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Canada: Le premier ministre Justin Trudeau rencontre des réfugiés afghans

octobre 10, 2021

OTTAWA — Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a amorcé le week-end de l’Action de grâce en rencontrant une famille de réfugiés afghans qui est récemment arrivée au pays.

© Fournis par La Presse Canadienne

Obaidullah Rahimi a été engagé à l’ambassade du Canada à Kaboul en 2008. L’an dernier, il est devenu employé à temps plein.

M. Rahimi est arrivé au Canada avec sa femme, sa fille de trois ans et un bébé âgé d’un mois et demi.

«C’est l’essence même de l’Action de grâce. Nous songeons à quel point nous sommes chanceux», a affirmé M. Trudeau lors de sa rencontre avec M. Rahimi à Ottawa samedi.

Le premier ministre a rencontré la famille dans une maison où des bénévoles ont préparé des paniers-cadeaux pour les réfugiés afghans. M. Trudeau en a enveloppé un.

M. Rahimi a raconté au premier ministre qu’il aimait son travail à l’ambassade canadienne. Il juge que les Canadiens sont très amicaux et se dit heureux d’être au pays.

«Merci, merci de nous avoir accueillis ici et merci pour tout ce que vous avez fait», a-t-il exprimé.

Le Canada a accueilli plus de 1000 réfugiés afghans. Le Canada s’est engagé à en recevoir 40 000, à la suite de la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans au cours de l’été.

M. Trudeau a déclaré que les Canadiens étaient heureux que Obaidullah Rahimi et sa famille soient en sécurité.

«Nous sommes heureux de vous amener ici pour la prochaine étape de votre vie», a déclaré le premier ministre.

«C’est une chose importante d’être là pour plusieurs de vos compatriotes qui ont souffert et qui ont maintenant subi un revers avec les talibans  —  une chose terrible, mais nous continuerons à travailler ensemble pour un avenir meilleur», a-t-il ajouté.

Pour une famille afghane à Calgary, il y a de quoi être reconnaissant, même si elle n’a pas l’habitude de célébrer l’Action de grâce.

M. Azatullah a dit que les 13 membres de sa famille ont emménagé dans un logement permanent vendredi, après être restés dans un logement temporaire depuis leur arrivée au Canada il y a un mois et demi. Il a demandé que son nom de famille ne soit pas utilisé, car certains membres de sa famille sont encore en Afghanistan. 

«Nous apprécions le gouvernement du Canada qui nous a aidés dans une période très difficile», a-t-il déclaré lors d’une entrevue samedi. Il apprécie également les organisations et les personnes qui ont aidé sa famille à trouver un logement et lui ont fourni des informations sur la vie au Canada. 

Sa famille est venue au Canada parce que son défunt frère travaillait à l’ambassade, a-t-il dit. M. Azatullah a été accompagné au Canada par sa mère, sa belle-sœur et les enfants de ses frères et sœurs. 

Il s’inquiète pour ses deux frères, sa sœur et sa belle-sœur qui sont toujours en Afghanistan et espère les faire venir au Canada également. Trois des neveux qui l’ont accompagné au Canada sont venus sans leur mère, a-t-il ajouté.

Malgré tout, il est plein d’espoir pour son avenir au Canada et, bien que l’Action de grâce soit tranquille cette année, il a dit qu’il prévoyait de célébrer la fête l’année prochaine.

«Je me sens bien ici».

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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

Avec La Presse Canadienne

Note aux lecteurs: Dans une version précédente, La Presse Canadienne écrivait erronément que le Canada s’était engagé à en recevoir 20 000 réfugiés afghans. En réalité, le nombre s’élève à 40 000.

Un entrepreneur dépense 50 000 $ pour aider les réfugiés afghans au Canada

septembre 12, 2021

 

© Fournis par La Presse Canadienne

OTTAWA — Un promoteur immobilier de Toronto qui a travaillé sans relâche pour aider des centaines de personnes fuyant les talibans à s’installer au Canada – dépensant 50 000 $ pour leur acheter des produits de base – a été salué comme un «excellent exemple de compassion canadienne» par le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino.

Wais Habibzai, qui a fui l’Afghanistan au Canada en 1992 après que sa maison a été détruite par une roquette, a lancé une campagne pour aider à fournir des vêtements et d’autres produits essentiels aux réfugiés qui ont fui Kaboul.

Environ un millier de réfugiés reçoivent de la nourriture et sont logés par le gouvernement alors qu’ils se préparent à refaire leur vie au Canada, a déclaré M. Habibzai. Il a cependant noté que les réfugiés, isolés dans plusieurs hôtels de Toronto, manquaient de nombreux produits essentiels, notamment des sous-vêtements propres, des téléphones et des biberons.

