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Le commandant Massoud aura bientôt une plaque commémorative à Paris

février 3, 2021

Vingt ans après son assassinat, le commandant Massoud aura bientôt droit à une plaque commémorative à Paris, une décision saluée par le fils du chef de guerre afghan anti-soviétique et anti-taliban qui avait tissé des liens étroits avec la France.

 Ahmad Shah Massoud, le 28 juin 2001 lors d'un entretien avec l'AFP à sa base à Khwaja Bahauddin (Afghanistan)

© JOEL ROBINE Ahmad Shah Massoud, le 28 juin 2001 lors d’un entretien avec l’AFP à sa base à Khwaja Bahauddin (Afghanistan)

Réuni depuis mardi, « le Conseil de Paris a voté à l’unanimité la pose d’une plaque » en hommage au commandant Massoud, s’est réjoui le maire adjoint chargé des relations internationales Arnaud Ngatcha, à l’origine de l’initiative. Elle sera installée « en mars » dans le cossu 8e arrondissement.

« Paris est la première ville au monde à honorer ce combattant pour la paix qui lutta pour la liberté de l’Afghanistan et contre l’obscurantisme », a-t-il ajouté sur Twitter.

Dans un message publié dans la nuit de mardi à mercredi sur Twitter, le fils de l’icône afghane Ahmad Massoud a exprimé sa « gratitude » et « l’honneur pour le peuple afghan et en particulier pour (sa) famille de voir notre héros national » ainsi célébré « vingt ans après son martyr ».

« Mon père luttait pour toute l’humanité et il voulait la justice et la liberté pour tous, quelles que soient leur race et leur religion », a-t-il souligné, ajoutant qu’il n’oublierait « jamais les contributions et l’assistance » de la France. 

Selon Arnaud Ngatcha, Ahmad Massoud a fait savoir qu’il serait présent à Paris lors de l’inauguration en mars. 

Massoud, un commandant charismatique d’ethnie tadjike, a mené la résistance contre l’occupant soviétique dans les années 1980, puis contre les talibans à l’époque où ceux-ci dirigeaient l’Afghanistan, de 1996 à 2001.

Il a été tué deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, revendiquées par Al-Qaïda, qui ont amené Washington à lancer une vaste opération militaire en Afghanistan, chassant les talibans du pouvoir.

La France avait tissé des liens étroits avec Ahmad Shah Massoud, surnommé « le lion du Panchir », qui incarnait aux yeux de l’Occident un islam modéré. Il avait été notamment reçu en avril 2001 à Paris puis au Parlement européen de Strasbourg. 

Avec AFP par mep/cg/vk

Afghanistan: Au moins 14 morts et 145 blessés dans un attentat des talibans à Kaboul

août 7, 2019

A man carries an injured woman to a hospital after a blast in Kabul, Afghanistan

Un homme transporte une femme blessée, après l’explosion qui s’est produite ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis.

Un attentat à la voiture piégée revendiqué par les talibans a fait au moins 14 morts et 145 blessés, dont une majorité de civils, mercredi matin dans l’ouest de Kaboul, ont indiqué les autorités.

«Un véhicule rempli d’explosifs a explosé à l’entrée du commissariat de police dans l’ouest de Kaboul à 9h (6h30 en France)», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi. Dix des quatorze morts sont des civils, tout comme 92 des blessés, a-t-il précisé.

Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a revendiqué l’attentat sur les réseaux sociaux, ajoutant qu’il avait été commis par un kamikaze. L’attaque «a été lancée contre un centre de recrutement ennemi. Des dizaines de soldats et de policiers ont été tués et blessés», a-t-il indiqué. Les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit. L’ONU a révélé que le mois de juillet avait été le plus sanglant depuis mai 2017, avec plus de 1.500 civils tués ou blessés à travers le pays. En 2018, 3.804 civils ont été tués, dont 900 enfants.

Pourparlers

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis. Un huitième round de négociations est en cours à Doha, au Qatar. Les deux parties se sont félicitées des « excellents progrès » réalisés et ont espéré être en mesure de signer un accord de paix bilatéral. Si un tel accord venait à se conclure, il ouvrirait la voie à des discussions directes à Oslo entre talibans et une équipe de négociation formée par le gouvernement afghan.

