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La vague de coronavirus continue à monter en Afrique subsaharienne

mars 20, 2020

 

La crainte d’une propagation rapide de l’épidémie de coronavirus en Afrique subsaharienne s’est faite encore un peu plus vive vendredi, notamment en Afrique du Sud où le nombre d’infections a franchi la barre des 200. Malgré les interdictions de rassemblements, les fermetures d’écoles ou de frontières en vigueur dans de nombreux pays au sud du Sahara, le virus Covid-19 continue sa marche en avant.

Plus de 500 contaminations et deux morts, dont un vendredi au Gabon, ont à ce jour été rapportés, selon les autorités. L’île de Madagascar a annoncé vendredi ses trois premiers cas, toutes des personnes ayant récemment voyagé en France. Et le Zimbabwe a fait état vendredi d’un premier cas de contamination, celui d’un homme rentré récemment de Grande-Bretagne. L’Afrique du Sud continue d’enregistrer le plus grand nombre de cas sur le continent. Leur nombre est passé de 150 à 202 en seulement vingt-quatre heures.

«Les scientifiques estiment que (…) jusqu’à 60% de la population pourrait être affectée par le virus», a asséné le ministre de la Santé Zweli Mkhize, reprenant les projections mondiales des épidémiologistes. «Le nombre de personnes infectées ne doit pas augmenter trop rapidement, sinon il va submerger notre système de santé», a-t-il mis en garde, «nous devons infléchir la courbe».

Ces derniers jours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est inquiétée à plusieurs reprises d’une poussée de la pandémie sur le continent africain, dont les systèmes de santé manquent cruellement de moyens. «Si des pays comme l’Afrique du Sud, qui a l’un des systèmes les plus développés de la région aussi bien dans les secteurs public que privé redoutent (…) une explosion des cas graves, ça va effectivement être difficile», a pronostiqué jeudi son patron régional, Matshidiso Moeti.

South African Airways (SAA) a apporté vendredi sa pierre à l’effort engagé pour enrayer la maladie en suspendant jusqu’au 31 mai tous ses vols internationaux afin «d’aider le gouvernement» et de protéger «l’intérêt de nos équipages et de nos passagers». La première compagnie du continent, Ethiopian Airlines, a pour sa part annoncé la suspension de ses liaisons vers 30 pays à risque qu’elle n’a pas détaillés. Le gouvernement sud-africain a fermé mercredi ses frontières aux citoyens des pays les plus infectés par la pandémie, notamment l’Europe et les Etats-Unis. Vendredi, les autorités de l’aviation civile ont ainsi isolé quatorze vols en provenance de l’étranger sur le tarmac de l’aéroport international de Johannesburg. «Seuls les citoyens sud-africains sont autorisés à débarquer», a averti la direction de l’aéroport sur son compte Twitter.

Plus au nord du continent, un patient âgé de 50 ans qui avait récemment voyagé en France est mort au Gabon des suites d’une infection au Covid-19. Ce décès porte à deux les morts recensées en Afrique subsaharienne, après un premier cas rapporté au Burkina Faso. Dans la foulée, le gouvernement de Libreville a annoncé l’interdiction de tous les vols passagers nationaux et internationaux, sauf en cas de force majeure.

Au Sénégal, les mosquées de la capitale Dakar et de sa région sont restées fermées vendredi. Les autorités ont longtemps hésité avant de donner l’ordre d’y interdire la prière collective, décision controversée dans ce pays musulman à près de 95%. Au Nigeria, les autorités avaient ordonné jeudi la «limitation» des événements religieux dans la mégapole tentaculaire de Lagos et ses 20 millions d’habitants. Mais les prières du vendredi y ont été quand même largement suivies. La mosquée Zawiyat Sofwat El-Islam, dans un quartier populaire de la ville, a ainsi accueilli un milliers de fidèles, contre 5.000 habituellement. «Je suis là malgré le coronavirus pour offrir mes prières à Dieu», a déclaré à l’AFP un de ces fidèles, Alhaja Basirat Okeowo. «Nous devons tous prier pour lui demander de supprimer cette étrange maladie».

