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[Chronique] Réforme de la Ceni en RDC : tout ça pour ça ?

juin 14, 2021
Kash

La réforme de la Commission électorale nationale indépendante adoptée en vue de la présidentielle de 2023 est critiquée. Au cœur de la polémique : le maintien de la prédominance de la majorité sur les postes stratégiques en son sein.

C’était la réforme qui devait permettre à la RDC de dépasser enfin les accusations de manque de transparence dans les élections. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) congolaise n’a en effet pas très bonne réputation, y compris au sein de la communauté internationale. Au point que le président sortant, Corneille Nangaa, a fait l’objet de sanctions.

Le Trésor américain – sous l’administration de Donald Trump, soit dit en passant – l’a notamment accusé d’avoir « sapé le processus électoral » lors de la dernière présidentielle. Signe on ne peut plus patent des dysfonctionnements profonds qui perturbent la Ceni : alors que son mandat se terminait officiellement le 30 juin 2019, Corneillee Nangaa est, aujourd’hui encore, en poste, en attendant que les acteurs politiques s’entendent sur un éventuel successeur…

Couper le cordon

Au-delà de la seule question de la personnalité des membres de la Ceni, c’est à propos des équilibres internes à celle-ci que le débat a le plus violemment fait rage ces dernières années. Société civile, représentants religieux, cadres de l’opposition et même diplomates occidentaux avaient un objectif en tête dès qu’était évoquée une future réforme de la commission : sa dépolitisation. En clair, couper le cordon ombilical entre l’exécutif et la Ceni, jusqu’ici nationale certes, mais dont l’indépendance était sans cesse mise en doute.

Sauf que, dans la réforme adoptée par l’Assemblée nationale, et entérinée par un vote du Sénat le 11 juin, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) estime que le compte n’y est pas. Les partis politiques obtiennent ainsi dix postes au sein de la plénière de la Ceni, contre cinq pour la société civile. Au sein du bureau, le déséquilibre est encore plus marqué : sur les sept membres, quatre sont désignés par la majorité, deux par l’opposition et un seul par la société civile.

De quoi donner du grain à moudre aux irrédentistes de Lamuka, Martin Fayulu en tête, mais aussi alimenter quelques inquiétudes au sein de la communauté internationale. Risque-t-on, en 2023, de voir à nouveau les résultats du scrutin remis en question par une partie de la classe politique et la société civile congolaise ?

Par  Kash

Caricaturiste, bédéiste, peintre, designer et publicitaire congolais installé à Kinshasa.

Canada/Céline Dion : bientôt maman d’un 4e enfant ?

février 22, 2020
© Berzane Nasser/ABACA
Céline Dion pourrait-elle bientôt devenir maman pour la quatrième fois ? C’est en tout cas ce qu’il se murmure. Selon la biographe Elisabeth Reynaud sur le plateau de l’émission TPMP People, la chanteuse qui vient de perdre sa mère souhaiterait désormais adopter un enfant pour agrandir sa petite famille.Une maman en or

Déjà maman célibataire de trois garçons – René-Charles, Eddy et Nelson – Céline Dion n’a jamais caché que sa famille était sa priorité absolue dans la vie et qu’elle était prête à de nombreux sacrifices pour le bonheur de ses fils. Il n’est donc pas très étonnant qu’elle veuille agrandir sa famille, d’autant que René-Charles est aujourd’hui âgé de 19 ans et en couple. Le jeune homme pourrait donc bientôt prendre son envol.

« Il ne faut pas oublier qu’elle a perdu tous les gens qu’elle adorait : sa petite nièce, son père, sa mère, son frère… Mais il lui reste son trésor sur terre, ses trois fils », a continué la biographe qui a avoué ne pas savoir dans quel pays Céline Dion envisageait d’adopter.

Il faudra donc patienter pour en savoir plus, mais le projet serait bel et bien très sérieux.

Avec Elle par Elise Petter

Le Congrès américain adopte une résolution soutenant Hongkong face à Pékin

novembre 21, 2019

 

Le texte doit désormais être signé par Donald Trump. Ce vote intervient en pleines négociations entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale.

Le Congrès américain a adopté mercredi 20 novembre à une écrasante majorité une résolution soutenant les «droits humains et la démocratie» à Hongkong face à Pékin et menaçant de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l’ancienne colonie britannique. La Chambre des représentants a approuvé ce texte par 417 voix contre une, après son adoption à l’unanimité au Sénat mardi, qui avait provoqué la colère de Pékin.

