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Osiane 2021 : Brazzaville accueille les acteurs clés du numérique de l’Afrique centrale

avril 15, 2021

La 5e édition du Salon international des technologies de l’information et de l’innovation (Osiane) se tiendra du 27 au 30 avril prochain, dans la capitale congolaise, sous le thème « Co-construction de notre futur », en mode hybride : présentiel et virtuel (visioconférence) à cause de la crise sanitaire de Covid-19.

1- Vue de la salle lors de l’édition de 2019

Osiane 2021 va réunir à Brazzaville les acteurs majeurs des secteurs publics et privés de l’écosystème numérique de l’Afrique centrale. Cette rencontre sera organisée sous le patronage du gouvernement congolais qui veut faire de la transformation digitale un véritable enjeu stratégique économique et social.

L’édition va porter un regard lucide sur l’impact du digital sur les entreprises, l’accélération et l’implication pour les sociétés africaines de la sous-région tout en projetant sur les meilleures perspectives du dynamisme des écosystèmes numériques.

« L’édition de cette année mettra, en effet, d’une part, l’accent sur la convergence des univers physiques et virtuels, auxquels doivent faire face les entreprises à l’ère de la transformation numérique, d’autre part, des exigences du développement de l’environnement socioéconomique, de la pandémie du coronavirus et de valorisation des compétences digitales », a déclaré Luc Missidimbazi, président de l’ONG Pratic qui organise depuis 2017 le salon Osiane.

En sus des aspects technologiques, les participants évoqueront également les enjeux économiques en matière de transactions, de monnaie électronique, de financement de projets innovants, de sécurité physique et virtuelle des systèmes d’information et leur contenu qui influent sur l’existence et le développement de l’ensemble des systèmes économiques, sociaux, culturels…

Durant les quatre jours du salon Osiane, au Palais des congrès, il est prévu les ateliers spécifiques, les débats de leaders et personnalités africains, l’exposition des inventions destinées à augmenter la visibilité des entreprises ou de leurs produits, afin de leur permettre d’aller à la conquête de nouveaux marchés dans la sous-région d’Afrique centrale. Pour cela, trois espaces appropriés leur seront réservés : l’espace entreprises avec des stands ouverts au Palais des congrès ; l’espace start-up sur e-Osiane et l’espace médias. 

Financement du numérique et peering forum

Organisée en marge du Salon, la conférence sur le financement du numérique et de l’innovation a pour but de renforcer le rapprochement des acteurs des écosystèmes, numérique et financier pour soutenir la mise en œuvre des projets ou initiatives intégrateurs. Elle bénéficie du soutien de Deloitte avec la participation de la Banque européenne d’investissement et d’autres institutions.

Dans le même élan, et pour la deuxième année consécutive, le Forum sur le Peering en Afrique centrale (FPAC) réunira des experts de l’écosystème du Peering de la sous-région et d’ailleurs. Organisé par la communauté du Peering en Afrique centrale, avec l’appui de l’Internet Society, l’évènement se focalisera sur la protection des données, la création et la distribution de contenu Internet et comment créer et maintenir des communautés techniques. Il débuchera sur des recommandations concrètes en vue d’une infrastructure Internet plus stable et plus sécurisée en Afrique centrale.

Débats, table ronde, atelier et formation

2- Panel ministériel lors de la même édition

Des panels stratégiques constitués d’experts de renommée internationale se concentreront essentiellement sur : « le numérique à l’ère de la distanciation, l’automatisation et la mobilité » ; « le rôle des acteurs dans l’écosystème d’Internet et l’innovation pour la responsabilité publique » ; « le rapport de l’économie numérique à la Covid-19 » ;  « l’impulsion de la Fintech en Afrique centrale » ; « le nouveau espace d’échange continental et le défi de e-commerce » ;  « les identificateurs d’innovation technologique ».

Des espaces « B2B » seront ouverts pour faire connaître les différentes opportunités dans l’écosystème digital ; mettre en lumière les atouts des entreprises de l’Afrique centrale ; favoriser les échanges entre les professionnels du numérique par la création de clusters d’entreprise (monnaie, distribution e-commerce, sécurité, services, développement). L’Osiane académie proposera aux participants et partenaires une large gamme de formations dispensées par des partenaires ou des experts de l’académie numérique le puits.

