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Sidney Poitier, premier homme noir à recevoir l’Oscar du meilleur acteur, est mort

janvier 7, 2022
Portrait Sidney Poitier qui regarde au loin.

L’acteur Sidney Poitier le 19 décembre 2015, à Los Angeles Photo: Getty Images/Jason Kempin

L’acteur américano-bahaméen Sidney Poitier est mort à l’âge de 94 ans, a annoncé vendredi le vice-premier ministre des Bahamas, où l’acteur a grandi.

Nous avons perdu une icône, un héros, un mentor, un combattant, et un trésor national, écrit Chester Cooper sur sa page Facebook à propos de l’acteur sans mentionner la cause de son décès.

Sidney Poitier est le premier homme noir à avoir gagné l’Oscar du meilleur acteur en 1964 pour le film Le Lys des champs (Lilies of the Field). Le voyage a été long pour en arriver là, lançait-il très ému, en recevant la statuette dorée. À 37 ans, il est alors la seule vedette de couleur à Hollywood.

Il n’est pas le premier artiste afro-américain à en avoir gagné un. L’actrice Hattie Daniel a gagné l’oscar de la meilleure actrice en 1940 pour Autant en emporte le vent (Gone with the wind).

La citoyenneté américaine par hasard

Né prématuré à Miami, en Floride, le 20 février 1927, à l’occasion d’un déplacement de ses parents venus des Bahamas voisines.

Grâce à cette naissance prématurée, Sidney Poitier obtient la nationalité américaine. A 15 ans, ses parents peuvent donc l’envoyer à Miami chez son frère pour gagner sa vie. Il n’a alors jamais mis de chaussures ailleurs qu’à l’église.
Pour échapper aux lois racistes de Floride, il part pour New York. Son fort accent caribéen lui vaut d’être refusé par l’American Negro Theatre. Il travaille à s’en débarrasser.

Engagé en 1946 à Broadway, il est remarqué par le réalisateur Joseph Mankiewicz. Pour son premier film en 1950, La porte s’ouvre (No Way Out), il interprète un médecin au chevet de deux racistes blancs. Le film, censuré dans le sud des États-Unis, lance sa carrière.

Sidney Poitier, un pionnier critiqué

Avant lui, Hollywood cantonnait les actrices et acteurs noirs aux rôles de majordomes ou servantes. Sidney Poitier avait brisé ces stéréotypes en incarnant dans les années 50 à 70 des personnalités exemplaires, participant ainsi à la lente mutation des mentalités.Sidney Poitier dans une scène du film de 1967

Les anges aux poings serrés de James Clavell Photo: Radio-Canada

Grâce à ses rôles, le public a pu concevoir que des personnes afro-américaines pouvaient occuper différents métiers. Outre celui de médecin, lorsqu’il interprète un ingénieur et un professeur dans Les Jeunes Fauves (To Sir, with love) en 1967, ou encore un rôle de policier dans le film Dans la chaleur de la nuit (In the Heat of the Night) en 1967.

L’industrie cinématographique n’était pas encore prête à élever plus d’une personnalité issue des minorités au rang de vedette, décryptait-il dans son autobiographie This Life. A l’époque,[…)] j’endossais les espoirs de tout un peuple. Je n’avais aucun contrôle sur les contenus des films […] mais je pouvais refuser un rôle, ce que je fis de nombreuses fois.

Dans l’un de ses films les plus connus, Devine qui vient dîner? (Guess Who’s Coming to Dinner) en 1967, il campe le fiancé d’une jeune bourgeoise blanche le présentant à ses parents, un couple d’intellectuels qui se croient ouverts d’esprit. La rencontre est un choc, et donne un film majeur sur le racisme de l’époque.

Cependant, les personnes militantes de la cause noire critiquent Sidney Poitier pour avoir accepté ce rôle de médecin de renommée internationale, aux antipodes des discriminations dont souffrent les personnes noires de l’époque.Une jeune femme blanche et un jeune homme noir souriants.

« Devine qui vient dîner », de Stanley Kramer Photo: Columbia Pictures

Il est désigné comme le noir de service, fantasme de blanc. Ses qualités irréelles de gendre idéal masquent sa négritude et les problèmes racistes, estiment-elles.

Il se trouve que je compte parmi les millions de personnes à avoir aimé ce film, rétorque-t-il dans le New York Times en 1968. Le monde a besoin de tous les arguments possibles pour démontrer que l’homme est davantage bon que mauvais.

C’est en 1967, année de graves émeutes raciales, que la Cour suprême américaine reconnaît la légalité du mariage mixte.

Au début des années 70, une nouvelle ère pour le cinéma noir s’ouvre avec la Blaxploitation et ses films plus radicaux. Ma carrière comme vedette hollywoodienne touchait à sa fin, analysait l’acteur qui se consacre alors à la réalisation.

