Posts Tagged ‘Accusations’

Libye: mandat d’arrêt de la CPI contre l’ex-chef de la sécurité de Kadhafi

avril 24, 2017

La Haye – La Cour pénale internationale (CPI) a rendu public lundi un mandat d’arrêt lancé contre l’ex-chef de la sécurité du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, l’accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité lors du soulèvement contre le régime en 2011.

Le mandat, qui date de 2013 mais était scellé, accuse Al-Touhami Khaled de quatre chefs de crimes contre l’humanité (emprisonnement, torture, persécution et autres actes inhumains) et de trois chefs de crimes de guerre (torture, traitements cruels et atteintes à la dignité de la personne) qui auraient été commis entre février et août 2011, « afin d’écraser par tous les moyens l’opposition politique au régime de Kadhafi », selon le mandat de la Cour, basée à La Haye.

A l’époque, le régime de Mouammar Kadhafi fait face à un soulèvement qu’il réprime dans le sang. Al-Touhami Khaled est alors chef de l' »Organe de sécurité intérieure » et il est chargé « d’exécuter les ordres de Kadhafi », selon le mandat.

Les personnes incarcérées dans différents lieux de détention à travers la Libye « sont soumises à diverses formes de mauvais traitements, dont des passages à tabac, des chocs électriques, des actes de violence sexuel, des viols », détaille encore la CPI.

Dans un communiqué, la Cour justifie la décision de lever les scellés sur le mandat en estimant que cela « pourrait faciliter l’arrestation et la remise (de l’accusé) car tous les Etats seraient conscients de son existence ».

Les tribunaux internationaux estiment parfois, au contraire, qu’il est plus efficace pour arrêter un suspect de garder le mandat d’arrêt secret afin de ne pas éveiller ses soupçons.

Al-Touhami Khaled, qui est né dans les années 1940 à Janzour près de Tripoli, aurait été arrêté en avril 2012 en Egypte avant d’être relâché parce qu’il n’y avait pas de mandat d’arrêt contre lui, selon des médias libyens. Depuis, il a disparu de la circulation.

La situation en Libye a été renvoyée au procureur de la CPI par le Conseil de sécurité des Nations unies en février 2011.

Le mois suivant, alors que s’affrontaient toujours régime et opposants, le Procureur a annoncé sa décision d’ouvrir une enquête.

A la même époque, la CPI a lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de Seïf al-Islam, le fils de Mouammar Kadhafi, l’accusant de crimes contre l’humanité.

Depuis, les autorités libyennes et la CPI se disputent le droit de le juger. Détenu par les milices contrôlant la ville de Zenten, au sud-ouest de Tripoli, Seïf al-Islam a été condamné à mort en juillet 2015 à l’issue d’un procès dénoncé par l’ONU et des ONG de défense des droits de l’Homme.

Un autre haut responsable du régime Kadhafi, l’ex-chef des renseignements Abdallah al-Senoussi, est lui aussi accusé de crimes contre l’humanité par la CPI mais cette dernière a accepté en octobre 2013 qu’il soit jugé en Libye.

La CPI est le seul tribunal pénal international permanent chargé de poursuivre les plus hauts responsables de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Pour l’heure, aucun responsable des atrocités commises en Libye n’a encore été jugé. Mais Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, a affirmé au Conseil de sécurité des Nations unies en novembre dernier qu’elle ferait de la Libye « une priorité » en 2017 et qu’elle envisageait « de déterminer des charges pour de graves activités criminelles », ce qui pourrait « inclure les crimes présumés commis » par le groupe Etat islamique.

Depuis la chute de Kadhafi, tué par des rebelles en octobre 2011, le pays est déchiré par les rivalités entre ses milices mais aussi entre ses dizaines de tribus.

Deux autorités politiques se disputent le pouvoir: le gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli et une autorité rivale qui contrôle une grande partie de l’Est libyen et s’appuie sur le Parlement élu installé à Tobrouk.

