a été planifié », a répondu l’accusé.

« Une vie calme »

Claude Muhayimana est né en janvier 1961 à Kibuye, d’un couple mixte, une mère tutsi et un père hutu, ce qui fait de lui un Hutu. Elevé dans une famille d’agriculteurs « très croyante », très proche de sa mère, il est le second d’une fratrie de quatre, dont certains vivent toujours au Rwanda.

Il a quitté le foyer à l’adolescence pour aller vivre dans une congrégation religieuse auprès d’une missionnaire belge avant de devenir chauffeur en 1986. Il épouse en 1990 Médiatrice Musengeyezu, une Tutsi, avec qui il aura deux filles.

Mais après le divorce initié par sa femme au début des années 2000, les liens sont coupés avec ses enfants, ce qui est source « de grande souffrance », selon l’enquêtrice de personnalité qui l’a interrogé en prison lors de sa détention provisoire en 2014.

Après le génocide, M. Muhayimana, se disant menacé par les nouvelles autorités rwandaises, a fui au Zaïre en 1995, vécu en exil en Kenya, avant d’arriver en France en 2001, dont il obtiendra la nationalité en 2010.

Depuis 2007, il est employé à la mairie de Rouen. Décrit par des témoins comme « droit, sincère, investi et croyant », « c’est un homme sociable, qui mène une vie calme avec peu de loisirs », et un employé « ponctuel et sérieux », relève l’enquêtrice de personnalité.

Intégré en France, il n’a pour autant pas coupé les liens avec le Rwanda et la diaspora, et est proche d’un parti d’opposition, le Rwandan national Congress (RNC).

L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Par Jeune Afrique AFP

La Russie reconnaît avoir détruit un satellite avec un missile

novembre 16, 2021

Les Etats-Unis avaient accusé lundi la Russie d’avoir mené un tir de missile antisatellite « dangereux et irresponsable ». Les astronautes de l’ISS se sont préparés à une éventuelle évacuation d’urgence.

La Station spatiale internationale, le 4 octobre 2018.
La Station spatiale internationale, le 4 octobre 2018. HANDOUT / REUTERS

La Russie a reconnu, mardi 16 novembre, avoir effectué un tir d’essai contre l’un de ses vieux satellites en orbite, confirmant des accusations portées plus tôt par Washington. « Le 15 novembre, le ministère russe de la défense a mené avec succès un test à l’issue duquel l’engin spatial Tselina-D, en orbite depuis 1982 et inactif, a été détruit », a écrit l’armée russe dans un communiqué.

Les Etats-Unis avaient accusé lundi la Russie d’avoir mené un tir de missile antisatellite « dangereux et irresponsable » dans une démonstration de force ayant eu pour conséquence directe de menacer la sécurité des astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

« La Russie a conduit de façon irresponsable un test destructeur de missile antisatellite à ascension directe à l’encontre de l’un de ses propres satellites », avait déclaré le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, dans un communiqué.

« Ce test a jusqu’ici généré plus de 1 500 débris orbitaux traçables, et va probablement générer des centaines de milliers de morceaux plus petits de débris orbitaux. »

Les astronautes préparés à une éventuelle évacuation d’urgence

La Station spatiale passe « à travers ou près du nuage [de débris] toutes les quatre-vingt-dix minutes », avait précisé la NASA dans un communiqué.

Lors des deuxième et troisième passages – entre environ 8 heures du matin (heure de Paris) et 10 heures –, les sept personnes actuellement à bord de l’ISS se sont réfugiées dans leurs vaisseaux amarrés à la station, afin de se préparer à une éventuelle évacuation d’urgence. Il s’agit de quatre astronautes américains, un Allemand et deux cosmonautes russes. Cette mesure a été prise spécifiquement lors de ces passages sur la base d’une évaluation des risques par la NASA.

