Posts Tagged ‘Accusations’

Madagascar-Le ministre Brice en accusation : Toujours suspendu de ses fonctions

août 20, 2021

Au nom de la raison d’Etat et pour des tas de raisons, les rumeurs sur son passé  ont provoqué des tourbillons de commentaires sur les réseaux sociaux. Dans un premier temps, Brice Randrianasolo, ce membre du gouvernement nommé officiellement le dimanche 15 août 2021, avait tenté de se défendre sans succès apparemment pour se blanchir de toutes les accusations vraies ou fausses portées sur ses activités passées. La situation aurait pu évoluer jusqu’à la publication des décisions officielles émanant du Conseil des ministres d’hier. Silence total sur son cas… Certaines rédactions prétendent avoir reçu des indiscrétions de sources non officielles faisant état d’abord d’une «démission» du nouveau responsable du département des Mines et des Ressources Stratégiques.

Brice Randrianasolo

La série de passations de fonction entre les ministres a continué toute la journée d’hier. Jusque très tard dans la nuit, une confirmation ou un démenti sur le largage de l’intéressé occupait les conversations des salons et même des trottoirs… Tout le monde attendait une décision du Président de la République en personne pour statuer sur le sort de celui qui a été «suspendu» par le Premier ministre Christian Ntsay. Selon Actu de Tana, «Brice Randrianasolo est attendu de pied ferme par la Justice française » à propos de quatre accusations. Si à Madagascar, la poursuite judiciaire le concernant fait l’objet d’une «relaxe», la menace de ces procédures qui l’attendent à l’étranger aurait-elle suffi pour l’obliger à démissionner ?

Déjà, lors de son discours de présentation de cette nouvelle équipe gouvernementale, le Président a eu des mots très durs allant jusqu’à confirmer que «chaque personne peut être remplacée à son poste» sera désormais la règle. Et ce n’est pas pour tel ou tel prétexte qu’il va faire du sentiment. Peut-être bien que pour servir d’exemple aux candidats à des déviations et autres dérives qui risqueraient de porter atteinte à l’image du pouvoir, pour le dossier Brice Randrianasolo, Andry Rajoelina ne fera pas preuve de faiblesse. Pour tous, le message est lancé : nul ne pourra tenir le Président de la République «en laisse»… encore moins sous pression.

Par La Gazette de La Grande Ile avec Noël Razafilahy

Agé de 100 ans, un ancien gardien de camp nazi bientôt jugé en Allemagne, selon Welt am Sonntag

août 1, 2021

AGÉ DE 100 ANS, UN ANCIEN GARDIEN DE CAMP NAZI BIENTÔT JUGÉ EN ALLEMAGNE, SELON WELT AM SONNTAG

© Reuters/HANNIBAL HANSCHKE

FRANCFORT (Reuters) – Un ancien gardien du camp de concentration nazi de Sachsenhausen, près de Berlin, sera jugé à l’automne en Allemagne quelque 76 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, rapporte dimanche Welt am Sonntag.

Selon le journal dominical allemand, le tribunal de district de Neuruppin a retenu contre lui les accusations de complicité de meurtre sur 3.500 personnes, et le procès doit commencer en octobre.

L’accusé, aujourd’hui âgé de 100 ans, devrait être en mesure de supporter deux heures à deux heures et demie d’audience par jour, a précisé au journal un porte-parole du tribunal.

Ce dernier n’était pas disponible dans l’immédiat pour faire un commentaire.

L’accusé, dont le nom n’a pas été rendu public conformément aux règles en vigueur dans les médias allemands sur l’identité des suspects, aurait travaillé entre 1942 et 1945 dans le camp où 200.000 personnes ont été emprisonnées, et 20.000 assassinées.

Bien que le nombre de responsables des crimes nazis ne cesse de diminuer avec le temps, les magistrats tentent toujours de traduire en justice tout individu soupçonné d’avoir participé aux horreurs de la seconde guerre mondiale.

La première condamnation en 2011 d’une personne ayant travaillé dans un camp de concentration a fait jurisprudence, ouvrant la voie à d’autres procédures puisqu’une telle fonction est désormais passible de poursuites, sans que la preuve d’un crime spécifique soit apportée.

