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Brésil: Temer joue ses dernières cartes pour s’accrocher au pouvoir

mai 20, 2017

Le président brésilien Michel Temer lors d’une conférence de presse le 18 mai 2017 à Brasilia / © AFP/Archives / EVARISTO SA

Ciblé par de graves accusations de corruption, le président brésilien Michel Temer va s’adresser à la nation samedi, alors que les appels à la démission fusent de toutes parts, au cœur d’un week-end sous haute tension entre manifestations et négociations politiques.

Cette allocution très attendue, confirmée en fin de matinée par un porte-parole de la présidence, sera seulement la deuxième depuis que le scandale a éclaté mercredi soir.

M. Temer est notamment accusé d’entrave à la justice, après avoir été piégé par un enregistrement compromettant dans lequel il donne son aval à un chef d’entreprise pour verser des pots-de-vins.

Ces dessous-de-table, révélés mercredi soir par le journal O Globo, viseraient à acheter le silence d’Eduardo Cunha, ancien patron de la chambre des députés, aujourd’hui en prison pour son implication dans le scandale Petrobras.

Malgré ces graves accusations, le président, dont la cote de popularité était déjà au plus bas avant même que le scandale n’éclate s’est catégoriquement refusé à démissionner jeudi, lors de sa première allocution depuis ces révélations explosives.

Après avoir écouté l’enregistrement, rendu public par la Cour Suprême, il affichait même une certaine sérénité: « La montagne a accouché d’une souris, je vais sortir de cette crise plus vite qu’on ne le croit », s’était-il confié au site G1.

Mais cette confiance pourrait bien être battue en brèche, tant sa base parlementaire semble fragilisé.

Pression populaire et médiatique

D’intenses négociations ont été menées ces derniers jours et M. Temer a connu un premier coup dur samedi, avec la défection du PSB, qui pèse 35 députés sur 513 à la chambre et compte un ministre au gouvernement, celui de l’Énergie.

« Le sentiment de normalité que le gouvernement essaie de faire passer est illusoire. Nous devons mettre fin à cette paralysie et la priorité numéro 1 est la démission immédiate du président », a expliqué Julio Delgado, député du PSB.

Autre signe que le vent commence vraiment à tourner en sa défaveur, le journal O Globo, qui auparavant soutenait les mesures d’austérité du gouvernement pour tenter de sortir le pays de la crise économique, a publié vendredi un éditorial au vitriol demandant la démission du président.

Les partis de gauche, les syndicats et les organisations de la société civile ont appelé dimanche à des manifestations à travers le pays avec un seul mot d’ordre: la démission de Michel Temer. Le niveau de mobilisation permettra de mesurer la colère des Brésiliens.

L’étau s’est encore resserré vendredi sur le président. Dans une demande d’ouverture d’enquête contre Michel Temer auprès de la Cour suprême, le procureur général Rodrigo Janot affirme que le chef de l’État, en collaboration avec plusieurs hommes politiques influents, a essayé d' »empêcher l’avancée » de l’opération « Lavage express », l’enquête tentaculaire ayant révélé le méga-scandale de corruption Petrobras.

Cette demande d’ouverture d’enquête s’appuie sur un accord noué avec la justice par le magnat de l’agroalimentaire Joesley Batista, dont les révélations explosives ont déclenché un véritable séisme.

Propriétaire du géant de la viande JBS et de la célèbre marque de tongs Havaianas, c’est lui qui a enregistré le président à son insu.

Vendredi, la Cour suprême a rendu public l’ensemble du contenu des confessions de M. Batista et d’autres cadres de JBS. L’une d’elles évoque le versement de 15 millions de réais (4,6 millions de dollars au taux actuel) en 2014, « en échange de faveurs » pour l’entreprise.

Lula demande de nouvelles élections

Ces dénonciations mettent aussi en cause d’autres politiques de premier plan, dont l’ancien président de gauche Luis Inacio Lula da Silva (2003-2010) et sa dauphine Dilma Rousseff (2010-2016), dont M. Temer était le vice-président.

