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Canada: L’Université de l’Ontario français n’a reçu que 19 demandes d’admission

janvier 21, 2021

  Une affiche de l'Université de l'Ontario français à l'intersection des rues Queen Ouest et Noble, dans le quartier Parkdale de Toronto.

© Jonathan Bouchard/Radio-Canada 

Une affiche de l’Université de l’Ontario français à l’intersection des rues Queen Ouest et Noble, dans le quartier Parkdale de Toronto.

Le Centre de demandes d’admission aux universités de l’Ontario (OUAC) affirme que l’établissement avait reçu seulement 19 demandes en date du 17 janvier. L’objectif énoncé à plusieurs reprises par le recteur André Roy était de 200 étudiants pour la première cohorte dont la rentrée est prévue en septembre 2021.

Des demandes d’admission peuvent toujours être acheminées, mais la date butoir du 17 janvier constitue le premier échéancier dans le calendrier universitaire partout dans la province.

Ces demandes ne signifient pas non plus que les étudiants choisiront l’Université de l’Ontario français s’ils y sont admis. Les étudiants peuvent présenter des demandes d’admission à plusieurs programmes, puis choisir parmi les établissements qui leur présenteront une offre d’admission.

En entrevue à Radio-Canada, le vice-recteur Denis Berthiaume affirmait que l’université avait un plan financier pour lancer ses programmes en septembre prochain, peu importe le nombre d’étudiants inscrits aux programmes.

Le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford avait retiré le financement octroyé à l’Université, ce qui avait donné lieu à une importante mobilisation dans la communauté franco-ontarienne.

L’entente conclue entre le gouvernement fédéral et le gouvernement de l’Ontario en 2019 assure un financement de 126 millions de dollars sur 8 ans pour l’université.

D’autres universités, comme Guelph, Brock et certains campus de l’Université Western ont aussi connu une diminution du nombre de demandes d’admission reçues cette année en comparaison de 2020

Avec Radio-Canada par Katherine Brulotte

Canada-Québec/Trois-Rivières: Plus d’admissions en psychiatrie durant le confinement

août 8, 2020
Des unités temporaires avaient été créées pour libérer les urgences.
© ARCHIVES Des unités temporaires avaient été créées pour libérer les urgences.
 

TROIS-RIVIÈRES — La période de confinement imposée à cause de la pandémie de COVID-19 a été difficile pour beaucoup de citoyens de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Les admissions en psychiatrie dans les établissements du territoire ont en effet augmenté, en particulier au début du confinement alors qu’elles ont bondi de 30 % pour le mois d’avril, par rapport au même mois en 2019. C’est la période où les augmentations ont été les plus marquées.

Selon des données obtenues par Radio-Canada avec la Loi d’accès à l’information, 274 personnes ont été admises dans l’un ou l’autre des cinq établissements régionaux de santé, en avril dernier, alors que l’année précédente, 209 admissions avaient été enregistrées en psychiatrie par le CIUSSS-MCQ précise Kellie Forand, agente d’information.

Des unités temporaires (unités d’hospitalisation brèves de 7 jours ou moins) avaient été ouvertes, au printemps, afin d’y transférer rapidement les usagers qui se présentaient à l’urgence pour des conditions psychiatriques. Elles ne sont plus en usage depuis un mois, mais peuvent être redéployées en tout temps au besoin, indique Mme Forand.

Le CIUSSS MCQ, qui se prépare à une deuxième vague, est déjà proactif et annonçait, il y a quelques jours, que des équipes d’intervenants psychosociaux ont commencé à sillonner divers endroits publics de la région afin de repérer les personnes ayant besoin d’aide, mais qui ne font pas appel aux services de santé de la région.

Mme Forand rappelle que ces intervenants ont également été actifs lors des cliniques mobiles de dépistage.

L’idée, explique Mme Forand, c’est «d’outiller les gens au cas où ils revivraient une période plus difficile par rapport aux portes d’entrée de nos services. Le réflexe de consulter a été peut-être moins présent, au début, dans la première vague», dit-elle. «On veut que les gens soient en mesure de consulter et sachent comment le faire», dit-elle. Parmi ces portes d’entrée, il y a, par exemple, la ligne 811, les CLSC et les organismes communautaires (lignes d’écoute, CAB, etc…).

Le travail à distance tout en s’occupant de jeunes enfants, les pertes d’emplois et les problèmes financiers, les abus de drogues et d’alcool et le choc post-traumatique pour certains employés des centres d’hébergement et de soins de longue durée où la majorité des décès par la COVID-19 sont survenus en peu de temps sont autant de facteurs qui ont incité les gens à recourir aux services psychiatriques du CIUSSS-MCQ depuis le début de la pandémie.

Avec Le Nouvelliste par Brigitte Trahan