Posts Tagged ‘Afrique de l’ouest’

Ebola: 1.200 morts supplémentaires depuis mercredi, le bilan approche 7.000 morts

novembre 29, 2014

 

Ebola: 1.200 morts supplémentaires depuis mercredi, le bilan approche 7.000 morts
Ebola: 1.200 morts supplémentaires depuis mercredi, le bilan approche 7.000 morts © AFP

Près de 7. 000 personnes sont mortes du virus Ebola en Afrique de l’Ouest, selon le dernier bilan samedi de l’Organisation mondiale de la Santé qui a compté plus de 1. 200 morts supplémentaires depuis son précédent bilan datant de mercredi.

Selon les chiffres publiés par l’OMS dans la nuit de vendredi à samedi, 16. 169 personnes ont été contaminées par le virus Ebola et 6. 928 d’entre elles sont mortes dans les trois pays d’Afrique de l’Ouest les plus touchés. Le précédent bilan publié mercredi pour ces trois pays, établi par l’OMS, faisait état de 5. 674 morts, mais le nouveau bilan pourrait inclure des cas mortels non signalés.

Jeuneafrique.com avec AFP

Football : la CAN 2015 se déroulera en Guinée équatoriale

novembre 14, 2014

La Coupe d'Afrique des nations devrait débuter le 17 janvier.
La Coupe d’Afrique des nations devrait débuter le 17 janvier. © AFP

La CAN 2015 sera organisée en Guinée équatoriale, selon un membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) joint par « Jeune Afrique ». La décision doit être officiellement annoncée dans la journée.

La Coupe d’Afrique des nations 2015 se tiendra finalement en Guinée équatoriale. C’est, selon un membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), ce qui doit être officiellement annoncé ce vendredi 14 novembre. Cette décision fait suite à celle de retirer l’organisation de la compétition au Maroc, qui réclamait son report en raison, officiellement, de l’épidémie de virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest.

Les rumeurs étaient allées bon train ces derniers jours, allant jusqu’à mentionner une tenue de la compétition en dehors d’Afrique, notamment au Qatar, qui avait annoncé accepter d’apporter son aide à l’organisation. Peu de pays africains disposaient en revanche des infrastructures nécessaires, dans un délai aussi court, en dehors du Gabon et de la Guinée équatoriale, pays hôtes de la précédente édition.

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Jeuneafrique.com par Mathieu OLIVIER

Ebola: soldats américains revenant d’Afrique placés en quarantaine

octobre 27, 2014

Les soldats américains de retour de mission pour combattre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest seront désormais placés « à l’isolement » sur la base américaine de Vicence (Vicenza), en Italie. Cette quarantaine décidée « par précaution » doit durer trois semaines.

Un premier contingent d’une douzaine de soldats a été placé en « surveillance renforcée », a déclaré lundi le colonel Steven Warren, un porte-parole du Pentagone. Parmi eux figure l’ancien chef de la mission américaine au Libéria, le général Darryl Williams.

Le porte-parole s’est refusé à utiliser le vocable de quarantaine pour qualifier ce régime, mais a admis que les soldats étaient « isolés du reste » de la base. « Aucun d’entre eux n’a montré de symptômes », a assuré le colonel Warren.

La décision a été prise par l’état-major de l’armée de terre américaine et s’appliquera dorénavant à tous les soldats de retour de mission au Libéria, où sont déployés 600 hommes, et au Sénégal, où sont postés 100 autres. Le Pentagone a précisé que ce chiffre pourrait monter jusqu’à 4000 en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain.

Mesure contestée
D’autres mesures de précaution ont été prises aux Etats-Unis. Les Etats de New York et du New Jersey ont instauré une mise en quarantaine obligatoire pour tous les voyageurs ayant eu des contacts avec des malades en Afrique de l’Ouest.

Une infirmière américaine a ainsi été hospitalisée après son retour de Sierra Leone vendredi. Malgré l’absence de symptômes, Kaci Hickox a été installée dans une tente adjacente à un hôpital de cet Etat de l’Est américain, sans douche ni toilettes équipées de chasse d’eau. Elle a déploré avoir été traitée comme une criminelle et a finalement été autorisée à sortir lundi.