Rendez-vous incontournable des acteurs de l’écosystème du numérique de l’Afrique centrale, Osiane bénéficie, depuis sa première édition, de l’appui de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques. Le salon s’est accordé du soutien des institutions internationales comme Afrinic, Internet Society, le PNUD, mais également des entreprises du secteur des télécommunications à l’instar du groupe Vivendi Africa (GVA), Congo Télécom, Burotop Iris, MTN, SAP et ORACLE.

Organisé tous les deux ans par l’ONG Pratic (Promotion, réflexion et analyse sur les technologies de l’information et de la communication), Osiane impulse désormais une dynamique nouvelle dans cette zone géographique en favorisant les interactions entre les différents acteurs aptes à mener la réflexion sur les défis, les opportunités et les bonnes pratiques engendrés par la révolution numérique et la transformation digitale.

Avec Adiac-Congo par Quentin Loubou

Développement du football : la Fifa inaugure le bureau Afrique centrale à Brazzaville

février 20, 2021

Gianni Infantino a procédé le 20 février au siège de la Fédération congolaise de football (Fécofoot)  à l’ouverture du bureau régional de développement de la FIFA pour l’Afrique centrale

Gianni Infantino au bureau regional de developpement de la FIfa /Adiac

L’ouverture dudit  bureau régional est l’aboutissement de l’accord de siège signé  le 29 novembre 2019 entre  le gouvernement congolais et la FIFA. Quinze mois après son premier passage à Brazzaville, Gianni Infantino a tenu ses promesses  en dotant Brazzaville d’un bureau stratégique qui sert, en effet, d’examiner les différents programmes de développement  soumis par les associations membres de la Fifa.

«  C’est important que nous soyons présents. La FIFA est une organisation qui se veut être à l’écoute des fédérations. Nous devons travailler ensemble …On a déjà commencé avec notre programme Forward, un programme qui aide  les fédérations et qui nous a permis de multiplier par cinq les investissements qu’on fait dans le football », a expliqué le président de la Fifa.

Gianni Infantino, qui veut faire plus pour l’Afrique, a  estimé que ce bureau régional  va aider toutes les fédérations de l’Afrique centrale et contribuer en même temps au   rayonnement  du  football africain.

Le président de la Fifa a aussi confirmé l’augmentation du nombre des sélections  africaines  lors de la phase finale de la  Coupe du monde 2026. Il passera de cinq à  dix  dont neuf seront directement qualifiés et le 10e  passera par les barrages.

Le président de la Fifa et le ministre des Sports et de l’Education physique procédant à l’inauguration/ Adiac

Jean  Guy Blaise Mayolas a exprimé toute sa gratitude au président de la FIFA et à ses collaborateurs qui ont œuvré pour l’installation du bureau régional pour l’Afrique centrale à Brazzaville. « Nous pouvons désormais dire que nous sommes plus proches de la FIFA et nos différents projets seront mieux examinés et connaitront un aboutissement heureux, pour un meilleur développement du football en Afrique centrale », a-t-il déclaré.

De son côté, Hugues Ngouélondélé  a remercié, au nom du  gouvernement,  la FIFA pour ses multiples  réalisations au Congo, citant notamment la  rénovation du Centre technique d’Ignié et l’installation des deux poules synthétiques.  

Le Congo aspire grâce à la réalisation et à devenir l’épicentre du football de la sous région Afrique centrale, a-t-il souhaité. Le ministre compte par ailleurs sur l’appui de la FIFA pour la réalisation d’un certain nombre de projets.   « Notre pays  prépare, en concertation avec l’ensemble du mouvement sportif, une série de textes visant à créer les conditions  idoines pour un  développement harmonieux du sport et sa valorisation.  Nous serons heureux de compter la Fifa parmi nos partenaires stratégiques; le football étant le sport roi », a  rappelé  le ministre. 

