Posts Tagged ‘Accusations’

Londres: 210 accusations de « comportement déplacé » contre Kevin Spacey

novembre 16, 2017

Londres – Le théâtre londonien Old Vic a annoncé jeudi avoir recueilli 20 « témoignages personnels » accusant de « comportement déplacé » l’acteur américain Kevin Spacey, directeur artistique de cet établissement entre 2004 et 2015.

A l’issue d’une enquête interne menée par une cabinet juridique à la demande de l’Old Vic, « 20 témoignages personnels sur des comportements inappropriés présumés de Kevin Spacey » ont pu être recueillis, écrit le théâtre dans un communiqué.

Ces accusations portent sur une période allant de 1995 à 2013, la majorité d’entre elles portant sur des faits qui se seraient produits avant 2009.

L’enquête a également conclu que la « célébrité » de l’acteur américain « et son statut à l’Old Vic avaient pu empêcher les gens, et en particulier les jeunes employés et jeunes comédiens, de sentir qu’ils pouvaient parler ou demander de l’aide ».

« C’est clairement inacceptable et l’Old Vic présente sincèrement ses excuses pour ne pas avoir créé un environnement ou une culture où les gens sentaient qu’ils pouvaient parler librement », regrette le théâtre.

L’Old Vic souligne que ces plaintes n’avaient pas été signalées à l’époque, à l’exception d’une seule, et qu’il « n’a pas été possible de vérifier » leur véracité.

Le théâtre avait été accusé d’avoir fermé les yeux sur les agissements de l’acteur américain.

Dans la foulée des affaires d’agressions sexuelles liées au producteur américain Harvey Weinstein, Kevin Spacey a fait l’objet de multiples accusations de harcèlement et d’agression sexuelle.

La police britannique avait annoncé début novembre enquêter sur une accusation d’agression sexuelle commise en 2008 dans le sud de Londres par un homme, identifié par la télévision Sky News comme étant Kevin Spacey.

Ces différentes accusations ont déjà eu de lourdes conséquences sur la carrière et la réputation de l’acteur américain deux fois oscarisé, débarqué par Netflix de la série « House of Cards ».

Kevin Spacey, 58 ans, va être également remplacé par l’acteur canadien Christopher Plummer dans le prochain film policier de Ridley Scott, « Tout l’argent du monde ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 novembre 2017 14h21)                                            

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Exécutions extra-judiciaires: Human Rights Watch accuse le Rwanda de « nier les meurtres »

novembre 3, 2017

Un blindé de l’armée rwandaise à Kigali le 30 août 2017. © AP/SIPA

 

Dans un récent rapport, la Commission nationale rwandaise des droits de l’homme accusait l’ONG américaine d’avoir menti sur les exécutions extra-judiciaires et d’avoir présenté comme assassinées des personnes toujours vivantes. Human Rights Watch maintient ses accusations, soupçonnant les autorités rwandaises d’avoir fait pression sur les familles.

Le bras de fer entre le Rwanda et Human Rights Watch (HRW) continue. Après avoir été accusée par Kigali d’avoir délibérément menti dans un rapport sur les exécutions extra-judiciaires dans le pays, l’ONG de défense des droits de l’homme persiste et signe.

HRW accuse les autorités rwandaises de chercher à « nier les meurtres » et d’avoir fait pression sur les familles des victimes. Selon les auteurs du rapport initial de HRW, ces dernières auraient été exécutées sommairement par les forces de sécurité.

Rapports, contre-expertises et contre-contre-enquêtes

Diffusé le 13 juillet dernier, le rapport « Tous les voleurs doivent mourir » recensait 37 cas d’exécutions extra-judiciaires, visant essentiellement des petits délinquants, commises par la police et les forces de sécurité. Mais le 9 octobre, la Commission nationale rwandaise des droits de l’homme (NCHR)  publiait un rapport en forme de contre-enquête. Selon la Commission rwandaise, sur les 37 personnes que l’ONG présente comme ayant été abattues par les forces de l’ordre, sept sont en réalité toujours vivantes, quatre seraient décédées de mort naturelle, et six autres dans des accidents.

Côté rwandais, la cause est entendue : Human Rights Watch ment. Faux, répond l’ONG, qui se livre à son tour à une contre-expertise de la contre-enquête de la NCHR, citant quelques cas emblématiques dont celui d’Elias Habyarimana, dont l’ONG affirme qu’il a été tué en mars.

« La NCHR a mis en avant une femme nommée Pelagie Nikuze qui a déclaré qu’Habyarimana est son mari et qu’il vit en Belgique », écrit HRW. Or l’ONG indique avoir « découvert que l’homme qui se trouve en Belgique est en fait une autre personne. L’homme tué en mars était un pêcheur qui n’avait jamais eu de passeport ».

HRW relève par ailleurs des « incohérences » dans les cas documentés par la Commission rwandaise, comme celui d’Alphonse Majyambere. Lors de sa conférence de presse, le 13 octobre, la NCHR a en effet présenté un homme portant ce nom, qui avait 64 ans selon sa carte d’identité. Mais le Alphonse Majyambere dont HRW a documenté l’exécution sommaire était, lui, né en 1981, soit âgé d’environ 35 ans au moment de son décès présumé.