Par Reuters avec (Reportage Arno Schuetze, Gilles Guillaume pour la version française)

Canada/Le policier du SPVM accusé d’agression sexuelle insiste: il «voulait juste aider»

juillet 16, 2021

MONTRÉAL — Le policier de Montréal accusé d’avoir agressé sexuellement une femme dans un hôtel après l’avoir rencontrée en détention a été interrogé par le procureur jeudi sur les décisions qu’il a prises cette nuit-là.

© Fournis par La Presse Canadienne

Roger Fréchette, âgé de 56 ans, fait face à un chef d’accusation d’agression sexuelle contre une femme de l’Ontario en visite à Montréal en février 2019. Il a été le premier policier à être accusé à la suite d’une enquête indépendante menée par le Bureau des enquêtes indépendantes.

La victime présumée est une femme dans la quarantaine dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication.

Elle a témoigné cette semaine que l’agent Fréchette a fait des commentaires sur ses parties intimes alors qu’elle était partiellement nue dans sa cellule et l’a ensuite emmenée dans sa chambre d’hôtel, où il l’aurait pelotée, aurait léché son cou, aurait touché à ses parties génitales et aurait pris la main de la femme pour la mettre sur son entrejambe.

La procureure Andrée-Anne Tremblay a interrogé Roger Fréchette sur ses gestes aux petites heures le 18 février après l’arrestation de la femme pour une présumée intoxication publique.

Interrogé par Me Tremblay sur la raison pour laquelle il a passé autant de temps avec la femme et s’est attardé à l’extérieur de sa cellule alors qu’elle était partiellement nue, l’agent Fréchette a déclaré au tribunal que la femme était agitée, criait et semblait se calmer lorsqu’il était présent. Il a déclaré au tribunal qu’elle ne semblait pas mal à l’aise de sa présence et qu’il n’y avait aucune policière au travail cette nuit-là.

Roger Fréchette a nié avoir fait des commentaires de nature sexuelle ou l’avoir agressée, affirmant au tribunal qu’il essayait seulement d’aider la femme, qui n’avait ni argent ni amis à Montréal, à retourner à son hôtel. Il a dit qu’il n’était pas attiré sexuellement par elle.

Il a soutenu qu’il avait décidé de la conduire dans son véhicule personnel après son quart de travail parce qu’il faisait froid dehors. «J’avais beaucoup de temps libre, je n’étais pas occupé, a déclaré Fréchette au tribunal. Je voulais m’assurer qu’elle allait bien.»

Il l’a suivie dans l’hôtel et a décidé de s’assurer qu’elle rentre dans sa chambre. Alors qu’il était sur le point de partir, Roger Fréchette a affirmé qu’elle l’avait invité dans la pièce pour discuter.

Il a déclaré qu’il a passé au total une quarantaine de minutes dans l’hôtel et que la femme avait essayé de le convaincre de la ramener chez elle ou de payer un billet de train. Lorsqu’il a refusé, Roger Fréchette a témoigné qu’elle l’a léché et lui a attrapé le pénis à travers son pantalon. Il a dit avoir quitté après avoir nettoyé la salive de son visage.

Me Tremblay a demandé à Roger Fréchette pourquoi il n’avait pas adopté une approche différente, comme demander qu’une voiture de patrouille la ramène à l’hôtel ou simplement lui donner des directions.

«Avec le recul, il y avait d’autres solutions. J’aurais pu lui acheter un billet d’autobus ou payer un taxi», a déclaré Roger Fréchette. Mais il a dit qu’il savait qu’elle avait besoin d’aide et qu’il cherchait à passer le temps avant un rendez-vous à l’hôpital ce matin-là.

Un extrait vidéo de six minutes a également été présenté à Roger Fréchette dans lequel on le voit parler à la victime présumée avant qu’elle ne soit relâchée, ce qui coïncidait avec la fin de son quart de travail. Il a dit qu’il vérifiait si elle était suffisamment sobre pour être libérée, mais qu’il ne se souvenait pas des détails de la discussion.

Le policier ayant 34 années de service, qui avait passé une décennie à superviser les cellules d’un centre de détention du centre-ville de Montréal, a déclaré que c’était la première fois qu’il escortait un détenu après son quart de travail. Il est désormais suspendu avec solde.

Le procès reprendra le 18 octobre.

Avec Sidhartha Banerjee, La Presse Canadienne

Centrafrique : les mercenaires russes accusés d’atrocités sur des civils

juin 16, 2021

Un rapport alarmant, publié le 14 juin par CNN et l’ONG The Sentry, dénonce les atrocités commises en Centrafrique par les mercenaires russes pour contrôler les mines d’or et de diamant.

