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France: un homme laissé libre après une agression à la hache tue la belle-mère de son amie

novembre 6, 2017

Un homme laissé libre après une agression à la hache tue la belle-mère de son amie

D’après les premiers éléments de l’enquête, la quadragénaire a été tuée de trois balles tirées.@ Florian Garcia/Sirpa
Laissé libre après avoir porté un coup de hache à un ami de la famille, un homme a tué la belle-mère de sa concubine, quelques jours plus tard, avant de se suicider.

Un homme a tué la belle-mère de sa concubine à Claviers, dans le Var, avant de retourner l’arme contre lui, quelques jours après avoir agressé un homme à la hache, a indiqué lundi le procureur de la République de Draguignan, ajoutant que l’homme est mort lundi.

Tuée de trois balles dans le dos.

Le drame, révélé par Var-Matin, est survenu samedi midi au domicile de la victime. D’après les premiers éléments de l’enquête, la quadragénaire a été tuée de trois balles tirées par un Franco-Tunisien né en 1984 qui vivait en concubinage avec la fille de son compagnon. Sa concubine, inquiète de ne pas voir revenir sa belle-mère partie faire une lessive chez elle, a trouvé son corps sans vie ainsi que celui de son concubin, grièvement blessé. Le couple était en instance de séparation.

Laissé libre après un coup de hache donné à un ami de la famille.

Quelques jours plus tôt, le 31 octobre, le trentenaire avait porté un coup de hache à un ami de la famille, lors d’une dispute liée à la séparation d’avec sa concubine. Placé en garde à vue puis déféré devant un juge, il avait été laissé libre sous contrôle judiciaire, ne présentant pas d’antécédents de violence. Selon le parquet, le coup porté avec la hache l’aurait été avec le manche, n’occasionnant qu’un hématome. La dangerosité de l’individu, qui aurait pu justifier une détention, n’avait donc pas été établie, toujours selon le parquet de Draguignan.

Déjà convoqué pour détention de cannabis.

Quelques jours auparavant, l’auteur des faits avait été interpellé par les gendarmes et il avait été découvert chez lui une quantité importante de cannabis (9 kilos d’herbe), ce qui lui avait valu d’être convoqué en décembre pour une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). L’enquête confiée à la gendarmerie va maintenant consister à éclaircir les conditions dans lesquelles cet homme a pu acquérir le revolver qui lui a servi à tuer la belle-mère de sa concubine. Selon le parquet, son geste pourrait s’expliquer par la perspective qu’il avait de se voir expulser de la maison de son beau-père, où il vivait avec sa compagne et leur enfant, alors qu’il était coupé de ses attaches familiales tunisiennes et était au chômage.

Par Rédaction Europe1.fr avec AFP
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Une journaliste d’une radio critique du pouvoir poignardée à Moscou

octobre 23, 2017

Une photographie affichée dans les locaux de la radio russe Echo, montrant les employés de la chaîne et la journaliste agressée (à droite de l’image), à Moscou, le 23 octobre 2017 / © AFP / Vasily MAXIMOV

Une animatrice de la radio russe Echo de Moscou, critique du Kremlin, a été poignardée lundi en pleine rédaction par un inconnu qui a été interpellé, dernier exemple d’une longue liste de journalistes indépendants agressés en Russie ces dernières années.

Tatiana Felguengauer, rédactrice en chef adjointe de la radio et présentatrice d’une émission populaire du matin, participe régulièrement aux manifestations de l’opposition. Elle a été hospitalisée après avoir été agressée vers 09H45 GMT dans les locaux d’Echo de Moscou, situés en plein centre de la capitale russe.

L’assaillant a attaqué le gardien de l’immeuble avant de monter dans la rédaction et de « poignarder dans le cou l’animatrice Tatiana Felguengauer », a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef de la radio, Alexeï Venediktov.

« Il semblait viser expressément » cette jeune femme de 32 ans, selon M. Venediktov. « Il y avait beaucoup de sang et elle était en état de choc », a-t-il raconté à la presse.

Aussitôt hospitalisée, Tatiana Felguengauer était toujours « dans la salle d’opération » peu après 11H00 GMT, selon la même source. « On nous a dit que sa vie n’est pas en danger ».