Craintes pour les familles

HRW, qui se dit également très inquiète pour les familles des victimes, cite par ailleurs des témoignages selon lesquels des pressions auraient été exercées sur des proches des victimes.

Les autorités rwandaises sont peu disposées à tolérer les critiques

« Les autorités locales m’ont demandé si j’étais prêt à raconter aux autorités qui se rendraient dans notre village que [la victime] était morte à la suite d’une maladie à l’hôpital, mais j’ai refusé », déclare un proche. « J’ai vu comment elle a été tuée, et je ne pouvais pas changer la vérité. Quelques jours plus tard, j’ai été arrêté. »

« Les autorités rwandaises sont peu disposées à tolérer les critiques ou à faire de véritables efforts pour améliorer le bilan du pays en matière de droits humains », estime Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale de HRW, dans un communiqué publié le 1er novembre.

HRW sur la sellette au Rwanda

« Au lieu de discuter des conclusions avec Human Rights Watch – avant la publication –, comme cela a été demandé, et d’ouvrir des enquêtes sérieuses, les officiels rwandais ont présenté de fausses informations et ont menacé ceux qui osaient s’exprimer sur les meurtres », poursuit-elle.

L’ONG se retrouve plus que jamais sur la sellette au Rwanda. Le 19 octobre, le Parlement a recommandé au gouvernement de réévaluer sa relation avec Human Rights Watch afin que « les actes ignobles et diffamatoires contre le Rwanda et le peuple rwandais ne se poursuivent pas ».

Un député a même qualifié le directeur de l’ONG de « chien des génocidaires », reprenant les allégations du ministre de la Justice, Johnston Busingye, qui affirmait que des employés de l’ONG collaboraient avec les rebelles extrémistes hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), actifs dans l’est de la RDC.

Des accusations contre lesquelles l’ONG a dû se justifier, rappelant qu’elle avait déjà documenté par le passé les exactions des FDLR. Mais également que « les autorités rwandaises ont accusé à plusieurs reprises des personnes perçues comme des « opposants » au gouvernement de collaboration avec les groupes d’opposition ou les groupes armés exilés comme les FDLR ».

Jeuneafrique.com

Une actrice canadienne accuse Weinstein d’agressions sexuelles

novembre 1, 2017

Une actrice canadienne accuse Weinstein d'agressions sexuelles

Harvey Weinstein lui aurait notamment imposé une fellation en la tenant par les poignets.@ Yann COATSALIOU / AFP
Une nouvelle actrice, identifiée sous le pseudonyme « Jane Doe », accuse à son tour le producteur hollywoodien de plusieurs agressions sexuelles dans les années 2000.

Les jours se suivent et se ressemblent à Hollywood. Alors que depuis un mois, plus de 80 femmes ont publiquement accusé Harvey Weinstein de harcèlement sexuel ou viol, une actrice canadienne poursuit en justice le producteur déchu en l’accusant de l’avoir sexuellement agressée à deux reprises à Toronto dans les années 2000, a indiqué mercredi son avocate.

Miramax, Walt Disney et l’ex-assistante de Weinstein visés.

L’actrice, identifiée sous le pseudonyme « Jane Doe » dans l’acte d’accusation cité par le quotidien Toronto Star, porte également plainte contre les studios Miramax et Walt Disney. La plainte vise aussi Barbara Schneeweiss, assistante à l’époque de Harvey Weinstein, considérée comme une « facilitatrice » des agressions, selon le document déposé à la cour supérieure de l’Ontario. La plaignante réclame 14 millions de dollars canadiens (9,3 millions d’euros) en dommages et intérêts.

L’acte d’accusation indique que la victime présumée, âgée d’une vingtaine d’années au moment des faits reprochés, travaillait sur un premier film à Toronto quand le producteur l’a approchée sur le plateau en lui disant qu’elle ressemblait à une célèbre star de cinéma. L’assistante du producteur l’a ensuite appelée pour lui dire qu’il l’invitait à son hôtel « pour discuter de sa carrière ». Une fois seule avec « Jane Doe », Harvey Weinstein lui aurait demandé si elle aimait les massages, ce à quoi elle aurait répondu par l’affirmative tout en précisant que le sujet « n’était pas approprié pour une réunion d’affaires ».

Il lui aurait imposé une fellation.

Après un moment de « silence inconfortable » pendant lequel fixait ses yeux sur elle, il l’aurait couchée de force sur un lit en exhibant son sexe et en lui disant « qu’il avait rendu célèbres plusieurs actrices et pouvait en faire de même avec elle », selon l’acte. Il lui aurait notamment imposé une fellation en la tenant par les poignets. Elle a fini par se libérer de son emprise et s’est sauvée. Dans les heures suivantes, le producteur lui aurait laissé plusieurs messages la priant de revenir à son hôtel pour qu’il lui présente des excuses. Elle dit y être retournée pour ne pas compromettre sa carrière. Aussitôt dans la chambre, Weinstein se serait jeté sur elle et aurait tenté de lui lécher la gorge avant qu’elle le repousse et quitte la pièce.
Harvey Weinstein, visé par des enquêtes des polices de New York, Los Angeles et Scotland Yard au Royaume-Uni, nie toute relation sexuelle non consentie.

