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États-Unis: Le mari de Nancy Pelosi agressé à coups de marteau dans sa résidence de San Francisco

octobre 28, 2022

L’agresseur était à la recherche de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Paul Pelosi

Le mari de Nancy Pelosi, Paul Pelosi, a été victime d’une agression à son domicile vendredi matin. Photo: AP/Andrew Harnik

Paul Pelosi, le mari de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, a été attaqué par un individu qui s’est introduit pendant la nuit dans la résidence du couple à San Francisco. Blessé lors de l’agression, Paul Pelosi a été transporté à l’hôpital.

Selon le chef de la police de San Francisco, William Scott, les policiers ont été appelés à la résidence des Pelosi vers 2 h 27 du matin.

À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont aperçu un homme brandissant un marteau en train de s’en prendre physiquement à Paul Pelosi.

Le suspect, David DePape, 42 ans, a été aussitôt maîtrisé et arrêté par les agents.

Paul Pelosi ainsi que le suspect ont été rapidement transportés à l’hôpital.

Dans une déclaration publiée en matinée, le porte-parole de Nancy Pelosi, Drew Hammil, a assuré que Paul Pelosi recevait d’excellents soins médicaux et devrait se rétablir complètement.

Un périmètre policier érigé près de la résidence des Pelosi.

Les Pelosi habitent cette maison de brique rouge, quartier Pacific Heights, à San Francisco, depuis 1987. Photo: AP/Eric Risberg

David DePape, de son côté, devra faire face à de nombreuses accusations notamment de tentative de meurtre et d’agression armée, a déclaré le chef de police de San Francisco.

À la recherche de Nancy Pelosi

Selon la chaîne CNN, qui cite des sources policières, l’agresseur était à la recherche de la cheffe démocrate et aurait crié à plusieurs reprises où est Nancy, où est Nancy? lors de l’intrusion dans le domicile. Or, la présidente de la Chambre des représentants se trouvait à Washington au moment de l’agression.

Ces mêmes sources affirment que l’agresseur a ensuite tenté sans succès d’attacher Paul Pelosi jusqu’à ce que sa femme Nancy rentre à la maison. L’individu aurait également déclaré aux policiers sur les lieux de l’attaque qu’il attendait Nancy.

Le chef de police de San Francisco a déclaré en point de presse vendredi après-midi que les motifs de l’agresseur étaient toujours à déterminer sans donner davantage de détails sur la façon dont l’intrus a pu accéder à la résidence privée de la présidente de la Chambre des représentants.

En l’absence de Mme Pelosi, aucun dispositif de sécurité gouvernemental n’était maintenu à sa résidence, selon une source familière avec le protocole de sécurité, citée par CNN.

Nancy Pelosi en conférence de presse au Capitole le 29 juillet 2022.

La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi (Archives). Photo: AP/J.Scott Applewhite

La police du Capitole a pour sa part déclaré que des agents spéciaux de son bureau de Californie sont rapidement arrivés sur les lieux de l’agression. Des enquêteurs de la section d’évaluation des menaces de la police du Capitole sur la côte Est ont aussi été dépêchés pour aider le FBI et la police de San Francisco dans leur enquête.

À Washington, la Maison-Blanche a aussitôt condamné cette agression, affirmant que le président Joe Biden avait eu un échange avec Nancy Pelosi dans la matinée.

Le président prie pour Paul Pelosi et toute la famille de la représentante Pelosi, a indiqué la secrétaire de presse Karine Jean-Pierre, dans un communiqué. La vice-présidente Kamala Harris a aussi exprimé sa consternation à la suite de l’attaque.

Le leader républicain au Sénat, Mitch McConnell, s’est pour sa part dit horrifié et dégoûté par cette agression.

Je suis heureux d’apprendre que Paul est sur la bonne voie pour se rétablir complètement et que les forces de l’ordre, y compris notre excellente police du Capitole, sont sur l’affaire, a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

Âgé de 82 ans, Paul Pelosi est un homme d’affaires qui possède la société de conseil et d’investissement immobilier Financial Leasing Service, dont le siège social est à San Francisco.

Mariés depuis 1963 et parents de cinq enfants, Nancy et Paul Pelosi habitent cette résidence du quartier Pacific Heights depuis 1987.

Élections de mi-mandat sous tension

Cette agression contre un proche de la cheffe de la majorité démocrate survient à moins de deux semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, où plusieurs élus américains ont sonné l’alarme dernièrement contre le regain de menaces dont ils sont l’objet.

Selon la police du Capitole, chargée de protéger les membres du Congrès, les menaces contre ces derniers ont plus que doublé depuis 2017, passant de 3939 à 9625 en 2021.

