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Scandale Oxfam: l’ONG visée par de nouvelles accusations de viol au Soudan du Sud

février 13, 2018

Distribution d’aide humanitaire par l’ONG Oxfam à Padding, au Soudan du Sud, en juillet 2017 / © AFP/Archives / Albert Gonzalez Farran

Le scandale entourant l’ONG Oxfam s’étend avec de nouvelles accusations, cette fois de viol contre certains de ses employés au Soudan du Sud, mettant en cause le fonctionnement de ce type d’organisation.

Helen Evans, directrice de la prévention interne à Oxfam entre 2012 et 2015, a dénoncé sur Channel 4 l’existence d’une « culture d’abus sexuels au sein de certains bureaux », faisant état de viols ou tentatives de viols au Soudan du Sud ou d’agressions sur des mineurs bénévoles dans des magasins tenus par l’ONG au Royaume-Uni.

Selon une enquête interne menée auprès de 120 personnes dans trois pays entre 2013 et 2014, entre 11 et 14% des personnels déployés avaient été victimes ou témoins d’agressions sexuelles. Au Soudan du Sud, quatre personnes avaient été victimes de viols ou de tentatives de viols.

« Cela concerne des agissements de salariés sur d’autres salariés. Nous n’avons pas réalisé d’enquête sur les bénéficiaires de nos programmes d’aide. Mais j’étais extrêmement inquiète de ces résultats », a-t-elle révélé.

Dans un autre cas, une agression d’un mineur par un adulte commise dans un magasin a donné lieu à des poursuites, a-t-elle révélé. Selon Channel 4, cinq cas de « comportements inappropriés » par des adultes sur des mineurs ont été relevés par Oxfam en 2012/2013, et sept l’année suivante.

Une réunion prévue pour soulever ces sujets avait finalement été annulée, Mark Goldring, le directeur général de l’ONG, estimant qu’il n’y avait « rien à ajouter » au rapport établi par Helen Evans.

Interrogé par la chaine, Mark Goldring s’est excusé pour n’avoir « pas agi assez rapidement ». Mais il a assuré avoir pris la question « au sérieux ». « Nous avons répondu de différentes manières: par la vérification des faits, par la formation, par le développement d’une ligne d’assistance téléphonique », a-t-il affirmé.

Il a exclu de quitter ses fonctions, sauf si le conseil d’administration lui en faisait la demande. Lundi, la directrice générale adjointe de l’ONG, Penny Lawrence, a démissionné, après des révélations sur le recours à des prostituées et de potentiels abus sexuels par certains de ses agents en mission en Haïti et au Tchad.

– Cadre propice aux abus –

A la suite de ces accusations, la secrétaire d’Etat britannique au développement international, Penny Mordaunt, a écrit à toutes les ONG pour leur demander de renforcer leurs procédures de contrôle.

Pour Mike Jennings, directeur des études sur le développement à l’Ecole des Etudes Orientales et Africaines de Londres, les situations d’urgence constituent un environnement propice aux comportements abusifs.

« Vous avez des personnes extrêmement vulnérables, qui ont tout perdu bien souvent, et d’autres qui ont accès à beaucoup de ressources, ce qui leur donne du pouvoir », explique-t-il à l’AFP. « Quand vous avez de tels déséquilibres, le cadre est propice aux abus ».

Il estime que les organisations humanitaires doivent concilier deux objectifs contradictoires, entre la nécessité de mettre en place de procédures internes de contrôle, et les attentes des donneurs.

« Beaucoup de gens disent qu’elles dépensent trop d’argent pour l’administration, et pas assez sur le terrain », souligne-t-il. « Mais pour éviter ce type de comportement, vous devez mettre en place des des contrôles. Et ça coûte de l’argent ».

– « Impératif moral » –

Les abus sexuels sont « une pratique courante » dans le milieu humanitaire, a estimé mardi sur la BBC Megan Nobert, une jeune femme qui avait été droguée et violée par un confrère lorsqu’elle travaillait pour un programme de l’ONU au Soudan du Sud en 2015.

Elle a mis en place une organisation, Report The Abuse, pour rapporter et documenter ces faits, et dit avoir été dépassée par les sollicitations.

« Le communauté humanitaire n’est que la dernière sur la liste », estime-t-elle, dans la lignée du scandale Weinstein ou de la campagne #MeToo. « Elle doit maintenant se pencher publiquement sur un problème qu’elle voulait résoudre discrètement ».

Alors que le budget consacré à l’aide au développement est régulièrement critiqué par certains élus conservateurs, qui appellent à le réduire, l’ancien ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, a appelé le gouvernement a ne pas couper ces aides au prétexte du scandale actuel qui ternit l’image des ONG.

