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La Finlande favorable à une adhésion « sans délai » à l’OTAN

mai 12, 2022

Le Kremlin considère ce développement comme une menace et entend prendre des mesures « pour équilibrer la situation ».

Une enseigne s'élève devant le quartier général de l'Alliance.

Les drapeaux des pays membres de l’OTAN sont hissés devant le quartier général de l’Alliance, à Bruxelles, en Belgique. Photo : Reuters/Pascal Rossignol

Le président et la première ministre de la Finlande se sont dits favorables jeudi à une adhésion « sans délai » du pays nordique à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), en annonçant une conférence de presse sur la décision du pays nordique pour dimanche.

Être membre de l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord renforcerait la sécurité de la Finlande. En tant que membre de l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord, la Finlande renforcerait l’alliance dans son ensemble. La Finlande doit être candidate à l’adhésion à l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord sans délai, ont affirmé le président Sauli Niinistö et la première ministre Sanna Marin dans un communiqué commun.

Une conférence de presse du tandem exécutif sur les décisions concernant la politique de sécurité de la Finlande est prévue dimanche, indique la présidence.

Nous espérons que les étapes nationales encore nécessaires à cette décision seront prises rapidement dans les tout prochains jours, ont indiqué M. Niinistö, interlocuteur régulier de Vladimir Poutine ces dernières années, et Sanna Marin, plus jeune première ministre d’Europe.Sanna Marin s'adresse aux médias en conférence de presse.

La première ministre de la Finlande, Sanna Marin, estime que son pays doit être candidat pour adhérer à l’OTAN sans délai. Photo : Reuters

Cette adhésion de la Finlande à l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord serait assurément une menace pour la Russie, a réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’une conférence de presse.

« L’élargissement de l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord et le rapprochement de l’Alliance de nos frontières ne rendent pas le monde et notre continent plus stable et plus sûr. »— Une citation de  Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin

La réponse de la Russie dépendra des retombées pratiques de ce processus, de l’avancée des infrastructures militaires vers nos frontières, a-t-il ajouté. Tout cela constituera les éléments d’une analyse spécifique et pour l’élaboration des mesures nécessaires afin d’équilibrer la situation.

Le secrétaire général de l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord, le Norvégien Jens Stoltenberg, a salué jeudi la volonté des dirigeants finlandais d’intégrer l’Alliance atlantique.

Il s’agit d’une décision souveraine de la Finlande […] Si la Finlande décidait de postuler, elle serait chaleureusement accueillie au sein de l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord et le processus d’adhésion se déroulerait sans heurts et rapidement, a-t-il assuré dans une déclaration.

Une décision historique

La prise de position officielle de l’exécutif marque la bascule de la ligne finlandaise, qui partage une frontière de 1300 kilomètres avec la Russie et un passé douloureux avec son puissant voisin.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février a fait basculer rapidement l’opinion et les responsables politiques finlandais, tout comme en Suède, qui pourrait également annoncer rapidement une candidature.

Pas moins de 76 % des 5,5 millions de Finlandais sont désormais pour l’adhésion, selon un sondage publié lundi, soit le triple de son niveau d’avant-guerre.

Une très large majorité des 200 députés au Parlement est acquise, avec des opposants tombés autour d’une dizaine, et la plupart des partis sont désormais favorables. Le parti social-démocrate de Sanna Marin doit prendre position en dernier ce samedi.Sauli Niinistö parle lors d'une conférence de presse.

Le président de la Finlande, Sauli Niinistö, en conférence de presse mercredi. Photo: AP/Frank Augstein

Adhérer à l’OTAN ne serait contre personne, avait affirmé mercredi soir le président finlandais, en réponse aux mises en garde russes contre une entrée d’Helsinki dans l’alliance.

Pour le chef de l’État finlandais, longtemps un avocat du dialogue Est-Ouest, la Russie ne peut s’en prendre qu’à elle-même de voir son voisin rejoindre l’alliance.