Le texte doit désormais être signé par Donald Trump pour être promulgué, mais le président américain pourrait y mettre son veto. Le large soutien des sénateurs implique toutefois que ce veto pourrait être ensuite outrepassé à la chambre haute. Ce vote intervient en pleines négociations ardues entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale.

La Chambre des représentants a approuvé mercredi la résolution par 417 voix contre une après son adoption à l’unanimité au Sénat mardi. Ce vote avait provoqué la colère de Pékin, la Chine menaçant de représailles en cas d’adoption définitive.

«L’Amérique est avec vous et l’Amérique vous soutiendra toujours», a lancé dans l’hémicycle aux Hongkongais un élu de la minorité républicaine à la Chambre, Michael McCaul, dénonçant la «brutalité» de la Chine. Le Congrès a également approuvé une mesure qui interdirait la vente à la police hongkongaise de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et autres équipements destinés à réprimer les manifestations: à l’unanimité au Sénat et par 417 voix sur 435 parlementaires, et aucun vote contre.

«J’exhorte le président à signer cette loi décisive aussi vite que possible», a écrit le sénateur républicain Marco Rubio, l’un des plus grands défenseurs du texte. L’objectif des États-Unis n’est autre que «de soutenir les extrémistes et les éléments antichinois violents qui tentent de semer le chaos à Hongkong», avait déclaré mardi dans un communiqué le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang. Pékin a par ailleurs convoqué mercredi le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade des Etats-Unis, William Klein, pour «une protestation solennelle» et «s’élever» contre ce texte.

Hongkong est lié à Washington par un statut économique spécial qui permet au territoire d’être exonéré des restrictions s’appliquant à la Chine continentale. Le texte conditionne notamment le maintien de ce statut spécial à la validation annuelle par le département d’Etat d’une situation jugée convenable en matière de respect des droits de la part des autorités hongkongaises.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Sénégal : la révision de la Constitution adoptée à l’Assemblée nationale

mai 5, 2019

Macky Sall après avoir voté à Fatick lors de la présidentielle, le 24 fevrier 2019. © Sylvain CHERKAOUI pour JA 

Les députés sénégalais ont adopté le 4 mai le projet de révision constitutionnelle visant à supprimer le poste de Premier ministre. Avec seulement 7 voix contre et 7 abstentions, l’opposition a brillé par son absence.

Moins d’un mois après l’annonce de la volonté de Macky Sall de supprimer le poste de Premier ministre, l’Assemblée nationale sénégalaise a adopté le 4 mai le projet de révision de la Constitution avec 124 voix pour, 7 contre et 7 abstentions. Si l’issue du vote ne fut pas une surprise – la coalition présidentielle disposant d’une majorité qualifiée des 3/5e, suffisante pour entériner la révision constitutionnelle –, le très faible nombre de voix contre interroge.

Malgré les 38 sièges que comptent les députés de la minorité et la contestation soulevée par l’opposition pendant les neuf heures de débat qui ont précédé le vote, seuls sept parlementaires se sont opposés au projet de loi, sept autres se sont abstenus. L’opposition a également brillé par l’absence de certaines de ses principales figures, à l’instar du député Ousmane Sonko, arrivé troisième à l’élection présidentielle du 24 février 2019. « Il était en déplacement à Bignona », justifie un membre de son équipe.

Présents dans l’hémicycle, sept députés du Parti démocratique sénégalais (PDS) ont décidé de s’abstenir, face à « une loi sans intérêt ». « Le PDS refuse de participer au vote d’une révision pour laquelle le président n’a pas jugé nécessaire de discuter avec les différents acteurs politiques. Ni d’en parler durant sa campagne et qui n’a pour seul objet que de rendre le pouvoir de Macky Sall monocéphale », confie le député Toussaint Manga.

L’opposition aux abonnés absents ?

Déjà à l’annonce du projet de révision, l’opposition n’avait pas, ou très peu, réagi. Il aura fallu attendre plus de trois semaines pour que les quatre candidats à la présidentielle – Ousmane Sonko, Idrissa Seck, Issa Sall et Madické Niang – publient un timide communiqué commun, déplorant que « des modifications aussi substantielles de la Constitution aient été initiées en l’absence de toute forme de concertation ».

