Posts Tagged ‘Affaire’

Sénégal: le chef de la police limogé pour être présenté devant la justice

juillet 25, 2013

DAKAR – Le plus haut responsable de la police du Sénégal et ex-chef de la lutte anti-drogue du pays a été relevé de ses fonctions jeudi pour lui permettre de se présenter devant la justice après des accusations de trafic présumé de stupéfiants, a annoncé le gouvernement sénégalais.

Il a été décidé de relever de ses fonctions le directeur général de la police, le commissaire Abdoulaye Niang, pour lui permettre de disposer de tous ses moyens pour se défendre devant la justice, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, également ministre chargé de la Bonne gouvernance

Aucune faute n’a été relevée contre le commissaire Niang mais il aurait été inconvenant qu’un gradé de ce niveau puisse être convoqué par les policiers dans le cadre de l’enquête ouverte par le procureur de la République sur un présumé trafic de drogue dans lequel le commissaire Niang a été cité, a dit M. Coulibaly.

Le commissaire Niang, qui a dirigé pendant de nombreuses années l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), une unité de la police chargée de lutter contre le trafic de drogues, a été remplacé par Mme Anna Sémou Diouf, précédemment coordinatrice du Comité interministériel de lutte contre la drogue.

Cette mesure a été prise à l’issue du conseil des ministres jeudi et après la remise au président sénégalais Macky Sall d’un rapport administratif sur cette affaire qui fait grand bruit au Sénégal.

La presse sénégalaise a publié ces derniers jours des informations attribuées au successeur du commissaire Niang à la tête de l’Ocrtis, le commissaire Cheikh Sadibou Keïta, accusant son prédécesseur d’être mêlé à une affaire de revente de drogues saisies par la police en complicité avec des trafiquants nigérians.

L’enquête administrative avait pour but de déterminer si les allégations contre le commissaire Niang sont fondées, et il est apparu que le commissaire Keïta a porté des allégations mensongères contre le commissaire Niang, a indiqué M. Coulibaly.

Le commissaire Keïta, lui, n’occupe plus de responsabilité dans la police depuis son départ de l’Ocrtis il y a quelques semaines.

Il fera l’objet de mesures conservatoires et de sanctions. Des mesures disciplinaires vont être prises contre toutes les personnes impliquées (dans les accusations contre le commissaire Niang). L’enquête du procureur va continuer, a poursuivi le porte-parole du gouvernement.

Cette affaire a été révélée par le journal privé Le Quotidien, qui a reçu ces derniers jours des appels téléphoniques d’insultes et de menaces de mort. Le groupe de presse possédant ce titre, Avenir Communication, a porté plainte contre X.

Le Sénégal fait généralement figure de modèle en Afrique de l’Ouest, une région de plus en plus utilisée par les narcotrafiquants comme zone de transit dans le trafic de drogues d’Amérique latine vers l’Europe, en s’appuyant sur la faiblesse de certains de ses Etats et du contrôle à leurs frontières.

Selon l’Office des Nations unies contre le trafic de drogue et la criminalité (ONUDC), entre 2005 et 2007, plus de 20 saisies majeures de drogues ont été réalisées en série dans toute l’Afrique de l’Ouest, totalisant des milliers de kilos de cocaïne, avec plus de 11 tonnes pour la seule année 2007.

Ces prises ont eu lieu pour la plupart en mer, pour certaines dans des avions privés ou des caches à terre, avec l’appui déterminant de marines nationales européennes. Toutefois, les grosses saisies y sont devenues rares après 2007, affirme l’ONUDC dans son dernier rapport mondial sur les drogues, publié en février.

Romandie.com avec (©AFP / 25 juillet 2013 21h25)

Lutte anti-corruption, justice et politique au menu de la presse congolaise

juillet 20, 2013

La lutte contre la corruption, avec le président de l’observatoire anti-corruption qui est sous les verrous après avoir été corrompu à hauteur de 24 millions cfa, l’affaire des explosions de la caserne de Mpila et la révision de la constitution, sont au menu des journaux congolais parus samedi à Brazzaville.

« Observatoire anti-corruption corrompu : le président Joseph Mapakou (nom du président de cette institution) sous les verrous », titre le bimensuel  »La tribune d’Afrique ».