Beaucoup de réfugiés sont arrivés avec seulement leurs vêtements sur leur dos et M. Habibzai leur a acheté de l’habillement dans un magasin à grande surface.

L’homme d’affaires a transformé les salles de conférence des hôtels où sont logés des réfugiés en entrepôts de vêtements et de produits de première nécessité, recrutant des dizaines de bénévoles qui agissent comme traducteurs et de personnes qui contribuent au fonds d’aide.

Il se rend quotidiennement dans les magasins locaux pour acheter des sous-vêtements, des chaussures, des jeans et des chemises, des biberons, du lait maternisé et des produits d’hygiène personnelle. Il a également acheté du chocolat, des bonbons et des jouets pour les enfants, ainsi que des tapis de prière et des hijabs pour certaines femmes plus âgées.

M. Habibzai, qui est âgé de 40 ans, s’est dit ravi de voir de jeunes réfugiés, arrivés en tenue traditionnelle afghane, se promener dans les hôtels de Toronto «comme de vrais Canadiens» en jeans et t-shirts arborant le drapeau canadien.

«Certains sont venus avec (des vêtements traditionnels). Le lendemain, ils portaient les chaussures, les t-shirts et les jeans que je leur avais donnés. Je suis allé chez Walmart et je leur ai acheté des t-shirts avec le drapeau du Canada. Ils ont adoré. Ils se promenaient comme de vrais Canadiens», a-t-il déclaré.

«Les adolescents âgés de 20 à 22 ans – ils veulent être modernes.»

Le ministre Mendicino a affirmé que l’accueil des Afghans «ne serait pas possible sans la générosité de Wais et de tant d’autres comme lui».

«Alors que les réfugiés afghans cherchaient à se mettre à l’abri des persécutions et de la guerre, le Canada est intervenu. Et alors que les réfugiés commencent maintenant une nouvelle vie au Canada, les Canadiens se mobilisent. Peu incarnent cet esprit mieux que Wais Habibzai. Wais est un excellent exemple de la compassion canadienne», a-t-il déclaré.

«Et en tant que réfugié lui-même, il incarne le « cycle intergénérationnel d’immigration » du Canada où chaque génération de nouveaux arrivants accueille la suivante», a ajouté le ministre.

Le ministère de l’Immigration affirme avoir aidé 3700 personnes évacuées, dont des citoyens canadiens et des résidents permanents, à fuir l’Afghanistan, récemment tombé aux mains des talibans. Il a cependant été critiqué pour ne pas en avoir aidé suffisamment à s’échapper et son programme spécial d’immigration a été en proie à des problèmes bureaucratiques et techniques.

M. Habibzai visite chaque jour des hôtels où logent des réfugiés pour s’enquérir de ce dont ils ont besoin. Il a recruté de la famille et des amis afghans pour traduire et a amassé des milliers de dollars pour compléter les 50 000 $ qu’il a lui-même dépensés.

«J’ai dit: « Donnez-moi une liste de ce dont vous avez besoin. Je vais aller l’acheter: des couches, du lait, vous n’avez qu’à le dire. » Un homme a répondu: « Je n’ai qu’une seule paire de sous-vêtements ». Ils demandaient toujours des produits comme celui-ci », a-t-il expliqué.

Il a déclaré que les réfugiés qui avaient laissé leur famille derrière eux voulaient savoir désespérément s’ils étaient en sécurité, mais n’avaient souvent aucun moyen de les joindre.

M. Habibzai leur a acheté des téléphones cellulaires et des cartes SIM, ainsi que des chargeurs adaptés aux prises canadiennes, afin qu’ils puissent rester en contact avec des parents et des amis qui se cachent des talibans.

Il a également proposé de loger plusieurs familles dans ses logements vacants sans leur facturer de loyer pendant un an. Mais il a mentionné que de nombreux nouveaux arrivants ont de l’argent et sont bien éduqués.

L’homme d’affaires de Toronto, dont le père était directeur d’une chaîne de télévision nationale afghane et ancien diplomate, a été contraint de fuir l’Afghanistan après que les moudjahidines – des combattants religieux qui ont combattu l’occupation russe, évoluant en talibans – ont détruit sa maison avec un lance-roquettes.

Il est arrivé au Canada en 1992, à l’âge de 14 ans, et a déclaré que son expérience en tant que nouvel immigrant l’avait motivé à aider les Afghans en fuite. Il veut «redonner» au pays qui l’a accueilli, car il se souvient à quel point cela a été «difficile» pour lui d’arriver au Canada «sans rien».