Outre le cas du médecin new-yorkais Craig Spencer, les Etats-Unis ont recensé sur leur territoire trois autres personnes contaminées par la fièvre Ebola. Une seule, un Libérien arrivé de son pays en septembre, est morte, au Texas. Deux infirmières contaminées lors de sa prise en charge ont depuis guéri.

Un garçon de cinq ans a été placé en observation dans le même hôpital que Craig Spencer, en raison de symptômes ressemblant à ceux de la fièvre Ebola. L’enfant est arrivé samedi aux Etats-Unis en provenance de Guinée.

Romandie.com

Ebola : quarantaine obligatoire pour certaines personnes à New York

octobre 25, 2014

Manifestation le 24 octobre 2014 à New York en faveur de la lutte contre le virus Ebola.
Manifestation le 24 octobre 2014 à New York en faveur de la lutte contre le virus Ebola. © AFP

Les gouverneurs de New York et du New Jersey ont ordonné vendredi une quarantaine obligatoire pour les personnes ayant eu des contacts avec des malades d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Un premier cas d’infection au virus a été confirmé jeudi dans la plus grande ville des États-Unis.

« Une mise en quarantaine volontaire n’est pas suffisante », a déclaré le gouverneur de New York Andrew Cuomo. « C’est un problème de santé publique trop grave », a-t-il ajouté.

Le gouverneur Chris Christie a cité l’exemple d’une femme arrivée vendredi à l’aéroport de Newark, après avoir soigné des malades d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Il a ajouté qu’elle allait faire l’objet d' »un ordre de mise en quarantaine » de 21 jours.

Ces dispositions vont plus loin que les consignes fédérales. Elles font suite à l’hospitalisation d’urgence jeudi à New York d’un médecin de 33 ans chez qui le virus Ebola a été identifié, six jours après qu’il est rentré de Guinée où il aidait Médecins Sans Frontières (MSF) à traiter des malades d’Ebola.

Emploi du temps reconstitué

L’homme de 33 ans était vendredi « dans un état stationnaire ». Il s’était rendu à l’hôpital immédiatement après avoir découvert qu’il avait de la fièvre. Les autorités ont reconstitué minutieusement son emploi du temps, afin d’identifier ses rencontres et les lieux où il s’est rendu, dans la ville de 8,4 millions d’habitants.

Le médecin, un spécialiste des situations médicales internationales d’urgence, avait essayé de s’isoler un minimum dans son appartement depuis son retour, limitant ses contacts et prenant sa température deux fois par jour. Mais il avait toutefois pris plusieurs lignes de métro.

La fiancée du médecin, avec laquelle il vivait, a aussi été placée en quarantaine, ainsi que deux amis proches qu’il avait vus mardi et mercredi. Son appartement a été scellé.

Le médecin est le premier cas détecté à New York, mais trois autres l’ont déjà été à Dallas (Texas), dont un cas mortel, un Libérien décédé le 8 octobre. Deux infirmières qui avaient contracté le virus en soignant le malade ont été officiellement déclarées guéries vendredi.

Le Libéria, la Guinée et la Sierra Leone, sont les trois pays les plus touchés par la fièvre hémorragique virale qui a déjà fait 4877 morts sur 9936 cas, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Jeuneafrique.com avec AFP

 

Ebola – Dr Eric Leroy : « L’épidémie continue d’évoluer dans le mauvais sens »

octobre 24, 2014

Le DR Éric Leroy en RDC en 2007.
Le DR Éric Leroy en RDC en 2007. © DR

Le Dr Éric Leroy est l’un des plus grand spécialistes du virus Ebola. Selon lui, l’épidémie ne sera pas endiguée avant plusieurs mois. Interview.

Le Dr Éric Leroy est directeur du Centre international de recherches médicales de Franceville (Cirmf), qui abrite le seul laboratoire à très haute sécurité d’Afrique francophone permettant de diagnostiquer les maladies virales émergentes. Il est également directeur de recherche à l’Institut de recherches pour le développement (IRD) et fait partie des plus grands spécialistes du virus Ebola, auquel il a consacré une grande partie de ses travaux depuis 20 ans. Il répond aux questions de Jeune Afrique.

Jeune Afrique : Comment expliquer la résurgence d’Ebola aujourd’hui, près de 40 ans après la découverte de cas humains en 1976 ?