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2017 22h14)

Nigeria: 53 hommes accusés d’avoir organisé un « mariage gay »

avril 20, 2017

Un attroupement devant un tribunal islamique de Bauchi au Nigeria lors du procès de personnes accusées d’homosexualité, le 22 janvier 2014 / © AFP/Archives / AMINU ABUBAKAR

Cinquante-trois Nigérians ont été traduits en justice mercredi dans l’Etat de Kaduna (nord), sous l’accusation d’avoir organisé un mariage gay, l’homosexualité pouvant entrainer 14 ans de prison dans le pays, a indiqué jeudi un greffier à l’AFP.

« Selon le dossier de l’accusation, les suspects ont été arrêtés le 15 avril dans un motel », a expliqué Mahmud Bello. « Ils sont poursuivis pour conspiration, rassemblement illégal, et appartenance à un groupe anti-social. »

Dans le dossier d’accusation, il est indiqué qu’une « équipe de police a arrêté un groupe de personnes qui préparaient la célébration d’un mariage gay dans le motel entre Faruk et Sanusi, tous deux en cavale. »

Les accusés, des hommes âgés de 20 à 30 ans pour la plupart étudiants, sont passés en première audience mercredi devant la Cour de Justice de Zaria. Ils ont été arrêtés après dénonciation, vraisemblable d’un employé de l’hôtel où se tenait le rassemblement.

Les deux « fiancés » sont toujours recherchés par la police.

Les accusés ont tous plaidé non-coupable et ont été libérés sous caution par le juge Auwal Musa Aliyu, qui a ajourné le procès au 8 mai.

L’ex-président nigérian Goodluck Jonathan, a fait voter en 2014 une loi qui bannit non seulement le mariage homosexuel, mais aussi la « cohabitation entre même sexe », et condamne de 10 à 14 ans de prison tout témoignage public de « relations amoureuses entre personnes de même sexe ».

Dans ce pays, fortement religieux et au sentiment homophobe exacerbé de la part des chrétiens et des musulmans, personne n’a jamais été condamné pour son homosexualité mais la loi en vigueur a créé « un sentiment de peur et des excès de zèle » des forces de sécurité, selon Wendy Isaack, spécialiste des questions de genre pour Human Rights Watch.

Dans certains Etats du nord musulman où est applicable la charia depuis 2000, la loi fédérale est doublée de la loi islamique, selon laquelle l’acte de sodomie peut être passible de la peine de mort. Une condamnation qui n’a jamais été appliquée jusqu’à présent, malgré de nombreux procès.

En janvier 2014, une douzaine d’hommes suspectés d’homosexualité sont passés devant une cour islamique dans la ville de Bauchi. La population avait manifesté devant le tribunal pour demander l’application de la peine de mort à leur encontre.

Les accusés, certains reconnaissant les faits reprochés, avaient été libérés sous caution, et le dossier étouffé.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2017 21h22)

Inde: acquittement d’un diplomate français accusé de viol sur sa fille

avril 19, 2017

New Delhi – Un diplomate français jugé en Inde pour des accusations de viol sur sa fille a été acquitté mercredi par la justice indienne, ont rapporté à l’AFP plusieurs sources proches du dossier.

« Nous confirmons que (Pascal Mazurier) a été acquitté en première instance par le tribunal de Bangalore », dans le sud du pays, a déclaré une source diplomatique à l’ambassade de France à New Delhi.

Numéro trois du consulat français de Bangalore, Pascal Mazurier avait été arrêté en juin 2012 après que son épouse d’origine indienne, Suja Jones, l’eut accusé d’avoir violé leur fille de trois ans.

Le prévenu avait toujours nié ces accusations et plaidé non coupable. Il s’est dit être victime d’une manipulation sur fond de séparation difficile avec son épouse.

Cet acquittement, après presque cinq ans de procédure, est « un soulagement énorme car ce type d’accusation équivaut à une condamnation à mort, au moins sur le plan social », a confirmé à l’AFP M. Mazurier, joint au téléphone depuis New Delhi.

Depuis son arrestation, l’agent consulaire est interdit de sortie du territoire et suspendu de ses fonctions.

Interrogée par la télévision indienne CNN-News 18, Mme Jones a elle qualifié ce jugement de « déni de justice pour (s)a fille » et indiqué son intention de faire appel de la décision.