En janvier 2021, quatre jours avant l’assaut contre le Capitole du 6 janvier, la propriété des Pelosi avait été vandalisée. Une tête de porc et du faux sang avaient notamment été laissés sur le trottoir devant la maison.

Le même jour, la résidence du chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, avait également été la cible de vandales.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et CNN

Congo/Brazzaville: nuits d’horreur aux domiciles de deux hommes politiques

octobre 27, 2022

Deux politiques congolais, Christian et Prince, agressés at home, en l’espace d’une semaine, quasiment de la même manière. Règlement du solde de vieux comptes politiques ou affaire de cul?

 » Je me suis laissé emporter par une virée nocturne avec des amis. Du centre-ville à Bacongo, je ne voyais pas le temps passer. Et c’est vers 5h du matin que je décide enfin de repartir chez moi… », relate, le cou perclus d’humilité, tête et jambe droite bariolées de pansement, Christian Diatou, discret homme d’affaires et politique qui était très proche de feu Parfait Kolélas. Il est par ailleurs considéré comme le plus que frère du nouveau député Alban Kaki, tombeur de Princesse Mouangassa, au terme d’un contentieux électoral qui a tourné en faveur du plaignant à la suite de la décision rendue par la cour constitutionnelle.

Le jeune homme de quelque 40 ans est loin d’oublier le film d’horreur dont il a été l’acteur principal. « Pendant que je cherchais à allumer ma télévision pour écouter le journal Afrique de RFI de 5h30, sur canal plus, j’ai vu un homme cagoulé, rampant comme un reptile. Il était armé d’un coupe coupe. Le temps de me sauver, je me retrouve nez à nez avec lui. Nous en venons tout de suite aux mains, avant qu’un autre, également cagoulé et armé d’une barre de fer, ne vienne à la rescousse du premier que je tentais de tenir en respect. Puis arrive un troisième bandit, poursuit Christian, visiblement marqué par ce film d’horreur qu’il n’oubliera jamais. Le temps de crier Oh voleur! L’agressé, qui perd énormément du sang, réussit à s’extraire des armes blanches de ses 3 bourreaux.

Il vit, malheureusement, seul dans cette grande parcelle. Les voisins, in-extremis, volent au secours de Christian, urgemment conduit à l’hôpital. Il est 6h du matin. Les 3 bandits armés, à l’insu de tout le monde, trouvent le moyen de se cacher sur la toiture de la maison annexe, sur laquelle ils s’aplatissent, la peur dans le ventre, comme des poussins apercevant l’ombre d’un épervier. Des recherches effectuées par les voisins s’avèrent infructueuses. Heureusement, une jeune élève a suivi la scène depuis le balcon d’un R+2. Et c’est elle qui lance l’alerte sur la localisation de la cachette des 3 agresseurs. 2 prennent la poudre d’escampette. Le troisième est vite maîtrisé par des populations en colère. L’enquête confiée à la police permet de mettre la main sur l’un des deux en fuite. Les 2 bandits armés méditent en ce moment leur sort au commissariat du Rond- point la Coupole à Brazzaville. Selon les premiers éléments d’enquête, les 3 bandits armés auraient été en mission commandée, avec pour acte prémédité : « la liquidation physique Christian « . Pourquoi? Mystère sur les vrais commanditaires. Les fins limiers de la police sont à pied d’œuvre.

À peu près, c’est le même scénario qu’a connu Prince Bahamboula, nouveau député de Mayama. Quelques jours avant, le jeune député s’était imprudemment fendu d’une vidéo par laquelle, via réseaux sociaux, il se déchargeait de ses fonctions de directeur de cabinet du ministre de l’Artisanat et des PME. Il semble plutôt que c’est Lydia Mikolo qui aurait décidé de mettre fin aux fonctions de son directeur de cabinet. Prince , yeux bouffis de sommeil sur le canapé, a été cueilli à son domicile sis « Immeuble Flamboyant » par 3 malfrats.

L’un tenait un sachet qui devait servir de pratique de mort par étouffement à appliquer à sa victime. Qui a eu la vie sauve en brisant la porte vitrée qui donne sur son balcon, à partir duquel il s’est mis à crier : » Au secours! ». N’eût été ce cri de détresse qui a alerté un militaire en faction dans le voisinage, les malfrats auraient pu commettre leur forfait. Bien avant de s’introduire à l’immeuble Flamboyant, les bandits, bien informés sur la localisation de l’appartement de leur victime, avaient pris le soin de priver l’immeuble de la fourniture d’électricité. Vrai ou faux lorsque l’on sait que les coupures d’électricité sont récurrentes à Brazzaville?