« Ce projet de loi aurait dû faire l’objet d’une concertation ou être annoncé par votre candidat lors de la campagne électorale », a renchéri Aïssatou Sabara dans l’hémicycle. En effet, la suppression du poste du Premier ministre ne figurait pas dans le programme du candidat Macky Sall pour la présidentielle de février. Pas plus qu’il n’a été soumis au vote des citoyens lors du référendum de 2016 portant sur la révision de la Constitution. Bien que l’idée soit apparue dès le premier mandat de Macky Sall, selon un proche de la présidence.

« Avec ce projet, le chef de l’État n’est plus le chef de l’exécutif, il est l’exécutif lui-même. Or, la démocratie nécessite une déconcentration du pouvoir. Avec cette révision constitutionnelle, l’instabilité institutionnelle deviendra la règle », a mis en garde Cheikh Mamadou Abiboulaye Dieye.

« Les pouvoirs exorbitants de Macky Sall »

Parmi les arguments mis en avant par les parlementaires opposés au texte : le basculement vers un « régime présidentialiste » jugé autoritaire. « Cette révision viendra renforcer les pouvoirs déjà exorbitants du président de la République », a fustigé la députée de l’opposition Aïssatou Sabara lors des débats.

Du côté de l’exécutif, on martèle la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des réformes et de passer en mode « fast track » pour atteindre l’émergence. Le mandat présidentiel étant passé de sept à cinq ans, l’exécutif veut « faire sauter les goulots d’étranglement ». Seul à la tête de l’exécutif, Macky Sall pourra ainsi « être lui-même au contact direct avec les niveaux administratifs » chargés d’appliquer ses politiques.

Un risque de blocages institutionnels ?

Pour les quelques membres de l’opposition présents dans l’hémicycle, cette nouvelle Constitution « signe la mort du gouvernement en tant qu’institution », selon les mots de Cheikh Mamadou Abiboulaye Dieye, député non-inscrit. Pour cause, selon la nouvelle loi fondamentale, le gouvernement n’est plus tenu de rendre des comptes à l’Assemblée qui pouvait jusqu’ici voter la confiance et déposer une motion de censure à son endroit. À l’inverse, l’exécutif ne serait plus en mesure de dissoudre l’Assemblée nationale. « Il s’agissait de deux armes de dissuasion dont disposaient les deux institutions. En se retirant le droit de dissoudre l’Assemblée, le président permet à l’Assemblée de gagner en sérénité, donc en indépendance », a justifié le garde des Sceaux Malick Sall, qui représentait le gouvernement.

Mamadou Diop Decroix, vice-président du groupe parlementaire Liberté et démocratie, s’est fendu d’une intervention virulente à l’endroit de l’ « Empereur » Macky Sall. Pour le député, cette révision vise à empêcher l’opposition de désigner un Premier ministre si elle obtient la majorité parlementaire aux législatives de 2022. « Cela entraînera de nombreux blocages, car l’Assemblée trouvera des moyens pour saboter le travail [de Macky Sall] et l’empêcher de gouverner », promet-il.

Si la révision est censée supprimer le pouvoir de l’exécutif de dissoudre l’Assemblée, l’opposition craint que l’article 52 de la nouvelle Constitution ne l’y autorise quand même, en cas de blocages institutionnels. « Lorsque les institutions de la République (…) sont menacées d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ou des institutions est interrompu, le président de la République dispose de pouvoirs exceptionnels. Il peut (…) prendre toute mesure tendant à rétablir le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions », dispose l’article en question.

Vers une réforme de l’administration

« Cette révision constitutionnelle permettra de mettre en œuvre plus rapidement les réformes nécessaires pour atteindre les orientations et objectifs de la majorité, notamment autour du Plan Sénégal émergent (PSE) », estime quant à lui Pape Biram Touré, vice-président du groupe parlementaire majoritaire Benno Bokk Yaakaar.

Désormais seul aux manettes, Macky Sall entend à présent s’atteler à une réforme en profondeur de l’administration pour la rendre « plus efficace, plus diligente », comme il l’a appelé de ses vœux lors de son discours d’investiture le 2 avril. Pour cela, il devrait notamment mettre l’accent sur la décentralisation des administrations. Des réformes qui seront annoncées sous peu, l’exécutif étant désormais en mode « fast track » face à une opposition quasi inaudible.