« Les talibans sont un obstacle à la paix, a commenté le porte-parole de la présidence, Sediq Sediqqi. Ils doivent cesser les combats et utiliser l’opportunité de paix fournie par les Etats-Unis sinon, rien d’autre ne les attend que leur extinction. »

Men carry an injured man to a hospital after a blast in Kabul

L’explosion a fait de nombreux blessés ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Un «gros boum»

Le poste de police visé est situé dans la partie chiite de la ville où vit la communauté Hazara (la troisième communauté d’Afghanistan après les Pachtounes et les Tadjkiks qui sont sunnites), alors que les préparatifs battent leur plein à l’approche de l’Aïd el-Kébir, la plus grande fête musulmane. Bravant la peur des attaques, la population de Kaboul se rendait en masse mercredi sur les étals des marchés remplis de victuailles. « J’ai entendu un gros boum et toutes les fenêtres de mon magasin ont volé en éclats », a raconté à l’AFP un commerçant, Ahmad Saleh.

Les images des télévisions afghanes sur place témoignaient de l’étendue des dégâts. Plusieurs bâtiments sont totalement détruits, leurs façades s’étant affaissées. Des murs anti-explosion en ciment ont été réduits en poussières. Des explosions avaient déjà retenti dans la nuit à Kaboul. Les forces spéciales afghanes ont pris d’assaut plusieurs repaires de membres de la branche afghane du groupe Etat islamique, où « étaient fabriqués des vestes explosives et des voitures piégées ». Selon leur communiqué, l’EI prévoyait de « mener des attentats-suicides à Kaboul ».

Par ailleurs, dans la province de Baghlan, dans le nord de l’Afghanistan, les autorités ont affirmé avoir déjoué une attaque mercredi contre un convoi des forces de sécurité vers lequel se dirigeait un véhicule blindé chargé d’explosifs qui a été détruit au lance-roquette avant d’atteindre sa cible.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Afghanistan: attentat-suicide contre un candidat aux législatives, au moins huit morts

octobre 9, 2018

Kandahar (Afghanistan) – Un attentat-suicide mardi dans les bureaux d’un candidat aux élections législatives du 20 octobre en Afghanistan a fait au moins huit morts dont le candidat et onze blessés, ont indiqué des responsables.

« Une explosion qui est l’œuvreMORT d’un kamikaze est survenue dans les bureaux du candidat Saleh Mohammad Asikzai », dans la ville de Lashkar Gah, capitale de la province du Helmand dans le sud de l’Afghanistan, a indiqué à l’AFP le porte-parole du gouverneur de la province, Omar Zhwak.

« Le bilan est pour l’instant de huit morts et onze blessés », a-t-il dit, précisant que le candidat Saleh Mohammad Asikzai avait été tué dans l’explosion.

Le porte-parole de la police dans la province, Salam Afghan, a confirmé l’attaque. « Nous enquêtons », a-t-il dit à l’AFP.

Il n’était clair dans l’immédiat si les personnes présentes dans les bureaux étaient des soutiens du candidat ou s’ils assistaient à une réunion électorale.

M. Asikzai se présentait pour la première fois à une élection sous sa propre bannière « changement positif ». Blessé, il a succombé à ses blessures à l’hôpital, a indiqué Omar Zhwak.

L’attentat n’a pas été revendiqué. Il survient au lendemain d’un communiqué des talibans appelant à « faire échouer » le processus électoral.

« Les Afghans croient fermement à la démocratie et à un meilleur avenir. Ils ne laisseront pas les terroristes et leurs soutiens entraver le processus démocratique en cours », a déclaré le président afghan Ashraf Ghani, qui a condamné l’attentat dans un communiqué.

C’est la seconde attaque suicide visant un candidat aux législatives depuis l’ouverture officielle de la campagne le 28 septembre.

Le 2 octobre, un kamikaze avait tué 13 personnes et fait plus de 40 blessés dans la province de Nangarhar, dans l’est du pays. L’attentat avait été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Plus de 2.500 candidats se disputent les 249 sièges en jeu au Parlement. Le décès de M. Asikzai porte à au moins six le nombre de candidats tués à ce stade, selon la Commission électorale indépendante.

La sécurité et la crédibilité du vote seront les enjeux majeurs de ce scrutin, qui est vu comme une répétition générale de l’élection présidentielle prévue en avril prochain.

Quelque 54.000 membres des forces de sécurité afghanes seront chargés de la protection des 5.000 bureaux de vote. Pour des raisons de sécurité, 2.000 autres bureaux n’ouvriront pas.

Par ailleurs, une centaine de talibans ont attaqué lundi soir le district de Qush Typa, dans la province de Jowzjan, au nord-ouest de l’Afghanistan.

« Ils se sont emparés brièvement d’un poste armé puis ont été repoussés », a indiqué mardi à l’AFP le responsable provincial de la police, Faqir Mohammad Jawzjani.