« Le président de l’observatoire anti-corruption (OAC), Joseph Mapakou, est sous les verrous depuis le 10 juillet dernier. Il lui est reproché ainsi que son vice-président, André Ikonga Logan, d’être impliqués dans une affaire de corruption, relative à la réhabilitation du siège de l’OAC. Ces deux responsables auraient perçu 24 millions de pot de vin », rapporte ce journal.

« Explosion de la caserne de Mpila : la justice congolaise est-elle téléguidée ? », s’interroge l’hebdomadaire ‘’La griffe » abordant le volet de la justice au Congo.

« La justice congolaise tangue sur l’affaire du 4 mars 2012. Jusqu’à ce jour, il n’y a ni plainte ni début du procès. Mais le dossier va d’une institution judiciaire à une autre sans suite favorable…Qui blogue ? s’interroge toujours ‘’La griffe ».

Là ou l’hebdomadaire ‘’Econews 777 ‘’, se demande si « le colonel Marcel Tsourou (principal accusé dans l’affaire de ces explosions du 4 mars 2012), va subir le même sort que le général Yhombi ? ».

Le général Yhombi Opango (au pouvoir de 77 à 1979) a été mis en prison en 1979 pendant un peu plus de deux ans après son éviction de la présidence par l’actuel chef de l’Etat, sans jugement.

« Révision de la constitution du 20 janvier 2002 : le président Sassou signera-t-il le sixième coup d’Etat du Congo ? » s’interroge ‘’La griffe » qui charge le pouvoir sur cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la société congolaise à l’orée de la fin du deuxième mandat de Dénis Sassou N’Guesso.

« 53 ans d’indépendance, 6 présidents, 5 coups d’Etat, plus de 7 constitutions (…) Le changement de constitution que veulent initier les gestionnaire du pouvoir de Brazzaville conduira à une modification des institutions » commente ‘’La griffe » qui souligne que : « modifier une constitution en cours de validité est un « coup d’Etat constitutionnel ».

‘’La griffe » fait sa Une avec les photos des chefs d’Etat qui ont présidé aux destinées du Congo depuis l’indépendance. Il s’agit de Fulbert Youlou, Massamba Débat, Marien Ngouabi, Yhombi Opango, Pascal Lissouba et Denis Sassou N’Guesso.

APA-Brazzaville (Congo)

RDC : ils imitaient Kabila pour escroquer de riches hommes d’affaires africains

juillet 19, 2013
Joseph Kabila

En imitant Joseph Kabila, les escrocs appâtaient leurs interlocuteurs pour mieux les duper. © AFP

À Kinshasa, quatre escrocs présumés ont été déférés, jeudi 18 juillet. Ils sont soupçonnés d’avoir soutiré de grosses sommes d’argent à plusieurs hommes d’affaires africains, grâce au talent de l’un d’entre eux qui se faisait passer pour le chef de l’État, Joseph Kabila.

Quatre escrocs présumés ont été arrêtés et présentés à la justice congolaise, jeudi 18 juillet à Kinshasa. L’ampleur de l’arnaque qu’ils auraient montée est exceptionnelle. Par les moyens mis en œuvre d’abord : les malandrins avaient créé une adresse mail au nom de Joseph Kabila, s’étaient procuré des documents du ministère des Mines, avaient obtenu une garantie des Nations Unies et étaient allés jusqu’à affréter un avion…

Surtout, l’un des complices mettait à profit son don d’imitation pour se faire passer pour se présenter au téléphone le chef de l’État en personne. En se faisant passer pour Joseph Kabila, il appâtait ses interlocuteurs pour mieux les duper. L’homme d’affaires béninois Souhin Razaki a ainsi été amené à verser 3 millions de dollars pour emporter un marché de cuivre. Avant d’être finalement obligé de porter plainte dans l’espoir de récupérer une partie de la somme.

Selon les policiers, un commerçant centrafricain, Kaki Masengo, a quant à lui payé 135 000 USD pour cinq kilos d’or que le pseudo président lui avait promis. De son côté, un autre commerçant attendait une cargaison de diamants pour 14 millions de dollars… Et un notable du Nord-Kivu (Est), Léon Muheto, fait lui aussi partie de la longue liste des victimes.

Brouteurs, affairistes, imitateurs…

L’affaire roulait à merveille jusqu’à ce que l’un des candidats « pigeons » fasse part de ses soupçons à la police qui a ouvert une enquête, en 2012. Laquelle a abouti aux arrestations de jeudi. Les prévenus n’en étaient visiblement pas à leur premier coup. Ils avaient déjà été condamnés pour escroquerie après avoir dupé des militaires.