Jeuneafrique.com par Manon Laplace – à Dakar

France: ce que contient la nouvelle loi « asile immigration »

avril 23, 2018
Emmanuel Macron et son ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, en février 2018 en Corse. © Benoit Tessier/AP/SIPA

En France, l’Assemblée nationale a voté en première lecture la nouvelle loi « asile-immigration ». Décrié par les associations, qui dénoncent des atteintes aux droits des personnes, et l’opposition, qui le juge trop laxiste ou trop restrictif, ce texte a notamment pour objectif affiché d’accélérer la procédure pour obtenir l’asile en France.

Le projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » a été voté par les députés français – avec 228 voix pour, 139 contre et 24 abstentions -, ce qui en fait le projet de loi le moins bien voté depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron. Un projet de loi ardemment porté par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, malgré des résistances au sein de la majorité, qui l’a défendu en mettant en exergue sa « mesure ». L’ancien maire de Lyon a aussi souligné devant la Commission des lois, le 3 avril dernier, que cette loi nouvellement votée permettrait de combattre la « submersion » supposée de certaines régions françaises face au « flux » de demandeurs d’asile.

Du côté des associations de défense des droits de l’homme et de l’opposition de gauche, la pilule a du mal à passer. Quelques minutes après le vote de l’Assemblée, Amnesty International a diffusé un communiqué s’indignant d’un texte « qui n’a pas permis de répondre aux difficultés auxquelles sont confrontés les migrants et les demandeurs d’asile en France, au premier titre desquelles le respect scrupuleux de leurs droits ».

Le projet de loi a également été l’occasion de violentes critiques de la part de la droite et du groupe parlementaire des Républicains, qui ont considéré le texte défendu par Gérard Collomb comme trop tiède. « Avec Emmanuel Macron, l’immigration est en marche. La majorité silencieuse doit être entendue », a ainsi tweeté sur son compte Laurent Wauquiez, le chef de file de la droite française, dans une rhétorique empruntée au Front national.

« Finalement cette loi «  asile et immigration » aura été une formidable tribune pour le Front National. C’est lui qui sort gagnant de ce débat en mêlant asile et immigration » a pour sa part commenté Jean-Michel Clément, seul député de la majorité à voter contre le texte, avant de claquer la porte du parti d’Emmanuel Macron.

L’effort pour le demandeur

Le principal point de la loi, et sur lequel se focalisent les critiques, demeure la volonté affichée d’accélérer la procédure pour obtenir l’asile dans l’Hexagone. Un objectif a priori louable et consensuel, mais dont les dispositions font reposer l’effort uniquement sur le demandeur, et non sur l’administration – en l’occurrence l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofra).

Ainsi, sans que des moyens supplémentaires soient alloués pour accélérer le traitement des dossiers, le délai pour déposer une demande d’asile est désormais réduit de 120 à 90 jours.

Un temps jugé beaucoup trop court par les opposants du texte, notamment le Défenseur des droits Jacques Toubon, qui rappellent l’extrême précarité de nombreux demandeurs et l’immanquable lenteur du parcours administratif – il faut en moyenne patienter une vingtaine de jours avant de pouvoir décrocher un rendez-vous au Guichet unique de demande d’asile, avec d’importantes disparités suivant les régions.

La nouvelle loi prévoit également de raccourcir de 30 à 15 jours le délai pour faire appel d’une décision de refus auprès de la Cour nationale du droit d’asile. « C’est quatre fois plus court que le délai consenti pour faire appel d’une décision administrative dans le cadre du droit commun », s’indigne Amnesty dans son communiqué. Dans un entretien au journal Le Monde, Jacques Toubon estimait pour sa part que « (le demandeur d’asile) se retrouve pris dans des procédures tellement accélérées qu’elles confinent à l’expéditif ».

Le cas des mineurs en rétention

Autre disposition particulièrement contestée : l’allongement de la durée maximale de rétention des étrangers en attente d’expulsion, qui passe de 45 à 90 jours. Qualifiée de « fondamentale » par Gérard Collomb, cette disposition vise à accroître l’effectivité des mesures d’éloignement – seulement 13,9 % des obligations de quitter le territoire français sont exécutées, contre 45,8 % pour ceux passant en rétention. Une disposition inutile aux yeux de la Cimade (le Comité inter-mouvements auprès des évacués), qui rappelle qu’au-delà de 15 jours, le taux d’éloignement chute drastiquement.

Surtout, les détracteurs du texte soulignent les risques encourus par les enfants, dont le nombre en centres de rétention augmente d’année en année – plus de 300 mineurs détenus en 2017.