Une curieuse ressemblance. Christian comme Prince, jeunes politiques, vivent chacun seul. Ils ont été agressés quasiment de la même manière. Ont-ils une vie politique gênante pour que des méchants politiques qui infestent la cour à vipères à Brazzaville leur en veulent tant? Des jeunes et beaux gosses friqués, sans femme à la maison, vivent -ils comme des anges de Dieu, sans une ou des copines qui connaissent bien leur vie mouvementée ? Des questions, rien que des questions.

Avec Sacer-infos par A.Ndongo, journaliste économique et financier

France-Affaire Hamraoui : Aminata Diallo placée en détention provisoire

septembre 16, 2022

Elle avait déjà été entendue en novembre 2021 dans le cadre de l’enquête sur l’agression, par deux hommes, de son ancienne coéquipière Kheira Hamraoui.

Aminata Diallo a ete interpellee puis mise en examen ce vendredi 16 septembre par la police parisienne.
Aminata Diallo a été interpellée puis mise en examen ce vendredi 16 septembre par la police parisienne.© VICTOR JOLY / Victor Joly / DPPI via AFP

Encore un rebondissement dans l’affaire de l’agression de Kheira Hamraoui : son ex-coéquipière au PSG Aminata Diallo, un temps soupçonnée au début de l’enquête, a été interpellée tôt, vendredi 16 septembre, à son domicile et à nouveau placée en garde à vue. Aminata Diallo, sans club depuis sa fin de contrat au PSG, avait déjà été placée en garde à vue dans cette affaire en novembre 2021, avant de ressortir libre, sans charge retenue contre elle.

Le 4 novembre 2021, Kheira Hamraoui avait été agressée à coups de barre de fer et frappée sur les jambes par deux hommes, devant Aminata Diallo, alors qu’elles rentraient en voiture d’un dîner d’équipe. La joueuse avait été ensuite conduite à l’hôpital pour recevoir des points de suture.

Selon le parquet de Versailles, contacté par l’Agence France-Presse, il reste « environ huit heures » à effectuer sur cette garde à vue entamée en novembre, limitée légalement à 48 heures au total. Elle l’effectue dans les locaux de la police judiciaire de Versailles. Contacté par l’AFP, l’avocat d’Aminata Diallo, Me Mourad Battikh, n’a pas souhaité commenter dans l’immédiat. Cette nouvelle interpellation fait suite à l’arrestation de quatre hommes mercredi et jeudi en région parisienne.

Aminata Diallo a été déférée vendredi en début d’après-midi pour être présentée à une juge d’instruction en vue d’une mise en examen. Dans la même affaire, deux hommes soupçonnés d’avoir participé à l’agression ont par ailleurs été mis en examen pour « association de malfaiteurs » et « violences aggravées » à l’encontre de Kheira Hamraoui, les premières poursuites dans ce dossier. Le parquet a requis de la détention provisoire à leur encontre. Les deux autres hommes mis en cause, déférés dans la journée, attendaient de comparaître devant le magistrat enquêteur vendredi en début d’après-midi.

Selon une source proche du dossier, Aminata Diallo, impliquée par les autres mis en cause au cours de leur garde à vue, « n’a pas dit grand-chose » vendredi devant les enquêteurs. « Elle n’a pas reconnu sa participation [à l’agression, NDLR] avant de vite invoquer son droit au silence », a précisé cette source. L’ancienne joueuse du PSG a été mise en examen pour « violences aggravées » dans la soirée, puis placée en détention provisoire pour « violences aggravées » et « association de malfaiteurs ».

Une information judiciaire ouverte pour « violences aggravées »

Trois d’entre eux, entendus par la police depuis mercredi matin, devaient être déférés et présentés à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen vendredi matin, a précisé le parquet de Versailles. Selon plusieurs sources, ils ont reconnu leur présence sur les lieux de l’agression. Toutes ces arrestations interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « association de malfaiteurs » et « violences aggravées ».

Après l’agression à coups de barre de fer de Kheira Hamraoui, 32 ans et 39 sélections en équipe de France, l’hypothèse d’une rivalité entre les deux joueuses du Paris Saint-Germain, qui évoluent au même poste de milieu de terrain, avait été, dans un premier temps, envisagée. Aminata Diallo et l’un de ses amis, incarcéré à Lyon, avaient été placés en garde à vue, mais aucune charge n’avait finalement été retenue contre eux. Aminata Diallo a toujours vivement contesté être impliquée.

