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RDC/Nomination d’un informateur : Muzito, Nzekuye et Kaanga boudent la démarche

décembre 7, 2020

La décision de Félix-Antoine Tshisekedi de nommer un informateur chargé d’identifier la nouvelle majorité, après le constat d’échec de la coalition FCC-Cach en deux années de gestion, continue à faire tâche d’huile dans le microcosme politique congolais.

Les réactions fusent de partout et vont dans tous les sens. La classe politique est plus que jamais divisée autour de la question, les uns et les autres développant un juridisme répondant à leurs convictions. Nomination d’un informateur, renversement de l’actuelle majorité parlementaire et éventualité d’une dissolution du Parlement, des sujets qui font polémique à l‘heure actuelle.  

Ce qui est sûr, c’est que les positions connues de la plupart d’acteurs politiques et sociaux n’ont pas véritablement changé. La plupart sont restés constants dans leur façon d’appréhender le pouvoir de Félix Tshisekedi. C’est notamment le cas de l’ex-Premier ministre Adolphe Muzito qui incarne l’aile pure et dure de Lamuka. Pour ce dernier qui n’accorde pas de crédit à la rupture de la coalition FCC-Cach, il est fort  que l’on soit dans une possible continuité du deal entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. « On nomme un informateur quand il n’y a pas de gouvernement en place, ou quand le gouvernement en place tombe. Et le gouvernement Ilunga tombera quand ce dernier démissionnera. Et s’il démissionne, c’est que Kabila est d’accord, et s’il est d’accord, c’est que le deal Kabila-Fathi continue », a-t-il déclaré au cours d’une intervention médiatique. Cet acteur majeur du présidium de Lamuka estime, par ailleurs, que Félix Tshisekedi n’a pas le pouvoir de révoquer le Premier ministre. A ceux qui pensent que le chef de l’Etat peut contraindre le Premier ministre à la démission en retirant simplement l’ordonnance le nommant, Adolphe Muzito est formel : « Seule la Cour constitutionnelle peut constater l’inconstitutionnalité de l’ordonnance nommant Ilunga Ilunkamba, et cette constatation doit être préalable à la nomination de l’informateur ».

D’autres acteurs politiques ont également abondé dans le même sens à l’instar de François Nzekuye, député national du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Ce dernier pense que l’initiative du chef de l’Etat de nommer un informateur chargé d’identifier une nouvelle coalition majoritaire au Parlement viole la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. « C’est au début du mandat qu’il aurait dû nommer un informateur pour identifier la majorité. Il a fait confiance à la majorité FCC-Cach tenant compte de nombre important de députés que cette coalition avait et aujourd’hui il est tenu d’aller avec cette majorité jusqu’à la fin de son mandat. Toute autre initiative est une violation de la Constitution », a-t-il déclaré. Pour lui, la majorité existe, il n’y a aucun élément qui prouve le contraire. « Le fait qu’il y ait une pétition de deux cent cinquante députés ne signifie pas que la majorité n’existe pas », a-t-il ajouté.  

Enfonçant le clou, Jean Kaanga se demande sur quelle base irréfutable le chef de l’Etat a pu jauger l’effritement de l’actuelle majorité qui, d’après lui, existe. Quant à une possible dissolution de l’Assemblée nationale telle qu’envisagée par Félix Tshisekedi au cas où l’information n’obtenait pas gain de cause dans sa quête d’identification de la majorité, le cadre du FCC pousse l’outrecuidance à l’extrême : « C’est de bonne guerre que le président de la République tente d’avoir une majorité qui lui soit plus acquise. Mais là où le bât blesse, c’est lorsqu’il menace de dissoudre l’Assemblée nationale, si son  » informateur de fait » n’arrive pas à atteindre la mission lui assignée, qui n’est pas celle d’identifier la majorité, mais plutôt celle de construire une majorité quoiqu’il en coûte, au goût du président de la République », a-t-il fait savoir.  

