Posts Tagged ‘Accusations’

Inde: une mère et sa fille tuées après des accusations de sorcellerie

juin 29, 2019

 

Une mère et sa fille ont été tuées par trois hommes après des accusations de sorcellerie dans le nord-est de l’Inde, a indiqué la police ce samedi.

Une femme de 50 ans et sa jeune fille ont été frappées par leurs voisins avant d’être agressées mortellement à coups de couteau mercredi soir dans le district de West Singhbhum dans l’État de Jharkhand, une région reculée dominée par les tribus. Selon la police, la famille des deux victimes était en conflit à propos de la répartition de terres avec un des agresseurs présumés.

«Un des accusés a dit aux villageois que les femmes étaient des sorcières et qu’elles étaient responsables des décès et des maladies dans le village. Ils ont attaqué les femmes dans la nuit et les ont tuées brutalement», a déclaré à l’AFP le chef de la police du district, Indrajit Mahatha. Le mari de la femme assassinée a porté plainte contre les suspects, actuellement en fuite, a-t-il indiqué.

Plus de 2000 personnes, dont de nombreuses femmes, ont été tuées en Inde entre 2000 et 2012 à la suite d’accusations de sorcellerie, selon le National Crime Records Bureau. Certains États, dont le Jharkhand, ont adopté des lois spéciales pour tenter de freiner ces crimes. Des experts estiment que la croyance en la sorcellerie et les sciences occultes reste répandue dans les communautés rurales pauvres de l’Inde. Plus tôt ce mois-ci, la police de l’État d’Assam (nord-est) a indiqué soupçonner un cas de sacrifice humain après avoir trouvé le corps sans tête d’une femme près d’un temple hindou.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Arabie saoudite accuse l’Iran des attaques contre les pétroliers

juin 16, 2019

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Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane BANDAR ALDANDANI / AFP

 

Téhéran, également accusé par les Etats-Unis de ces attaques, a nié toute implication.

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a accusé dimanche 16 juin l’Iran, grand rival de son pays dans la région, des attaques contre les deux tankers en mer d’Oman jeudi.

«Le régime iranien n’a pas respecté la présence du premier ministre japonais à Téhéran et à répondu à ses efforts (diplomatiques) en attaquant deux pétroliers, dont l’un était japonais», a déclaré le prince dans une interview au quotidien Asharq al-Awsat.

L’Iran, également accusé par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de ces attaques, a nié avec véhémence toute implication.

Les attaques sont survenues près du détroit d’Ormuz, par lequel transite le tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde. Elles ont visé jeudi un navire japonais transportant du méthanol et un pétrolier chypriote transportant du naphta, au moment où le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe était en visite à Téhéran dans l’espoir d’apaiser les tensions entre Iran et Etats-Unis.

«Nous ne voulons pas une guerre dans la région (…) Mais nous n’hésiterons pas à réagir à toute menace contre notre peuple, notre souveraineté, notre intégrité territoriale et nos intérêts vitaux», a averti MBS.

L’Iran, riverain du détroit d’Ormuz, a menacé à plusieurs reprises de le bloquer en cas d’attaque des Etats-Unis.

Plus tôt samedi, le ministre saoudien de l’Energie, Khaled al-Falih, avait quant à lui demandé «une réponse prompte et décisive aux menaces sur les approvisionnements en énergie» découlant des «récents actes terroristes

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump accuse l’euro d’être dévalué et s’en prend encore à la Fed

juin 11, 2019

 

Le président Donald Trump a accusé mardi l’Europe de dévaluer l’euro, dans une série de tweets matinaux qui ciblent aussi, une nouvelle fois, la politique monétaire de la Réserve fédérale. «L’euro et d’autres monnaies sont dévaluées contre le dollar, causant un gros désavantage pour les États-Unis», a affirmé Donald Trump sans autre précision.

«Le taux d’intérêt de la Fed est beaucoup trop élevé et s’ajoute à un assouplissement quantitatif ridicule», ajoute-t-il dans le même message, avant de tweeter deux minutes plus tard que le taux d’inflation aux États-Unis est «TRÈS BAS, une belle chose !».