« Réduire ces budgets serait une erreur », écrit-il dans le Daily Telegraph, jugeant qu’il existe « un impératif stratégique et moral de fournir une aide aux plus démunis ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 février 2018 15h23)                

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Accusations de travail forcée au Qatar: une enquête contre Vinci classée sans suite

février 6, 2018

Un travailleur employé par le groupe de BTP vinci sur un chantier au Qatar, le 24 mars 2015 / © AL-WATAN DOHA/AFP/Archives / KARIM JAAAFAR

L’enquête préliminaire visant le géant du BTP Vinci, ouverte après une plainte de l’association Sherpa pour « travail forcé » et « réduction en servitude » sur les chantiers du Mondial-2022 au Qatar, a été classée sans suite, a indiqué le parquet de Nanterre à l’AFP mardi.

L’ONG, qui s’est fixée pour but de défendre les populations victimes des crimes économiques, avait déposé en mars 2015 une plainte contre Vinci Construction Grands Projets et sa filiale au Qatar pour « travail forcé », « réduction en servitude » et « recel » sur les chantiers du Mondial-2022.

Assurant avoir réalisé une enquête sur place, Sherpa avait fait état de confiscations de passeports et de menaces proférées à l’encontre de ces travailleurs migrants pour les dissuader de réclamer une amélioration de leurs conditions de travail.

Le groupe Vinci s’est félicité de la décision du parquet intervenue le 31 janvier, rappelant qu’il « s’attache non seulement à respecter le droit local du travail et les droits fondamentaux, mais aussi à faire progresser en permanence les conditions de travail et de vie de ses salariés, au Qatar comme partout dans le monde ».

Vinci a également souligné que les divers experts et observateurs ayant eu accès aux chantiers « ont pu constater que les collaborateurs de sa filiale Qatari Diar Vinci Construction (QDVC) bénéficient d’un libre accès à leur passeport et (que) les temps de travail et de repos sont strictement observés ».

L’association Sherpa, jointe par l’AFP, n’a pas réagi dans l’immédiat.

Face aux accusations portées par Sherpa, Vinci avait déposé plainte pour diffamation et entamé une autre procédure pour atteinte à la présomption d’innocence. Dans ce dernier volet, le géant du BTP a été débouté en février 2016.

En novembre 2017, Vinci et QDVC ont annoncé avoir signé un accord garantissant un minimum de droits aux travailleurs étrangers employés dans le bâtiment et les travaux publics au Qatar.

L’émirat est depuis des années dans le viseur des ONG et des syndicats au sujet des conditions de travail des quelque 2 millions de travailleurs immigrés.

L’accord signé concerne « les droits de l’homme sur le lieu de travail, le logement, l’équité des conditions de recrutement et les droits des travailleurs » et s’applique à « tous les travailleurs » de QDVC, filiale détenue à 49% par Vinci et à 51% par le groupe local Qatari Diar.

Créée en 2007, QDVC emploie en direct 3.300 salariés de 65 nationalités au Qatar, dont 2.000 ouvriers, surtout des Indiens, des Népalais et des Sri-Lankais. Les contrats décrochés par le groupe sur les chantiers du Mondial représentent un montant global de 2,2 milliards d’euros, qui vont jusqu’en 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 06 février 2018 14h34)                

Ouganda: enquête sur des accusations de fraudes massives liées à l’aide humanitaire

février 5, 2018

Une réfugiée sud-soudanaise transporte de l’eau dans un camp de réfugiés en Ouganda, le 26 novembre 2017 / © AFP/Archives / Isaac Kasamani

L’Ouganda a annoncé lundi une enquête sur des allégations de fraudes massives liées à l’aide humanitaire, l’ONU ayant également alerté les autorités sur des accusations de trafic d’êtres humains dans des camps de réfugiés dans ce pays.

« Le bureau du Premier ministre a reçu des informations alléguant des actes de mauvaise gestion de fonds et d’autres ressources destinées aux réfugiés et aux communautés accueillies dans le pays », a indiqué Musa Ecweru, ministre d’État notamment en charge des questions liées aux réfugiés, dans un communiqué.

« Le gouvernement a pris des mesures pour enquêter sur ces informations en vue d’agir à l’encontre des coupables, s’il y en a », a ajouté la même source, assurant travailler à cet égard en collaboration avec l’ONU, mais sans préciser la nature des allégations et quand l’enquête a été ouverte.

Interrogés par l’AFP, des responsables d’ONG ont indiqué soupçonner depuis plusieurs années que les chiffres officiels sur le nombre de réfugiés en Ouganda ont été gonflés artificiellement, notamment dans le but de détourner massivement des fonds et autres ressources humanitaires.

« Si vous dites qu’il y a 1.000 réfugiés alors qu’il y en a 800, et bien vous gardez pour vous l’aide destinée aux 200 réfugiés » qui n’existent pas, a expliqué un de ces responsables, sous couvert de l’anonymat.