« Nous sommes ici un certain nombre à être absolument, totalement radicalement (…) opposés à la rétention des enfants », a tancé à l’Assemblée Jean-Luc Mélenchon, député et chef de file de la France insoumise. Le problème n’est d’ailleurs pas nouveau : la France a été condamnée à six reprises en 2016 par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), au sujet de la rétention des enfants. Sans que Paris ne décide de changer sa législation en la matière.

Le « délit de solidarité » assoupli

Quelques assouplissements ont néanmoins été concédés aux adversaires du texte, à l’image du « délit de solidarité » envers les migrants. Introduit en 1938 dans le droit français, cette disposition est à l’origine de la condamnation de plusieurs militants, notamment ceux de l’association La Roya à la frontière franco-italienne, pour être venus en aide à des migrants.

Désormais, le délit devrait connaître certaines exemptions, notamment « lorsque l’acte reproché consiste à fournir des conseils et de l’accompagnement, notamment juridiques, linguistiques ou sociaux, ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger. »

Les députés ont aussi voté la possibilité pour les mineurs réfugiés de faire venir leur fratrie, et non plus seulement leurs parents, afin que « la réunification familiale ne se fasse pas au détriment de l’unité familiale ». Malgré le nombre très restreint de personnes concernées, les députés de droite et d’extrême droite ont dénoncé « les belles âmes » de la majorité parlementaire et de l’opposition de gauche.

Jeuneafrique.com par

L’Ethiopie suspend les adoptions par des familles étrangères

juin 2, 2017

Des enfants éthiopiens jouent avec des adultes à Gambela, en Ethiopie, le 26 mai 2016 / © UNICEF ETHIOPIA/AFP/Archives / HO

Le gouvernement éthiopien a suspendu les procédures d’adoption par des familles étrangères, empêchant des dizaines d’entre elles d’être réunies avec des enfants qu’elles ont déjà légalement adoptés, a-t-on appris vendredi auprès des responsables de quatre ambassades occidentales dont des citoyens sont touchés par la mesure.

Des centaines d’autres demandes d’adoption n’ayant pas encore abouti sont de la sorte également en suspens, laissant dans l’incertitude des familles ayant investi des milliers d’euros dans des procédures durant parfois plusieurs années, selon la même source.

Contactée par l’AFP, une porte-parole du ministère éthiopien pour les Femmes, les Enfants et la Jeunesse a refusé de confirmer ou commenter la mesure, dont les diplomates assurent qu’elle est en vigueur depuis le 21 avril.

« On ne nous a pas expliqué pourquoi (cette mesure a été prise, ndlr) », a déclaré l’ambassadeur d’Espagne en Ethiopie, Borja Montesino.

Le chef de mission adjoint de l’ambassade de Belgique, Josef Naudts, a assuré avoir été informé par des responsables éthiopiens qu’Addis Abeba souhaite revoir son système d’adoption. « Nous espérons qu’une solution pourra être trouvée pour les familles (…) bloquées à cause de cette décision ».

L’Ethiopie est une destination populaire pour les familles étrangères souhaitant adopter. Par le passé, le système d’adoption éthiopien a été accusé d’inclure des enfants qui ne sont pas orphelins, poussant les ambassades étrangères à instaurer leurs propres règles pour s’assurer qu’aucun enfant ayant déjà des parents ne soit adopté.

Depuis 2011, 5.500 enfants éthiopiens ont été adoptés par des familles américaines, selon l’ambassade des Etats-Unis. En 2010 et 2011, 1.200 enfants ont été adoptés par des familles espagnoles, selon l’ambassadeur Montesino.

Jon Oren et son épouse, des citoyens américains, ont été reconnus parents légaux d’un enfant éthiopien de trois ans, et attendaient une dernière autorisation des autorités éthiopiennes pour l’emmener aux Etats-Unis. Leur dossier est désormais en suspens depuis que la mesure controversée est entrée en vigueur.

« Maintenant que nous sommes parents légaux (…), je suis responsable de son bien-être », a soutenu M. Oren à l’AFP. « Je ne peux pas simplement ignorer mes sentiments ou mes obligations légales en tant que père ».

Selon un communiqué de l’ambassade américaine, environ 40 familles américaines sont dans une situation similaire, et plus de 200 familles ayant entamé une procédure d’adoption ont vu leurs demandes mises en suspens.