« Si nous adhérions [à l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord], ma réponse [à la Russie] serait : « C’est vous qui avez fait cela, regardez-vous dans le miroir. » »— Une citation de  Sauli Niinistö, président de la Finlande

Mercredi, la commission de la défense du Parlement finlandais avait conclu que l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord était la meilleure option pour la sécurité du pays après l’invasion russe de l’Ukraine.

Soumise à une forme de neutralité forcée par Moscou durant la guerre froide, la Finlande, ancienne province russe (1809-1917) et envahie par l’Union soviétique en 1939, avait adhéré à l’Union européenne et au Partenariat pour la paix de l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord après la chute de l’Union soviétique, mais était restée non membre de l’alliance.

Tout en menant d’importantes consultations intérieures et internationales, le président Niinistö et la première ministre Marin s’étaient abstenus jusqu’ici d’exprimer publiquement leur préférence dans ce dossier.

Si le président Niinistö, qui est peut-être le leader d’opinion avec le plus d’influence dans le pays, avait fait connaître son choix plus tôt, cela aurait pu étouffer le débat, souligne à l’AFP Iro Särkkä, professeure de sciences politiques à l’Université d’Helsinki.

La décision formelle sur l’adhésion doit être prise par un Conseil sur la sécurité et la politique étrangère, réunissant le chef de l’État, la première ministre et plusieurs ministres.

Inquiètes de la réaction de la Russie à leurs probables demandes d’adhésion à l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord, la Suède et la Finlande ont déjà cherché à obtenir des assurances de protection pendant les mois nécessaires à leur entrée formelle dans l’Alliance atlantique.

À l’occasion d’une visite de Boris Johnson dans les deux pays mercredi, le Royaume-Uni a ainsi signé des déclarations de protection mutuelle avec la Suède ainsi qu’avec la Finlande.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

La Russie met en garde la Suède et la Finlande contre une adhésion à l’OTAN

avril 14, 2022

Moscou a réitéré jeudi qu’une adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN aurait des conséquences « hautement indésirables ».

Le ministre adjoint des Affaires étrangères de la Russie a averti qu’une telle décision mènerait la Russie à renforcer ses moyens de défense dans la mer Baltique et mettrait fin aux discussions pour en faire une région dénucléarisée.

En effet, le vice-président du Conseil de sécurité de Russie et ancien président, Dmitri Medvedev, a affirmé que Moscou pourrait envisager de stationner des armes nucléaires dans la région.

Il ne peut plus y avoir de discussions sur le statut dénucléarisé de la Baltique. L’équilibre doit être rétabli », a déclaré Dmitri Medvedev.

Ces avertissements surviennent alors que la Suède et la Finlande, pays traditionnellement neutres, envisagent publiquement de devenir membres de l’OTAN, option de plus en plus populaire auprès de leur population selon les derniers sondages.

En visite à Stockholm hier, la première ministre finlandaise Sanna Marin a déclaré qu’une décision à ce sujet serait prise dans les prochaines semaines» , alors que le Parlement finlandais doit lancer un débat sur la question dès mercredi prochain.

© TT NEWS AGENCY/via reuters La première ministre suédoise Magdalena Andersson rencontrait son homologue finlandaise Sanna Marin à Stockholm, le 13 avril 2022.

Tout en se montrant un peu plus prudente, son homologue suédoise Magdalena Andersson a affirmé qu’une réévaluation rapide et complète » de l’environnement sécuritaire de la Suède s’avérait nécessaire en raison de l’invasion russe de l’Ukraine.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré à plusieurs reprises ces dernières semaines que la porte de l’Alliance était ouverte aux deux pays nordiques.

La Finlande et la Suède entretiennent déjà des liens étroits avec l’OTAN, participant régulièrement à des exercices militaires avec ses pays membres.

© Yves Herman/Reuters 30 000 soldats des pays membres de l’OTAN ainsi que de la Finlande et de la Suède ont participé à l’exercice militaire « Cold Response 2022 », à Setermoen dans le cercle polaire arctique, en Norvège.