«Mon père a dû quitter son travail, et depuis que notre maison a été détruite par le lance-roquettes, a-t-il raconté, c’était très difficile pour mon père de trouver un appartement (au Canada) parce qu’il n’avait pas de crédit, pas de travail et son anglais n’était pas bon. C’était dur. Mon père était un homme fort. Il voulait travailler, quoi qu’il en coûte, quoi qu’il arrive, même s’il a été diplomate pendant des années.»

Finalement, son père a accepté un poste de gérant d’un dépanneur. M. Habibzai a quant à lui fondé sa propre société immobilière, achetant sa première maison à l’âge de 18 ans et la vendant pour financer ses frais universitaires. Il construit maintenant des maisons à Toronto et dirige une société immobilière ainsi que des entreprises technologiques en Afghanistan.

«Aujourd’hui, je construis des maisons et, grâce au Canada, j’ai fait mes études ici. Mon frère a joué au soccer professionnellement pour Équipe Canada, a-t-il déclaré. Tout est grâce à ce beau pays. Et je veux redonner.»

«Je leur dis: « Écoutez, je ne suis personne. Je ne suis que ce jeune homme d’affaires d’origine afghane. Je suis venu ici, comme vous, avec même pas 20 $ en poche, sans rien. Mais le Canada est le pays des opportunités: vous pouvez être quelqu’un.»

Avec Marie Woolf, La Presse Canadienne

L’Ouganda et le Rwanda accueillent des réfugiés afghans

août 25, 2021

ACCORD. Les deux pays d’Afrique de l’Est ont accepté, à la demande des États-Unis, d’accueillir des réfugiés fuyant l’Afghanistan.

Kampala n'a pas donne plus de details sur l'identite des evacues
Kampala n’a pas donné plus de détails sur l’identité des évacués© UGANDA BROADCASTING CORPORATION / AFP

L’avion en provenance d’Afghanistan a atterri ce mercredi 25 août à l’aéroport international d’Entebbe, en Ouganda, avec, à son bord, un premier groupe de 51 Afghans. Au total, ce pays d’Afrique de l’Est doit accueillir pour une durée temporaire 2 000 Afghans en fuite depuis la prise du pouvoir par les talibans. Kampala précise bien que c’est « à la demande des États-Unis », a indiqué le ministère ougandais des Affaires étrangères.

Cet accueil, a souligné le ministère, se fait à la demande des États-Unis d’accueillir temporairement des ressortissants afghans « à risque » et d’autres personnes en transit vers les États-Unis et d’autres destinations dans le monde.

L’ambassade des États-Unis à Kampala a remercié l’Ouganda pour sa « générosité et son hospitalité envers ces communautés ». « Le gouvernement de l’Ouganda et le peuple ougandais ont une longue tradition d’accueil des réfugiés et d’autres communautés dans le besoin », a affirmé l’ambassade sur Twitter.

Accord avec les États-Unis

L’Ouganda accueille une des plus grandes populations de réfugiés au monde – près de 1,5 million, selon les Nations unies –, principalement en provenance du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo voisins. La plupart vivent dans de vastes camps de réfugiés dans le nord du pays, mais 81 000 réfugiés vivent dans la capitale, Kampala. « À l’heure actuelle, nous avons plus de 1,6 million de réfugiés ici en Ouganda. Ainsi, lorsque nous avons reçu la demande, et d’un point de vue moral, nous ne pouvions pas refuser, car nous devons soutenir l’humanité », a répondu le ministre ougandais des Technologies de l’information et de la Communication, Chris Baryomunsi, aux critiques adressées au gouvernement, après l’officialisation de la décision. En effet, de nombreux Ougandais craignent que l’arrivée de ces réfugiés afghans – dont des femmes, des hommes et des enfants – puisse attirer l’attention de groupes terroristes internationaux, tels qu’Al-Qaïda, l’État islamique et surtout Al-Shabab en Somalie vers l’Ouganda et déstabiliser le pays.

L’Ouganda est depuis longtemps un allié des États-Unis, en particulier sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme dans la sous-région. Mais certains militants et opposants au président Yoweri Museveni, qui a été réélu en janvier dernier, affirment que cet accord avec Washington se fait au mépris des violations des droits de l’homme et de mauvaise gouvernance dans un pays qui n’a jamais connu d’alternance politique. Pour eux, leur pays est loin d’être exemplaire.

Des pays qui ont une tradition d’accueil des réfugiés

Non loin, au Rwanda, voisin, plusieurs dizaines d’écolières afghanes, leurs enseignants et le personnel de leur internat pour filles en Afghanistan étaient en cours d’évacuation vers le Rwanda, ont annoncé, mardi, la fondatrice de l’institution et Kigali.