« Je suis scandalisé par cette action irresponsable et déstabilisatrice, a déclaré dans un communiqué le patron de l’agence spatiale américaine, Bill Nelson. Il est impensable que la Russie mette en danger non seulement les astronautes américains et des partenaires internationaux dans l’ISS, mais aussi ses propres cosmonautes. »

De nombreuses écoutilles restent actuellement fermées entre différents modules par mesure de précaution (mais pas entre le segment russe et américain).

Les astronautes hors de danger, selon Moscou

« Les débris créés par ce test dangereux et irresponsable menaceront désormais pour les décennies à venir les satellites et autres objets spatiaux vitaux pour la sécurité, l’économie, et les intérêts scientifiques d’autres nations », a accusé Antony Blinken. Il a promis que les Etats-Unis allaient « travailler avec [leurs] alliés et partenaires pour chercher à répondre à cet acte irresponsable ».

A quoi le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a rétorqué mardi : « Déclarer que la Fédération de Russie crée des risques pour l’exploitation à des fins civiles de l’espace est pour le moins hypocrite. Il n’y a aucun fait en ce sens. »

Lundi, l’agence spatiale russe Roscosmos avait déclaré que les astronautes à bord de l’ISS étaient hors de danger, sans faire mention d’un test de missile. « L’orbite de l’objet, qui a forcé l’équipage aujourd’hui à se rendre dans le vaisseau selon les procédures standards, s’est éloignée de l’orbite de l’ISS », avait tweeté Roscosmos. « Les amis, tout est en ordre chez nous. On continue le travail selon notre programme », avait tweeté le cosmonaute russe Anton Shkaplerov. Mardi, dans un communiqué, l’agence spatiale russe a ajouté que « la sécurité de l’équipage » de l’ISS était sa « priorité principale ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a dénoncé mardi, à Bruxelles, un « acte irresponsable ». Pour lui, cette destruction est une « source d’inquiétude » car « elle démontre que la Russie développe de nouveaux systèmes d’armement qui peuvent détruire des satellites ainsi que des capacités spatiales utilisées pour des infrastructures de base sur Terre, comme des communications, la navigation ou des systèmes d’alerte de tir de missile ».

Le Pentagone a déclaré travailler « activement pour caractériser le champ de débris ». Il s’agit notamment d’identifier la trajectoire de chacun des objets, afin d’identifier les menaces de collision potentielles. « Nous regardons de près le type de moyens que la Russie semble vouloir développer », a ajouté John Kirby, le porte-parole du Pentagone, précisant que Moscou n’avait pas prévenu Washington à l’avance.

Appels à une plus grande régulation

Des tirs antisatellites ont déjà été menés par seulement quatre nations (Etats-Unis, Chine, Inde et Russie). Ils sont très critiqués à cause des nombreux débris générés, qui deviennent de dangereux projectiles. Ils peuvent alors notamment heurter les milliers d’autres satellites en orbite, sur lesquels les pays comptent pour de très nombreuses activités, par exemple de communication ou encore de localisation. Pouvoir détruire des satellites d’autres pays peut donc se révéler un atout militaire stratégique.

« Des événements de débris causés par des tests antisatellites n’arrivent pas souvent, le dernier était un test indien » en mars 2019, a rappelé l’astronome Jonathan McDowell, interrogé par l’Agence France-Presse. Selon lui, en déduisant les trajectoires de l’ISS et des objets connus, le satellite visé par la Russie pourrait être un satellite nommé Cosmos-1408, qui n’est plus actif depuis les années 1980. « Le détruire n’était absolument pas nécessaire, a jugé le spécialiste. Il s’agit purement d’un test militaire. »

« Nous avons déjà beaucoup trop de débris là-haut pour délibérément en générer d’autres, c’est inexcusable », a-t-il ajouté. Selon lui, certains débris provoqués par ce test se désintégreront en entrant dans l’atmosphère « dans les mois qui viennent », mais d’autres pourraient rester en orbite jusqu’à pendant dix ans.

De nombreux experts réclament une plus grande régulation face à ces risques. « Nous appelons toutes les nations spatiales responsables à nous rejoindre dans nos efforts pour développer des normes de comportement responsables », a appuyé lundi Antony Blinken.