Mais seule une adhésion complète leur permettrait de bénéficier de la protection du célèbre article 5 de l’Alliance, selon lequel une attaque contre un de ses membres est considérée comme une attaque contre chacun de ses signataires.

Avec CBC/Radio-Canada

France: Christian Estrosi rejoint Horizons, le parti d’Édouard Philippe

décembre 1, 2021

Christian Estrosi a annoncé mercredi qu’il s’engageait aux côtés d’Édouard Philippe et rejoignait les rangs de son parti politique Horizons.

Christian Estrosi et Edouard Philippe ont pris un cafe ensemble a Nice mercredi 1er decembre 2021.
Christian Estrosi et Édouard Philippe ont pris un café ensemble à Nice mercredi 1er décembre 2021.© VALERY HACHE / AFP

Après avoir quitté Les Républicains en mai dernier, avoir annoncé son soutien à Emmanuel Macron et avoir fondé son propre mouvement politique (appelé La France audacieuse), Christian Estrosi a pris une nouvelle grande décision mercredi 1er décembre : rejoindre le parti Horizons d’Édouard Philippe. Il l’a annoncé lors d’une grande réunion publique, qui a eu lieu à Nice, et en présence d’Édouard Philippe avec lequel il a d’ailleurs pris un café en terrasse.

« En rejoignant aujourd’hui Édouard Philippe au sein d’Horizons, je m’inscris au sein de la seule organisation qui peut aujourd’hui légitimement revendiquer » l’héritage du RPR et de l’UMP, a déclaré Christian Estrosi.

Le parti Horizons est l’une des composantes de la « maison commune » de la majorité présidentielle, baptisée « Ensemble citoyens ! », officiellement inaugurée mardi et qui regroupe sous une même bannière différents partis gravitant autour d’Emmanuel Macron, dont LREM et le MoDem, en vue des élections de 2022.

Estrosi veut défendre les « valeurs de la droite et du centre »

Pour Christian Estrosi, « il n’y a aucune incompatibilité à témoigner (ma) reconnaissance » à Emmanuel Macron et « à vous dire : “oui, je suis de droite et je ne m’en excuse plus” ». « Je m’engage avec toi mon cher Édouard (Philippe) et vous mes amis partout en France à défendre notre héritage et à porter nos valeurs de la droite et du centre », a ajouté Christian Estrosi.

Édouard Philippe s’est « réjoui » du ralliement du maire de Nice. Le maire du Havre, qui a estimé que la France a « besoin d’ordre, de mouvement et de projets » a prévenu que « le prochain quinquennat, même si le président (Macron) est réélu, sera difficile ».

Par Le Point avec AFP

RDC : Félix Tshisekedi et Kinshasa à un pas de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC)

novembre 25, 2021
Les présidents congolais et kényan, Félix Tshisekedi et Uhuru Kenyatta, à Nairobi en février 2019. Le Kenya assure depuis février 2021 la présidence tournante de la Communauté d’Afrique de l’Est. © Presidence_RDC/Twitter

L’ambition du chef de l’État congolais de faire entrer son pays dans l’EAC – l’un des blocs commerciaux et économiques les mieux intégrés du continent – vient de franchir une étape décisive.

Dans son discours d’investiture le 24 janvier 2019, le président Félix Tshisekedi avait fixé comme l’un des objectifs de sa mandature l’intégration de la RDC dans la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC, pour East African Community) « dont la majorité des pays membres sont frontaliers et avec lesquels nos citoyens, à l’est du pays, engagent des échanges économiques importants depuis plusieurs décennies ». Cette intégration pourrait être chose faite dans un futur proche. En effet, le Conseil des ministres de l’EAC a validé la demande d’adhésion de la RDC au cours de leur 44e réunion extraordinaire, à Arusha (Tanzanie).

