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États-Unis: George Bush père, accusé d’attouchement sexuel, s’excuse

octobre 25, 2017

George Bush père : l'ancien président accusé d'attouchements sexuels par une actrice © LM Otero/AP/SIPA & Vito Amati/NEWSCOM/SIPA
George Bush père : l’ancien président accusé d’attouchements sexuels par une actrice © LM Otero/AP/SIPA & Vito Amati/NEWSCOM/SIPA

 

Washington – L’ancien président américain George Bush père a présenté mercredi des excuses après qu’une actrice l’a accusé de l’avoir « agressée sexuellement » en la « touchant par derrière » lors d’une projection il y a quatre ans.

L’incident s’est produit pendant la promotion de la série télévisée « Turn: Washington’s Spies », selon l’actrice Heather Lind, qui a raconté sa version dans un message publié sur Instagram, puis supprimé depuis. Mais plusieurs médias en avaient fait une capture d’écran.

L’actrice de 34 ans y expliquait avoir décidé de sortir du silence en voyant l’ancien président, âgé de 93 ans et en fauteuil roulant depuis des années, apparaître sur scène samedi lors d’un concert caritatif en faveur des victimes des ouragans ayant ravagé le sud des Etats-Unis et les Caraïbes.

« Quand j’ai eu la chance de rencontrer le président George H.W. Bush il y a quatre ans pour la promotion d’une série télévisée, il m’a agressée sexuellement alors que je posais pour une photo », a-t-elle écrit.

« Il ne m’a pas serré la main. Il m’a touchée par derrière depuis sa chaise roulante alors que sa femme Barbara Bush se trouvait à ses côtés. Il m’a raconté une blague obscène », a-t-elle poursuivi, précisant que lors d’une autre séance de photos, le 41e président des Etats-Unis avait refait le même geste.

L’ancien président « est confiné dans sa chaise roulante depuis près de cinq ans, donc son bras arrive en bas de la taille des personnes avec qui il prend des photos », a justifié son porte-parole dans un communiqué. « Pour mettre les gens à l’aise, le président raconte systématiquement la même blague, et à l’occasion, il a tapoté les derrières de femmes d’une façon qu’il voulait aimable », ajoute le communiqué.

« Certains ont vu (ce geste) comme innocent ; d’autres l’ont clairement considéré comme inapproprié. Le président Bush s’excuse très sincèrement auprès de quiconque ayant été offensé ».

Quelques heures plus tôt, dans un communiqué envoyé au Daily Mail et au New York Daily News, le porte-parole de George H.W. Bush s’était adressé directement à l’actrice qui l’avait incriminé, assurant que l’ancien président s’excusait « très sincèrement si sa tentative d’humour (avait) blessé Mme Lind ».

Ces accusations interviennent dans le sillage de l’affaire Harvey Weinstein, qui pousse de nombreuses femmes d’horizons divers à dénoncer ouvertement des agressions sexuelles commises par des hommes de pouvoir et jusqu’ici passées sous silence. Le producteur hollywoodien est accusé par une cinquantaine de femmes de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles voire de viols.

Romandie.com avec(©AFP / 26 octobre 2017 03h52)                                            

France: mort de l’actrice Mireille Darc

août 28, 2017

Paris – L’actrice française Mireille Darc est décédée à l’âge de 79 ans dans la nuit de dimanche à lundi, à son domicile parisien, avec Alain Delon à son chevet, a-t-on appris auprès de l’agent de la comédienne.

« Mireille Darc est partie cette nuit, chez elle à Paris. Elle a été très entourée jusqu’au bout par ses proches dont son époux et aussi Alain Delon, présent jusqu’à la fin », a dit lundi à l’AFP Annabel Karouby, son agent.

L’actrice emblématique des années 1960 et 1970 avait tourné dans une cinquantaine de longs métrages pour le cinéma, dont treize avec le réalisateur Georges Lautner.

Celle qui fut la compagne d’Alain Delon pendant quinze ans avait connu une traversée du désert dans les années 1980, après de graves ennuis de santé.

Atteinte depuis l’enfance d’un souffle au coeur, elle avait subi en 1980 une opération à coeur ouvert, avant d’être de nouveau opérée en 2013.

Elle avait été hospitalisée fin 2016 après deux hémorragies cérébrales.

Délaissée par le cinéma, Mireille Darc était revenue dans les années 1990 sur le devant de la scène par la télévision, renouant avec la popularité dans des rôles de femme décidée et indépendante dans plusieurs séries.

Elle avait aussi réalisé plusieurs documentaires sociétaux.

Elle était mariée depuis 2002 à l’architecte Pascal Desprez.

Son décès suscitait lundi de nombreuses réactions.