Avec Adiac-Congo par James Golden Eloué

Le masque devient obligatoire dans plusieurs pays d’Afrique centrale

avril 15, 2020

Dans plusieurs pays d’Afrique centrale, le port du masque est devenu obligatoire dans l’espace public afin de freiner la propagation du nouveau coronavirus, ont annoncé ces derniers jours leurs gouvernements. Au Gabon, le masque est obligatoire depuis mercredi matin, tout comme en Guinée équatoriale, qui demande aussi à ses citoyens de porter des gants lors de leur sortie.

Conscient de la difficulté des Gabonais à se procurer des masques médicaux, Libreville a recommandé à ses citoyens le port «du masque alternatif». De nombreux ateliers de couture au Gabon et ailleurs se sont mis à produire des masques en tissu, moins efficaces mais qui limitent toutefois la propagation du virus.

Lundi, le gouvernement tchadien avait également décrété le port obligatoire du masque sur son territoire avant de revenir sur sa décision le lendemain à cause du manque d’offre sur le marché. Le Cameroun – l’un des pays les plus touchés par le virus en Afrique avec 855 cas déclarés officiellement mercredi – avait déjà adopté cette mesure jeudi dernier.

Dans ces pays d’Afrique centrale, ces dispositions s’ajoutent à celles déjà prises, comme l’instauration de couvre-feux nocturnes, la fermeture des écoles, des frontières et des lieux de culte ainsi que les restrictions sur les rassemblements

Par Le Figaro avec AFP

Enquête sur de possibles commentaires racistes au Musée belge de l’Afrique centrale

décembre 21, 2019

Le Musée royal de l’Afrique centrale à Bruxelles a ouvert une enquête sur de possibles commentaires racistes et défendant le colonisation proférés par un guide devant un groupe de visiteurs étudiants. De tels commentaires, qui incluaient apparemment une minimisation de la pratique largement répandue des mutilations de travailleurs africains, sont inacceptables et «entièrement contraires à l’esprit de ce que nous défendons», a déclaré à l’AFP le directeur du musée, Guido Gryseels.

L’incident intervient une année après la réouverture de ce musée, autrefois connu pour sa célébration exempte de critique de la colonisation belge en Afrique centrale, après une rénovation et une mise à jour en profondeur. Le pouvoir belge à la fin du XIXe siècle et au début du XXe s’est montré particulièrement brutal et exploiteur dans cette région. Gérées comme un domaine royal privé par l’ex-roi Léopold II, ces colonies belges couvraient des territoires faisant aujourd’hui partie du Rwanda, du Burundi et de la République démocratique du Congo.

Au cours d’une visite avec des étudiants en maîtrise d’histoire de l’université de la ville belge d’Anvers, le guide en question – dont le nom n’a pas été révélé – a fait une série de remarques donnant une vision idyllique du colonialisme, a dit à l’AFP un de ces étudiants, Hanane Llouh. Après s’être plaint d’avoir dû batailler pour obtenir ce poste de guide parce qu’il était blanc, l’homme a critiqué la rénovation du musée, lançant que «les noirs voulaient se débarrasser de tout», selon Hanane Llouh.

Le guide aurait aussi mis en doute la pratique répandue parmi les colons belges de couper les mains de villageois congolais insuffisamment productifs dans la récolte du caoutchouc. Après d’autres remarques à caractère raciste, le professeur accompagnant cette visite a décidé d’y mettre fin. L’étudiant Hanane Llouh, à l’origine de ces révélations sur Twitter, s’est dit «en colère et offensé». Il a précisé qu’il ne demandait pas que l’homme perde son travail, mais que le musée améliore sa manière de choisir et de former ses guides.

Par Le Figaro avec AFP

Afrique centrale : sommet extraordinaire de chefs d’Etat sur l’avenir du franc CFA

novembre 22, 2019

Le président camerounais Paul Biya a présidé vendredi à Yaoundé l’ouverture d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), qui regroupe six pays, pour débattre notamment de l’avenir du franc CFA. Après les pays d’Afrique de l’Ouest, c’est au tour de l’Afrique centrale de questionner la pertinence d’une monnaie aux réserves de change déposées en France et convertible en euro, présentée par certains comme «héritée de la colonisation». «Les présentes assises nous donnent à nouveau l’occasion d’échanger et d’arrêter des mesures complémentaires pouvant consolider le redressement économique de notre sous-région», a déclaré Paul Biya.