Première comédie noire à remporter un grand succès populaire aux États-Unis, Uptown Saturday night raconte les déboires de deux compères (Sidney Poitier et Bill Cosby) qui peinent à retrouver un billet de loto gagnant enfermé dans un portefeuille dérobé la veille du tirage dans un hold-up.

Sidney Poitier, également réalisateur, excelle dans ce duo comique, première embardée du cinéma noir vers le grand public.

Dans ce film, les personnes afro-américaines ne sont plus caricaturées, elles mènent la comédie. Après un tel succès, suivront Let’s do it again en 1975 et A piece of the Action en 1977. Will Smith en a acquis les droits pour en faire une autre version avec Denzel Washington qui est programmé pour 2022.

En 1997, il incarne Nelson Mandela puis le premier juge noir de la Cour suprême américaine, Thurgood Marshall.

Marié 15 ans (1950-1965) à la danseuse Juanita Hardy avec qui il a quatre filles, Sidney Poitier épouse en 1976 l’actrice canadienne Joanna Shimkus qui donne naissance à deux autres filles.

Un Oscar honorant sa carrière

En 2002 Sidney Poitier recevait un Oscar d’honneur pour ses performances extraordinaires, sa dignité, son style et son intelligence.L'homme sourit et pose avec son trophée dans la main et de l'autre il fait le signe ok avec les doigts.

Le 24 mars 2002, l’acteur Sidney Poitier reçoit un oscar pour l’ensemble de sa carrière. Photo: AFP Via Getty Images/Lee Celano

J’accepte cette récompense au nom de toutes actrices et tous acteurs afro-américains qui m’ont précédé […] et sur les épaules desquels j’ai pu m’appuyer pour envisager mon avenir, répondait l’acteur remerciant les choix visionnaires d’une poignée de producteurs, réalisateurs et directeurs de studios.

Ce même soir, Denzel Washington devenait le second homme noir à recevoir l’Oscar du meilleur acteur: Je n’arriverai jamais à votre hauteur et j’inscrirai toujours mes pas dans les vôtres. Halle Berry remportait également la statuette dans la catégorie de la meilleure actrice.L'homme et la femme posent avec leur statuette et sourient.

Denzel Washington et Halle Berry remportent l’Oscar du meilleur acteur et de la meilleure actrice en 2002. Photo: AFP VIA Getty Images/Lee Celano

En 2000, il confiait à Oprah Winfrey être resté fidèle aux principes de son père. Malgré sa grande pauvreté, il était resté digne, même si, dans toute sa vie, il n’a jamais gagné autant d’argent que ce que j’ai pu dépenser en une semaine.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

France: La comédienne Charlotte Arnould accuse Gérard Depardieu de viols

décembre 17, 2021

La comédienne de 25 ans a affirmé sur Twitter avoir été violée en août 2018 par l’acteur, mis en examen depuis un an pour ces faits qu’il conteste.

« J’ai été violée par Gérard Depardieu en août 2018. » Vendredi 17 décembre, la comédienne Charlotte Arnould a affirmé sur Twitter être la victime des viols pour lesquels le principal intéressé est mis en examen depuis un an et qu’il conteste. L’acteur de 72 ans a été mis en examen pour « viols » et « agressions sexuelles » le 16 décembre 2020, pour des faits commis à l’été 2018, mais l’identité de sa victime était jusque-là inconnue.

« Je suis la victime de Depardieu… Ça fait un an pile qu’il est mis en examen. Je ne peux plus me taire… » écrit Charlotte Arnould sur son compte Twitter. Et d’ajouter : « Cela fait un an qu’il est mis en examen. Il travaille pendant que je passe mon temps à survivre. » « Cette vie m’échappe depuis 3 ans et j’ai envie de vivre sans me renier. Cette prise de parole risque d’être une secousse immense dans ma vie, je n’y gagne strictement rien si ce n’est l’espoir de récupérer mon intégrité », a déclaré la jeune femme de 25 ans originaire du Jura, estimant que « continuer à me taire, c’est m’enterrer vivante ».

Les investigations sont toujours en cours

Ni Me Élodie Tuaillon-Hibon, avocate de la plaignante, ni Me Hervé Temime, avocat de Gérard Depardieu, n’ont souhaité commenter cette prise de parole. Parmi les messages de soutien au tweet de Charlotte Arnould, l’autrice Florence Porcel, qui accuse elle-même l’ancien présentateur du 20 Heures Patrick Poivre d’Arvor de l’avoir violée, lui fait part de « tout (s)on soutien ». La plaignante avait dénoncé à la gendarmerie fin août 2018 deux viols au domicile parisien de la star quelques jours plus tôt. Elle avait obtenu à l’été 2020 que cette enquête, d’abord classée par le parquet de Paris, soit confiée à un juge d’instruction.