L’Ouganda, un des pays les plus pauvres au monde, est depuis longtemps considéré comme l’un de ceux offrant l’environnement le plus favorable aux réfugiés. Officiellement, il accueille 1,4 million de réfugiés, dont environ un million de Sud-Soudanais. Jeudi, le Haut-Commissaire de l’ONU aux réfugiés, Filippo Grandi, avait encore salué « une des politiques les plus progressistes pour les réfugiés, pas seulement en Afrique, mais aussi dans le monde ».

Selon des sources diplomatiques, au moins un important donateur a suspendu, à la lumière de ces allégations, la majeure partie de l’aide humanitaire qu’il fournit, dans l’attente de la mise en place d’un système d’identification biométrique des réfugiés. D’autres donateurs ont menacé de lui emboîter le pas.

Un document interne au bureau du Premier ministre ougandais, daté du 29 janvier, évoque par ailleurs des allégations de corruption de fonctionnaires ougandais réclamant de l’argent à des réfugiés souhaitant s’enregistrer en Ouganda, un service censé être gratuit.

La coordinatrice résidente de l’ONU en Ouganda, Rosa Malango, a précisé à l’AFP qu’un audit interne était en cours au sein du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) en Ouganda, en lien avec les allégations de corruption et de fraude.

– ‘Femmes et filles vendues’ –

L’annonce de l’ouverture de l’enquête fait suite à l’envoi par Mme Malango d’un courrier au bureau du Premier ministre, le 26 janvier. Mme Malango a assuré lundi à l’AFP s’être inquiétée auprès des autorités ougandaises d’allégations « allant de la corruption à la fraude, en passant par le trafic de femmes et filles ainsi que par l’intimidation et le harcèlement du personnel de l’ONU ».

« A partir du moment où quelqu’un, qui qu’il soit, évoque quelque chose qui ressemble à de l’exploitation ou des abus sexuels, je me dois de demander une enquête (…), et c’est ce que j’ai fait », a affirmé Mme Malango, ajoutant que les autorités ougandaises lui ont assuré qu’une enquête serait ouverte à ce sujet.

Les autorités ne se sont toutefois pas exprimées lundi sur cette éventuelle enquête, se contentant de mentionner dans le document interne daté du 29 janvier que « le trafic de filles mineures et de femmes est une question que (le bureau du Premier ministre) prend très au sérieux ».

Une source diplomatique sous couvert d’anonymat a précisé que ces accusations portent sur des femmes et filles sud-soudanaises se trouvant dans des camps de réfugiés dans le nord de l’Ouganda, qui seraient vendues comme « épouses » à des combattants sud-soudanais et donc renvoyées dans leur pays en guerre. Des fonctionnaires ougandais chargés de la protection des réfugiés pourraient être impliqués, selon la même source.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 15h32)                

Soldats français accusés de viols d’enfants en Centrafrique: les juges ordonnent un non-lieu

janvier 15, 2018

La force Sangaris de l’armée française a été déployée en 2013 en Centrafrique alors en proie au chaos après des violences entre rebelles musulmans, les Séléka, et miliciens chrétiens, les anti-balaka / © AFP/Archives / MARCO LONGARI

Les juges d’instruction ont ordonné un non-lieu dans l’enquête sur les accusations de viols en Centrafrique portées par des enfants contre des soldats français de l’opération Sangaris, en 2013-2014, faute d’avoir pu établir leur implication, a appris lundi l’AFP de sources concordantes.

Conformément aux réquisitions du parquet de Paris, les juges ont rendu jeudi un non-lieu dans ce dossier clos sans aucune mise en examen, selon une source judiciaire. Révélées en 2015, les accusations avaient terni la réputation de l’armée française déployée dans le pays pour restaurer la sécurité après des mois de violences interconfessionnelles.

Dans ses réquisitions, le parquet soulignait qu' »il ne peut être affirmé à l’issue de l’information qu’aucun abus sexuel n’a été commis », mais il estimait que les incohérences matérielles et « la variation des témoignages ne (permettaient) pas d’établir des faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires », selon une source proche du dossier.

L’affaire avait été révélée en avril 2015 par le quotidien britannique The Guardian qui avait fait état d’une note interne de l’ONU relatant les auditions de six garçons de 9 à 13 ans. Ils accusaient des militaires français d’avoir abusé d’eux, entre décembre 2013 et juin 2014, dans le camp de déplacés de l’aéroport M’Poko de Bangui, en échange de rations de nourriture.

Saisi par le ministère de la Défense, le parquet de Paris avait ouvert dès juillet 2014 une enquête préliminaire, mais cette dernière était restée secrète et ce silence avait été reproché aux autorités françaises ainsi qu’à l’ONU.

Depuis, d’autres scandales ont éclaté concernant des contingents d’autres pays et les Nations unies ont souvent été critiquées pour leur manque de réactivité face au phénomène.