« Les ministres ont examiné les conclusions du rapport établi pour s’assurer que la RDC est un bon candidat pour rejoindre l’EAC », note un communiqué de l’institution dont le secrétariat général est assuré depuis février 2021, pour cinq ans, par le Kényan Peter Mathuki. Le Conseil a par conséquent recommandé au Sommet des chefs d’État « d’entamer des négociations avec la RDC », ce qui « créera une plateforme pour des discussions approfondies sur les modalités d’harmonisation des politiques et instruments de la RDC avec ceux de l’EAC ». Et cela en tenant compte, également, des « questions relatives à la paix et la sécurité, la langue et les systèmes juridiques », à aborder de manière « stratégique au cours des négociations ».

« En rejoignant la RDC, la Communauté ouvrira le corridor de l’océan Indien à l’océan Atlantique, ainsi que du nord au sud, élargissant ainsi le potentiel économique de la région », s’est réjoui Peter Mathuki, à l’issue de la rencontre d’Arusha.

Partenaires économiques

Frontalière avec cinq États membres de l’organisation – Tanzanie, Burundi, Rwanda, Ouganda et Soudan du Sud – la RDC avait été évaluée du 25 juin au 5 juillet sur son niveau de conformité à l’organisation. De même, la RDC et la Tanzanie contrôlent à part presque égales la quasi-totalité du lac Tanganyika. Dès le début de juin 2019, Kinshasa avait exprimé, dans une lettre à Paul Kagamé, alors président en exercice du Sommet des chefs d’État de l’EAC, sa volonté d’intégrer l’organisation.

Importations de la RDC 2019
Importations de la RDC 2019 © Observatoire de la complexité économique

Parmi les avantages pour la RDC figurent : l’intégration de l’Est du pays à l’espace commun de télécommunications qui permettra la réduction des coûts avec les pays voisins ; plusieurs facilités administratives et la réduction des charges pour les activités commerciales et économiques des citoyens congolais ainsi qu’une facilitation de leur mobilité dans les pays de l’Est. Plusieurs pays de l’EAC figurent parmi les principaux partenaires commerciaux africains de la RDC. La RDC devrait également bénéficier de la réduction des tarifs douaniers pour les marchandises réceptionnées dans les ports de Mombassa (Kenya) et de Dar es-Salaam (Tanzanie).

Exportations de la RDC 2019
Exportations de la RDC 2019 © Observatoire de la complexité économique

Par ailleurs, en février, le Sommet des chefs d’État de l’EAC avait approuvé l’addition du français comme langue officielle de la Communauté, aux côtés de l’anglais et du Swahili. Ce projet évoqué en 2013 languissait dans les tiroirs de l’EAC depuis, avant de recevoir une nouvelle et décisive impulsion en 2020. Contrairement au Rwanda (anglais, kinyarwanda, kiswahili) et au Burundi (Kirundi), la RDC ne compte aucune autre langue officielle que le français.

Pacte de sécurité

Kinshasa pourrait également tirer profit de l’application du Pacte de sécurité collective de l’EAC, avec notamment le concours des pays comme le Kenya et la Tanzanie, contre l’activisme des groupes armés locaux et étrangers soutenus par des acteurs régionaux, y compris certains membres de cette communauté économique régionale.

Certains observateurs redoutent, toutefois, que l’ouverture du marché congolais à des opérateurs économiques issus des pays de l’EAC puisse pénaliser des acteurs économiques nationaux, jugés moins compétitifs dans plusieurs secteurs d’activités, et porter ainsi atteinte à l’entrepreneuriat congolais. D’autres vont plus loin et pointent « le risque d’une désintégration économique de la RDC » ainsi que d’une « désunion territoriale », avec « l’est et le nord-est du pays tournés vers l’EAC, le sud vers la communauté économique de l’Afrique australe (SADC), l’ouest et le nord-ouest attirés par l’espace régional du centre du continent (CEEAC), et le centre du pays coupé du reste du monde congolais ». Une crainte renforcée par le manque d »infrastructures routières et ferroviaires dans le pays.