« Une grande figure du cinéma français nous quitte. Mireille Darc était une actrice de talent, une femme de courage et d’engagement », a tweeté la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

L’ancien président du Festival de Cannes Gilles Jacob a lui aussi réagi sur Twitter: « Longue/mince/belle/frangée de blond/l’oeil rieur elle a incarné la liberté de la femme dans toute sa splendeur. Le chic français. Chère Mireille! »

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2017 10h58)                                            

Jeanne Moreau est morte à l’âge de 89 ans

juillet 31, 2017

 

L’actrice, à la beauté sensuelle et à l’inimitable voix grave, qui a fasciné les plus grands réalisateurs, a été retrouvée morte à son domicile parisien.

La comédienne, chanteuse, actrice et réalisatrice Jeanne Moreau est morte lundi 31 juillet à l’âge de 89 ans, a annoncé son agent à l’Agence France-Presse lundi. L’actrice à la beauté sensuelle et à l’inimitable voix grave, qui a fasciné les plus grands réalisateurs au cours d’une carrière de soixante-cinq ans, a été retrouvée morte à son domicile parisien, a précisé Jeanne d’Hauteserre, maire du 8e arrondissement. Elle a été retrouvée par sa femme de ménage tôt lundi matin, selon plusieurs sources.

Née le 23 janvier 1928 à Paris d’un père restaurateur et d’une mère danseuse anglaise, l’inoubliable interprète de la chanson Tourbillon dans Jules et Jim, de François Truffaut, a tourné dans plus de 130 films. Le président Emmanuel Macron a rendu hommage à « une artiste qui incarnait le cinéma dans sa complexité, sa mémoire, son exigence ».

« Il est des personnalités qui à elles seules semblent résumer leur art. Jeanne Moreau fut de celles-ci. (…) Sa force fut de n’être jamais où on l’attendait, sachant s’échapper des catégories où trop vite on aurait voulu la ranger. Telle était sa liberté, constamment revendiquée, mise au service de causes auxquelles elle croyait, en femme de gauche ardente, toujours rebelle à l’ordre établi comme à la routine. »

Lire aussi :   Mort de Jeanne Moreau, grande comédienne et personnalité insoumise

« Dans une société corsetée, elle aura montré à toute une génération de femmes le chemin de l’émancipation et de l’affranchissement, a rappelé l’ancien ministre de la culture Jack Lang. Envoûtante et inoubliable, Jeanne Moreau nous entraînera toujours dans le tourbillon de la vie pour nous émouvoir et nous émerveiller inlassablement. »

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a rendu hommage à une actrice dont le talent « a marqué la culture européenne » et dont le travail a « toujours reflété les valeurs de l’Union ». « Jeanne Moreau a marqué avec son talent la culture européenne et son art continuera à charmer et à enchanter tous les publics bien après sa disparition », a-t-il affirmé dans un communiqué.

Le monde de la culture lui a également rendu hommage. Brigitte Bardot a salué la « personnalité hors du commun » de l’actrice, avec qui elle avait partagé l’affiche dans Viva Maria en 1965. « J’ai beaucoup de chagrin. Jeanne était avant tout une femme belle, intelligente, séduisante, avec une voix et une personnalité hors du commun, qui ont fait d’elle une actrice aux multiples facettes », a-t-elle souligné dans un communiqué.

« Jeanne Moreau a eu une vie extraordinaire. Je crois que tout le monde l’aimait. Je garde le souvenir d’une femme libre, d’une femme très libre (…) », a pour sa part dit l’acteur et réalisateur Jean-Pierre Mocky sur RTL.

Panthéon filmique

Jeanne Moreau passe une partie de son enfance à Vichy, avant de revenir s’établir avec sa famille à Paris, où elle achève ses études secondaires. A l’adolescence, elle se prend de passion pour le théâtre. A 19 ans, après le Conservatoire, elle fait ses débuts à la Comédie-Française, qui représente pour elle « la discipline, l’exactitude ». Un choix que désapprouve son père, qui la jette dehors.

Un antagonisme profond la sépare de son père, « un homme élevé par des parents du XIXe siècle » qui supportait également mal que sa femme lui échappe. « Ça m’a rendue enragée de voir comment une femme pouvait se laisser malmener », confiait-elle. Son goût pour la lecture lui vient de son oncle, « un homme extraverti » qui lui donnait des livres« ce qui était interdit, j’ai toujours lu en cachette » –, et lui payait des cours de danse. « J’ai découvert la sexualité sur le tard, à travers les livres et parce qu’on a vécu dans un hôtel de passe à Montmartre » à Paris, s’amusait cette grande séductrice.