Trump, en rupture avec ses prédécesseurs qui s’abstenaient de commenter les actions de la Fed, avait déjà égratigné lundi la banque centrale, dont le comité de politique monétaire se réunit la semaine prochaine.

Un maintien des taux d’intérêt est probable à cette occasion mais la banque centrale a ouvert la porte à un assouplissement plus tard dans l’année si les tensions commerciales continuent d’impacter négativement l’économie.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Centrafrique : accusé de massacres, le groupe 3R accepte de démanteler ses bases

mai 31, 2019

Une patrouille de la Minusca dans les rues de Bangui. © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Le groupe armé 3R, responsable de tueries ayant coûté la vie à plus de 50 civils dans l’ouest de la Centrafrique la semaine dernière, va démanteler ses barrages dans la région, a assuré le gouvernement centrafricain.

Le représentant des 3R au sein du comité exécutif de suivi de l’accord de paix réuni jeudi, Saidou Aliou, a affirmé que son mouvement allait démanteler ses bases et remettre les présumés coupables des massacres aux autorités nationales, selon un communiqué du comité.

La semaine dernière, au moins 50 personnes avaient été tuées dans l’ouest du pays dans des massacres imputés aux 3R. Le gouvernement et la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) avaient alors adressé au groupe un ultimatum de 72 heures, à l’issue duquel les responsables du massacre devaient être transmis aux autorités centrafricaines, et les barrières et bases des 3R démantelées.

La passivité des autorités critiquée

Mercredi, alors que l’ultimatum avait expiré, un collectif regroupant des organisations de la société civile et des partis d’opposition avait dénoncé l’absence « d’action forte » menée par le gouvernement.

L’accord de paix – dit de Khartoum, où il a été négocié – a été signé début février à Bangui entre les quatorze groupes armés et les autorités. Préparé depuis 2017 par l’Union africaine, il est le huitième signé depuis le début de la crise en 2013.

Dans son communiqué, le comité de suivi de l’accord de paix a également annoncé la création de structures pour surveiller précisément les violations de l’accord et suivre l’évolution de la suppression des barrages, taxations illégales, ou l’occupation de bâtiments administratifs par les groupes armés.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique : le groupe 3R, accusé d’un massacre, livre trois de ses éléments à la justice

mai 25, 2019

 

Des Casques bleus marocains de la Minusca, à Bangassou, en Centrafrique. © Minusca / DR

 

Le groupe armé centrafricain 3R a remis vendredi à la justice trois de ses éléments qu’il a accusé d’être responsables du massacre de plus de 50 civils dans le nord-ouest du pays, a indiqué samedi une source proche du gouvernement.

Plus de 50 civils ont été tués ces derniers jours dans une série d’attaques attribuées au groupe 3R (Retour, réclamation, réconciliation), autour de la ville de Paoua (nord-ouest), près de la frontière avec le Tchad.

Il s’agit de la tuerie la plus importante depuis la signature, le 6 février dernier, d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés qui contrôlent une grande partie de la Centrafrique.

« Les trois éléments ont été auditionnés hier (vendredi) à Paoua. Ils ont reconnu avoir conduit un groupe de 22 hommes en vue de mener cette opération armée », a précisé une source gouvernementale.

Dans un communiqué reçu samedi par l’AFP, le groupe 3R en a rejeté la responsabilité sur des éléments isolés, affirmant que la tuerie avait été « perpétrée par des éléments des 3R à leur propre gré ».

Il a condamné « avec fermeté » les tueries et avait promis de remettre à la justice les responsables du massacre quand ils auraient été arrêtés.

Trois jours de deuil national

Mercredi, la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) et les autorités centrafricaines avaient lancé un ultimatum au leader du groupe 3R, pour qu’il livre dans les 72 heures les auteurs présumés du massacre et qu’il démantèle ses infrastructures.