« J’ai vécu un vrai guet-apens. Ces individus m’attendaient derrière un camion. Ils étaient au bon endroit, au bon moment. Comment ont-ils pu être si bien renseignés ? C’est autant de questions sans réponse encore aujourd’hui », avait-elle déclaré au journal L’Équipe en juin. Cette affaire avait totalement déstabilisé le vestiaire du PSG et eu un impact négatif sur les performances sportives des deux joueuses.

Entre Hamraoui et le PSG, un divorce qui ne dit pas son nom

La relation de Hamraoui avec plusieurs de ses coéquipières, notamment Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani, s’était fortement dégradée, ces dernières lui reprochant la première garde à vue d’Aminata Diallo. Au printemps, le conseil d’Hamraoui avait alerté le PSG sur « une campagne de harcèlement et de dénigrement » menée par plusieurs joueuses contre sa cliente.

Dans un courrier envoyé au club, il accusait Aminata Diallo d’avoir, au cours de la saison, « interpellé » le garde du corps de Kheira Hamraoui pour « menacer » cette dernière ou encore de l’avoir directement « insultée ». Sous contrat avec le club parisien jusqu’en juin 2023, Hamraoui est tenue à l’écart du groupe professionnel depuis le début de la saison 2022-2023. Une situation qu’elle a fait constater par un huissier durant un entraînement la semaine passée.

L’ancienne Barcelonaise « veut honorer la dernière année de son contrat : elle restera Parisienne cette saison », a insisté son entourage auprès de l’AFP après les déclarations de la directrice sportive adjointe du PSG féminin, Sabrina Delannoy. Au micro de Canal+, elle avait dit : « Hamraoui ne fait pas partie des projets sportifs du PSG et ça restera comme ça pour toute la saison. »

Avec Le Point

Pierre-Emerick Aubameyang violemment agressé chez lui

septembre 2, 2022

Les faits font froid dans le dos. Le lundi matin du 29 août, le journal espagnol El Pais a révélé que l’attaquant du FC Barcelone, Pierre-Emerick Aubameyang a été violemment agressé chez lui, dans la nuit de dimanche à lundi, vers une heure du matin.

Selon la même source, au moins quatre personnes munies d’armes à feu et de barres de fer ont pénétré dans son domicile de Castelldefels, une commune au sud de Barcelone, en passant par le jardin. Elles s’en sont violemment prises au joueur et à sa femme, n’hésitant pas à les menacer et à les frapper.

Ces agresseurs sont notamment parvenus à ouvrir un coffre-fort et à dérober plusieurs bijoux, puis ils ont pris la fuite dans une Audi A3 blanche.

La police catalane est à leur recherche.

Il est évidemment trop tôt pour dire si ce fait divers va influer sur l’avenir sportif du Gabonais de 33 ans.

Ces derniers jours, selon des médias anglais, le profil d’Aubameyang intéressait en effet Chelsea et Manchester United, deux clubs en quête d’un numéro neuf.

Avec Gabonnews par Jarele SIKA

Canada-Arrestation d’une diplomate sénégalaise : elle devait plus de 45 000 $ à son locateur

août 8, 2022
L'écusson du Service de police de la Ville de Gatineau sur l'uniforme d'un policier.

Le SPVG soutient que ses agents ont été appelés en renfort pour aider l’huissier à exécuter son ordonnance dans le conflit diplomatique impliquant une diplomate sénégalaise (archives). Photo : Radio-Canada

Une ordonnance du Tribunal administratif du logement, dont Radio-Canada a obtenu copie, explique la raison de la visite d’un huissier à la résidence d’une diplomate sénégalaise le 2 août. Cette visite a dégénéré et des policiers se sont rendus sur les lieux. Il s’en est suivi une intervention musclée, qui s’est transformée en incident diplomatique.

C’est après cette décision qu’un huissier s’est rendu chez la dame qui a été arrêtée, puis relâchée par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Elle devait plus de 45 000 $ en dommage à son locateur, selon les documents judiciaires.

La décision a été rendue le 2 juin, mais la dame était absente lors de l’audience.

Dans le document, on y apprend que le locateur demande le recouvrement du loyer non payé au moment du départ du locataire, des dommages-intérêts pour dommages au logement, plus les intérêts et l’indemnité additionnelle prévue au Code civil du Québec et les frais.

La diplomate aurait occupé un bungalow à Gatineau pendant deux ans, soit de novembre 2018 à octobre 2020, et aurait laissé derrière elle des dégâts et dommages considérables.

De la moisissure sur les murs, des planchers imbibés et des infestations de coquerelles en font partie.

Des meubles auraient été endommagés et certains sont manquants, toujours selon le document rendu par la cour.

Le fil des événements, selon le gouvernement sénégalais

La République du Sénégal a affirmé, vendredi, qu’une de ses diplomates en service à Ottawa aurait été battue à son domicile par la police le 2 août.