Sur le continent, les escroqueries les plus fameuses ne concernent pas qu’Internet, avec ses « brouteurs » ivoiriens ou ses arnaques dites à la nigériane. Au Mali, tout le monde se souvient encore de Babani, que l’on surnomme le « Bernard Tapie » africain. Et en RDC, l’une des plus célèbres affaires avait été, au cours des années 90, celle d’un agent du Trésor public qui, imitant la voix de l’ancien président Mobutu Sese Seko, avait ordonné qu’on mette à sa disposition un million de dollars en vue d’un prochain voyage à l’étranger.

Le subterfuge avait été éventé par le directeur de la Banque centrale qui, méfiant, avait demandé au président s’il avait bien reçu ce qu’il avait demandé. Coup double : une autre escroquerie avait été mise au jour. Le directeur du Trésor avait, de son côté, demandé deux millions de dollars. Pour garder la moitié de la somme…

Jeuneafrique.com avec AFP

ALERTE – Morsi et des responsables islamistes interdits de quitter l’Egypte

juillet 3, 2013

LE CAIRE – Le président Mohamed Morsi et plusieurs dirigeants des Frères musulmans ont été interdits de quitter l’Egypte mercredi, dans le cadre d’une enquête sur une affaire d’évasion de prison en 2011, ont indiqué des sources de sécurité.

Des responsables à l’aéroport du Caire ont confirmé à l’AFP avoir reçu l’ordre d’empêcher les responsables islamistes, dont le Guide suprême de la puissante confrérie Mohammed Badie et son numéro 2 Khairat al-Chater, de voyager.

Romandie.com avec (©AFP / 03 juillet 2013 17h59)

La CPI confirme sa compétence

juin 12, 2013

Hier, la Cour pénale internationale a confirmé sa compétence à juger Laurent Gbagbo en rejetant la requête introduite par ses avocats pour contester la compétence de la Cour dans l’affaire qui l’oppose au procureur de la CPI. Nous vous proposons ici l’intégralité du communiqué de presse publié par ses soins après la décision.

Aujourd’hui, le 11 juin 2013, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté l’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo qui est soupçonné d’avoir commis des crimes contre l’humanité sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

La Chambre a conclu que, en l’absence de preuve tangible montrant des avancées dans les poursuites au niveau national à l’encontre de M. Gbagbo depuis août 2011, il n’est pas démontré que M. Gbagbo fait bien l’objet de poursuites en Côte d’Ivoire, que ce soit pour cette affaire ou pour une autre. Selon la Chambre préliminaire, l’affaire Le Procureur c. Laurent Gbagbo est donc recevable devant la CPI.

L’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo a été soulevée par la Défense de M. Gbagbo le 15 février 2013. Une demande soulevant une exception d’irrecevabilité est accordée si l’affaire fait l’objet d’une enquête ou de poursuites de la part d’un État ayant compétence en l’espèce, à moins que cet État n’ait pas la volonté ou soit dans l’incapacité de mener véritablement à bien l’enquête ou les poursuites. Selon le Statut de Rome – le traité fondateur de la CPI – les parties ont la possibilité de faire appel d’une décision sur la recevabilité.

La décision prise aujourd’hui sur la recevabilité de l’affaire est distincte de la décision rendue le 3 juin 2013 par la même Chambre quant à savoir si l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo devait être renvoyée en procès ou pas. Le 3 juin 2013, la Chambre préliminaire I avait en effet ajourné l’audience de confirmation des charges et demandé au Procureur d’envisager d’apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes relativement aux charges portées contre Laurent Gbagbo. La décision prise aujourd’hui sur la recevabilité ne préjuge pas de la décision à venir sur la confirmation des charges.

La Chambre préliminaire I est composée des juges Silvia Fernandez de Gurmendi (juge présidente), Hans-Peter Kaul, et Christine Van den Wyngaert.
Decision on the « Requête relative à la recevabilité de l’affaire en vertu des Articles 19 et 17 du Statut.