Dans son communiqué, le groupe 3R a réitéré vendredi sa « ferme volonté à continuer à oeuvrer pour la paix ».

3R a signé début février l’accord de paix centrafricain. En retour, son chef, Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), a été nommé le 25 mars « conseiller spécial militaire » auprès du Premier ministre, en charge de la mise en place des unités mixtes associant membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et groupes armés.

Cette série d’attaques a été fermement condamnée par la communauté internationale, qui s’est également émue de l’assassinat lundi dans le sud-ouest du pays d’une religieuse franco-espagnole de 77 ans.

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a décrété jeudi trois jours de deuil national en hommage aux victimes de cette semaine meurtrière.

 Par Jeune Afrique avec AFP

Le numéro un iranien s’en prend à Trump avant de nouvelles sanctions

novembre 3, 2018

Téhéran – A deux jours de l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines, le guide suprême d’Iran Ali Khamenei a accusé samedi le président Donald Trump d’avoir « discrédité » les États-Unis qui selon lui seront les ultimes perdants de cette politique.

Six mois après avoir claqué la porte de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, les États-Unis ont confirmé qu’ils rétabliraient lundi leurs sanctions les plus draconiennes contre Téhéran, visant le pétrole et les banques.

Adoptant une politique hostile à l’Iran depuis son accession au pouvoir, M. Trump, pour qui cet accord nucléaire est mauvais, avait fait imposer en août dernier une première série de sanctions économiques contre Téhéran.

L’Union européenne, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, signataires avec la Chine et la Russie de l’accord censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique, ont dit regretter la décision américaine. Toutes ses sanctions avaient été levées dans le cadre de l’accord nucléaire.

« Ce nouveau président américain (…) a discrédité ce qui restait du prestige des États-Unis et de la démocratie », a dit l’ayatollah Khamenei sur son compte Twitter. « Le pouvoir de contraindre des États-Unis, en utilisant leur puissance économique et militaire est également en déclin », a-t-il ajouté.

Premier personnage de l’Etat iranien et ultime décideur dans les dossiers sensibles, l’ayatollah Khamenei a rejeté les sanctions américaines.

« La dispute entre les États-Unis et l’Iran dure depuis 40 ans, et les États-Unis ont agi beaucoup contre nous », a-t-il souligné en dénonçant « une guerre militaire, économique et médiatique ».

– « Faire un choix » –

Selon le guide iranien, « dans cette dispute, les perdants sont les États-Unis et le vainqueur est la République islamique ».

Les États-Unis sont l’ennemi juré de la République islamique d’Iran et les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis 1980.

Le président iranien Hassan Rohani, artisan de l’accord nucléaire, avait entamé un très timide rapprochement avec l’administration américaine de Barack Obama avec la signature du texte historique qui avait alors mis fin à des années d’isolement de l’Iran.

Mais l’élection de M. Trump, qui dès sa campagne électorale Donald Trump a été l’un des principaux détracteurs de l’Iran et de l’accord nucléaire, a changé la donne.

« Le président Donald Trump réimpose les sanctions les plus dures jamais adoptées » pour faire plier l’Iran, a annoncé vendredi la Maison Blanche. M. Trump a expliqué que « l’objectif est de forcer le régime (iranien) à faire un choix clair: soit abandonner son comportement destructeur soit continuer sur le chemin du désastre économique ».

Les nouvelles sanctions prévoient de sanctionner, en leur barrant l’accès au marché américain, tous les pays ou entreprises qui continueront d’acheter du pétrole iranien ou d’échanger avec les banques de la République islamique.

« L’objectif est de priver le régime des revenus qu’il utilise pour semer la mort et la destruction à travers le monde », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, alors que les États-Unis cherchent à stopper le programme balistique de l’Iran ainsi que son influence au Moyen-Orient.

– « Nouvel accord » ? –

Huit pays seront toutefois autorisés à continuer d’acheter du pétrole iranien pendant au moins six mois supplémentaires. La liste de ces pays sera connue lundi.

