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Manifestations en Côte d’Ivoire : le gouvernement promet « la plus grande fermeté »

août 14, 2020

Des manifestants opposés à une candidature d'Alassane Ouattara a un troisième mandat affrontent les forces de l'ordre, à Abidjan, le 13 août 2020.

Des manifestants opposés à une candidature d’Alassane Ouattara a un troisième mandat affrontent les forces de l’ordre, à Abidjan, le 13 août 2020. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

 

Au lendemain des affrontements qui ont marqué plusieurs des manifestations contre une candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat, le gouvernement a mis en garde les contestataires et affiche « sa détermination à ne pas laisser s’installer le désordre ».

« Les instigateurs de ces troubles et leurs auteurs répondront de leurs actes devant la justice ». Dans le communiqué de presse rendu public ce vendredi, au lendemain de manifestations contre une candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat qui ont pour certaines dégénéré en affrontements violents dans plusieurs villes du pays, le général Diomandé Vagondo, ministre de la Sécurité et de la protection civile, a mis en garde les organisateurs et les personnes qui ont participé à ces rassemblements interdits par les autorités.

Le gouvernement « s’engage à agir, avec la plus grande fermeté, et à ne tolérer aucune entrave à la quiétude des Ivoiriens » et déplore une « dynamique de défiance de l’autorité de l’État », affirme le communiqué. Accusant, sans les nommer, « certaines formations politiques de l’opposition » d’avoir appelé à protester « au mépris des procédures administratives », le général Diomandé Vagondo a également insisté sur « le caractère illicite et violent de ces manifestations ».

Au moins trois morts jeudi

Des policiers interpellent un manifestant lors des rassemblements contre une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara, à Abidjan le 13 août 2020.
Des policiers interpellent un manifestant lors des rassemblements contre une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara, à Abidjan le 13 août 2020. © REUTERS/Luc Gnago

Si le calme était revenu sur la quasi totalité du territoire, ce vendredi matin – le quartier de Yopougon, à Abidjan, était encore le théâtre de tensions dans la matinée – , la journée de jeudi a été marquée par de violents affrontements qui ont fait trois morts, selon les autorités ivoiriennes. Celles-ci ont par ailleurs annoncé que 59 personnes avaient été interpellées, dont 45 dans la seule ville d’Abidjan.

Les rassemblements sporadiques, lors desquels des manifestants ont érigé des barricades et brûlé des pneus, ont été systématiquement dispersés par les forces de l’ordre. Dans la commune de Yopougon, des confrontations entre policiers et manifestants ont paralysé la circulation dans la zone du palais de justice.

À Port-Bouët, des dizaines de personnes ont bloqué la voie principale, tandis qu’à Cocody, un groupe de femmes du mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS) de Guillaume Soro a été interpellé.

Les événements de jeudi ont été particulièrement violents à Bonoua, la ville de Simone Gbagbo, où deux personnes ont été tuées.

Bictogo pointe la responsabilité de Bédié

Jeudi, la direction du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti présidentiel) a de son côté tenu une conférence de presse pour annoncer la date de l’investiture de son candidat, fixée au samedi 22 août et qui se déroulera au stade Félix-Houphouët-Boigny, à Abidjan. C’est déjà là qu’Alassane Ouattara avait été investi par son parti en 2015, lorsqu’il briguait son second mandat, qui s’achève cette année.

Interrogé sur les manifestations et les violences, Adama Bictogo, secrétaire exécutif du RHDP, a pris à partie Henri Konan Bédié, candidat déclaré du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA). Il est en particulier revenu sur les incidents qui ont éclaté mercredi à Daoukro, où les sièges du RHDP et du PDCI ont été saccagés par des manifestants et où les affrontements entre partisans et opposants à une nouvelle candidature de Ouattara ont fait au moins trois morts.