L’affaire avait fait grand bruit en Inde, la partie civile et des médias ayant à plusieurs reprises accusé la France de protéger son ressortissant.

Le procès de M. Mazurier durait depuis 2014, dans ce pays connu pour le lenteur de son système judiciaire.

« C’est la fin d’un cauchemar, c’est la victoire de la vérité sur la calomnie », ont estimé ses avocats Clémence Witt et Pierre-Olivier Sur.

Étant donné l’encombrement des tribunaux indiens, un appel prolongerait cependant la procédure de plusieurs mois ou années.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2017 16h08)

Pas de preuve d’une mise sur écoute de Trump (Commission Sénat)

mars 16, 2017

Washington – La puissante Commission du renseignement du Sénat américain a affirmé jeudi ne disposer d’aucune preuve étayant les accusations du président Donald Trump selon lesquelles son prédécesseur Barack Obama l’avait fait placer sur écoute.

« Au vu des informations à notre disposition, nous ne voyons aucune indication selon lesquelles la Trump Tower a été sujette à une surveillance par une quelconque entité du gouvernement des Etats-Unis que ce soit avant ou après le jour de l’élection de 2016 », ont écrit dans un communiqué le républicain Richard Burr, président de cette commission, et le démocrate Mark Warner, son vice-président.

Bombardé de questions lors de son point de presse quotidien, Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche a assuré que le président « maintenait » ses accusations avant de s’en prendre avec virulence aux journalistes.

Le président américain avait déclenché un tollé le 4 mars en accusant sur Twitter l’ex-président Barack Obama d’avoir ordonné la mise sur écoute de ses lignes téléphoniques dans le gratte-ciel de New York, qui abritait sa résidence principale et d’où il menait sa campagne électorale.

« Exécrable! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire », avait tweeté le milliardaire de bon matin, sans fournir de détail, ni aucune preuve à l’appui de cette allégation.

M. Obama, par la voix de son porte-parole, avait rapidement démenti. M. Trump avait ensuite demandé au Congrès d’enquêter.

La véracité de ces allégations avaient immédiatement suscité des interrogations, en particulier parce qu’elles avaient été lancées par le président après la publication, par des médias conservateurs, d’allégations similaires, ce qui laissait suggérer qu’il s’était inspiré de ces médias – ce que la Maison Blanche n’a jamais démenti.

Les deux responsables de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, le républicain Devin Nunes et le démocrate Adam Schiff, avaient indiqué mercredi lors d’une conférence de presse: « Nous n’avons aucune preuve que cela ait eu lieu ».

M. Nunes avait ajouté qu’il ne pensait « pas qu’il y ait eu une réelle mise sur écoute de la Trump Tower ».

Kellyanne Conway, conseillère de M. Trump, avait affirmé lundi n’avoir « aucune preuve » de cette mise sur écoute.

Interrogé mercredi soir sur Fox News sur la façon dont il avait appris cette affaire d’écoutes, M. Trump avait répondu: « J’avais lu des choses ». Il avait ensuite fait référence à un article du New York Times et « d’autres choses » qu’il avait lues évoquant des écoutes.

« N’oubliez pas: quand je dis écoutes téléphoniques, ces mots étaient entre guillemets (…) parce que les écoutes téléphoniques, c’est quelque chose de plutôt vieux jeu. Mais cela recouvre vraiment la surveillance et beaucoup d’autres choses », avait-il poursuivi.

Romandie.com

Piratage: Moscou se dit fatigué de l’amateurisme des accusations des Etats-Unis

janvier 9, 2017

Moscou – Le Kremlin a dénoncé lundi l’amateurisme des accusations de piratage lancées par les Etats-Unis, dont les services de renseignement accusent Moscou d’attaques informatiques destinées à influencer la campagne électorale américaine.

Il s’agit d’accusations absolument infondées, d’un niveau d’amateur, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Ces accusations commencent à nous fatiguer, a-t-il ajouté, évoquant une véritable chasse aux sorcières, expression déjà utilisée par le président américain élu Donald Trump, qui juge que cette chasse aux sorcières politique est destinée à l’affaiblir.