Dr Eric Leroy : Ebola a toujours été présent sur le continent africain. Il n’y a quasiment pas eu d’épidémie entre 1976 et 1995, mais depuis lors, on en observe presque chaque année. La dernière remonte à 2012 en République démocratique du Congo, mais d’habitude les épidémies sont beaucoup moins médiatisées car de moindre ampleur que celle qui sévit en Afrique de l’Ouest actuellement.

Justement, c’est la première fois qu’une épidémie survient en Afrique de l’Ouest ?

En Afrique de l’Ouest comme en Afrique centrale, le virus est hébergé depuis des années dans son réservoir naturel, c’est-à-dire probablement les chauves-souris, dont l’aire de vie s’étend sur toutes les régions forestières africaines. À la faveur d’un ensemble de circonstances, non encore totalement identifiées, le virus se transmet de ces animaux à l’homme. En Afrique centrale, on a pu montrer que les épidémies survenues au Gabon et au Congo Brazzaville entre 2001 et 2005 sont apparues à la suite de la manipulation par les villageois d’animaux morts infectés par le virus Ebola, principalement des chimpanzés ou des gorilles, qui présentent la même sensibilité au virus que l’homme. Mais il est difficile de dire pourquoi le virus n’avait pas émergé jusque-là en Afrique de l’Ouest.

Connait-on l’origine de cette épidémie ?

En Afrique centrale, les épidémies touchent en général des petits villages, dans des zones isolées en en pleine forêt, donc il est assez facile de remonter jusqu’au premier cas de contamination. L’épidémie actuelle en Afrique de l’Ouest a été identifiée tardivement et les populations de ces régions se déplacent parfois sur de très grandes distances en raison des échanges commerciaux ou parce que les familles sont très dispersées. Pour ces raisons, la source de contamination n’a pu être identifiée. Aujourd’hui, compte tenu du très grand nombre de personnes infectées, il est désormais trop tard. C’est dommage, car il serait très utile de comprendre comment et pourquoi cette épidémie a émergé à cet endroit, pour pouvoir mettre en place des stratégies de prévention efficace afin d’éviter l’apparition d’épidémies ultérieures ou au moins pouvoir se préparer à y faire face.

L’épidémie est-elle « hors de contrôle » comme le disent les ONG sur place ?

L’épidémie continue d’évoluer dans le mauvais sens. La maladie touche plusieurs milliers de personnes et s’étend sur de vastes zones géographiques. On est face aujourd’hui à une telle ampleur qu’on ne pourra certainement pas l’arrêter avant plusieurs mois, voire plus. La mise en œuvre tardive d’une riposte, une insuffisance des structures sanitaires et des ressources médicales professionnelles expliquant l’ampleur de l’épidémie actuelle. Le problème vient aussi du manque d’adhésion de certaines populations, qui continuent à cacher leurs malades, sans parler des malades eux-mêmes qui continuent parfois à se déplacer et contribuent à propager le virus. D’où la nécessité de faire un maximum de pédagogie et de sensibilisation jusque dans les régions les plus reculées.

Pourra-t-on bientôt compter sur des vaccins pour venir à bout de ce fléau ?

Il existe des traitements prometteurs qui seront bientôt en phase de test sur des populations volontaires, mais rien ne dit qu’on trouvera le vaccin miraculeux, ni s’il sera rapidement disponible en grandes quantités. Les délais habituels d’essais peuvent être raccourcis pour parer à l’urgence de la situation, mais il faudra tout de même attendre plusieurs mois. En attendant, il faut continuer de tout miser sur les mesures simples et concrètes d’isolement qui sont réellement efficaces.

Est-ce que les pays d’Afrique centrale sont prêts à faire face à une nouvelle épidémie ?

Plusieurs d’entre eux ont déjà été confrontés à des foyers épidémiques. En RDC (régulièrement touché par Ebola, et où une épidémie distincte de celle d’Afrique de l’Ouest est apparue en juillet dernier, NDLR), aucune équipe internationale n’est arrivée sur place, les autorités sanitaires congolaises, aidées par les équipes régionales de l’OMS, ont tout géré elles-mêmes et l’épidémie a pu être contenue. L’alerte a été donnée assez rapidement, et les autorités se sont tout de suite déplacées sur les lieux pour investiguer et isoler les malades. L’isolement est la réponse la plus simple et la plus efficace. N’importe quel infirmier, qu’il se trouve dans un village ou en brousse peut le faire, même dans une chambre. Bien sûr, c’est toujours mieux d’avoir une structure spécialisée pour accueillir le patient mais l’essentiel est d’isoler la personne infectée le plus rapidement possible et de ne surtout pas entrer en contact avec elle.

