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Afrique du Sud : La Cour constitutionnelle confirme la peine de prison de Zuma

septembre 17, 2021

AFRIQUE DU SUD: LA COUR CONSTITUTIONNELLE CONFIRME LA PEINE DE PRISON DE ZUMA

© Reuters/Rogan Ward

JOHANNESBURG (Reuters) – La Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a confirmé vendredi la condamnation de Jacob Zuma à 15 mois de prison pour outrage à la justice, rejetant un recours de l’ancien président qui jugeait cette peine excessive.

Jacob Zuma a été condamné après son refus de comparaître devant une commission d’enquête sur des soupçons de corruption sous sa présidence, de 2009 à 2018.

Incarcéré le 8 juillet, l’ancien chef de l’Etat, âgé de 79 ans, a été hospitalisé en août pour une opération chirurgicale et s’est vu accorder une remise en liberté conditionnelle début septembre.

Il avait saisi la Cour constitutionnelle en arguant que la peine de 15 mois de prison était excessive et dangereuse pour sa santé et pour sa vie. Une majorité de magistrats ont rejeté son recours.

L’emprisonnement de l’ancien président a été à l’origine de violentes émeutes en juillet, pendant lesquelles plus de 300 personnes ont été tuées et des milliers de commerces pillés, poussant le président Cyril Ramaphosa à dénoncer une « tentative d’insurrection ».

Avec Reuters par (Wendell Roelf, version française Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)

Violences en Afrique du Sud : le président dénonce une tentative de déstabiliser l’État

juillet 17, 2021
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa visite une zone de Durban durement touchée par les troubles, en Afrique du Sud, le vendredi 16 juillet 2021.

Armés de pelles et de balais, des Sud-Africains continuaient inlassablement à nettoyer samedi les dégâts après plusieurs jours de pillages et d’émeutes, que le président Ramaphosa a qualifiés de tentative orchestrée de semer le chaos et déstabiliser le pays.

À côté d’un mur tagué « Libérez Zuma » et « J’emmerde la démocratie », des riverains débarrassaient des monticules de gravats près d’un centre commercial de Durban. Les premiers incidents, pneus brûlés et routes bloquées, ont éclaté la semaine dernière au lendemain de l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma condamné pour outrage à la justice, dans son bastion du Kwazulu-Natal (KZN, Est).

Puis les entrepôts, usines et centres commerciaux ont été méthodiquement pris d’assaut par des pillards et les violences se sont étendues à la plus grande ville du pays Johannesburg, sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions anti-Covid, jusqu’à provoquer l’intervention de l’armée.

212 morts

Au total, 212 personnes ont trouvé la mort, dont 180 dans le KZN. Et les forces de sécurité ont procédé à plus de 2 500 arrestations.

SOUS PRÉTEXTE D’UN GRIEF POLITIQUE, LES AUTEURS DE CES ACTES ONT CHERCHÉ À PROVOQUER UNE INSURRECTION POPULAIRE », A ACCUSÉ CYRIL RAMAPHOSA

Mais après une semaine d’incidents, un calme précaire semble régner. Aucun incident n’est signalé dans la capitale économique. Et même en pays zoulou, où des poches de violences résistaient, alimentées aussi par des tensions raciales entre Sud-Africains noirs et d’origine indienne, une accalmie semble se profiler.

« Sous prétexte d’un grief politique, les auteurs de ces actes ont cherché à provoquer une insurrection populaire », a accusé vendredi soir Cyril Ramaphosa, s’adressant aux Sud-Africains.

« Défaillance » des services de sécurité

Plusieurs responsables au gouvernement ont déjà ouvertement affirmé que les violences des derniers jours ont été téléguidées par des partisans de Jacob Zuma. La police enquête sur 12 personnes soupçonnées d’être les cerveaux de l’opération, l’une d’entre elle a déjà été arrêtée.

La police surveille des pilleurs arrêtés dans un centre commercial du canton d’Alexandra, à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 12 juillet 2021.

Les autorités craignent par ailleurs un regain des cas de Covid causés par les mouvements de foule lors des pillages, alors que le pays est en proie à une troisième vague meurtrière de la pandémie.

« Nous trouverons ceux qui sont à l’origine de cette violence. Ils seront tenus responsables de leurs actes. Nous ne permettrons à personne de déstabiliser notre pays et de s’en tirer à bon compte », a promis le président.

Les autorités ont été largement critiquées pour avoir tardé à réagir et ne pas avoir empêché les violences. Les experts en sécurité ont unanimement pointé une « défaillance » des services de renseignement et de la police. Cyril Ramaphosa a reconnu que le gouvernement était « mal préparé » à des violences de cette ampleur.

Quelque 10 000 soldats ont été déployés sur le terrain, pour épauler une police en sous-nombre et dont la réputation d’inefficacité et de corruption n’est plus à faire. Ce chiffre pourrait grimper jusqu’à 25 000 dans les prochains jours.