Depuis sa mise en examen, révélée par l’Agence France-Presse, Gérard Depardieu a été entendu au fond par la juge d’instruction. Il conteste les faits et a été laissé libre sans contrôle judiciaire. L’acteur a sollicité auprès de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris la nullité de sa mise en examen, mais la requête n’a pas encore été examinée. Des investigations sont encore en cours. Charlotte Arnould est comédienne mais également diplômée de danse classique et contemporaine, ainsi que de piano. Elle a joué dans une dizaine de courts-métrages et dans plusieurs pièces de théâtre. Elle a également réalisé les doublures voix pour plusieurs séries sur Netflix.

Par Le Point avec AFP

Le nouveau gros contrat d’Omar Sy avec Netflix

octobre 12, 2021

La plateforme américaine a annoncé ce mardi avoir signé un important contrat d’acteur et de producteur avec l’acteur français.

Il n’a pas volé ce contrat du siècle ! A l’inverse d’Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur qu’il incarne à l’écran, Omar Sy est rentré mardi 12 octobre par la grande du cinéma mondial. Nertflix est tellement fan de l’acteur que la plateforme américaine lui confie un nouveau rôle devant et derrière la caméra. 

« Netflix s’est engagé sur un contrat pluriannuel de films avec l’acteur et comédien de premier plan Omar Sy. Cet accord verra la société de production de Sy basée à Paris et à Los Angeles développer des films orignaux pour Netflix, avec Sy comme acteur et producteur exécutif », a indiqué le géant américain dans un communiqué.

Cité dans le communiqué, Omar Sy se dit « très heureux d’avoir l’occasion de poursuivre (sa) relation » avec Netflix et a « hâte de cette prochaine étape dans (leur) aventure commune ».

Déjà connu à l’international et aux Etats-Unis depuis le succès du film Intouchables (2011), Omar Sy a été le héros en 2021 de la série Lupin, premier triomphe français sur Netflix, qui a conquis des dizaines de millions d’abonnés dans le monde.

Mi-septembre, la super star de 43 ans avait été le seul Français à figurer dans la liste des 100 personnalités les plus influentes de la planète selon le magazine américain Time.

Par Le Point avec AFP

France: L’acteur Jean-Paul Belmondo est mort

septembre 6, 2021
L'acteur Jean-Paul Belmondo est mort
L’acteur Jean-Paul Belmondo est mort© AFP/Archives/JOEL SAGE

L’acteur Jean-Paul Belmondo, monstre sacré du cinéma français, est décédé lundi à son domicile à Paris à l’âge de 88 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué, transmis à l’AFP par leur avocat.

« Il était très fatigué depuis quelque temps. Il s’est éteint tranquillement », a écrit sa famille dans le communiqué, transmis par Me Michel Godest.

Celui qu’on surnommait Bébel a tourné dans 80 films et laisse derrière lui des rôles inoubliables. De « Pierrot le fou » à « L’As des as », l’acteur au charisme exceptionnel a eu l’itinéraire d’un enfant gâté du cinéma, champion du box-office, durant 50 ans de carrière.

Sa mort tourne une page majeure du cinéma français, Belmondo partant après sa bande d’amis du conservatoire, Jean RochefortJean-Pierre Marielle, Bruno Crémer ou encore Claude Rich… Ces dernières années, il avait dû enterrer ses complices, de Guy Bedos au meilleur ami, Charles Gérard, avec lequel il ne cessait de partager fous rires et matchs à Roland-Garros.

Sa carrière commencée sur les planches l’a mené en un demi-siècle aux sommets du box-office français, avec 130 millions de spectateurs cumulés au cinéma.

Après une attaque cérébrale pendant un tournage en 2001, il restera fortement handicapé.

Bébel a obtenu un César en 1988 pour « Itinéraire d’un enfant gâté », ainsi qu’un César d’honneur en 2017.

Avec Le Point par jfg-fmp-may-adm/sp

Mort de l’acteur shakespearien Ian Holm, éternel Bilbo le Hobbit du Seigneur des Anneaux

juin 19, 2020

DISPARITION – Selon son agent, l’acteur britannique s’est éteint à l’âge de 88 ans. De «Alien» aux «Chariots de feu» en passant par «Greystoke», cet acteur polyvalent savait tout jouer avec beaucoup de finesse.

La communauté de l’Anneau est en deuil. Le comédien britannique Ian Holm qui joua dans Les Chariots de feu de Hugh Hudson, Alien de Ridley Scott, mais qui incarna surtout Bilbon Saquet dans la saga de Peter Jackson Le Seigneur des anneaux est mort à l’âge de 88 ans.