Le patron du parti présidentiel a estimé que Bédié « doit être conséquent avec lui-même et considérer que sa responsabilité peut être aussi engagée car c’est chez lui, à Daoukro, que ces événements ont eu lieu, au lieu de nous faire croire par un communiqué que les forces de l’ordre n’ont pas encadré les militants de bonne foi. »

La veille, le « Sphinx de Daoukro » – le surnom d’Henri Konan Bédié – avait quant à lui dénoncé « des agressions organisées par des hordes instrumentalisées, venues d’ailleurs », à l’encontre de « braves militants pacifistes de Ferkessédougou, de Daoukro, de Daloa, d’Oumé et d’autres villes de la Côte d’Ivoire, agissant pour la noble cause de préservation de l’inviolabilité de notre loi fondamentale ».

Déplorant par ailleurs « des arrestations arbitraires » Henri Konan Bédié a également « invité ardemment le président de la République, garant des libertés publiques et les autorités militaires ivoiriennes, à faire cesser ces agressions et à assurer la protection des biens et des personnes désireuses d’exprimer librement leur opinion ».

Par Jeune Afrique

France/Manifestation du 14-Juillet : des affrontements place de la Bastille

juillet 14, 2020

 

Une marche organisée à l’appel de syndicats de soignants, soutenue par les Gilets jaunes, a donné lieu à des échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce mardi 14 juillet à Paris à l’appel de plusieurs organisations syndicales, dont la CGT et Solidaires ainsi que du Collectif Inter-Hôpitaux afin de réclamer plus de moyens pour l’hôpital, a constaté l’AFP.

Alors que la manifestation des soignants, prévue entre République et Bastille, se dirigeait vers la célèbre place, les premières tensions ont éclaté.

Parmi les manifestants, certains venaient d’un rassemblement organisé par des «gilets jaunes» devant l’Inspection générale de la police (IGPN) afin de dénoncer les violences policières, en présence de certaines figures du mouvements blessées lors de manifestations. Étaient également présents le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le chanteur Francis Lalanne et le député (LFI) Eric Coquerel

Par Le Figaro

Centrafrique : au moins onze morts dans des affrontements au PK5 de Bangui

décembre 26, 2019

Des soldats français patrouillent près de Bangui, en Centrafrique, le 6 janvier 2014.

Des soldats français patrouillent près de Bangui, en Centrafrique, le 6 janvier 2014. © AP/SIPA 

Au moins onze personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d’affrontements entre miliciens et commerçants dans le quartier majoritairement musulman PK5 de Bangui.

Des combats entre miliciens et commerçants ont éclaté, mercredi soir, et se poursuivaient ce jeudi dans le quartier majoritairement musulman PK5 de Bangui, au cours desquels au moins onze personnes ont été tuées.

« Seize corps ont été apportés à la mosquée », a affirmé Awad Al Karim, imam de la mosquée Ali Babolo, un quartier de Bangui à majorité musulman. Selon lui, les commerçants ont pris les armes pour s’opposer à la taxation imposée par les groupes d’autodéfense qui règnent dans le quartier. Deux sources sécuritaires évoquent respectivement au moins onze et quatorze morts, sans plus de précisions.

Zone hors de contrôle

Ni la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), ni les autorités centrafricaines ne contrôlent le PK5, et aucun bilan officiel des affrontements n’était disponible ce jeudi.

« Les combats se poursuivent, nous avons dépêché sur place une force de réaction rapide. Une partie du marché a été brûlée, ainsi que quelques véhicules » a indiqué Bili Aminou Alao, porte-parole de la Minusca.

Des rafales d’armes automatiques et des explosions ont retenti dans la capitale centrafricaine mercredi soir et jeudi matin, a constaté un journaliste de l’AFP depuis un quartier voisin.

« Entre 40 et 50 boutiques ont été brûlées, ainsi que quatre à cinq maisons » a précisé le colonel Patrick Bidilou Niabode, directeur général de la protection civile centrafricaine.

Les sapeurs-pompiers volontaires qu’il encadre ont réussi à éteindre deux feux qui se propageaient dans les marchés, mais ont dû abandonner deux maisons aux flammes en raison des échanges de tirs nourris à proximité, selon le colonel Bidilou.

