Posts Tagged ‘action militaire’

RDC : Les Nations unies engagées aux cotés de l’armée au nord de Goma

août 28, 2013

KINSHASA – Les hélicoptères d’attaque et l’artillerie de la force de l’ONU au Congo sont intervenus mercredi contre les rebelles du M23 au nord de la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a annoncé la Mission onusienne, la Monusco.

Selon un communiqué transmis à l’issue d’une conférence de presse de la Monusco, les hélicoptères se sont engagés sur les collines de Kibati alors que l’artillerie de la Brigade d’intervention (de la Monusco) et celle des FARDC (les forces gouvernementales congolaises) entraient en action contre les positions du M23.

Ces combats se déroulent sur les hauteurs de Kibati et au sud du secteur dit des trois tours, à une quinzaine de kilomètres au nord de Goma. La zone est le théâtre de nouveaux affrontements entre le mouvement rebelle et l’armée gouvernementale congolaise depuis une semaine.

Des chars de combat FARDC ont également été mis en contribution pour pilonner les positions du M23, selon le communiqué.

Les tirs qui s’étaient calmés depuis deux jours ont repris mercredi peu avant 08H (06HGMT).

Les Nations unies avaient déjà déclaré avoir engagé leurs Casques bleus aux cotés de l’armée de Kinshasa à la fin de la semaine dernière après que des tirs eurent atteint des faubourgs de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Cet engagement s’était poursuivi après la chute d’autres obus sur la capitale régionale, qui avaient fait deux morts.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco, le représentant spécial des Nations unies au Congo, Martin Kobler a affirmé mercredi que la Monusco combattait aux cotés de l’armée régulière contre les groupes armés qui ont ciblé la ville afin d’éliminer les menaces qui viennent des collines.

L’action militaire n’est pas une solution magique, a-t-il ajouté. Le but est de restaurer l’autorité de l’Etat dans tout le territoire du Congo, a-t-il dit.

Selon lui, une solution durable repose sur l’appui du peuple congolais, du gouvernement congolais et de la communauté internationale. On ne peut garantir la sécurité des populations, a-t-il ajouté, mais on fait tout ce qu’on peut.

La mort de civils le weekend dernier a entrainé des manifestations dans la population de Goma qui reproche à la Monusco son incapacité à la protéger des attaques des rebelles. Deux manifestants ont été tués.

Le contingent urugayen de la Monusco a été accusé par des témoins d’avoir tiré sur la foule pour se protéger mais l’Uruguay a démenti, accusant la police congolaise d’être responsable.

Il n’y a pas de solution militaire à ce conflit, a estimé M. Kobler, appelant à la poursuite des entretiens de Kampala entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle du M23 qui s’était brièvement emparé de Goma en novembre dernier lors d’une offensive.

Ces discussions, actuellement dans l’impasse, n’excluent pas l’utilisation de moyens militaires dans le conflit avec le M23 qui a commencé en mai 2012, a dit M. Kobler,

Romandie.com avec (©AFP / 28 août 2013 17h23)

Syrie: Washington déploie des moyens militaires pour fournir des options à Obama

août 24, 2013

A BORD D’UN AVION MILITAIRE AMERICAIN (Etats-Unis) – Le Pentagone déploie actuellement des moyens militaires afin de fournir des options à Barack Obama si le président américain ordonnait une intervention en Syrie, a déclaré vendredi le secrétaire à la Défense Chuck Hagel.

Si à ce stade aucune action militaire n’est décidée, les responsables militaires américains ont préparé toute une série d’options et mettent en place les moyens pour les mettre en oeuvre le cas échéant, a affirmé M. Hagel à la presse à bord de l’avion qui l’emmène en Malaisie.

Le département de la Défense a la responsabilité de fournir au président toutes les options pour faire face à toutes les éventualités a expliqué le ministre américain, se refusant à toute précision sur les moyens militaires en question.

A Washington, un responsable américain de la Défense a affirmé à l’AFP que la Marine avait ordonné le déploiement d’un destroyer supplémentaire en Méditerranée, portant à quatre le nombre des navires équipés de missiles de croisière Tomahawk.

La VIe flotte américaine, responsable de la Méditerranée, a décidé de laisser sur zone l’USS Mahan, qui devait initialement retourner à son port d’attache de Norfolk sur la côte est américaine et être remplacé par l’USS Ramage, selon ce responsable. Ces deux navires s’ajouteront donc dans les semaines à venir aux destroyers Barry et Gravely.

Trois destroyers croisent habituellement dans les eaux méditerranéennes.

Le président américain s’est dit vendredi profondément inquiet des allégations d’utilisation à grande ampleur d’armes chimiques en Syrie mais a une nouvelle fois mis en garde contre toute nouvelle aventure militaire des Etats-Unis au Moyen-Orient.

Nous voyons des gens qui réclament une action immédiate. (Mais) se précipiter pour faire des choses qui tourneraient mal, nous embourber dans des situations très difficiles, peut nous entraîner dans des interventions très compliquées et coûteuses qui ne feraient qu’alimenter encore le ressentiment dans la région, a argumenté Barack Obama.

Le chef du Pentagone a lui aussi plaidé que ces renforts ne signifiaient en rien qu’une décision d’intervention avait été prise contre le régime de Bachar al-Assad.