Les talibans ont affirmé à plusieurs reprises que leur nouveau régime serait différent de celui qu’ils ont dirigé dans les années 1990, marqué par une extrême brutalité, l’exclusion des filles des écoles, le confinement des femmes chez elles, l’interdiction de la musique et des divertissements, mais aussi les lapidations et exécutions publiques. Mais depuis leur prise de pouvoir à Kaboul le 15 août, des dizaines de milliers d’Afghans tentent désespérément de quitter leur pays, redoutant de vivre à nouveau sous leur règne.

Près de 250 adolescents, étudiants, professeurs, personnels et membres de leurs familles ont quitté l’Afghanistan pour se rendre au Rwanda et y poursuivre leurs études, a précisé Shabana Basij-Rasikh, la fondatrice de l’École privée de leadership en Afghanistan (Sola). « Tout le monde est en route, via le Qatar, vers la nation du Rwanda où nous avons l’intention de commencer un semestre à l’étranger pour l’ensemble de nos étudiants », a-t-elle déclaré sur Twitter. « Quand les circonstances sur le terrain le permettront, nous espérons rentrer chez nous en Afghanistan », a-t-elle ajouté.

À Kigali, la porte-parole du gouvernement, Yolande Makolo, a confirmé cette information. « Nous souhaitons la bienvenue à la communauté Sola au Rwanda. Nous respectons leur demande de confidentialité, il n’y aura donc pas d’autres commentaires pour le moment », a-t-elle déclaré à l’AFP.

Quelques jours auparavant, Basij-Rasikh a déclaré qu’elle avait brûlé les dossiers scolaires de ses élèves « pour les protéger ainsi que leurs familles ». « Mes élèves, mes collègues et moi sommes en sécurité. […] Mais, en ce moment, nombreux sont ceux qui ne se sentent pas ou se sentent de moins en moins en sécurité. Je suis brisée et dévastée pour eux », a-t-elle écrit, vendredi, sur le site Internet de l’école.

L’ONU a averti, mardi, que les droits des femmes afghanes sont une « ligne rouge » que les talibans ne doivent pas franchir. « Une ligne rouge fondamentale sera la façon dont les talibans traitent les femmes et les filles », a déclaré, mardi, la haute-commissaire Michelle Bachelet à l’ouverture d’une session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme (CDH) sur l’Afghanistan. « Il incombe désormais aux talibans de traduire ces engagements en réalité. » Les talibans affirment aujourd’hui qu’ils respecteront les droits des femmes et qu’elles seront autorisées à recevoir une éducation et à travailler.

Avec Le Point avec AFP

Canada: Legault réitère son offre pour accueillir des réfugiés afghans au Québec

août 21, 2021

Le premier ministre du Québec François Legault a réitéré son intention d’aider les réfugiés afghans qui trouveront asile au Canada.

© Fournis par La Presse Canadienne

Dans un message diffusé samedi sur sa page Facebook, M. Legault a écrit que le gouvernement allait faire sa part pour accueillir des réfugiés autant que possible, «en particulier des femmes victimes de persécution».

Au début de la semaine, il avait déclaré que le Québec était prêt à accueillir un certain nombre de réfugiés afghans.

Le premier ministre n’a pas précisé comment son gouvernement compte venir en aide à ceux qui s’installeront au Québec.

Vendredi, le ministre fédéral de l’Immigration Marco Mendicino a annoncé que son ministère accélérera le processus d’évacuation et d’accueil des familles d’interprètes et des autres personnes qui ont contribué à la mission canadienne en Afghanistan.

Le premier ministre Legault a voulu consoler les militaires québécois qui ont participé à l’intervention canadienne en Afghanistan. Ceux-ci pourraient être tentés que leur présence n’ait servi à rien puisque les talibans ont repris le pouvoir, 20 ans après l’invasion du pays par les États-Unis.

«Ça ne doit vraiment pas être facile de voir la situation basculer aussi rapidement, mais en même temps, ça ne veut pas dire que vous avez fait tout ça en vain, a-t-il dit. Pendant des années, vous avez chassé les terroristes d’Al-Qaïda responsables des attentats du 11 septembre. Vous avez permis à des milliers de filles de pouvoir aller à l’école librement et d’être ambitieuses. Vous avez aidé toute une population à se libérer du joug des talibans.»