L’ambassade du Sénégal avait publié un communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur sur sa page Facebook au sujet de l’incident.

Au cours de cette opération, la police canadienne a exercé sur la diplomate une violence physique et morale humiliante devant témoins et en présence de ses enfants mineurs, selon le communiqué.

Malgré le rappel du statut de diplomate de la victime et de l’inviolabilité de son domicile, les éléments de la police canadienne l’ont menottée et sauvagement tabassée, au point qu’elle a eu du mal à respirer, ce qui a conduit à une évacuation par ambulance à l’hôpital, peut-on lire dans la version officielle du gouvernement sénégalais.

Une personne violente envers des policiers, soutient le SPVG

De son côté, le SPVG soutient plutôt que ses membres ont maîtrisé et arrêté une personne qui s’était montrée violente envers les agents.

La police raconte, par voie de communiqué, que ses agents ont été appelés en renfort pour aider l’huissier à exécuter son ordonnance.

Le corps policier maintient avoir fait face à une personne agressive [qui refusait] de collaborer et que les policiers sont intervenus afin d’expliquer la démarche et de s’assurer que tout se déroule dans le calme.

Une policière aurait reçu un coup de poing au visage pendant l’intervention, ce qui a incité ses collègues à arrêter cette personne pour la sécurité des personnes présentes.

La personne a résisté à son arrestation et blessé par morsure un deuxième policier. La personne a alors été amenée au sol pour être maîtrisée, a expliqué la police. La personne a été détenue à l’arrière du véhicule de patrouille, sous supervision d’une policière, le temps que l’huissier exécute son ordonnance et que la situation soit revenue au calme. En aucun temps la personne n’a mentionné avoir été blessée ou avoir des douleurs lorsque questionnée.

Les ambulanciers auraient ensuite appelé le SPVG en assistance plus tard dans la journée, peu après 15 h, pour intervenir auprès de cette personne.

Le statut diplomatique en cause

Le gouvernement sénégalais a qualifié l’incident de violation flagrante de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.

Il dit aussi avoir demandé qu’une enquête soit ouverte et que des poursuites soient menées contre les auteurs de cette agression inadmissible, qui constitue une atteinte grave à l’intégrité physique de la personne et à la dignité humaine.

Affaires mondiales Canada assure prendre très au sérieux ses obligations quant aux relations diplomatiques.

Nous sommes extrêmement préoccupés par le traitement allégué d’une diplomate sénégalaise par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Ce qui s’est passé est tout simplement inacceptable, a déclaré le ministère samedi.

En raison de l’immunité diplomatique, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a fermé le dossier concernant la plainte des policiers, a indiqué le ministère de la Sécurité publique du Québec.

Le ministère a aussi confirmé que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a été mandaté pour enquêter sur les événements.

L’ambassade sénégalaise a refusé les demandes d’entrevue de Radio-Canada.

Avec Radio-Canada

Canada-Québec: Mamadi Fara Camara et la Ville de Montréal s’entendent à l’amiable

février 23, 2022
Un homme masqué marche dans les couloirs du palais de justice de Montréal.

Mamadi Camara a été arrêté par erreur après l’agression d’un policier et a été détenu pendant six jours. Photo : Radio-Canada

Les avocats de Mamadi Fara Camara, arrêté par erreur en janvier 2021, annoncent avoir conclu une entente à l’amiable avec la Ville de Montréal dans la poursuite au civil déposée contre elle et le Procureur général du Québec.

M. Camara réclamait un dédommagement de 1,2 million de dollars. L’entente serait de 347 000 $, selon des informations de Radio-Canada.

Mamadi et ses proches sont satisfaits puisque cette entente leur permet de clore la démarche judiciaire liée aux événements profondément bouleversants qu’ils ont traversés en janvier 2021, lit-on dans le communiqué de presse du cabinet Arsenault, Dufresne, Wee.

Le 28 janvier 2021, les policiers du SPVM ont intercepté le véhicule de Mamadi Fara Camara pour une infraction au Code de la sécurité routière. En attendant de recevoir une contravention dans son véhicule, il contacte le 911 pour rapporter qu’un policier est victime d’une agression physique.

M. Camara aura l’autorisation de quitter les lieux après l’arrivée des renforts, mais la police de Montréal le pourchasse dans les minutes suivantes quand l’agent agressé affirme faussement que son assaillant est l’automobiliste qui vient de recevoir une contravention.

Mamadi Camara sera alors arrêté et détenu pendant six jours au Centre de détention de Rivière-des-Prairies, jusqu’à ce que le Directeur des poursuites criminelles et pénales demande un arrêt des procédures contre lui, qui était entre autres accusé de tentative de meurtre contre un policier.