Les services de renseignement américains ont publié vendredi un rapport où ils estiment qu’une campagne russe de piratage a été mise en œuvre dans le but de saper le processus démocratique américain et augmenter les chances de victoire du milliardaire républicain Donald Trump en dénigrant sa rivale démocrate Hillary Clinton.

Nous continuons à démentir catégoriquement toute implication de Moscou dans des attaques informatiques contre les Etats-Unis, a déclaré M. Peskov, estimant que ce rapport n’apportait aucune substance aux accusations de Washington.

Nous ne savons toujours pas quelles sont les données utilisées par ceux qui lancent de telles accusations infondées, a-t-il insisté.

Des emails piratés du parti démocrate et d’un proche d’Hillary Clinton ont été diffusés sur internet, notamment par Wikileaks avant l’élection, déstabilisant la candidate démocrate.

Barack Obama, qui passera la main à Donald Trump le 20 janvier, a sanctionné la Russie en expulsant 35 diplomates considérés comme des espions.

Romandie.com avec(©AFP / 09 janvier 2017 13h14)      

Guinée-Bissau : Le nouveau premier ministre persona non grata au niveau du Parti au pouvoir

novembre 20, 2016

« Le PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert – au pouvoir) se démarque de la décision du président de la République de nommer Umaro Sissoco Embalo (sur notre photo avec Idriss Déby Itno) au poste de Premier ministre », selon un communiqué.

Le parti dirigé par l’ex-premier ministre, Domingos Simoes Pereira, accuse le président, José Mario Vaz, d’avoir ainsi « rendu nul et non avenu l’accord de Conakry et opté pour la poursuite de la crise », lui reprochant d’avoir ruiné « de manière irresponsable tous les efforts et sacrifices consentis par les différents acteurs politiques et la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest).

L’accord signé le 14 octobre à Conakry sous l’égide du chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, dans le cadre d’une médiation de la CEDEAO, prévoit une « procédure consensuelle » pour choisir un premier ministre « ayant la confiance du président » devant rester en place jusqu’aux élections législatives de 2018.

En revanche, le président de l’Assemblée nationale a assuré que le parlement fournirait l’appui nécessaire au gouvernement que doit former Umaro Sissoco Embalo.
Les deux hommes ont, d’ailleurs, quitté, ensemble, Bissau, samedi, pour Dakar afin de s’entretenir avec le président sénégalais, Macky Sall.
La nomination de M. Embalo est intervenue quatre jours après le limogeage du premier ministre, Baciro Dja, contesté par le PAIGC depuis sa désignation en juin.
Les députés du PAIGC refusaient de siéger, empêchant le Parlement de fonctionner.

Depuis jeudi soir, des informations circulaient à Bissau sur la possible désignation de M. Embalo, un des trois noms évoqués à Conakry.
La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution, en août 2015, par le président, José Mario Vaz, de M. Pereira, chef du PAIGC, auquel tous deux appartiennent.
Selon la Constitution, le choix du premier ministre revient au parti majoritaire.

Or, le PAIGC ayant perdu sa majorité absolue de 57 sièges sur 102 à la suite de la fronde de 15 députés, M. Vaz veut s’appuyer sur une majorité alternative, constituée des 41 députés du Parti de la rénovation sociale (PRS) deuxième formation du pays, et des 15 frondeurs du parti au pouvoir.

Afriqueeducation avec AFP

États-Unis: Donald Trump, visé par de nouvelles accusations, dénonce un complot

octobre 14, 2016

Donald Trump, en butte à des accusations de harcèlement et d’agressions sexuels, a contre-attaqué vendredi. Il se dit victime d’un complot politico-médiatique international.

« C’est une manipulation intégrale. Subitement, après de très nombreuses années, des accusatrices bidon surgissent à moins d’un mois d’une des élections les plus importantes dans l’histoire de notre pays », a-t-il dit. Il dément catégoriquement ces allégations.