Il a ajouté que l’intervention en Afghanistan avait permis de réaliser des progrès là-bas. «C’est certain qu’on aurait souhaité des progrès plus durables, mais il reste que vos missions ont apporté beaucoup de positif pendant près de deux décennies. Vous pouvez encore être fiers de ça. Moi, en tout cas, je suis très fier de nos militaires québécois.»

C’est certain qu’on aurait souhaité des progrès plus durables, mais il reste que vos missions ont apporté beaucoup de positif pendant près de deux décennies. Vous pouvez encore être fiers de ça. Moi, en tout cas, je suis très fier de nos militaires québécois.

Le premier ministre s’est aussi dit «choqué par les images de peur et d’angoisse qui nous sont parvenues».

M. Legault dit craindre pour les conditions de vie des femmes afghanes. «Qu’on soit en accord ou pas avec l’intervention occidentale, ça fait froid dans le dos quand on pense à ce qui attend ces petites filles et ces femmes dans les mois à venir», a-t-il souligné.

Il affirme que les malheurs des Afghanes devraient convaincre notre société de défendre l’égalité entre les hommes et les femmes «avec encore plus d’énergie et de fierté».

Avec La Presse Canadienne

Deux avions d’Afghanistan sont arrivés au Canada

août 17, 2021

Les premiers réfugiés afghans fuyant les talibans depuis la chute de Kaboul commencent à arriver au Canada. Deux avions d’Afghanistan, l’un avec à son bord des diplomates et des miliaires, et l’autre, des réfugiés, ont atterri à Ottawa et à Toronto dans la nuit de lundi à mardi.

Le Canada s'est engagé à accueillir quelque 20 000 réfugiés afghans qui ont collaboré avec les Forces canadiennes (archives).

© Justin Tang/La Presse canadienne Le Canada s’est engagé à accueillir quelque 20 000 réfugiés afghans qui ont collaboré avec les Forces canadiennes (archives).

Jusqu’à maintenant, cinq vols transportant des réfugiés ont décollé d’Afghanistan depuis que le fédéral a annoncé, fin juillet, qu’il allait offrir l’asile aux Afghans qui sont menacés par les talibans pour avoir aidé le Canada.

Si le gouvernement fédéral s’est fixé comme objectif d’accueillir 20 000 de ces réfugiés, certains croient qu’il a l’obligation morale et politique d’en faire davantage.

Une bonne partie des Afghans qui sont ciblés par le rapatriement sont déjà à l’extérieur de l’Afghanistan», indique le directeur de l’Observatoire canadien sur les crises et l’aide humanitaire, François Audet, mais un nombre important de personnes ciblées par les efforts d’évacuation canadiens sont toujours prises en Afghanistan.

Ce sont aussi celles qui se sont associées à l’effort de la société civile, et puis il y a les minorités religieuses, certaines minorités ethniques, les personnes LGBTQ, et cætera», souligne pour sa part Frédéric Mégret, professeur à la Faculté de droit de l’Université McGill.

Les deux spécialistes des questions humanitaires s’entendent pour dire que le gouvernement canadien doit en faire plus pour aider le plus d’Afghans possible, qu’ils aient collaboré ou non à la plus longue mission militaire du Canada de 2001 à 2014.

L’essentiel du fardeau de l’accueil des réfugiés est loin d’être assumé par les États-Unis ou le Canada», ajoute M. Mégret. Il est injuste que ce soit toujours les pays limitrophes, les pays les plus proches, qui n’ont rien eu à voir dans certains cas – ou relativement peu – avec l’énorme déstabilisation de l’Afghanistan» qui doivent prendre en charge le plus grand nombre de réfugiés, dénonce-t-il.

Les Afghans ont été nombreux à se diriger vers la frontière avec le Pakistan dans la foulée de la prise de pouvoir des talibans.

© STRINGER/Reuters Les Afghans ont été nombreux à se diriger vers la frontière avec le Pakistan dans la foulée de la prise de pouvoir des talibans.

Depuis une dizaine d’années, le gouvernement canadien a réinstallé plus de 800 interprètes et employés de soutien. Ottawa n’a pas précisé dans l’immédiat le nombre d’Afghans ramenés à bord du plus récent vol.

Des opérations complexes

Les vols en provenance de l’Afghanistan au Canada ont pu reprendre lundi, alors qu’un certain ordre régnait à l’aéroport de Kaboul, après deux jours dramatiques de chaos pendant lesquels les talibans s’emparaient de la capitale et des rênes du pays.

La situation demeure néanmoins tendue, car le nombre d’Afghans qui veulent migrer d’urgence est toujours colossal. Le plus crucial, c’est sans doute que l’aéroport tienne, parce que c’est la seule porte de sortie pour les Afghans qui veulent quitter le pays», insiste le professeur Mégret.