Le Patriote.net

RDC: vol du dossier « Chebeya » chez l’un des avocats des parties civiles

mai 31, 2013
RDC: vol du dossier 'Chebeya' chez l'un des avocats des parties civiles RDC: vol du dossier « Chebeya » chez l’un des avocats des parties civiles © AFP

Le dossier de l’affaire Floribert Chebeya, un militant des droits de l’Homme assassiné en juin 2010 à Kinshasa, a été volé chez l’un des avocats des parties civiles, a annoncé dans un communiqué l’ONG congolaise Voix des Sans Voix (VSV) qu’avait fondée la victime.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des voleurs se sont introduits dans le cabinet de Me Jean-Marie Kabengela Ilunga et ont pris « un poste téléviseur, une somme d’argent, des ouvrages, un sac contenant le dossier de l’affaire Floribert Chebeya et Fidèle Bazana » (le chauffeur, disparu), affirme l’organisation non gouvernementale.

Avant ce « vol visiblement planifié », l’avocat avait « reçu des appels anonymes ». « Les correspondants au bout du fil ne disaient mot, et ce, curieusement au moment où Me Ilunga voulait entrer ou sortir de son cabinet », poursuit le texte, qui précise que Me Kabengela traite de plusieurs dossiers sensibles.

La VSV « réitère une fois de plus ses vives préoccupations consécutivement à l’insécurité récurrente qui pèse sur les avocats des parties civiles dans l’affaire du double assassinat » de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana, indique le communiqué.

Floribert Chebeya, 47 ans, avait été convoqué le 1er juin 2010 à l’Inspection générale de la police à Kinshasa pour rencontrer son responsable, le général John Numbi – qui nie avoir donné ce rendez-vous et est suspendu depuis l’affaire.

Son corps avait été retrouvé le lendemain dans sa voiture, les poignets portant des traces de menottes. Celui de Fidèle Bazana n’a jamais été retrouvé. La mort du militant a suscité de nombreuses interrogations et interpellations, notamment des pays occidentaux.

Le 23 juin 2011, en première instance, la cour militaire de Kinshasa avait condamné à mort le colonel Mukalay, numéro 2 des services spéciaux de la police, ainsi que trois policiers jugés par contumace car en fuite. Un autre avait été condamné à la prison à perpétuité et trois avaient été acquittés.

Tous sont rejugés depuis le 19 juin 2012 devant la Haute cour militaire mais le procès a subi de longues interruptions. Le 7 mai, le procès a été suspendu jusqu’à ce qu’une décision de la Cour constitutionnelle statue sur une exception d’irrégularité soulevée par les parties civiles.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire/Scandale financier au District d’Abidjan: 3 milliards fcfa disparaissent des caisses

mai 27, 2013

L’affaire commence à faire grand bruit au District d’Abidjan, depuis quelques semaines. Il s’agit du détournement d’environ 3 milliards de fcfa dans des conditions non encore élucidées. Un énorme scandale financier dans lequel serait impliqué, soutiennent des sources proches du District d’Abidjan, Tiapani Dédou Philippe, ancien directeur financier du District. Limogé de son poste par le gouverneur du District d’Abidjan, Robert Beugré Mambé, à cause de ce scandale financier.

Selon un responsable du Dictrict d’Abidjan, qui a requis l’anonymat, «lorsque le gouverneur a obtenu toutes les preuves de ce détournement, il est tombé à la renverse. Il n’en revenait pas. Il a pris automatiquement la décision de démettre Tiapani Dédou Philippe et lui a même demandé de rembourser la somme détournée». Bien qu’ayant obtenu le contact de M. Tiapani Dédou Philippe, nous avons pu échanger avec l’ancien directeur financier. Est-il effectivement la tête de pont de ce scandale financier ? D’autres personnes n’y sont-elles pas impliquées ? Peut-il rembourser cette somme détournée comme l’exige M. Beugré Mambé ? Telles sont des questions auxquelles nous aurions voulu que M. Tiapani Philippe réponde. Malheureusement, il est injoignable.

Toujours selon ce responsable du District d’Abidjan, «le gouverneur Beugré Mambé n’est ni de près, ni de loin mêlé à ce scandale financier». Un fait paraît tout de même curieux, le gouverneur du District d’Abidjan n’a saisi ni la Police économique ni les Tribunaux pour cette affaire scabreuse. Au dire des sources proches du District d’Abidjan, Beugré Mambé a agi ainsi afin de préserver ses liens d’amitié avec l’ex-ministre sous le régime Bédié, Albert Kacou Tiapani, frère aîné de Tiapani Dédou Philippe. Mais surtout «parrain» politique de l’actuel gouverneur du District d’Abidjan. « Faire arrêter le petit-frère de quelqu’un à qui il doit beaucoup au plan politique constituerait une sorte d’ingratitude. C’est ce qui a freiné son élan. Mais le gouverneur a préféré se séparer de ce mauvais collaborateur », précise ce responsable du District d’Abidjan. Au-delà de tout, ce gros scandale financier démontre, une fois encore, l’ampleur de la mauvaise gouvernance et de l’impunité sous Alassane Ouattara.

