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Congo/Aide sociale : un couple sollicite l’assistance pour leurs triplés

août 3, 2020

 

Brunelle Milandou et Joseph Kimbendi implorent le soutien des autorités ainsi que des personnes de bonne foi pour leur permettre de faire face aux besoins de leurs trois bébés.

 

Généralement, dans ce genre de cas, les parents des trois nouveau-nés bénéficient de l’aide de l’Etat, donc des Affaires sociales, des associations et autres. Mais pour celui de Brunelle Milandou et Joseph Kimbendi les choses ne se passent pas ainsi. En effet, depuis la naissance de leurs triplés, le 19 mars dernier à l’hôpital général de Loandjili, le couple n’a reçu que l’aide de l’hôpital. «Nous n’avons reçu que l’aide de cet hôpital qui a pris la charge des frais d’hospitalisation lors de l’accouchement. Nous avons déposé la demande d’aide avec la photo des enfants à la direction départementale des Affaires sociales, mais jusqu’alors nous n’avons pas de suite et nous sommes à bout de souffle», a dit le couple.

Difficile pour cette mère et son conjoint vendeur de pains de subvenir aux besoins de leur trois nourrissons, sans compter les trois enfants qu’ils ont eus avant les triplés. La situation de crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus que traverse le pays n’arrange pas aussi les choses. «Toute sorte d’aide est la bienvenue. Nous avons besoin de tout ce qui est nécessaire pour les bébés comme de l’eau minérale, du savon, des couches et surtout du lait. Les triplés consomment une boite de lait par jour. C’est un énorme budget et nous n’avons pas les moyens pour les nourrir comme il faut», a expliqué Brunelle Milandou.

Notons que, faute d’argent, la famille des triplés a été expulsée de la maison qu’elle louait. «Nous avons été sortis de la maison que nous louions parce que nous n’arrivions pas à faire face aux frais de loyer. Des personnes de bonne foi nous ont accueillis chez eux, mais c’est juste pour un moment. Après, on ne sait pas où on ira.Tous ceux qui veulent nous aider peuvent nous contacter par téléphone au 06 438 99 00», a déclaré la mère des triplés visiblement au bord des larmes.

 

Avec Adiac-Congo par Lucie Prisca Condhet N’Zinga

Egypte: le président Morsi face à de graves difficultés économiques

juin 26, 2012
Egypte: le président Morsi face à de graves difficultés économiques Egypte: le président Morsi face à de graves difficultés économiques © AFP

Le nouveau président égyptien, l’islamiste Mohamed Morsi, n’aura pas la partie facile pour résoudre les graves difficultés économiques que traverse le pays avec la crise du tourisme, la hausse des déficits et la perte de confiance des investisseurs, soulignent des experts.

« Le programme des islamistes n’est pas clair, il n’y pas de plan détaillé jusqu’à présent », relève Mona Ismaïl, une ancienne directrice de la Banque arabe d’investissement.

« Le seul moyen pour Morsi de relever le défi, c’est de se faire aider et s’entourer par des experts, en dehors de la confrérie, qui lui donnent de vrais conseils », ajoute-t-elle.

« Les Frères sont peut-être bons pour faire du commerce ou des associations, mais n’ont pas les moyens ni l’expertise pour gérer l’économie d’un pays comme l’Egypte », affirme Mme Ismaïl.

Le programme de campagne de M. Morsi confirme l’attachement des Frères musulmans à une économie de marché, avec un fort engagement pour l’aide sociale, leur domaine de prédilection. Ce programme en reste toutefois largement au stade des généralités.

Or M. Morsi va être immédiatement confronté à une réalité préoccupante. Le secteur du tourisme, qui fournit du travail à près de 10% de la population, a plongé après la chute du régime de Hosni Moubarak en février 2011.

Même s’il a repris des couleurs, il est loin d’avoir retrouvé ses niveaux d’autrefois, et les islamistes se trouvent fréquemment en porte-à-faux entre un discours rassurant pour les visiteurs étrangers, et l’hostilité de nombre de leurs militants envers l’alcool dans les hôtels ou les bikinis sur les plages.

Fonte des réserves de change

La fonte des réserves de change de la Banque centrale, passées de 36 milliards de dollars au début 2011 à 15 milliards aujourd’hui, fait peser des menaces sur la capacité du pays à continuer d’importer des produits de base, qu’il s’agisse du blé ou des carburants raffinés.

Le déficit budgétaire pourrait passer à 38 milliards de dollars pour l’année allant de juin 2012 à juin 2013, contre environ 24 milliards pour l’année précédente, selon des chiffres gouvernementaux. Le maintien des subventions aux produits de première nécessité risque d’en souffrir.

Le Caire est en discussions depuis des mois pour un prêt de quelque 3,2 milliards de dollars avec le Fonds monétaire international. Mais le FMI a appelé à ce que les mesures accompagnant cette aide fasse l’objet d’un « large soutien politique » en Egypte.

Or M. Morsi devra compter avec le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui va lui céder le pouvoir exécutif mais conservera un droit de veto sur tout projet de loi et sur le budget.

« L’armée peut le priver des moyens d’appliquer son programme », relève Moustafa Kamel el-Sayyed, de l’Université du Caire.

Avant même d’entrer en fonction dans les prochains jours, le président élu a fait savoir mardi par son entourage qu’il « travaillait a peaufiner les priorités de son programme », notamment sur les questions économiques.

Il souhaite également nommer au poste de Premier ministre une « personnalité nationale indépendante », pour constituer un cabinet dominé par des « techniciens », laissant supposer qu’il privilégiait la compétence sur l’orthodoxie politico-religieuse.

La Bourse du Caire a salué lundi la victoire de M. Morsi par un bond de 7,5%, dû au soulagement après des jours d’incertitudes et de tensions sur le résultat final face à son rival issu de l’ère Moubarak, Ahmad Chafiq, qui prétendait lui aussi être élu.

Toutefois, l’agence de notation Standard and Poor’s a placé lundi la note « B » de l’Egypte sous surveillance avec une perspective d’évolution négative, en soulignant les lourdes incertitudes qui continuent de peser sur le pays.

« Nous nous attendons à ce que les tensions restent élevées entre l’armée et les parties qui mènent la transition post-Moubarak, notamment les Frères musulmans, ce qui pourrait détériorer davantage la situation économique, fiscale », écrit l’agence dans une note.

Jeuneafrique.com avec AFP