Europe1.fr

Cuba-USA: la controverse sans fin autour des « attaques acoustiques »

octobre 28, 2017

L’ambassade des Etats-Unis à La Havane, le 3 octobre 2017 / © AFP/Archives / YAMIL LAGE

L’enquête sur les mystérieux incidents qui auraient causé des dommages physiques à des diplomates américains à Cuba continue de susciter la polémique entre Washington et La Havane, qui reproche aux Etats-Unis d’entraver ses investigations.

– Accusations mutuelles –

Depuis la révélation de l’affaire en août, l’administration américaine se garde d’accuser formellement le gouvernement cubain, mais le président Donald Trump a affirmé mi-octobre que Cuba était « responsable ». Et la Maison blanche considère que La Havane avait « les moyens de stopper les attaques ».

Samedi à Washington, le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a dénoncé une « manipulation politique destinée à nuire aux relations bilatérales » entre les deux pays. « Les soi-disant attaques acoustiques (…) sont totalement fausses », a-t-il insisté.

Dans un documentaire sous forme de contre-offensive diffusé jeudi soir par la télévision cubaine, des responsables cubains de l’enquête ont aussi rejeté toute responsabilité, tout en reprochant à la partie américaine de ne pas collaborer.

Responsable du volet médical, le docteur Manuel Villar a affirmé que Washington avait refusé de partager les dossiers médicaux des personnes affectées ou de laisser des médecins américains échanger avec leurs confrères cubains.

« La coopération a été nulle et les rapports que nous avons reçus n’éclairent pas ce qui s’est passé », a-t-il déploré.

Les Cubains assurent pourtant avoir fait preuve de bonne volonté en accueillant des enquêteurs du FBI à trois reprises cette année.

Sourd à ces arguments, Washington a retiré fin septembre plus de la moitié de son personnel diplomatique à Cuba et expulsé 15 diplomates cubains du territoire américain. Depuis près d’un mois, les visas américains ne sont plus délivrés à Cuba, ce que La Havane juge « injustifié ».

En prenant de telles mesures sans attendre les résultats de l’enquête, Donald Trump et son secrétaire d’Etat Rex Tillerson « sont en train de placer la relation avec Cuba dans un bourbier, sans proposer aucune perspective de sortie de crise », regrette l’expert cubain Arturo Lopez-Levy, professeur à l’Université du Texas Rio Grande Valley.

– Versions divergentes –

Au delà de la querelle diplomatique, les parties s’opposent sur la nature même de ces obscurs incidents, dignes d’un roman d’espionnage.

Selon des responsables américains, ces « attaques » qui ont affecté au moins 24 diplomates entre novembre 2016 et août 2017 dans des résidences et hôtels de la capitale cubaine ont pu être menées à l’aide d’appareils acoustiques.

Une version battue en brèche par les conclusions du documentaire diffusé jeudi par les autorités cubaines, qui soulignent l’absence de preuves confirmant les causes ou l’origine des dommages physiques rapportés aux Etats-Unis (migraines et nausées, légères lésions cérébrales, pertes d’audition, ndlr).

Selon La Havane, des experts locaux ont analysé en vain de nombreux prélèvements effectués autour des résidences diplomatiques et hôtels concernés, et exploré de multiples pistes telles que l’intervention de toxines, d’ondes électro-magnétiques ou… d’insectes.

La semaine dernière, plusieurs médias américains ont diffusé une bande sonore saisie au smartphone par une des victimes. Mais de l’avis des experts, cet enregistrement ressemblant fortement au chant aigu d’un grillon ou d’un criquet n’éclaire en rien les événements.

« En tant que tel, le son ne semble à même de provoquer aucun dommage », relève le professeur Kausik Sarkar, de l’école d’ingénierie de l’Université George Washington, qui l’a analysé. Selon lui, sur ce type d’enregistrement, impossible de détecter d’éventuels infra-sons (moins de 20 Hertz) ou ultra-sons (plus de 20.000 Hz) nocifs.

Beaucoup d’experts aux Etats-Unis et à Cuba doutent de la faisabilité de telles attaques, mais Peter Earnest, directeur du Musée de l’espionnage à Washington, rappelle que « par le passé plusieurs organisations ont travaillé sur l’utilisation du son comme arme ».

Pour Denis Bedat, spécialiste français en bio-électromagnétique, l’émission discrète et ciblée d’ondes infra-soniques est difficilement envisageable car elle nécessiterait un puissant amplificateur et des enceintes de grande taille pour être en mesure de causer des dommages physiques.

Mais la projection d’ultra-sons nocifs à partir d’un dispositif non repérable est « tout à fait plausible d’un point de vue technique », par exemple à distance à l’aide d’une antenne ou à proximité de la cible avec un petit boîtier.