Le rapport fait ainsi état « de massacres, d’exécutions extrajudiciaires, de cas de torture, de pillage, d’enlèvements pour rançon, d’incendies de villages et de viols collectifs » perpétrés par le groupe Wagner, une société militaire russe ayant des liens avec le Kremlin, en alliance avec des forces armées loyales favorables au président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra.

Les enquêtes menées par CNN et The Sentry leur ont permis de rassembler des preuves et témoignages sur plusieurs cas de violations de droits humains, dont sont victimes les civils centrafricains qui se trouvent au milieu de la lutte entre les forces armées nationales soutenues par les mercenaires russes et les rebelles connus sous le nom de Seleka.

CNN et The Sentry ont cité un rapport compilé par la force de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca) qui corrobore les accusations. Ce rapport indique que « les Faca et les forces bilatérales, en particulier les Russes et des éléments supposés être syriens, pourraient avoir commis des crimes de guerre, notamment en exécutant des civils et d’autres individus qui ne participaient pas aux hostilités ».

Plus de 2000 formateurs russes

Ce nouveau rapport dénonce une croissance de la présence de militaires russes en Centrafrique. La plupart des mercenaires sont présentés comme des formateurs venus de la Russie pour entraîner l’armée locale. Seulement, apprend-on, si en 2017, le nombre de ces formateurs pour l’armée centrafricaine était au nombre de 170, en 2021, il s’élève à 2300.

Selon les auteurs du document, cette croissance sert des objectifs multiples, y compris le contrôle des zones riches en minérais. Près de Bambari, par exemple, il existe d’importants gisements d’or à Ndassima. En 2020, le gouvernement aurait révoqué la licence d’une société canadienne dans cette zone et l’aurait accordée à une autre dénommée Midas resources répertoriée comme une entité russe. Des témoins affirment aussi que ces mercenaires russes expulsent les habitants des zones minières.

« Tout ce qui est minier est leur priorité […]. A Bambari, dans les quartiers de Bornou et d’Adji, ils pillent à la recherche d’or et de diamants », déclare un témoin.

Pour John Prendergast, cofondateur de Sentry, « Ce nouveau mode de pillage très lucratif constitue une menace grandissante, semant la mort et la dévastation, et mettant en danger la paix et la sécurité non seulement en République centrafricaine, mais également dans diverses autres zones sensibles de par le monde. Des mesures urgentes sont requises de la part de la communauté internationale ».

The Sentry et CNN ne sont en réalité pas les premiers à s’inquiéter de l’escalade de violences en Centrafrique. Dans un communiqué publié le 31 mars, l’ONU a émis des inquiétudes sur la présence de mercenaires russes en République centrafricaine. Trois organisations russes ont été pointées du doigt par l’institution dans son rapport. Il s’agit en l’occurrence de: Sewa security services; Lobaye invest SARLU et le fameux groupe Wagner, déjà connu pour être impliqué dans la guerre civile libyenne.

D’après les Nations unies, il est essentiel de clarifier les rôles de tous les partenaires internationaux de la RCA et de distinguer les actions des forces de la Minusca, de celles des organisations militaires privées. Dans leur rapport publié le 14 juin, CNN et The Sentry ont également fait un certain nombre de recommandations aux gouvernements et institutions financières internationales pour l’arrêt des atrocités en Centrafrique.

Face à l’urgence de la situation, l’heure ne devrait normalement plus être aux dénonciations, aux expressions d’inquiétude, ou aux recommandations, mais plutôt à une prise de conscience de la gravité des incidents en RCA. Il faut pour la communauté internationale agir pour mettre fin à ces cas de violations des droits humains, dont plusieurs pays africains riches en ressources minières font l’objet. Plusieurs ONG ont par le passé dénoncé comment des conflits sont entretenus sur des années en Afrique centrale (RDC, Rwanda, Ouganda, Burundi) avec pour but le pillage des ressources minières.

Avec Adiac-Congo par Josiane Mambou Loukoula et Ecofin

RDC/Procès assassinat du général Delphin Kahimbi : la FBCP se réjouit de la libération des civils accusés

juin 8, 2021

L’ONG de défense des droits de l’homme pense que la justice congolaise a dit le bon droit, dans le cadre de cette affaire.