« Mensonges, mensonges, mensonges », a ainsi déclaré Donald Trump vendredi à Greensboro, en Caroline du Nord. « C’est une menteuse », a dit Donald Trump de l’ancienne journaliste du magazine People qui a raconté mercredi avoir été embrassée de force en 2005. « Si cela s’était produit, elle l’aurait écrit » à l’époque, a-t-il affirmé.

Quant à Jessica Leeds, qui l’a accusé dans le New York Times de l’avoir pelotée dans un avion dans les années 1980: « je vais vous dire, elle ne serait pas mon premier choix ».

Mercredi, le New York Times a publié les témoignages de deux femmes qui accusent Donald Trump de les avoir agressées sexuellement il y a de nombreuses années.

Complot
Le milliardaire dénonce depuis une collusion des médias et de l’équipe Clinton. « Toute cette élection est truquée. Ces mensonges répandus par les médias sans preuve sont en train d’empoisonner l’esprit de l’électorat », a-t-il affirmé.

Et il a désigné l’un des actionnaires du New York Times, l’homme d’affaires Carlos Slim principal actionnaire individuel de la New York Times Company – il en détient 17,35% des parts, comme l’un des comploteurs: « Carlos Slim vient du Mexique. Il a donné des millions de dollars aux Clinton et à leur organisation », a-t-il déclaré, en faisant référence aux dons du milliardaire mexicain à la Fondation Clinton.

« Ce ne sont pas des journalistes. Ce sont des lobbyistes corporatistes qui travaillent pour Carlos Slim et des entreprises étrangères », a-t-il répété lors de son meeting de campagne en Caroline du Nord.

Dans un communiqué, le directeur de la publication du New York Times, Arthur Sulzberger Jr., assure de son côté que « Carlos Slim est un excellent actionnaire qui respecte pleinement les limites concernant l’indépendance de notre journalisme » et qu' »il n’a jamais cherché à influencer ce que nous publions ».

Attouchements
Le New York Times n’est pas le seul relais des accusations mettant en cause le comportement de Trump à l’égard des femmes. Au moment où il s’en prenait à Carlos Slim, Summer Zervos, candidate en 2006 de « The Apprentice » sortait du silence. Elle a affirmé lors d’une conférence de presse à Los Angeles qu’elle avait été victime d’attouchements et d’avances sexuelles déplacées de la part du milliardaire.

Dans cette émission de télé-réalité à succès, présentée jusqu’en 2015 par Donald Trump, les participants concourent pour décrocher un emploi auprès de l’homme d’affaires.

Dans un communiqué, Donald Trump a nié avoir jamais rencontré Mme Zervos dans un hôtel, ou « l’avoir saluée de façon déplacée il y a dix ans ». « Ce n’est pas le genre de personne que je suis, et ce n’est pas la façon dont j’ai mené ma vie », poursuit le candidat. Il a également affirmé que la femme l’avait contacté en avril pour demander qu’il visite son restaurant en Californie.

Acharnement
Quelques heures plus tôt, Kristin Anderson a raconté au Washington Post qu’au début des années 1990, dans un club de New York, Donald Trump avait touché son vagin à travers ses sous-vêtements en mettant sa main sous sa jupe. Elle indique cependant qu’elle ne l’a pas vécu comme des « avances sexuelles » (sexual come-on). « Je ne sais pas pourquoi il a fait cela, c’était plus pour prouver qu’il pouvait le faire », dit-elle au journal.

Dénonçant un acharnement médiatique, Donald Trump a annoncé qu’il s’adresserait au pays directement et « d’une façon plus personnelle » dans les prochains jours, pour présenter ses idées sur l’emploi et la lutte contre « le terrorisme islamique radical ».

« L’Amérique vaut mieux que cela », a estimé Hillary Clinton, s’exprimant lors d’une réception de levée de fonds à Seattle, tandis que sa porte-parole Jennifer Palmieri déplorait que Donald Trump épouse des thèses conspirationnistes.

Romandie.com avec(ats / 15.10.2016 01h56)

Accusée de racisme après son photomontage d’Usain Bolt, Ellen DeGeneres se défend

août 17, 2016

     

Ellen DeGeneres

 La présentatrice américaine s’est défendue de tout racisme après le tollé provoqué par son photomontage, publié sur la Toile, la montrant agrippée sur le dos du sprinter Usain Bolt.