« Opération Récupération »

Le chef d’état-major des armées, le général Rudzani Maphwanya, a promis d’arrêter « voyous et escrocs ». Déjà, la traque contre les pillards a commencé. La nuit dernière, la police a mené un raid baptisé « opération récupération » à Alexandra, un des townships les plus miséreux du pays, dans le nord de Johannesburg.

Tout ce qui semblait neuf et n’était pas accompagné d’une preuve d’achat a été confisqué et chargé à l’arrière d’une camionnette, repartie avec un fatras de fauteuils, vélos pour enfant, frigidaires.

LES RÉCENTS ÉVÉNEMENTS « AGGRAVERONT LA PAUVRETÉ ET ENGENDRERONT DES DIFFICULTÉS ENCORE PLUS GRANDES POUR DES MILLIONS DE SUD-AFRICAINS », SELON CYRIL RAMAPHOSA

Ces derniers jours, les effets des dévastations des centres commerciaux se sont fait sentir. Dans certains quartiers de Durban, des distributions de nourriture ont été organisées. « Nous avons envoyé de la nourriture à des hôpitaux », a dit Imitiaz Sooliman, de l’association Gift of the Givers. « Ils nous ont appelés en disant que les patients n’ont pas pu manger ».

Des transports perturbés ont provoqué des difficultés d’approvisionnement notamment dans le KZN. L’autoroute reliant Johannesburg et Durban a toutefois été rouverte samedi, sous étroite surveillance des forces de sécurité.

Au total, des centaines de commerces ont été attaqués en l’espace de quelques jours. Regrettant des « dommages énormes » et de futures « pertes d’emploi », les récents événements « aggraveront la pauvreté et engendreront des difficultés encore plus grandes pour des millions de Sud-Africains », a prédit Cyril Ramaphosa.

Par Jeune Afrique avec AFP

Afrique du Sud : 72 morts dans des violences selon un nouveau bilan

juillet 14, 2021
Des pillards devant un centre commercial à Durban, en Afrique du Sud, le 12 juillet 2021.

En dépit de l’appel au calme des autorités et du déploiement de quelque 2 500 soldats, des pilleurs ont continué à attaquer hangars et magasins dans plusieurs villes du pays. Ces violences font suite à l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma.

Le bilan des violences en Afrique du Sud, déclenchées par l’incarcération la semaine dernière de l’ex-président Jacob Zuma et qui se sont intensifiées ces derniers jours, est monté mardi 13 juillet à 72 morts, a annoncé la police. « Le nombre total de personnes arrêtées s’élève à 1 234, tandis que le nombre de décès s’élève à 72 », a annoncé la police dans un communiqué. Un précédent bilan faisait état de 45 morts, principalement dans des bousculades lors de pillages. En dépit de l’appel au calme des autorités et du déploiement de quelque 2 500 soldats, des milliers de Sud-Africains ont continué à affluer mardi pour dépouiller hangars et magasins dans plusieurs villes du pays.

Selon les forces de l’ordre, qui ont été rapidement dépassées par l’ampleur des événements, 27 personnes ont été tuées dans la province du Kwazulu-Natal (Est) et 45 dans le Gauteng, qui compte la plus grande ville du pays, Johannesburg. La plupart des décès sont survenus lors de « bousculades pendant des pillages de magasins et de centres commerciaux », tandis que d’autres morts et blessures sont liées « à des explosions de distributeurs automatiques de billets et à des fusillades », a précisé la police.

L’Union africaine appelle au calme

Les premiers incidents dans le pays, routes bloquées et camions incendiés, ont éclaté vendredi, au lendemain de l’arrivée en prison de Jacob Zuma condamné pour outrage à la justice. Le président Cyril Ramaphosa a affirmé lundi soir que si les « frustrations et la colère » exprimées avaient « des racines politiques », « aucune cause ne peut justifier » ces violences.

Jacob Zuma a été condamné à 15 mois de prison ferme pour « outrage » après avoir, à plusieurs reprises, refusé de témoigner dans le cadre d’enquêtes sur la corruption d’État pendant sa présidence (2009-2018). L’ancien président, 79 ans, a été jugé coupable d’avoir multiplié les prétextes fallacieux pour ne pas comparaître devant la commission qui enquête sur la corruption d’État sous son mandat. Lundi, une audience virtuelle de la Cour constitutionnelle, celle qui a condamné l’ancien président fin juin, a débattu de sa peine pendant dix heures. Elle a mis son jugement en délibéré, sans préciser de date.

Depuis, l’agitation a gagné les quartiers déshérités de Johannesburg où le moteur de la colère est alimentaire et économique. Les restrictions imposées fin juin pour contenir une troisième vague meurtrière de Covid-19 y ont étouffé les petits boulots et les moyens de subsistance des plus pauvres.