La force Sangaris de l’armée française a été déployée en 2013 en Centrafrique alors en proie au chaos après des violences entre rebelles musulmans, les Séléka, et miliciens chrétiens, les anti-balaka.

Les accusations visaient une dizaine de militaires, dont plusieurs désignés comme pouvant être des agresseurs et qui ont été entendus, dont un en garde à vue. Les enquêteurs se sont rendus sur place en 2015 et 2016 pour entendre de nouveau les enfants.

« Il est vraisemblable que nous allons faire appel pour ne pas donner le sentiment, à celles et ceux qui se sont battus dès le départ, que l’affaire est terminée et que nous renoncerions à identifier les auteurs des infractions et à établir les responsabilités et les culpabilités », a déclaré à l’AFP Emmanuel Daoud, avocat de l’ONG Ecpat qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants.

Romandie.com avec(©AFP / 15 janvier 2018 12h14)                

Pakistan: cinq blogueurs disculpés des accusations de blasphème

décembre 22, 2017

Des militants pakistanais pour les droits de l’Homme manifestent le 12 janvier 2017 à Lahore / © AFP / Arif ALI

Cinq blogueurs pakistanais, connus pour leur soutien à la laïcité sur les réseaux sociaux et dont la disparition avait fait la Une en janvier, ont été disculpés des très lourdes accusations de blasphème qui pesaient contre eux, a indiqué vendredi un avocat du dossier.

Des responsables de l’Agence fédérale d’enquête (FIA), qui menait les investigations, « ont dit à la cour qu’il semblait que les cinq blogueurs n’étaient pas impliqués dans du blasphème », a déclaré à l’AFP Tariq Asad, l’un des avocats qui leur étaient opposés.

« Le juge a remarqué qu’aucun individu innocent ne peut être impliqué dans une fausse affaire de blasphème » et les a disculpés, a-t-il poursuivi.

Les cinq hommes, qui faisaient publiquement connaître leur opposition à l’islam radical, l’armée ou le gouvernement sur les réseaux sociaux, avaient disparu à quelques jours d’intervalle en janvier, faisant craindre une reprise en main sévère de l’Etat sur la toile. Des manifestations de soutien s’étaient alors tenues dans plusieurs villes du pays.

Face à cette mobilisation, une campagne avait été lancée sur les réseaux sociaux et dans des émissions télévisées, où les disparus avaient été accusés d’être des blasphémateurs, déclenchant un flot de menaces.

Le blasphème est un crime passible de la peine de mort au Pakistan, même si aucun condamné dans ce genre d’affaire n’a encore été exécuté. De simples accusations aboutissent régulièrement à des meurtres.

Quatre des blogueurs avaient été libérés fin janvier. Certains se sont plaints d’avoir été torturés. Le sort du cinquième n’est pas connu.

Aucun groupe n’a revendiqué leur kidnapping, auquel le gouvernement et la très puissante armée pakistanaise ont nié avoir pris part.

La décision de vendredi « a au moins questionné l’impunité totale dont bénéficient les agences » de renseignement pakistanaises, a toutefois déclaré à l’AFP Ahmad Waqass Goraya, l’un des blogueurs relâchés, qui vit aux Pays-Bas.

Les défenseurs des droits de l’Homme critiquent de longue date la loi punissant le blasphème, souvent détournée pour régler des conflits personnels. Des ONG et observateurs estiment que les campagnes d’accusations de blasphème sont orchestrées, afin de faire taire les voix libérales.

Le Pakistan est régulièrement classé comme l’un des pays les plus dangereux pour les journalistes. Critiquer l’armée y est considéré comme particulièrement risqué. Les journalistes sont parfois détenus, frappés ou même tués.

Romandie.com avec(©AFP / 22 décembre 2017 18h34)

Londres: 210 accusations de « comportement déplacé » contre Kevin Spacey

novembre 16, 2017

Londres – Le théâtre londonien Old Vic a annoncé jeudi avoir recueilli 20 « témoignages personnels » accusant de « comportement déplacé » l’acteur américain Kevin Spacey, directeur artistique de cet établissement entre 2004 et 2015.

A l’issue d’une enquête interne menée par une cabinet juridique à la demande de l’Old Vic, « 20 témoignages personnels sur des comportements inappropriés présumés de Kevin Spacey » ont pu être recueillis, écrit le théâtre dans un communiqué.

Ces accusations portent sur une période allant de 1995 à 2013, la majorité d’entre elles portant sur des faits qui se seraient produits avant 2009.

L’enquête a également conclu que la « célébrité » de l’acteur américain « et son statut à l’Old Vic avaient pu empêcher les gens, et en particulier les jeunes employés et jeunes comédiens, de sentir qu’ils pouvaient parler ou demander de l’aide ».