Le général Delphin Kahimbi /DR

La Fondation Bill-Clinton pour la paix (FBCP) a confirmé l’acquittement et la libération de tous les civils accusés dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien  chef de la sécurité militaire de la République démocratique du Congo (RDC), le général Delphin Kahimbi. A en croire cette ONG de défense des droits de l’Homme, le tribunal a relevé le manque de preuves de leur implication à l’assassinat du défunt général. Dans son verdict, le Tribunal de grande instance dit n’avoir retenu aucune charge contre eux.

La FBCP, qui a affirmé avoir suivi le dossier depuis le commencement jusqu’à la fin, a estimé que la justice congolaise a bien fait son travail. « Elle n’a dit que le droit, rien que le droit. Et cela est à encourager », a souligné cette ONG dans un communiqué du 7 juin, après le verdict prononcé par le Tribunal de grande instance de Gombe siégeant à la prison centrale de Makala. Le ministère public, lui, avait requis des peines allant de 15 à 20 ans de prison et à la peine capitale.

Le général Delphin Kahimbi, chef d’état-major adjoint des Fardc chargé de renseignements militaires, est décédé le 28 février 2020 à Kinshasa. Il avait été suspendu deux jours avant sa mort, après avoir été interpellé le 20 février 2020 par la Direction général de migration (DGM), alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour l’Afrique du Sud. Selon des sources, le Conseil national de sécurité reproché à l’ancien chef de la sécurité militaire d’avoir dissimulé des armes et de tentative de déstabilisation du régime, pour avoir « mis l’actuel gouvernement sous surveillance ».

Il est rappelé qu’après sa mort mystérieuse, le 28 février 2021, sa famille réclamait que soit faite la lumière sur ce décès. Et parmi les personnes accusées et arrêtées préventivement, il y a eu la veuve, sa belle-mère ainsi que d’autres proches de sa femme. Après ce verdict, le flou continue à planer sur le décès du général Delphin Kahimbi. Débuté le 3 mai, ce procès se clôture sans que la justice n’ait élucidé les circonstances réelles de cette mort.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Canada: Un Torontois fait face à 60 accusations de fraude présumée sur des achats retournés

février 21, 2021

L'homme fait face à 60 chefs d'accusation. (archives)

© CBC News/Radio-Canada L’homme fait face à 60 chefs d’accusation. (archives)

Un homme de Toronto fait face à des dizaines d’accusations en lien avec une présumée fraude qui consistait à renvoyer des colis de détail par l’intermédiaire de Postes Canada.

La police allègue que l’homme a acheté un certain nombre de produits auprès d’entreprises partout au Canada au cours des huit derniers mois. Selon les policiers, il renvoyait systématiquement le colis à l’expéditeur, demandant un remboursement.

Ils affirment qu’il aurait déposé les articles à retourner par l’intermédiaire de Postes Canada, mais qu’il aurait inclus un dispositif non spécifié à l’intérieur des paquets qui effaçait les étiquettes d’envoi postal et les rendait non livrables.

Selon la police, les entreprises remboursaient les marchandises retournées dès réception de l’accusé de réception de Postes Canada.

La police affirme avoir fouillé une maison dans le coin nord-est de la ville jeudi, arrêté un homme de 28 ans et récupéré 45 000 dollars de marchandises et d’argent.

L’homme fait face à 60 chefs d’accusation, dont 23 de méfait public, 12 de fraude de moins de 5000 dollars et 18 de possession de biens obtenus par des moyens criminels.

Avec  CBC/Radio-Canada

RDC-Dan Gertler : quand des montages financiers complexes brouillent les pistes

juillet 4, 2020

Kinshasa, en décembre 2018.

Kinshasa, en décembre 2018. © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Des ONG accusent l’entrepreneur israélien d’avoir continué à faire fructifier ses affaires en RDC, en dépit des sanctions américaines qui pèsent sur lui.

Accusé d’avoir engrangé quelque 1,36 milliard de dollars de bénéfices indus en achetant à prix cassé et en revendant des permis extractifs entre 2010 et 2012, Gertler, proche de l’ex-président Joseph Kabila, mis à l’index par Global Witness mais aussi par l’Africa Panel Progress, a été sanctionné en décembre 2017 par le Bureau américain du contrôle des avoirs étrangers (OFAC).