Durement touchée par une troisième vague de Covid-19, l’Afrique du Sud, qui a atteint un chômage record à 32,6 % depuis la pandémie, a imposé de nouvelles restrictions sanitaires fin juin. Dans un communiqué L’Union africaine (UA) a condamné avec la plus grande fermeté : « la flambée de violence qui a entraîné la mort de civils et des scènes effroyables de pillage », appelant « à un rétablissement urgent de l’ordre ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Afrique du Sud: au moins 45 morts, pillages toujours en cours

juillet 13, 2021
Afrique du Sud: au moins 45 morts, pillages toujours en cours
Afrique du Sud: au moins 45 morts, pillages toujours en cours© AFP/LUCA SOLA

Les violences en Afrique du Sud, initialement déclenchées par l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma, ont déjà tué 45 personnes, notamment dans des bousculades, et les pillages ne marquaient aucune pause mardi, en dépit de l’appel au calme des autorités et du déploiement de militaires.

Déjà 26 morts dans la province du Kwazulu-Natal (KZN, Est), où les premiers incidents ont éclaté vendredi au lendemain de l’incarcération de l’ex-président. Et 19 autres dans l’agglomération de Johannesburg, selon les bilans actualisés des autorités locales.

Glaçant détail, qui n’en est pas un: une bonne partie de ces victimes ont été piégées dans des bousculades qui ont eu lieu lors de pillages lundi dans plusieurs centres commeciaux du pays.

A Soweto, immense township jouxtant Johannesburg, les corps de dix personnes ont été retrouvés dans la soirée, plusieurs heures après qu’une foule pressée ait dévalisé le centre commerciel Ndofaya.

Le Premier ministre du KZN, Sihle Zikalala, avait indiqué dans la matinée que plusieurs personnes ont trouvé la mort « dans des bousculades dans ce contexte d’émeutes », sans autre précision.

Les images des pillages ont montré des foules compactes et désordonnées, chacun se précipitant pour récupérer téléviseurs géants, vélos pour enfant, sièges de bureau, couches ou conserves… Tout ce qui peut être emporté.

Dans les magasins mis à sac, les émeutiers se sont servis en nourriture ou équipements à revendre, dans un contexte économique dégradé par les restrictions mises en place fin juin pour limiter les nouvelles infections par le coronavirus.

Les forces de l’ordre, visiblement en minorité, ont tiré des balles en caoutchouc pour disperser les mouvements de foule, suscitant la course paniquée de fuyards sur les parkings de centres commerciaux ou de hangars.

Ou encore dans les rues des principales villes touchées, aux trottoirs jonchés de bris de verre et déchets, et bordés de bâtiments et voitures en feu.

En robe de chambre

« La police est débordée », a répété face aux caméras le Premier ministre provincial, en venant constater une partie des dégâts à Soweto.

Le président Cyril Ramaphosa, « le coeur lourd », a souligné lundi soir le caractère inédit de ces violences depuis l’avènement de la démocratie post-apartheid.

A ce jour, 757 personnes ont été arrêtées, la majorité à Johannesburg, a précisé le ministre de la Police, Bheki Cele.

Il s’est engagé à ce que la situation « ne se détériore pas davantage », alors que les pillages se poursuivaient à vive allure, notamment à Soweto où des soldats ont commencé à patrouiller selon l’AFP sur place, et à Pietermaritzburg, la capitale de la province de KZN.

Tôt dans la matinée, les chaînes locales ont montré des dizaines de femmes, certaines en robe de chambre, aux côtés d’hommes et d’enfants débarquant dans une boucherie, dans la zone de Diepkloof à Soweto. Ils ont vidé les chambres froides et sont sortis en courant. Un agent de sécurité privé, seul, se tenait debout, impuissant.

La police ne s’est présentée que trois heures plus tard pour disperser et arrêter les derniers pillards.

Dans la nuit, policiers et agents de sécurité privée armés jusqu’aux dents ont longuement affronté des émeutiers dans le quartier dégradé de Jeppe, près du centre de Johannesburg, a constaté l’AFP.

Les premiers incidents dans le pays, routes bloquées et camions incendiés, ont eu lieu vendredi, au lendemain de l’incarcération de Jacob Zuma, condamné à une peine de prison ferme pour outrage à la justice. Pillages et incendies se sont ensuite propagés vers la capitale économique du pays.

Le président Ramaphosa a rappelé, sévère, que si les « frustrations et la colère » exprimées avaient « des racines politiques », « aucune cause ne peut justifier » ces violences.