Ils auraient reçu au total 150 millions de dollars sur neuf ans, sur des comptes à l’étranger, pour financer leurs campagnes électorales respectives.

Mme Rousseff accuse M. Temer d’avoir fomenté un « coup d’État » en s’associant justement à Eduardo Cunha pour prendre le pouvoir.

Lula, visé par lui-même cinq procédures judiciaires dans le cadre de l’opération « Lavage express », a demandé samedi la démission immédiate du président actuel, ainsi que la tenue de nouvelles élections directes. L’icône de la gauche est en tête des intentions de vote des derniers sondages, même s’il fait face lui aussi à un fort rejet.

Selon la constitution, si M. Temer venait à quitter le pouvoir, il serait remplacé dans un premier temps par Rodrigo Maia, également sous le coup d’accusations de corruption, avant la tenue d’élections indirectes sous trente jours.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2017 18h59)                

États-Unis: Le procès en incompétence de Donald Trump prend de l’ampleur

mai 17, 2017

Le président américain Donald Trump, le 17 mai 2017 à la Maison Blanche, à Washington / © AFP / Olivier Douliery

L’étau se resserrait mercredi autour de Donald Trump, accusé de tentative d’entrave à la justice et d’avoir livré des secrets à la Russie en trahissant l’allié israélien. Ses alliés républicains le soutiennent encore, mais prennent ces affaires très au sérieux.

En une semaine, une atmosphère de crise s’est répandue sur la capitale fédérale américaine.

Le président des Etats-Unis a d’abord limogé James Comey de la direction du FBI, prétextant sa gestion de l’affaire des emails d’Hillary Clinton avant d’admettre qu’il avait depuis longtemps décidé de s’en débarrasser. Le locataire de la Maison Blanche est exaspéré par la persistance de l’enquête sur une éventuelle collusion entre des membres de son équipe de campagne et la Russie.

Puis on a découvert, dans le New York Times, qu’il aurait demandé, en février, à M. Comey de classer l’enquête sur Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale, accusé de proximité avec les Russes. M. Comey aurait tout consigné dans des notes, qui ont commencé à fuiter dans la presse.

A cela s’ajoute une affaire distincte, qui reflète, selon les détracteurs du président, son incapacité à exercer la fonction suprême.

Il a donné au chef de la diplomatie russe et à l’ambassadeur de Moscou, dans le Bureau ovale le 11 mai, des informations secrètes sur un projet d’opération du groupe Etat islamique. La Maison Blanche ne conteste pas le fond de ces révélations mais insiste que le partage d’informations est une prérogative absolue du président.

Problème: une source de l’administration a confirmé à l’AFP que ces renseignements très secrets avaient été fournis par Israël, dont les méthodes et sources sur le territoire de l’organisation jihadiste pourraient ainsi risquer d’être découvertes.

Depuis la Russie, Vladimir Poutine a ironisé sur les batailles qui déchirent Washington et … proposé au Congrès de fournir la retranscription russe du rendez-vous du Bureau ovale pour prouver que rien de secret n’avait été divulgué par le président américain.

« Les événements des deux dernières semaines ont ébranlé ma confiance dans la compétence et la crédibilité de cette administration », a déclaré Chuck Schumer, chef de l’opposition démocrate du Sénat.

« Ce n’est que révélation après révélation, allégation après allégation de faute grave. Ces deux derniers jours, on a atteint un nouveau sommet ».

James Comey, témoin clé

Au Congrès, les parlementaires républicains oscillaient entre lassitude et exaspération.

Le puissant Mitch McConnell, gardien de la feuille de route républicaine au Sénat, a regretté les « psychodrames » à répétition, lui qui préférerait plutôt parler santé et réforme fiscale.

Pour l’instant, les chefs républicains refusent de se joindre aux appels de l’opposition démocrate à la nomination d’un procureur spécial pour reprendre l’enquête sur la Russie, aujourd’hui supervisée par le ministère de la Justice.