Une preuve d’ADN l’a innocenté hors de tout doute raisonnable. Et le directeur du SPVM Sylvain Caron a présenté des excuses publiques au nom de son organisation pour cette erreur sur la personne.

Au mois de mars suivant, le suspect principal dans ce dossier Ali Narukye était arrêté à Toronto et ramené devant la justice à Montréal.

Le montant de l’entente conclue n’a pas été divulgué.

Avec Radio-Canada par Pascal Robidas

Tunisie : notre collaborateur Mathieu Galtier raconte son passage à tabac par la police

janvier 17, 2022
Des heurts et des arrestations ont marqué la manifestation contre la politique de Kaïs Saïed, le 14 janvier 2022, à Tunis. © YASSINE GAIDI/AFP

Alors qu’il couvrait la manifestation du 14 janvier, le correspondant de « Libération » et collaborateur de « Jeune Afrique » à Tunis a été violemment agressé par les forces de l’ordre. Il témoigne.

Le 14 janvier, Mathieu Galtier, collaborateur de Jeune Afrique à Tunis, couvrait avec d’autres confrères la manifestation marquant à la fois le 11e anniversaire de la chute de Ben Ali et l’opposition au projet politique du président Kaïs Saïed. Ce qui aurait dû être une journée ordinaire dans la vie d’un journaliste a viré au cauchemar pour Mathieu. Son tort ? Avoir voulu faire son travail et tourné des images.

« C’était assez irréel. Par rapport aux manifestations précédentes, celle du 14 janvier n’a pas vraiment drainé la foule des grands jours mais le dispositif policier était totalement disproportionné.

IL FALLAIT QUE JE ME PROTÈGE, JE NE CESSAIS DE HURLER QUE J’ÉTAIS JOURNALISTE

Un déploiement de forces qui se voulait dissuasif pour empêcher l’accès à l’avenue Bourguiba, là où, en 2011, aux abords du ministère de l’Intérieur, quelques milliers de protestataires avaient scellé la fin du régime Ben Ali et inscrit le fameux “dégage” au lexique de la révolution.

Nasse

Une brèche dans le cordon sécuritaire sur l’avenue Mohammed V a permis aux manifestants de se rapprocher de l’avenue Bourguiba, au cœur de Tunis. Les policiers ont ouvert le dispositif, attendu que les manifestants se rassemblent à la croisée des avenues, sur la place de l’Horloge, puis l’ont refermé comme une nasse.

La même technique du piège que celle mise en place lors des mouvements de protestation au quartier Ettadhamen, en janvier 2021, et ceux du 9 avril 2021, selon des témoins. Les camions à eau prennent immédiatement le relais, pendant que les manifestants sont dispersés à coups de matraques et de gaz lacrymogène.

Certains sont arrêtés. A posteriori, il est évident que ce jeu du chat et de la souris et que la bousculade étaient délibérés pour faire un maximum d’arrestations.

J’ai filmé, à ce moment là, l’interpellation musclée d’un homme que les policiers tentaient de mettre dans une fourgonnette. Un agent me demande de ne plus filmer, je lui réponds, en arabe et en français, que je suis journaliste et brandis ma carte de presse.

Ses collègues arrivent, me soulèvent, m’écartent de la manifestation, me mettent au sol entre deux fourgons et commencent à me passer à tabac.

Tout se passe très vite. Dès que j’ai été mis à l’écart, j’ai compris ce qui m’attendait. Je me suis remémoré les positions à adopter pour parer les coups enseignées lors de la formation sécurité de France Médias Monde.

Carte SD confisquée

Il fallait que je me protège, je ne cessais de hurler que j’étais journaliste. De toute évidence, ceux qui distribuaient des coups de brodequins n’en avaient cure. J’essayais d’esquiver en me mettant en position fœtale et en me protégeant la tête.

Ils savaient comment frapper pour faire assez mal sans occasionner de dégâts irréparables. Pour finir, ils m’ont maintenu par les bras, contraint à soulever la tête et l’un d’eux m’a aspergé de gaz lacrymogène à bout portant.

Cet acte délibéré avait pour objectif de me neutraliser pour récupérer mon téléphone. Il ne fallait pas que je sois trop amoché, mais les policiers avaient une certaine latitude pour m’infliger ce qu’ils doivent considérer comme une leçon pour m’ôter toute envie de recommencer.