« C’est clairement inacceptable et l’Old Vic présente sincèrement ses excuses pour ne pas avoir créé un environnement ou une culture où les gens sentaient qu’ils pouvaient parler librement », regrette le théâtre.

L’Old Vic souligne que ces plaintes n’avaient pas été signalées à l’époque, à l’exception d’une seule, et qu’il « n’a pas été possible de vérifier » leur véracité.

Le théâtre avait été accusé d’avoir fermé les yeux sur les agissements de l’acteur américain.

Dans la foulée des affaires d’agressions sexuelles liées au producteur américain Harvey Weinstein, Kevin Spacey a fait l’objet de multiples accusations de harcèlement et d’agression sexuelle.

La police britannique avait annoncé début novembre enquêter sur une accusation d’agression sexuelle commise en 2008 dans le sud de Londres par un homme, identifié par la télévision Sky News comme étant Kevin Spacey.

Ces différentes accusations ont déjà eu de lourdes conséquences sur la carrière et la réputation de l’acteur américain deux fois oscarisé, débarqué par Netflix de la série « House of Cards ».

Kevin Spacey, 58 ans, va être également remplacé par l’acteur canadien Christopher Plummer dans le prochain film policier de Ridley Scott, « Tout l’argent du monde ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 novembre 2017 14h21)                                            

Exécutions extra-judiciaires: Human Rights Watch accuse le Rwanda de « nier les meurtres »

novembre 3, 2017

Un blindé de l’armée rwandaise à Kigali le 30 août 2017. © AP/SIPA

 

Dans un récent rapport, la Commission nationale rwandaise des droits de l’homme accusait l’ONG américaine d’avoir menti sur les exécutions extra-judiciaires et d’avoir présenté comme assassinées des personnes toujours vivantes. Human Rights Watch maintient ses accusations, soupçonnant les autorités rwandaises d’avoir fait pression sur les familles.

Le bras de fer entre le Rwanda et Human Rights Watch (HRW) continue. Après avoir été accusée par Kigali d’avoir délibérément menti dans un rapport sur les exécutions extra-judiciaires dans le pays, l’ONG de défense des droits de l’homme persiste et signe.

HRW accuse les autorités rwandaises de chercher à « nier les meurtres » et d’avoir fait pression sur les familles des victimes. Selon les auteurs du rapport initial de HRW, ces dernières auraient été exécutées sommairement par les forces de sécurité.

Rapports, contre-expertises et contre-contre-enquêtes

Diffusé le 13 juillet dernier, le rapport « Tous les voleurs doivent mourir » recensait 37 cas d’exécutions extra-judiciaires, visant essentiellement des petits délinquants, commises par la police et les forces de sécurité. Mais le 9 octobre, la Commission nationale rwandaise des droits de l’homme (NCHR)  publiait un rapport en forme de contre-enquête. Selon la Commission rwandaise, sur les 37 personnes que l’ONG présente comme ayant été abattues par les forces de l’ordre, sept sont en réalité toujours vivantes, quatre seraient décédées de mort naturelle, et six autres dans des accidents.

Côté rwandais, la cause est entendue : Human Rights Watch ment. Faux, répond l’ONG, qui se livre à son tour à une contre-expertise de la contre-enquête de la NCHR, citant quelques cas emblématiques dont celui d’Elias Habyarimana, dont l’ONG affirme qu’il a été tué en mars.

« La NCHR a mis en avant une femme nommée Pelagie Nikuze qui a déclaré qu’Habyarimana est son mari et qu’il vit en Belgique », écrit HRW. Or l’ONG indique avoir « découvert que l’homme qui se trouve en Belgique est en fait une autre personne. L’homme tué en mars était un pêcheur qui n’avait jamais eu de passeport ».

HRW relève par ailleurs des « incohérences » dans les cas documentés par la Commission rwandaise, comme celui d’Alphonse Majyambere. Lors de sa conférence de presse, le 13 octobre, la NCHR a en effet présenté un homme portant ce nom, qui avait 64 ans selon sa carte d’identité. Mais le Alphonse Majyambere dont HRW a documenté l’exécution sommaire était, lui, né en 1981, soit âgé d’environ 35 ans au moment de son décès présumé.

Craintes pour les familles

HRW, qui se dit également très inquiète pour les familles des victimes, cite par ailleurs des témoignages selon lesquels des pressions auraient été exercées sur des proches des victimes.

Les autorités rwandaises sont peu disposées à tolérer les critiques

« Les autorités locales m’ont demandé si j’étais prêt à raconter aux autorités qui se rendraient dans notre village que [la victime] était morte à la suite d’une maladie à l’hôpital, mais j’ai refusé », déclare un proche. « J’ai vu comment elle a été tuée, et je ne pouvais pas changer la vérité. Quelques jours plus tard, j’ai été arrêté. »

« Les autorités rwandaises sont peu disposées à tolérer les critiques ou à faire de véritables efforts pour améliorer le bilan du pays en matière de droits humains », estime Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale de HRW, dans un communiqué publié le 1er novembre.