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Jeuneafrique.com propos recueillis par Elise Esteban

Foot: l’Afrique du sud refuse d’être le « plan B » pour la CAN-2015

octobre 20, 2014

Foot: l'Afrique du sud refuse d'être le 'plan B' pour la CAN-2015
Foot: l’Afrique du sud refuse d’être le « plan B » pour la CAN-2015 © AFP

L’Afrique du Sud n’est absolument pas disposée à faire office de « plan B » si le Maroc, pays hôte annoncé de la Coupe d’Afrique des nations 2015 en janvier, renonce à accueillir ce tournoi en raison de la propagation du virus Ebola, a prévenu lundi son ministre des Sports.

Le Maroc, désigné hôte du tournoi prévu du 17 janvier au 8 février, demande un report, et la Confédération africaine (CAF) aurait sondé sept pays, dont l’Afrique du sud et le Ghana. Un responsable du foot sud-africain, sous couvert d’anonymat, a confirmé la réception d’un courrier en ce sens du secrétaire général de la CAF, Hicham el Amrani.

« Accueillir la CAN, c’est non et non », a tweeté le ministre, Fikile Mbalula.

Il a expliqué aux médias sud-africains que le pays avait la responsabilité de contribuer à la lutte contre l’épidémie qui a déjà tué plus de 4. 500 personnes, essentiellement en Afrique de l’ouest.

« Avant même d’examiner le dossier au ministère, je peux vous dire sans ambigüité et catégoriquement qu’accueillir la compétition, c’est non, non », a-t-il confirmé aux journalistes.

« Nous n’avons pas à notre disposition, actuellement, les ressources pour prendre le relais. Nous l’avons fait par solidarité avec la Libye l’an dernier, et notre budget ne nous permettra pas d’accueillir la nouvelle édition de la CAN. C’est absolument impossible », a-t-il conclu.

L’Afrique du Sud, premier pays d’Afrique à avoir organisé le Mondial de football, en 2010, avait organisé la CAN-2013 à la place de la Libye plongée dans le chaos et livrée aux milices depuis le renversement de Mouammar Kadhafi au terme de huit mois de conflit en 2011.

Johannesburg avait remplacé en 1996 le Kenya, qui n’avait pu faire face en raison de ses difficultés économiques.

Les dirigeants de la CAF ont rendez-vous le 2 novembre en Algérie pour traiter du dossier Ebola, et doivent se rendre au Maroc le lendemain. Si le Maroc renonce et si plus d’un volontaire se manifeste pour le remplacer, un tirage au sort serait organisé.

Ebola: la Suisse pourrait envoyer des hélicoptères et 90 militaires

octobre 15, 2014

La Suisse pourrait prêter main forte à l’ONU pour lutter contre le virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Le Conseil fédéral a donné mercredi son feu vert de principe. Deux ou trois hélicoptères de l’armée et environ 90 volontaires pourraient être dépêchés sur place.

Le détachement servirait à transporter du personnel humanitaire ou médical ainsi que du matériel dans les régions reculées d’Afrique de l’Ouest. Mais pas des personnes malades, a précisé à la presse le porte-parole du gouvernement André Simonazzi. La mission qui répond à une demande de l’ONU devrait profiter en priorité au Libéria.

La décision n’est toutefois pas encore définitive. Grâce au feu vert du Conseil fédéral, des détachements non armés pourront partir en mission de reconnaissance fin octobre. Il s’agit de voir si l’engagement est opportun et de préciser les effectifs requis. L’appui sera mis sur pied par l’armée en étroite collaboration avec la Direction pour le développement et la coopération.

Le Parlement devra également donner son approbation à la prochaine session. La mission pourrait toutefois déjremanié et complétéà avoir eu lieu quand il se prononcera, a précisé M.Simonazzi. L’envoi d’un premier détachement pourrait avoir lieu à partir de la mi-novembre.