En outre, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a affirmé que 700 noms seraient ajoutés à la liste noire américaine, soit 300 de plus que ceux qui en avaient été retirés après 2015.

Il a aussi dit que les États-Unis souhaitaient couper les établissements financiers iraniens frappés par des sanctions du circuit bancaire international Swift, un maillon essentiel du système financier.

Malgré l’animosité, M. Trump répète qu’il est prêt à rencontrer les dirigeants iraniens pour négocier un accord global sur la base de 12 conditions américaines: des restrictions beaucoup plus fermes et durables sur le nucléaire, mais également la fin de la prolifération de missiles et des activités jugées « déstabilisatrices » de Téhéran au Moyen-Orient (Syrie, Yémen, Liban…).

« Nous restons prêts à parvenir à un nouvel accord, plus complet avec l’Iran », a assuré de nouveau M. Trump vendredi.

Mais les Iraniens avaient déjà dit rejeter un dialogue avec Washington. « Il n’y aura pas de négociations avec les États-Unis », avait lancé clairement en août l’ayatollah Khamenei.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2018 11h41)                                                        

Burundi: Pierre Nkurunziza accusé d' »appels récurrents à la haine » par des experts de l’ONU

septembre 5, 2018

 

La police patrouille dans le quartier de Musaga à Bujumbura, au Burundi, tirant à balles réelles pour disperser les manifestants protestant contre la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, le mercredi 20 mai 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

Des enquêteurs de l’ONU ont averti mercredi 5 septembre que de graves violations des droits de l’homme, dont des crimes contre l’humanité, se poursuivent sans relâche au Burundi. Ils dénoncent des « appels récurrents à la haine » de la part du président Pierre Nkurunziza.

« Ce climat attentatoire aux droits de l’homme continue à être favorisé par des appels récurrents à la haine et à la violence de la part d’autorités, dont le chef de l’État, et de membres du CNDD-FDD (parti au pouvoir, NDLR), ainsi que par une impunité générale », a indiqué dans un rapport la Commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi, établie en 2016 par le Conseil des droits de l’homme.

Il y a un an, elle avait indiqué avoir « des motifs raisonnables de croire que plusieurs de ces violations, commises en majorité par des membres du service national de renseignement, de la police et de l’armée ainsi que des Imbonerakure (ligue des jeunes du parti au pouvoir, qualifiée par les Nations unies de « milice », NDLR), constituent des crimes contre l’humanité ».

La commission assure dans son rapport que ces violations, « dont certaines sont constitutives de crimes contre l’humanité », se sont poursuivies en 2017 et 2018, citant des exécutions sommaires, des disparitions forcées, des détentions arbitraires, des tortures et autres traitements cruels, et des violences sexuelles.

Disparitions forcées

« Certaines pratiques, comme celles consistant à faire disparaître les corps ou à opérer de nuit, tendent à les rendre moins visibles, mais elles n’en sont pas moins réelles », a expliqué le président de la commission, Doudou Diène, dans un communiqué. La commission affirme notamment avoir « des motifs raisonnables de croire » que Léopold Habarugira, un homme d’affaires et cadre de l’opposition, appréhendé le 12 septembre 2017 par des individus dont au moins un en tenue policière, a été victime de disparition forcée.

Le rapport dénonce aussi le renforcement du rôle joué par les Imbonerakure et s’inquiète du rétrécissement de l’espace démocratique au Burundi, ainsi que de l’appauvrissement croissant de la population.

« Persécutions, menaces et intimidations »

Selon Doudou Diène, « le référendum constitutionnel organisé en mai 2018 et la campagne pour les élections à venir en 2020 ont en particulier donné lieu à des persécutions, menaces et intimidations à l’encontre des personnes soupçonnées de s’opposer au gouvernement ou de ne pas partager la ligne du parti au pouvoir, que cela soit avéré ou non ».

La commission qui dénonce l’impunité au Burundi a élaboré une liste confidentielle d’auteurs présumés de crimes contre l’humanité, qui pourra être partagée par l’ONU avec tout organe ou juridiction compétente qui « mènera des enquêtes indépendantes et crédibles ».