Dans le communiqué rédigé par son agent Alex Irwin, publié par le quotidien The Guardian, on peut lire: « Sir Ian Holm est décédé ce matin à 88 ans. Il est mort en paix à l’hôpital en compagnie de ses proches. Il était charmant, adorable, férocement talentueux. Il nous manquera beaucoup ». Comme le précise également The Guardian, l’acteur souffrait de la maladie de Parkinson.

Né le 12 septembre 1931 à Goodmayes, Essex, le jeune Ian Holm rejoint la Royal Shakespeare Company en 1960. Son rôle dans la pièce de Harold Pinter au théâtre Aldwych de Londres lui vaut le Tony Award du meilleur acteur dans une pièce de théâtre en 1967.

Ses performances à la Royal Shakespeare company lui valent d’être remarqué par le cinéma. Comédien de théâtre confirmé, il fait ses premiers pas devant la caméra en 1966 lorsque la BBC lui propose le rôle de Richard III dans La Guerre des Roses (The War of the Roses). Puis il joue dans la série télévisée The Body snatchers.

Un angoissant androïde dans Alien

Sa carrière à l’écran est lancée. En 1968, il joue dans L’Homme de Kiev de John Frankenheimer, puis ce sera dans Ah Dieu ! que la guerre est jolie de Richard Attenborough. Il apparaît dans une dizaine de films dans les années 1970, dont Les Griffes du lion (1972) de Richard Attenborough, ou Terreur sur le Britannic (1974) de Richard Lester.

Mais c’est le jeune Ridley Scott qui lui offre un rôle décisif. Celui d’un androïde ambigu dans son film de science-fiction horrifique Alien, sorti en 1979, aux côtés de Sigourney Weaver, Tom Skerritt et John Hurt. Dans la peau de l’officier scientifique Ash, lan Holm est criant de vérité, et angoissant en diable. L’image la plus marquante reste le moment où Holm parle très tranquillement de ce «huitième passager» qui va détruire tout le monde dans le vaisseau, tout en laissant suinter de sa bouche un liquide blanchâtre s’apparentant à du sang…

Une première consécration avec Les Chariots de Feu

Mais c’est en 1981 qu’arrive la consécration. Dans Les Chariots de feu de Hugh Hudson, Ian Holm incarne Sam Mussabini, l’entraîneur de deux coureurs de fond anglais en lice pour les Jeux olympiques de 1924. La bande originale belle et lancinante de Vangelis est restée dans toutes les mémoires. Holm est nominé pour l’Academy Award et remporte le Bafta du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation d’entraîneur au grand coeur.

Il apparaît également dans Greystoke en 1984 aux côté de Christophe Lambert, apprenant au futur Tarzan comment bien se comporter en société. Et il joue également dans l’extraordinaire Brazil de Terry Gilliam en 1985.

Son esprit pétillant allait toujours de pair avec un scintillement espiègle dans ses yeux.

Alex Irwin

Anobli par la reine d’Angleterre en juin 1998, Ian Holm participe à de grosses productions hollywoodienne où il fait souvent figure de sage ou d’érudit. Il incarne un prêtre bouillonnant dans Le Cinquième Élément (1997) de Luc Besson.

Bilbon Saquet, le rôle qui le fait entrer dans la légende

Il est l’aristocrate Sir William Gull dans From Hell (2002) des frères Hughes, adapté du roman graphique d’Alan Moore. Dans Le Jour d’après de Roland Emmerich, il endosse le rôle d’un un climatologue de renommée mondiale. Il sera même un mathématicien dans le biopic de Martin Scorsese, Aviator (2005), dressant le portrait du richissime homme d’affaires Howard Hughes, apparaissant sous les traits de Leonardo DiCaprio.

Mais le grand public se souviendra surtout de son interprétation de Bilbon Sacquet dans la trilogie de Peter Jackson Le Seigneur des Anneaux adapté de la saga romanesque de J.R.R. Tolkien sortie en 2001, avec Elijah Wood dans le rôle de Frodon et Viggo Mortensen en Aragorn. En 2012, il reprend son rôle de Bilbon Sacquet âgé, dans une nouvelle trilogie adaptée de Bilbo, et toujours réalisée par le Néo-zélandais Peter Jackson.

Son agent Alex Irwin ne se trompe pas lorsqu’il écrit: «« Sir Ian était reconnu dans le monde pour sa carrière extraordinairement impressionnante et variée. C’était un génie sur les planches et à l’écran, qui a remporté de nombreuses récompenses et qui était aimé des réalisateurs, du public comme de ses collègues. Son esprit pétillant allait toujours de pair avec un scintillement espiègle dans ses yeux ».

Avec Le Figaro par Olivier Delcroix

Michel Piccoli, monument du cinéma français, meurt à 94 ans

mai 18, 2020
Michel Piccoli au Festival de Cannes, en 2011.
© Pascal Le Segretain/Getty Images Michel Piccoli au Festival de Cannes, en 2011.
L’acteur Michel Piccoli, connu notamment pour son rôle dans « Le mépris » de Jean-Luc Godard, est décédé à 94 ans, a annoncé lundi sa famille.