« J’ai lu les rapports des attaques dans les hôtels et c’est très étrange (…), ce pourrait être une sorte d’accident, une activité industrielle ou une opération qui a mal tourné », spécule M. Earnest.

Car, comme nombre d’experts, il « ne voit pas » les Cubains se livrer à de telles attaques en plein rapprochement diplomatique avec les Etats-Unis.

Seule certitude pour ce vétéran de l’espionnage ayant passé 35 ans au sein de la CIA, il « n’a jamais rien vu de tel » au cours de sa carrière.

Romandie.com avec (©AFP / 28 octobre 2017 23h58)                

États-Unis: nouvelles accusations d’agressions sexuelles à Hollywood

octobre 23, 2017

Le réalisateur américain James Toback le 3 septembre 2017 / © AFP/Archives / Tiziana FABI

Près d’une quarantaine de femmes ont accusé lundi le réalisateur américain James Toback de harcèlement et d’agressions sexuelles, commises sur plusieurs décennies.

Ces révélations publiées dans le Los Angeles Times surgissent dans le sillage de l’affaire Harvey Weinstein qui secoue Hollywood et qui pousse de nombreuses actrices à dénoncer ouvertement des pratiques jusqu’ici passées sous silence dans l’industrie américaine du cinéma, avec notamment des allégations de pédophilie qui font surface.

Dans une longue enquête pour laquelle 31 actrices ou aspirantes actrices sur 38 ont accepté de témoigner à visage découvert, le quotidien affirme que James Toback, 72 ans, avait pour habitude de « rôder dans les rues de Manhattan à la recherche de jeunes femmes attirantes ».

Son but: les attirer dans un entretien en tête-à-tête, en leur faisant miroiter une carrière d’actrice grâce à ses connexions dans le monde du cinéma.

Le plus souvent, les jeunes femmes devaient répondre à des questions sur leur vie sexuelle puis regarder le réalisateur se masturber et éjaculer devant elles.

« Je me suis sentie comme une prostituée, une déception pour moi-même, mes parents, mes amis. Et je ne méritais pas d’en parler à quiconque », a expliqué l’actrice américaine Adrienne LaValley, affirmant qu’en 2008 James Toback s’était frotté à elle avant d’éjaculer.

Selon les témoignages recueillis par le journal, il demandait fréquemment aux aspirantes actrices de se déshabiller afin de tester, disait-il, leur aisance devant une caméra.

Contacté par le Los Angeles Times, le réalisateur a nié ces accusations, assurant n’avoir jamais rencontré ces femmes ou alors « pour cinq minutes et sans en avoir aucun souvenir ». Son agent n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.

M. Toback est scénariste et réalisateur depuis 1974. Son film le plus récent « The Private Life of a Modern Woman », avec Sienna Miller, a été présenté au festival du film de Venise.

– Pédophilie à Hollywood? –

Depuis le 5 octobre, Hollywood est secoué par l’affaire Weinstein. Le producteur est accusé par une cinquantaine de femmes de harcèlement, d’abus sexuels et de viols. Des enquêtes sont en cours à Londres, New York et Los Angeles.

Parallèlement, des accusations de pédophilie à Hollywood émergeaient lundi. L’acteur et musicien Corey Feldman, qui clame depuis des années avoir été victime d’abus sexuels lorsqu’il était un enfant acteur tout comme son ami aujourd’hui décédé Corey Haim, a tweeté jeudi être « heureux que les gens parlent et j’espère que d’autres vont prendre la parole publiquement car il y a beaucoup d’autres témoins des crimes dont je parle ».

« Je prépare un plan qui pourrait être une façon de mettre en lumière la situation. Si j’arrive à trouver une manière d’obtenir justice », a-t-il ajouté.

Ses propos ont largement été relayés dans la presse, le site Page Six titrant ce week-end « Corey Feldman essaie d’obtenir enfin justice » et le cinéaste oscarisé Paul Haggis interrogeant dans The Guardian dimanche: « Est-ce que les gens protégeaient également les pédophiles » à Hollywood?

La semaine dernière, le Hollywood Reporter affirmait qu’un agent d’acteurs, Tyler Grasham, était en congés de l’agence APA dans le cadre d’une enquête interne à la suite d’accusations d’agressions sexuelles sur de jeunes acteurs.

L’actrice Reese Witherspoon a déclaré avoir été abusée par un réalisateur lorsqu’elle avait 16 ans.

Deux nouvelles femmes sont par ailleurs sorties de l’ombre pour accuser le réalisateur franco-polonais oscarisé Roman Polanski de les avoir agressées sexuellement au début des années 1970 lorsqu’elles avaient respectivement 10 et 15 ans.