Mais la plupart des élus demandent désormais à James Comey de venir s’expliquer dans une audition publique.

La commission de contrôle du gouvernement de la Chambre, dirigée par un républicain qui, autrefois, enquêtait sur Hillary Clinton, a demandé au FBI de produire les fameuses notes de M. Comey, devenues en quelques heures les documents les plus recherchés des Etats-Unis.

« S’il a des accusations à faire, qu’il les fasse », a lâché le républicain Tom Cole à l’issue d’une réunion de groupe. « J’en ai marre des fuites et des insinuations. Il est temps d’avoir un vrai témoignage ».

Avant d’accuser le président d’obstruction, « nous devons voir les notes, nous devons parler à Comey », a défendu un autre élu, Barry Loudermilk.

« Nous avons besoin des faits », a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan, appelant à garder la tête froide. Fait-il toujours confiance au président? « Oui », a-t-il dit.

Des fêlures commençaient toutefois à apparaître dans la digue républicaine.

Une poignée de parlementaires de la majorité demandent désormais, avec des démocrates, la création d’une commission d’enquête indépendante, dont le mandat serait plus large que l’enquête policière menée par le FBI ou un éventuel procureur spécial.

L’un d’eux est le sénateur John McCain, qui a comparé la situation, par son ampleur, au scandale du Watergate qui fit tomber Richard Nixon.

Un autre est Justin Amash. Si l’affaire se résumait in fine à la parole de M. Comey contre de M. Trump, « il est assez évident que je ferais plus confiance au directeur Comey », a-t-il lâché.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mai 2017 18h55)                

Brésil: un ex-directeur de Petrobras accuse Lula d’avoir dirigé le réseau de pots-de-vin

mai 6, 2017

 

L’ex-président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva le 5 mai 2017 à Sao Paulo / © AFP / NELSON ALMEIDA

Luiz Inácio Lula da Silva avait « pleinement connaissance » de l’existence du réseau de pots-de-vin chez Petrobras et le dirigeait, a affirmé vendredi un ex-directeur du groupe pétrolier, une accusation rejetée par la défense de l’ex-président brésilien.

Renato Duque, ancien directeur des services de Petrobras, a assuré devant le juge Sergio Moro qu’il avait rencontré Lula au moins à trois reprises en 2012, 2013 et 2014, dans une déclaration filmée diffusée par les principaux médias brésiliens.

« A ces trois occasions, il a été clair, très clair pour moi, qu’il (Lula) avait pleinement conscience de tout et qu’il avait le commandement » du réseau de corruption autour du géant pétrolier, a affirmé M. Duque, qui purge une peine de prison de plus de 50 ans pour corruption passive et blanchiment d’argent.

Ces graves accusations ont été immédiatement démenties par un avocat de l’ancien président de gauche (2003-2010), Cristiano Zanin Martins, qui y voit une tentative de « négocier de futurs avantages en échange d’accusations frivoles ».

Lula doit être entendu le 10 mai par le juge Sergio Moro, à la tête de l’enquête « Lavage Express » qui éclabousse une grande partie de la classe politique brésilienne.

Le leader emblématique de la gauche latino-américaine, fondateur du Parti des travailleurs (PT), est soupçonné d’avoir reçu un triplex du constructeur OAS en remerciement d’avantages supposés accordés à l’entreprise dans des contrats avec le groupe d’État Petrobras.

Au total, il affronte cinq procédures judiciaires différentes dans cette enquête tentaculaire, la justice l’accusant d’avoir dirigé le réseau de pots-de-vins autour de Petrobras.

Malgré ces accusations, qu’il nie fermement, il est le grand favori des prochaines élections générales d’octobre.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2017 09h04)                

Libye: mandat d’arrêt de la CPI contre l’ex-chef de la sécurité de Kadhafi

avril 24, 2017

La Haye – La Cour pénale internationale (CPI) a rendu public lundi un mandat d’arrêt lancé contre l’ex-chef de la sécurité du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, l’accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité lors du soulèvement contre le régime en 2011.