Lire aussi :   Jeanne Moreau au théâtre, l’essence d’une comédienne exigeante

C’est sur les planches qu’elle fait ses premiers pas – elle jouera dans une soixantaine de pièces tout au long de sa carrière. En 1946, elle rentre comme auditrice au Français. Elle se fait remarquer quelques années plus tard alors qu’elle joue le rôle d’une prostituée dans la pièce d’André Gide Les Caves du Vatican, mise en scène par Jean Meyer en 1950.

Un an plus tôt, elle entame une carrière au cinéma, avec Dernier amour, de Jean Stelli, sorti en 1949. La même année, Jeanne Moreau se marie avec l’acteur et réalisateur Jean-Louis Richard et donne naissance à leur fils, Jérôme, avant de divorcer en 1951. Plus tard, son ex-époux devient le coscénariste attitré de François Truffaut, sous la direction duquel Jeanne Moreau tournera, en 1962, Jules et Jim, l’histoire d’un triangle amoureux tragique. Elle y chante Le Tourbillon de la vie et incarne une amoureuse affranchie, emblématique des héroïnes modernes qu’elle va régulièrement camper pour le cinéma.

Mais c’est avant sa rencontre avec le réalisateur des Quatre cents coups qu’elle joue un rôle décisif pour sa carrière, celui d’une amante complice du meurtre de son mari, dans Ascenseur pour l’échafaud, de Louis Malle, sorti en 1957.

Les années 1960 sont fastes et assoient son statut de star internationale. Elle tourne Le Procès (1962), sous la direction d’Orson Welles, avec qui elle tournera de nombreux films, dont Une histoire immortelle. Fidèle à ses metteurs en scène, à qui elle a apporté sa confiance avant qu’ils n’entrent au panthéon des cinéastes, elle retrouve Louis Malle pour Les Amants (1958), Le Feu follet (1963) et Viva Maria ! (1965). Arborant une chevelure blond platine, elle se transforme pour les besoins du film de Jacques Demy La Baie des Anges (1963), où elle incarne une flambeuse doublée d’une femme fatale.

Tout au long de sa carrière, elle s’entoure des plus grands réalisateurs, comme Buñuel, dans Journal d’une femme de chambre, Antonioni dans La Notte, Losey dans Eva ou, plus tard, Wenders dans Jusqu’au bout du monde. En 1974, elle donne la réplique à Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, dans Les Valseuses, de Bertrand Blier. Le film fait scandale.

Multiples récompenses

Deux ans plus tard, elle passe à la réalisation, avec Lumière, un film sur l’amitié féminine dans lequel elle se met en scène au côté, notamment, de Lucia Bosé, sa partenaire dans Nathalie Granger. Dans ses autres films et documentaires, elle rend hommage aux actrices de son époque.

En 1992, elle reçoit le César de la meilleure actrice pour La vieille qui marchait dans la mer, un film réalisé par Laurent Heynemann. Lauréate du prix d’interprétation féminine 1960 à Cannes pour Moderato cantabile de Peter Brook, elle fut la seule comédienne à avoir présidé deux fois le jury de ce festival, en 1975 et 1995. Elle y a aussi été plusieurs fois maîtresse de cérémonie. En 1998, elle obtient un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, ainsi qu’un César d’honneur en 1995. Plus de dix ans plus tard, elle reçoit un « Super César d’honneur » lors des César 2008.

A la veille de ses 80 ans, elle reconnaissait avoir vécu dans son métier des moments de passion qu’elle n’avait pas vécus dans sa vie. « On dit toujours qu’en vieillissant les gens deviennent plus renfermés sur eux-mêmes, plus durs. Moi, plus le temps passe, plus ma peau devient fine, fine… Je ressens tout, je vois tout », notait-elle avec son phrasé inimitable.

Lemonde.fr

France/Cent ans le 1er mai: Danielle Darrieux, la légende d’un siècle

avril 30, 2017

Danielle Darrieux, sur scène en 20003. Ce 1er mai, l'actrice française fête ses 100 ans.

Danielle Darrieux, sur scène en 20003. Ce 1er mai, l’actrice française fête ses 100 ans. Crédits photo : ERIC FEFERBERG/AFP

Lundi, la plus ravissante, la plus émouvante, la plus spirituelle des comédiennes françaises fête son centième anniversaire. Que dire d’une femme éblouissante qui a débuté à 14 ans et peut s’enorgueillir d’une carrière de plus de quatre-vingt ans ? Que dire ? Sinon, lui souhaiter un très bel anniversaire !

Il faudrait être Ronsard et Mallarmé et composer un poème tout en cristal et en légèreté. Il faudrait s’élever très loin dans le ciel pour être à la hauteur de cette femme merveilleuse au sourire toujours radieux qui s’est toujours amusée d’être née le jour où l’on offre du muguet, le 1er mai 1917.