« Les seuls faits qu’on peut lui reprocher sont ceux qui concernent Samantha Geimer qu’il a reconnus dès sa première audition il y a quarante ans (…) Il conteste toutes les autres accusations sans fondement dont il a fait l’objet », a réagi lundi l’avocat du cinéaste, Hervé Temime, joint par l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 24 octobre 2017 00h21)                

Harcèlement sexuel: les documents relatifs aux accusations visant Trump requis en justice

octobre 16, 2017

Le président américain Donald Trump, le 13 octobre 2017 à Washington / AFP/Archives

 

L’équipe de campagne de Donald Trump lors de la présidentielle 2016 a reçu l’ordre par la justice de remettre tous les documents en sa possession relatifs aux diverses accusations de harcèlement sexuel ayant visé le candidat, selon le document judiciaire publié par BuzzFeed News dimanche.

Cette injonction, faite en mars dernier à l’équipe de campagne de celui qui était alors officiellement devenu le nouveau président des Etats-Unis, a été émise par la justice américaine dans le cadre d’une plainte en diffamation déposée par Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité « The Apprentice » présenté durant des années par Donald Trump, quand il n’était encore qu’un riche homme d’affaires.

Cette plainte accuse le président des Etats-Unis d’avoir fait « plusieurs déclarations mensongères et diffamatoires » à l’encontre de Mme Zervos après que celle-ci l’a accusé de l’avoir caressée et d’avoir tenté de l’embrasser de force, en 2007, dans un hôtel de Los Angeles.

L’injonction émise à l’encontre de l’équipe de campagne de Donald Trump oblige celle-ci à remettre à la justice l’ensemble des documents qu’elle pourrait détenir ayant un lien avec « toute accusation » ayant visé le candidat républicain durant sa campagne victorieuse de 2015 et lui reprochant « d’avoir soumis » une femme « à des contacts sexuels non consentis et/ou à des comportements sexuels inappropriés ».

Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité 'The Apprentice', lors d'une conférence de presse, le 17 janvier 2017 à Los Angeles / AFP/Archives

Summer Zervos, une ancienne candidate du programme de télé-réalité « The Apprentice », lors d’une conférence de presse, le 17 janvier 2017 à Los Angeles / AFP/Archives

 

Et ce que ces documents concernent Mme Zervos « ou toute autre femme » ayant accusé M. Trump, insiste le document publié par le site d’informations BuzzFeed News.

De fait, Mme Zervos et plusieurs autres femmes avaient fait des accusations similaires visant M. Trump après la diffusion en octobre 2016 d’un enregistrement vidéo datant de 2005 dans lequel le futur candidat républicain se vantait « de pouvoir choper (les femmes) par la chatte ». « Quand t’es une star, elles te laissent faire », ajoutait-il.

M. Trump avait banalisé ses déclarations comme de simples « propos de vestiaires » et avait contre-attaqué en qualifiant ses accusatrices de menteuses.

Selon la plainte en diffamation déposée par Mme Zervos, « M. Trump était devenu totalement obsédé, qualifiant Mme Zervos et toutes ses accusatrices de menteuses ayant des arrière-pensées inavouées ».

M. Trump est « un menteur et un misogyne » qui a « dénigré et diffamé Mme Zervos avec des déclarations mensongères », ajoute cette plainte, citée par BuzzFeed.

La-croix-com avec afp

L’armée russe accuse les États-Unis de « faire semblant » face à l’EI

octobre 10, 2017

Moscou – L’armée russe, qui intervient en Syrie en appui des forces gouvernementales, a accusé mardi les Etats-Unis de « faire semblant » de combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) afin de « compliquer » l’avancée des troupes du régime.

Le Pentagone a sèchement démenti.

Selon le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, la coalition internationale menée par Washington a réduit ses opérations en Irak pour permettre aux combattants de l’EI de se replier dans l’est de la Syrie, où l’armée de Bachar al-Assad progresse dans la région de Deir Ezzor, la dernière aux mains des jihadistes.

« Tout le monde voit que la coalition menée par les Etats-Unis fait semblant de combattre l’Etat islamique, spécialement en Irak, mais continue de soi-disant combattre activement l’EI en Syrie », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« Les actions du Pentagone et de la coalition méritent une explication. Est-ce que leur changement de priorité est un désir de compliquer autant que possible les opérations de l’armée syrienne, soutenue par l’aviation russe, pour la libération du territoire syrien à l’est de l’Euphrate », poursuit-il dans ce communiqué.

« Ou est-ce un moyen habile pour libérer l’Irak des terroristes de l’Etat islamique en les faisant aller sur la route des bombardements précis de l’aviation russe? »

Tout ceci est « absolument faux », a répliqué un porte-parole du Pentagone, le colonel Robert Manning. « Nous restons déterminés à tuer les djihadistes de l’EI, à les empêcher de trouver refuge dans la région ou de lancer des attaques localement ou dans le reste du monde ».

Il a aussi cherché à calmer le jeu avec Moscou. « La coalition et ses partenaires restent déterminés à faire respecter les zones de désescalade avec les responsables russes et appellent toutes les forces (engagées dans la zone, ndlr) à concentrer leurs efforts sur la lutte contre l’EI », a-t-il déclaré.

Les jihadistes, qui contrôlent toujours plus de la moitié de la province de Deir Ezzor, font face à deux offensives distinctes.