Visite de travail du président Tshisekedi de la RD Congo au Rwanda, à Rubavu, le 25 juin 2021
Visite de travail du président Tshisekedi de la RD Congo au Rwanda, à Rubavu, le 25 juin 2021 © Paul Kagame/Flickr/Licence CC

Avec Jeune Afrique par Joël Té-Léssia Assoko et Stanis Bujakera Tshiamala

Commonwealth : L’adhésion du Gabon serait en très bonne voie

octobre 9, 2021

Alors que l’opinion se demandait si l’adhésion du Gabon au Commonwealth était toujours d’actualité, le porte-parole de la présidence de la République a répondu par l’affirmative le 7 octobre. Selon lui, l’adhésion du pays est même en très bonne voie. A Londres récemment, le président gabonais aurait profité de l’occasion pour avancer sur cette question.

Ali Bongo et Patricia Scotland lors de leur rencontre. © D.R.

En mai dernier lors d’un déplacement à Londres, la première visite officielle à l’étranger depuis son Accident vasculaire cérébrale (AVC), le président Ali Bongo avait exprimé la volonté de faire entrer le Gabon dans le Commonwealth. A l’issue d’une rencontre avec Patricia Scotland, la secrétaire générale du Commonwealth, il avait à travers un tweet évoqué une «volonté commune» qui «pourrait se concrétiser dès le prochain sommet du Commonwealth à Kigali». Dans le pays, cette volonté affichée avait fait couler beaucoup d’encre et de salive en divisant l’opinion entre ceux qui ne voient pas l’opportunité du Gabon d’adhérer à cette organisation anglophone, et ceux qui comme Ali Bongo envisagent cette adhésion comme un «apport historique».

Après ces nombreux commentaires et tweet d’Ali Bongo à l’issue d’une audience avec la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), on en n’avait plus entendu parler dans le pays au point que beaucoup se demandaient si cette question était toujours d’actualité. Ce qui semble d’ailleurs être le cas. Toutefois, lors de sa conférence de presse le 7 octobre, le porte-parole de la présidence de la République a indiqué que c’est «une adhésion qui est en très bonne voie». Selon Jessye Ella Ekogha, à Londres il y a une dizaine de jour, le président gabonais qui effectuait son second déplacement dans la capitale britannique en l’espace de 4 mois a mis à profit son séjour pour «avancer sur l’adhésion de notre pays au Commonwealth».

La réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (Commonwealth Heads of Government Meeting, CHOGM), de juin dernier à Kigali au Rwanda, qui devait confirmer ou non l’adhésion du Gabon au sein de cette organisation anglophone a finalement été différée à mai, et face à la volonté affichée du pays qui demeure, les questions ayant surgi après l’annonce de cette adhésion demeurent elles-aussi. Entre autres, quelle tournure prendra les relations avec la France ? Le Gabon fera-t-il allégeance à la reine d’Angleterre ? L’Anglais sera-t-elle la deuxième langue officielle du pays ?

Avec GabonReview/Actualité par Alix-Ida Mussavu

Journée du manuscrit francophone : la neuvième édition suscite une forte adhésion des écrivains

septembre 4, 2021

Au regard des éditions précédentes, la neuvième connaît une participation significative d’une panoplie d’auteurs de dix-neuf pays. A ce jour, plus de trois cents manuscrits reçus et près d’une centaine sélectionnés dont quatre rédigés par les Congolais.

Les couvertures des quatre ouvrages congolais sélectionnés à la JDMF 2021/Adiac

Depuis le lancement de l’appel à manuscrit en mai dernier, le comité de sélection de la 9e édition de la Journée du manuscrit francophone (JDMF) témoigne d’un fort engouement de la part des écrivains de tous âges, de toutes nationalités francophones et de tous genres. « A ce jour, déjà près de trois cents livres que nous avons admis. Les premiers ouvrages sont présentés sur le site avec un extrait et diffusés sur nos comptes sociaux », a souligné le comité de sélection sur le site de la JDMF.