« On n’a aucune idée de qui est cet homme », a-t-il assuré, en précisant que la sécurité de la radio l’avait maîtrisé et remis à la police.

Selon les forces de l’ordre, l’assaillant est un ressortissant d’un pays étranger, « mais nous ne savons pas duquel », a indiqué M. Venediktov.

« Il n’a rien dit quand il l’a attaquée », a précisé le rédacteur en chef de l’Echo de Moscou, ajoutant que tous ses collègues étaient « sous le choc ».

– Pas la première –

La radio Echo de Moscou, première station libre née en 1990 avant la chute du régime soviétique, était passée sous le contrôle du groupe public gazier Gazprom en 2001, un an après l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine.

La station a néanmoins réussi à rester jusqu’à présent la principale radio russe à offrir des points de vue indépendants, dans un paysage médiatique verrouillé où les grandes chaînes de télévision sont sous contrôle.

A la suite de l’attaque contre Tatiana Felguengauer, le Comité d’enquête russe, chargé des principales investigations criminelles dans le pays, a annoncé avoir ouvert une enquête pour « tentative d’homicide » contre un homme de 48 ans, sans plus de précisions.

La police de Moscou a de son côté indiqué disposer d’éléments concernant une « haine personnelle » de l’agresseur contre la journaliste, sans détails.

« Ce n’est pas la première fois qu’on attaque un journaliste de l’Echo de Moscou », rappelle M. Venediktov. Une autre journaliste et présentatrice de cette radio, Ioulia Latynina a annoncé cette année avoir quitté la Russie après une série d’agressions visant son domicile et sa voiture.

De nombreux journalistes ont été agressés, blessés ou assassinés ces dernières années dans le pays, les enquêtes de police n’aboutissant que très rarement.

Selon le Comité pour la protection des journalistes, quelque 58 journalistes ont été tués en Russie depuis 1992.

Romandie.com avec(©AFP / 23 octobre 2017 14h56)                

Canada: cinq blessés à Edmonton, un suspect arrêté, « acte de terrorisme »

octobre 1, 2017

Voiture de shérif dans des rues d’Edmonton au Canada, le 21 octobre 2009 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Dylan Lynch

Cinq personnes, dont un policier, ont été blessées dans la nuit à Edmonton (Ouest) après avoir été heurtées par des véhicules, et la police a annoncé dimanche l’arrestation d’un suspect dans ce qu’elle qualifie « d’acte de terrorisme ».

Dans un premier incident samedi en soirée, une voiture a renversé à vive allure des barrières et heurté un policier en service. Un homme en est sorti puis a poignardé le policier à terre à plusieurs reprises avant de s’enfuir, selon la police d’Edmonton. Quelques heures plus tard, après avoir forcé un contrôle routier, le suspect à bord d’un véhicule a heurté des piétons à deux endroits, dont quatre sont blessés, a indiqué la police qui a ensuite intercepté l’individu âgé d’une trentaine d’années.

Romandie.com avec(©AFP / 01 octobre 2017 14h47)                

France: Malaise d’une ancienne ministre, agressée sur un marché

juin 15, 2017

Paris – L’ancienne ministre française Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate de droite aux législatives à Paris, est tombée et a perdu connaissance plusieurs minutes jeudi matin, après avoir été agressée par un passant, a constaté une journaliste de l’AFP.

Mme Kosciusko-Morizet, en campagne sur un marché, distribuait des tracts lorsqu’un homme d’une cinquantaine d’années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant notamment de « bobo (bourgeoise bohême, ndlr) de merde ».

Déséquilibrée, l’ancienne ministre de l’Écologie sous la présidence de Nicolas Sarkozy a chuté au sol et perdu connaissance durant plusieurs minutes. Les pompiers sont intervenus et elle a repris connaissance, avant d’être conduite à l’hôpital.

Après cette altercation, l’homme est parti en courant vers la bouche de métro la plus proche. « C’est votre faute si on a Hidalgo (la socialiste Anne Hidalgo) aujourd’hui comme maire » à Paris, lui avait-il notamment lancé.

Une enquête a été ouverte pour « violences volontaires » à la suite de cet incident, a-t-on appris de source judiciaire.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a quant à lui rendu visite à l’hôpital à celle qui est souvent désignée en France par ses initiales : NKM, selon l’entourage du chef du gouvernement, issu du même parti de droite que Mme Kosciusko-Morizet.