Neuf millions de francs
La Suisse a décidé fin septembre d’augmenter son aide pour lutter contre la progression de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Elle a versé jusqu’à présent neuf millions de francs pour soutenir les activités déployées par des organisations partenaires de l’aide humanitaire suisse au Libéria, en Guinée et en Sierra Leone, pays les plus touchés.

Selon l’Organisation mondiale de la santé mardi, le virus a déjà fait 4447 morts sur 8914 cas suspects recensés. Les pays occidentaux s’inquiètent de la propagation du virus. Les alertes se multiplient dans les pays occidentaux et quelques personnes ont été hospitalisées. En Suisse, deux suspicions de contamination ne se sont pas avérées.

Chambres d’isolement prêtes en Suisse
Par ailleurs, les grands hôpitaux suisses disposent de chambres d’isolement pour traiter les patients infectés par le virus Ebola. Du personnel soignant a aussi été formé spécialement. L’Hôpital universitaire de Bâle-Ville (USB) dispose de deux chambres d’isolement. Au total, une demi-douzaine d’hôpitaux en Suisse sont équipés pour traiter des malades d’Ebola.

Sur les 5500 employés de l’USB, peu auront à traiter des cas d’Ebola. Seuls des volontaires s’occuperont de ces patients. L’hôpital bâlois dispose depuis 18 ans déjà d’une équipe de volontaires pour traiter les patients victimes des maladies les plus dangereuses.

Un seul cas d’Ebola mobilise 30 à 40 personnes par jour. Il faut entre une heure et une heure et demie à un médecin pour entrer dans une chambre d’isolement. Lorsqu’un patient quitte la chambre d’isolement, il faut 24 heures pour la désinfecter.

Romandie.com

Ebola: l’OMS prévoit une explosion des cas en Afrique de l’Ouest en décembre

octobre 14, 2014

 

Ebola: l'OMS prévoit une explosion des cas en Afrique de l'Ouest en décembre
Ebola: l’OMS prévoit une explosion des cas en Afrique de l’Ouest en décembre © AFP

L’épidémie d’Ebola pourrait infecter 5. 000 à 10. 000 nouvelles personnes par semaine en Afrique de l’Ouest, a indiqué mardi l’OMS, avant une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la propagation du virus qui a fait plus de 4. 400 morts.

Le taux de mortalité des malades contaminés par le virus de la fièvre hémorragique Ebola peut atteindre 70 % dans les trois pays les plus touchés en Afrique de l’Ouest, a annoncé mardi le docteur Bruce Aylward, adjoint au Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Pour ce groupe de personnes, dont nous savons qu’ils sont malades et dont nous connaissons le sort, nous trouvons 70% de mortalité, c’est pratiquement le même nombre dans les trois pays », le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée, a déclaré ce responsable de l’OMS, chargé de la réponse opérationnelle.

Il a mentionné un nouveau bilan global de l’épidémie à 4. 447 morts pour 8. 914 cas recensés.

L’épidémie continue de progresser en Afrique de l’Ouest. « Début décembre on pourrait avoir de 5. 000 à 10. 000 nouveaux cas par semaine », a affirmé M. Aylward. On détecte actuellement 1. 000 nouveaux cas par semaine.

Si le responsable note un « ralentissement du taux de nouveaux cas dans des zones qui ont été des épicentres historiques de l’épidémie », comme le comté de Lofa au Liberia, en raison d’un « réel changement dans le comportement et l’approche des communautés » concernées, le nombre d’infections continue d’augmenter de manière exponentielle dans les capitales, Monrovia, Conakry et Freetown.

Et le nombre de cas réels serait 1,5 fois plus élevé que recensé officiellement en Guinée, deux fois plus en Sierra Leone, et 2,5 fois au Liberia.

L’ONU s’est fixé comme objectif pour arrêter l’expansion de l’épidémie d’assurer d’ici au 1er décembre la sécurité de 70% des enterrements et d’isoler 70% des cas suspects. « C’est un objectif ambitieux. La propagation géographique de l’épidémie est un gros défi », a souligné Bruce Aylward.

L’OMS pourrait déclarer vendredi la fin de l’épidémie d’Ebola au Sénégal et lundi celle au Nigeria si aucun nouveau cas n’est détecté d’ici là dans ces pays.

La propagation du virus et les efforts à mettre en oeuvre pour y faire face seront au centre d’une réunion mardi du Conseil de sécurité à New York.