Par Le Monde avec AFP

France: Enquête ouverte pour accusation de viol à l’Elysée, un militaire mis en cause

novembre 12, 2021

Selon « Libération », une information judiciaire pour « viol » a été ouverte, le 12 juillet, après qu’une jeune militaire a déposé une main courante contre un autre militaire, qu’elle accuse de violences sexuelles.

La cour du palais de l’Elysée, à Paris, le vendredi 5 juillet 2019.
La cour du palais de l’Elysée, à Paris, le vendredi 5 juillet 2019. REGIS DUVIGNAU / AP

Après des accusations d’une militaire de l’Elysée contre un autre militaire, une information judiciaire pour « viol » a été ouverte, le 12 juillet, a-t-on appris du parquet de Paris, confirmant une information de Libération. Ce dernier a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assistéà l’issue de son interrogatoire devant le juge d’instruction, « sous le statut de témoin assisté », un statut moins incriminant que celui de mis en examen.

Selon une source judiciaire à l’Agence France-Presse (AFP), « les investigations sont toujours en cours ».

Dans son article révélant l’affaire, Libération rapporte que les faits se seraient produits dans des locaux de l’état-major particulier de l’Elysée. L’affaire remonte au 1er juillet, en marge d’un pot de départ de trois collaborateurs, et bien après que le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, qui avait prononcé un discours en début de soirée, fut parti.

L’Elysée ne commente pas

« Une jeune militaire, qui assistait auparavant au pot de départ, dit s’être vu imposer des violences sexuelles par un homme, lui aussi militaire » et « sous-officier »« Les deux militaires sont affectés à l’état-major particulier, travaillent ensemble au quotidien et se connaissent », selon le quotidien. La militaire aurait déposé « dans les heures qui ont suivi » une main courante au commissariat du 8arrondissement, ajoute Libération.

L’Elysée a fait savoir ne « jamais » commenter « les affaires judiciaires en cours », tout en précisant que « dès que les faits ont été portés à la connaissance des autorités, des mesures ont immédiatement été prises : écoute, soutien et accompagnement de la victime, affectation immédiate, loin de l’Elysée, de la personne incriminée ». Le ministère des armées n’a pas souhaité commenter dans l’immédiat.

Avec Le Monde avec AFP

En Allemagne, une nonagénaire accusée de crimes nazis en cavale

septembre 30, 2021

EN ALLEMAGNE, UNE NONAGÉNAIRE ACCUSÉE DE CRIMES NAZIS EN CAVALE

© Reuters/POOL 

BERLIN (Reuters) – Une Allemande âgée de 96 ans, accusée de « complicité de meurtre » pour avoir travaillé dans un camp de concentration nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, a fui jeudi juste avant l’ouverture de son procès, a annoncé un porte-parole du tribunal où elle devait être jugée.

Irmgard Furchner avait rejoint à l’âge de 18 ans le camp de concentration de Stutthof en tant que dactylographe entre 1943 et 1945 pour retranscrire des ordres d’exécution dictés par le commandant du camp, et aurait ainsi participé à l’assassinat de 11.412 personnes.

« L’accusée est en cavale. Elle a quitté son domicile tôt ce matin et a pris un taxi pour rejoindre une station de métro », a précisé Frederike Milhoffer, porte-parole du tribunal du district d’Itzehoe avant d’annoncer qu’un mandat d’arrêt venait d’être émis contre elle.

Irmgard Furchner reste pour le moment introuvable par les autorités d’Itzehoe, une ville qui se situe dans l’extrême nord de l’Allemagne, à environ 100 km de la frontière danoise.

Selon le magazine Der Spiegel, elle aurait écrit au juge pour demander à ce que son dossier soit examiné par contumace, une impossibilité légale en Allemagne. L’affaire est jugée par un tribunal pour adolescents en raison du jeune âge d’Irmgard Furchner au moment des faits.