« Malheureusement 12 de nos soldats ont été tués mais également 30 talibans », a-t-il dit.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 13h36)                                                        

Attaques dans l’est de l’Afghanistan: au moins 33 morts

septembre 11, 2018

Un homme blessé le 11 septembre 2018 dans un attentat, dans l’est de l’Afghanistan, et soigné à l’hôpital local / © AFP / NOORULLAH SHIRZADA

Une série d’attentats a frappé mardi l’est de l’Afghanistan, faisant au moins 33 morts parmi des participants à une manifestation près de la frontière pakistanaise et devant une école pour filles.

L’attentat le plus meurtrier s’est produit à 13H00 locale (08H30 GMT), près de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan lorsqu’un kamikaze a fait exploser sa charge au milieu d’une foule de manifestants, à environ 70 km de la ville de Jalalabad.

Les manifestants bloquaient l’autoroute assurant le passage entre les deux pays pour protester contre la nomination d’un nouveau chef de la police.

« 32 corps et 128 personnes blessées ont été transportées dans nos hôpitaux », a indiqué à l’AFP le directeur des services de Santé de la province de Nangarhar, Najibullah Kamawal.

Le porte-parole du gouverneur de la province, Ataullah Khogyani, a confirmé ce dernier bilan.

Un homme tient la tête d’un autre homme tué dans un attentat dans l’est de l’Afghanistan, le 11 septembre 2018 / © AFP / NOORULLAH SHIRZADA

Les hôpitaux Rodat et Ghani Khel, dans le district de Jalalabad, étaient saturés de personnes qui y ont accouru couvertes de sang, a constaté un correspondant de l’AFP. Des blessés étaient soignés dans les couloirs. Les plus gravement atteints étaient transportés à l’hôpital central de Jalalabad.

« Nous étions une centaine lorsque j’ai entendu une forte explosion. Puis j’ai vu de la chair et du sang, des personnes blessées tout autour de moi. Je suis à la recherche de mes amis mais je ne sais pas s’ils sont vivants ou morts », a déclaré à l’AFP Gul Majid, interrogé devant l’hôpital.

Quelques heures plus tôt, une double attaque avait visé une école de filles dans la capitale provinciale Jalalabad, faisant un mort et quatre blessés.

Une première bombe a explosé devant l’école de filles Malika Omaira vers 08H30 locale (4H00 GMT). La seconde explosion s’est produite ensuite alors que des élèves d’une école de garçons voisine se précipitaient sur les lieux.

Un enfant afghan à l’hôpital de Jalalabad après une série d’explosions dans la ville afghane, le 11 septembre 2018 / © AFP / NOORULLAH SHIRZADA

Aucun groupe insurgé n’a pour l’instant revendiqué ces attaques, alors que le groupe Etat islamique (EI) et les talibans sont actifs dans cette région de l’Afghanistan.

Ces deux groupes s’opposent de longue date à l’éducation des femmes. Ils ont imposé la fermeture de nombreuses écoles de filles en Afghanistan.

Le reste du pays n’a pas été épargné par la violence au cours de la semaine écoulée: les talibans ont mené de nombreuses attaques avec des troupes au sol. Le groupe Etat islamique a de son côté revendiqué deux attentats meurtriers dans la capitale.

Dans la nuit de dimanche à lundi, d’intenses combats ont eu lieu dans le nord de l’Afghanistan, les talibans ont tué près de 60 policiers et soldats. Trente-neuf talibans ont été tués et 14 blessés lors de frappes aériennes de soutien, selon le gouverneur de Sar-e-Pul, Zahir Wahdat.

Des Afghans inspectent les lieux d’un attentat à Kaboul, le 6 septembre 2018 / © AFP / WAKIL KOHSAR

Selon des sources locales, les forces de sécurité afghanes seraient parvenues à contenir l’avancée de talibans. Les combats n’auraient pas repris mardi matin.

Dimanche à Kaboul, un kamikaze à moto avait tué sept partisans du commandant Massoud qui célébraient le 17e anniversaire de la mort du célèbre moudjahidine ayant résisté à l’occupant soviétique, puis aux talibans.

Et mercredi dernier, au moins 20 personnes, dont deux journalistes accourus sur les lieux, ont été tuées et 70 autres blessées dans un double attentat revendiqué par l’EI visant la communauté chiite de Kaboul.

– Pourparlers en attente –

Des forces de sécurité afghanes inspectent le lieu d’un attentat à Kaboul, le 9 septembre 2018 / © AFP / –

Ces violences aux quatre coins du pays interviennent alors que le gouvernement afghan et les Etats-Unis cherchent à pousser les talibans à s’asseoir à la table des négociations pour mettre fin à plus de 38 années de guerre ininterrompue depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan fin 1979.

Mais les insurgés tardent à se laisser convaincre.

L’EI, dont les troupes sont bien plus réduites mais qui multiplie les attentats sanglants, est laissé à l’écart des discussions.