HRW sur la sellette au Rwanda

« Au lieu de discuter des conclusions avec Human Rights Watch – avant la publication –, comme cela a été demandé, et d’ouvrir des enquêtes sérieuses, les officiels rwandais ont présenté de fausses informations et ont menacé ceux qui osaient s’exprimer sur les meurtres », poursuit-elle.

L’ONG se retrouve plus que jamais sur la sellette au Rwanda. Le 19 octobre, le Parlement a recommandé au gouvernement de réévaluer sa relation avec Human Rights Watch afin que « les actes ignobles et diffamatoires contre le Rwanda et le peuple rwandais ne se poursuivent pas ».

Un député a même qualifié le directeur de l’ONG de « chien des génocidaires », reprenant les allégations du ministre de la Justice, Johnston Busingye, qui affirmait que des employés de l’ONG collaboraient avec les rebelles extrémistes hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), actifs dans l’est de la RDC.

Des accusations contre lesquelles l’ONG a dû se justifier, rappelant qu’elle avait déjà documenté par le passé les exactions des FDLR. Mais également que « les autorités rwandaises ont accusé à plusieurs reprises des personnes perçues comme des « opposants » au gouvernement de collaboration avec les groupes d’opposition ou les groupes armés exilés comme les FDLR ».

Jeuneafrique.com

Une actrice canadienne accuse Weinstein d’agressions sexuelles

novembre 1, 2017

Une actrice canadienne accuse Weinstein d'agressions sexuelles

Harvey Weinstein lui aurait notamment imposé une fellation en la tenant par les poignets.@ Yann COATSALIOU / AFP
Une nouvelle actrice, identifiée sous le pseudonyme « Jane Doe », accuse à son tour le producteur hollywoodien de plusieurs agressions sexuelles dans les années 2000.

Les jours se suivent et se ressemblent à Hollywood. Alors que depuis un mois, plus de 80 femmes ont publiquement accusé Harvey Weinstein de harcèlement sexuel ou viol, une actrice canadienne poursuit en justice le producteur déchu en l’accusant de l’avoir sexuellement agressée à deux reprises à Toronto dans les années 2000, a indiqué mercredi son avocate.

Miramax, Walt Disney et l’ex-assistante de Weinstein visés.

L’actrice, identifiée sous le pseudonyme « Jane Doe » dans l’acte d’accusation cité par le quotidien Toronto Star, porte également plainte contre les studios Miramax et Walt Disney. La plainte vise aussi Barbara Schneeweiss, assistante à l’époque de Harvey Weinstein, considérée comme une « facilitatrice » des agressions, selon le document déposé à la cour supérieure de l’Ontario. La plaignante réclame 14 millions de dollars canadiens (9,3 millions d’euros) en dommages et intérêts.

L’acte d’accusation indique que la victime présumée, âgée d’une vingtaine d’années au moment des faits reprochés, travaillait sur un premier film à Toronto quand le producteur l’a approchée sur le plateau en lui disant qu’elle ressemblait à une célèbre star de cinéma. L’assistante du producteur l’a ensuite appelée pour lui dire qu’il l’invitait à son hôtel « pour discuter de sa carrière ». Une fois seule avec « Jane Doe », Harvey Weinstein lui aurait demandé si elle aimait les massages, ce à quoi elle aurait répondu par l’affirmative tout en précisant que le sujet « n’était pas approprié pour une réunion d’affaires ».

Il lui aurait imposé une fellation.

Après un moment de « silence inconfortable » pendant lequel fixait ses yeux sur elle, il l’aurait couchée de force sur un lit en exhibant son sexe et en lui disant « qu’il avait rendu célèbres plusieurs actrices et pouvait en faire de même avec elle », selon l’acte. Il lui aurait notamment imposé une fellation en la tenant par les poignets. Elle a fini par se libérer de son emprise et s’est sauvée. Dans les heures suivantes, le producteur lui aurait laissé plusieurs messages la priant de revenir à son hôtel pour qu’il lui présente des excuses. Elle dit y être retournée pour ne pas compromettre sa carrière. Aussitôt dans la chambre, Weinstein se serait jeté sur elle et aurait tenté de lui lécher la gorge avant qu’elle le repousse et quitte la pièce.
Harvey Weinstein, visé par des enquêtes des polices de New York, Los Angeles et Scotland Yard au Royaume-Uni, nie toute relation sexuelle non consentie.