La communauté internationale doit « faire preuve de plus de détermination et d’engagement pour répondre de manière résolue » à la crise, ont estimé le président américain Barack Obama et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon lors d’une conversation téléphonique, selon la Maison blanche.

– penser ‘à nos frères et soeurs malades’ –

En Allemagne, un employé soudanais de l’ONU arrivé la semaine passée à Leipzig (est) en provenance du Liberia, « est mort dans le courant de la nuit », a annoncé la clinique où il était soigné.

Les autorités sanitaires américaines incriminaient une défaillance dans l’application des mesures de protection pour expliquer la première contamination sur le sol américain, celle d’une aide-soignante de l’hôpital de Dallas (Texas, sud) où a été accueilli le premier malade déclaré dans le pays.

Au Liberia, le syndicat des personnels de la santé au Liberia a annoncé mardi soir la levée immédiate de son mot d’ordre de grève nationale, au second jour du mouvement, affirmant répondre aux appels à faire prévaloir l’intérêt des malades d’Ebola.

« Nous avons reçu des appels de partout dans le monde nous demandant de mettre fin à la grève », a déclaré à l’AFP George Williams, le secrétaire général du syndicat, à l’issue d’une réunion avec des dirigeants religieux en compagnie du président du syndicat Joseph Tamba.

« Les leaders religieux, politiques et sociaux, les Libériens de la diaspora, ainsi que la communauté internationale nous ont demandé de penser à nos frères et soeurs malades. Nous les avons écoutés », a-t-il dit.

Débordés, sous-équipés, formés à la hâte, mal payés, parfois stigmatisés: en première ligne face à l’épidémie d’Ebola, les personnels de santé du Liberia, pays le plus touché, menacent de se désagréger sous le choc.

« Nous risquons notre vie tous les jours et le gouvernement reste insensible à notre sort », avait déclaré Alphonso Wesseh, de la clinique Island, à Monrovia, au départ la semaine dernière du mouvement de grève.

Face à l’ampleur de la tâche, le chef de la Mission des Nations unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER), Anthony Banbury, a appelé à « l’aide de plus de pays, de leurs militaires, de leurs civils, de leurs personnels de santé ».

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg et sa femme Priscilla Chan ont annoncé mardi sur le réseau social qu’ils donnaient 25 millions de dollars aux Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) pour les aider à combattre l’épidémie.

Jeuneafrique.com avec AFP

Les États-Unis tentent de circonscrire sur leur sol Ebola, qui s’étend en Afrique

octobre 4, 2014

Un centre de l'OMS à Monrovia auscultent une malade d'Ebola, le 3 octobre 2014.
Un centre de l’OMS à Monrovia auscultent une malade d’Ebola, le 3 octobre 2014. © AFP

Les États-Unis, où est hospitalisé le premier cas de fièvre Ébola hors d’Afrique, ont annoncé vendredi conserver sous surveillance 50 personnes susceptibles d’avoir été en contact avec le malade, dont dix présentent un « haut risque » d’avoir été contaminées.

La chaîne de télévision américaine NBC a annoncé le même jour le rapatriement de son équipe envoyée au Liberia, le plus touché par l’épidémie, à la suite de la contamination d’Ashoka Mukpo, 33 ans, un cameraman freelance recruté mardi par NBC.

Il était vendredi en quarantaine dans un centre de Médecins Sans Frontières (MSF). « Les médecins sont optimistes sur son cas », a indiqué le père du cameraman, Mitchell Levy, dans un message publié par la chaîne.

La présidente de NBC Deborah Turness a précisé qu’il serait évacué vers un centre spécialisé, comme les précédents patients américains, et que « par principe de précaution », le reste de l’équipe, ne présentant pourtant aucun symptôme, serait « rapatrié par vol spécial et se placerait en quarantaine pendant 21 jours », durée maximale d’incubation du virus.

Le cameraman est le quatrième Américain contaminé au Liberia et le premier journaliste étranger atteint depuis le début de l’épidémie, qui a emporté plusieurs de leurs confrères libériens. Un autre Américain contaminé en Sierra Leone avait été évacué de ce pays en septembre.

La fièvre hémorragique virale a fait 3.439 morts sur 7.478 cas enregistrés en Afrique de l’Ouest, essentiellement en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) arrêté au 1er octobre et publié vendredi à Genève. Cela représente 101 nouveaux décès en trois jours.