Notre Voie par Didier Depry

Le footballeur Loïc Rémy entendu dans une affaire de viol

mai 15, 2013

L’international français a été arrêté ce matin à Londres

Le footballeur Loïc Rémy entendu dans une affaire de viol

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L’attaquant français Loïc Rémy, qui évolue actuellement en Angleterre, aurait été arrêté ce matin, à Londres, selon la BBC. Il est accusé d’avoir participé à un viol en réunion. Il est entendu, avec deux autres suspects, par les policiers londoniens.

Deux autres hommes sont également suspectés dans cette affaire. Il s’agirait d’un cousin de Loïc Rémy, et d’un ami. Les trois hommes sont accusés de viol collectif. La chaine de télévision ITV raconte qu’une femme de 34 ans a porté plainte pour viol après avoir rendu visite au footballeur, le 6 mai dernier.

Elle raconte qu’elle serait tombée inconsciente après avoir bu un verre, et se serait réveillée nue, le lendemain matin, entourée des trois hommes. Un porte-parole de la police londonienne confirme l’arrestation de trois hommes, sans dévoiler l’identité de Loïc Rémy : «Dans la matinée du mercredi 15 mai, trois hommes âgés de 26, 23 et 22 ans ont été arrêtés à Fulham, soupçonnés de viol. Ils demeurent détenus dans un poste de police de l’ouest de Londres».

En décembre 2012, une jeune femme de Toulon avait accusé l’attaquant de 26 ans d’être le père de son enfant de trois mois. Rémy avait alors été l’objet d’une assignation en recherche de paternité. Le mois d’après, en janvier, il quittait l’OM avec qui il avait remporté une Coupe de la Ligue, pour rejoindre les Queens Park Rangers, actuellement en Premier League et relégué en seconde division anglaise l’an prochain.

 Gala.fr par Armelle Sémont

La justice pakistanaise exige l’arrestation de Pervez Musharraf

avril 18, 2013
Pervez Musharraf le 15 avril à Islamabad.

Pervez Musharraf le 15 avril à Islamabad. (Photo Aamir Qureshi. AFP)

 

L’ex-président, poursuivi pour le renvoi de juges lorsqu’il était au pouvoir, a néanmoins réussi à quitter le tribunal, escorté par ses gardes du corps. Il compte faire appel.

La justice pakistanaise a ordonné jeudi l’arrestation de l’ex-président Pervez Musharraf pour le renvoi de juges à l’époque où il était au pouvoir, mais ce dernier s’est éclipsé de l’audience sous la protection de ses gardes du corps.

Le «Général Musharraf», au pouvoir de son coup d’Etat en 1999 à sa démission en 2008 et rentré récemment d’exil dans l’espoir de participer aux élections générales du 11 mai prochain, s’était présenté jeudi tôt en matinée à une audience pour la prolongation de sa liberté sous caution dans l’affaire du renvoi de juges.

Mais ce qui ne devait être qu’une formalité administrative a pris des allures de thriller politico-judiciaire. «Nous pensions donc que la liberté sous caution allait être prolongée sans problème, mais à notre grande surprise le juge a rejeté la prolongation et ordonné l’arrestation (de Musharraf)», a dit Muhammad Amjad, un porte-parole de la formation de l’ancien président. Le général à la retraite a immédiatement quitté le tribunal après la décision du juge, sous la protection de ses gardes du corps, pour s’enfuir dans son 4×4 noir devant des policiers ahuris.

«Le comportement du général Musharraf montre son dédain de la procédure légale et indique qu’à titre d’ancien chef de l’armée et dictateur il pense être en mesure d’échapper à sa responsabilité concernant ses abus», a réagi Ali Dayan Hasan, directeur pour le Pakistan de l’organisation Human Rights Watch.