Le mandat, qui date de 2013 mais était scellé, accuse Al-Touhami Khaled de quatre chefs de crimes contre l’humanité (emprisonnement, torture, persécution et autres actes inhumains) et de trois chefs de crimes de guerre (torture, traitements cruels et atteintes à la dignité de la personne) qui auraient été commis entre février et août 2011, « afin d’écraser par tous les moyens l’opposition politique au régime de Kadhafi », selon le mandat de la Cour, basée à La Haye.

A l’époque, le régime de Mouammar Kadhafi fait face à un soulèvement qu’il réprime dans le sang. Al-Touhami Khaled est alors chef de l' »Organe de sécurité intérieure » et il est chargé « d’exécuter les ordres de Kadhafi », selon le mandat.

Les personnes incarcérées dans différents lieux de détention à travers la Libye « sont soumises à diverses formes de mauvais traitements, dont des passages à tabac, des chocs électriques, des actes de violence sexuel, des viols », détaille encore la CPI.

Dans un communiqué, la Cour justifie la décision de lever les scellés sur le mandat en estimant que cela « pourrait faciliter l’arrestation et la remise (de l’accusé) car tous les Etats seraient conscients de son existence ».

Les tribunaux internationaux estiment parfois, au contraire, qu’il est plus efficace pour arrêter un suspect de garder le mandat d’arrêt secret afin de ne pas éveiller ses soupçons.

Al-Touhami Khaled, qui est né dans les années 1940 à Janzour près de Tripoli, aurait été arrêté en avril 2012 en Egypte avant d’être relâché parce qu’il n’y avait pas de mandat d’arrêt contre lui, selon des médias libyens. Depuis, il a disparu de la circulation.

La situation en Libye a été renvoyée au procureur de la CPI par le Conseil de sécurité des Nations unies en février 2011.

Le mois suivant, alors que s’affrontaient toujours régime et opposants, le Procureur a annoncé sa décision d’ouvrir une enquête.

A la même époque, la CPI a lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de Seïf al-Islam, le fils de Mouammar Kadhafi, l’accusant de crimes contre l’humanité.

Depuis, les autorités libyennes et la CPI se disputent le droit de le juger. Détenu par les milices contrôlant la ville de Zenten, au sud-ouest de Tripoli, Seïf al-Islam a été condamné à mort en juillet 2015 à l’issue d’un procès dénoncé par l’ONU et des ONG de défense des droits de l’Homme.

Un autre haut responsable du régime Kadhafi, l’ex-chef des renseignements Abdallah al-Senoussi, est lui aussi accusé de crimes contre l’humanité par la CPI mais cette dernière a accepté en octobre 2013 qu’il soit jugé en Libye.

La CPI est le seul tribunal pénal international permanent chargé de poursuivre les plus hauts responsables de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Pour l’heure, aucun responsable des atrocités commises en Libye n’a encore été jugé. Mais Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, a affirmé au Conseil de sécurité des Nations unies en novembre dernier qu’elle ferait de la Libye « une priorité » en 2017 et qu’elle envisageait « de déterminer des charges pour de graves activités criminelles », ce qui pourrait « inclure les crimes présumés commis » par le groupe Etat islamique.

Depuis la chute de Kadhafi, tué par des rebelles en octobre 2011, le pays est déchiré par les rivalités entre ses milices mais aussi entre ses dizaines de tribus.

Deux autorités politiques se disputent le pouvoir: le gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli et une autorité rivale qui contrôle une grande partie de l’Est libyen et s’appuie sur le Parlement élu installé à Tobrouk.

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2017 22h14)

Nigeria: 53 hommes accusés d’avoir organisé un « mariage gay »

avril 20, 2017

Un attroupement devant un tribunal islamique de Bauchi au Nigeria lors du procès de personnes accusées d’homosexualité, le 22 janvier 2014 / © AFP/Archives / AMINU ABUBAKAR

Cinquante-trois Nigérians ont été traduits en justice mercredi dans l’Etat de Kaduna (nord), sous l’accusation d’avoir organisé un mariage gay, l’homosexualité pouvant entrainer 14 ans de prison dans le pays, a indiqué jeudi un greffier à l’AFP.