Un premier cessez-le-feu de trois jours s’était tenu en Afghanistan mi-juin pour la fin du ramadan, suscitant d’inédites scènes de fraternisation entre soldats et talibans.

Afghanistan / © AFP /

Ce bref arrêt des combats, une première, avait suscité des espoirs de possibles pourparlers de paix. Mais de nouvelles attaques s’étaient produites les semaines suivantes.

Présents depuis 2001 en Afghanistan, les Etats-Unis, qui disposent de 14.000 soldats sur place et avaient jusqu’ici toujours refusé tout dialogue bilatéral avec les talibans, ont changé de stratégie et prônent « une résolution pacifique » du conflit, selon leur secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Des représentants américains ont rencontré en juillet des talibans au Qatar. Des rumeurs font état d’un nouveau dialogue entre les deux parties ce mois-ci.

Mais mardi, une source internationale s’exprimant sous couvert d’anonymat a indiqué à l’AFP que le haut diplomate américain tout juste nommé à la tête des efforts de paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, aurait décidé d’annuler tous les pourparlers, préférant dans un premier temps passer en revue la stratégie américaine en Afghanistan.

L’information n’a pu être vérifiée dans l’immédiat auprès de sources officielles américaines.

Un cadre taliban basé au Pakistan voisin a indiqué à l’AFP qu’il espérait de nouvelles discussions « bientôt ».

Romandie.com avec(©AFP / (11 septembre 2018 15h55)

Afghanistan: 12 morts dans un accident d’hélicoptère de transport militaire

septembre 2, 2018

Mazar-i-Sharif (Afghanistan) – Au moins douze personnes, deux membres d’équipage ukrainiens et dix soldats afghans, ont été tuées dimanche en Afghanistan dans l’accident d’un hélicoptère de transport militaire appartenant à une entreprise moldave, ont annoncé les autorités aériennes de Moldavie.

Un précédent bilan donné à l’AFP par un responsable afghan faisait état de trois morts et de sept blessés dans cet accident, qui s’est produit dans le nord de l’Afghanistan.

« Les autorités aéronautiques civiles de Moldavie ont été prévenues que le 2 septembre vers 03H00 GMT, un hélicoptère MI-8 MTV appartenant à la compagnie Valan ICC s’est écrasé peu après le décollage de la base de Mazar-i-Sharif », a annoncé l’autorité aérienne moldave dans un communiqué.

Selon la même source, l’appareil transportait trois membres d’équipage ukrainiens et onze soldats afghans. « Selon des informations préliminaires, deux membres d’équipage et dix passagers sont décédés des suites de l’accident », précise le communiqué.

D’après le commandant adjoint des forces afghanes dans le nord de l’Afghanistan, Nazer Khuda Pamiri, l’hélicoptère s’est écrasé en raison de « problèmes techniques » peu après son décollage.

L’appareil s’est embrasé après s’être écrasé. Il appartenait à une société privée et avait été affrété par le ministère de la Défense, a également déclaré le porte-parole adjoint du ministère, Mohammad Radmanish.

Romandie.com avec(©AFP / 02 septembre 2018 16h07)                                                        

Autriche: il n’agit « pas comme un gay », l’asile refusé à un Afghan

août 15, 2018

Vienne – Les autorités autrichiennes ont rejeté la demande d’asile d’un Afghan se disant homosexuel, car il n' »agissait » ou ne « s’habillait » pas comme une personne gay, selon l’hebdomadaire Falter.

Un fonctionnaire de Basse-Autriche (Etat du nord) a estimé que cet Afghan de 18 ans n’encourait pas de représailles dans son pays en raison de son orientation sexuelle, détaille le média autrichien.

« Ni la façon dont vous marchez, ni la manière dont vous agissez ou vous êtes habillé ne révèlent que vous pouvez être homosexuel », a écrit le responsable dans son rapport justifiant le rejet de la demande d’asile.

Le responsable a également souligné un « potentiel d’agression » chez l’homme auquel on « ne s’attendrait pas de la part d’un homosexuel », car l’adolescent s’était battu avec d’autres personnes du centre d’hébergement où il logeait.

Le jeune Afghan avait apparemment peu d’amis et aimait passer du temps seul ou accompagné de petits groupes, ce qui a amené, selon l’hebdomadaire, le fonctionnaire à s’interroger : « les homosexuels ne sont-ils pas plus sociables ? « .

L’Afghan a raconté avoir pris conscience de sa sexualité à l’âge de 12 ans, mais le responsable a trouvé que cela était « plutôt précoce », et donc peu probable, particulièrement dans une société comme l’Afghanistan où « il n’existe pas de stimulation sexuelle publique à travers la mode et la publicité ».