Le sommet de Yaoundé, qui doit s’achever vendredi, est consacré notamment à la situation économique des pays de la Cémac que sont le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Dans un dossier de presse transmis à l’AFP, la présidence camerounaise a indiqué que l’avenir du franc CFA faisait aussi partie des thèmes inscrits à l’ordre du jour des travaux des chefs d’Etat qui se déroulent à huis clos.

Frein au développement ?

«La monnaie héritée de la colonisation (le franc CFA) divise les économistes et les chefs d’Etat de la zone Franc», a écrit la présidence camerounaise. Cette monnaie «est présentée par de nombreux experts en finances comme un frein au développement», a-t-elle ajouté. «Ceux qui sont pour le maintien du franc CFA avancent l’argument de la stabilité qu’offre cette monnaie face aux spéculations», a poursuivi la présidence camerounaise, sans préciser quelle était la position du Cameroun.

La zone franc est constituée des pays de la Cémac et de ceux de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), où certains officiels ont ouvertement pris position en faveur du remplacement du franc CFA par une autre monnaie. En Afrique centrale, les dirigeants sont plus réservés sur la question.

Cinq chefs d’Etat sur les six que compte la Cémac prennent part au sommet de Yaoundé. Il s’agit du Camerounais Paul Biya, du Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, du Congolais Denis Sassou Nguesso, de l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et du Tchadien Idriss Déby Itno. Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, est représenté par son Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé.

Par Le Figaro avec AFP

Congo-Brazzaville : Denis Sassou Nguesso, porte-parole de l’Afrique centrale à la COP 25

novembre 21, 2019

Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville.

Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville. © Wang Zhao/AP/SIPA

 

Lors de la prochaine COP, qui s’ouvrira à Madrid le 2 décembre, le président congolais annoncera l’opérationnalisation du Fonds bleu, destiné à préserver le Bassin du Congo, deuxième réservoir de carbone du monde.

Après les désistements successifs du Brésil, à la suite de l’élection du climatosceptique Jair Bolsonaro, puis du Chili pour cause de situation politique instable, c’est à Madrid en Espagne que s’ouvrira le 2 décembre la 25e Conférence des parties (COP) sur les changements climatiques.

Pour cet événement, auquel 25 000 délégués sont attendus, la plupart des chefs d’États et de gouvernements européens seront présents – Emmanuel Macron et Angela Merkel en tête. Les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine devraient également faire le déplacement.

Une douzaine de chefs d’État africains

Quid de l’Afrique ? Le secrétariat de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), organisatrice de l’événement, annonce la participation d’une douzaine de chefs d’État du continent, dont le Sud-Africain Cyril Ramaphosa et le Congolais Denis Sassou Nguesso.

En tant que président de la Commission climat du bassin du Congo (CCBC), ce dernier annoncera à Madrid l’opérationnalisation du Fonds bleu, instrument financier de la Commission ouvert aux bailleurs de fonds publics et aux investisseurs privés intéressés. 110 projets, pour un montant de 3 à 5 milliards de dollars, ont d’ores et déjà été identifiés dans les seize pays membres de la CCBC par l’étude de préfiguration menée avec l’appui du Pnud et du cabinet d’audit Ernst & Young.

Élément-clé du soft power diplomatique du Congo, la préservation du triptyque eau-forêt-biodiversité qui fait de cette région, riche par ailleurs en zones de tourbières et de mangroves, l’un des poumons de la planète, a un besoin urgent de financements responsables et durables. Un plaidoyer auquel Denis Sassou Nguesso, présent à quasiment toutes les conférences de ce type depuis le sommet de la Terre de Rio en 1992, est parfaitement rodé.