« Michel Piccoli s’est éteint le 12 mai dans les bras de sa femme Ludivine et de ses jeunes enfants Inord et Missia, des suites d’un accident cérébral », indique le communiqué de la famille.

Qualifié par le magazine Le Point de dernier géant du cinéma français et d’incarnation du premier mâle complexe de ce cinéma, Michel Piccoli apparaît à l’écran dès 1945 dans Sortilèges de Christian-Jaque, dans lequel il joue le rôle d’un villageois.

Il consacre cependant ses premières années de comédien à la scène et devra attendre 1962 pour se faire remarquer dans le film Le Doulos de Jean-Pierre Melville.

Michel Piccoli sera véritablement révélé l’année suivante dans Le Mépris de Jean-Luc Godard, où il forme un couple avec Brigitte Bardot, un rôle qui l’imposera dans un emploi de séducteur.

Ayant tourné dans plus de 150 films, sa carrière est cependant indissociable des réalisateurs Luis Buñuel et Claude Sautet.

L’acteur collabore à six films avec le réalisateur espagnol, dans lesquels il interprète des personnages troubles, notamment dans Le journal d’une femme de chambre, Belle de jour ou Le charme discret de la bourgeoisie.

Il devient ensuite l’acteur fétiche de Claude Sautet dans les années 70 et jouera notamment dans Les choses de la vie, Max et les ferrailleurs et Vincent, François, Paul… et les autres.

L’acteur ne craint pas de jouer l’extravagance ou les délires et de casser son image. Son rôle dans La Grande Bouffe de Marco Ferreri, un des plus gros scandales du festival de Cannes, en 1973, en est la preuve. Il y incarne un participant à un séminaire gastronomique se transformant en orgie scatologique et nihiliste.

Ayant tourné aux côtés des grands réalisateurs du cinéma français, de Jean Renoir, à Alain Resnais, Claude Chabrol, Agnès Varda, Claude Lelouch ou Bertrand Tavernier, Michel Piccoli était aussi très prisé en Italie, même si, de son propre aveu, il parlait très mal italien et était toujours doublé dans cette langue.

Il reçoit d’ailleurs un prix d’interprétation à Cannes en 1980 pour son rôle dans le film italien Le Saut dans le vide, de Marco Bellochio, et ce même si ce n’est pas lui qui parle dans cette langue.

Son dernier film tourné en Italie, Habemus papam, de Nanni Moretti, en 2011, sera également son dernier grand rôle à l’écran et fera partie de la sélection de la Croisette cette année-là. Bien qu’elle ne lui vaudra aucun prix, son interprétation d’un pape dépressif et en proie au doute lui apporte néanmoins les éloges des critiques du monde entier.

Quatre fois nommé aux César, les prix du cinéma français, notamment pour La belle Noiseuse de Jacques Rivette en 1992, il n’a jamais été récompensé par l’Académie.

Il recevra cependant en 1982, au Festival de Berlin, l’Ours d’argent du meilleur acteur pour son rôle de patron manipulateur et dominateur dans Une étrange affaire, de Pierre Granier-Deferre.

Avec CBC/Radio-Canada

États-Unis: L’acteur Brian Dennehy, le shérif dans «Rambo», est mort

avril 17, 2020
Brian Dennehy a gagné un prix Screen Actors Guild le 11 mars 2001 à Los Angeles.
© Kevin Winter/Getty Images Brian Dennehy a gagné un prix Screen Actors Guild le 11 mars 2001 à Los Angeles.
Au petit et grand écran, Brian Dennehy jouait les machos, les durs ou les tendres. Il était aussi un grand acteur de théâtre. Il est mort à l’âge de 81 ans.

Sa fille, l’actrice Elizabeth Dennehy a publié un message sur Twitter pour en faire l’annonce, précisant que son père n’était pas mort de la COVID-19. C’est le cœur lourd que nous annonçons que notre père, Brian, est décédé hier soir de causes naturelles, non liées à la Covid. Plus grand que nature, généreux à profusion, père et grand-père fier et dévoué, il manquera à sa femme Jennifer, à sa famille et à de nombreux amis, a-t-elle écrit.

Si Brian Dennehy a joué dans de nombreux films et séries télévisées, il a aussi été reconnu pour ses rôles au théâtre dans des pièces de William Shakespeare, Anton Chekhov, Eugene O’Neill et Arthur Miller.

Brian Dennehy a gagné deux prix Tony et un Golden Globe pour des rôles au théâtre et à la télévision.

Il a été intronisé au Panthéon du théâtre américain en 2010.