Irmgard Furchner est la dernière d’une longue série de nonagénaires à être accusés de crimes dans le cadre de l’Holocauste perpétré par le régime nazi.

Selon son avocat Wolf Molkentin, l’accusée ignorait le massacre de masse orchestré dans le camp de concentration où elle travaillait.

« Ma cliente aurait travaillé au milieu de SS expérimentés dans la violence. Mais devait-elle partager leur niveau de connaissance ? (…) À mon avis, ce n’est pas forcément évident », a t-il déclaré lors d’une interview accordée au Spiegel.

Environ 65.000 personnes, parmi lesquelles des Juifs et des prisonniers de guerre, sont mortes de faim, de maladie ou d’asphyxie dans les chambres à gaz du camp de concentration de Stutthof, près de Gdansk dans l’actuelle Pologne, entre 1939 et 1945.

Avec Reuters (Reportage Thomas Escritt, version française Khadija Adda-Rezig, édité par Blandine Hénault)

Mali : le Premier ministre Choguel Maïga accuse la France d’« abandon »

septembre 26, 2021
Fer de lance de l’opposition au Conseil national de transition, Choguel Kokalla Maïga a été nommé Premier ministre le 7 juin.

Le Premier ministre malien a accusé samedi 25 septembre la France d’un « abandon en plein vol » avec sa décision de retrait de la force Barkhane. La Russie a confirmé que Bamako avait approché « des sociétés privées russes ».

« La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires », a affirmé Choguel Kokalla Maïga à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Il s’agit de « combler le vide que ne manquera pas de créer la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le nord du Mali », a précisé le Premier ministre, déplorant un « manque de concertation » et une annonce « unilatérale » sans coordination tripartite avec l’ONU et le gouvernement malien.

Dans un contexte de menace jihadiste accrue, « l’opération française Barkhane annonce subitement son retrait en vue, dit-on, d’une transformation en coalition internationale dont tous les contours ne sont pas encore connus« , a aussi dit Choguel Kokalla Maïga. Et d’ajouter : « en tout cas, pas de mon pays, pas de notre peuple ». « L’annonce unilatérale du retrait de Barkhane et sa transformation n’ont pas tenu compte du lien tripartite qui nous lie », l’ONU, le Mali et la France. « Le Mali regrette que le principe de consultation et de concertation, qui doit être la règle entre partenaires privilégiés, n’ait pas été observé en amont de la décision », a poursuivi le Premier ministre malien.

Choguel Kokalla Maïga a réclamé qu’au vu de l’évolution à venir, la mission de paix Minusma de l’ONU et ses 15 000 Casques bleus aient « une posture plus offensive sur le terrain ». Il a enfin assuré qu’il n’y avait « pas de sentiment anti-Minusma au Mali, pas plus qu’un sentiment antifrançais ».

Contacts confirmés avec Wagner

Lors d’une conférence de presse à l’ONU peu avant, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait confirmé que Bamako avait approché « des sociétés privées russes », assurant que cette démarche ne concernait en rien le gouvernement de la Fédération de Russie.

LES TERRORISTES CONTINUENT DE RÉGNER », A AJOUTÉ SERGUEÏ LAVROV, CAUSTIQUE À L’ÉGARD DE BARKHANE

La France et l’Union européenne se sont inquiétées de ces contacts entre le Mali et la Russie au cours d’échanges à New York. « Les autorités maliennes se sont tournées vers une société militaire privée russe parce que, si je comprends bien, la France veut réduire significativement ses forces militaires qui devaient combattre les terroristes à Kidal », a avancé le ministre russe. Les Français « n’y sont pas arrivés et les terroristes continuent de régner dans cette région », a-t-il ajouté, caustique à l’égard de Barkhane.

« Tout cela se fait sur une base légitime », entre un « gouvernement légitime, reconnu par tous » et des entités qui « fournissent des services à travers des spécialistes étrangers », a-t-il fait valoir. « Nous n’avons rien à voir avec cela », a encore assuré Sergueï Lavrov. La Russie dément systématiquement que des sociétés paramilitaires privées russes lui soient subordonnées.