D’un côté, les forces du régime, présentes sur la rive ouest de l’Euphrate, ont conquis le nord-ouest de cette province, et progressent désormais en direction du sud-est avec le soutien de l’aviation de l’allié russe.

De l’autre, une coalition de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington progresse depuis le nord de la province, descendant en direction de la capitale provinciale du même nom, sans toutefois s’en approcher de près, selon l’OSDH.

Depuis le début de l’intervention militaire russe en Syrie en septembre 2015, Moscou a à plusieurs reprises accusé les Etats-Unis de soutenir l’EI ou la branche syrienne d’Al-Qaïda, l’ancien Front Al-Nosra et actuel Front Fateh al-Cham, et appelé Washington à « arrêter de faire des avances aux terroristes ».

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2017 18h45)                                            

Côte d’Ivoire: les proches de Gbagbo réfutent les accusations de complot

septembre 8, 2017

Abidjan – Des « frondeurs » du Front populaire ivoirien (FPI), le parti fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, ont réfuté vendredi les accusations de complot lancées par le gouvernement contre deux proches de l’ex-président, ironisant sur la « panique » du pouvoir.

Annonçant jeudi les résultats des enquêtes sur une série d’attaques contre des postes de police et de gendarmerie perpétrées ces derniers mois, le ministre ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, a qualifié d' »instigateurs » d’un « projet de déstabilisation » Pickas Damana, vice-président du FPI, et Stéphane Kipré, gendre de l’ancien chef de l’Etat.

« Je réfute ces accusations », a déclaré le secrétaire général adjoint du FPI, Boubakar Koné, lors d’une conférence de presse, qualifiant de « loufoque » la « prétendue enquête » du ministre de l’Intérieur.

Le pouvoir du président Alassane Ouattara « panique » parce qu’il a « peur de perdre les prochaines élections » en 2020, a jugé M. Koné. « Le pouvoir est devenu fébrile », « il règne par la terreur », a-t-il dit, soulignant que deux anciens ministres du régime Gbagbo sont toujours en prison.

Stéphane Kipré, fondateur du parti Union des nouvelles générations, et Pickas Damana, connu pour avoir déchiré devant les caméras les résultats de l’élection présidentielle de 2010 défavorables à son champion, sont tous deux en exil hors de Côte d’Ivoire.

Stéphane Kipré a estimé sur la radio RFI vendredi que le régime Ouattara « en difficulté » cherchait « des boucs-émissaires ». « A chaque fois qu’on parle d’une éventuelle libération du président Laurent Gbagbo (détenu par la Cour pénale internationale), le régime Ouattara sort de nulle part des accusations farfelues contre les pro-Gbagbo », a-t-il déclaré.

Pour Boubakar Koné, « le FPI a fait le choix du jeu démocratique », mais « si on l’y oblige, il pourrait changer de ligne et riposter aux violences » qui lui sont faites. « On n’acceptera pas cela plus longtemps », a-t-il menacé.

La question de la réconciliation entre les différentes factions politiques ivoiriennes n’a pas été réglée depuis la fin de la longue crise politico-militaire (2002-11) qui a divisé le pays. Cette crise a culminé avec les combats post-électoraux qui ont fait 3.000 morts en quelques mois après l’élection présidentielle de 2010, Laurent Gbagbo refusant de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara.

La question de la sécurité est brûlante en Côte d’Ivoire depuis le début de l’année, après des mutineries dans l’armée, les attaques contre les postes de police et de gendarmerie, et une série d’évasions de prisonniers survenue depuis un mois.

Le FPI créé par Laurent Gbagbo traverse une crise qui oppose deux camps rivaux. Pascal Affi N’Guessan, l’actuel président du parti, est contesté par le camp rival dit des frondeurs d’Aboudramane Sangaré, un proche de Gbagbo présenté comme le « gardien du temple ». Ces frondeurs affirment être les plus proches de l’ancien président.

Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il est jugé par la Cour pénale internationale pour « crimes contre l’humanité » présumés commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011.

Romandie.com avec(©AFP / 08 septembre 2017 21h16)

Salma Hayek accuse Donald Trump d’avoir violé une fillette de 13 ans en 1994

août 24, 2017

Le Président Trump attaqué par l’actrice mexi­caine

Plus que jamais déter­mi­née, Salma Hayek a relancé l’inté­rêt sur une plainte clas­sée sans suite dans laquelle une jeune femme accuse Donald Trump de l’avoir violée en 1994 alors qu’elle n’avait que 13 ans.

 

Les accu­sa­tions sont graves. Ce n’est pas la première fois que Salma Hayek s’en prend à Donald Trump, elle qui avait déjà fustigé l’inten­tion du Président améri­cain de bâtir un mur infran­chis­sable entre les États-Unis et le Mexique pour endi­guer l’immi­gra­tion. L’épouse de François-Henri Pinault, élue femme la plus torride de la décen­nie en 2015, avait égale­ment dû repous­ser les avances du futur chef de l’État qui s’était montré lour­de­ment insis­tant pour obte­nir un rendez-vous avec celle qui n’était pas encore célèbre. Un cas proche du harcè­le­ment. Cette fois, Salma Hayek remet le couvert et accuse l’homme d’affaires de viol.