Depuis lors, en application de la loi Global Magnitsky, lui et 33 membres de son entourage sont interdits de séjour aux États-Unis, et ne peuvent plus avoir accès à leurs actifs détenus sous juridiction américaine.

Quant aux personnes physiques ou morales américaines, elles ont également interdiction d’effectuer des transactions avec Dan Gertler et ses sociétés. Théoriquement, l’Israélien et ses associés ne peuvent plus non plus utiliser le dollar américain.

Dans un rapport fouillé publié le 2 juillet 2020, l’ONG Global Witness et la la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF), basées respectivement à Londres et à Paris, et s’appuyant sur des investigations et des documents envoyés par des lanceurs d’alerte, détaillent le système de contournement de ces sanctions extrêmement élaboré mis au point par Gertler et ses associés.

Transferts d’actifs

Par l’entremise de son associé congolais Alain Mukonda, Gertler aurait redomicilié en RDC la plupart de ses sociétés détenant des avoirs dans le pays, auparavant essentiellement enregistrées dans des paradis fiscaux. Une douzaine de nouvelles compagnies congolaises, logées sous le holding Gerco, ont ainsi été immatriculées sur la période.

L’homme d’affaire israélien aurait fait transiter au moins 100 millions de dollars entre ses sociétés et ses partenaires, grâce à un réseau de mandataires – congolais, israéliens, français, russes, … – actifs en RDC, mais aussi en Israël et à Hong-Kong, via des comptes ouverts chez Afriland First Bank RDC, filiale du groupe fondé par le banquier camerounais Paul Fokam. Selon les ONG, l’essentiel de ces transactions était libellé en dollars.

Parmi celles mises en avant par Global Witness et PLAAF, 25 millions de dollars auraient été versés à la Gécamines, peu après l’attribution de nouveaux titres miniers de cuivre et cobalt en juin 2018. Propriété de l’État congolais et pilotée depuis 2010 par Albert Yuma Mulimbi, également proche de Joseph Kabila, la Gécamines est accusée d’avoir favorisé les activités de l’homme d’affaires israélien controversé. Par ailleurs, au moins 21 millions de dollars auraient été envoyés par les sociétés de la galaxie Gertler sur des comptes inconnus en dehors de la RDC.

Un rapport jugé « à charge » par Afriland First Bank

En parallèle, le géant suisse des matières premières Glencore, détenteur de deux mines majeures de cuivre et cobalt en RDC, Mutanda Mining et Kamoto Copper Company (KCC), associé avec Gertler depuis 2007, a repris en juin 2018 le paiement – interrompu pendant six mois – des royalties contractuellement dues à ce dernier, mais en euros, et non plus en dollars, du fait des sanctions américaines.

Deux autres grandes sociétés minières internationales actives en RDC, le kazakh Eurasian Resource Group (anciennement ENRC) et le chinois Sicomines auraient aussi, selon Global Witness et PLAAF, continué à faire des affaires avec des sociétés de la galaxie Gertler.

Dans le même temps, l’homme d’affaires a pu rencontrer le nouveau président, Félix Tshisekedi, très vite après son élection. Interrogé en septembre 2019 par le journal Le Monde sur les supposées malversations de l’Israélien et les sanctions américaines, le chef de l’État avait déclaré qu’il n’avait pas d’objection à ce que Dan Gertler poursuive ses affaires en RDC.

Le 1er juillet, soit la veille de la publication du rapport des deux ONG, Afriland First Bank a déposé à Paris une plainte en diffamation contre PLAAF et Global Witness. Elle juge le rapport à charge, et en récuse les conclusions, notamment sur le fait que la banque aurait manqué à ses devoirs de vigilance contre le blanchiment.

Avec Jeune Afrique par Christophe Le Bec

Canada-Québec: Accusé d’avoir volé des dons à l’église

février 6, 2020
Des boîtes de dons ont été volées à l’église Saint-Zéphirin.
© AUDREY TREMBLAY Des boîtes de dons ont été volées à l’église Saint-Zéphirin.
 

LA TUQUE — Alex Dubé était de retour au palais de justice de La Tuque, mercredi. De nouvelles accusations ont été déposées contre lui. L’individu de 29 ans se serait introduit par effraction à trois reprises dans l’église Saint-Zéphirin pour y commettre des vols. Le juge a ordonné que l’accusé soit évalué sur sa responsabilité criminelle.