Le PK5 est en proie à des violences sporadiques depuis 2014. C’est dans ce quartier que s’étaient réfugiés beaucoup de musulmans de Bangui après les affrontements entre rebelles Séléka et groupes anti-balaka qui ont ravagé la capitale après la chute du président François Bozizé en 2013.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : affrontements intercommunautaires meurtriers près de Bouaké

mai 17, 2019

Des policiers ivoiriens, le 22 octobre 2015 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Photo d’illustration. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

 

Trois personnes ont été tuées et une quarantaine d’autres blessées dans des affrontement intercommunautaires à Béoumi, près de Bouaké. Une simple altercation entre deux hommes a provoqué l’escalade de violences, ravivant des tensions déjà observées lors des dernières élections. Un couvre-feu a été instauré de 18 h à 6 h du matin.

La nuit de jeudi a vendredi a été calme à Béoumi, après deux jours d’affrontements intercommunautaires durant lesquels trois personnes ont été tuées et une quarantaine d’autres blessées, parmi lesquels des policiers touchés par des balles de fusil artisanal. Un couvre-feu avait été instauré de 18 h à 6 h du matin et des renforts venus de Bouaké, Yamoussoukro et Abidjan ont été déployés. Toute la nuit, policiers et gendarmes, appuyés par des soldats dépêchés depuis la ville voisine de Bouaké, ont sillonné les quartiers et certains villages de la commune, en vue de mettre aux arrêts d’éventuels fauteurs de troubles et de faire la chasse aux éventuels pilleurs.

Tensions économiques et politiques

Selon Jean-Marc Kouassi, le maire de Béoumi, tout est parti d’une violente altercation entre un conducteur de « moto-taxi » et un chauffeur de véhicule de transport en commun, issus de communautés différentes : baoulé et malinké. Les deux hommes se sont battus, et le premier protagoniste a été admis en urgence à l’hôpital de la ville, et la rumeur de sa mort a rapidement couru en ville.

Il n’en a pas fallu plus pour raviver des tensions latentes et entraîner la ville dans une spirale de violences. Pendant deux jours, des jeunes des deux communautés se sont violemment affrontés, s’en prenant par ailleurs aux forces de l’ordre qui tentaient de s’interposer.

« Depuis les dernières élections, la tension règne, on ne peut pas se le cacher. Lors des élections, il y a eu des affrontements », relève Jean-Marc Kouassi, maire indépendant rallié au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI d’Henri Konan Bédié). Lors des municipales d’octobre 2018, des violences avaient éclaté entre des membres des communautés baoulé – réputée acquise au PDCI -, et malinké – réputée proche Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, d’Alassane Ouattara).

Au-delà de ces tensions politiques, les crispations entre les deux communautés reposent également sur des questions économiques, des épisodes de violences surgissant autour de problématiques économiques et foncières.

En octobre 2018, des affrontements entre communautés baoulé et malinké avaient ainsi éclaté à Marabadiassa, une ville voisine de Béoumi. Au cœur de la querelle, un conflit de délimitation foncière entre deux villages – l’un baoulé, l’autre malinké -, de cette petite sous-préfecture située entre le centre baoulé et le nord malinké. La crise avait alors été réglée par les autorités administratives.

Autre point de crispation, le transport. « Il y a une sorte de répartition des rôles dans le secteur du transport entre Baoulés et Malinkés, confie un officier en poste à Béoumi depuis plusieurs années. Jusque-là, le transport à Béoumi était contrôlé par des Malinké. Depuis quelque temps, des jeunes autochtones baoulé s’adonnent à cette activité et cela est source de tension. Le feu couvait ».

Des violences récurrentes

Les tensions intercommunautaires sont récurrentes en Côte d’Ivoire. Aucune région n’est épargnée. En sept ans, vingt-sept attaques de locaux de préfectures et de sous-préfectures ont été comptabilisées de source officielle dans des épisodes d’émeutes. Les derniers affrontements de ce type ont éclaté à Zikisso, dans le centre-ouest du pays. Ils ont opposé des membres des communautés locales dida et malinké.

En février, une étude menée par une équipe de sociologues et des criminologues, commandée par le Conseil national de sécurité (CNS), dépendant de la présidence ivoirienne, avait conclu à une profonde crise de confiance entre l’administration et les administrés. « Les populations qui n’ont plus confiance dans les autorités veulent elles-mêmes régler leurs comptes, ce qui peut conduire à des actes de violences », explique le sociologue Ange Dago.