Par Le Point avec AFP

Afrique du Sud: Six morts et plus de 200 arrestations après l’incarcération de Zuma

juillet 12, 2021

AFRIQUE DU SUD: SIX MORTS ET PLUS DE 200 ARRESTATIONS APRÈS L'INCARCÉRATION DE ZUMA

© Reuters/SIPHIWE SIBEKO AFRIQUE DU SUD: SIX MORTS ET PLUS DE 200 ARRESTATIONS APRÈS L’INCARCÉRATION DE ZUMA

JOHANNESBOURG (Reuters) – Six personnes ont été tuées dans les provinces du KwaZulu-Nat(KZN) et du Gauteng depuis la semaine dernière lors de violentes manifestations consécutives à l’incarcération de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, ont indiqué lundi les services de renseignement du pays.

Les troubles ont éclaté peu après que Jacob Zuma a commencé à purger mercredi dernier une peine de 15 mois de prison pour outrage au tribunal.

Selon un communiqué des services de renseignement, 219 arrestations avaient été réalisées lundi à 6h30 GMT.

Par Reuters avec (Reportage Alexander Winning, version française Diana Mandiá, édité par Jean-Michel Bélot)

Afrique du Sud: violences sporadiques en pays zoulou et à Johannesburg

juillet 11, 2021

Pneus brûlés, routes coupées, incendies et pillages: des violences sporadiques ont émergé ces derniers jours en Afrique du Sud, d’abord en pays zoulou puis à Johannesburg, suscitant l’inquiétude des pouvoirs publics.

La police a procédé à 62 arrestations depuis vendredi: 37 dans la province du Kwazulu-Natal (KZN, Est) et 25 dans les quartiers pauvres de la capitale économique, selon un communiqué publié dimanche à la mi-journée.

Dans l’Est, des manifestations de mécontentement ont éclaté dans la foulée de l’incarcération jeudi de l’ancien président Jacob Zuma, condamné pour outrage. La route nationale reliant Durban à Johannesburg a été bloquée vendredi par des manifestants, notamment à proximité de la prison d’Escourt où il se trouve, et 23 camions ont été incendiés.

Cette agitation, initialement suscitée par le sort de M. Zuma, intègre le désespoir économique ressenti par une large frange de la population privée d’emploi alors que le pays subit de nouvelles restrictions liées à une troisième vague meurtrière de la pandémie de coronavirus.

«On ne sait pas encore bien la raison des débordements. Ce qu’on sait, c’est que tous les magasins, toutes les voitures ont été pillées», commentait dimanche à l’AFP Sphamandla Ndlazi, à Jeppe, quartier déshérité de Johannesburg.

«Difficile de savoir ce qu’il y a derrière, la raison de tout ça», reconnaissait le jeune homme désemparé en T-shirt et casquette.

Le président Cyril Ramaphosa a réitéré son inquiétude dimanche soir sur ces violences «sporadiques mais de plus en plus violentes», lors d’un discours télévisé consacré à la pandémie.

Par Le Figaro avec AFP

Afrique du Sud : l’ex-président Jacob Zuma se constitue prisonnier

juillet 8, 2021
Jacob Zuma, le 23 mai 2021 à la Haute Cour, à Pietermaritzburg.

L’ex président sud-africain Jacob Zuma, condamné à 15 mois de prison ferme pour outrage, s’est constitué prisonnier mercredi soir, a annoncé la fondation qui le représente.

« Le président Zuma a décidé de se conformer à l’ordre d’incarcération. Il est en route pour se rendre dans un établissement correctionnel » dans la province du Kwazulu-Natal où il s’était retranché, a-t-elle déclaré dans un message sur Twitter, quelques minutes avant l’ultimatum fixé à minuit par la justice.

Jacob Zuma a été condamné la semaine dernière par la plus haute juridiction du pays, une décision sans appel. Il devait se constituer prisonnier d’ici dimanche soir, sinon la police avait ordre de l’arrêter d’ici mercredi minuit. Une demi-heure environ avant l’expiration de ce délai, un convoi d’une dizaine de voitures a quitté à vive allure la résidence de Jacob Zuma à Nkandla, en pays zoulou (Est).

Nouvelle audience le 12 juillet

Jusque tard le soir, bien après le couvre-feu fixé à 21 heures dans le pays, quelques dizaines de partisans ont chanté et dansé, certains hommes portant des bandeaux traditionnels en peau de bête. L’ancien président, familier des tribunaux, a obtenu que la Cour constitutionnelle réexamine sa sentence lors d’une nouvelle audience prévue le 12 juillet. Il avait aussi réclamé que son arrestation soit suspendue d’ici là, mais la décision doit être rendue vendredi par le tribunal de Pietermaritzburg (Est).

Mettant en cause l’impartialité des juges, Jacob Zuma a invoqué pour la révision de sa condamnation un état de santé « instable », arguant qu’une incarcération le condamnerait à « une peine de mort » dans le contexte de la pandémie. Il avait aussi prévenu, devant ses soutiens samedi, qu’il fallait s’attendre à des violences si la police « osait » l’arrêter.