« Selon le dossier de l’accusation, les suspects ont été arrêtés le 15 avril dans un motel », a expliqué Mahmud Bello. « Ils sont poursuivis pour conspiration, rassemblement illégal, et appartenance à un groupe anti-social. »

Dans le dossier d’accusation, il est indiqué qu’une « équipe de police a arrêté un groupe de personnes qui préparaient la célébration d’un mariage gay dans le motel entre Faruk et Sanusi, tous deux en cavale. »

Les accusés, des hommes âgés de 20 à 30 ans pour la plupart étudiants, sont passés en première audience mercredi devant la Cour de Justice de Zaria. Ils ont été arrêtés après dénonciation, vraisemblable d’un employé de l’hôtel où se tenait le rassemblement.

Les deux « fiancés » sont toujours recherchés par la police.

Les accusés ont tous plaidé non-coupable et ont été libérés sous caution par le juge Auwal Musa Aliyu, qui a ajourné le procès au 8 mai.

L’ex-président nigérian Goodluck Jonathan, a fait voter en 2014 une loi qui bannit non seulement le mariage homosexuel, mais aussi la « cohabitation entre même sexe », et condamne de 10 à 14 ans de prison tout témoignage public de « relations amoureuses entre personnes de même sexe ».

Dans ce pays, fortement religieux et au sentiment homophobe exacerbé de la part des chrétiens et des musulmans, personne n’a jamais été condamné pour son homosexualité mais la loi en vigueur a créé « un sentiment de peur et des excès de zèle » des forces de sécurité, selon Wendy Isaack, spécialiste des questions de genre pour Human Rights Watch.

Dans certains Etats du nord musulman où est applicable la charia depuis 2000, la loi fédérale est doublée de la loi islamique, selon laquelle l’acte de sodomie peut être passible de la peine de mort. Une condamnation qui n’a jamais été appliquée jusqu’à présent, malgré de nombreux procès.

En janvier 2014, une douzaine d’hommes suspectés d’homosexualité sont passés devant une cour islamique dans la ville de Bauchi. La population avait manifesté devant le tribunal pour demander l’application de la peine de mort à leur encontre.

Les accusés, certains reconnaissant les faits reprochés, avaient été libérés sous caution, et le dossier étouffé.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2017 21h22)

Inde: acquittement d’un diplomate français accusé de viol sur sa fille

avril 19, 2017

New Delhi – Un diplomate français jugé en Inde pour des accusations de viol sur sa fille a été acquitté mercredi par la justice indienne, ont rapporté à l’AFP plusieurs sources proches du dossier.

« Nous confirmons que (Pascal Mazurier) a été acquitté en première instance par le tribunal de Bangalore », dans le sud du pays, a déclaré une source diplomatique à l’ambassade de France à New Delhi.

Numéro trois du consulat français de Bangalore, Pascal Mazurier avait été arrêté en juin 2012 après que son épouse d’origine indienne, Suja Jones, l’eut accusé d’avoir violé leur fille de trois ans.

Le prévenu avait toujours nié ces accusations et plaidé non coupable. Il s’est dit être victime d’une manipulation sur fond de séparation difficile avec son épouse.

Cet acquittement, après presque cinq ans de procédure, est « un soulagement énorme car ce type d’accusation équivaut à une condamnation à mort, au moins sur le plan social », a confirmé à l’AFP M. Mazurier, joint au téléphone depuis New Delhi.

Depuis son arrestation, l’agent consulaire est interdit de sortie du territoire et suspendu de ses fonctions.

Interrogée par la télévision indienne CNN-News 18, Mme Jones a elle qualifié ce jugement de « déni de justice pour (s)a fille » et indiqué son intention de faire appel de la décision.

L’affaire avait fait grand bruit en Inde, la partie civile et des médias ayant à plusieurs reprises accusé la France de protéger son ressortissant.