Difficile de savoir comment se positionne le nouveau régime taliban quant à l’exode qui se déroule dans le pays, mais la meilleure issue» serait que le gouvernement ferme l’œil sur l’émigration, croit-il.Des milliers d'Afghans ont mis le cap vers l'aéroport de Kaboul pour tenter de fuir l'Afghanistan.

© STRINGER/Reuters Des milliers d’Afghans ont mis le cap vers l’aéroport de Kaboul pour tenter de fuir l’Afghanistan.

Entre-temps, la suite des évacuations vers le Canada s’annonce excessivement complexe», estime François Audet.

L’Armée canadienne n’a pas la capacité aérienne de pouvoir rapidement faire un pont aérien», note-t-il. Il y aura sûrement des avions de l’armée, mais aussi des avions civils qui seront nolisés ou bien […] que l’armée américaine aussi puisse permettre l’évacuation dans une base limitrophe.»

D’anciens combattants canadiens et les partis d’opposition à Ottawa ont accusé le gouvernement libéral d’avoir tardé à aider les anciens interprètes au cours des derniers mois, alors qu’on savait depuis le printemps que les États-Unis allaient retirer leurs soldats d’Afghanistan.

Il est vrai que la rapidité avec laquelle les talibans ont pris le contrôle du pays en a surpris plus d’un. La crise humanitaire qui se déroule en Afghanistan s’est néanmoins imposée dans la campagne électorale fédérale déclenchée dimanche au Canada.

Le fondateur de Not Left Behind, Andrew Rusk, estime qu’au moins 2000 d’entre eux attendent d’être évacués.

Quand M. Trudeau a été interrogé lundi sur les raisons pour lesquelles son gouvernement n’avait pas agi plus tôt, il a soutenu qu’il avait commencé à travailler sur cette opération au printemps.

Avec CBC/Radio-Canada 

Washington promet d’accueillir des milliers de réfugiés afghans supplémentaires

août 2, 2021
Washington promet d'accueillir des milliers de refugies afghans supplementaires
Washington promet d’accueillir des milliers de réfugiés afghans supplémentaires© AFP/HOSHANG HASHIMI

Les Etats-Unis, déjà engagés dans une course contre la montre avant leur retrait d’Afghanistan pour évacuer les Afghans ayant travaillé pour l’armée américaine, tentent d’accueillir des milliers d’autres personnes qui risquent de subir les représailles des talibans mais le processus s’annonce complexe.

« A la lumière de la hausse de la violence de la part des talibans, le gouvernement américain travaille pour fournir à certains Afghans, y compris ceux qui ont travaillé avec les Etats-Unis, l’opportunité de bénéficier des programmes d’admission de réfugiés aux Etats-Unis », a annoncé lundi le département d’Etat dans un communiqué.

Cette décision « étend la possibilité de relocalisation permanente aux Etats-Unis à plusieurs milliers d’Afghans et aux membres de leur famille immédiate qui pourraient être en danger en raison de leur proximité avec les Américains, mais qui ne sont pas éligibles aux visas d’immigration spéciaux » actuellement octroyés à une partie des interprètes, traducteurs et autres auxiliaires afghans de l’armée américaine, a-t-il précisé.

Le président américain Joe Biden a fixé au 31 août la date butoir pour le retrait total des forces américaines d’Afghanistan, juste avant le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 à New York et au Pentagone qui avaient déclenché leur intervention.

Mais les talibans ont lancé une offensive généralisée, faisant craindre qu’ils ne s’emparent du pouvoir au départ des forces étrangères et qu’ils ne se vengent contre les Afghans qui ont travaillé pour ces dernières.

Pour les évacuer, la diplomatie américaine a commencé à leur fournir des visas d’immigration spéciaux. Un premier groupe de 200 personnes est arrivé vendredi aux Etats Unis, sur 2.500 ayant franchi toutes les étapes pour l’obtention de ce visa et qui sont attendues dans les prochaines semaines.

D’autres, dont le processus n’est pas aussi avancé, doivent être mis à l’abri dans des bases américaines à l’étranger le temps d’attendre leur visa.

Mais quelque 20.000 Afghans ayant travaillé pour l’armée américaine ont demandé à être accueillis aux Etats-Unis, selon la Maison Blanche, et leur nombre pourrait s’élever à 100.000 selon certaines estimations si l’on compte les membres de leurs familles. Et tous ne sont pas éligibles à ces visas spéciaux.

12 à 14 mois

D’autres Afghans qui ont travaillé pour des organisations non gouvernementales ou des médias américains sont aussi menacés sans pouvoir obtenir ces visas.