Parmi la quarantaine de films dans lesquels il a joué, le rôle du shérif Will Teasle qui a emprisonné Rambo en 1982 est sûrement le plus connu. Il a interprété un tueur en série dans To Catch a Killer et un shérif corrompu abattu par Kevin Kline dans Silverado. Il a également eu quelques seconds rôles : le barman qui console Dudley Moore dans 10 et le chef de file des extraterrestres dans Cocoon et sa suite.

Avec CBC/Radio-Canada

Théâtre: le torrent Dieudonné Niangouna coule à flot

mars 3, 2018

 

L’acteur et dramaturge sur les planches pour Shéda. © Patrick aventurier/SIPA

L’impétueux et intarissable homme de théâtre congolais éclabousse la scène internationale du nord au sud. Qu’il fascine ou agace, il emporte beaucoup sur son passage.

Ce qui est bien avec Dieudonné Niangouna, c’est qu’il suffit de préparer quatre questions pour obtenir quarante-cinq minutes de monologue. C’est aussi un peu le problème. L’auteur, comédien et metteur en scène de théâtre, noie l’auditeur sous des flots de mots qu’on tente en vain d’interrompre en levant l’index vers le ciel, comme un écolier (la seule solution pour lui clore temporairement le bec est de parler plus fort que lui).

En fait, la langue de Niangouna rejoint son écriture théâtrale. Et l’on peut soit succomber à l’ivresse de ce trop-plein de verbe, cette orgie de paroles parfois ponctuée de fulgurances poétiques, soit tomber dans un état de léthargie avancé ou se sentir agressé par ce mur de son.

C’est plutôt dans le deuxième état que nous a mis la pièce Et Dieu ne pesait pas lourd…, qu’il a écrite pour son complice Frédéric Fisbach, déjà présent pour sa création Shéda, à Avignon en 2013 (quatre heures trente de spectacle, entracte compris !).

« Ce nouveau texte n’est pas une commande, insiste l’auteur. C’est une demande. Frédéric avait une colère sur laquelle il voulait que je mette des mots. Il voulait être seul sur le plateau pour pouvoir approfondir son travail sur mon écriture parce qu’elle le prend au bide, qu’elle lui permet de crier. Quand il a reçu la pièce, il y a deux ans, il a hurlé : “C’est une montagne !” Je lui ai dit : “Écoute, Fred, tu savais à qui tu faisais la demande !” »

Quelques coupes plus tard, c’est tout de même un monologue tout en vociférations de près de deux heures que propose le comédien à la Maison de la culture de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, en banlieue parisienne.

Ancré dans le continent

Niangouna est un torrent. Il va vite, peut-être trop, et sort souvent de son lit. Le matin de l’entretien, il était à l’aéroport, de retour du Cameroun, puis est passé à l’ambassade du Burkina à Paris pour obtenir un visa avant de se rendre comme invité à la Maison de la radio, qui regroupe plusieurs stations : France Inter, France Culture… Quand on lui demande quelle station l’invitait, il avoue ne pas savoir. Le natif de Brazzaville, aujourd’hui âgé de 41 ans (dont vingt-sept de carrière théâtrale), a un pied au nord et un pied au sud.

« Né en Afrique, je ne peux être que quelqu’un qui enjambe la Méditerranée », résume-t‑il. Sollicité un peu partout en Europe, il reste ancré dans le continent, au Burkina, au Mali, en RD Congo et au Cameroun, où il anime gratuitement et régulièrement des ateliers théâtre dans des lieux prêtés par des amis pour les besoins de ce « compagnonnage ». « J’ai la responsabilité historique de transmettre à mes sœurettes et frérots », estime-t‑il.

C’est parce que j’ai eu cette parole politique et que j’ai ouvert ma gueule que je ne peux pas retourner au Congo !

Il y a une vraie générosité chez l’artiste. « Il accorde beaucoup d’attention à son équipe, note la comédienne Marie-Charlotte Biais. Il laisse de la place à ses acteurs au moment de la création et sait les écouter. Ce n’est pas quelqu’un d’autoritaire. Le jour de la première, il fait des cadeaux personnalisés à tout le monde : des photos qu’il a prises, des livres, des tee-shirts en lien avec la pièce. Il sait souder un groupe ! »

Au Théâtre de Vidy, à Lausanne, la veille de la première de Nkenguegi, on l’avait vu haranguer ses comédiens en équilibre sur une table au cours d’une soirée très festive. Et pour la création de Shéda, le capitaine avait entraîné toute sa troupe dans la grande banlieue de Brazzaville pour un barbecue improvisé près d’une petite rivière…

Aujourd’hui, le tourbillon est persona non grata dans sa ville natale. Et quand on tente d’aborder le sujet, il se crispe : « Non, je ne veux pas en parler, votre journal va me censurer. » On insiste en l’assurant de retranscrire fidèlement ses propos : « Ce que je vais dire n’est pas publiable. » « C’est vous qui vous autocensurez, alors… » « C’est parce que j’ai eu cette parole politique et que j’ai ouvert ma gueule que je ne peux pas retourner au Congo ! » hurle Niangouna dans la brasserie où a lieu l’entretien.