Le procès de M. Mazurier durait depuis 2014, dans ce pays connu pour le lenteur de son système judiciaire.

« C’est la fin d’un cauchemar, c’est la victoire de la vérité sur la calomnie », ont estimé ses avocats Clémence Witt et Pierre-Olivier Sur.

Étant donné l’encombrement des tribunaux indiens, un appel prolongerait cependant la procédure de plusieurs mois ou années.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2017 16h08)

Pas de preuve d’une mise sur écoute de Trump (Commission Sénat)

mars 16, 2017

Washington – La puissante Commission du renseignement du Sénat américain a affirmé jeudi ne disposer d’aucune preuve étayant les accusations du président Donald Trump selon lesquelles son prédécesseur Barack Obama l’avait fait placer sur écoute.

« Au vu des informations à notre disposition, nous ne voyons aucune indication selon lesquelles la Trump Tower a été sujette à une surveillance par une quelconque entité du gouvernement des Etats-Unis que ce soit avant ou après le jour de l’élection de 2016 », ont écrit dans un communiqué le républicain Richard Burr, président de cette commission, et le démocrate Mark Warner, son vice-président.

Bombardé de questions lors de son point de presse quotidien, Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche a assuré que le président « maintenait » ses accusations avant de s’en prendre avec virulence aux journalistes.

Le président américain avait déclenché un tollé le 4 mars en accusant sur Twitter l’ex-président Barack Obama d’avoir ordonné la mise sur écoute de ses lignes téléphoniques dans le gratte-ciel de New York, qui abritait sa résidence principale et d’où il menait sa campagne électorale.

« Exécrable! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire », avait tweeté le milliardaire de bon matin, sans fournir de détail, ni aucune preuve à l’appui de cette allégation.

M. Obama, par la voix de son porte-parole, avait rapidement démenti. M. Trump avait ensuite demandé au Congrès d’enquêter.

La véracité de ces allégations avaient immédiatement suscité des interrogations, en particulier parce qu’elles avaient été lancées par le président après la publication, par des médias conservateurs, d’allégations similaires, ce qui laissait suggérer qu’il s’était inspiré de ces médias – ce que la Maison Blanche n’a jamais démenti.

Les deux responsables de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, le républicain Devin Nunes et le démocrate Adam Schiff, avaient indiqué mercredi lors d’une conférence de presse: « Nous n’avons aucune preuve que cela ait eu lieu ».

M. Nunes avait ajouté qu’il ne pensait « pas qu’il y ait eu une réelle mise sur écoute de la Trump Tower ».

Kellyanne Conway, conseillère de M. Trump, avait affirmé lundi n’avoir « aucune preuve » de cette mise sur écoute.

Interrogé mercredi soir sur Fox News sur la façon dont il avait appris cette affaire d’écoutes, M. Trump avait répondu: « J’avais lu des choses ». Il avait ensuite fait référence à un article du New York Times et « d’autres choses » qu’il avait lues évoquant des écoutes.

« N’oubliez pas: quand je dis écoutes téléphoniques, ces mots étaient entre guillemets (…) parce que les écoutes téléphoniques, c’est quelque chose de plutôt vieux jeu. Mais cela recouvre vraiment la surveillance et beaucoup d’autres choses », avait-il poursuivi.

Romandie.com

Piratage: Moscou se dit fatigué de l’amateurisme des accusations des Etats-Unis

janvier 9, 2017

Moscou – Le Kremlin a dénoncé lundi l’amateurisme des accusations de piratage lancées par les Etats-Unis, dont les services de renseignement accusent Moscou d’attaques informatiques destinées à influencer la campagne électorale américaine.

Il s’agit d’accusations absolument infondées, d’un niveau d’amateur, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Ces accusations commencent à nous fatiguer, a-t-il ajouté, évoquant une véritable chasse aux sorcières, expression déjà utilisée par le président américain élu Donald Trump, qui juge que cette chasse aux sorcières politique est destinée à l’affaiblir.