Jeuneafrique.com

Zone CFA: aide de la France au Congo-Brazzaville et à l’Afrique centrale

avril 14, 2018

 

Réunion des ministres de la zone franc © Twitter / Bruno Le Maire

La France s’est dite prête vendredi à aider le Congo-Brazzaville à hauteur de 135 millions d’euros si le pays conclut un programme de soutien avec le Fonds monétaire international (FMI) comme d’autres économies d’Afrique centrale (Gabon, Cameroun, Tchad, Centrafrique).

Cette aide s’inscrit dans le milliard d’euros d’aide ou de prêt que la France a prévu pour les pays d’Afrique centrale appartenant à la zone franc CFA et frappés par la chute des prix du pétrole, leur principale ressource (sauf pour la Centrafrique et dans une moindre mesure le Cameroun).

« La France est prête à apporter une aide de 135 millions d’euros à la République du Congo, sous réserve que le Congo conclut son programme avec le FMI. C’est comme ça qu’on apportera de la visibilité au programme de désendettement », a déclaré à l’AFP le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire.

Soutien du FMI aux pays de la Cemac

M. Le Maire a participé vendredi à Brazzaville à la réunion bi-annuelle des ministres des 14 pays de la zone franc CFA (Afrique centrale et Afrique de l’Ouest).

Depuis fin 2016, la France et le FMI portent une attention particulière aux pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac), qui ont connu une croissance nulle en 2017 contre 6% de croissance pour les pays de l’Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA), tirés par le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Le prédécesseur de M. Le Maire, Michel Sapin, avait ainsi annoncé un milliard d’euros de prêt ou d’aide pour ces pays à l’issue d’un sommet à Yaoundé le 23 décembre 2016. Ce sommet avait dissipé les risques d’une dévaluation du CFA d’Afrique centrale moyennant l’ouverture de négociations bilatérales avec le FMI.

Des décaissements semestriels ont eu lieu en faveur des pays qui ont conclu avec le FMI, sous forme de prêt pour le Gabon et le Cameroun, d’aide pour la Centrafrique, ou d’une formule mixte pour le Tchad, précise-t-on dans l’entourage de M. Le Maire.

Situation plus complexe au Congo

Les choses sont plus complexes avec le Congo qui négocie toujours avec le FMI (une mission du Fonds se trouve à Brazzaville jusqu’au 17 avril). Le Congo-Brazzaville avait masqué une partie de sa dette que le FMI évalue à 117% de son PIB.

Dans leur communiqué final, les ministres de la zone franc ont d’ailleurs « noté les risques découlant d’importants déficits publics et d’un ré-endettement rapide ». « La convergence réelle peine à progresser dans la zone franc, témoignant des nombreux obstacles auxquels se heurte l’intégration régionale », ajoute le communiqué final.

Les participants ont aussi « échangé sur les enjeux de la lutte contre le financement du terrorisme » et « l’importance de renforcer la lutte contre les flux financiers illicites et le financement du terrorisme via la coopération fiscale internationale ».

« Le premier atout de cette monnaie c’est la stabilité »

Le communiqué ne fait pas allusion au débat sur le franc CFA, que certains considèrent comme un héritage colonial. Des économistes avancent aussi que la parité fixe avec une monnaie forte comme l’euro (à environ 1 euro pour 656) pénalise les exportations des pays CFA.

« Le premier atout de cette monnaie c’est la stabilité », a déclaré M. Le Maire. « Quand je regarde les résultats économiques de ces États de la zone franc comparés à d’autres pays qui ont des situations économiques et de production similaires, les États membres de la zone franc s’en sortent mieux sans doute parce qu’il y a cette convertibilité avec l’euro », selon lui.

« Une monnaie a besoin de stabilité, une monnaie a besoin de solidarité, une monnaie a besoin de fluidité, une monnaie a besoin de sécurité. Enfin, elle a besoin de force parce qu’elle soutient l’économie. Vous avez compris que la zone franc recherche tous ces éléments » a déclaré le ministre congolais des Finances, Calixte Nganongo.