Ce qui m’empêcherait de dormir, c’est de ne pas faire le travail de citoyen de mon temps, qu’il n’y ait plus de festival, pas d’atelier…

L’auteur a longtemps serpenté en faisant fi des barrages. Il paie de fait son engagement contre le maintien à la présidence de Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis plus de vingt ans. Dans une lettre ouverte publiée fin 2015, il lançait « Sassoufit » : « Il ne peut pas être acceptable que des mascarades d’élections puissent au nom de toutes les corruptions possibles obstruer la voie (et la voix) à la raison, et qu’ensemble nous puissions rester pantois face à ce simulacre désobligeant ! »

Rapidement, celui à qui l’homme d’État avait pourtant accordé quelques mois auparavant le grand prix des arts et des lettres voyait son action dans le pays compromise. La douzième édition du festival international qu’il dirigeait, Mantsina sur scène, recevait une interdiction de se produire dans les salles et établissements publics. Aujourd’hui, Niangouna n’est plus directeur de l’événement, mais reste dans le comité artistique… à distance. « Ce qui m’empêcherait de dormir, c’est de ne pas faire le travail de citoyen de mon temps, qu’il n’y ait plus de festival, pas d’atelier… », confie-t‑il une fois calmé.

Pour que le théâtre africain « ne soit pas un produit d’exportation »

Niangouna, qui nage souvent à contre-courant, est à l’origine d’une autre controverse. L’année dernière, alors que le Festival d’Avignon faisait un focus sur la scène subsaharienne, il pointait dans un texte violent le fait qu’aucun metteur en scène africain n’était programmé. « Inviter un continent sans sa parole est inviter un mort. C’est une façon comme une autre de déclarer que l’Afrique ne parle pas, n’accouche pas d’une pensée théâtrale dans le grand rendez-vous du donner et du recevoir. »

Il se bat aussi pour que le théâtre africain « ne soit pas un produit d’exportation ». La tentation est grande, explique-t‑il, de vouloir séduire les réseaux théâtraux existant au Nord en copiant une esthétique en vogue. On pourrait lui opposer que lui-même reprend dans ses créations nombre de poncifs du théâtre contemporain occidental : spectacle-­fleuve, rapport au public, parole hystérique… Mais ce serait un long et houleux débat, et les quarante-cinq minutes de l’entretien sont écoulées. Niangouna est déjà sorti de la brasserie, il doit replonger dans le courant de sa vie.

Projets à venir

L’auteur va collaborer avec le Berliner Ensemble dans un spectacle sur l’histoire coloniale allemande au Cameroun. Il prépare une performance pour le festival Ça se passe à Kin, en juin, une création à la Maison de la culture de Seine-Saint-Denis baptisée Trust Shakespeare Alléluia et une grande pièce, Les Immatérielles, pour le Théâtre de la Colline, à Paris. Devant la brasserie, on reste fasciné par le spectacle de la Seine en crue. Le fleuve a fini par envahir les berges et se répandre partout. Difficile de dire ce qu’il restera, destructions ou terres plus fertiles, une fois qu’il aura cuvé sa colère.

Beaucoup de bruit pour rien

Dans le texte de Dieudonné Niangouna Et Dieu ne pesait pas lourd…, un homme seul crache son spleen et sa colère pendant près de deux heures. Contre qui, quoi ? Difficile de répondre. Il se présente comme un acteur, mais ne dit peut-être pas la vérité, convoque contre lui des jihadistes, la CIA, le FBI, s’invente (ou non) une vie entre une cité de banlieue, une discothèque américaine et une prison du désert libyen. En résulte une logorrhée nébuleuse que le comédien et metteur en scène français Frédéric Fisbach tente de ponctuer d’effets visuels et sonores, appelant à la rescousse un mur d’enceintes à plein régime, des fumigènes et des néons clignotants braqués sur le public.

Bizarrement, cet attirail visant à provoquer ou à transmettre une colère laisse indifférent. Peut-être parce que le propos est trop filandreux pour réellement interpeller ou émouvoir. Dieudonné Niangouna assure vouloir faire du théâtre pour « le mécanicien, la vendeuse d’arachides dans la rue ». Dans la salle du théâtre de banlieue, ce soir-là, à en croire le look du public, une seule personne d’origine modeste assistait au spectacle… C’était l’ouvreuse venue pour placer les spectateurs, et elle s’est endormie.