L’homme, arrivé seul en Autriche lorsqu’il était mineur, a fait appel de cette décision, d’après Falter.

Le ministère de l’Intérieur a expliqué mercredi qu’il ne pouvait pas commenter ce cas spécifique, mais qu’il ne reflétait pas la (plus large) réalité ». Quelque 120.000 demandes d’asile ont été traitées en Autriche ces deux dernières années.

« Les demandeurs d’asile doivent justifier les raisons de leur fuite. Il n’y a pas de règles concernant les preuves mais les autorités doivent montrer si et pourquoi une demande d’asile est infondée », ajoute le ministère dans un communiqué.

« Il est très important de prendre des mesures pour sensibiliser (les responsables)… Ce cas se distingue par son intensité, mais il y a régulièrement des déclarations, questions, idées et hypothèses (émises) sur la manière dont la personne devrait se comporter », a pour sa part déclaré à l’AFP Marty Huber, du groupe Queer Base qui soutient quelque 400 demandeurs d’asile LGBT.

En Afghanistan, l’homosexualité est considérée comme un comportement sexuel déviant, interdit par l’islam.

Romandie.com avec(©AFP / 15 août 2018 13h24)                                                        

Afghanistan: 100 morts parmi les défenseurs de Ghazni, la population souffre

août 13, 2018

Des cercueils posés dans une mosquée à l’intérieur d’un hôpital, photographiés le 12 août 2018 dans la province de Ghazni, où des combats ont eu lieu avec les talibans / © AFP / Mohammad Anwar Danishyar

Les combats pour le contrôle de la ville de Ghazni (est) ont fait en quatre jours au moins 100 morts au sein des forces de sécurité, près du double chez les talibans, et l’ONU s’inquiète de risques humanitaires pour la population.

Dans le principal hôpital de la ville, les médicaments se raréfient à mesure que les blessés arrivent. Les cadavres s’amoncellent dans cet établissement « débordé », selon la Croix-Rouge.

« Environ 100 membres des forces de sécurité ont perdu la vie, ainsi que de 20 à 30 civils », a déclaré lundi le ministre de la Défense Tariq Shah Bahrami au cours d’un point de presse. Quelque 194 talibans ont été tués et 147 blessés, a-t-il ajouté.

Le gouvernement afghan affirme garder le contrôle des principaux bâtiments publics de Ghazni, située à environ deux heures de route de Kaboul. Mais des habitants décrivent des talibans déambulant dans les rues.

Neuf raids aériens ont été effectués au cours de la seule journée de lundi, coûtant la vie à environ 95 talibans, a affirmé le ministre Bahrami.

« L’opération de nettoyage de la ville a commencé dans quatre directions », a-t-il poursuivi, promettant « des changements considérables dans les prochaines 24 heures ».

La présidence avait auparavant annoncé l’envoi de renforts « aussi vite que possible » à Ghazni, prise d’assaut jeudi soir.

Les réseaux téléphoniques sont pour la plupart coupés, rendant les informations difficiles à vérifier.

Des habitants de la province de Ghazni à la recherche de proches dans un hôpital après les combats avec les talibans dans l’est de l’Afghanistan, le 12 août 2018 / © AFP / Mohammad Anwar Danishyar

Dimanche soir, les talibans faisaient du porte-à-porte, exigeant de l’eau, du thé ou encore des brouettes pour transporter leurs blessés, a constaté un correspondant de l’AFP dans la ville.

Leur porte-parole Zabiullah Mudjahid a qualifié de « sans fondement » les annonces des autorités afghanes. « Des discussions sont en cours pour la reddition » des forces afghanes, a-t-il affirmé sur Twitter.

D’autres habitants ont raconté à l’AFP dimanche soir que l’électricité restait coupée et la nourriture rare. Des cadavres de rebelles et de soldats étaient visibles dans les rues, tandis que les bâtiment publics étaient incendiés par les talibans.

– « Fuir » –

« Tout le monde cherchait un moyen de fuir la ville. La plupart des gens se cachent encore dans leurs caves, les combats se poursuivant d’une rue à l’autre », a déclaré une journaliste de Ghazni, Fayeza Fayez, arrivée dimanche soir à Kaboul.

Les Nations unies ont exprimé leur inquiétude quant à la détérioration des conditions de vie, appelant les deux parties à respecter les droits des civils pris dans les combats.

« Les médicaments dans le principal hôpital se raréfient et les gens ne peuvent y amener en sécurité des victimes pour qu’elles s’y fassent soigner », a fait savoir l’Ocha, le bureau de l’ONU chargé de la coordination des actions humanitaires.