Pour tenter de résorber les crises communautaires, un secrétariat d’État chargé du service civique a été créé par le président Alassane Ouattara en juillet 2018. Le détail de la stratégie nationale du service civique et sa mise en oeuvre, annoncée par le secrétaire d’État Siaka Ouattara, est toujours attendue.

Jeuneafrique.com avec André Silver Konan – à Kinshasa

Tchad: 8 soldats tués dans un affrontement avec des membres de Boko Haram (armée)

octobre 10, 2018

N’Djamena – Huit soldats tchadiens ont été tués mercredi dans la région du lac Tchad, dans un affrontement avec des jihadistes de Boko Haram durant lequel 48 islamistes ont été tués, a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’armée à N’Djamena, le colonel Azem.

« Les terroristes de Boko Haram ont attaqué très tôt ce matin la position des forces de défense dans la localité de Kaiga Kindji », a-t-il annoncé. Le porte-parole a ajouté que l’assaut a été « vigoureusement » repoussé et donné un bilan de 8 morts et 11 blessés parmi les soldats tchadiens et 48 tués du côté des assaillants.

Même si le Tchad est moins touché par le groupe jihadiste que le Nigeria voisin, une recrudescence des violences perpétrées par Boko Haram dans ce pays a été récemment observée, après une relative accalmie.

Début octobre, Boko Haram a lancé une attaque au mortier contre un camp militaire à Litri, localité située à 4 km de la frontière avec le Nigeria, dans la région du Lac Tchad. Un militaire tchadien avait été tué.

Fin septembre, six personnes, dont deux militaires, ont été tuées dans une attaque sur les rives tchadiennes du lac Tchad par Boko Haram, qui a perdu 17 jihadistes abattus par l’armée.

L’armée tchadienne, au sein d’une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des forces de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les jihadistes de Boko Haram qui ont débuté leur percée au Tchad en 2015.

Boko Haram, originaire du Nigeria, opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l’ordre et procède à des enlèvements.

Depuis plusieurs semaines, l’armée nigériane a intensifié ses opérations dans la région du lac Tchad, notamment des frappes aériennes contre le groupe jihadiste, selon des sources militaires nigérianes.

L’insurrection jihadiste, débutée au Nigeria en 2009 et sa répression parfois aveugle par l’armée, ont fait au moins 27.000 morts et provoqué une grave crise humanitaire avec 1,8 millions de déplacés.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2018 13h55)                                                        

RDC: affrontements entre patrouilles congolaise et ougandaise sur le Lac Édouard, 7 morts

juillet 5, 2018

Goma (RD Congo) – Quatre militaires ougandais et trois civils ont été tués jeudi dans un affrontement entre des patrouilles congolaise et ougandaise sur les eaux du lac Édouard que se partagent la République démocratique du Congo et l’Ouganda, a annoncé un responsable local congolais.

Cet affrontement, ainsi que d’autres violences dans la région, ont fait au total 15 morts.

Des combats ont opposé le même jour l’armée congolaise aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) et aussi à une milice locale, faisant huit autres morts, selon l’armée.

Une patrouille militaire navale de la RDC a été « attaquée ce matin (jeudi) par un convoi de patrouilleurs ougandais dans les eaux congolaises » du lac Édouard, a déclaré à l’AFP M. Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni, dans le Nord-Kivu (est). « Le navire ougandais a chaviré, quatre militaires et trois civils ougandais sont morts » et « côté congolais, un militaire et un civil ont été blessés », a-t-il dit.

L’engagement a eu lieu à la hauteur du village congolais de Kyavinyonge, situé sur les rives du lac Édouard.

Depuis le début de l’année, des accrochages entre les forces de sécurité congolaises et ougandaises se sont multipliés, selon M. Kibwana.

Mercredi, une patrouille ougandaise avait pris en otage 18 pêcheurs congolais alors qu’ils installaient leurs filets.

La force navale congolaise a pour mission de dissuader l’activité des groupes armés actifs aux abords du lac Édouard, dont plusieurs milices locales Maï-Maï et des rébellions venues du Rwanda et de l’Ouganda voisins.