Inquiétudes

Treize pays européens, impliqués pour certains dans la coalition de forces spéciales « Takuba » au Mali, ont jugé inacceptable une éventuelle implication du groupe Wagner dans ce pays. La France, l’Allemagne et l’Estonie sont allées plus loin, avertissant qu’elles réexamineraient leur présence militaire au Mali si un accord était conclu.

« DIRE “J’ÉTAIS LÀ EN PREMIER, DÉGAGEZ !”, C’EST INSULTANT

Outre l’ONU, l’Union européenne (UE), qui assure la formation de soldats maliens par l’intermédiaire de sa mission EUTM Mali, composée de 700 soldats de 25 pays européens, a averti qu’une implication de cette société russe affecterait « sérieusement » ses relations avec Bamako.

« Dire “j’étais là en premier, dégagez !”, c’est insultant, en premier lieu pour le gouvernement à Bamako qui a invité des partenaires étrangers », a rétorqué Sergueï Lavrov.

Par Jeune Afrique avec AFP

Football : Benjamin Mendy restera en prison jusqu’en janvier

septembre 10, 2021

Le défenseur français, accusé de viols, sera jugé le 24 janvier prochain en Angleterre. D’ici-là, il ne pourra pas quitter sa prison.

Accuse de viols, Benjamin Mendy devra rester derriere les barreaux jusqu'au 24 janvier prochain.
Accusé de viols, Benjamin Mendy devra rester derrière les barreaux jusqu’au 24 janvier prochain.© Shaun Botterill / MAXPPP / PRESS ASSOCIATION IMAGES/MAXPPP

Benjamin Mendy ne sortira pas de prison cette année. Derrière les barreaux depuis la fin du mois d’août, le défenseur français sera jugé par le tribunal de Chester (Cheshire), le 24 janvier prochain. Une audience pour laquelle il devra patienter en prison, le juge ayant refusé de lui accorder l’aménagement de sa détention provisoire. Champion du monde avec l’équipe de France en 2018, Benjamin Mendy joue à Manchester City depuis 2017, un club dont il a été suspendu le 26 août dernier, dans la foulée de son arrestation. Il est accusé de quatre viols et d’une agression sexuelle, l’ensemble des faits qui lui sont reprochés s’étant déroulés entre octobre 2020 et août 2021.

Vêtu d’un survêtement de couleur crème, Benjamin Mendy a écouté les bras croisés les propos tenus à l’audience, qui lui ont été traduits en français par un interprète. Il a été maintenu en détention à l’issue de l’audience de 45 minutes, et a fait un clin d’œil à un homme dans le public en quittant la salle. La date de l’audience du 24 janvier est encore susceptible de bouger. Cela dépendra de ce que plaidera Benjamin Mendy lors d’une prochaine audience, le 15 novembre prochain. Ce jour-là, l’international français devra annoncer s’il plaide coupable ou non coupable. Son avocate, Eleanor Laws, a annoncé qu’elle envisageait de demander l’abandon des charges.

Une carrière anglaise compliquée

Pour recruter Mendy, révélé à Marseille et qui a passé une saison par Monaco, City avait déboursé 52 millions de livres (environ 60 millions d’euros), faisant à l’époque du jeune latéral gauche français le défenseur le plus cher de l’histoire. Mais la carrière de Mendy a depuis été rythmée par les blessures, comme sa rupture des ligaments croisés en 2017, le forçant à passer plus de temps à soigner ses genoux et des ennuis musculaires qu’à taper dans un ballon. L’international français avait aussi fait les choux gras des tabloïds à l’automne 2020 lors de la saisie de sa Lamborghini d’une valeur de plus de 500 000 euros, qu’il conduisait sans permis ni assurance. Il avait plaidé coupable et a été condamné à un peu plus de 1 000 euros d’amende.

Également inculpé dans le cadre de l’enquête, un deuxième homme, Louis Saha Matturie, 40 ans, a comparu aux côtés du champion français. Il est inculpé pour quatre viols commis sur trois personnes entre avril et août.