L’ancien président est accusé d’avoir pillé les ressources publiques pendant ses neuf années au pouvoir. Depuis la création en 2018 d’une commission d’enquête sur la corruption d’Etat, Jacob Zuma, mis en cause par une quarantaine de témoignages, multiplie les manœuvres pour éviter de témoigner, ce qui a lui a valu cette condamnation à la prison ferme.

Par Jeune Afrique avec AFP

Afrique du Sud: Jacob Zuma, condamné, ne se constituera pas prisonnier

juillet 4, 2021
Afrique du Sud: Jacob Zuma, condamne, ne se constituera pas prisonnier
Afrique du Sud: Jacob Zuma, condamné, ne se constituera pas prisonnier© AFP/Emmanuel Croset

A l’expiration du délai imposé par la justice pour se rendre aux autorités, l’ex-président sud-africain Jacob Zuma a annoncé dimanche soir qu’il ne se constituera pas prisonnier, malgré une condamnation à de la prison ferme par la plus haute Cour du pays.

Après sa condamnation mardi à 15 mois pour outrage par la Cour constitutionnelle, après avoir à plusieurs reprises refusé de témoigner dans le cadre d’enquêtes pour corruption d’Etat, la décision semblait sans appel: Zuma, 79 ans, irait derrière les barreaux.

La justice lui avait donné cinq jours pour se rendre dans un commissariat et le pays attendait de voir si l’ancien président allait obéir de lui-même ou serait emmené au cours d’une spectaculaire arrestation par la police.

C’est finalement en jouant à nouveau de ses deux armes favorites, la ruse juridique et le soutien populaire, qu’il s’est acheté un sursis: la Cour a accepté samedi une demande du camp Zuma de revoir son jugement et une nouvelle audience a été fixée au 12 juillet.

« Pas besoin que j’aille en prison aujourd’hui » a déclaré, en riant, l’ancien chef d’Etat à la presse, depuis son fief de Nkandla, dans le Kwazulu-Natal (Est).

Techniquement, cette nouvelle audience ne suspend pas la condamnation mais Jacob Zuma a estimé qu' »ils ne peuvent pas accepter les papiers et attendre de moi que je me présente en prison ».

Et la foule de partisans campés dimanche devant sa résidence dans la campagne zouloue, munis de banderoles « Ne touchez pas à Zuma ! », était là pour l’appuyer.

« Provocateur »

S’exprimant en zoulou et entonnant sur une scène des chants avec les centaines de partisans qui ont scandé son nom, le politicien, volontiers provocateur, a lancé: « Quand j’ai vu la police ici, je me suis demandé comment ils allaient arriver jusqu’à moi, comment ils allaient passer à travers tous ces gens ».

L’ex-président est accusé d’avoir pillé l’argent public pendant ses neuf années au pouvoir. Depuis la création en 2018 d’une commission d’enquête sur la corruption d’Etat, M. Zuma, déjà mis en cause par une quarantaine de témoignages, multiplie les manoeuvres pour éviter de témoigner, ce qui l’a envoyé à la case prison.

Pour le politologue sud-africain Ralph Mathekga, ces derniers rebondissements sont un « non-sens ». « C’est embarrassant pour le pays et ça se produit simplement à cause d’une menace d’instabilité politique », dit-il.

Certains craignent en effet que la condamnation de l’ancien président n’engendre une grave crise politique au sein du parti historique au pouvoir, le Congrès national africain (ANC).

Le parti a annulé ce week-end une réunion de son tout-puissant Comité national exécutif (NEC), déclarant être « conscient de la situation qui se développe au Kwazulu-Natal » et de la nécessité « de donner une direction claire ».

« Conversations politiques »

Miné par une guerre de factions, l’ancien chef d’Etat y compte encore de fidèles soutiens, opposés à l’actuel président Cyril Ramaphosa. Et l’une de ses tactiques a été d’entretenir les divisions pour mieux régner.

Retranché dans sa maison de Nkandla, l’ancien dirigeant a reçu pendant le week-end un défilé de dignitaires locaux et membres de l’ANC, pour « des conversations politiques », selon l’un d’entre eux.

« Tout cela se passe dans le Kwazulu-natal, c’est une province dans laquelle si on poursuivait tous les membres de l’ANC qui ont quelque chose à se reprocher, la moitié auraient disparu », souligne le politologue Ralph Mathekga.

Ailleurs, le pays n’a pas été mis à feu et à sang au nom de Zuma. « Son pouvoir s’estompe malgré tout, Zuma est un homme politique d’hier », remontant au temps des affaires, selon M. Mathekga.