Alex Dubé serait entré une première fois dans l’église Saint-Zéphirin ver la mi-décembre afin de vider des banques de dons. Il se serait introduit une deuxième fois peu avant Noël et il aurait vidé deux banques de dons.

Au début du mois de janvier, il se serait à nouveau introduit dans l’église Saint-Zéphirin. Il aurait alors volé une caméra servant à filmer la messe, une barre de son et une manette de télévision.

Alex Dubé a également été accusé d’avoir volé un iPad et une sculpture façonnée dans un panache d’orignal au Centre d’amitié autochtone de La Tuque et d’avoir volé un capteur de rêve et une autre sculpture façonnée dans un panache au Conseil de la nation Atikamekw.

Rappelons qu’il s’agit du même individu qui est accusé d’avoir volé des dons à la chapelle du CIUSSS MCQ, d’avoir tenté de voler une somme d’argent à la Fondation pour la santé du Haut Saint-Maurice, de méfaits et de bris de probation qui a comparu la semaine dernière. Le 22 janvier en soirée, Alex Dubé aurait été aperçu en train de forcer une boîte de dons pour y récupérer le contenu. Il aurait ensuite été aperçu à la sortie de la chapelle de l’hôpital. Une boîte de dons aurait été forcée à cet endroit. Lors de son arrestation, il aurait été en possession d’outils et d’argent dans ses vêtements.

Alex Dubé cumule de nombreux antécédents judiciaires, dont 19 en lien avec des bris de probation, et une quinzaine pour des crimes de même nature.

Des mesures de sécurité supplémentaires à l’église

Les fâcheux événements survenus à l’église Saint-Zéphirin ont forcé les dirigeants à revoir la sécurité et à faire des investissements.

Des caméras de surveillance sont désormais en fonction à différents endroits stratégiques de l’établissement, des serrures ont été ajoutées, et c’est terminé, du moins pour le moment, le temps où les locaux étaient toujours ouverts.

«Il y a eu des dépenses en lien avec ça, entre autres, le système de surveillance. […] L’inconvénient, ce n’est pas le montant des vols, même si on s’entend que l’Église n’est pas riche, c’est le dérangement que ça amène. Il y a aussi l’inquiétude que ça amène au niveau des organismes. Quelqu’un qui peut arriver face à face avec un voleur a toujours une crainte de dire, est-ce qu’il est violent? Est-ce qu’il est dérangé? Est-ce qu’il peut s’en prendre à moi? Ça fait partie du dérangement ça aussi», souligne Alain Riendeau, coordonnateur pastoral de la paroisse Saint-Martin-de-Tours.

Il y aura également une gestion différente du système de clés pour la location des locaux. «On a été habitué à voir des églises très ouvertes. Maintenant, on est obligé de contrôler les accès. Il y a des coûts reliés à ça», a conclu M. Riendeau.

Avec Le Nouvelliste.com par Audrey Tremblay

États-Unis: L’ancien patron des Grammy Awards rejette des accusations de viol

janvier 22, 2020

L’ancien PDG de l’Académie des arts et sciences de l’enregistrement, association américaine des professionnels du disque qui organise chaque année les Grammy Awards, a formellement démenti mercredi les accusations de viol portées la veille par celle qui l’a remplacé. Mardi, Deborah Dugan a déposé plainte à Los Angeles auprès de la Commission pour l’égalité des chances professionnelles, accusant l’Académie qui vient de la suspendre de ses fonctions de discrimination et harcèlement.

Dans sa plainte de 44 pages, la patronne de la Recording Academy affirme notamment avoir subi des pressions pour embaucher comme consultant son prédécesseur, Neil Portnow, alors qu’il était selon elle soupçonné au sein de l’organisation d’avoir violé une musicienne, «raison réelle pour laquelle son contrat n’avait pas été renouvelé» après 17 ans.

Neil Portnow a réagi mercredi en assurant que la plainte «était truffée d’accusations inexactes, fausses, scandaleuses et terriblement douloureuses» à son encontre. «Les accusations de viol sont ridicules et fallacieuses. Suggérer qu’il y a eu (viol) c’est propager un mensonge», écrit Neil Portnow dans une déclaration reproduite intégralement sur le site du magazine spécialisé Rolling Stone. L’ex-patron de la Recording Academy nie en outre avoir demandé 750.000 dollars pour y rester en tant que consultant, comme Deborah Dugan l’affirme en citant une proposition faite selon elle au conseil d’administration.