Des membres des forces de sécurité afghanes et des miliciens sur une route de la province de Ghazni, où des combats se sont déroulés avec les talibans, le 12 août 2018. / © AFP / Mohammad Anwar Danishyar

« Nous avons un manque de personnel soignant », a déploré Mohammad Arif Omari, un médecin de cet hôpital, ajoutant que 166 blessés, dont des femmes et des enfants, avaient été soignés depuis le début des combats dans son établissement, « presque tous blessés par des balles ou par des éclats ».

De nombreux corps gisaient, parfois dans des cercueils en bois, parfois à même le sol.

La Croix-Rouge a fait parvenir près de 200 litres d’essence pour le générateur de l’hôpital ainsi que des médicaments pour 100 personnes, selon sa porte-parole Andrea Catta Preta.

Les talibans ont lancé l’assaut sur Ghazni à un moment où la pression s’accentue pour qu’ils négocient avec le gouvernement afghan afin de trouver une issue à une guerre vieille de près de 17 ans.

Ghazni se trouve sur l’axe majeur Kaboul-Kandahar, qui relie la capitale aux provinces du Sud, en grande partie sous le contrôle des talibans. Lundi, des rumeurs faisait état d’un blocage de cette route par les talibans, ce que l’AFP n’a pu vérifier.

Un des porte-parole du contingent américain en Afghanistan a de son côté apporté un démenti, affirmant que les forces afghanes « occupent les points de contrôle clés pour maintenir la sécurité ».

« La ville de Ghazni reste sous le contrôle du gouvernement afghan et les forces talibanes disparates qui demeurent dans la ville ne créent pas une menace d’effondrement », a-t-il ajouté.

Des médias locaux faisaient par ailleurs état de la disparition d’une centaine de membres des forces spéciales afghanes qui se rendaient à Ghazni. Un cadre du ministère de la Défense, sous le couvert de l’anonymat, a infirmé ces informations.

Romandie.com avec(©AFP / (13 août 2018 17h06)

Afghanistan: trois employés étrangers enlevés et exécutés à Kaboul

août 2, 2018

Trois employés expatriés ont été enlevés et tués par des hommes armés à Kaboul jeudi matin et leurs corps retrouvés dans les faubourgs de la capitale afghane / © AFP/Archives / WAKIL KOHSAR

Trois employés expatriés ont été enlevés dans des circonstances encore confuses et exécutés jeudi à Kaboul, dans ce qui est qualifié d' »acte terroriste » par les autorités.

Les trois victimes, retrouvées menottées et criblées de balles, sont de nationalités indienne, macédonienne et malaisienne.

Leurs corps ont été découverts par la police à l’extérieur de Kaboul moins de deux heures après leur disparition.

Interrogée, l’ambassade d’Inde à Kaboul a confirmé la mort d’un de ses ressortissants. La représentation malaisienne à New Delhi a également confirmé dans un communiqué « la mort d’un ressortissant malaisien dont le corps a été retrouvé à 33 km au sud de Kaboul ».

Les trois hommes étaient des cuisiniers qui travaillaient pour une entreprise de restauration, a précisé à l’AFP une source de sécurité.

Personne n’a revendiqué cette opération.

« A ce stade nous pensons qu’il s’agit d’un acte de terrorisme », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police, Hashmat Stanikzai.

D’après ses informations, les trois hommes ont été enlevés dans l’est de la capitale afghane, à proximité de l’aéroport international.

Mais une certaine confusion demeure sur les circonstances de leur enlèvement.

Selon Bahar Mehr, conseiller de communication du ministère de l’Intérieur, ils ont quitté leurs bureaux dans l’est de la ville « vers 08H30 » (04H00 GMT) à bord d’une voiture conduite par un chauffeur.

Carte de l’Afghanistan localisant Kaboul / © AFP / afp

– Dans un champ –

« Environ une heure et demie plus tard, leurs corps ont été retrouvés dans les champs du district de Musahi », à bord d’une autre voiture.

« Les trois victimes sont des hommes dont les mains avaient été menottées. Ils ont été tués par balles. Deux d’entre eux se trouvaient dans le coffre et le troisième sur la banquette arrière », a précisé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi.

Le chauffeur qui les accompagnait jusqu’à leur interception et qui a donné l’alerte a été arrêté par la police et « fait figure de suspect », a-t-il précisé.

La région de Musabi et la route menant au Logar sont réputées dangereuses avec une importante présence des talibans.

Les enlèvements sont fréquents en Afghanistan, généralement crapuleux. Mais les bandes criminelles peuvent également revendre leurs otages étrangers à des groupes terroristes comme le réseau Haqqani. Celui-ci détient toujours, depuis septembre 2016, deux professeurs – un Australien et un Américain – de l’université américaine de Kaboul.

Cependant, les Afghans, en particulier à Kaboul, sont les premières cibles des enlèvements criminels.