Les services de renseignement américains ont publié vendredi un rapport où ils estiment qu’une campagne russe de piratage a été mise en œuvre dans le but de saper le processus démocratique américain et augmenter les chances de victoire du milliardaire républicain Donald Trump en dénigrant sa rivale démocrate Hillary Clinton.

Nous continuons à démentir catégoriquement toute implication de Moscou dans des attaques informatiques contre les Etats-Unis, a déclaré M. Peskov, estimant que ce rapport n’apportait aucune substance aux accusations de Washington.

Nous ne savons toujours pas quelles sont les données utilisées par ceux qui lancent de telles accusations infondées, a-t-il insisté.

Des emails piratés du parti démocrate et d’un proche d’Hillary Clinton ont été diffusés sur internet, notamment par Wikileaks avant l’élection, déstabilisant la candidate démocrate.

Barack Obama, qui passera la main à Donald Trump le 20 janvier, a sanctionné la Russie en expulsant 35 diplomates considérés comme des espions.

Romandie.com avec(©AFP / 09 janvier 2017 13h14)      

Guinée-Bissau : Le nouveau premier ministre persona non grata au niveau du Parti au pouvoir

novembre 20, 2016

« Le PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert – au pouvoir) se démarque de la décision du président de la République de nommer Umaro Sissoco Embalo (sur notre photo avec Idriss Déby Itno) au poste de Premier ministre », selon un communiqué.

Le parti dirigé par l’ex-premier ministre, Domingos Simoes Pereira, accuse le président, José Mario Vaz, d’avoir ainsi « rendu nul et non avenu l’accord de Conakry et opté pour la poursuite de la crise », lui reprochant d’avoir ruiné « de manière irresponsable tous les efforts et sacrifices consentis par les différents acteurs politiques et la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest).

L’accord signé le 14 octobre à Conakry sous l’égide du chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, dans le cadre d’une médiation de la CEDEAO, prévoit une « procédure consensuelle » pour choisir un premier ministre « ayant la confiance du président » devant rester en place jusqu’aux élections législatives de 2018.

En revanche, le président de l’Assemblée nationale a assuré que le parlement fournirait l’appui nécessaire au gouvernement que doit former Umaro Sissoco Embalo.
Les deux hommes ont, d’ailleurs, quitté, ensemble, Bissau, samedi, pour Dakar afin de s’entretenir avec le président sénégalais, Macky Sall.
La nomination de M. Embalo est intervenue quatre jours après le limogeage du premier ministre, Baciro Dja, contesté par le PAIGC depuis sa désignation en juin.
Les députés du PAIGC refusaient de siéger, empêchant le Parlement de fonctionner.

Depuis jeudi soir, des informations circulaient à Bissau sur la possible désignation de M. Embalo, un des trois noms évoqués à Conakry.
La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution, en août 2015, par le président, José Mario Vaz, de M. Pereira, chef du PAIGC, auquel tous deux appartiennent.
Selon la Constitution, le choix du premier ministre revient au parti majoritaire.

Or, le PAIGC ayant perdu sa majorité absolue de 57 sièges sur 102 à la suite de la fronde de 15 députés, M. Vaz veut s’appuyer sur une majorité alternative, constituée des 41 députés du Parti de la rénovation sociale (PRS) deuxième formation du pays, et des 15 frondeurs du parti au pouvoir.

Afriqueeducation avec AFP

États-Unis: Donald Trump, visé par de nouvelles accusations, dénonce un complot

octobre 14, 2016

Donald Trump, en butte à des accusations de harcèlement et d’agressions sexuels, a contre-attaqué vendredi. Il se dit victime d’un complot politico-médiatique international.

« C’est une manipulation intégrale. Subitement, après de très nombreuses années, des accusatrices bidon surgissent à moins d’un mois d’une des élections les plus importantes dans l’histoire de notre pays », a-t-il dit. Il dément catégoriquement ces allégations.