« Tous mes voeux de rétablissement à mon amie Nathalie Kosciusko-Morizet. Je condamne cet acte d’une violence insupportable », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

NKM est candidate du parti Les Républicains, en ballottage défavorable dans sa circonscription parisienne face à un candidat de La République en Marche, le parti du président centriste Emmanuel Macron.

Anne Hidalgo, le concurrent de NKM, Gilles Le Gendre, et de nombreuses autres personnalités politiques ont exprimé leur soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet.

Romandie.com avec(©AFP / 15 juin 2017 12h39)                                            

France: un policier agressé devant Notre-Dame à Paris, l’assaillant blessé par balle

juin 6, 2017

Paris – Un homme a agressé un policier avec un marteau sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame et a été blessé par balle par un tir de riposte, a-t-on appris auprès de la préfecture de police.

Le corps de l’assaillant était au sol, devant le parvis de la cathédrale, un des monuments les plus visités de la capitale française, autour duquel un périmètre de sécurité a été installé, selon des sources sur place.

Un témoin a rapporté à l’AFP avoir entendu « crier très fort », puis vu « un mouvement de foule ». « Les gens ont paniqué, j’ai entendu deux coups de feu, vu un homme étendu par terre, du sang partout », a-t-il ajouté.

Le policier agressé a été légèrement blessé, a-t-on appris de source policière.

Les autorités ont demandé au public d’éviter le secteur. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête.

L’attaque intervient trois jours après un attentat perpétré samedi soir au coeur de Londres, revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), et qui a fait sept morts.

La France a connu depuis janvier 2015 une vague inédite d’attentats sur son sol qui ont fait au total 239 morts et des centaines de blessés. Plusieurs de ces attaques ou tentatives ont visé des militaires ou des policiers.

Le 20 avril, sur la célèbre artère parisienne des Champs Elysées, un Français de 39 ans avait tué un policier de 37 ans de deux balles dans la tête et blessé deux autres agents et une passante allemande, avant d’être abattu. L’attaque avait eu lieu à trois jours de l’élection présidentielle française.

La France est placée sous le régime exceptionnel de l’état d’urgence depuis les attentats de novembre 2015 (130 morts) à Paris, du jamais vu depuis la guerre d’indépendance d’avec l’Algérie il y a soixante ans. Le dispositif sécuritaire a été drastiquement renforcé. Signe le plus visible : le déploiement de 7.000 militaires dans les rues, gares et lieux touristiques.

Le groupe EI, qui perd du terrain en Irak et en Syrie où il a proclamé un califat en 2014, menace régulièrement la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays.

L’EI a appelé en outre à frapper les « mécréants » partout où cela est possible et le groupe cherche à s’exporter en Europe grâce aux jihadistes qui reviennent de Syrie avec pour mandat de mener des opérations sur le sol européen.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juin 2017 17h18)                                            

Le Maroc dénonce l’agression de l’un de ses diplomates par un responsable algérien

mai 19, 2017

Le numéro deux de l’ambassadeur du Maroc aux Caraibes recevant les premiers soins après son agression par un diplomate algérien. © DR

Le Maroc a dénoncé le 18 mai l’agression physique de l’un de ses diplomates par un responsable algérien lors d’une réunion d’un comité onusien dans les Caraïbes. La rivalité des pays voisins sur la délicate question du Sahara occidental en serait la cause.

Le Comité spécial des 24, une commission de l’ONU sur la décolonisation, tenait ce jeudi 18 mai une réunion sur l’île antillaise de Sainte-Lucie.

« Depuis ces dernières années, à chacune de ces réunions se pose le problème de la représentativité pour nos provinces du sud [Sahara occidental], où nos représentants élus contestent la présence du Front Polisario », explique un responsable marocain à l’AFP.

Au cours de la réunion, Soufiane Mimouni, directeur général du ministère des Affaires étrangères algérien, « a agressé physiquement l’adjoint de notre ambassadeur à Sainte-Lucie », accuse ce responsable marocain.