Europe1.fr

Cuba-USA: la controverse sans fin autour des « attaques acoustiques »

octobre 28, 2017

L’ambassade des Etats-Unis à La Havane, le 3 octobre 2017 / © AFP/Archives / YAMIL LAGE

L’enquête sur les mystérieux incidents qui auraient causé des dommages physiques à des diplomates américains à Cuba continue de susciter la polémique entre Washington et La Havane, qui reproche aux Etats-Unis d’entraver ses investigations.

– Accusations mutuelles –

Depuis la révélation de l’affaire en août, l’administration américaine se garde d’accuser formellement le gouvernement cubain, mais le président Donald Trump a affirmé mi-octobre que Cuba était « responsable ». Et la Maison blanche considère que La Havane avait « les moyens de stopper les attaques ».

Samedi à Washington, le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a dénoncé une « manipulation politique destinée à nuire aux relations bilatérales » entre les deux pays. « Les soi-disant attaques acoustiques (…) sont totalement fausses », a-t-il insisté.

Dans un documentaire sous forme de contre-offensive diffusé jeudi soir par la télévision cubaine, des responsables cubains de l’enquête ont aussi rejeté toute responsabilité, tout en reprochant à la partie américaine de ne pas collaborer.

Responsable du volet médical, le docteur Manuel Villar a affirmé que Washington avait refusé de partager les dossiers médicaux des personnes affectées ou de laisser des médecins américains échanger avec leurs confrères cubains.

« La coopération a été nulle et les rapports que nous avons reçus n’éclairent pas ce qui s’est passé », a-t-il déploré.

Les Cubains assurent pourtant avoir fait preuve de bonne volonté en accueillant des enquêteurs du FBI à trois reprises cette année.

Sourd à ces arguments, Washington a retiré fin septembre plus de la moitié de son personnel diplomatique à Cuba et expulsé 15 diplomates cubains du territoire américain. Depuis près d’un mois, les visas américains ne sont plus délivrés à Cuba, ce que La Havane juge « injustifié ».

En prenant de telles mesures sans attendre les résultats de l’enquête, Donald Trump et son secrétaire d’Etat Rex Tillerson « sont en train de placer la relation avec Cuba dans un bourbier, sans proposer aucune perspective de sortie de crise », regrette l’expert cubain Arturo Lopez-Levy, professeur à l’Université du Texas Rio Grande Valley.

– Versions divergentes –

Au delà de la querelle diplomatique, les parties s’opposent sur la nature même de ces obscurs incidents, dignes d’un roman d’espionnage.

Selon des responsables américains, ces « attaques » qui ont affecté au moins 24 diplomates entre novembre 2016 et août 2017 dans des résidences et hôtels de la capitale cubaine ont pu être menées à l’aide d’appareils acoustiques.

Une version battue en brèche par les conclusions du documentaire diffusé jeudi par les autorités cubaines, qui soulignent l’absence de preuves confirmant les causes ou l’origine des dommages physiques rapportés aux Etats-Unis (migraines et nausées, légères lésions cérébrales, pertes d’audition, ndlr).

Selon La Havane, des experts locaux ont analysé en vain de nombreux prélèvements effectués autour des résidences diplomatiques et hôtels concernés, et exploré de multiples pistes telles que l’intervention de toxines, d’ondes électro-magnétiques ou… d’insectes.

La semaine dernière, plusieurs médias américains ont diffusé une bande sonore saisie au smartphone par une des victimes. Mais de l’avis des experts, cet enregistrement ressemblant fortement au chant aigu d’un grillon ou d’un criquet n’éclaire en rien les événements.

« En tant que tel, le son ne semble à même de provoquer aucun dommage », relève le professeur Kausik Sarkar, de l’école d’ingénierie de l’Université George Washington, qui l’a analysé. Selon lui, sur ce type d’enregistrement, impossible de détecter d’éventuels infra-sons (moins de 20 Hertz) ou ultra-sons (plus de 20.000 Hz) nocifs.

Beaucoup d’experts aux Etats-Unis et à Cuba doutent de la faisabilité de telles attaques, mais Peter Earnest, directeur du Musée de l’espionnage à Washington, rappelle que « par le passé plusieurs organisations ont travaillé sur l’utilisation du son comme arme ».

Pour Denis Bedat, spécialiste français en bio-électromagnétique, l’émission discrète et ciblée d’ondes infra-soniques est difficilement envisageable car elle nécessiterait un puissant amplificateur et des enceintes de grande taille pour être en mesure de causer des dommages physiques.

Mais la projection d’ultra-sons nocifs à partir d’un dispositif non repérable est « tout à fait plausible d’un point de vue technique », par exemple à distance à l’aide d’une antenne ou à proximité de la cible avec un petit boîtier.

« J’ai lu les rapports des attaques dans les hôtels et c’est très étrange (…), ce pourrait être une sorte d’accident, une activité industrielle ou une opération qui a mal tourné », spécule M. Earnest.