Lors d’une étape à Hawaï au début d’une nouvelle tournée en Asie, Chuck Hagel a affirmé jeudi qu’il attendait des agences de renseignement américaines qu’elles évaluent rapidement si le gouvernement syrien avait fait usage d’armes chimiques dans la banlieue de Damas comme l’affirment les rebelles.

Il a également fait état de la nécessité pour Washington de se coordonner avec ses alliés.

Le plus haut gradé américain et principal conseiller militaire du président, le général Martin Dempsey, est lui aussi très réticent à l’idée d’une intervention américaine en Syrie car elle ne déboucherait pas selon lui à une situation favorable aux Etats-Unis.

Le mois dernier, le général Dempsey a présenté au président de la commission de la Défense du Sénat toute une série de scénarios militaires, notamment l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne ou une opération destinée à neutraliser les nombreux sites d’armes chimiques syriennes.

Pour chacun d’eux, il a insisté sur le coût financier et humain de l’opération.

L’un des scénarios présentés consiste en des frappes se limitant à des missiles de croisière pour ne pas mettre en danger les chasseurs et bombardiers face aux denses défenses anti-aériennes du régime.

Au premier jour du conflit en Libye, des navires et sous-marins américains, ainsi qu’un sous-marin britannique avaient lancé une première vague d’environ 110 missiles Tomahawk sur la Libye, essentiellement dirigées contre des sites anti-aériens.

Romandie.com avec (©AFP / 24 août 2013 04h47

Hollande, chef de guerre, récompensé pour la paix au Mali

juin 5, 2013
Hollande, chef de guerre, récompensé pour la paix au Mali Hollande, chef de guerre, récompensé pour la paix au Mali © AFP

François Hollande reçoit mercredi à Paris le Prix de l’Unesco pour la paix en présence des principaux dirigeants ouest-africains, venus lui rendre hommage pour son action militaire au Mali, au moment où la tension remonte dans le nord du pays.

Cinq mois après le déclenchement de l’opération Serval, le 11 janvier, neuf chefs d’Etat et de gouvernement africains, au premier rang desquels le Malien Dioncounda Traoré, viendront dire leur gratitude au président français, récompensé « pour sa contribution considérable à la paix et à la stabilité en Afrique ».

« Si la France n’était pas intervenue, où en serions-nous? Dieu seul le sait. On ne le dira jamais assez: merci, merci, merci à la France », a déclaré à l’AFP l’ex-président de l’Union africaine (UA), le Béninois Thomas Boni Yayi, donnant le ton de la cérémonie.

Pourtant, si l’intervention française, soutenue par des troupes africaines, a mis fin à l’occupation du nord du Mali par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, la région n’en a pas pour autant été stabilisée.

Au Mali, la tension est à nouveau vive entre Bamako et la rébellion touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) accusé d’exactions à l’encontre des populations noires dans son fief de Kidal (nord-est), où est présente l’armée française depuis fin janvier.

Mardi, l’armée malienne a annoncé faire route sur la ville, au risque d’une confrontation avec les rebelles touareg qui refusent l’autorité de Bamako, compromettant la tenue de la présidentielle du 28 juillet.

Et pour la première fois de son histoire, le Niger, pays frontalier du Mali, a été la cible le 23 mai de deux attentats-suicide, revendiqués par des jihadistes chassés du Mali par l’intervention française.

Déjeuner au sommet

La stabilisation du Sahel sera au centre d’un déjeuner entre François Hollande et ses partenaires africains à l’Elysée, avant la cérémonie à l’Unesco. « L’un des thèmes principaux de discussion sera la paix et la sécurité en Afrique, en particulier dans la zone sahélienne, dans la perspective du sommet sur l’Afrique organisé à Paris les 6 et 7 décembre », a-t-on indiqué à l’Elysée.

« Pour cette sécurité en Afrique, les chefs d’Etat parleront du renforcement de la coopération régionale, du contrôle des frontières ». « Ils évoqueront aussi la proposition de créer une force de réaction rapide africaine. Cette proposition, faite lors du dernier sommet de l’UA à Addis Abeba, mérite d’être soutenue par la communauté internationale », dit-on à l’Elysée.

Parmi les chefs d’Etat présents, le président ivoirien de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) Alassane Ouattara, le Tchadien Idriss Déby, dont les troupes ont combattu avec les forces françaises au Mali, mais aussi le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et le Burkinabé Blaise Compaoré, médiateur auprès des Touareg.

Dans son discours à l’Unesco, le président français devrait de nouveau insister sur la nécessité pour les Africains de prendre en charge leur propre sécurité. François Hollande soulignera qu’il « n’y a pas de développement sans sécurité et pas de sécurité sans développement », selon son entourage.

Créé en 1989 par l’Unesco, le Prix Félix Houphouët-Boigny (du nom de l’ex ex-président ivoirien) pour la recherche de la paix est doté d’un prix de 150. 000 dollars. Le président Hollande le reversera à la branche malienne du Réseau Paix et Sécurité des femmmes de l’espace Cédéao (REPSECO) et à l’association Solidarité défense qui vient en aide aux soldats français blessés et aux familles endeuillées.

Par le passé, le Prix a notamment récompensé Nelson Mandela et Frederik De Klerk (1991), Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat (1994) et plus récemment l’organisation argentine « Les grands-mères de la place de mai » (2010).

Jeuneafrique.com avec AFP