 

 

 

Avec BFMTV

Koffi Olomidé : « Moi, je sais que je n’ai pas frappé, pas violé, pas séquestré »

août 10, 2016

Koffi Olomidé, sur la scène du festival Koroga, à Nairobi, en mars 2016.

Koffi Olomidé, sur la scène du festival Koroga, à Nairobi, en mars 2016. Crédits : Courtesy of Koroga Festival
La star de la rumba congolaise nie tout. Les accusations de viols et de séquestrations sur des danseuses qui ont porté plainte en France où Koffi Olomidé est toujours poursuivi et sous le coup d’un mandat d’arrêt international ? « Des témoignages bidons ». Le violent coup de pied donné à une de ses danseuses à l’aéroport de Nairobi et dont la vidéo postée sur le web a provoqué l’émoi et une procédure judiciaire en République démocratique du Congo ? « Le coup de pied n’a jamais atteint la danseuse ».

Depuis que vous avez été filmé en train de frapper l’une de vos danseuses, à l’aéroport de Nairobi, le 22 juillet, votre nom est associé à la violence contre les femmes. Comment le vivez-vous ?

Koffi Olomidé : J’ai présenté mes excuses publiquement. Je ne suis pas un surhomme et je me suis emporté. Je le regrette. Mais je n’ai pas voulu la frapper. J’ai simplement voulu lui faire peur. D’ailleurs, mon coup de pied n’a jamais atteint la danseuse. Les policiers présents sur place l’ont bien vu et ne m’ont pas interpellé. C’est une fois que la vidéo a été postée sur internet que le buzz a éclaté. Des ONG de défense des droits de la femme au Kenya ont demandé à ce que je sois interpellé, sans doute sous le coup de l’émotion. Les autorités kényanes m’ont expulsé mais elles ont constaté qu’il n’y avait pas de coups et de blessures. Je le répète : je n’ai pas frappé cette danseuse.

Qu’avait fait la danseuse pour mériter un tel traitement ?

Elles avaient piqué des choses dans l’avion Kenya Airways, notamment des couvertures, des coussins… Et des membres du personnel de l’avion ont commencé à se plaindre. J’ai donc exigé de mes danseuses qu’elles remettent ce qu’elles avaient volé à l’équipage. L’une d’entre elles a refusé et a commencé à brailler, à dire n’importe quoi. Je redoutais que les journalistes qui nous attendaient l’apprennent et l’écrivent. L’honneur de la femme congolaise aurait été terni. Mon image aurait aussi été salie dans ce pays où je suis adulé. C’est pour ces raisons que je me suis emporté et que j’ai fait ce geste.

Vous expliquez avoir feint de frapper cette danseuse pour préserver son honneur ?

J’aurai dû garder mon calme. Ma faute est morale, et je la reconnais. Mais, je sais que tout cette affaire a été montée de toutes pièces par mes détracteurs, les « Koffiphobes », qui s’en sont donnés à cœur joie. J’ai subi une injustice.

Lire aussi : La Zambie annule un concert de Koffi Olomide après l’affaire du coup de pied

Qu’est devenue la danseuse ?

Je l’ai gardé dans ma troupe. Je ne suis pas rancunier. A mon retour à Kinshasa, j’ai été poursuivi par la justice congolaise. Un avocat général m’a présenté comme une icône du pays, un ambassadeur de la République Démocratique du Congo… J’ai expliqué que je ne suis pas un super-homme et que je voulais être jugé comme n’importe quel Congolais. Entendue par la justice congolaise, cette danseuse a expliqué que mon coup de pied ne l’avait pas atteint. Et elle n’a pas porté plainte. J’ai passé trois nuits en prison puis j’ai été relâché. Pour moi, cette incarcération était une erreur judiciaire.