« Mensonges, mensonges, mensonges », a ainsi déclaré Donald Trump vendredi à Greensboro, en Caroline du Nord. « C’est une menteuse », a dit Donald Trump de l’ancienne journaliste du magazine People qui a raconté mercredi avoir été embrassée de force en 2005. « Si cela s’était produit, elle l’aurait écrit » à l’époque, a-t-il affirmé.

Quant à Jessica Leeds, qui l’a accusé dans le New York Times de l’avoir pelotée dans un avion dans les années 1980: « je vais vous dire, elle ne serait pas mon premier choix ».

Mercredi, le New York Times a publié les témoignages de deux femmes qui accusent Donald Trump de les avoir agressées sexuellement il y a de nombreuses années.

Complot
Le milliardaire dénonce depuis une collusion des médias et de l’équipe Clinton. « Toute cette élection est truquée. Ces mensonges répandus par les médias sans preuve sont en train d’empoisonner l’esprit de l’électorat », a-t-il affirmé.

Et il a désigné l’un des actionnaires du New York Times, l’homme d’affaires Carlos Slim principal actionnaire individuel de la New York Times Company – il en détient 17,35% des parts, comme l’un des comploteurs: « Carlos Slim vient du Mexique. Il a donné des millions de dollars aux Clinton et à leur organisation », a-t-il déclaré, en faisant référence aux dons du milliardaire mexicain à la Fondation Clinton.

« Ce ne sont pas des journalistes. Ce sont des lobbyistes corporatistes qui travaillent pour Carlos Slim et des entreprises étrangères », a-t-il répété lors de son meeting de campagne en Caroline du Nord.

Dans un communiqué, le directeur de la publication du New York Times, Arthur Sulzberger Jr., assure de son côté que « Carlos Slim est un excellent actionnaire qui respecte pleinement les limites concernant l’indépendance de notre journalisme » et qu' »il n’a jamais cherché à influencer ce que nous publions ».

Attouchements
Le New York Times n’est pas le seul relais des accusations mettant en cause le comportement de Trump à l’égard des femmes. Au moment où il s’en prenait à Carlos Slim, Summer Zervos, candidate en 2006 de « The Apprentice » sortait du silence. Elle a affirmé lors d’une conférence de presse à Los Angeles qu’elle avait été victime d’attouchements et d’avances sexuelles déplacées de la part du milliardaire.

Dans cette émission de télé-réalité à succès, présentée jusqu’en 2015 par Donald Trump, les participants concourent pour décrocher un emploi auprès de l’homme d’affaires.

Dans un communiqué, Donald Trump a nié avoir jamais rencontré Mme Zervos dans un hôtel, ou « l’avoir saluée de façon déplacée il y a dix ans ». « Ce n’est pas le genre de personne que je suis, et ce n’est pas la façon dont j’ai mené ma vie », poursuit le candidat. Il a également affirmé que la femme l’avait contacté en avril pour demander qu’il visite son restaurant en Californie.

Acharnement
Quelques heures plus tôt, Kristin Anderson a raconté au Washington Post qu’au début des années 1990, dans un club de New York, Donald Trump avait touché son vagin à travers ses sous-vêtements en mettant sa main sous sa jupe. Elle indique cependant qu’elle ne l’a pas vécu comme des « avances sexuelles » (sexual come-on). « Je ne sais pas pourquoi il a fait cela, c’était plus pour prouver qu’il pouvait le faire », dit-elle au journal.

Dénonçant un acharnement médiatique, Donald Trump a annoncé qu’il s’adresserait au pays directement et « d’une façon plus personnelle » dans les prochains jours, pour présenter ses idées sur l’emploi et la lutte contre « le terrorisme islamique radical ».

« L’Amérique vaut mieux que cela », a estimé Hillary Clinton, s’exprimant lors d’une réception de levée de fonds à Seattle, tandis que sa porte-parole Jennifer Palmieri déplorait que Donald Trump épouse des thèses conspirationnistes.

Romandie.com avec(ats / 15.10.2016 01h56)