Danielle Darrieux. L’ovale parfait d’un visage, des lèvres charnues et finement ourlées -elle fut boudeuse avant Bardot- un nez droit et fin, des yeux délicatement dessinés sous des sourcils parfaits, un front haut, des cheveux chatains, une voix mélodieuse et ferme. Un rire unique, clair et musical. Et ce sourire, toujours, éclatant, fraternel. Une perfection de beauté classique pimentée d’une espièglerie jamais éteinte. Une beauté accomplie, mais jamais froide.

Pourtant, et c’est l’un des traits les plus impressionnants de la personnalité de cette artiste exceptionnelle, par-delà les fins sourires, les grands rires, les éclats de rire, la joie de vivre apparente, on ne sait quelle gravité a toujours palpité au plus secret de son coeur. Henri Decoin, Max Ophüls, Paul Vecchiali ou Anne Fontaine, pour ne citer ici que quatre cinéastes l’ont parfaitement compris qui savaient que, par-delà la grâce, la vitalité, le bonheur qu’elle dispense de rôle en rôle, il y a, parfois, le voile d’angoisse d’un être qui aura glissé sur les ailes du temps, sans jamais peser. Sans jamais faire reproche à qui que ce soit des blessures infligées -et elle en a reçues, très injustes parfois.

Darrieux joue, Darrieux danse, Darrieux chante. Darrieux illumine les films, les pièces, dans lesquelles elle incarne de très jolies évaporées comme des femmes graves, douloureuses, amoureuses, criminelles. Darrieux est miraculeuse et libre. La petite bordelaise a été très bien élevée et vécu dans un univers où la musique comptait plus que tout. Son père, ophtalmologiste, est mort alors que la petite fille n’avait que sept ans. L’âge de raison, l’âge du chagrin. À Paris, elle étudie le violoncelle et le piano. Le hasard la conduit aux Studios d’Epinay où l’on recherche une jeune adolescente. Elle a quatorze ans. Elle tourne Le Bal avec Wilhelm Thiele. On est en 1931. Elle n’arrêtera plus jusqu’à Pièce montée en 2010 sous la direction de Denys Granier-Deferre pour le cinéma et C’est toi, c’est tout de Jacques Santamaria, pour la télévision.

Cette même année Henry-Jean Servat et Pierrick Bequet tournent un film document exceptionnel, Les Trois glorieuses et réunit Michèle Morgan, Micheline Presle, Danielle Darrieux.

Darrieux, cheveux blancs mi-longs, regard pétillant, sourire ravageur, dans la «splendeur de l’âge», comme disait Duras, est la féminité même. Elle est sexy. Elle a 93 ans alors. Elle irradie. Elle réchauffe. Elle fait rire. Elle est naturelle, directe, simple. Et pas simple du tout! Cette grande dame là, cette fée, cette gamine, cette femme fatale, cette coquine, cette légende, cette star, fête donc ses cent ans lundi. Jean-Claude Brialy n’est plus là qui aimait tant la célébrer et concoctait des soirées brillantissimes dans son théâtre des Bouffes Parisiens pour célébrer la merveilleuse qui accueillait hommage et compliments avec un étonnement jamais feint.

Audrey Hepburn, son alter ego

Que dire d’une carrière si longue, si contrastée, si audacieuse aussi? Que dire qui n’appauvrisse pas ce parcours, qui n’assèche pas les eaux cascadantes d’un trajet hors norme? Où qu’on la saisisse elle est séduisante, bouleversante, inattendue, puissante. Danielle Darrieux n’appartient à aucune école, à aucune mode. Elle est Darrieux.

S’il ne fallait retenir qu’un épisode ou deux dans cette vie incroyable, ce serait, en 1932-33, le tournage, sous la direction d’un jeune scénariste de 26 ans, issu d’une grande famille juive autrichienne et qui fuit el’Allemagne nazie, d’un film intitulé Mauvaise graine. Le jeune homme s’est arrêté à Paris sur la route des États-Unis. Le film est tourné à Marseille et sort en 1933. Il est signé Billy Wilder….

Le deuxième épisode serait celui d’une rencontre avec une femme qu’elle admire profondément. En 1970, Danielle Darrieux joue, chante, danse à Broadway . Elle est Coco Chanel dans Coco. Les producteurs ont pensé à Darrieux, star internationale pour reprendre le rôle que Katherine Hepburn a tenu sept mois durant. Darrieux connaît l’Amérique. Elle a séduit Hollywood dès les années trente -un contrat de sept ans avec Universal, qu’elle rompra. Elle est revenue y tourner dans les années cinquante. La voici à Broadway. Hepburn lui passe le flambeau. Darrieux rencontre un alter ego en la personne de Katherine. Elles se reconnaissent, s’entendent. Danielle Darrieux sur Broadway. «Hepburn, c’est mon modèle, mon idole» dit-elle souvent. La critique new yorkaise, l’une des plus vachardes du monde, manque de superlatifs et le public est au rendez-vous. Magistral.