De son côté, le Kenya, qui n’a pour l’heure rapporté que sept cas d’infection, a annoncé la fermeture des bars à compter de lundi soir et une stricte limitation du nombre de clients dans les supermarchés. Ces décisions «détermineront si la crise se développe avec de graves conséquences humaines et économiques ou si les effets de cette maladie resteront limités», a commenté le ministre kényan de la Santé, Mutahi Kagwe. Même si aucun cas n’a encore été rapporté sur leur sol, le Mozambique et le Malawi ont annoncé la fermeture de leurs écoles, et l’Angola celle de ses frontières.

En République démocratique du Congo, 18 cas ont été signalés vendredi, tous dans la capitale Kinshasa, soit une augmentation de quatre par rapport à jeudi. Vendredi, les stars de la musique congolaise Fally Ipupa et Koffi Olomide ont publié des vidéos sur Twitter exhortant le public à ne pas échanger de baisers et de poignées de main et à se laver les mains. A Paris, c’est le chanteur Aurlus Mabélé, une figure du soukouss – version moderne de la rumba congolaise – infecté par le coronavirus, qui est décédé jeudi à l’âge de 67 ans.

Par Le Figaro avec AFP

Afrique subsaharienne: forte croissance de la production agricole d’ici 2027

juillet 3, 2018

Des produits agricoles exposés lors de la 30e conférence régionale africaine de la FAO à Khartoum, au Soudan, le 19 février 2018 / © AFP / ASHRAF SHAZLY

L’OCDE et la FAO attendent une « forte croissance de la production agricole » en Afrique subsaharienne d’ici 2027, avec une hausse de 30% des productions végétales et de 25% de la production de viande, une progression cependant insuffisante pour assurer la sécurité alimentaire.

Cette progression s’accompagnera d’une « expansion des superficies cultivées pour le maïs, le soja et la canne à sucre », selon le rapport « Perspectives agricoles 2018-2027 » présenté mardi par les deux institutions internationales.

L’Afrique subsaharienne va connaître une « hausse générale de la productivité » avec l’utilisation « d’engrais, de pesticides, de semences améliorées et de technologies de mécanisation et d’irrigation », poursuit-il.

Cependant cette croissance n’assurera pas la sécurité alimentaire de la région en raison « des besoins de consommation grandissants » dus à la croissance démographique.

Une croissance « vigoureuse » est aussi attendue pour le coton (+33%) dans cette région, la canne à sucre (+18%) et le sucre (+34%) tandis que la production de poisson devrait augmenter de 12%.

Malgré la rapidité de ces progressions, l’Afrique subsaharienne ne contribuera qu’à moins de 5% de la production mondiale de sucre et de canne à sucre à l’horizon 2027.

La chenille légionnaire, fléau des cultures en Afrique / © AFP / Thomas SAINT-CRICQ, Kun TIAN

Les auteurs du rapport s’inquiètent par ailleurs des colonies de chenilles légionnaires d’automne qui ont récemment fait leur apparition dans 28 pays d’Afrique « avec des répercussions potentiellement graves pour les cultures de maïs, de riz, de sorgho, de canne à sucre, et de soja ».

Au plan mondial, le rapport note par ailleurs que la demande d’aliments pour animaux continuera de progresser « plus vite que la demande liée à l’alimentation humaine du fait de l’intensification de l’élevage ».

La Chine sera à l’origine d’une large part de cette croissance, en raison de la forte demande de viande.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juillet 2018 15h19)

Près de 600 millions d’Africains subsahariens privés d’électricité

mai 19, 2014

Près de 600 millions d’habitants d’Afrique subsaharienne sont privés d’électricité, ont déploré lundi des spécialistes, réunis cette semaine à Abidjan pour « surmonter les obstacles au développement du secteur ».

« Sur 1,2 milliard de personnes dans le monde, 589 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité en 2014 », a remarqué le directeur général de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), Dominique Kakou.

En 2030, le nombre de personnes sans électricité se situera « entre 730 et 880 millions dans le monde, dont la plupart en Afrique subsaharienne », a poursuivi M. Kakou.