Notre diplomate a dû partir à l’hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée

« Notre diplomate a dû partir à l’hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée », ajoute-t-il, photo à l’appui. Sur ces clichés, que l’AFP a donc pu consulter, on voit un homme allongé sur le sol et auquel une secouriste porte assistance.

La rivalité Rabat-Alger exacerbée

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita a confirmé l’incident à l’agence de presse. « Arriver ainsi à transgresser tous les us et coutumes diplomatiques, de la part d’un haut diplomate, troisième personnage du ministère des Affaires étrangères algérien, c’est grave. Ce genre d’extrême, jusqu’à l’agression physique, c’est unique dans les annales. »

© DR

« Cela traduit une extrême nervosité de la diplomatie algérienne : qu’un représentant algérien se déplace jusqu’à Sainte-Lucie, et énervé par la demande de nos représentants, en vienne ainsi aux mains. C’est d’autant plus surprenant de la part d’un pays qui se dit simplement observateur » au Sahara, ajoute-t-il, appelant Alger « à […] contribuer à une solution et à assumer sa responsabilité dans ce dossier ».

Cela traduit une extrême nervosité de la diplomatie algérienne

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est depuis 1975 en grande partie sous contrôle du royaume chérifien, qui le considère comme partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, en réclame l’indépendance.

Avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) début 2017, la rivalité entre Rabat et Alger s’est exacerbée autour de cette question du Sahara occidental, et donne lieu à une sourde lutte d’influence au sein des organisations et rencontres internationales.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ce que Kim Kardashian a dit à la juge à propos de son agression à Paris

mars 18, 2017

« Le Monde » a pris connaissance de l’audition de la vedette américaine devant la juge d’instruction française qui enquête sur le braquage dont elle a été victime à Paris.

Kim Kardashian West, en mai 2016.

Kim Kardashian West, en mai 2016. MIKE SEGAR / REUTERS
New York, 2 février, 9 h 55. Kim Kardashian a pénétré quelques instants plus tôt dans les bureaux du procureur fédéral. Accompagnée de ses deux avocats parisiens, dont le pénaliste réputé Jean Veil, la vedette américaine fait face à Armelle Briand, la juge d’instruction française chargée de l’enquête sur l’agression et le vol dont elle a été victime à Paris dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016. Près de 9 millions de dollars de bijoux lui ont été dérobés. Débute alors une audition qui va durer toute la journée et dont Le Monde a pu prendre connaissance.

Kim Kardashian n’a pas souhaité revenir à Paris. « Je sens que ce n’est pas un endroit pour moi, je parle de Paris. Ce n’est pas un endroit pour moi sur le plan émotionnel », justifie-t-elle en préambule. Elle est bien évidemment au courant des interpellations qui ont eu lieu dans la capitale le 9 janvier. « Je me suis sentie soulagée et très fière du système judiciaire français, dit-elle. Ça ne m’a pas donné pour autant un sentiment de sécurité dans le monde et cette expérience m’a ouvert les yeux sur le fait que le monde n’était plus un endroit sûr. »

« Ils étaient au courant de mes déplacements »

Après avoir donné le détail des personnes qui l’accompagnaient lors de son séjour parisien, la vedette de la télé-réalité se souvient avoir eu un pressentiment avant de quitter Los Angeles où elle réside, pour se rendre à la Fashion Week. « Cela faisait quinze jours déjà que nous avions peur d’être victimes d’un attentat terroriste en sortant du pays, et pas seulement en allant à Paris. Quand Kourtney [sa sœur] a eu un problème de passeport, je me suis dit que quelque chose de mauvais allait arriver. J’ai eu ce pressentiment. Je tenais à vous le dire parce que c’était un sentiment tellement profond : tous les soirs, à Paris, je faisais une prière en remerciant que rien ne nous soit arrivé. » Affirme-t-elle ça parce qu’elle est aujourd’hui convaincue, comme elle le dit, que c’était un « coup monté » à partir d’un « renseignement [qui] venait de l’intérieur » ?