Par Le Point avec AFP

Éthiopie : les rebelles du Tigré accusent l’UA de « partialité »

août 29, 2021
Des soldats tigréens à Mekele au lendemain de la reprise de la capitale du Tigré, le 29 juin 2021.

Les rebelles tigréens ont accusé dimanche l’Union africaine (UA) de « partialité » à la suite de la désignation par l’organisation panafricaine d’un médiateur dans ce conflit qui déchire le nord de l’Éthiopie depuis près d’un an.

« Il serait naïf de penser que cette mission puisse marcher », a affirmé sur Twitter le porte-parole des rebelles Getachew Reda, trois jours après la nomination de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo comme représentant de l’UA dans la Corne de l’Afrique avec pour mission de « promouvoir la paix, la sécurité, la stabilité et le dialogue politique ».

« Résoudre une crise requiert au moins la reconnaissance de l’existence, sinon de l’importance, d’un problème, écrit le porte-parole des rebelles tigréens. Nous avons du mal à comprendre comment on peut attendre un rôle constructif de la part d’une organisation qui a donné tout son sens au mot partialité. »

Conflit dévastateur

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a pour sa part rejeté à plusieurs reprises toute proposition de médiation avec les leaders tigréens, affirmant qu’il ne s’agissait que d’une « opération limitée de maintien de l’ordre ». Abiy Ahmed avait envoyé l’armée au Tigré, région la plus septentrionale du pays, en novembre 2020 pour renverser les autorités dissidentes issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Selon le prix Nobel de la paix 2019, cette opération répondait à des attaques contre des camps de l’armée fédérale ordonnées par le TPLF. La victoire devait être rapide, mais la région s’est enfoncée dans un conflit dévastateur, marqué par de nombreuses exactions contre les civils.

L’UA dans une position délicate ?

Fin juin, les forces pro-TPLF ont repris la capitale régionale Mekele, puis l’essentiel du Tigré et poussé dans les régions limitrophes de l’Amhara et de l’Afar pour mettre fin à ce qu’elles décrivent comme un blocus humanitaire du Tigré et pour empêcher les forces pro-gouvernementales de se regrouper.

LES ALLIÉS DE L’ÉTHIOPIE ONT EMPÊCHÉ TOUTE DISCUSSION SUR LE SUJET AU CONSEIL DE SÉCURITÉ DES NATIONS UNIES

Le conflit s’est avéré un sujet délicat pour l’Union africaine, basée à Addis Abeba, et les alliés de l’Éthiopie ont empêché toute discussion sur le sujet au Conseil de sécurité des Nations unies. Selon l’ONU, le conflit a déjà placé quelque 400 000 personnes dans une situation proche de la famine.

Olusegun Obasanjo avait déjà mené en juin au titre de l’UA une mission d’observation des élections générales qui ont débouché sur une large victoire des partisans d’Abiy Ahmed, malgré l’absence de scrutin pour raisons de sécurité dans un quart du pays, dont le Tigré.

Par Jeune Afrique avec AFP

France/Accusations de viol : fin d’une garde à vue « abusive » pour Juan Branco

juin 1, 2021

L’avocat de Juan Branco a demandé le « classement sans suite immédiat », niant toute contrainte de la part de son client envers la jeune femme.

L’avocat Juan Branco a été entendu mardi en garde à vue à Paris dans l’enquête pour « viol » ouverte fin avril après des accusations à son encontre d’une jeune femme et en est ressorti sans poursuite à ce stade, a-t-on appris de sources concordantes. Juan Branco, qui avait évoqué une relation consentie avec la jeune femme qui l’accusait, a été convoqué mardi matin dans les locaux du premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ) où il a aussitôt été placé en garde à vue. Il a été remis en liberté en fin de journée, selon son avocat, Maître Yassine Bouzrou, et le parquet de Paris. « L’enquête se poursuit », a précisé le parquet.