Et l’ancien président « ne pourra être pris deux fois pour avoir défié une décision de justice », estime l’expert en droit constitutionnel, Lawson Naidoo, selon qui ce précédent pourra servir lors de son procès pour corruption qui reprend ce mois-ci.

Jacob Zuma est jugé dans une affaire de pots de vin dans le cadre d’un contrat d’armement, vieille de plus de vingt ans. Là aussi, il a enchaîné les stratagèmes pour repousser l’affaire.

Si les autorités ne finissent pas par l’arrêter, « l’Afrique du Sud sera considérée comme un État défaillant dans lequel l’Etat de droit ne s’applique pas », avertit le politologue Ebrahim Fakir.

Par Le Point avec AFP

L’Afrique face au Covid-19 : la troisième vague accélère

juin 19, 2021

FLAMBÉE. L’OMS a confirmé le 17 juin qu’une troisième vague de Covid-19 était en train de frapper le continent.

L'Ouganda avait impose l'annee derniere des mesures drastiques alors qu'il n'avait enregistre qu'une poignee de cas.
L’Ouganda avait imposé l’année dernière des mesures drastiques alors qu’il n’avait enregistré qu’une poignée de cas. © BADRU KATUMBA / AFP

Àcontre-courant d’une tendance mondiale à la baisse depuis début mai, la pandémie de Covid-19 a accéléré en Afrique pour la cinquième semaine d’affilée. La trajectoire des cas de Covid en Afrique est « très, très inquiétante », a estimé vendredi le responsable des situations d’urgence à l’OMS, le docteur Michael Ryan, avec la diffusion de variants plus contagieux et un taux de vaccination dangereusement bas. Selon les données collectées par l’OMS, il y a eu en Afrique 116 500 nouvelles infections la semaine dernière, soit 25 500 de plus que la semaine précédente.

Le docteur Ryan a souligné que, vu dans son ensemble, le continent ne semblait pas si mal loti, ne comptant que pour un peu plus de 5 % des nouveaux cas enregistrés dans le monde la semaine dernière et pour 2,2 % des décès. Mais dans certains pays les infections ont doublé et elles s’affichent en hausse de plus de 50 % dans d’autres, s’approchant du pic atteint pendant la première vague à l’été 2020. La troisième vague des cas de Covid-19 « s’amplifie et s’accélère » en Afrique avec les variants, avait déjà alerté jeudi le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le continent, en réclamant une augmentation de l’approvisionnement en vaccins.

Des variants plus contagieux

Comme la Dre Matshidiso Moeti, directrice de l’OMS pour l’Afrique, le docteur Ryan a souligné que le continent est beaucoup plus vulnérable parce qu’il a reçu si peu de vaccins anti-Covid, quand l’Europe ou les États-Unis ont des taux de vaccination qui leur permettent de revenir à une vie plus normale avec une baisse spectaculaire des infections et des décès. « La réalité crue c’est que, dans une zone avec de multiples variants plus contagieux et qui ont potentiellement un impact plus fort, nous avons laissé de larges parts de la population et les populations vulnérables en Afrique privées de la protection des vaccins, alors que les systèmes de santé sont déjà fragiles », s’est indigné le docteur Ryan.

La République démocratique du Congo (RDC), la Namibie et l’Ouganda ont enregistré leur plus haut nombre de cas hebdomadaires depuis le début de la pandémie, souligne l’OMS. Selon l’OMS, cette hausse s’explique en grande partie par une météorologie saisonnière plus froide en Afrique australe et la propagation de variants plus contagieux. Le variant Delta, détecté en Inde, a été signalé dans 14 pays africains et les variants Beta et Alpha – identifiés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud – ont été trouvés dans plus de 25 pays africains.

L’Ouganda et l’Afrique du Sud prennent des mesures

Le président ougandais Yoweri Museveni a annoncé vendredi de nouvelles mesures de restriction contre l’épidémie de Covid-19, dont la suspension des déplacements à l’intérieur du pays pendant au moins six semaines, alors que le taux de contamination a atteint un niveau record dans ce pays d’Afrique de l’Est. Les pénuries d’oxygène et de médicaments affectaient les hôpitaux alors que les cas quotidiens ont augmenté au cours des trois dernières semaines, passant de 100 à plus de 1 700. « Les hôpitaux sont pleins », a martelé le chef de l’État.

Officiellement pays du continent le plus touché par le virus, l’Afrique du Sud, durement frappée par une deuxième vague fin 2020, redoute depuis plusieurs semaines cette annonce. Quatre des neuf provinces du pays, dont celle du Gauteng, qui englobe Johannesburg ainsi que la capitale Pretoria, étaient déjà considérées fin mai comme touchées par la troisième vague. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé fin mai un retour à des mesures plus strictes alors que les admissions à l’hôpital ont augmenté de près de 60 % au cours des deux dernières semaines. L’armée a été envoyée en renfort dans la province de Gauteng, province la plus peuplée – qui abrite la capitale administrative Pretoria et le centre financier de Johannesburg — et actuel l’épicentre de l’épidémie, représentant environ 60 % de la dernière augmentation quotidienne des cas.