Jeuneafrique.com avec AFP

Suppression des visas dans la Cemac : qu’est-ce qui va changer ?

novembre 9, 2017

Paul Biya, président du Cameroun, et Idriss Déby Itno, président du Tchad, le 31 octobre à N’Djamena lors du sommet de la Cemac. © DR / Présidence du Cameroun

Réunis à N’Djamena, les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale sont parvenus à régler nombre de dossiers épineux… À commencer par la suppression des visas.

Une conjoncture économique défavorable peut avoir des vertus. En butte à des difficultés budgétaires et en quête de relance, l’Afrique centrale bouge enfin. Le 31 octobre, au cours d’un sommet convoqué à N’Djamena, au Tchad, les chefs d’État ont fait aboutir en quelques traits de plume une pile de dossiers pourtant bloqués depuis plus d’une décennie.

Conséquence, le lendemain, 1er novembre, à la suite des autres pays membres, le Cameroun a été le dernier de la Cemac à supprimer l’exigibilité du visa aux ressortissants des autres pays membres. Ironie de l’histoire, les plus réticents à l’ouverture des frontières, décidée en 2013, le Gabon et la Guinée équatoriale, l’avaient même précédé de quelques jours. Il faut croire que la chute des cours du pétrole a mis en berne la force des égoïsmes nationaux.

Concrètement, qu’est-ce qui va changer ? A priori, c’est la fin de toute sorte de tracasseries policières. Mais attention ! Avant de prendre l’avion, il vaut mieux s’assurer que l’on ne risque pas d’être refoulé à l’arrivée. Le Gabon, la Guinée équatoriale et le Congo réservent le passage de leurs frontières sans visa aux seuls détenteurs de passeports biométriques. Le Tchad, le Cameroun et la République centrafricaine, eux, n’exigent qu’une « pièce d’identité sécurisée » en cours de validité.

Vers la fusion de la Cosumaf et la CMF

Le deuxième dossier épineux enfin tranché concerne la création d’une Bourse des valeurs mobilières commune basée à Douala, au Cameroun, en lieu et place des deux actuels marchés financiers. Au bout de treize années de cacophonie, la Cemac se range aux préconisations de départ formulées par la Banque mondiale et le cabinet européen Roland Berger. Sur ce sujet aussi, la mise en œuvre de la décision politique ne sera pas une sinécure.

Fusionneront pour ne constituer qu’un seul régulateur situé à Libreville

Le processus pourrait être celui envisagé en février 2016 par l’ex-gouverneur de la Beac Lucas Abaga Nchama, qui prévoit une période transitoire de trois ans au cours de laquelle les deux marchés continueraient de fonctionner séparément, tout en harmonisant leurs réglementations. Cela implique des doubles cotations, mais aussi que les intermédiaires soient agréés pour opérer sur les deux places boursières.

À la fin du processus, les deux régulateurs – la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) et la Commission des marchés financiers (CMF) du Douala Stock Exchange – fusionneront pour ne constituer qu’un seul régulateur situé à Libreville.

Problème de financement

Le Cameroun se frotte les mains, lui qui portait à bout de bras son propre marché financier tout en versant à la Cosumaf une cotisation annuelle de 350 millions de F CFA (534 000 euros). En revanche, les salariés de la CMF craignent pour leur emploi dès lors que cette structure est vouée à se fondre dans la Cosumaf. Un fonctionnaire communautaire relativise : « La Cosumaf étant en sous-effectif, elle n’aura a priori aucun mal à les absorber. »

Le retour du FMI peut incidemment donner un coup d’accélérateur à l’intégration économique

À propos de l’éternel problème lié au financement de la communauté, une première mesure audacieuse annule 90 % des arriérés dus au non-reversement par plusieurs pays de la taxe communautaire d’intégration dans les comptes de l’organisation « afin de partir sur de nouvelles bases ».

Le retour du FMI peut incidemment donner un coup d’accélérateur à l’intégration économique, d’autant que, dans les réformes que l’institution mène avec les différents gouvernements, un accent particulier est mis sur la cohérence et la compatibilité avec les lignes directrices du programme de réformes économiques de la Cemac.