Ces cas n’incluent pas le patient admis à Dallas, Texas (sud des États-Unis), un Libérien identifié comme Thomas Eric Duncan. Arrivé sans symptômes – donc, encore non contagieux – dans cette ville le 20 septembre en provenance du Liberia, il a été diagnostiqué tardivement avant d’être placé en quarantaine.

Les autorités sanitaires texanes ont annoncé le confinement à domicile de quatre membres de sa famille, jusqu’au 19 octobre, à l’expiration des 21 jours d’incubation. Une centaine de personnes soupçonnées d’avoir été en contact direct ou indirect avec lui avaient été placées sous surveillance. Ce nombre a été ramené vendredi à 50, ont-elles indiqué.

« La plupart de ces personnes présentent un risque faible. Il y a une dizaine de personnes qui sont à haut risque, donc nous les surveillons de très près », a déclaré le chef des services de santé du Texas, le docteur David Lakey.

Parmi les personnes à « haut risque », figurent des personnels de santé, corps de métier ayant un lourd tribut à la fièvre hémorragique dans les pays les plus affectés. Selon l’OMS, au Liberia, il manque encore quelque 1.500 lits par rapport au nombre déjà disponible ou en voie de l’être, et 450 en Sierra Leone, où le chef de la nouvelle Mission des Nations unies pour la lutte contre Ébola (UNMEER), Anthony Banbury, poursuivait sa visite vendredi, après le Liberia et avant la Guinée.

Renfort américain contre Ébola en Afrique

Jeudi à Monrovia, M. Banbury avait assuré vouloir faire de cette épidémie, la plus grave depuis l’identification du virus en 1976, « la plus haute priorité pour la communauté internationale – pour le monde entier, et pas seulement l’ONU ».

Par ailleurs, un médecin ougandais travaillant pour une ONG italienne contaminé en Sierra Leone était hospitalisé vendredi dans un « état très grave mais stable » à Francfort, dans l’ouest de l’Allemagne, selon les autorités sanitaires allemandes.

La Sierra Leone avait reçu jeudi un renfort appréciable dans la bataille contre Ébola, avec l’arrivée de 165 médecins et infirmiers cubains. En septembre, le président américain Barack Obama avait annoncé que 3.000 soldats américains seraient envoyés en Afrique de l’Ouest pour participer à la construction de nouveaux centres de traitement, offrir une aide logistique et assurer la formation de personnel sanitaire, l’essentiel des efforts devant être concentrés au Liberia.

Les États-Unis pourraient envoyer un millier d’hommes supplémentaires « dans le cadre de cette mission, mais nous examinons les besoins au jour le jour », a affirmé vendredi à Washington le contre-amiral John Kirby, porte-parole du ministère américain de la Défense.

Pour l’heure, quelque 200 soldats américains sont présents au Liberia, où ils travaillent à l’installation de leur centre de commandement anti-Ébola pour toute la région.

Selon plusieurs acteurs sur le terrain, les efforts pour enrayer l’épidémie sont compliqués par le manque de personnels de santé mais aussi le scepticisme persistant ou, au contraire, la panique des populations face au virus.

A Makeni, dans le nord de la Sierra Leone, un homme s’est immolé par le feu après la mise en isolement de son épouse et de sa fille, en expliquant préférer la mort plutôt que d’avoir des cas suspects d’Ébola, d’après des habitants.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ebola: le Liberia tente de rassurer, inquiétude croissante aux Etats-Unis

octobre 2, 2014

Ebola: le Liberia tente de rassurer, inquiétude croissante aux Etats-Unis
Ebola: le Liberia tente de rassurer, inquiétude croissante aux Etats-Unis © AFP

L’épidémie d’Ébola montre des signes de stabilisation selon la présidente du Liberia, pays le plus touché par l’épidémie, et d’où est originaire le malade détecté aux États-Unis, premier cas hors d’Afrique qui suscite l’inquiétude outre-Atlantique.

Londres accueille par ailleurs jeudi une conférence sur la lutte contre Ébola au Sierre Leone, pays d’Afrique de l’Ouest voisin du Liberia, où cinq personnes sont infectées toutes les heures, selon l’ONG Save the Children.