L’actrice de 52 ans est en effet reve­nue sur un sombre épisode de la vie de Donald Trump. « Selon un procès au civil, Trump aurait violé une fillette de 13 ans » a-t-elle assuré à nos confrères du maga­zine Numéro. Salma Hayek a égale­ment précisé que cette affaire avait vite été « étouf­fée avant de dispa­raître complè­te­ment des radars » lorsque Donald Trump est devenu Président des États-Unis. « Je vous laisse mener l’enquête » a conclu la star d’origine mexi­caine aux jour­na­listes.

En réalité, cette affaire de viol avait d’ores et déjà été révé­lée en juin 2013. Une jeune femme avait alors avoué qu’elle s’était faite violer en 1994 par Donald Trump et le milliar­daire Jeffrey Epstein (inscrit sur la liste améri­caine des délinquants sexuels et condamné en 2008 pour pros­ti­tu­tion impliquant une mineure). La suppo­sée victime n’était âgée que de 13 ans aux moment des faits. Malgré la gravité des insi­nua­tions, l’avocate de la plai­gnante avait reti­rée sa plainte, prétex­tant que cette dernière aurait reçu « de nombreuses menaces » et qu’elle était « trop effrayée pour appa­raître visage décou­vert ». Salma Hayek n’a visi­ble­ment pas peur d’être inti­mi­dée par Donald Trump et tente de relan­cer l’inté­rêt média­tique pour ce dossier classé sans suite.

Gala.fr par Nicolas Schiavi

France/Procès des « biens mal-acquis » : « Quand on s’appelle Nguema Obiang, on a moins de droits que les autres ? »

juin 29, 2017
Le Palais de Justice de Paris. © Creative commons by gnuckx

Le procès des « biens mal-acquis », dans lequel Teodoro Nguema Obiang Mangue, dit « Teodorín », est accusé de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de blanchiment, se poursuivait jeudi. Au programme : l’examen d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), qui a donné lieu à des passes d’armes entre juristes chevronnés.

QPC, l’acronyme était sur toutes les lèvres jeudi 29 juin, sous les colonnes aux abords de la 32e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris, où se tient le procès des « biens mal-acquis ». Qu’importe, au fond, si tous les observateurs ne sont pas des spécialistes du droit constitutionnel, chacun sait ici que la QPC est sans doute la dernière carte de la défense pour obtenir le renvoi du procès de Teodoro Nguema Obiang Mangue, le vice-président de Guinée équatoriale.

La défense de l’accusé, toutes griffes dehors à moins d’une semaine des plaidoiries, a en effet déposé le jour même, au matin, une question prioritaire de constitutionnalité devant le tribunal, afin qu’il en examine la recevabilité lors de l’audience de l’après-midi. La question posée : un tribunal français peut-il juger, sur la base du droit français, un ressortissant équato-guinéen accusé d’avoir détourné des biens équato-guinéens en Guinée équatoriale ?

La défense estime en effet que Teodorín n’étant pas agent public français, la justice française n’a pas la compétence pour le juger. Le tribunal devait donc décider si, oui ou non, cette interrogation devait être transmise au Conseil constitutionnel en France et, par conséquent, entraîner un renvoi du procès. « Le tribunal est bien conscient que les infractions d’origine ont été commises en Guinée équatoriale. Il n’est pas question de les juger. Il a toujours été question de ne juger que les faits de blanchiment en France », précise d’ailleurs la juge d’entrée de jeu.

Vice-Président mais pas fonctionnaire ?

Mais l’examen de la QPC devra attendre. Car d’autres points légaux sont abordés au préalable. Et la juge de citer la législation guinéenne précisant qu’un agent public ne peut tirer avantage de sa fonction et être partie prenante d’un contrat signé dans son secteur d’activité. Survient alors Me Tomo, l’avocat du prévenu.

« Madame la Juge, je voudrais vous citer moi aussi la loi guinéenne, qui stipule notamment que les membres du gouvernement ne sont pas des fonctionnaires ». Stupeur dans l’assemblée. Selon Me Tomo, les ministres et autres vices-présidents ne seraient donc selon lui pas concernés par les législations citées par la juge.