Dans un communiqué, Me Bouzrou a indiqué avoir pris connaissance des déclarations de la plaignante. « Il est très clair que ce qu’on lui reproche est dépourvu de fondement et que cette garde à vue était abusive », a-t-il estimé, demandant le « classement sans suite immédiat » de cette enquête. Selon Me Bouzrou, la plaignante « affirme elle-même qu’il n’y a eu ni violence, ni menace, ni manifestation de son opposition à la pénétration », « indique s’être deshabillée elle-même » et est « restée dormir avec Juan Branco après la relation sexuelle ».

Instagram et opiacé

La femme de 20 ans avait déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris le 29 avril, révélée par le quotidien Le Parisien, après sa rencontre avec Juan Branco à la suite d’échanges sur le réseau Instagram. La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre sans constituer une demande d’engagement des poursuites, contrairement à une plainte. Dans un long post Facebook, l’avocat et essayiste avait nié toute relation contrainte avec la jeune femme. Puis il avait assuré, dans un message à la presse, que la plaignante entendait « retirer » sa main courante au plus tôt. Dans sa main courante, révélée par Le Point, la jeune femme assurait avoir pris de la lamaline, un opiacé, avec Monsieur Branco. Celui-ci avait confirmé dans l’émission Touche pas à mon poste (C8), en comparant ce médicament à du doliprane.

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron Crépuscule, paru en ligne fin 2018 puis aux éditions Au Diable Vauvert/Massot en 2019. Il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris. Juan Branco a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans cette enquête. Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans le dossier Griveaux.

Par Le Point avec AFP

France: Une femme accuse de viol l’avocat Juan Branco, qui évoque une relation consentie

avril 30, 2021
Une femme accuse de viol l'avocat Juan Branco, qui evoque une relation consentie
Une femme accuse de viol l’avocat Juan Branco, qui évoque une relation consentie© AFP/Archives/Lionel BONAVENTURE

Une enquête a été ouverte à Paris pour vérifier des allégations de viol portées par une jeune femme contre l’avocat Juan Branco, qui décrit de son côté une relation consentie, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

La femme de 20 ans, a déposé une main courante au commissariat du XIVe arrondissement de Paris jeudi, après sa rencontre avec Juan Branco, selon Le Parisien.

La main courante vise à signaler des faits aux forces de l’ordre, sans constituer une demande d’engagement des poursuites, contrairement à une plainte. L’enquête a été confiée au premier district de la police judiciaire parisienne (1er DPJ), a précisé la source proche.

Contacté par l’AFP, le parquet de Paris n’a pas souhaité faire de commentaire.

Dans un long post Facebook, l’avocat et essayiste a nié toute relation contrainte. Il raconte sa rencontre avec la jeune femme après des échanges sur le réseau social Instagram.

Après une balade dans Paris, le couple se serait rendu au domicile de l’avocat. Ils auraient regardé un film avant d’avoir une relation sexuelle consentie, selon la version de Juan Branco.

Le lendemain matin, la jeune femme l’aurait « embrassé » avant de partir, assure encore l’avocat. Elle serait revenue le soir « froide et troublée » en lui annonçant qu’elle avait déposé une « main courante » sur les conseils de deux amies.

Suite à l’article du Parisien, M. Branco a transmis à la presse vendredi après-midi un message Facebook attribué à la plaignante, non vérifiable dans l’immédiat, qui lui annoncerait qu’elle entendait « retirer » sa main courante « lundi ».

Juan Branco est notamment connu pour un succès de librairie, le pamphlet anti-Macron « Crépuscule », paru en ligne fin 2018 puis Au Diable Vauvert/Massot en 2019.

Il est devenu l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de la diffusion en 2020 de la vidéo à caractère sexuel de l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors candidat à la mairie de Paris.

L’avocat a été placé fin janvier sous le statut de témoin assisté dans ce dossier.

Il fait également l’objet de poursuites disciplinaires du conseil de l’Ordre dans ce dossier.

Par Le Point avec AFP