« Nous commençons à voir une stabilisation » de l’épidémie au Liberia, « nous commençons à voir un ralentissement du nombre de gens se présentant dans les centres de soins », a affirmé mercredi la présidente de ce pays, Ellen Johnson Sirleaf.

« Il y a quelque chose qui nous dit que nous sommes finalement sur le chemin de la solution », a assuré Mme Sirleaf, disant baser son opinion sur « les statistiques récentes ».

Le Liberia déplore 1. 998 morts sur 3. 696 cas de fièvre hémorragique, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les deux autres pays d’Afrique de l’Ouest les plus touchés par la plus grave épidémie d’Ébola de l’histoire sont la Guinée (710 morts sur 1. 157 cas) et la Sierra Leone (622 morts sur 2. 304 cas).

Le nouvel optimisme de Mme Johnson Sirleaf n’est pour le moment pas partagé par l’OMS, qui a averti cette semaine que l’épidémie était en croissance « explosive » et pourrait contaminer 20. 000 personnes d’ici novembre en Afrique de l’Ouest.

Les systèmes de santé des trois pays ouest-africains sont complètement dépassés par l’ampleur de la pandémie, et si l’aide commence à affluer, la communauté internationale à néanmoins tardé à réagir.

Aux États-Unis, l’inquiétude grandit sur une diffusion du virus mortel après le diagnostic tardif du premier malade hors d’Afrique, un Libérien arrivé le 20 septembre sans aucun symptôme au Texas, et qui a déclaré la maladie quatre jours plus tard.

Les autorités texanes recherchent toutes les personnes – dont des enfants – qui auraient pu entrer en contact avec lui. Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), toutes les personnes qui risquent d’avoir été infectées font l’objet d’une étroite surveillance médicale.

Parmi eux, « des enfants en âge scolaire ont été en contact avec le patient », selon le gouverneur du Texas Rick Perry.

– Wall Street en alerte –

Les autorités sanitaires s’inquiètent du fait que pendant les quatre jours (du 24 au 28 septembre) où il était contagieux sans être en quarantaine, le malade Libérien ait pu contaminer d’autres personnes.

La période d’incubation d’Ébola va de 2 à 21 jours et une personne ayant contracté le virus devient contagieuse quand les symptômes se déclarent (maux de tête, fièvre ou vomissements). Le virus ne se transmet pas par voie aérienne, comme la grippe par exemple, et ne peut être transmis qu’au contact direct de fluides contaminés, comme le sang ou la salive.

Le malade se trouve dans un état « grave mais stationnaire », a indiqué l’hôpital où il est soigné, et qui a reconnu avoir fait une erreur en renvoyant le patient chez lui après sa première visite aux urgences.

Le directeur des CDC, le Dr Tom Frieden, n’a pas écarté la possibilité que des membres de son entourage puissent avoir été infectés et « développent Ébola au cours des prochaines semaines ».

L’annonce de ce premier cas d’Ébola identifié aux États-Unis a fait vaciller les actions des compagnies aériennes américaines à Wall Street mercredi.

Aucun traitement contre Ébola n’a été validé par les autorités médicales, même si des traitements expérimentaux ont été tentés, dont certains apparemment avec succès. Mais il faudra au minimum plusieurs fois avant qu’un traitement soit validé et produit à grande échelle.

Le directeur de la Banque mondiale Jim Yong Kim, lui-même un infectiologue, a affirmé que le combat contre Ébola était également celui contre « l’inégalité » Nord-Sud en termes d’accès aux soins, estimant que la communauté internationale n’agissait pas « assez vite » contre l’épidémie.

La Banque africaine de développement a annoncé mercredi avoir accordé une aide de 155 millions de dollars au Liberia, à la Guinée, à la Sierra Leone et à la Côte d’Ivoire (qui n’est pas touchée) pour lutter contre l’épidémie.

Nouvelle initiative internationale, une conférence pour mobiliser contre Ébola au Sierra Leone devait débuter à la mi-journée à Londres, à l’initiative du Royaume Uni qui s’est déjà engagé a donné 120 millions de livres (150 millions d’euros).

La rencontre se déroulera cependant en l’absence du président sierra-léonais Ernest Bai Koroma, dont l’avion est resté cloué au sol à Freetown en raison de problèmes techniques.

Jeuneafrique.com avec AFP