Que dire de plus! Bon anniversaire! Bel anniversaire!

Lefigaro.fr par Armelle Heliot

Décès d’Emmanuelle Riva, actrice française audacieuse et libre

janvier 28, 2017

Paris – L’actrice française Emmanuelle Riva, célèbre pour ses rôles dans « Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais et « Amour » de l’Autrichien Michael Haneke, s’est éteinte vendredi à l’âge de 89 ans après un long combat contre le cancer.

La comédienne est morte vendredi à Paris « des suites d’une longue maladie », selon cet entourage, confirmant une information du journal Le Monde.

« Jusqu’au bout, elle a été active », a souligné son agent Anne Alvares Correa. L’automne dernier, l’actrice avait ainsi donné une lecture à la Villa Médicis, prestigieuse institution artistique française à Rome, a-t-elle rappelé.

Emmanuelle Riva avait aussi tourné assez récemment dans un film, « Paris Pieds nus » de Fiona Gordon et Dominique Abel, qui doit sortir en mars sur les écrans. Elle avait aussi participé à un film islandais qui n’est pas encore sorti.

« Emmanuelle Riva a profondément marqué le cinéma français qu’il s’agisse, avec +Hiroshima mon amour+ (…) d’invoquer une mémoire blessée ou, avec +Amour+ (…) d’évoquer la fin de la vie », a réagi le président François Hollande dans un communiqué.

« Au cinéma comme au théâtre, sa carrière est attachée à la naissance de nouvelles écritures dont celles de Marguerite Duras et de Jean-Pierre Melville. Elle créait une émotion intense dans tous les rôles qu’elle interprétait », a relevé M. Hollande.

Visage harmonieux, silhouette élancée, Emmanuelle Riva captivait par sa voix et sa diction.

« Emmanuelle Riva était une femme bouleversante, une artiste à l’exigence rare. C’est une voix inoubliable qui s’en va. Une voix habitée par l’amour des mots et de la poésie », a pour sa part déclaré Frédérique Bredin, présidente du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

Dans « Hiroshima mon amour » (1959) où elle interprète une actrice française éprise d’un architecte japonais après la Seconde Guerre mondiale, « sa voix s’emparait du texte de Marguerite Duras », a déclaré à l’AFP Gilles Jacob, ancien président du Festival international de Cannes. « Elle en faisait une chose unique, comme une espèce de cantate religieuse ».

« La voix d’Emmanuelle Riva disant +tu me tues, tu me fais du bien+ dans ce film est inoubliable », a-t-il ajouté.

Emmanuelle Riva avait reçu en 2013 le César (les « Oscars français ») de la meilleur actrice pour le film « Amour », qui avait permis sa redécouverte par le grand public.

Romandie.com avec(©AFP / 28 janvier 2017 15h57)             

Décès de Claude Gensac : les célé­bri­tés rendent hommage à “la biche“ du cinéma français

décembre 29, 2016

 

“Elle a conservé tout au long de sa vie son sens du jeu et de l’ironie.“

Décès de Claude Gensac : les célé­bri­tés rendent hommage à “la biche“ du cinéma français

 

Nombreuses ont été aussi les person­na­li­tés à hono­rer, sur Twit­ter, la mémoire de Claude Gensac. Cette “figure souriante du cinéma français“, décé­dée dans son sommeil, dans la nuit de lundi 26 à mardi 27 décembre.

 

La biche“ du cinéma français n’est plus. Claude Gensac est décé­dée mardi 27 décembre, à 89 ans. Elle qui avait été dix fois l’épouse de Louis de Funès à l’écran avait joué dans plus d’une centaine de films. En 2013, on l’aper­ce­vait encore dans Elle s’en va, d’Emma­nuelle Bercot, ou dans Lulu femme nue de Solveig Anspach, ce qui lui a même valu d’être nommée au César de la meilleure actrice dans le second rôle, à 88 ans.

Connue pour son rôle de José­pha, la femme de Ludo­vic Cruchot (Louis de Funès) dans la série Les Gendarmes, Claude Gensac avait égale­ment fait carrière au théâtre. La nouvelle de sa mort a rapi­de­ment fait le tour de la Toile. Sur les réseaux sociaux, ils ont été des milliers à lui rendre hommage. Pour les twit­tos, l’ac­trice est “une puis­sante évoca­tion de leur enfance“.