Jeuneafrique.com par

Afrique centrale: ouverture de négociation avec le FMI, mais pas de dévaluation

décembre 23, 2016

Yaoundé – Six pays d’Afrique centrale, frappés par la chute des cours du pétrole, ont annoncé vendredi à Yaoundé l’ouverture de négociations avec le FMI pour tenter de relancer leurs économies, prenant soin d’écarter toute dévaluation du franc CFA.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, et le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, ont été les invités-surprise du sommet extraordinaire des six présidents de la Communauté économiques et monétaire des Etats d’Afrique centrale (Cémac: Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée-Équatoriale, Tchad).

Les chefs d’Etat ont décidé d’ouvrir et de conclure à brève échéance des négociations bilatérales avec le Fonds monétaire international pour mieux structurer les efforts d’ajustement de leurs Etats et les accompagner vers une sortie de crise, indique le communiqué final de la rencontre.

Dès le premier point du communiqué, les chefs d’Etat tordent le cou aux rumeurs de dévaluation du franc CFA, affirmant que le renforcement de la stabilité macro-économique ne nécessite pas un réajustement de la parité monétaire actuelle, mais plutôt des efforts d’ajustement sur les plans intérieurs et extérieurs assortis de réformes structurelles adéquates.

La croissance en 2016 ne sera que de 1% dans les six pays de la zone, contre 2,4% en 2015, a indiqué cette semaine la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC).

Les six pays sont producteurs de pétrole, à l’exception de la Centrafrique ruinée par la guerre civile.

Il y aura une forte mobilisation du FMI, a déclaré à l’AFP M. Sapin à l’issue de la rencontre

Le FMI n’est pas le même que celui des années 90, a-t-il ajouté sur les efforts d’ajustement demandés aux pays d’Afrique centrale. On a tous souligné la nécessité de préserver les programmes sociaux et les investissements qui permettent de soutenir la croissance et diversifier l’économie.

Romandie.com avec(©AFP / 23 décembre 2016 14h53)             

Le général Charles Bisengimana de la RDC désigné à la tête du CCPAC

octobre 14, 2013

Le commissaire général de la police de la République démocratique du Congo (RDC), le général Charles Bisengimana, a pris les commandes du Comité des chefs de police d’Afrique centrale (CCPAC), succédant ainsi au chef de la police du Congo-Brazzaville, le général Jean-François Ndengue. Charles Bisengimana a été désigné en début de week-end dernier à Kinshasa, lors du 14ème forum du CCPAC.

Charles Bisengimana Dressant son bilan, le général François Ndengue a édifié sur l’action qu’il a menée à la tête du CCPAC, dont le but est d’éradiquer la criminalité transfrontalière.

«Nous avons travaillé de commun accord avec la police de la RDC. La preuve, nous avons mis à sa disposition six bandits. Les crimes le plus récurrents au niveau des frontières communes sont : trafic de la cocaïne, des êtres humains, des ossements, sans compter des ’’Kuluna’’ (bandits) qui viennent aussi à Brazzaville. Nous avons remis à la RDC un Kuluna qui avait tué un policier à Kinshasa», a-t-il affirmé.

Les ’’Kuluna’’ sont des jeunes marginaux, équipés des machettes et autres armes blanches, qui attaquent les citoyens de jour comme de nuit dans certains quartiers défavorisés de Kinshasa.

Le ministre en charge de la sécurité de la RDC, Richard Muyej, a salué les nombreuses opérations conjointes qui ont été réalisées et qui ont abouti à la récupération des véhicules volés aux frontières. Il a plaidé pour le maintien de cet élan de coopération de police à police.

A l’ouverture des travaux du 14ème forum du CCPAC, les chefs de la police d’Afrique centrale ont proposé de renforcer la coopération entre leurs pays pour combattre la criminalité transfrontalière. Ils ont également décidé de combattre le trafic et la circulation d’armes à feu, le trafic d’êtres humains et de la drogue, le terrorisme ainsi que la cybercriminalité.

Le général Charles Bisengimana estime que la RDC occupe une «position géostratégique déterminante» dans la lutte contre la criminalité en Afrique centrale.

Congo-site.com par Messilah Nzoussi