Je récupérerai ma carte de presse et mon téléphone au commissariat, où je serai conduit après que les pompiers, auxquels je suis reconnaissant, m’ont administré les premiers soins. Mais ma carte SD avec les images de mon reportage a été confisquée, et je m’apercevrai plus tard qu’un cahier de notes a disparu de mon sac, probablement subtilisé pendant que j’étais ausculté par les pompiers. Un moyen de savoir qui sont mes contacts mais est-ce significatif de quoi que ce soit ?

CE PASSAGE À TABAC ME VAUT 15 JOURS D’ARRÊT DE TRAVAIL », RACONTE LE JOURNALISTE ENCORE SOUS LE CHOC

Au commissariat, j’aurai droit à une chaise, alors que des manifestants sont assis à même le sol, et un laconique « c’est bon » me signifiera que je peux quitter les locaux. À l’extérieur, des policiers tentent de minimiser les faits en expliquant, en riant, à des confrères qui m’attendent que “dans des manifs, il est normal de se prendre des lacrymogènes”. »

« Une manière de s’excuser qui n’empêche pas que ce passage à tabac me vaut 15 jours d’arrêt de travail », raconte avec sobriété Mathieu Galtier, encore sous le choc après cette mésaventure, mais bien décidé à continuer à travailler et à couvrir des événements.

Durant cette journée tendue, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a fait état de 20 journalistes empêchés de travailler ou arrêtés. « Pour une petite manif’, ça interpelle », remarque un cameraman, qui note qu’à l’inverse des mobilisations récentes, les manifestants n’étaient que 1200, selon le ministère de l’Intérieur. Mais, contrairement aux dernières manifestations contre Kaïs Saïed, celle du 14 janvier n’a pas été dominée par le parti islamiste Ennahdha.

Avec Jeuene Afrique par Frida Dahmani – à Tunis

Canada-Québec: Un enseignant agressé à l’arme blanche par un élève dans une école de Montréal

décembre 9, 2021
Deux ambulanciers en combinaison de protection.

Le professeur a subi des blessures mineures au haut du corps et a été transporté à l’hôpital. Photo: Radio–Canada/SimonI-Marc Charron

Un élève a attaqué un enseignant en classe avec une arme blanche jeudi avant-midi à l’école secondaire John F. Kennedy, dans le quartier Saint-Michel, à Montréal.

L’agression est survenue peu après 10 h à la suite d’une querelle entre un élève et son enseignant. Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), on ne craint pas pour la vie de la victime, un homme d’une quarantaine d’années.

Le personnel de l’établissement et les autres élèves ont été confinés dans la foulée de l’attaque par mesure de précaution. Le groupe d’intervention tactique a ensuite fouillé les lieux pour tenter de retrouver le suspect, conformément à la procédure dans ce genre de scénario, affirme le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal SPVM, Jean-Pierre Brabant.

L’adolescent de 16 ans qui aurait commis l’agression avait pris la fuite, mais les policiers l’ont arrêté non loin de l’école dans l’heure qui a suivi.

Les agents du Service de police de la Ville de Montréal SPVM vont rencontrer des témoins, la victime et le suspect pour tenter de faire la lumière sur les circonstances des événements.

Avec Radio-Canada

France: Kheira Hamraoui, footballeuse du PSG, a été agressée, son équipière Aminata Diallo en garde à vue

novembre 10, 2021

« Le Paris-Saint-Germain prend acte de la mise en garde à vue ce matin d’Aminata Diallo » dans le cadre de la procédure ouverte à la suite d’une agression, jeudi soir, à l’encontre de joueuses du club.

La milieu de terrain du PSG Kheira Hamraoui, après un but en équipe de France, en avril 2016.
La milieu de terrain du PSG Kheira Hamraoui, après un but en équipe de France, en avril 2016. FRANCOIS LO PRESTI / AFP

L’internationale française du Paris-Saint-Germain Kheira Hamraoui a été violemment agressée la semaine dernière, a appris l’Agence France-Presse d’une source proche du dossier. Son équipière en club et en sélection Aminata Diallo, présente au moment des faits, a été placée en garde à vue mercredi 10 novembre, a confirmé de son côté le club.

« Le Paris-Saint-Germain prend acte de la mise en garde à vue ce matin d’Aminata Diallo par le SRPJ [service régional de police judiciaire] de Versailles dans le cadre de la procédure ouverte » à la suite d’une agression, jeudi soir, à l’encontre de joueuses du club, précise-t-il dans un communiqué, confirmant des informations révélées par le quotidien sportif L’EquipeSa garde à vue a été prolongée de vingt-quatre heures mercredi, en fin d’après-midi, a annoncé la procureure de Versailles, Maryvonne Caillibotte.

