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Niger : un millier de demandeurs d’asile soudanais manifestent à Agadez

décembre 17, 2019

 

Un millier de demandeurs d’asile soudanais d’un camp de l’ONU ont manifesté mardi à Agadez, dans le nord du Niger, pour exiger l’accélération du traitement de leurs demandes du statut de réfugié et leur acheminement vers l’Europe.

«Ils sont un millier de réfugiés soudanais qui ont marché depuis leur camp, situé à une dizaine de kms de la ville d’Agadez, jusqu’au bureau du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), où ils ont entamé un sit-in», a rapporté à l’AFP un habitant d’Agadez, la grande ville du nord désertique du Niger. «Les dossiers des Soudanais d’Agadez sont en train d’être traités dans la célérité. A ce jour nous totalisons 435 dossiers qui sont tous pris en charge», a affirmé à l’AFP une source au ministère nigérien de l’Intérieur. Sur «198 dossiers examinés en juillet 2019», «162 statuts (de réfugié) ont été accordés, 33 dossiers ont été rejetés et 3 ajournés. Les 162 ont déjà reçus leurs cartes de réfugié», a assuré cette source. En outre, «237 dossiers seront examinés» du 20 au 31 décembre 2019 «avec une priorité» pour les demandeurs d’asile soudanais vivant à Agadez, a-t-elle relevé.

En septembre, une centaine de ces demandeurs d’asile d’Agadez avaient manifesté pour les mêmes raisons. En mars 2019, les autorités d’Agadez avaient mis en garde ces demandeurs d’asile qui avaient violemment manifesté dans leur camp en insultant et jetant des pierres sur une équipe locale du HCR. «Le Niger n’acceptera d’aucune manière qu’on lui mette la pression», avait prévenu Sadou Soloké, le gouverneur d’Agadez qui s’était rendu dans le camp où vivent quelque 1.400 Soudanais ayant fui depuis 2017 l’insécurité et l’esclavage en Libye.

Mi-décembre 2018, des Soudanais évacués de Libye avaient manifesté pendant plusieurs jours devant le HCR à Niamey pour exiger une accélération de leur installation dans des pays d’accueil, notamment en Europe. Des centaines de réfugiés, en particulier des Ethiopiens et des Erythréens vivant à Niamey, ont pu être réinstallés en France, en Suisse, aux Pays-Bas, en Suède et en Finlande et d’autres attendent un pays d’accueil. Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait promis que le Niger continuerait à accueillir des demandeurs d’asile mais avait souhaité qu’ils «ne restent pas longtemps» dans son pays.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Niger: 44 migrants dont des bébés retrouvés morts dans le désert (humanitaire)

juin 1, 2017

Niamey – Au moins 44 migrants, parmi lesquels des bébés, ont été retrouvés morts en plein désert dans la région d’Agadez, dans le nord du Niger, alors qu’ils tentaient de se rendre en Libye voisine puis probablement en Europe, ont annoncé jeudi à l’AFP des sources locale et humanitaire.

« Le nombre de migrants morts dans le désert pour l’instant est de 44 », a déclaré à l’AFP le maire d’Agadez, Rhissa Feltou, sans préciser les circonstances du drame. La Croix-Rouge, dont une équipe est sur le terrain pour « récolter des informations précises », a aussi fait état d' »au moins 44 migrants morts ».

Selon une source sécuritaire interrogée par l’AFP, « ces migrants subsahariens, dont des bébés et de femmes, sont morts de soif car leur véhicule est tombé en panne ».

Agadez représente une plate tournante du trafic d’êtres humains voulant gagner l’Europe et, pour pour lutter contre les trafiquants, Niamey a voté en 2015 une loi très sévère rendant leurs crimes passibles de peines pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison.

Le trafic a diminué mais, début mai, huit migrants nigériens dont cinq enfants avaient été retrouvés morts dans le désert nigérien alors qu’ils tentaient de se rendre en Algérie voisine, devenue une destination privilégiée pour les migrants subsahariens.

A la mi-mai, ce sont quarante migrants ouest-africains, abandonnés par leur passeur sur leur route pour l’Europe via la Libye, qui avaient été secourus par l’armée en plein désert du nord du Niger. Ces clandestins, dont des femmes, étaient des ressortissants de la Gambie, du Nigeria, de la Guinée, du Sénégal et du Niger.

L’Italie et l’Allemagne ont récemment réclamé l’ouverture d’une mission de l’UE à la frontière nigéro-libyenne pour lutter contre l’immigration clandestine vers l’Europe, selon une lettre adressée à la Commission européenne.

Entre janvier et mi-avril, l’Italie a vu arriver 42.500 personnes par la mer dont « 97% ont embarqué en Libye », mentionne cette lettre dont l’AFP a obtenu une copie.

Romandie.com avec(©AFP / 01 juin 2017 12h55)                                            

Libye : des généraux proches de Kaddafi au Burkina

septembre 9, 2011

Des généraux proches de Mouammar Kaddafi, actuellement en fuite, seraient au Burkina après avoir transité par le Niger.

« Il y a trois à quatre semaines, une bande de généraux libyen et de hauts cadres proches de Kadhafi sont rentrés au Niger par Agadez, dans le nord du Niger » a expliqué une source Touareg de haut niveau à l’Afp, sans donner de précisions sur le nombre de généraux concernés.

« Après un séjour à Tahoua, au Sud d’Agadez, ils ont continué à Niamey, la capitale nigérienne, où ils ont procédé à d’importantes opérations bancaires à la Bisic (une banque libyenne) avant de continuer au Burkina Faso voisin », a expliqué cette même source.

Concernant Kaddafi, il est toujours introuvable. Jeudi, le Premier ministre nigérien Brigi Rafini, en visite au Burkina Faso, a affirmé que le Niger allait aviser concernant une éventuelle demande d’asile de Kaddafi. « Pour l’instant en tout cas, nous ne l’avons pas accueilli », a-t-il cependant tenu à préciser.

Prudence est mère de sureté

Ouagadougou et Niamey ont toujours démenti des informations faisant état de l’arrivée de l’ancien dictateur libyen sur leur territoire respectif. Plus prudent que son voisin, le Burkina Faso a même totalement exclu mardi d’accorder l’asile à Kaddafi « pour ne pas se créer des problèmes ».

Le guide déchu Mouammar Kaddafi fait en effet l’objet d’un avis de recherche international, après la diffusion vendredi d’une notice rouge par Interpol, alors que dans les derniers bastions pro-Kaddafi l’ultimatum pour une reddition sans combat expire samedi.

Jeuneafrique.com avec AFP