Le gouvernement Biden est donc sous pression, notamment d’élus républicains comme démocrates, pour en faire davantage.

D’où l’idée de les faire bénéficier d’un des programmes d’admission des réfugiés aux Etats-Unis.

Mais ce processus est long et complexe: les candidats au statut de réfugié doivent ainsi être recommandés par leur employeur actuel ou ancien. A l’inverse des demandeurs de visas spéciaux, Washington n’a pas prévu d’évacuer ces futurs réfugiés et ils doivent quitter l’Afghanistan par leurs propres moyens.

Ce n’est qu’une fois qu’ils auront rejoint un pays tiers que leur demande commencera à être examinée, ce qui prend ensuite douze à quatorze mois.

« Nous continuons d’observer la situation sur le terrain et d’examiner toutes les options pour protéger ceux qui ont travaillé avec nous ou pour nous », a seulement dit une responsable de la diplomatie américaine à la presse.

Elle a reconnu « la difficulté pour ces gens de devoir quitter le pays par leurs propres moyens », dans une région où les voisins de l’Afghanistan sont parfois jugés proches des talibans, comme le Pakistan, ou sont des ennemis des Etats-Unis, comme l’Iran.

« Nous discutons avec les pays voisins ainsi qu’avec le HCR (Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés) pour être prêts à un éventuel afflux », a assuré un autre responsable américain. « Dans un endroit comme le Pakistan, il sera important que la frontière reste ouverte », et en Iran, ils pourront s’enregistrer « auprès du HCR », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

Arrivée à Kaboul de huit Afghans expulsés d’Allemagne

septembre 13, 2017

Arrivée à l’aéroport international de Kaboul d’un réfugié afghan expulsé d’Allemagne, le 13 septembre 2017 / © AFP / WAKIL KOHSAR

Huit Afghans expulsés d’Allemagne sont arrivés mercredi à l’aéroport de Kaboul, les premiers à être rapatriés depuis l’énorme attentat au camion piégé qui avait frappé la capitale afghane fin mai.

L’Allemagne avait suspendu ses expulsions controversées de ressortissants afghans après l’explosion d’un camion-citerne rempli d’explosifs dans le quartier diplomatique de Kaboul le 31 mai. La déflagration avait fait 150 morts et des centaines de blessés.

A la suite de cet attentat, Berlin avait restreint les expulsions vers l’Afghanistan à trois groupes : les personnes soupçonnées de « terrorismes », les délinquants condamnés et ceux ayant tenté de tricher sur leur identité.

Il s’agit du sixième groupe de rapatriés d’Allemagne depuis décembre dans le cadre d’un accord entre l’UE et l’Afghanistan destiné à réduire le flot de migrants vers l’Europe.

Les huit expulsés sont arrivés à Kaboul dans vol charter et ont été escortés par la police vers un parking où leur identité a été enregistrée.

Ils ont tous été « condamnés pour de graves délits (de droit commun) Il ne s’agit que de délinquants » et non de terroristes potentiels, a précisé lors d’un point presse à Berlin le ministre de l’Intérieur allemand, Thomas de Maizière, sans préciser pour quoi ils avaient été condamnés.

Trois d’entre eux venaient de l’Etat régional de Bavière (sud). « Deux ont été condamnés pour viol, l’autre pour violences physiques », a indiqué le ministre de l’Intérieur bavarois, Joachim Herrmann, cité par l’agence allemande dpa.

A leur arrivée à Kaboul, certains portaient de petits sacs à dos, d’autres n’avaient aucun bagage.

« Ils m’ont dit +il n’y a pas de problème dans votre pays et vous ne pouvez pas vivre ici, donc vous ne pouvez plus rester+ », a déclaré l’un d’eux, Mohammad Jamshidi, à l’AFP avant de s’engouffrer dans un taxi.

Un autre, Reza Rezayi, a indiqué avoir été expulsé après avoir été accusé par son épouse de l’avoir battue. « Bien que j’avais un témoin, je n’ai pas pu prouver (son innocence, ndlr) au tribunal car les Européens n’écoutent que les mensonges des femmes », a-t-il dit.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a confirmé le rapatriement de huit personnes. Les autorités en attendaient initialement 12 ce mercredi, selon un porte-parole du ministère afghan des réfugiés et des rapatriements, Islamuddin Jurat.

« Nous ignorons s’il y a eu un changement de calendrier de dernière minute », a-t-il dit à l’AFP.

Une centaine d’Afghans ont été renvoyés d’Allemagne dans leur pays après avoir vu leur demande d’asile rejetée, selon des chiffres officiels.