En Espagne, les demandes d’environ 50 familles ont été suspendues, selon l’ambassadeur espagnol, alors qu’un diplomate britannique assure qu’une dizaine de familles britanniques ont été affectées. En ce qui concerne la Belgique, cinq familles sont touchées par cette suspension, selon Jozef Naudts.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2017 14h07)                

Santé: l’Argentine légalise l’usage médicinal du cannabis

mars 29, 2017

 

Photo du service de presse du Sénat argentin lors du vote des sénateurs en faveur d’une loi autorisant l’usage thérapeutique d’huile de cannabis, le 29 mars 2017 / © Prensa Senado/AFP / HO

Les sénateurs argentins ont définitivement adopté mercredi une loi autorisant l’usage thérapeutique d’huile de cannabis, mais ont maintenu l’interdiction de cultiver la plante, une revendication des familles de malades.

La loi, qui avait déjà été approuvée par les députés en novembre, permet l’importation d’huile de cannabis pour les patients ayant des prescriptions médicales et au ministère argentin de la Santé de fournir gratuitement le médicament dans des cas d’épilepsie, d’autisme et d’autres pathologies.

« C’est un rêve qui se réalise, une immense joie car cela va soulager (…) les patients quelle que soit leur pathologie », a déclaré à l’AFP Maria Laura Alasi, mère de Josefina, 4 ans, qui est atteinte depuis l’âge de 7 mois du syndrome de West, une grave forme d’épilepsie.

Cette loi « ouvre la voie à ce que la substance soit obtenue auprès d’un fournisseur légal et à un accompagnement médical », s’est félicité le docteur Marcelo Morante dans les couloirs du Sénat, après l’adoption du texte.

Depuis la décision pionnière de l’Uruguay, qui a été en décembre 2013 le premier pays au monde à avoir légalisé la production, la distribution et la consommation du cannabis, d’autres comme le Mexique, la Colombie et le Chili ont infléchi leur position dans un contexte de légalisation progressive de la marijuana sur le continent américain.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2017 03h12)

La justice du Malawi autorise Madonna à adopter des jumelles

février 7, 2017

Blantyre (Malawi) – La pop-star américaine Madonna a été autorisée mardi par la justice du Malawi à adopter des jumelles dans ce pays d’Afrique australe où elle avait déjà adopté un garçon en 2006 et une fille en 2009, a-t-on appris de source judiciaire.

« Je peux confirmer que Madonna a obtenu le droit d’adopter deux enfants », a déclaré l’AFP Mlenga Mvula, porte-parole du tribunal de Lilongwe. Il s’agit de jumelles âgées de quatre ans, Esther et Stella.

Selon M. Mvula, les deux enfants viennent du même orphelinat que David Banda, le garçon adopté en 2006 par la chanteuse, dans la ville de Mchinji (centre-ouest).

Selon les médias locaux, la star de 58 ans est arrivée au tribunal de la capitale malawite accompagnée d’une imposante escorte policière et de gardes du corps privés, pour entendre la décision de la juge Fiona Mwale.

La chanteuse n’a fait aucun commentaire et son équipe de communication n’était pas joignable mardi après-midi.

Après David Banda, elle avait adopté en 2009 une petite fille, Mercy James, toujours au Malawi où elle a créé il y a onze ans une fondation qui aide notamment les orphelins du pays.

Fin janvier, alors que la justice avait annoncé étudier une demande de Madonna, la chanteuse avait démenti tout projet d’adoption, assurant s’être simplement rendue au Malawi pour s’occuper de sa fondation « Raising Malawi ».

Ses séjours réguliers dans ce petit pays pauvre d’Afrique australe ont parfois été le sujet de controverses.

En 2013 notamment, la présidente d’alors, Joyce Banda, lui avait reproché de se comporter avec les autorités en terrain conquis, de réclamer un traitement de VIP injustifié et de se vanter exagérément de sa générosité envers le Malawi.
Mais depuis le départ de Mme Banda en 2014, les relations de la star avec le nouveau président Peter Mutharika sont meilleures, ce dernier ayant affirmé que son gouvernement serait « toujours reconnaissant pour la passion de Madonna pour le pays ».

Romandie.com avec(©AFP / 07 février 2017 15h23)             

Madonna dépose une demande d’adoption pour deux enfants au Malawi (justice)

janvier 25, 2017

Blantyre (Malawi) – La star de la pop américaine Madonna a déposé mercredi une demande d’adoption pour deux enfants auprès de la justice malawite, un pays où elle avait déjà adopté une fille en 2006 et un garçon en 2009, a-t-on appris de source judiciaire.