Devant la juge, Kim Kardashian souligne que ses soupçons portent sur Michaël et son frère Gary Madar appartenant à l’équipe de chauffeurs qui s’occupait d’elle et de son mari, le rappeur Kanye West, quand ils venaient à Paris. Et cela depuis au moins quatre ans. « Quelques semaines avant notre arrivée, ils ont envoyé un texto à mon assistante Stephanie S. pour proposer un service de transport gratuit, ce qu’ils n’avaient jamais fait auparavant. (…) J’ai trouvé ça bizarre. »

Gary Madar a été mis en examen le 12 janvier pour complicité de vol avec arme en bande organisée, complicité d’enlèvement et séquestration et association de malfaiteurs. Mais contrairement aux neuf autres personnes mises en cause dans ce dossier, il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire et reste présumé innocent, comme l’ensemble des mis en examen. Contacté, son avocat, Me Arthur Vercken n’a pas donné suite. « Ils étaient au courant de mes déplacements, indique-t-elle pourtant. Nous avions confiance en eux. »

« J’ai compris que quelque chose n’allait pas »

Traumatisée par son agression, Kim Kardashian en a gardé un souvenir très précis qu’elle livre ensuite en détail au magistrat français.

Alors que ses amis étaient partis en boîte, Kim Kardashian raconte avoir entendu des gens monter l’escalier qui mène à sa chambre. « Ils faisaient vraiment du bruit avec leurs pieds. (…) Je croyais que ma sœur et Stephanie rentraient ivres et faisaient du vacarme. J’ai dit “hello”. Je pensais que c’était elles mais comme personne n’a répondu, j’ai compris que quelque chose n’allait pas ». (…). C’est alors qu’elle voit deux hommes en tenue de police entrer avec le concierge.  « Ils étaient agressifs (…). Je croyais qu’il s’agissait de terroristes venus pour m’enlever.«  Dans la panique elle tente de se saisir de son téléphone, en vain.  »Je me souviens que j’avais un sentiment indescriptible, comme le cœur qui sort de la poitrine. Je comprenais que j’allais mourir. » Très vite, les deux hommes disent « ring, ring ». Ils font référence à la bague estimée à 4 millions de dollars avec laquelle Kim Kardashian a posé sur plusieurs photos qu’elle a elle-même postée sur les réseaux sociaux.

« Quand le grand a pris la bague, il l’a mise dans la lumière de la fenêtre pour vérifier que c’était bien la bague. Il a dit quelque chose en français que je n’ai pas compris mais on voyait qu’il était content ». Elle pense à fuir mais balaie finalement l’idée de peur qu’ils lui tirent dessus. L’un des deux hommes dit  « money, money, money ». L’autre sans doute agacée par les cris de leur victime sort du ruban adhésif et des « serre-flex » en plastique pour lui lier les poignets.

« Je me suis tournée vers le concierge pour lui demander si nous allions mourir et leur dire de ne pas nous tuer (…). Le concierge m’a dit “shut up”, il m’a dit de me taire, qu’il ne savait pas ce qui allait nous arriver, qu’il avait aussi des enfants, qu’il fallait que je me taise ». L’un des deux agresseurs lui met du ruban sur la bouche et lui attache les poignets. « J’étais certaine qu’il allait me violer », confie-t-elle. Elle précisera plus tard lors de l’audition qu’elle n’a pas été agressée sexuellement.

« Il a ensuite vu mon sac à bijoux. (…) Il était tellement excité lorsqu’il a vu mes bijoux. (…) Il y avait tellement de choses, c’était un grand coffret, il y avait vingt articles, tout ce que je possédais, trois montres. (…)  Le butin récupéré, l’un des deux hommes la porte jusque dans la salle de bains. Ils prennent ensuite la fuite par la porte principale.

En bas, les deux hommes retrouvent trois complices et quittent les lieux à pied et à vélos. Alertée, la police arrive à l’hôtel de la rue Tronchet (8e arrondissement) qui s’était fait une spécialité d’accueillir les stars en toute discrétion. « J’avais très peur (…) car ils avaient la même tenue que les autres, et je me demandais qui étaient les vrais agents », explique-t-elle.

Son garde du corps a été remercié

Son récit corrobore les éléments réunis par les policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB). Sur les dix personnes mises en examen, trois ont reconnu les faits dont Aomar Ait Khedache, considéré comme l’un des organisateurs du braquage par les enquêteurs. Il a toutefois assuré qu’aucune arme n’avait été exhibée, allant même jusqu’à dire que « ce n’était pas un truc violent ».