– Miliciens et rebelles tués –

Jeudi également à Kanyihunga, localité située à une cinquantaine de km au nord du lac Édouard, trois Maï-Maï ont été tués lors d’une attaque de ces miliciens contre une position de l’armée, a déclaré à l’AFP le capitaine Mak Hazukay, porte-parole de l’armée dans la région.

Selon l’officier, des combats entre l’armée congolaise et des rebelles ougandais ADF ont fait « cinq morts côté rebelles » à Mwalika, une localité de la province troublée du Nord-Kivu.

Officiellement opposés au pouvoir du président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont des rebelles musulmans à l’idéologie méconnue. Ces rebelles vivent repliés sur eux-mêmes.

Créés en 1989 pour défendre les droits de musulmans qui s’estimaient bafoués par le régime de Kampala, ces rebelles ont été progressivement repoussés vers l’ouest par l’armée ougandaise et se sont installées dans l’est de la RDC, une région riche en ressources naturelles et en proie à de nombreux conflits armés.

Ils sont accusés par les autorités congolaises et la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) d’avoir tué plusieurs centaines de civils depuis 2014 dans la région de Beni.

Cette version a été remise en cause en 2015 par le Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New York, selon lequel les responsabilités sont partagées entre les ADF et d’autres éléments armés, dont des membres de l’armée congolaise.

Les ADF sont également accusés de la mort de quinze Casques bleus tanzaniens dans la région de Beni en décembre 2017.

Les relations entre la RDC et l’Ouganda sont complexes, sur fond de partage des ressources énergétiques des lacs Albert et Édouard.

Kampala a soutenu en 1997 le renversement du maréchal Mobutu Sese Seko par Laurent-Désiré Kabila (père de l’actuel président congolais Joseph Kabila) avant un retournement d’alliance.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juillet 2018 19h06)                                                        

Manifestations au Nicaragua: plus de 20 morts, selon une ONG

avril 22, 2018

Affrontements entre étudiants et la police antiémeute à Managua, le 21 avril 2018 / © AFP / INTI OCON

Les violentes manifestations contre une réforme des retraites ont fait plus de vingt morts au Nicaragua, a affirmé dimanche l’ONG Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).

Ces manifestations ont commencé mercredi dans plusieurs villes du pays. Elles rassemblent des opposants à une réforme du gouvernement du président Daniel Ortega visant à augmenter les contributions des employeurs comme des salariés et à réduire de 5% le montant des retraites pour réduire le déficit de la Sécurité sociale.

« Nous estimons que le nombre de morts dépasse vingt, mais nous sommes en train de vérifier car il y a beaucoup de désinformation. La situation est vraiment grave et réduit nos possibilités de confirmer », a déclaré à l’AFP la présidente du Cenidh, Vilma Nuñez.

Sollicités par l’AFP pour confirmer ce chiffre, ni le gouvernement, ni la police n’ont répondu. Le dernier bilan officiel faisait état de dix morts vendredi, tandis que quotidien La Prensa a fait état de plus de 30 morts, mais sans citer de source.

Samedi soir, de nouveaux affrontements entre jeunes manifestants et policiers antiémeutes ont éclaté à Managua après un discours télévisé du président Ortega. Les protestataires ont dressé des barricades dans les rues et lancé des pierres sur les policiers qui ont riposté à l’aide de gaz lacrymogènes.

Un caméraman nicaraguayen, Miguel Ángel Gahona, est décédé samedi dans la ville de Bluefields (est), après avoir été touché par des balles alors qu’il tournait des images d’affrontements entre manifestants et policiers, ont indiqué des sources syndicales.

Selon un communiqué officiel, un policier de 33 ans a été également été tué par un coup de feu dans le secteur de l’Université Polytechnique (UPOLI) à Managua.

Les opposants à la réforme des retraites ont annoncé une nouvelle marche en direction de l’UPOLI, point névralgique de la contestation, où des centaines d’étudiants se sont retranchés.

Il s’agit des manifestations les plus violentes au Nicaragua depuis l’arrivée au pouvoir de Daniel Ortega il y a onze ans.