La situation sécuritaire s’est globalement dégradée dans le pays avec la multiplication des attentats mais aussi la hausse de la criminalité, encouragée par un chômage élevé.

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2018 14h52)

Afghanistan: attaque contre une école de sages-femmes dans l’est

juillet 28, 2018

Les forces de sécurité arrivant sur le lieu de l’attaque d’une école de sages-femmes à Jalalabad (est de l’Afghanistan), samedi 28 juillet 2018. L’attaque a pris fin après sept heures de suspense et la mort des deux assaillants. / © AFP / STR

Une attaque contre une école de sages-femmes à Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan, s’est achevée samedi après sept heures de suspense et la mort des deux assaillants.

Les 67 étudiantes et l’encadrement du centre ont été libérés sains et saufs mais deux personnes ont été tuées – un garde et un chauffeur – et cinq blessées, a précisé à l’AFP le porte-parole de la police du Nangarhar, Ghulam Sanyee Stanikzai.

L’attaque n’a pas été revendiquée, mais un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a assuré à l’AFP que « l’attaque de Jalalabad n’a rien à voir avec nous », laissant supposer qu’elle était conduite par les extrémistes du groupe Etat islamique (EI).

Le porte-parole du gouverneur provincial, Attaullah Khogyani, a confirmé la fin de l’opération, indiquant que trois membres des forces armées comptent parmi les blessés .

M. Khogyani avait indiqué précédemment que « 57 personnes », soit la plupart de celles présentes dans le bâtiment, avient été « mises en sécurité, mais que « dix personnes manquent à l’appel », à propos desquelles les autorités étaient sans nouvelles.

M. Stanikzai en revanche n’a rien évoqué de tel. Il a affirmé que parmi les « 67 otages, certains étaient parvenus à s’échapper par la porte et d’autres ont sauté par les fenêtres », et que « les autres otages ont été libérés par la police ».

Les premières photos du bâtiment montraient des fenêtres brisées, des tuiles endommagées par les tirs, mais pas de dégâts considérables.

La première explosion a retenti vers 11h30 (07H00 GMT), suivie d’autres détonations et de tirs. « L’attaque a visé notre centre de formation des sages-femmes », a indiqué le porte-parole du département provincial de la santé, Inamullah Miakhil.

Cette école est située dans le centre-ville de Jalalabad, au coeur d’un quartier qui regroupe de nombreux bâtiments administratifs et d’où s’élevait une fumée noire.

« Après la première explosion j’en ai compté trois autres et j’ai vu trois assaillants s’engouffrer dans l’allée » de l’école, a raconté un témoin, Ehsan Niazi, qui se trouvait au département du travail et des affaires sociales voisin de l’école.

Un autre, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a dit avoir « vu des assaillants qui dispersaient des mines » pour ralentir l’intervention des secours et des forces de l’ordre, et ces dernières les désamorcer.

Afghanistan: un centre de formation de sages-femmes attaqué / © PAJHWOK/AFP / —

– Mortalité maternelle élevée –

La formation de sages-femmes est une nécessité absolue dans le pays : l’UNICEF estime qu’à peine 45% des femmes afghanes bénéficient d’une assistance médicale durant leur accouchement. La majorité accouchent seules, à distance de plusieurs heures souvent du premier dispensaire ou centre hospitalier.

Après une nette amélioration dans les dix années qui ont suivi l’intervention américaine fin 2001 pour chasser les talibans du pouvoir, le taux de mortalité maternelle s’est de nouveau détérioré, faute de personnels qualifiés et de structures de soins dans les régions les plus reculées ou en proie à l’insécurité, estime l’USAid, l’agence de développement des Etats-Unis, l’un des principaux donateurs.

Ce taux s’établissait officiellement à 396 décès pour 100.000 naissances en 2015 (contre plus de 1.600 estimés en 2002). Mais ces chiffres sont contestés par les observateurs sur le terrain qui font valoir que beaucoup de régions sont hors de portées des études de l’Unicef ou du gouvernement afghan.

Jalalabad, capitale régionale de l’Est, et la province du Nangarhar dans son ensemble sont parmi les régions les plus conservatrices, et fréquemment le théâtre d’attentats perpétrés par les talibans ou l’EI.

Le dernier en date remontait au 11 juillet, contre un bâtiment du département de l’éducation. L’opération, non revendiquée, avait fait onze morts.

La veille, une attaque suicide de l’EI contre un convoi des services de renseignements afghans avait fait douze morts, essentiellement des civils pris dans l’incendie d’une station service déclenché par l’explosion.