La seule solution : vacciner

« C’est le résultat d’une distribution inique des vaccins », a-t-il martelé. C’est particulièrement vrai pour l’Afrique où seulement 1 % de la population est pleinement vaccinée.

L’Afrique avait jusque-là été frappée moins durement par la pandémie que d’autres régions, mais cela ne veut pas dire que cela restera le cas. « Il est totalement prématuré de penser que la prochaine vague en Afrique sera juste une courte pluie et pas une tempête », a dit le médecin. Et d’ajouter : « Je pense qu’il nous faut prendre ce qui se passe en Afrique très, très au sérieux. »

En retard par rapport au reste du monde, l’Afrique du Sud n’a vacciné qu’un peu plus de 1 % de sa population, alors que l’objectif fixé par l’OMS est de vacciner 10 % de la population de chaque pays d’ici à septembre. Largement critiqué pour avoir tardé à se lancer dans la course mondiale à l’acquisition des précieux vaccins, le gouvernement affirme avoir acheté assez de doses pour au moins 45 des quelque 59 millions de Sud-Africains. Cyril Ramaphosa a plusieurs fois dénoncé un « apartheid vaccinal » favorisant les pays riches pour l’accès aux vaccins. L’Afrique du Sud et l’Inde mènent une campagne pour une renonciation aux droits de propriété intellectuelle sur les vaccins contre le coronavirus, afin que chaque pays puisse produire des doses.

Signe que l’heure est grave, la Tanzanie s’est finalement résolue à rejoindre l’initiative Covax. Depuis le début de la pandémie en effet, le président John Magufuli, décédé le 17 mars dernier, avait adopté une position de défiance face à la pandémie et aux institutions comme l’OMS. Le chef d’État tanzanien minimisait l’impact du Covid-19, affirmant que son pays s’était « libéré du Covid » par la prière, il avait rejeté tout confinement ou mesure, comme le port du masque. Cette situation a entraîné l’augmentation du nombre de cas de contamination. Avec l’arrivée au pouvoir de Samia Suluhu Hassan, le pays a changé de stratégie et veut réagir.

Par Le Point Afrique

Au Parlement panafricain, francophones et anglophones en viennent aux mains

juin 3, 2021
Lundi 31 mai, à Midrand en Afrique du Sud, l’élection des dirigeants du Parlement panafricain a tourné à la bagarre générale.

Les députés de cet organe consultatif de l’Union africaine, réunis à Midrand en Afrique du Sud, se déchirent à propos du mode de scrutin pour élire leur nouveau président.

Et l’hémicycle se transforma en arène. Un coup de pied s’élève au niveau du visage d’une parlementaire qui tentait de séparer deux députés. Une élue zimbabwéenne jette une bouteille d’eau sur un confrère. « Nous sommes agressés par l’Afrique du Sud ! » hurle une femme dans son micro. Le chaos. Par chance, le high-kick envoyé par le Sénégalais Djibril War au nez de sa consoeur sud-africaine Pemmy Majodina a manqué sa cible, et le coup de poing vengeur que celle-ci lui a adressé en retour ne l’a pas blessé. Une seule victime est à déplorer : la réputation du Parlement panafricain.

Fronde de l’Afrique australe

Cet organe de l’Union africaine, inconnu du grand public et sans pouvoir, doit renouveler son bureau composé d’un président et de quatre vice-présidents. Chacun de ces cinq élus sont issus d’une région différente (Afrique du Nord, de l’Ouest, de l’Est, centrale et australe) pour assurer une représentation équitable du continent. Cependant, le mode de scrutin (un parlementaire, un bulletin) ne garantit pas la présidence aux différents caucus. Depuis la création du Parlement en 2004, aucune élection n’a été remportée par l’Afrique australe. D’où la fronde des députés de cette région.

JE VAIS TE TUER QUAND ON SERA DEHORS, MENACE JULIUS MALEMA À L’ATTENTION D’UN HOMOLOGUE MALIEN

« C’est vrai que l’Afrique de l’Ouest est puissante », admet Haidara Aissata Cissé, candidate malienne à la présidence. Sans la suspension du Mali par l’Union africaine synonyme de disqualification, la députée se voyait déjà élue : « avec l’Afrique centrale et quelques pays d’Afrique du Nord, on gagne, c’est clair, affirme-t-elle. C’est la règle du jeu et c’est ça la démocratie. » Mais ce processus électoral déplaît aux députés d’Afrique australe, qui font de l’obstruction pour exiger une réforme du scrutin. Ils réclament une présidence tournante, comme cela se fait à l’Union africaine. « No rotation, no election », scandent-ils.