Le président a lancé samedi un appel au dialogue, mais a affirmé que les manifestations étaient soutenues par des groupes politiques opposés à son gouvernement et financés par des organisation extrémistes des Etats-Unis, sans toutefois les identifier.

Leur but est de « semer la terreur, semer l’insécurité », « détruire l’image du Nicaragua » après « onze ans de paix » afin de « prendre le pouvoir », a-t-il martelé à la télévision nationale.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 16h51)                

Centrafrique: des « centaines » de personnes fuient des affrontements

décembre 31, 2017

Bangui – Des « centaines » de personnes ont fui les affrontements entre groupes armés qui ont lieu depuis mercredi soir autour de la ville de Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique, a appris dimanche l’AFP auprès de Médecins sans frontières (MSF).

« Il y a des affrontements sur presque tous les axes autour de Paoua. Nous avons vu des centaines de personnes fuir leurs villages pour se réfugier à Paoua », a déclaré par téléphone Jean Hospital, coordinateur projets de MSF à Paoua.

Ces affrontements opposent depuis mercredi soir le groupe armé Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC) créé en octobre par le « général » autoproclamé Ahamat Bahar, au groupe armé Révolution et Justice (RJ).

Les affrontements dans cette zone ont violemment repris fin novembre après qu’un chef de RJ, Clément Bélanga, accusé de nombreuses exactions contre la population, a été tué par des membres du MNLC, selon des sources concordantes.

Depuis mercredi et le début des combats autour de Paoua, MSF indique avoir admis huit blessés à l’hôpital de la ville, dont certains dans un état critique. « On a reçu des civils qui ont été directement visés par des tirs d’armes à feu ou ont été attaqués à la machette. D’autres sont des victimes collatérales des affrontements », a affirmé M. Hospital.

« Les RJ ont dit à la population de s’enfuir pour laisser la voie ouverte au cas où ils attaqueraient », a de son côté raconté à l’AFP Roy-Rodrigue Doutoumbaye, pasteur de la ville de Bétoko, proche de Paoua.

« Ils voulaient vraiment me tuer, mais comme j’avais 110.000 francs (environ 190 euros) sur moi ils ont pris l’argent et m’ont laissé en vie » a pour sa part raconté Jope, un habitant de Bétoko de 52 ans atteint de tuberculose et blessé par balle à la tête, admis à l’hôpital de Paoua.

« Si nous restons seules en ville nous risquons de nous faire violer. Nos maris sont partis au champ pour s’occuper des récoltes », a elle expliqué Marie-Angèle Dembaye, sur la route entre Betoko et Paoua. « Des hommes armés commençaient à tourner en ville pour chercher des femmes », selon elle.

« La situation va être rapidement très compliquée, car ces personnes n’ont pas toutes de famille pour les accueillir à Paoua », s’inquiète dimanche Jean Hospital d’MSF.

Selon les derniers bilans du Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) et de la Croix rouge (CICR), il y avait mi-décembre entre 15.000 et 17.000 personnes déplacées à Paoua.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013. L’Etat, décimé, n’a de contrôle que sur une maigre partie du territoire national, tandis que les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle du diamant, de l’or et du bétail dans ce pays qui est l’un des plus pauvres du monde.

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2017 13h18)                                            

Centrafrique: au moins dix morts dans des affrontements à Ippy (centre)

décembre 7, 2017

Bangui – Au moins dix personnes ont été tuées en Centrafrique depuis dimanche à Ippy (centre) où se déroulent des affrontements meurtriers entre groupes armés, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

« Hier (mercredi) nous avons enterré dix morts », a indiqué une source religieuse à l’AFP, ajoutant que le nombre de morts pourrait atteindre une quarantaine, civils et combattants confondus. Une source onusienne a confirmé le nombre de dix morts à Ippy, ville du centre du pays située sur l’axe Bambari-Bria.

« Pour le moment la population a abandonné les maisons », se réfugiant sur la base à Ippy de la force armée des Nations unies (Minusca), dans la mosquée et dans l’église, a indiqué une source religieuse à l’AFP, jointe par téléphone.