Peu après la fuite spectaculaire de l’ancien dirigeant, une dizaine de ses partisans dénonçaient la décision du tribunal devant sa résidence en banlieue de la capitale Islamabad. «Nous n’acceptons pas cette décision», «c’est de l’injustice», «longue vie à Musharraf», scandaient ses supporters, alors qu’un commando de la police protégeait l’entrée principale de la villa.

«Pervez Musharraf est calme et confiant. Nous allons interjeter appel dès aujourd’hui à la Cour suprême. Si cette instance rejette notre appel, alors nous respecterons la loi», a dit M. Amjad. «Si une arrestation est nécessaire, les autorités pourraient alors déclarer la villa (de Musharraf) comme une sous-prison», a-t-il ajouté. En clair, l’ancien président pourrait être en résidence surveillée.

Privé de participation aux législatives

Outre l’affaire des juges, Pervez Musharraf est mis en cause pour les meurtres du chef indépendantiste de la province du Baloutchistan (sud-ouest) Akbar Bugti et de l’ancienne Première ministre Benazir Bhutto.

Des avocats pakistanais tentent aussi de convaincre la Cour suprême de juger l’ancien président pour «haute trahison» pour avoir imposé l’état d’urgence alors qu’il régnait sur la seule puissance musulmane dotée de l’arme nucléaire.

Interrogé plus tôt cette semaine à savoir s’il était prêt à purger une peine de prison en cas de condamnation dans l’une de ces affaires, Pervez Musharraf avait répondu : «Si c’est la sentence, alors je suis prêt à y aller» (en prison).

L’ex-président Musharraf est aujourd’hui le chef de l’APML (All Pakistan Muslim League), un petit parti créé en exil qui prône un redressement de l’économie pakistanaise et le renforcement des capacités de l’armée afin d’affaiblir les talibans qui multiplient les attentats dans le pays.

Le général à la retraite âgé de 69 ans avait quitté fin mars sa luxueuse résidence de Dubaï afin de rentrer au Pakistan pour participer aux élections législatives de mai, un test démocratique crucial dans un pays abonné aux coups d’Etat. Mais un tribunal pakistanais a exclu cette semaine la candidature de Musharraf à ce scrutin.

Liberation.fr avec AFP

Zambie : l’ex-président Rupiah Banda inculpé et arrêté

avril 15, 2013
L'ancien président zambien, Rupiah Banda, le 15 mars 2012. L’ancien président zambien, Rupiah Banda, le 15 mars 2012. © AFP

L’ex-président zambien, Rupiah Banda, déjà accusé d’abus de biens sociaux, a été de nouveau arrêté le 15 avril pour une autre affaire concernant l’acquisition de neuf camions lors de sa campagne électorale, en 2011, selon la commission d’enquête gouvernementale.

« L’ancien président [de la Zambie] Rupiah Banda a été officiellement inculpé et arrêté dans l’affaire concernant la livraison de neuf camions par une société du bâtiment chargée de la construction d’un stade », a déclaré Namukolo Kasumpa, le 15 avril. Selon la porte-parole de la commission d’enquête gouvernementale, ces camions ont été utilisés au cours de la campagne électorale, remportée par l’ancien dirigeant de l’opposition, Michael Sata.

Corruption

Rupiah Banda, 76 ans, a été au pouvoir en Zambie de 2008 à 2011.

La nouvelle arrestation de l’ex-président zambien est intervenue peu après son interrogatoire par les enquêteurs sur son rôle dans la vente de terres à un investisseur égyptien. En effet, Rupiah Banda, qui a perdu son immunité à la suite d’un vote du Parlement en mars, fait face à une série d’accusations de corruption.

Il est également jugé pour avoir détourné d’importantes sommes d’argent public, « pour son profit personnel et celui de sa famille », dans le cadre d’un contrat avec une compagnie pétrolière nigériane, des faits qualifiés de corruption, blanchiment d’argent et fraude. Il a nié toutes les accusations et invoque un procès politique, accusant le président Sata de vouloir bâillonner l’opposition avec cette campagne anti-corruption.

Dans cette précédente affaire, la justice zambienne avait fixé le procès de Rupiah Banda au 17 avril pour examiner la requête de ses avocats qui remettaient en cause la compétence du tribunal de Lusaka, soutenant qu’il ne pouvait juger une affaire concernant des délits commis au moment où leur client était encore chef de l’État.

En attendant, Rupiah Banda, de son côté, a déjà engagé une procédure pour récupérer son immunité.

Jeuneafrique.com  avec AFP