Nombreuses ont été aussi les person­na­li­tés à hono­rer sa mémoire, à commen­cer par le président de la Répu­blique François Hollande. Avec elle “dispa­raît une figure souriante du cinéma français“, est-il écrit dans un commu­niqué de l’Elysée. “Connue de tous les Français pour avoir incarné à l’écran l’épouse de Louis de Funès dans la série les gendarmes, elle a conservé tout au long de sa vie son sens du jeu et de l’ironie“, pour­suit le texte.

Invité de RTL Matin ce mercredi 28 décembre, le comé­dien Jean-Pierre Castaldi qui lui a donné la réplique au théâtre a évoqué “une femme très exigeante, très très drôle, pince-sans-rire, gour­mande, (…) et folle­ment amou­reuse de son métier. C’est une grande dame qui nous a quit­tés. C’est un gros gros chagrin“, a-t-il ajouté.

 L’humo­riste Vincent Dedienne a égale­ment fait part de sa tris­tesse : “Je pleure douce­ment Claude Gensac, qui brillait bien fort dans ma constel­la­tion d’enfance… elle était trop jolie.“ Un message qui a ensuite été partagé par Sonia Rolland notam­ment.

Autre person­na­lité à saluer le talent de l’actrice française, la comé­dienne Véro­nique Genest. L’in­ter­prète de Julie Lescaut a rendu hommage dans un tweet à  alias Julie notre grande Claude Gensac, ainsi qu’à “notre bien aimée Leia, repar­tie dans les étoiles“.

Un autre comé­dien, Laurent Kéru­soré, connu pour son rôle dans la série Plus Belle la Vie, a égale­ment salué la mémoire de la comé­dienne. “Adieu ma biche ! Claude Gensac nous quitte. Une partie de mon enfan­ce…“ se désole-t-il, toujours sur twit­ter.

À noter qu’en souve­nir de “Madame la Colo­nelle“, future épouse du maré­chal des logis Cruchot, dans Le Gendarme de Saint-Tropez, les forces de l’ordre ont levé le chapeau. Ce “coup de képi“ a été posté sur le compte offi­ciel Twit­ter de la Gendar­me­rie natio­nale. 

Lexpress.fr par Mathieu BonisMathieu Bonis

États-Unis: Debbie Reynolds s’éteint un jour après sa fille

décembre 29, 2016

Debbie Reynolds et sa fille Carrie Fisher, en... (Archives AP, Chris Pizzello)

Debbie Reynolds et sa fille Carrie Fisher, en 2011 Archives AP, Chris Pizzello

L’actrice américaine Debbie Reynolds, 84 ans, a succombé à une attaque mercredi, quelques heures seulement après le décès mardi de sa fille, Carrie Fisher, la célèbre princesse Leia de Star Wars, des suites d’une crise cardiaque.

Le décès a été annoncé par le site people TMZ, auteur de plusieurs scoops ces dernières années.

Les services d’urgence ont été appelés peu après 13h (heure locale) au domicile du fils de Debbie Reynolds, Todd Fisher.

Un porte-parole des pompiers de Los Angeles avait indiqué à l’AFP avoir porté secours à une «patiente adulte se trouvant dans un état bon et grave», sans confirmer qu’il s’agissait bien de Debbie Reynolds.

Les pompiers ont ensuite transporté la patiente jusqu’à l’hôpital Cedars-Sinai de la métropole californienne, selon la même source.

TMZ a indiqué, sans surprise, que l’actrice avait été bouleversée par le décès de sa fille Carrie Fisher, la veille, à seulement 60 ans.

Debbie Reynolds avait posté sur Facebook un bref message mardi. «Merci à tous ceux qui ont su embrasser les dons et les talents de ma fille géniale et adorée. Je vous suis reconnaissante pour vos pensées et vos prières qui vont désormais la guider vers sa prochaine étape», signé: «la maman de Carrie».

Citant des sources familiales anonymes, TMZ assure que Debbie Reynolds s’était rendue au domicile de son fils pour discuter de l’enterrement de Carrie Fisher.

Avec ce double décès, 2016 s’affirme encore davantage comme une année noire pour les artistes, marquée, notamment par la mort des chanteurs David Bowie, Prince, Leonard Cohen et George Michael.

«Elle voulait être avec Carrie», a déclaré Todd Fisher au site du magazine Variety.

Un film qui marque une carrière

En quelques heures, mère et fille, qui avaient entretenu toute leur vie une relation complexe destructurée par le show-business, se sont suivies.

Un documentaire sur leurs rapports, Bright Lights: Starring Carrie Fisher and Debbie Reynolds a été projeté lors du dernier festival de Cannes et doit être diffusé en mars sur la chaîne américaine HBO.