« Dans chaque coin d’Europe, la priorité est donnée aux Syriens (…) Les Afghans peuvent être expulsés après avoir passé des années en Allemagne », a déploré Mohammad Jamshidi, l’un des huit hommes.

En 2015, 80% des demandeurs d’asile afghans ont obtenu un droit de séjour en Allemagne, contre 60% en 2016.

La question migratoire, qui a un temps affaibli la chancelière allemande Angela Merkel dans son pays, joue pour l’instant un rôle secondaire dans la campagne législative allemande et Mme Merkel part favorite pour décrocher un quatrième mandat consécutif à l’issue du scrutin du 24 septembre.

Romandie.com avec (©AFP / 13 septembre 2017 12h45)                

Macédoine: 14 clandestins somaliens et afghans meurent écrasés par un train

avril 24, 2015

Skopje – Quatorze clandestins somaliens et afghans ont péri écrasés par un train jeudi soir dans le centre de la Macédoine, un accident qui illustre les dangers qu’assument les immigrants dans leur tentative de parvenir dans l’Union européenne.

L’accident s’est produit tard dans la soirée à hauteur de la ville de Veles, à 50 km au sud de la capitale Skopje. Une cinquantaine de clandestins se reposaient sur une voie ferrée lors du passage à cet endroit d’un train international en provenance de Grèce, selon les premiers éléments de l’enquête.

Le machiniste a tenté d’arrêter le train, il a activé la sirène, de nombreux migrants ont réussi à s’enfuir mais 14 ont été tués, selon le communiqué du Parquet macédonien, qui précise que les clandestins étaient originaires d’Afghanistan et de Somalie.

Ils remontaient cette voie ferrée en direction de la Serbie, au nord, dernière étape vers l’Union européenne.

L’accident s’est produit dans un étroit canyon difficile d’accès et les migrants n’avaient pas suffisamment d’espace autour de la voie ferrée pour fuir, a expliqué un responsable de la police lors d’une conférence de presse, précisant que les victimes étaient surtout des jeunes gens.

Dans cette zone, d’un côté de la voie ferrée il y a une paroi rocheuse et un ravin de l’autre.

Ceux qui ont participé à l’évacuation des cadavres ont décrit une scène d’horreur, avec des corps déchiquetés sur quelque 150 mètres, selon la même source.

Les cadavres des victimes ont été transportés à Veles et posés dans la chapelle d’un cimetière municipal, selon une porte-parole de la police, Anita Stojkovska.

Huit migrants afghans et somaliens ont été arrêtés et placés en détention au commissariat de Veles, alors que les autres ont réussi à s’enfuir, selon la même source.

– La route des Balkans –

Cet itinéraire est fréquemment le théâtre d’accidents similaires. Une douzaine de clandestins ont péri au cours des six derniers mois dans des accidents semblables en Macédoine.

La Macédoine, comme les autres pays de la région, se trouve sur la route des Balkans utilisée par des groupes criminels se livrant au trafic d’êtres humains, de drogue et d’armes vers les pays de l’UE.

En raison de la grave crise économique qui frappe la Grèce, les migrants venus surtout d’Asie centrale et du Moyen-Orient décident de quitter ce pays membre de l’Union européenne en passant par la Serbie, qui n’est pas membre de l’UE mais offre un accès terrestre vers trois pays du bloc européen: la Roumanie, la Hongrie et la Croatie.

Selon le dernier rapport de l’agence européenne pour la sécurité des frontières de l’UE (Frontex), les passeurs macédoniens demandent entre 120 et 200 euros pour amener les migrants jusqu’à la frontière serbe.

D’autres réseaux ont éclos sur la frontière entre la Grèce et l’Albanie et organisent des passages en bateau vers l’Italie.

La route par les Balkans est toutefois moins onéreuse que la traversée, 1.800 euros maximum contre jusqu’à 3.000, toujours selon Frontex.

A la frontière entre la Serbie et la Hongrie, porte d’entrée de l’UE vers l’Autriche et l’Allemagne, le nombre de migrants a augmenté de 338% (une multiplication par quatre) entre 2012 et 2013, selon Frontex.

L’Union européenne a décidé jeudi de tripler le budget de son opération de patrouille en mer pour prévenir de nouveaux drames de l’immigration en Méditerranée, après le naufrage au large de la Libye d’un chalutier qui a fait plus de 700 morts dimanche.

Malte est, avec l’Italie et la Grèce, en première ligne face à l’afflux d’immigrés qui tentent de gagner l’Europe en entamant une périlleuse traversée de la mer.

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2015 14h10)