On ne peut pas appliquer ces délits aux ministres en Guinée équatoriale

« C’est quand même assez providentiel ! » s’exclame Me William Bourdon, avocat des parties civiles. « Mais, si l’on ne s’attarde que sur le fond, on sait bien que le droit international primera, et qu’il y est exclu que les ministres ne soient concernés par les infractions imputables aux agents publics. » Et Me Tomo d’insister : « On ne peut pas appliquer ces délits aux ministres en Guinée équatoriale. »

« Rien de contradictoire » dans la procédure à Malabo

Vient alors une autre réjouissance : l’examen du jugement rendu par un tribunal de Malabo le 12 juin dernier, et qui venait blanchir Teodoro Nguema Obiang Mangue. « On ne pourra pas retenir comme pertinentes ces conclusions », explique la juge. « Il n’y a absolument rien de contradictoire dans cette procédure, où tout ne repose que sur l’analyse du dossier d’instruction français », poursuit-elle, avant de s’étonner : « D’ailleurs, il y a une question qui se pose : comment le dossier complet de l’instruction s’est-il retrouvé dans les mains du procureur à Malabo ? »

Même étonnement du côté du Procureur ? « Le parquet de Guinée équatoriale ne pouvait pas ouvrir une procédure sur des pièces qui ne lui auraient pas été transmises par la voie légale. » Et Me Tomo d’expliquer que le dossier détenu par le procureur de Malabo serait un ensemble de pièces reçues de l’ambassade de France en Guinée équatoriale, auxquelles s’ajouteraient des documents récupérés lors de la procédure à la Cour internationale de justice.

Ce jugement est issu de l’obtention déloyale d’un dossier d’instruction.

Me Jean-Pierre Spitzer, avocat de la Coalition restauratrice de l’État démocratique (Cored) réplique alors : « C’est hallucinant ! Il est radicalement impossible que l’ambassade de France ait transmis ce dossier complet, qu’elle aurait obtenu de façon totalement illégale ! C’est totalement contraire au secret de l’instruction. » Et Me Bourdon d’en rajouter : « Ce jugement est issu de l’obtention déloyale d’un dossier d’instruction complet, grave violation du secret de l’instruction, violation du secret professionnel, et recel. »

Me Emmanuel Marsigny évoque alors la possibilité que Teodorín ait pu transmettre le dossier aux autorités guinéennes et que rien, selon lui, ne l’en empêchait, en tant que prévenu. La réponse ne contente pas tout le monde. Mais il est temps de changer de sujet, et d’aborder l’acronyme qui est dans toutes les têtes.

Le tribunal est-il compétent ?

Me Marsigny entame alors son plaidoyer : « La défense ne conteste pas que le tribunal est compétent sur le blanchiment car il a été potentiellement commis en France ». Il poursuit : « Mais vous êtes saisi de blanchiment et vous avez donc à caractériser les infractions d’origine, sans lesquelles il ne peut pas y avoir de blanchiment. Là est la particularité de ce dossier : il va vous falloir vous prononcer sur des infractions d’origine, potentiellement commises à l’étranger en infraction d’un droit étranger, raison pour laquelle vous n’êtes pas compétent pour le faire ».

Votre tribunal ne peut pas se faire juge du détournement de fonds publics étrangers

Et Me Marsigny de dérouler son argumentaire : « De plus, votre tribunal ne peut pas se faire juge du détournement de fonds publics étrangers. La charte des Nations unies interdit en effet à tout État de se prononcer sur l’utilisation des fonds publics d’un autre État ». Et de conclure : « La jurisprudence vous demande de faire abstraction du fait que ce soit un agent public étranger et de le juger comme s’il était un agent public français. Mais ce serait alors nier que, si détournements il y a eu, c’est uniquement parce que le prévenu était agent public étranger ! »

« Les faits sont simples ! »

Réponse de la partie civile en trois temps : « Cette QPC ne vise qu’à ralentir le fonctionnement de la justice. On a multiplié ce type d’arguments du côté de la défense. En réalité, c’est une question qui est dans les débats depuis 2010 et sur laquelle la justice s’est déjà prononcé ! » « Nous sommes dans des petites stratégies jusqu’à la nausée », explique Me William Bourdon.

Cette QPC ne vise qu’à ralentir le fonctionnement de la justice

Et d’ajouter : « Les faits sont simples. Nous sommes dans un dossier de blanchiment classique. S’il y a une singularité, c’est la personnalité du prévenu. Cette QPC est dilatoire et de mauvaise foi, tant ce point est dans le débat juridique depuis longtemps. De qui se moque-t-on ? ». Et le procureur, moins virulent, met néanmoins le coup de grâce à cette QPC : « Je considère qu’il y a une absence de sérieux. J’ai donc conclu à la non-transmission de la question posée au Conseil constitutionnel. »

Teodorín à la Cour de justice de la République française ?

« Quand on s’appelle M. Nguema, on a moins de droits que les autres ? », s’indigne Me Marsigny. Qui ajoute : « Vous nous dites qu’il faut se placer comme si les faits avaient été commis en France. Chiche ! M. Nguema est ministre, qu’on le juge comme un ministre ! » Teodorín à la Cour de justice de la République française ? Aucune chance, évidemment.

Qu’en est-il donc de cette QPC ? Nul ne le saura avant mercredi 5 juillet. La juge a en effet décidé de supprimer l’audience prévue lundi 3 juillet et ne rendra sa décision que le mercredi matin. Les plaidoiries suivront ensuite, ou non, si la QPC est finalement transmise au Conseil constitutionnel. Les lions, les parties civiles et l’auditoire entier, restent donc, pour le moment sur leur faim. Mais, alors que beaucoup reprochaient à ce procès son caractère trop politique, nul ne contestera que, cette fois, il n’a été question que de droit.

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