A tout prendre, le FCC qui ne digère pas la nomination d’un informateur est visiblement déterminé à engager un bras de fer avec le chef de l’Etat comme en témoigne l’entêtement du Premier ministre Sylvestre Ilunga à ne pas rendre le tablier. Mêmement à la chambre basse du Parlement où Jeanine Mabunda et son bureau continuent à faire de la résistance prétextant la non-conformité des pétitions initiées à leur encontre aux textes régissant le fonctionnement de leur institution.  

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Coronavirus : ces personnalités africaines qui ont fui la pandémie

mars 22, 2020

De gauche à droite : Franck Emmanuel Biya, Alex Bongo et Adolphe Muzito.

De gauche à droite : Franck Emmanuel Biya, Alex Bongo et Adolphe Muzito. © © Victor Zebaze; David Ignaszewski pour JA; Vincent Fournier/JA

 

La propagation de l’épidémie de coronavirus a précipité le retour sur le continent de ressortissants africains résidant en Europe et de voyageurs ayant préféré écourter leur séjour afin de ne prendre aucun risque.

Établi en France depuis près d’une décennie, Franck Emmanuel Biya s’est envolé le 15 mars vers le Cameroun, accompagné de sa femme et de ses enfants. Le fils du président Paul Biya, qui vit entre Paris et Menton (sud-est de la France), n’est pas le seul Camerounais à « fuir » l’épidémie de Covid-19.

Le 17 mars, Grâce Ashiri Dion Ngute, l’épouse du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, est, elle aussi, rentrée de France, tout comme celle du ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey. Aucune de ces personnalités n’a été placée en quarantaine, contrairement aux autres voyageurs, conduits dans des hôtels réquisitionnés à cet effet par l’État.

Pascaline Bongo de retour à Libreville

Au Gabon aussi, les avions ont débarqué des voyageurs fuyant le coronavirus. Ironie du sort, le patient zéro du pays, un salarié de Gabon Oil Company qui rentrait d’un séjour en France, était dans le même vol à destination de Libreville qu’Alex Bongo et Pascaline Mferri Bongo, frère et sœur du chef de l’État. Une partie de la famille présidentielle est rentrée précipitamment de Dubaï, où Landry Bongo, un autre membre de la fratrie et demi-frère d’Ali Bongo Ondimba, est hospitalisé depuis plusieurs jours à la suite d’une rupture d’anévrisme.

Arrivé à Paris au début de mars pour un séjour privé de deux semaines, l’ancien Premier ministre de la RD Congo, Adolphe Muzito, n’a quant à lui pas pu quitter la capitale française. Il devra attendre la fin des mesures de confinement imposées par Emmanuel Macron avant de regagner Kinshasa, où il doit passer le relais à Martin Fayulu à la tête de la plate-forme d’opposition, Lamuka.

Au Congo, le ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, rentré le 9 mars de Paris par l’un des derniers vols d’Air France, a dû se soumettre à un confinement de quatorze jours à son domicile de Brazzaville. À l’issue de cette période, il pourra participer aux travaux de la « task force » ministérielle sur « les conséquences économiques et sociales du coronavirus », créée le 18 mars par le président Denis Sassou Nguesso. Enfin, toujours dans la capitale congolaise, l’ambassadeur des États-Unis, Todd Haskell, et plusieurs de ses collaborateurs sont entrés en confinement le 18 mars, un membre de l’ambassade ayant été testé positif au Covid-19.

Avec Jeune Afrique

 

 

L’appel à la guerre contre le Rwanda d’un ancien premier ministre congolais

décembre 23, 2019

L’ancien premier ministre et opposant congolais Adolphe Muzito a appelé lundi Kinshasa à «faire la guerre au Rwanda» et même à «l’annexer» pour mettre fin aux violences qui ensanglantent l’est de la République démocratique du Congo depuis 25 ans.

«Il faut faire la guerre au Rwanda pour rétablir la paix dans la région. Le Rwanda influe sur la politique congolaise. L’Ouganda aussi», a déclaré Adolphe Muzito dans une conférence de presse à Kinshasa. Et d’ajouter, sur le même ton : «Nous ne pouvons faire la paix qu’en menaçant le Rwanda, en occupant son territoire, si possible annexer le Rwanda.» L’AFP n’a pu joindre immédiatement le porte-parole du gouvernement pour une réaction.