En France, vous êtes visé par un mandat d’arrêt international émis en 2009. Et suite à la plainte de quatre de vos danseuses, vous êtes poursuivis pour « viol sur mineure de quinze ans », « séquestration », « aide à l’entrée et au séjour d’une étrangère en France » et « conditions de travail ou d’hébergement contraires à la dignité humaine ». Ces faits extrêmement graves ne portent-ils pas atteinte à l’honneur de la femme congolaise, comme vous dites ?

Mon public est féminin, ne l’oubliez pas. Je n’ai jamais violé qui que ce soit, je n’ai jamais séquestré. Si je ne viens pas en France, c’est que j’ai peur d’aller en prison. Je suis un père de famille. Et je vous le dis : ces quatre danseuses ont inventé ces histoires pour obtenir les papiers et rester en France.

Lors de cette tournée avec mon groupe Quartier Latin qui remonte à 2002, je n’avais pas voyagé en France seulement avec ces quatre danseuses mais avec une vingtaine de membres de mon équipe, garçons et filles. Après notre tournée, tout le monde est rentré à Kinshasa, sauf celles qui m’accusent. Elles ont voulu rester en France où résident des membres de leurs familles. Elles ont trompé des associations de défense des droits des femmes. Car leurs témoignages sont bidons. C’est ce que j’ai dit à la juge du tribunal de grande instance de Nanterre chez qui je me suis présenté à deux reprises.

Lire aussi : Le calvaire des danseuses de Koffi Olomidé, la star de la rumba congolaise

Mais dans votre pavillon d’Asnières (Hauts-de-Seine), les danseuses, mineures pour certaines au moment des faits, expliquent avoir été abusées sexuellement et séquestrées…

C’est un pavillon que je louais ! J’y ai vécu auparavant avec ma femme et mes trois enfants. Puis j’y ai logé mes danseuses après avoir acheté un autre appartement à Paris. Contrairement à ce qu’elles disent, je n’ai pas de gardes du corps. Ces danseuses étaient toujours accompagnées car elles ne connaissaient pas Paris, et ne parlaient pas français. Ce sont des Africaines qui n’étaient jamais venues en France. Voilà la vérité.

Lors de cette tournée, nous nous étions rendus à Lyon pour un concert. L’un des producteurs, que je ne connaissais pas d’ailleurs, a acheté nos billets avec des cartes bancaires volées et nous avons été arrêtés par la police et placés en garde à vue. Au commissariat, pourquoi n’ont-elles pas expliqué qu’elles étaient séquestrées et violées dans ce pavillon d’Asnières ? La tournée n’était pas encore finie, il restait quatre mois de concert et on ne pensait pas encore au retour à Kinshasa.

Je subis l’injustice d’être une superstar black congolaise. Et la justice française s’en prend à moi sur la simple foi de ces témoignages. Ce n’est pas sérieux. Elles sont restées vivre en France, ne sont plus danseuses et ont eu ce qu’elles voulaient.

Ce ne sont pas les danseuses mais les enquêteurs français qui signalent que « les portes et surtout les fenêtres étaient munies de verrous de nature à les empêcher de quitter les lieux ».

Encore une erreur. Je suis un globe-trotter. Pour mon travail, je voyage fréquemment, et tout le monde le sait. Du coup, ma femme était souvent seule dans ce pavillon d’Asnières. Et elle avait fait installer ces verrous pour sa propre sécurité. Et ce, en accord avec le propriétaire du pavillon. Ces danseuses ont osé dire qu’elles étaient tombées enceintes après que je les ai violées et qu’elles avaient été hospitalisées avec les papiers de mon épouse. Mais ma femme est une franco-congolaise à la peau claire ! Et ces danseuses sont noires comme moi. Comment auraient-elles pu être admises avec des papiers d’identité sur lesquels il y a une photo de quarteronne ? Ces filles n’ont pas de cœur. Aucune des danseuses ayant travaillé pour moi n’a confirmé ces accusations.

Ces dernières années, Koffi Olomidé occupe l’espace médiatique pour ses tubes et sa brutalité. En 2012, vous aviez frappé votre producteur à Kinshasa, ce qui vous a valu une condamnation à trois mois de prison avec sursis. Que s’était-il passé ?