L’appel à candidature à la 9e édition de la JDMF étant ouvert jusqu’au 30 septembre, chaque auteur peut encore envoyer son manuscrit via le site de l’événement. Lancée en 2013 par les éditions Du Net et Actualité, cette initiative offre l’opportunité à plusieurs auteurs francophones de publier et diffuser gratuitement leur livre en librairie, de décrocher un contrat d’édition.

Au terme des sélections, le jury se prononcera le 24 octobre sur les huit prix attribués par le concours, à savoir Nouvelles, Roman, Essai, Témoignage, Science-Fiction, Poésie, Savoir et le Grand prix de la Journée du manuscrit francophone qui est doté d’un contrat d’édition de 10 000 euros ou d’un chèque de 3500 euros.

Déjà quatre ouvrages congolais en sélection !

Depuis l’ouverture de l’appel à manuscrit à la JDMF 2021, plus de cent-trente ouvrages sont présélectionnés et présentés en extrait sur la page Facebook de l’événement. Parmi-eux quatre issus du Congo, à savoir « Ça doit cesser » d’Etienne Mutabazi, « Monologues intérieurs » de Zéphy Milandou, « Le bien-être universel » de Gilmar Miere et enfin, « Tout, sauf ce nègre ! » de Pierre Chassagne Bilaye Malonga.

Des questions sans réponses, des mensonges, des vérités à moitié pleines, les injustices, la corruption, le harcèlement, la mystification de la réussite, tels sont des maux qu’aborde l’œuvre fictive d’Etienne Mutabazi, inspirée de faits réels. Le récit plonge le lectorat dans l’émotion d’un narrateur profondément affecté par le parcours de ses personnages.

« Monologues intérieurs » de Zéphy Milandou, quant à lui, est un recueil de dix nouvelles abordant des thématiques variées sur les histoires de personnes d’un certain âge, selon leur point de vue. En réalité, le recueil met en lumière ce que bien de personnes gardent à l’intérieur d’elles-mêmes et n’osent évoquer mais qui pourtant se trament dans leurs têtes à un moment ou un autre.

« S’il y a parmi vous quelqu’un qui n’a jamais essayé de vivre pour quelqu’un d’autre, faites un essai ! Vous verrez combien la vie vous apportera en plus ». Tel est le cri de cœur lancé par Gilmar Miere dans son livre « Le bien-être universel ». Une œuvre qui invite au don de soi pour le bénéfice de l’humanité.

Enfin, dans son livre « Tout, sauf ce nègre! », Pierre Chassagne Bilaye Malonga peint la société congolaise d’avant l’indépendance, entre injustice, boycott, trahison et cette relation amoureuse sortant de l’ordinaire entre Stevie, jeune française au père protecteur, chargé de la sécurité du général De Gaulle et Salé, un jeune brazzavillois dont le père est membre du groupe des nationalistes qui complote sur la prise en otage du général De Gaulle afin de l’échanger contre la libération de leur leader, André Grenard Matsoua.

Avec Adiac-Congo par Merveille Atipo

Le Togo en passe d’adhérer au Commonwealth

juin 23, 2021
Le Togo en passe d’adhérer au Commonwealth

(Agence Ecofin) – Après le Rwanda en 2009, qui a ouvert la voie, le Togo, à l’instar du Gabon, autre pays francophone, frappe à la porte du Commonwealth, l’organisation qui regroupe essentiellement d’anciens territoires de l’Empire britannique.

« Le Commonwealth, c’est un marché de 2 milliards de consommateurs. C’est une opportunité pour le Togo », a indiqué Franck Missité, directeur de Cabinet au ministère de la Communication alors qu’une mission de l’organisation intergouvernementale démarrait une nouvelle évaluation à Lomé.

Le pays qui ambitionne depuis 2014 d’adhérer à la communauté dont les Etats membres sont en majorité d’anciens territoires de l’empire britannique, ne compte pas toutefois rompre les liens avec la francophonie.