Jeuneafrique.com par

Londres: 210 accusations de « comportement déplacé » contre Kevin Spacey

novembre 16, 2017

Londres – Le théâtre londonien Old Vic a annoncé jeudi avoir recueilli 20 « témoignages personnels » accusant de « comportement déplacé » l’acteur américain Kevin Spacey, directeur artistique de cet établissement entre 2004 et 2015.

A l’issue d’une enquête interne menée par une cabinet juridique à la demande de l’Old Vic, « 20 témoignages personnels sur des comportements inappropriés présumés de Kevin Spacey » ont pu être recueillis, écrit le théâtre dans un communiqué.

Ces accusations portent sur une période allant de 1995 à 2013, la majorité d’entre elles portant sur des faits qui se seraient produits avant 2009.

L’enquête a également conclu que la « célébrité » de l’acteur américain « et son statut à l’Old Vic avaient pu empêcher les gens, et en particulier les jeunes employés et jeunes comédiens, de sentir qu’ils pouvaient parler ou demander de l’aide ».

« C’est clairement inacceptable et l’Old Vic présente sincèrement ses excuses pour ne pas avoir créé un environnement ou une culture où les gens sentaient qu’ils pouvaient parler librement », regrette le théâtre.

L’Old Vic souligne que ces plaintes n’avaient pas été signalées à l’époque, à l’exception d’une seule, et qu’il « n’a pas été possible de vérifier » leur véracité.

Le théâtre avait été accusé d’avoir fermé les yeux sur les agissements de l’acteur américain.

Dans la foulée des affaires d’agressions sexuelles liées au producteur américain Harvey Weinstein, Kevin Spacey a fait l’objet de multiples accusations de harcèlement et d’agression sexuelle.

La police britannique avait annoncé début novembre enquêter sur une accusation d’agression sexuelle commise en 2008 dans le sud de Londres par un homme, identifié par la télévision Sky News comme étant Kevin Spacey.

Ces différentes accusations ont déjà eu de lourdes conséquences sur la carrière et la réputation de l’acteur américain deux fois oscarisé, débarqué par Netflix de la série « House of Cards ».

Kevin Spacey, 58 ans, va être également remplacé par l’acteur canadien Christopher Plummer dans le prochain film policier de Ridley Scott, « Tout l’argent du monde ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 novembre 2017 14h21)                                            

États-Unis: le producteur Benny Medina accusé d’agression sexuelle présumée

novembre 11, 2017

 

États-Unis : le producteur Benny Medina accusé d'agression sexuelle présumée

L’acteur Jason Dottley (à gauche) accuse le producteur Benny Medina de tentative de viol.@ VINCE BUCCI, DAVID LIVINGSTONE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
L’acteur Jason Dottley accuse le célèbre producteur Benny Medina d’avoir tenté de le violer à Los Angles en 2008, et d’avoir menacé son mari de l’époque.

Un acteur américain a accusé le producteur de musique et de télévision Benny Medina, connu pour être le manager de célébrités comme Jennifer Lopez, d’avoir tenté de le violer il y a neuf ans. Ces accusations, démenties par les avocats de Benny Medina, sont les dernières en date d’un tourbillon d’accusations d’abus sexuels présumés dans le monde du spectacle depuis les révélations début octobre sur le producteur de cinéma Harvey Weinstein.

Il l’a jeté sur un lit et « mis sa langue dans (sa) bouche ».

Jason Dottley, 36 ans, a affirmé que Benny Medina, 59 ans, avait tenté de le violer en décembre 2008 dans sa maison de Los Angeles où il avait été invité avec un ami. Dottley a raconté au magazine The Advocate que Medina l’avait jeté sur un lit et « a mis sa langue dans (sa) bouche », devenant agressif et appuyant fortement sur son cou avec son avant-bras, alors qu’il résistait et l’implorait de s’arrêter. Le retour de l’ami de Dottley, qui était parti nager, a mis fin à l’agression. « Benny Medina dément catégoriquement les allégations de tentative de viol », selon un communiqué au magazine People de ses avocats.

« Pas la première fois ».

Dottley a également assuré que le producteur lui avait envoyé un message après l’agression en le voyant dans la rue avec son mari de l’époque. « C’était quelque chose comme ‘est-ce que c’est lui le mari que je dois faire tuer si je veux t’avoir ?' », a dit l’acteur. Jason Dottley a déclaré à People s’être senti « impuissant » durant et après l’attaque présumée. « Vous n’essayez pas de violer quelqu’un et ensuite le menacer de tuer son mari par texto si vous n’avez absolument aucune crainte en agissant ainsi », a-t-il ajouté, « cela ne pouvait pas être la première fois ».

Benny Medina a notamment travaillé pour Warner Brothers avec Prince, Madonna et Chaka Khan. Sa vie a inspiré la série télévisée Le Prince de Bel-Air. Outre Jennifer Lopez, il a été le manager de Will Smith et Mariah Carey. Il a également travaillé comme producteur pour la télévision et le cinéma.