Aminata Diallo était titulaire, mardi soir, en Ligue des champions contre le Real Madrid, au poste habituellement occupé par Kheira Hamraoui, qui était absente pour « raisons personnelles » selon le club. Aminata Diallo a été interpellée mercredi matin à Marly-le-Roi, près de Paris, et placée en garde à vue par la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Versailles.

Présentes dans le même véhicule

A Lyon, un homme « qui pourrait avoir un lien avec l’agression », mais sans lien de parenté avec Diallo, a également été placé en garde à vue par la police judiciaire, a ajouté Mme Caillibotte. L’enquête, déclenchée par la plainte de Hamraoui déposée vendredi matin, a été ouverte pour violences volontaires avec une interruption totale de travail (ITT) de moins de huit jours, en réunion, avec arme (la barre de fer) et avec préméditation. Aminata Diallo, qui s’est exprimée lors de sa garde à vue, n’a pas fait appel à un avocat, a ajouté la procureure.

Les deux joueuses, de retour d’un dîner organisé par le club jeudi soir, étaient présentes dans le même véhicule au moment où des inconnus ont agressé Kheira Hamraoui, la frappant au niveau des jambes avec une barre de fer. Diallo aurait été retenue par les agresseurs, mais pas victime de violences physiques, a précisé à l’AFP une source au sein du club.

Revenue cet été au PSG, après un premier passage dans la capitale (2012-2016), Kheira Hamraoui s’est imposée comme titulaire à 31 ans chez les championnes de France en titre, après avoir remporté la Ligue des champions féminine avec le FC Barcelone en mai. Rappelée en équipe de France en octobre, après deux ans et demi d’absence, l’ancienne joueuse du Barça a été contrainte de renoncer sur blessure. La sélectionneuse Corinne Diacre avait alors rappelé en renfort Aminata Diallo, 26 ans, sans la faire jouer.

La piste d’une rivalité interne au PSG, avancée par une source auprès de L’Equipe, a ravivé le souvenir de l’affaire Harding-Kerrigan qui avait secoué le monde du patinage artistique avant les Jeux olympiques d’hiver de 1994. La patineuse américaine Nancy Kerrigan, médaillée d’argent lors de ces JO, avait été agressée quelques semaines plus tôt à la barre de fer, au niveau d’une jambe, lors d’un guet-apens orchestré par l’entourage de Tonya Harding, une de ses rivales sur la glace.

Par Le Monde avec AFP

États-Unis: un ténor républicain blague sur son envie d’agresser la démocrate Nancy Pelosi

août 1, 2021
Etats-Unis: un tenor republicain blague sur son envie d'agresser la democrate Nancy Pelosi
Etats-Unis: un ténor républicain blague sur son envie d’agresser la démocrate Nancy Pelosi© AFP/Archives/ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Le chef de file des républicains à la Chambre des représentants se voyait dimanche sommé de s’excuser voire de démissionner après avoir blagué sur son envie d’agresser physiquement la présidente démocrate de cette institution, Nancy Pelosi.

Kevin McCarthy s’est vu remettre un marteau, l’attribut par excellence de qui préside la Chambre des représentants, lors d’un événement de levée de fonds samedi dans l’Etat du Tennessee, situé dans le sud des Etats-Unis.

Ce cadeau faisait référence à la victoire qu’espèrent les républicains aux élections de mi-mandat de 2022. Dans cette hypothèse, Kevin McCarthy remplacerait Nancy Pelosi.

« Je veux que vous voyez quand Nancy Pelosi me donnera ce marteau (…) Ce sera difficile de ne pas la frapper avec », a-t-il dit à propos de Mme Pelosi, ajoutant toutefois qu’en réalité il s’abstiendrait, selon le Washington Post et selon une journaliste du journal local de Nashville présente lors de la soirée.

« Vous ne trouvez pas que les Etats-Unis ont eu assez de violence politique comme ça ? » a tweeté Ted Lieu, représentant républicain de Californie. « Vous devez vous excuser ou démissionner. »

Debbie Dingell, élue démocrate du Michigan, a elle aussi réclamé des excuses. « Ce genre de propos est ce qui a provoqué la violence et la mort au Capitole », a-t-elle jugé, là aussi sur Twitter, en référence à l’assaut le 6 janvier contre le siège du Congrès par une foule de partisans de Donald Trump.

Teresa Isabel Leger Fernandez, représentante démocrate du Nouveau-Mexique, a elle tweeté: « La violence contre les femmes n’est pas une blague. La violence politique n’est pas une blague. Ces propos sont misogynes et dangereux. »

Les rapports de Nancy Pelosi et Kevin McCarthy sont conflictuels. La première avait traité le second d' »imbécile » récemment parce qu’il s’opposait au port du masque face au regain de la pandémie de Covid-19.

Par Le Point avec AFP