« Le Togo ne quitte pas la francophonie. Il demeure membre à part entière. Le Togo reste un pays francophone. On va seulement renforcer les programmes d’enseignement de l’anglais. Nous voulons simplement réactiver d’autres partenariats », a précisé le directeur de cabinet.

Sur le plan économique, l’adhésion du pays au Commonwealth, lui permettra de bénéficier du Fonds pour la Coopération Technique (CFTC) qui joue un rôle important dans le progrès économique et social de ses membres, souligne Togo First

Ainsi, la délégation après avoir échangé avec le Premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbé et des membres du gouvernement, s’entretiendra avec les organisations de la société civile (OSC), les médias et les partis politiques.

Au terme de la mission, la délégation produira un rapport qui devra situer le Togo sur la suite du processus d’adhésion.

Le Commonwealth a pour mission de promouvoir une série de valeurs communes à ses membres, notamment l’égalité, la non-discrimination, la démocratie et la primauté du droit.

Avec Agenceecofin par Esaïe Edoh

Le Maroc demande son adhésion à la Cedeao

février 25, 2017

Le roi Mohammed VI à Ouarzazate le 4 février 2016. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

En formulant la demande d’adhésion à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, le Maroc confirme son intention de renforcer un pôle nord-ouest africain.

La nouvelle est tombée mais n’a pas surpris grand monde. Vendredi 24 février, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères envoyé à Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de l’organisation, le Maroc a demandé d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), où il jouit déjà d’un statut d’observateur.

Changement de voilure

Le 30 janvier, au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, le roi du Maroc avait enterré l’Union du maghreb arabe (UMA), estimant que « sa flamme s’est éteinte parce que la foi dans un intérêt commun a disparu». Désormais, le Maroc considère que « la famille africaine est sa famille de référence ». Un autre sujet de divergence avec ses voisins algérien et mauritanien, qui, eux, croient encore au vieux rêve maghrébin et souhaiteraient le réanimer. 

Pôle nord-ouest africain

Depuis la conclusion du projet d’extension du pipeline ouest-africain entre le Maroc et le Nigeria en décembre dernier, les responsables politiques du royaume parlent de plus en plus ouvertement de leur intention de créer un pôle nord-ouest-africain. L’activisme de la monarchie marocaine dans cette partie de l’Afrique est manifeste depuis plusieurs années. Mohammed VI a effectué 23 visites dans 11 pays de la région, signant plusieurs centaines d’accords.

Après la Zambie et la Guinée, il est arrivé le 24 février à Abidjan pour une visite très économique. Les deux pays sont liés par des accords dans presque tous les domaines dont le plus important est le réaménagement de la baie de Cocody. 

Jeuneafrique.com par Nadia Lamlili

Les chefs d’État de l’Union africaine acceptent la demande d’adhésion du Maroc

janvier 30, 2017

Le roi Mohammed VI à Ouarzazate le 4 février 2016. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Les chefs d’État de l’UA réunis à Addis-Abeba lundi ont admis le royaume du Maroc au sein de la grande famille africaine.

Outre l’élection du nouveau président de la Commission de l’Union africaine, c’était l’événement le plus attendu de ce 28e sommet des chefs d’État de l’organisation : lundi 30 janvier, quatre mois après qu’elle a été déposée, la demande d’adhésion du Maroc a été officiellement acceptée. Le royaume chérifien est ainsi admis après un long travail diplomatique à travers tout le continent, qui a suscité quelques tergiversations.

Lors du huis-clos des chefs d’État, tous les pays ont exprimé leur position. Si 39 ont répondu positivement, une dizaine a exprimé des réserves. Le nouveau président en exercice de l’UA, Alpha Condé, a alors déclaré que la majorité devait triompher.

« Pour une Afrique forte sur la scène internationale »

« La conférence des chefs d’État a tranché. Nous nous félicitons de ce retour qui permettra, avec le Maroc, de continuer encore plus loin pour une Afrique unie pour une Afrique forte sur la scène internationale », a réagi Ibrahim Abani, secrétaire général de la Cen-Sad.