« Au lieu de faire respecter les lois, (…) les institutions judiciaires servent à couvrir les crimes et violations des droits de l’homme commis par la police, le SNR et les Imbonerakure, en leur offrant l’impunité », a estimé Doudou Diène.

Le Burundi est en crise depuis que le président Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat controversé. Sa réélection en juillet de la même année a déclenché une crise qui a fait au moins 1 200 morts et déplacé plus de 400 000 personnes. Ces violences ont poussé la Cour pénale internationale (CPI) a ouvrir une enquête.

Le président burundais a toutefois surpris les observateurs en assurant qu’il ne se présenterait pas à sa succession en 2020, alors que la nouvelle Constitution le lui permet. Mais la communauté internationale s’est depuis montrée prudente quant à cette annonce,  disant attendre des actes concrets.

Jeuneafrique.com avec AFP

Corée du Nord: la Chine fustige les accusations de Trump

août 25, 2018

Les présidents américain Donald Trump et chinois Xi Jinping à Pékin le 9 novembre 2017 / © AFP/Archives / Nicolas ASFOURI

La Chine a fermement dénoncé samedi les accusations « irresponsables » du président américain Donald Trump, qui a justifié l’annulation du voyage en Corée du Nord de son secrétaire d’Etat Mike Pompeo par le manque de coopération de Pékin.

« Les déclarations américaines sont contraires à la réalité et irresponsables. Nous en sommes profondément préoccupés et avons protesté solennellement auprès des États-Unis », a indiqué dans un communiqué Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Donald Trump a annulé vendredi la quatrième visite de Mike Pompeo à Pyongyang, prévue la semaine prochaine. Il manifestait ainsi pour la première fois depuis son sommet historique avec Kim Jong Un sa frustration face à l’absence de progrès sur la dénucléarisation.

Dans une salve de messages sur Twitter, M. Trump a en partie imputé cette impasse à Pékin, sur fond de guerre commerciale sino-américaine.

« En raison de notre position beaucoup plus dure sur le commerce à l’égard de la Chine, je pense qu’ils n’aident plus comme avant dans le processus de dénucléarisation (malgré l’existence de sanctions de l’ONU) », a-t-il déploré. La pression chinoise avait été jugée cruciale pour pousser Pyongyang à la table des négociations.

Du coup, Donald Trump a dit avoir demandé au chef de la diplomatie américaine « de ne pas aller en Corée du Nord à ce stade ».

« J’ai le sentiment que nous ne faisons pas suffisamment de progrès en matière de dénucléarisation de la péninsule coréenne », a-t-il justifié. Selon lui, Mike Pompeo pourra reprogrammer son voyage « dans un avenir proche, probablement une fois que nous aurons trouvé une solution à nos relations commerciales avec la Chine ».

– « Humeur capricieuse » –

Pékin et Washington tentent actuellement de renouer le dialogue sur leur conflit commercial. Mais ils viennent de s’imposer mutuellement des droits de douane sur des milliards de dollars de marchandises.

« Toutes les parties concernées (par le dossier du nucléaire nord-coréen) doivent suivre la voie du règlement politique, avoir des contacts actifs, négocier, et prendre en compte les préoccupations légitimes des uns et des autres », a déclaré le porte-parole chinois Lu Kang.

« Elles doivent faire preuve de davantage de sincérité et de souplesse, plutôt que d’être d’humeur capricieuse et de rejeter la faute sur autrui », a-t-il martelé en référence au président américain.

Depuis son sommet historique du 12 juin avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Singapour, Donald Trump s’était montré optimiste, vantant leur excellente relation personnelle et allant jusqu’à déclarer la fin de la « menace nucléaire de la part de la Corée du Nord ».