La Minusca a effectué une reconnaissance aérienne en hélicoptère en début d’après-midi, permettant une certaine accalmie, selon la source religieuse et le porte-parole de la Minusca, qui a de son côté « appelé les parties impliquées à cesser immédiatement ces hostilités ».

Les combats opposent depuis dimanche des membres du Front Populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) alliés aux combattants de l’Unité pour la Centrafrique (UPC), à des anti-balaka alliés à une branche dissidente du FPRC, indiquent des sources concordantes.

Les anti-balaka (antimachettes) sont composés de Centrafricains à majorité chrétiens et animistes et s’opposent régulièrement aux combattants et aux civils qu’ils assimilent à des musulmans, arabes, peuls, « des étrangers » selon eux.

Le FPRC est issu du mouvement rebelle de la Séléka, à l’origine de la déstabilisation de la Centrafrique en 2013 mais qui a connu des scissions. Le FPRC compte depuis septembre un membre au gouvernement centrafricain.

Le FPRC de Nourredine Adam est allié à l’UPC d’Ali Darass depuis un accord de cessez-le-feu entre plusieurs groupes armés signé à Ippy mi-octobre.

Selon le porte-parole de l’UPC Hassan Bouba joint par l’AFP et basé à Bangui, la coalition UPC-FPRC aurait perdu sept combattants dans les affrontements.

Les anti-balaka qui s’affrontent depuis dimanche à Ippy avec la coalition FPRC-UPC sont sous le commandement du chef Gaëtan Boade, qui a créé récemment le « Rassemblement des républicains (RDR) », selon des sources concordantes. Ces anti-balakas sont alliés d’une branche dissidente du FPRC.

Le chef de cette branche dissidente, le général Azor, joint par l’AFP et basé à Bria, a dit avoir enregistré un mort et un blessé dans ses rangs à Ippy.

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires après le renversement de l’ex-président François Bozizé par les milices séléka, entraînant une réaction des milices d' »autodéfense » anti-balaka.

Aujourd’hui, les groupes armés en Centrafrique s’affrontent pour le contrôle de ressources naturelles (diamants, or, bétail…) et dans d’intenses luttes politiques dans l’un des pays les plus pauvres du monde.

La Centrafrique compte environ 4,5 millions d’habitants. En raison des violences, plus de 600.000 personnes sont déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins.

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2017 18h24)                                            

RDC: deux morts dans des échanges de tirs à Bukavu

novembre 5, 2017

Bukavu (RD Congo) – Deux personnes ont été tuées dimanche dans des affrontements entre forces de sécurité et gardes d’un fonctionnaire déchu, qui a été remis aux autorités par la Mission des nations unies, à Bukavu dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Le bilan est de deux morts et huit blessés dans les échanges des tirs entre les forces de l’ordre et la garde rapprochée de Abbas Kayonga », a déclaré sans plus de détaille à la presse le gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo.

Des coups de feu ont été entendus dans la matinée à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, selon des habitants.

Coordonnateur de la cellule de lutte contre la fraude minière, M. Kayonga a été suspendu de ses fonctions le 2 novembre pour « manquement grave », selon un arrêté du gouverneur Nyamugabo.

« Après perquisition », nous avons découvert « une importante quantité d’armes et de munitions chez Abbas Kayonga. Nous avons capturé neuf de ses éléments après cette opération de services de sécurité », a déclaré le capitaine Kasereka.

« Après ma suspension, j’ai écrit au commandant du groupe de protection des institutions et autres personnalités du Sud-Kivu pour que les six policiers commis à ma garde restent à mes côtés par crainte de représailles de certains fraudeurs de minerais », qui seraient tenté de « se vengent contre moi », a affirmé à l’AFP M. Kayonga.

« J’ai répliqué à cette attaque qui a fait plusieurs blessés au sein des éléments commis à ma garde », a-t-il ajouté.

M. Kayonga qui s’était rendu à la Monusco « a été remis aux autorités judiciaires militaires avec 15 de ses éléments, en présence du gouverneur », a déclaré à l’AFP Florence Marchal, porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

Un peu plus tôt, le gouverneur Nyamugabo avait indiqué être « en négociation avec la Monusco » afin qu’elle permette à « la justice de faire son travail ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 novembre 2017 15h19)