Là encore, je ne l’ai jamais frappé. Ce type me doit encore de l’argent ! J’ai fini par être relaxé par la justice congolaise. Une fois de plus, j’avais simplement voulu lui faire peur. Et il a eu peur de Koffi Olomidé. Mon succès fait beaucoup de jaloux.

Votre succès ne nourrit-il pas une sorte de mégalomanie qui vous éloigne de la réalité ?

Pensez ce que vous voulez, moi, je sais que je n’ai pas frappé, que je n’ai pas violé, que je n’ai pas séquestré. Je ne suis pas un violent. J’aime m’amuser, jouer de la guitare, faire des parties de scrabble avec mes amis et chanter. Et je n’arrêterai pas.

Le 7 août, j’ai tenu à rejoindre sur scène Fally Ipupa pour son concert célébrant ses dix ans de carrière solo. C’est mon « petit », un ancien du Quartier Latin, dont je suis fier. Je prépare un grand concert au Stade Vélodrome de Kinshasa le 13 août et un autre, le lendemain, où les femmes sont conviées gratuitement.

Si la justice française revient à la raison et est disposée à m’entendre, elle finira par me relaxer, et je remplirai alors le Stade de France. Ce que je vous dis est la vérité et faites une page ou deux dans le journal Le Monde. Je vous paierai le prix si vous voulez.

France: Les accusations d’une policière font bondir M. Cazeneuve

juillet 24, 2016

Bernard Cazeneuve veut porter plainte pour diffamation contre la responsable du centre de vidéosurveillance de la police municipale de Nice. Celle-ci dit avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur lors de la rédaction d’un rapport sur le drame du 14 juillet.

Dans un communiqué, le ministre français de l’Intérieur parle d' »accusations indignes ». Elles s’inscrivent, selon lui, « dans la suite des polémiques virulentes que certains élus de Nice ont souhaité entretenir puis alimenter chaque jour depuis le terrible attentat du 14 juillet. »

Ces polémiques portent sur les moyens mis en œuvre par l’Etat pour assurer la sécurité du public lors du feu d’artifice du 14-juillet. Le Front national et certains à droite jugent que l’attaque au camion qui a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais aurait pu être évitée.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Sandra Bertin, cheffe du Centre de supervision urbain (CSU) de la ville de Nice, affirme avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur lors de la rédaction d’un rapport sur la tragédie du 14 juillet. On lui aurait demandé de mentionner la présence de policiers nationaux sur les lieux de l’attaque.

Sandra Bertin était en poste le soir de l’attaque. Elle confie: « J’ai (…) eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte-rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité », déclare-t-elle au journal.

Deux versions du rapport
« Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos. Cette personne m’a alors demandé d’envoyer par courriel une version modifiable du rapport », ajoute la cheffe du CSU.

« J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran », précise encore Sandra Bertin, également secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPT) de Nice. La policière dit avoir finalement envoyé deux versions du rapport, l’une modifiable et l’autre non.

Audition de la policière réclamée
Dans un communiqué, Bernard Cazeneuve conteste formellement ces accusations. Il fait état d’une déclaration du procureur de Paris, François Molins, qui assure que c’est sous sa seule autorité que deux policiers ont été dépêchés au CSU de Nice dans le cadre de l’enquête sur l’attentat.

Pour le ministre de l’Intérieur, « il serait très utile que Mme Sandra Bertin soit auditionnée par les enquêteurs et puisse leur produire les identités et les fonctions des personnes qu’elle met en cause, les mails qu’elle évoque et leur contenu ».

Enquête interne
Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a souligné de son côté dans un autre communiqué que l’enquête relevait « exclusivement » de l’autorité judiciaire ». Il ajoute: « c’est sous la seule autorité du parquet de Paris que les services d’enquête (…) ont exercé dans les premiers jours suivant l’attentat leur compétence de police judiciaire. »

François Hollande a promis vendredi une transparence totale dans l’analyse du dispositif de sécurité déployé ce soir-là. Bernard Cazeneuve avait annoncé la veille l’ouverture d’une enquête interne, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), dont les conclusions doivent être dévoilées dans quelques jours.

Romandie.com avec(ats / 24.07.2016 17h53)