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo le 23 août 2018 à Washington / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM

Dans un tweet, Donald Trump a d’ailleurs adressé vendredi ses « salutations les plus chaleureuses au président Kim ». « J’ai hâte de le revoir! »

A Singapour, la toute première rencontre entre un président des Etats-Unis en exercice et un numéro un nord-coréen avait abouti à des résultats mitigés. D’un côté, elle éloignait les risques de confrontation armée en concrétisant le spectaculaire réchauffement entre deux pays ennemis qui échangeaient, quelques mois plus tôt, menaces nucléaires et invectives sur fond d’essais atomiques et de tirs de missiles de la part de Pyongyang.

– Washington inquiet –

Mais dans la déclaration finale, Kim Jong Un avait seulement réitéré un engagement ancien et vague en faveur d’une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », dont les modalités et le calendrier ont été repoussés à des négociations de suivi, bien loin de l’objectif initial des Etats-Unis, à savoir une « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible ».

Depuis, Mike Pompeo répète que le leader nord-coréen a accepté, oralement, le principe d’une « dénucléarisation définitive et complètement vérifiée de la Corée du Nord », selon la nouvelle expression en vigueur à Washington. Sans avoir décroché d’avancée concrète en matière de désarmement, hormis la suspension des tirs nord-coréens et le démantèlement apparent d’un site d’essais nucléaires, deux gestes qui remontent toutefois à avant le sommet Trump-Kim.

Plusieurs rapports, de l’ONU comme de l’Agence internationale de l’énergie atomique, ont confirmé que le gouvernement nord-coréen poursuivait ses activités nucléaires.

« Nous partageons ces inquiétudes », a reconnu jeudi la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.

Avant l’annulation surprise de son voyage, Mike Pompeo espérait encaisser des « progrès diplomatiques » en se rendant à Pyongyang accompagné de Steve Biegun, le nouvel envoyé spécial qu’il vient de nommer pour débloquer les difficiles tractations.

Mike Pompeo était rentré bredouille d’une précédente visite en juillet, et les autorités nord-coréennes avaient dénoncé les méthodes de « gangster » des Américains, accusés de vouloir obtenir leur désarmement unilatéral sans faire de concession.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 15h07)

RDC: les accusations de « complot » contre le Rwanda des services de sécurité congolais sont-elles crédibles ?

mai 20, 2018

 

Un soldat congolais au nord de Goma, dans l’est de la RDC, le 25 octobre 2013. © Joseph Kay/AP/SIPA

Arrêtée fin avril à la frontière rwando-congolaise, Brigitte Safari Misabiro, épouse d’un cadre de l’ex-groupe rebelle M23, a été transférée le 11 mai à Kinshasa. Selon les services de renseignement congolais, elle serait au cœur d’un « complot » de Kigali contre Joseph Kabila. Décryptage.

« L’armée congolaise prend cette affaire très au sérieux et se prépare avec tous ses moyens à faire échec à cet énième complot. » Sur WhatsApp, un haut-responsable des Forces armées de la RDC (FARDC), proche du président Joseph Kabila, nous confie que Kinshasa soupçonne une tentative de déstabilisation des institutions congolaises, avec la complicité de Kigali.

Officiellement, tout est parti de l’interpellation, le 23 avril, de Brigitte Safari Misabiro, épouse de Désiré Rwigema, le coordonnateur en charge du suivi de la mise en oeuvre de la « déclaration de Nairobi », conclue fin 2013 entre son ex-groupe armé Mouvement du 23 mars (M23) et le gouvernement congolais. Cette quadragénaire, présentée comme une ressortissante rwandaise, a été arrêtée à la « petite barrière » qui sépare la RDC du Rwanda avant d’être transférée, le 11 mai, à Kinshasa où elle est toujours détenue.

Un (nouveau) mouvement rebelle en gestation ?

Les agents de renseignement militaire affirment avoir trouvé sur elle des documents compromettants liés à un projet de constitution d’un mouvement insurrectionnel dénommé « Front pour la restauration du Congo ». « Ces documents, saisis dans son sac, devaient être remis à quelqu’un à Goma », croit savoir notre source au sein du quartier général des FARDC à Kinshasa. À l’en croire, Brigitte Safari Misabiro « refuse de dénoncer » la personne à qui ces cinq pages partiellement manuscrites étaient destinées.