Pour limiter ce nombre, l’une des solutions envisagées, outre la construction d’infrastructures, est l' »Africa Smart Grid » ou « réseau électrique intelligent », un outil informatique assurant « l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité à tout instant », selon le ministre ivoirien du Pétrole et de l’énergie, Adama Toungara.

« Son exploitation permettra de surmonter les obstacles au développement du secteur de l’énergie en Afrique et en Côte d’Ivoire », en fournissant de l’électricité « efficace et économiquement viable », a-t-il souligné.

A peine 1,1 des 4 millions de ménages ivoiriens recensés disposent d’un abonnement électrique, soit 26%, un taux très faible pour un pays exportateur d’électricité, selon les chiffres officiels.

La CIE va investir 100 milliards de francs CFA (environ 152 millions d’euros) à partir de fin 2014 pour relier gratuitement les habitants au réseau, afin de « faciliter l’accès à l’électricité », a annoncé son directeur général.

L’objectif est de doubler d’ici 2017 le nombre d’abonnés, quand le coût du branchement – entre 80. 000 et 120. 000 FCFA (de 120 euros à 183 euros) – « constitue un frein », a estimé Dominique Kakou.

La CIE est devenue en deux décennies un leader africain du secteur, faisant de la Côte d’Ivoire un exportateur d’électricité, notamment vers le Ghana, le Togo, le Bénin, le Burkina Faso et le Mali.

Première puissance économique d’Afrique de l’Ouest francophone, la Côte d’Ivoire est engagée dans un processus de reconstruction depuis la fin de la crise de 2010-2011. Elle doit notamment palier les insuffisances de son réseau de production électrique pour renforcer sa relance.

Le pays a produit 1. 600 mégawatts d’électricité en 2013, soit autant que la Lettonie ou la Bolivie. En 2012, la production électrique de la Belgique a représenté environ 11 fois celle de la Côte d’Ivoire.

Jeuneafrique.com

L’Afruqe subsaharienne soutient la candidature de Lagarde au FMI

juin 10, 2011

L`Afrique subsaharienne soutient la candidature de la ministre française des Finances Christine Lagarde à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), a annoncé vendredi à Lisbonne le ministre congolais des Finances Matata Mapon.

« Nous sommes encouragés par votre vision du FMI dans le monde », a affirmé à la candidate, devant la presse, le ministre de République démocratique du Congo (RDC).

Selon lui, la candidature de la ministre française répond « au profil et aux enjeux », et il s`est dit « rassuré » que Christine Lagarde restera « bienveillante » vis-à-vis de l`Afrique si elle décroche le poste.

« Nous vous souhaitons très bonne chance », a ajouté Matata Mapon. Interrogé par l`AFP, il a précisé s`exprimer au nom du « caucus » (groupe) des gouverneurs d`Afrique subsaharienne au FMI.

Prenant la parole après lui, le ministre ivoirien des Finances, Charles Koffi Diby, a également exprimé à la candidate française le soutien du groupe Afrique francophone au FMI.

« Je veux vous souhaiter plein succès (…) dans l`exercice de vos futures responsabilités, parce que nous y croyons », a-t-il lancé à Christine Lagarde. Plusieurs pays africains lui avaient déjà fait part de leur soutien, dont le Maroc, la République démocratique du Congo, le Tchad, la Guinée ou encore l`Ile Maurice.

En revanche, l`Union africaine (UA) a estimé jeudi qu`il était « temps à présent pour un non-Européen, particulièrement un Africain, d`être à la tête du FMI ».

Aucun candidat africain ne s`est encore manifesté, alors que la clôture des candidatures a été fixée à ce vendredi.

Le Sud-Africain Trevor Manuel, un temps pressenti en tant que candidat des pays émergents, a annoncé vendredi qu`il préférait se consacrer à son pays.

Christine Lagarde, qui s`est déjà rendue à Brasilia, New Delhi et Pékin dans le cadre de sa campagne pour succéder à son compatriote Dominique Strauss-Kahn inculpé à New York pour tentative présumée de viol, a rencontré vendredi matin à Lisbonne le président de la BAD Donald Kaberuka et certains de ses homologues africains.

AFP