Si Carrie Fisher incarnait l’un des personnages phares du cinéma moderne, Debbie Reynolds était, elle, l’une des dernières images vivantes de l’âge d’or d’Hollywood.

Elle a à peine 20 ans, en avril 1952, lorsque sort ce qui reste sans doute, à ce jour, la comédie musicale la plus connue de l’histoire du cinéma.

Le monde y découvre une boule d’énergie de 1,57 m, aux cheveux courts et aux yeux verts, qui interprète Kathy Selden, une jeune femme indépendante aux multiples talents.

Ce sera le rôle de sa vie.

«Le personnage me ressemblait beaucoup à l’époque», disait-elle dans un entretien à l’American film institue (AFI).

«Je n’avais pas peur. J’ai foncé», se souvenait-elle. «Je n’avais jamais dansé. Donc danser avec Gene Kelly et Donald O’Connor en trois mois de préparation, tout le monde aurait dû renoncer. Mais je me suis dit: allons-y.»

Née le 1er avril 1932 à El Paso, Mary Frances Reynolds, de son vrai nom, avait déjà été repérée, à 16 ans, par le grand studio MGM après avoir remporté un concours de beauté en Californie.

Après Chantons sous la pluie, elle tournera dans plusieurs comédies musicales, dont La reine du Colorado, qui lui vaudra une nomination aux Oscars en 1965.

En 1955, elle épouse le chanteur et acteur à succès Eddie Fisher, avec lequel elle aura ses deux enfants, Carrie et Todd.

Mais le couple divorcera dès 1959, désintégré par la liaison d’Eddie Fisher avec l’actrice Elizabeth Taylor, qui était la meilleure amie de Debbie Reynolds.

Suivront deux autres mariages, également conclus par des divorces. Au passage, son deuxième mari, Harry Karl, dilapidera l’essentiel de la fortune de sa femme.

Debbie Reynolds plaisantait régulièrement sur sa malchance en amour.

Pour subvenir aux besoins de ses enfants, l’actrice se produira ensuite à Las Vegas, où elle aura même son propre casino.

La suite de sa carrière au cinéma deviendra anecdotique dès les années 70, mais elle continuait à faire des apparitions régulières à la télévision, notamment dans la série Will et Grace.

Lapresse.ca

Claude Lelouch, Frédéric Mitterrand… Leurs hommages à Michèle Morgan

décembre 20, 2016

Michèle Morgan est décédée ce mardi 20 décembre.

Michèle Morgan est décédée ce mardi 20 décembre. Crédits photo : Rue des Archives

RÉACTIONS – La légendaire actrice de Quai des brumes est morte ce mardi 20 décembre à l’âge de 96 ans. Son décès a suscité de bouleversantes déclarations dans le monde de la culture et du cinéma. Sans oublier celles de nombreux anonymes sur les réseaux sociaux.

Le cinéma français perd aujourd’hui l’une de ses plus belles étoiles. La comédienne Michèle Morgan, l’une des plus grandes actrices françaises du XXe siècle, connue des cinéphiles comme «les plus beaux yeux» du cinéma français, est décédée mardi à l’âge de 96 ans: «Dans sa 97ème année, les plus beaux yeux du cinéma se sont fermés définitivement ce matin, le mardi 20 décembre», a annoncé sa famille dans un communiqué.

Un service religieux sera célébré vendredi à Neuilly-sur-Seine, près de Paris a précisé sa famille. L’inhumation aura lieu ensuite dans la capitale.

Véritable star, elle a été la première actrice à avoir remporté le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes en 1946 pour La symphonie pastorale de Jean Delannoy, adaptation du roman du même nom d’André Gide.

Michèle Morgan «était celle qu’on avait tous envie d’avoir dans nos bras», a déclaré à l’AFP Claude Lelouch qui l’a dirigée en 1975 dans Le Chat et la souris. «Pendant plus de cinquante ans, Michèle Morgan a été l’actrice française la plus importante. Elle restera la star de l’avant-guerre, de la guerre et de l’après-guerre. Dans le monde entier, Michèle Morgan a été l’image de la France», a ajouté le cinéaste «très peiné» par cette disparition.

Frédéric Mitterrand raconte au micro de RTL: «Elle était exquise… C’était un être absolument exquis… Elle était une image familière de notre vie et de notre culture … On sentait quand on la voyait à l’écran, toute l’humanité. Il y avait avec elle tout ce qu’on aime au cinéma c’est-à-dire le rêve, l’élégance, la générosité… Aujourd’hui on est tous un peu orphelin.»