Le M23, qui demande la « libération immédiate » de Brigitte Safari Misabiro, se dit « très préoccupé » par le fait que cette dernière « n’a jamais été présentée devant son juge naturel pour répondre de probables faits infractionnels allégués contre elle ». « Son état de santé est inquiétant : elle souffre de la tension artérielle », fait savoir Bertrand Bisimwa, chef de l’ex-groupe rebelle, dans une correspondance adressée le 4 mai au bureau du Mécanisme conjoint de vérification de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL).

Voix discordantes à Kinshasa

Contactés, les services de renseignement militaire congolais disent poursuivre une « exploitation approfondie » des documents. Mais ils pointent déjà, une fois encore, Moïse Katumbi qui serait, selon eux, derrière cette nouvelle affaire. « Nous estimons que l’orgueil de Katumbi a pris de l’altitude depuis son passage à Kigali et les tractations entre ses délégués et quelques personnalités à Kampala entre le 8 et le 20 avril », répond un officier proche du dossier.

Ça devient grotesque et ridicule », estime le député Delly Sesanga

Selon lui, ces hommes de Katumbi y étaient accompagnés de Mbusa Nyamwisi, cadre lui-aussi de la plateforme katumbiste Ensemble pour le changement et étaient « logés à Nakasero, près du Stage House à Kampala, dans une des résidences du général Salim Saleh, membre de la famille du président [Yoweri] Museveni ». Ce qui lui fait dire qu’il y a un « complot en préparation contre la RDC » depuis Kampala et Kigali, où, soutient cet officier, aurait été « repérée plusieurs fois dans le cercle présidentiel rwandais, entre octobre 2017 et mars 2018, l’épouse de Katumbi ». Ce que Kigali et l’entourage de l’opposant démentent catégoriquement.

« Ça devient grotesque et ridicule », se désole le député Delly Sesanga, secrétaire général d’Ensemble pour le changement. Outre une information judiciaire ouverte contre Katumbi pour usurpation de la nationalité, ce candidat déclaré à la présidentielle, contraint à l’exil, est déjà inculpé dans une rocambolesque affaire de recrutement de présumés mercenaires et condamné à trois ans de prison dans un autre étrange litige immobilier. Des « mascarades » dénoncées dans un rapport confidentiel des évêques congolais, consulté en mai 2017 par JA.

Aujourd’hui, étrangement, ces accusations graves portées par les services de sécurité congolais mettent mal à l’aise l’exécutif congolais. Joint par téléphone jeudi 17 mai, soit près d’un mois après l’arrestation de Brigitte Safari Misabiro, Henri Mova Sakanyi, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, a semblé ne pas être au courant du dossier. Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, a quant à lui expliqué qu’il existe des « menaces contre la sécurité de la RDC » mais il indique n’avoir « aucune connaissance de ceux qui sont derrière ».

Kigali hausse le ton

À Kigali, les soupçons de Kinshasa ne passent pas. « Le Rwanda ne veut pas servir encore de bouc émissaire au profit d’un gouvernement en difficulté, qui voit les complots rwandais partout pour ne pas faire face à ses propres responsabilités », prévient une source gouvernementale rwandaise.

Du côté d’Ensemble pour le changement, on souligne que « Moïse Katumbi discute avec tous les dirigeants de la région et du monde pour plaider la cause du Congo, mais c’est Joseph Kabila qui a un lien avec le M23 : les deux parties ont signé un accord et certains ex-rebelles ont même intégré les institutions. » « En fait, conclut Delly Sesanga, Joseph Kabila est en train d’installer une dictature en voulant supprimer tous les adversaires du jeu politique. »

Jeuneafrique.com par

Moscou accuse Londres et Washington de l’empoisonnement de Skirpal

avril 4, 2018

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov le 14 mars 2018 / © AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

La Russie a accusé mercredi les services spéciaux britanniques et américains de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sommé les Occidentaux de dialoguer, plutôt que de la punir, pour éviter une nouvelle crise des missiles de Cuba.