« Le tribunal étudie une demande pour déterminer si Madonna peut adopter ou non deux enfants », a indiqué à l’AFP Mlenga Mvula, porte-parole du tribunal de Lilongwe.

« La procédure d’adoption requiert un jugement du tribunal », a-t-il poursuivi, refusant de donner l’identité des enfants et de l’orphelinat où ils vivent.

Selon les médias locaux, Madonna s’est elle-même présentée mercredi au tribunal de Lilongwe, en compagnie de deux enfants en bas âge, pour y être entendue par une juge.

La chanteuse américaine est arrivée au Malawi à bord d’un avion privé et séjourne dans un lodge à l’extérieur de la capitale malawite, ont ajouté ces médias.

Madonna avait adopté en 2006 au Malawi une fille, Mercy James et un garçon, David Banda, en 2009.

Ses séjours réguliers dans ce petit pays pauvre d’Afrique australe ont parfois été le sujet de controverses.

En 2013 notamment, la présidente d’alors Joyce Banda lui avait reproché de se comporter avec les autorités en terrain conquis, de réclamer un traitement de VIP injustifié et de se vanter exagérément de sa générosité envers le Malawi.

Depuis le départ de Mme Banda en 2014, les relations de la star avec le nouveau président Peter Mutharika sont meilleures, ce dernier ayant affirmé que son gouvernement serait « toujours reconnaissant pour la passion de Madonna pour le pays ».

Madonna a créé en 2006 la fondation « Raising Malawi » qui affirme avoir versé des millions de dollars pour financer des orphelinats et diverses institutions de protection des orphelins dans le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 25 janvier 2017 15h38)

Côte d’Ivoire : l’Assemblée adopte le projet de nouvelle constitution

octobre 11, 2016

Alassane Ouattara à Abidjan le 29 octobre 2015. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

L’Assemblée nationale ivoirienne a adopté mardi le projet de réforme de la Constitution porté par le Président. Sans surprise, la quasi totalité des votants s’est prononcée en faveur du texte, qui sera soumis à un référendum fin octobre.

Le suspense n’avait rien d’haletant, le résultat du vote l’a confirmé. Avec 239 voix pour sur un total de 249 votants, 8 contre, 2 abstentions et un absent, l’Assemblée nationale ivoirienne a, sans surprise, adopté l’avant-projet de Constitution du président Alassane Dramane Ouattara.

Si le résultat était aussi prévisible, c’est que l’opposition avait boycotté les législatives de 2011. Mathématiquement, 90% des 250 députés sont donc aujourd’hui du côté présidentiel. Ce qui n’a pas empêché le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion, d’affirmer que les députés avaient « écrit une page d’histoire [du] pays ».

Avec cette nouvelle Constitution, c’est « la stabilité de la Côte d’Ivoire que le président Ouattara recherche », a affirmé Guillaume Soro, soulignant que le pays « a souffert 25 ans durant de l’instabilité de l’État ». Il a rappelé que « seul le peuple souverain en dernier ressort décidera du sort de cette Constitution » lors du référendum qui devrait avoir lieu le 30 octobre, date encore non officielle.

 

« L’ivoirité » au centre des débats

Le projet veut en finir avec l’ »ivoirité » et « tourner définitivement la page des crises successives » qui ont secoué le pays, selon le président Ouattara. Pour ce faire, il clarifie notamment les conditions d’éligibilité à la présidence de la République.

En outre, le texte prévoit la création d’un poste de vice-président « élu en même temps » que le président et d’un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le Président. Il prévoit aussi l’institutionnalisation de la chambre des rois et chefs traditionnels ou une extension des compétences du Conseil économique et social, dans les domaines culturels et environnementaux notamment.

Vingt-trois partis d’opposition, dont le Front Populaire Ivoirien (FPI) fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, ont dénoncé le projet la semaine dernière. « Craignant que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets », l’opposition avait alors appelé les Ivoiriens à « faire échec à cette initiative anti-démocratique et qui menace très gravement la paix et la stabilité ». « Comment voulez-vous que les Ivoiriens aillent voter dans moins de trois semaines une Constitution de 57 pages qu’ils n’ont même eu le temps de lire ? C’est une première mondiale », avait même déclaré Moriféré Bamba, porte-parole de la Coalition.

Jeunafrique.com avec AFP