Son metteur en scène Bernard Murat pleure, lui, une amie. «Pour moi, c’était une femme qui était devenue une amie dans le travail et j’étais ami aussi avec Gérard Oury. Et voilà, nous sommes très tristes parce que c’est une légende qui disparaît. Ce n’est pas simplement une personne humaine, charmante, délicieuse, généreuse, attentive aux autres. C’était quelqu’un qui représente vraiment l’art du cinéma pour les acteurs dans sa plus belle acception», déclare-t-il à RTL. Pour Gilles Jacob, ancien délégué général du Festival de Cannes, il s’agissait ni plus ni moins «d’une légende».

Alain Terzian, l’actuel patron de l’Académie des Césars, rend lui aussi un hommage appuyé. «Aujourd’hui on a le cœur qui saigne. Les plus beaux yeux du cinéma de français se sont éteints et Jean Gabin s’en rappelle encore en nous, le disant de là-haut ‘‘t’as de beaux yeux tu sais »», affirme-t-il à RTL.

Côté écrivains, Tatiana de Rosnay rend hommage à sa fameuse scène avec Jean Gabin:

Une immense actrice, qui a laissé une trace considérable dans le cinéma français du XXe siècle. Sur les réseaux sociaux, les hommages se multiplient, tant de la part de personnalités politiques que d’anonymes pour honorer «le plus beau regard du cinéma français».

Alain Juppé a posté une publication en l’honneur de la magnifique carrière de d’une légende.

Lefigaro.fr

Ambassadrice du cinéma isralien, l’actrice Ronit Elkabetz est décédée

avril 19, 2016

Ronit Elkabetz, au Festival du Film américain de Deauville, en 2009.

Ronit Elkabetz, au Festival du Film américain de Deauville, en 2009. Afp Photo / François Guillot

L’actrice israélienne Ronit Elkabetz, ambassadrice du cinéma israélien à l’étranger, et notamment en France, est décédé mardi matin à l’âge de 51 ans, a indiqué son agent.

Elle partageait son temps entre Israël et la France. L’actrice, scénariste et réalisatrice Ronit Elkabetz est décédée mardi matin, des suites d’un cancer, à l’âge de 51 ans. Elle avait joué notamment dans le film d’André Téchiné La Fille du RER (2009) aux côtés de Catherine Deneuve et dans Cendres et sang (2010) de Fanny Ardant.

Plus récemment, Ronit Elkabetzavait aussi joué le rôle de la cheffe du gouvernement dans la série d’anticipation Trépalium, diffusée sur Arte en février dernier.

Une autodidacte

Le dernier film de Ronit Elkabetz, Gett, co-réalisé avec son frère Shlomi Elkabetz, avait été nommé dans la catégorie film étranger pour les Golden Globes 2015. C’était le dernier volet d’une trilogie familiale initiée en 2004 avec Prendre femme puis Les Sept jours (2007), huis clos autour de la période traditionnelle de deuil.

Ronit Elkabetz, qui n’avait jamais pris de cours de comédie, avait reçu de nombreuses récompenses en Israël et à l’étranger comme actrice et réalisatrice.

Forte personnalité, fille aînée d’une famille de quatre enfants, mariée et mère de deux enfants, l’actrice était née en 1964 dans le sud d’Israël de parents juifs marocains d’origine modeste.
Lexpress.fr

Amber Rayne : la star du porno a été retrouvée morte

avril 5, 2016

Amber Rayne : la star du porno a été retrouvée morte
© Sipa
Triste nouvelle. Amber Rayne, l’une des actrices porno les plus célèbres de la planète, a été retrouvée morte ce week-end. Elle avait 31 ans.
Avec plus de 500 films pour adultes à son actif, Amber Rayne était l’une des actrices X les plus célèbres et populaires de la planète. Malheureusement, elle a été retrouvée morte ce week-end dans sa résidence de Los Angeles. Selon les premiers éléments de l’enquête, Megan Wren de son vrai nom aurait succombé à une overdose accidentelle. Une autopsie devrait être effectuée afin de connaître les causes exactes de son décès.

« C’est l’une des meilleures actrices avec lesquelles j’ai eu la chance de travailler », a réagi l’actrice Stormy Daniel. « Je suis heureuse d’avoir pu tourner avec elle et de pouvoir l’appeler mon amie ».

Retirée du monde de la pornographie depuis le mois d’octobre 2015, Amber Rayne a fait parler d’elle récemment. Elle faisait en effet partie des comédiennes qui accusaient l’acteur porno James Deen de violences sexuelles. Elle avait notamment publié un témoignage poignant sur le site Daily Beast dans lequel elle racontait en détails tous les sévices que James Deen lui avait fait subir.

Public.fr par M. RB