Lors de son audition, Kim Kardashian a assuré que beaucoup de choses ont changé pour elle depuis son agression. « Je pense que ma perception des bijoux a changé, je n’y tiens plus comme avant. Je n’ai plus les mêmes sentiments. En fait, je trouve que c’est devenu un fardeau de posséder des bijoux aussi chers. (…) Aucun objet n’a de valeur sentimentale qui peut être comparée au fait de rentrer chez soi et de retrouver ses enfants, sa vie de famille. » Une allusion aux nombreuses photos qu’elle avait l’habitude de poster sur les réseaux sociaux où il était facile de voir qu’elle portait des bijoux de grande valeur.

Lors de son audition, M. Ait Khedache avait lui même souligné que toutes les informations se trouvaient sur Internet. Autre changement, son garde du corps – qui n’a pourtant pas été mis en cause – a été remercié. « J’ai senti que les gens pourraient croire que je suis une cible facile s’il était encore auprès de moi », justifie-t-elle.

Contacté par Le Monde, son avocat, Me Jean Veil, n’a pas donné suite.

Lemonde.fr par  Simon Piel , Journaliste au Monde

Tunisie : mobilisation et réaction du gouvernement après l’agression de trois personnes d’origine congolaise

décembre 26, 2016

En Tunisie, la société civile hausse le ton pour mettre fin au racisme. © Tim Pierce/CC/Flickr

Des dizaines de Tunisiens et d’étudiants Subsahariens se sont réunis à Tunis pour dénoncer une « multiplication des agressions racistes », après la violente agression samedi de trois personnes d’origine congolaise.

« Deux ont eu la gorge tranchée et le troisième a été poignardé. […] Nous réclamons justice », a expliqué à l’AFP Rachid Ahmad Souleimane, président de l’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (Aesat) lors d’une manifestation organisée dimanche 25 décembre devant le Théâtre municipal de Tunis, sur l’avenue Habib Bourguiba.

Une centaine de personnes était présente pour dénoncer de « multiples cas d’agressions », dont celle subie la veille dans la capitale par trois personnes d’origines congolaise.

Plus largement, il s’agissait pour les personnes rassemblées de dénoncer la situation dont souffrent les étudiants africains depuis des années en Tunisie, a expliqué à l’agence TAP un membre de l’Aesat sur place.

Plaintes sans réponses

« On a longtemps porté plainte dans les postes de police contre des cas récurrents de discrimination et de violence subies sans jamais avoir de réponse », s’est-il indigné. « Il y a eu même des cas de décès. » Autre objectif aussi du rassemblement, selon lui : appeler le gouvernement à « assurer notre protection et garantir nos droits. »

Plusieurs organisations, des militants et de simples internautes tunisiens et étrangers ont exprimé leur colère et leur indignation suite à cette dernière agression, exprimant leur solidarité avec toutes les victimes de racisme dans le pays. À l’instar de Saadia Mosbah, présidente de l’association M’nemti, ou l’association malienne des étudiants et stagiaires en Tunisie (Amest).

 

 

L’agresseur des trois personnes d’origine congolaise a été interpellé et devait être présenté ce lundi 26 décembre à la justice, a indiqué son père sur la radio Mosaïque FM, affirmant que son fils souffrait de « troubles psychologiques ».

Examen en urgence d’un projet de loi

Au lendemain de ces agressions, la ministre Samira Merai s’est rendue au chevet d’une des victimes d’origine congolaises à l’hôpital Charles Nicole, donnant des consignes au staff médical pour « prendre soin de la malade et mettre à sa disposition tous les moyens de confort jusqu’à son rétablissement. »

 

Mehdi Ben Gharbia, le ministre tunisien chargé des droits de l’Homme, a également rendu visite aux victimes hospitalisées et appelé à « briser le silence » autour du racisme. « Un grand travail nous attend afin de changer les mentalités », a-t-il déclaré.

Il faut une stratégie nationale afin de changer les mentalités

À l’occasion de la journée nationale contre la discrimination raciale, organisée le 26 décembre par le ministère des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l’Homme, le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed a par ailleurs appelé à l’examen « en urgence » par le Parlement d’un projet de loi pénalisant le racisme.