Car, comme nombre d’experts, il « ne voit pas » les Cubains se livrer à de telles attaques en plein rapprochement diplomatique avec les Etats-Unis.

Seule certitude pour ce vétéran de l’espionnage ayant passé 35 ans au sein de la CIA, il « n’a jamais rien vu de tel » au cours de sa carrière.

Romandie.com avec (©AFP / 28 octobre 2017 23h58)                

États-Unis: nouvelles accusations d’agressions sexuelles à Hollywood

octobre 23, 2017

Le réalisateur américain James Toback le 3 septembre 2017 / © AFP/Archives / Tiziana FABI

Près d’une quarantaine de femmes ont accusé lundi le réalisateur américain James Toback de harcèlement et d’agressions sexuelles, commises sur plusieurs décennies.

Ces révélations publiées dans le Los Angeles Times surgissent dans le sillage de l’affaire Harvey Weinstein qui secoue Hollywood et qui pousse de nombreuses actrices à dénoncer ouvertement des pratiques jusqu’ici passées sous silence dans l’industrie américaine du cinéma, avec notamment des allégations de pédophilie qui font surface.

Dans une longue enquête pour laquelle 31 actrices ou aspirantes actrices sur 38 ont accepté de témoigner à visage découvert, le quotidien affirme que James Toback, 72 ans, avait pour habitude de « rôder dans les rues de Manhattan à la recherche de jeunes femmes attirantes ».

Son but: les attirer dans un entretien en tête-à-tête, en leur faisant miroiter une carrière d’actrice grâce à ses connexions dans le monde du cinéma.

Le plus souvent, les jeunes femmes devaient répondre à des questions sur leur vie sexuelle puis regarder le réalisateur se masturber et éjaculer devant elles.

« Je me suis sentie comme une prostituée, une déception pour moi-même, mes parents, mes amis. Et je ne méritais pas d’en parler à quiconque », a expliqué l’actrice américaine Adrienne LaValley, affirmant qu’en 2008 James Toback s’était frotté à elle avant d’éjaculer.

Selon les témoignages recueillis par le journal, il demandait fréquemment aux aspirantes actrices de se déshabiller afin de tester, disait-il, leur aisance devant une caméra.

Contacté par le Los Angeles Times, le réalisateur a nié ces accusations, assurant n’avoir jamais rencontré ces femmes ou alors « pour cinq minutes et sans en avoir aucun souvenir ». Son agent n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.

M. Toback est scénariste et réalisateur depuis 1974. Son film le plus récent « The Private Life of a Modern Woman », avec Sienna Miller, a été présenté au festival du film de Venise.

– Pédophilie à Hollywood? –

Depuis le 5 octobre, Hollywood est secoué par l’affaire Weinstein. Le producteur est accusé par une cinquantaine de femmes de harcèlement, d’abus sexuels et de viols. Des enquêtes sont en cours à Londres, New York et Los Angeles.

Parallèlement, des accusations de pédophilie à Hollywood émergeaient lundi. L’acteur et musicien Corey Feldman, qui clame depuis des années avoir été victime d’abus sexuels lorsqu’il était un enfant acteur tout comme son ami aujourd’hui décédé Corey Haim, a tweeté jeudi être « heureux que les gens parlent et j’espère que d’autres vont prendre la parole publiquement car il y a beaucoup d’autres témoins des crimes dont je parle ».

« Je prépare un plan qui pourrait être une façon de mettre en lumière la situation. Si j’arrive à trouver une manière d’obtenir justice », a-t-il ajouté.

Ses propos ont largement été relayés dans la presse, le site Page Six titrant ce week-end « Corey Feldman essaie d’obtenir enfin justice » et le cinéaste oscarisé Paul Haggis interrogeant dans The Guardian dimanche: « Est-ce que les gens protégeaient également les pédophiles » à Hollywood?

La semaine dernière, le Hollywood Reporter affirmait qu’un agent d’acteurs, Tyler Grasham, était en congés de l’agence APA dans le cadre d’une enquête interne à la suite d’accusations d’agressions sexuelles sur de jeunes acteurs.

L’actrice Reese Witherspoon a déclaré avoir été abusée par un réalisateur lorsqu’elle avait 16 ans.

Deux nouvelles femmes sont par ailleurs sorties de l’ombre pour accuser le réalisateur franco-polonais oscarisé Roman Polanski de les avoir agressées sexuellement au début des années 1970 lorsqu’elles avaient respectivement 10 et 15 ans.

« Les seuls faits qu’on peut lui reprocher sont ceux qui concernent Samantha Geimer qu’il a reconnus dès sa première audition il y a quarante ans (…) Il conteste toutes les autres accusations sans fondement dont il a fait l’objet », a réagi lundi l’avocat du cinéaste, Hervé Temime, joint par l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 24 octobre 2017 00h21)