Premier ministre de 2007 à 2012, Adolphe Muzito occupe depuis début décembre la présidence tournante de Lamuka, principale plateforme politique d’opposition en République démocratique du Congo.

La RDC a été ravagée par deux guerres régionales (1996-1997 et 1998-2003). Le pays entretient des relations en dents de scie avec ses voisins du Rwanda et de l’Ouganda. La RDC accuse ces deux pays de vouloir la déstabiliser, quend ces derniers considèrent la RDC comme base arrière de milices hostiles à leurs régimes. Depuis un quart de siècle, la partie orientale du pays (les régions des Kivu et Ituri, principalement) est en proie à l’insécurité en raison de la présence des dizaines des groupes armés locaux et étrangers.

Insécurité

Parmi ces derniers, se trouvent les milices ougandaises des Forces démocratiques alliées (ADF), les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ou les rebelles burundais des Forces nationales de libération (FNL). Ces groupes sont accusés de nombreux crimes en RDC.

En octobre, le président congolais Félix Tshisekedi s’était rendu à Kampala, où, avec son homologue Yoweri Museveni il avait évoqué la question stratégique de la lutte contre les groupes armés dans l’est de la RDC. Le réchauffement des relations avec Kampala avait été précédé dès mars-avril par le rétablissement des liens de bon voisinage avec le Rwanda.

Kinshasa et ses voisins ont annoncé fin octobre vouloir mutualiser leurs efforts pour combattre les groupes armés et milices dans la région des Grands lacs. Samedi, un groupe de 71 rebelles rwandais défaits par l’armée congolaise, et près de 1500 de leurs proches, ont été rapatriés au Rwanda à partir de la province congolaise du Sud-Kivu.

Par Le Figaro avec AFP

RDC: arrivée du président sud-coréen à Kinshasa pour une visite de 24 heures

juillet 7, 2011

Le président sud-coréen Lee Myung-bak est arrivé jeudi à Kinshasa pour une visite d’Etat de 24 heures où sa délégation participera au forum d’affaires RDC-Corée du Sud qui débouchera sur la signature de plusieurs accords commerciaux, a constaté un journaliste de l’AFP.

A sa descente d’avion à 12H55 (13H55 GMT) à l’aéroport international de N’Djili, Myung-bak a été accueilli par le premier ministre congolais Adolphe Muzito.

A la tête d’une forte délégation de 170 personnes composée de ministres, de représentants de firmes coréennes ainsi que des investisseurs, le président sud-coréen discutera dans les prochaines heures avec son homologue congolais Joseph Kabila des possibilités d’échanges commerciaux et des investissements, selon la présidence congolaise.

Un forum d’affaires réunira les chefs d’entreprises et investisseurs sud-coréens avec les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).

La délégation sud-coréenne signera avec la partie congolaise des accords d’investissement dans les domaines de l’agriculture, du transports et de l’énergie.

Une entreprise sud-coréenne, la Korean national oil corporation (Knoc), intéressée à l’exploitation du pétrole congolais, devra signer un « accord d’étude conjointe » avec la firme congolaise, Congolaise des hydrocarbures (Cohydro).

Séoul entend investir dans la construction d’infrastructures dont un port en eaux profondes à Banana, dans l’ouest du pays, en échange du gaz et du pétrole.

La visite du président sud-coréen est une réponse à celles effectuées par le président et le premier ministre congolais en mars et novembre 2010.

En RDC, la Corée du Sud développe un programme agricole à Kwenge (Bandundu, ouest) pour un montant de 9 millions de dollars. Un autre projet est exécuté avec l’institut de recherche de l’Université de Kinshasa. Ces recherches portent sur la production des semences améliorées adaptées à l’environnement congolais et sur l’amélioration des techniques agricoles.

Le président sud-coréen arrive d’Afrique du Sud où il a assisté à la désignation de la ville sud-coréenne de Pyeongchang pour organiser les jeux Olympiques d’hiver en 2018.

Après Kinshasa, le président sud-coréen et sa délégation s’envoleront à Addis Abeba, en Ethiopie.

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