Premier blocage jeudi 27 mai, après l’annonce d’une contamination au Covid-19 d’un membre du personnel de l’Assemblée. Une fausse excuse pour repousser le vote, s’insurgent plusieurs députés francophones. « Les élections auront lieu, on ne va pas accepter ce report ! » défie l’un d’eux sous les applaudissements. Le Zimbabwéen Chief Fortune Charumbira, président par intérim et candidat à sa succession, appelle au respect des protocoles sanitaires et à la suspension de la séance. Les francophones lui reprochent une solidarité régionale avec les pays qui bloquent le processus électoral. « J’ai l’impression que tout est fait pour empêcher la tenue des élections », déplore un francophone.

La tension monte. Quelques rangs derrière, deux députés ont quitté leur siège et se pointent du doigt comme des escrimeurs. « Je vais te tuer quand on sera dehors », menace Julius Malema, leader du parti sud-africain des Combattants pour la liberté économique (EFF) à l’attention d’un homologue malien. Prêt à bondir, ce dernier finira par descendre quelques rangs plus bas pour se soustraire aux provocations de Malema. Un avant-goût des altercations à venir. La séance est levée, jusqu’à la semaine suivante.

Deux blocs linguistiques et culturels

Inlassablement, le lundi 31 mai et le mardi 1er juin, le sujet de la présidence tournante revient sur la table et envenime les débats. « On nous avait promis de mettre en place le principe de la rotation en 2015, puis en 2018 », s’agace un représentant de l’Afrique australe qui qualifie la situation de « crise ». « Les ennuis ont commencé quand Roger [le Camerounais Roger Nkodo Dang] a été réélu pour un deuxième mandat, souligne par téléphone Chief Fortune Charumbira. Ils nous promettent toujours que la prochaine fois sera celle de la rotation, mais c’est sans fin ! »

NOUS, LES AFRICAINS DE L’OUEST, ON VA VOUS MONTRER, NOUS AVONS UNE TRADITION DE BATAILLE

À mesure que la tension monte, le débat prend la forme d’une confrontation entre deux blocs linguistiques et culturels. « On ne va pas toujours avoir des élections francophones ici ! Ce n’est pas un Parlement francophone, c’est un Parlement africain », s’insurge un député dans l’angle mort d’une caméra. Interrogé par une télévision locale, Julius Malema allume une nouvelle mèche : « Les francophones admirent toujours leurs colonisateurs, ils continuent de vénérer les symboles de la France. D’ailleurs ils se perçoivent comme français. Ils nous voient comme leurs ennemis, mais nous on ne les voit pas comme ça. »

Retourné à son hôtel, le député sénégalais Djibril War se dit victime d’insultes. « Ils nous prennent pour des petits sauvageons, mais nous on a notre dignité. Ils nous traitent de tous les noms avec leurs vassaux. » Auteur du coup de pied (il s’est excusé auprès de la députée sud-africaine et a affirmé qu’il ne voulait pas la viser), War ne verse pas dans la repentance : « Nous, les Africains de l’Ouest, on va vous montrer, nous avons une tradition de bataille. »

« Appelez la police, c’est urgent ! »

Symbole de cette confrontation, la bagarre générale du 1er juin pour arracher l’urne en plastique censée recueillir les bulletins de vote. Effrayé par la tournure des événements, un député lusophone s’en remet aux forces de l’ordre : « Appelez la police s’il vous plaît, c’est urgent ! On n’est pas venu ici pour assister à une bagarre. » La police n’interviendra pas. Son mandat est de protéger le Parlement des agressions venues… de l’extérieur. Sur Twitter, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, dénonce « des scènes de violence choquantes ». Dans une lettre envoyée aux parlementaires, il suggère de suspendre toute activité pendant un mois.

« Aucun député n’est prêt à revenir en Afrique du Sud », prévient le Camerounais Roger Nkodo Dang, qui dénonce un climat d’insécurité. « On peut faire la session dans n’importe quel autre pays », ajoute la Malienne Haidara Aissata Cissé. De son côté, Julius Malema demande l’intervention de l’UA et requiert une suspension de séance jusqu’en octobre prochain.

Déjà fortement ralentie par la pandémie, l’activité du Parlement risque de s’enliser. « Notre mandat, ce n’est pas la rotation, ce n’est pas la présidence, c’est s’attaquer aux problèmes des peuples africains », martèle Roger Nkodo Dang. À la radio sud-africaine, les auditeurs se passionnent pour ce Parlement dont ils ignoraient pourtant tout la veille. Étonné par cette soudaine popularité, le présentateur interroge : « On sait ce qu’a déjà réalisé ce Parlement ? Va falloir creuser ce sujet ! »

Avec Jeune Afrique par Romain Chanson