La république sahraouie souhaite la bienvenue au Maroc

Mohamed Salem Ould Salek, ministre sahraoui des Affaires étrangères, a de son côté déclaré que « ce fut un débat démocratique. Dès le moment que le Maroc n’a pas posé de conditions ni fait de réserves sur l’acte constitutif, notamment les articles 3 et 4 qui reconnaissent les frontières issues de la colonisation, on le prend au mot. La république sahraouie souhaite la bienvenue au Maroc. Tous les États, y compris les amis du Maroc ont déclaré qu’ils travailleront pour que la RASD et le Maroc résolvent le problème ».

Jeuneafrique.com par Michael PauronVincent Duhem

L’Arabie saoudite veut adhérer à l’Organisation internationale de la francophonie

novembre 25, 2016

Le roi d’Arabie saoudite en janvier 2015. © Yoan Valat/AP/SIPA

Riyad a déposé une candidature pour devenir membre observateur de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Les chefs d’État doivent statuer sur les demandes d’adhésion lors du sommet de la Francophonie qui se tient à Madagascar samedi et dimanche. Mais déjà, cette candidature embarrasse l’organisation

Le Royaume saoudien sera-t-il un des nouveaux membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à l’issue du sommet d’Antananarivo, le dimanche 27 novembre ? Comme lors de chaque sommet, les chefs d’État et de gouvernement membres devront statuer sur les demandes d’adhésion. Or, parmi les candidatures qui lui sont parvenues se trouve celles l’Arabie saoudite.

Le Royaume souhaite en effet rejoindre la famille francophone. Riyad a déposé sa candidature auprès du Sénégal (qui exerce la présidence tournante de l’organisation) le 2 mai via un courrier que Jeune Afrique a pu consulter. Il y détaille ses efforts pour l’enseignement du français, notamment ses partenariats en la matière avec des institutions françaises.

Le 30 juin, le Conseil permanent de la francophonie (CPF), qui regroupe les ambassadeurs des pays membres à Paris, s’est penché une première fois sur la question et a estimé que le dossier était incomplet.

Mais Riyad ne s’est pas découragé pour autant : par une note verbale, parvenue à la diplomatie sénégalaise le 30 septembre, le royaume a complété son dossier et a annoncé l’envoi d’une délégation au sommet d’Antananarivo. Elle a reçu une accréditation.

Refus poli

Cependant, mercredi 23 novembre, lors de la Conférence ministérielle de la francophonie (CMF) qui s’est tenue en amont du sommet des chefs d’État, les représentants des États membres ont à nouveau jugé la candidature saoudienne incomplète.

Cette position, qui ressemble fort à un refus poli, arrange beaucoup de monde à l’OIF, et notamment son secrétariat général, embarrassé par le dossier. Élue à ce poste en 2014, la Canadienne Michaëlle Jean s’efforce en effet de réagir publiquement à chaque violation des droits de l’Homme commise dans l’espace francophone. Par ailleurs, une des résolutions en discussion lors du sommet traite de l’égalité homme-femme. Sur ces deux questions, la situation de l’Arabie saoudite, adepte d’une version rigoriste de l’Islam, est pour le moins inquiétante.

Le précédent qatari

Cependant, les chefs d’État et de gouvernement des États-membres restent seuls décisionnaires sur la question. Ils doivent se réunir en sommet les samedi 26 et dimanche 27 novembre, et devront également statuer sur les candidatures au statut de membre observateur de la Corée du Sud, de l’Argentine et de la province canadienne de l’Ontario.

Si l’avis du CMF ne rassure pas totalement le secrétariat général, c’est qu’il existe un précédent. Lors du Sommet de Kinshasa, en 2012, le Qatar avait en effet obtenu, à la surprise générale, le statut de « membre associé », sans passer par la case « observateur », comme c’est l’usage dans un premier temps.

L’émirat avait su convaincre plusieurs délégations du bien fondé de sa demande dans les coulisses du sommet.

Jeuneafrique.com par