« Il faut une stratégie nationale afin de changer les mentalités, [et] une loi qui criminalise la discrimination », a-t-il déclaré. « L’initiative législative présentée il y a presque deux ans au Parlement est une étape vers […] la poursuite des auteurs de ces crimes : je demande à ce que les députés en débattent en urgence. Il faut aussi lancer des campagnes de sensibilisation », a-t-il ajouté.

 

Selon Youssef Chahed, « il est de notre devoir d’entamer la discussion […] sur ces sujets tabous », car « la discrimination raciale constitue une atteinte aux droits de l’Homme ». Il a par ailleurs indiqué vouloir faire de cette journée nationale du 26 décembre un « rendez-vous annuel ».

En juin, des organisations de la société civile avaient présenté leur propre proposition de loi criminalisant toute forme de discrimination, et obtenu le soutien de députés de la majorité, dans le cadre notamment de la lutte antiraciste. Selon des juristes, la Tunisie ne compte à ce jour aucune loi spécifique à la lutte contre les discriminations ; une seule, dédiée à la liberté de la presse, en fait mention.

Jeuneafrique.com

Football: Un espoir français en garde à vue pour une agression très grave

décembre 9, 2016

Le joueur de Reims Antoine Conte se trouve actuellement en garde à vue, rapporte la radio Europe 1.

Antoine Conte, international français M21, se trouve en garde à vue.

Antoine Conte, international français M21, se trouve en garde à vue. Image: AFP

Antoine Conte, défenseur de 22 ans formé au PSG, se trouve en garde à vue après une violente agression, relate Europe 1 sur son site internet.

Le joueur de Reims en Ligue 2, présent dans toutes les sélections juniores de l’équipe de France, a poursuivi sa compagne dans la rue après une dispute. Il a continué à la frapper avant qu’un jeune homme de 19 ans ne s’interpose.

Hors de lui, Antoine Conte est allé chercher une batte de baseball pour frapper le jeune homme à la tête. Ce dernier souffre d’une hémorragie cérébrale et se trouve entre la vie et la mort selon la radio français. (Le Matin)

Lematin.ch (Créé: 09.12.2016, 09h04)

États-Unis : une parlementaire d’origine somalienne victime d’une agression raciste dans un taxi

décembre 9, 2016

Ilhan Omar, élue parlementaire à la Chambre des représentants du Minnesota, d’origine somalienne et de confession musulmane,, lors d’un rassemblement à Minneapolis, le 29 novembre 2016. © Jim Mone/AP/SIPA

Son élection il y a un mois à peine à la Chambre des représentants du Minnesota était une première aux États-Unis. Ilhan Omar, musulmane pratiquante d’origine somalienne, a été victime mardi soir d’une agression raciste à Washington.

« Je n’ai jamais subi de menaces aussi haineuses, insultantes, islamophobes et sexistes », a déclaré Ilhan Omar sur son compte Facebook, profondément choquée par l’attitude du chauffeur de taxi qui l’a raccompagnée à son hôtel mardi soir après qu’elle a été reçue l’après-midi à la Maison Blanche.

Le chauffeur de taxi l’a accusée d’appartenir au groupe terroriste État islamique (EI) et l’a menacée de lui ôter son hijab, explique la jeune femme de confession musulmane, qui à 33 ans vient tout juste d’être élue à la Chambre des représentants du Minnesota (nord). De peur que l’accrochage ne dégénère, elle raconte s’être précipitée en dehors du taxi, sans donner plus de détails.

« Je suis toujours choquée par cet incident et je n’arrive pas à comprendre comment des personnes osent ainsi afficher leur haine envers les musulmans », confie Ilhan Omar, qui conclut en disant prier « pour tous ceux qui abritent la haine dans leur cœur ».

 

Du camp de réfugiés à la Chambre des représentants

Son élection dans le Minnesota, où vivent près d’un tiers des Somaliens installés sur le territoire américain, représente une première aux États-Unis.

Musulmane pratiquante, arrivé dans le pays à l’âge de onze ans, Ilhan Omar a vécu quatre ans dans un camp de réfugiés au Kenya. Elle fera sa première rentrée politique à la Chambre des représentants du Minnesota le 3 janvier prochain.

Jeuneafrique.com par