La pression exercée depuis l’hiver par les forces afghanes appuyées par l’armée américaine a permis récemment de déloger l’EI des districts qu’il contrôlait depuis deux ans, mais sa présence est loin d’avoir été éliminée dans la région.

Romandie.com avec(©AFP / 28 juillet 2018 17h02)

Pour les journalistes afghans, « la mort fait partie du métier »

mai 1, 2018

Des journalistes afghans se refugiant derrière une ambulance à Kaboul le 21 janvier 2018 / © AFP/Archives / SHAH MARAI

Ils se connaissent tous, à force de se retrouver d’attentats en massacres sur des sites dévastés. Jeunes pour la plupart, les reporters afghans ont appris à vivre avec la mort : « Elle fait partie du métier ».

La mort de dix journalistes en une seule journée, lundi en Afghanistan, dont celle du chef de la photo du bureau de l’AFP, Shah Marai, n’entame pas leur résignation à couvrir le conflit qui ronge leur pays, parce qu’ils estiment ne pas avoir le choix.

Comme Shah Marai, tué avec huit confrères au cœur de Kaboul, à chaque explosion ils attrapent leur caméra ou leur bloc-notes et foncent sur le site attaqué où, chaque fois, les attendent les mêmes visions cauchemardesques de corps déchiquetés, de vies brisées.

Lundi, un second kamikaze, posant au journaliste avec un appareil photo à l’épaule, les attendait aussi et s’est fait sauter au milieu des reporters.

Tous étaient conscients du risque d’une deuxième salve qui viendrait faucher les secours accourus sur place.

« La mort est partout, tu ne peux pas savoir où ni quand elle frappera », relève Zakarya Hassani, 27 ans. « J’ai dû faire taire la peur au fond de moi, il le fallait, la mort fait partie du métier, de ma vie professionnelle », confie-t-il à l’AFP.

Pendant trois ans, Zakarya, aujourd’hui free-lance, a travaillé pour la chaîne de télévision 1-TV, qui a perdu un caméraman et un reporter lundi.

Le reporter Ghazi Rassouli, 21 ans, était un proche ami de Zakarya – « le meilleur gars du monde » -, qui devait se marier le mois prochain, comme deux autres victimes.

« Je dois continuer de travailler, je ne peux pas arrêter de penser à ce qui se passe ici car j’y suis, physiquement. Même si je me sens en danger ».

– Pressions familiales –

« Bien sûr que j’ai des pressions de ma famille pour changer de travail. Hier tous m’appelaient en me disant +lâche ce travail avant qu’il ne t’enlève à nous+. Mais pour le moment la réponse est non ».

Zainab, reporter à 23 ans de l’un des plus grands quotidiens du pays, Hasht-e-Subh, a, elle aussi, résisté aux appels pressants de sa mère : « Elle veut que je démissionne, mais je ne peux pas arrêter d’informer; c’est exactement ce que cherchent les talibans et Daech », acronyme arabe du groupe Etat islamique. « Ils auraient gagné ».

Le rédacteur-en-chef de Zainab joint par l’AFP, Parwiz Kawa, souligne « le niveau d’engagement des médias afghans, pour la plupart composés de jeunes gens éduqués qui pensent avoir une responsabilité sociale de continuer d’informer ».

« Les médias afghans ont affiché leur résilience, hier » estime aussi Lotfullah Najafizada, directeur à moins de 30 ans de la chaîne Tolo News, dont un caméraman est mort dans l’attentat, lundi. « Plus de 50 directeurs et rédacteurs-en-chef se sont rassemblés (quelques heures après l’attentat) sur le site de l’attaque, pour dire: Si vous tuez un groupe de journalistes, un autre viendra dans l’heure, encore plus important ».

Mais M. Najafizada dénonce aussi le manque de protection offert par le gouvernement, qui « laisse les journalistes à l’extérieur des barrages, au milieu de la foule ».

Pour Waliullah Rahmani, directeur du site d’information en ligne Khabarnama Media, « la liberté de la presse doit être protégée. Certains de nos journalistes ont déjà quitté leur poste en raison des menaces… Les femmes surtout redoutent d’être prises pour cibles » par les insurgés extrémistes.

Pour Ahmad Farid Halimi, reporter de la chaîne d’information en continu Kabul News, la coupe est pleine. En rentrant lundi soir, ce jeune père de 28 ans a trouvé son épouse en larmes. « Cela fait trois ans que je travaille pour Kabul News, j’ai décidé hier de démissionner ».

« On arrive sur le lieu des attentats, personne ne vérifie si on est vraiment reporters, c’est la responsabilité des forces de l’ordre », accuse-t-il. « Je ne sais pas ce que je ferai demain, mais je ne veux pas mourir pour mon travail ».

Romandie.com avec (©AFP / 01 mai 2018 15h56)