Mise en cause par des Occidentaux en rang serré, Moscou a convoqué une réunion de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à la Haye mercredi pour exiger des réponses sur les accusations la visant.

Le président Vladimir Poutine, qui a dénoncé une « campagne antirusse », a dit espérer que cette rencontre mettra « le point final »à cette affaire qui a porté la confrontation Est-Ouest à son pire niveau depuis la Guerre froide et abouti à une vague historique d’expulsions réciproques de diplomates.

La Russie, qui clame son innocence depuis le début, s’estime renforcée par les déclarations du laboratoire britannique ayant analysé la substance utilisée contre l’ex-espion, empoisonné avec sa fille Ioulia à l’aide d’un agent innervant le 4 mars en Angleterre. Ce dernier a reconnu ne pas avoir de preuve qu’elle provenait de Russie, poussant le Kremlin à sommer Londres de lui « présenter des excuses ».

Haussant le ton, le chef du renseignement extérieur russe, Sergueï Narychkine, a affirmé mercredi que l’affaire Skripal avait été « grossièrement fabriquée par les services spéciaux de Grande-Bretagne et des Etats-Unis ». Il a appelé à renoncer à recourir à la force dans les relations internationales, afin de ne pas amener la situation jusqu’à une nouvelle crise de Cuba, qui avait placé les États-Unis et l’URSS au bord d’une confrontation nucléaire en 1962.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait déjà affirmé lundi que l’empoisonnement « pouvait être dans l’intérêt du gouvernement britannique » pour détourner l’attention du Brexit au sein de la population du pays.

– ‘Tactique de diversion’ –

Faute d’excuses, Moscou espère des éclaircissements sur les accusations britanniques lors de la réunion des 41 membres de l’OIAC, qui se tient dans un bâtiment sous haute protection.

« Cette initiative russe est une nouvelle tactique de diversion, destinée à saper le travail de l’OIAC » dans son enquête, a réagi le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué.

L’OIAC avait été sollicitée par Londres pour « vérifier l’analyse du gouvernement » britannique. Ses experts se sont rendus au Royaume-Uni pour obtenir des échantillons de la substance utilisée lors de l’empoisonnement, qui doivent être analysés dans des laboratoires internationaux indépendants.

L’ambassadeur russe aux Pays-Bas, Alexandre Choulguine, est arrivé peu avant le début de la réunion dans les locaux de l’OIAC.

Une source diplomatique occidentale interrogée par l’AFP a qualifié la réunion de manière pour Moscou de « poser plein de questions pour détourner l’attention », prévoyant « un étalage de mauvaise foi ».

A la veille de cette réunion, le laboratoire britannique qui a analysé la substance utilisée contre Sergueï Skripal et sa fille a reconnu mardi ne pas être en mesure de déterminer sa provenance, qu’elle a cependant identifié comme du Novitchok, un agent innervant de type militaire dont l’origine serait un laboratoire soviétique.

Le laboratoire a relevé que la fabrication de la substance nécessitait « des méthodes extrêmement complexes » qui ne pouvait être à disposition que d’un « acteur étatique ».

Vladimir Poutine a relevé qu’une substance comme celle utilisée à Salisbury contre Sergueï Skripal pouvait être fabriquée « dans une vingtaine de pays du monde ».

Le gouvernement britannique a rapidement réagi en déclarant que les recherches menées à Porton Down ne constituaient « qu’une partie du renseignement » à sa disposition.

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, étaient toujours hospitalisés mardi. L’état de santé de cette dernière « s’améliore rapidement », elle « n’est plus dans un état critique », contrairement à son père, qui est dans un état « stable », selon l’hôpital.

Ancien colonel du service de renseignement de l’armée russe (GRU), Sergueï Skripal avait été condamné par Moscou pour « haute trahison » en 2006 avant de faire l’objet d’un échange d’espions en 2010. Il s’était alors installé en Angleterre.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2018 13h39)