Première femme à diriger l’Académie, Deborah Dugan détaille dans sa plainte des accusations qui vont du harcèlement sexuel au conflit d’intérêts en passant par des irrégularités dans les votes pour les Grammy Awards, dont l’édition 2020 se tient dimanche à Los Angeles. Elle soutient que c’est par mesure de rétorsion qu’elle a récemment été placée en «congé administratif» à la suite d’accusations de «mauvaise conduite».

La Recording Academy a démenti, jugeant «étrange que Mme Dugan n’ait jamais évoqué ces graves allégations avant les accusations portées personnellement contre elle par une employée». Cette employée «affirme que Mme Dugan avait créé un environnement de travail ‘toxique et intolérable’ et avait adopté un comportement fait ‘d’abus et de harcèlement’», a déclaré l’Académie dans un communiqué.

Une enquête indépendante a été ouverte.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Côte d’Ivoire : Charles Blé Goudé sera bien poursuivi à Abidjan

novembre 8, 2019

Charles Blé Goudé, le 15 janvier 2019 à La Haye.

Charles Blé Goudé, le 15 janvier 2019 à La Haye. © ICC-CPI 

La chambre d’instruction du parquet général d’Abidjan a décidé mercredi de renvoyer l’ancien ministre de la Jeunesse devant le tribunal criminel.

Charles Blé Goudé, toujours en résidence surveillée à La Haye, sera bien jugé par la justice ivoirienne. « La chambre d’instruction a conclu à son renvoi devant le tribunal criminel, l’ancienne cour d’assises », a confié jeudi 7 novembre, le procureur général de la cour d’appel, Leonard Lebry.

La date du procès sera fixée prochainement par le tribunal de première instance.

Leonard Ledry a précisé que les faits pour lesquels Blé Goudé « est poursuivi concernent : les actes de tortures, d’homicides volontaires, de traitement inhumain, d’atteinte à l’intégrité physique, de viol, d’assassinats et d’attentat à la pudeur commis durant les barrages d’autodéfense dans le courant des années 2010 et 2011, et la complicité de ses crimes commis par lui-même ou ses partisans sur l’ensemble du territoire ».

Requalification des faits

« Ces faits sont différents de ceux qui sont jugés actuellement par la Cour pénale internationale (CPI). D’ailleurs, les règles de la CPI n’interdisent pas que d’autres faits soient poursuivis par des juridictions internes même si la CPI a été saisie », a-t-il estimé.

Le procureur général a également précisé que les poursuites contre Blé Goudé avaient été entamées en 2012 sous la qualification de crime contre les populations civiles et de crimes de guerre. Ces chefs d’accusation n’existant plus dans le nouveau code pénal, le parquet a demandé que les faits soient requalifiés.

La décision de juger Charles Blé Goudé, actuellement en liberté conditionnelle à la Haye, a été prise mercredi par la chambre d’instruction du parquet général d’Abidjan. Une audience au cours de laquelle la défense de l’ancien ministre de Laurent Gbagbo avait décidé de se retirer de la procédure.

Conflit de compétence juridictionnelle

« Il y avait une pièce maîtresse qui concernait le transfert de Charles Blé Goudé à la CPI, le 21 mars 2014, qui ne s’y trouvait pas la dernière fois. Cette pièce nous a été remise le mardi 5 novembre à 12h26, alors que l’heure limite de dépôt du mémoire étant fixée à 15 heures du même jour, il était matériellement impossible aux avocats de déposer leur mémoire. Nous avons donc sollicité un autre renvoi d’une semaine. Face au refus de la chambre, nous avons décidé de nous déporter de cette affaire », avait déclaré déclaré Me N’dry. L’audience avait déjà été reportée à deux reprises.

Le procureur général a répondu jeudi que cette pièce figurait dans le dossier d’instruction depuis le 31 octobre et que les avocats auraient pu la consulter « au greffe ».

Les avocats de la défense contestaient également la légitimité de la justice ivoirienne à juger Charles Blé Goudé. « La Côte d’Ivoire avait la possibilité de le juger pour les faits relatifs à la crise post-électorale mais a décidé de le livrer à la CPI, qui l’a acquitté. Et maintenant comme par extraordinaire, cette même justice s’autosaisit pour ces même faits. Ce n’est pas comme cela qu’une démocratie fonctionne », avait expliqué Me N’dry.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem