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Aide de la France à la Tunisie pour la lutte contre le Covid-19

octobre 22, 2020

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian a assuré la Tunisie de la «solidarité de la France dans la lutte contre l’épidémie» de Covid-19 et annoncé la livraison d’équipement médical à ce pays, à l’occasion de sa septième visite à Tunis jeudi.

Jean-Yves Le Drian a signé avec son homologue Othmane Jarandi le versement en 2020 d’une première tranche de 100 millions d’euros dans le cadre d’un plan d’aide triennal annoncé par le président Emmanuel Macron en juin. Mais il a aussi annoncé, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, la livraison de 500.000 euros d’équipements, dont des masques, des réactifs pour les tests et 19 respirateurs pour le transfert médicalisé des patients.

La Tunisie, qui avait initialement circonscrit la pandémie grâce à des mesures précoces et strictes, avec 50 morts de mars à fin juin, enregistre actuellement plus de 20 morts chaque jour, et s’inquiète de voir ses hôpitaux débordés. Un couvre-feu en place à Tunis depuis 15 jours devrait être prolongé mais le premier ministre a souligné que le pays n’avait pas les moyens d’un nouveau confinement général.

Emmanuel Macron avait promis une enveloppe de 350 millions d’euros lors de la visite de son homologue tunisien Kaïs Saïed à Paris en juin. Ces prêts viendront appuyer sur trois ans (de 2020 à 2022) les réformes économiques engagées en matière de gouvernance des entreprises publiques, de protection sociale, d’accès au secteur financier et de mobilité urbaine, a-t-on précisé de source française. Outre ces sommes, une seconde convention a été signée pour un prêt de 38 millions d’euros destiné à l’installation d’une station de traitement de l’eau potable à Bjaoua, dans la banlieue ouest de Tunis. «L’objectif est d’appuyer l’économie publique tunisienne», a déclaré Jean-Yves Le Drian après un entretien avec Kaïs Saïed et le premier ministre Hichem Mechichi.

Par Le Figaro avec AFP

Liban : les participants se sont engagés sur une aide de 250 millions d’euros

août 9, 2020

 

L’aide d’urgence collectée dimanche au cours d’une visioconférence coorganisée par la France et l’ONU pour le Liban après l’explosion qui a dévasté Beyrouth s’élève à un peu plus de 250 millions d’euros, a annoncé l’Elysée.

Le montant total de «l’aide d’urgence engagée ou mobilisable à brève échéance» est de 252,7 millions d’euros, dont 30 millions d’euros de la part de la France, a précisé la présidence française.

Par Le Figaro avec AFP

Départ d’un navire de la marine française chargé d’aide vers le Liban

août 9, 2020

Le porte-hélicoptères Tonnerre a quitté Toulon ce dimanche avec à son bord, des troupes du génie, des plongeurs-démineurs, des marins-pompiers et du matériel adapté.

Le porte-hélicoptères Tonnerre, au large de la Corse, en mars dernier
Le porte-hélicoptères Tonnerre, au large de la Corse, en mars dernier PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Le porte-hélicoptères de la marine française Tonnerre a quitté dimanche Toulon (Var) vers le Liban avec d’importants moyens matériels et humains pour aider aux opérations de déblaiement après la gigantesque explosion qui a dévasté une grande partie de la capitale libanaise.

Le navire, qui transporte quelque 700 militaires et plusieurs tonnes de fret, a appareillé du port de Toulon peu avant 19h30, a constaté un photographe de l’AFP. Il doit arriver au large du Liban jeudi, selon la Marine nationale.

«Il y avait une demande des Libanais pour des moyens de génie terrestre et sous-marin. Il y a donc à bord des équipes spécialisées dans le déblaiement avec le matériel adapté», a expliqué la capitaine de frégate Christine Ribbe, porte-parole de la préfecture maritime à Toulon.

Le Tonnerre transporte notamment «un groupement génie de l’armée de terre d’environ 350 hommes» ainsi «qu’un détachement de plongeurs démineurs de la Marine nationale avec des compétences de travaux sous-marins et d’investigation de zones portuaires» alors que le port de Beyrouth où a eu lieu l’explosion mardi n’est plus qu’un champ de ruines et que de nombreux quartiers ont été détruits.

La France envoie également à bord du Tonnerre «des capacités de reconnaissance des accès maritimes et de soutien hydrographie du Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM)», a précisé le ministère des Armées dans un communiqué. Des moyens amphibies de débarquement sont également à bord ainsi que deux hélicoptères militaires.

Les marins-pompiers de Marseille et les pompiers des Bouches-du-Rhône envoient à bord du Tonnerre plusieurs véhicules spécialisés pour aider leurs collègues libanais.

De l’aide alimentaire ainsi que des matériaux de construction (plâtre etc.) fournis par différents ministères français et par des entreprises privées seront également transportés par le porte-hélicoptères, a indiqué Mme Ribbe.

La France, qui a organisé une visioconférence internationale des donateurs dimanche, a mis en place un «pont aérien et maritime» afin d’acheminer plus de 18 tonnes d’aide médicale et près de 700 tonnes d’aide alimentaire vers Beyrouth. Plusieurs vols chargés de cargaisons d’aide sont déjà partis vers le Liban depuis mercredi.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Le gouvernement québécois versera 6,8 M $ de plus au secteur du livre

juin 25, 2020
La fermeture des librairies pendant le confinement a fait mal au milieu du livre québécois.
© Canetti/getty images/istockphoto La fermeture des librairies pendant le confinement a fait mal au milieu du livre québécois.
Québec a annoncé jeudi l’octroi de 6,8 millions de dollars supplémentaires à la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour aider le milieu du livre frappé par les conséquences économiques de la crise de la COVID-19.

«Il est primordial pour notre gouvernement d’appuyer, par notre plan de relance, les écrivains et les entreprises de la chaîne du livre et de l’édition dans la reprise de leurs activités, et de leur offrir les moyens et les outils nécessaires à leur redéploiement», a précisé, par communiqué, Nathalie Roy, la ministre de la Culture et des Communications.

Cette rallonge servira à bonifier les programmes d’aide à l’édition et aux librairies qui existent déjà ainsi qu’à développer de nouveaux projets.

De plus, le programme Aide aux entreprises – Soutien temporaire au fonds de roulement – COVID-19, lancé en mars par la SODEC avec une dotation initiale de 50 millions de dollars, sera doublé. Ce programme permet à des entreprises culturelles en difficulté en raison de la crise de la COVID-19 de bénéficier de prêts.

Les éditeurs et les libraires satisfaits

L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) a accueilli positivement ces mesures. Ces dernières devraient permettre au secteur du livre d’être mieux armé pour faire face à la crise de la COVID-19 et de protéger l’ensemble de l’écosystème du livre québécois, dont font partie les maisons d’édition, les libraires, les auteurs et autrices.

«On a senti que le gouvernement a été l’écoute et on a l’impression qu’il y a eu une prise de conscience quant au poids économique du secteur du livre», indique Arnaud Foulon, président de l’ANEL.

Ce sentiment est partagé par l’Association des libraires du Québec (ALQ). «Depuis le jour 1, on a l’impression que nos besoins sont entendus», déclare Karine Fafard, directrice générale de l’ALQ.

Elle se réjouit de voir de l’argent injecté dans le programme d’aide aux librairies agréées, même si elle ne connaît pas encore le montant exact. Cela permettra aux librairies d’être remboursées de frais engendrés par la pandémie de COVID-19, comme l’achat de matériel sanitaire ou les dépenses en frais postaux pour expédier les livres commandés en ligne.

Pas assez d’aide directe aux écrivains et écrivaines

Quant au Conseil des arts et des lettres du Québec, il recevra 4 millions de dollars pour octroyer des bourses aux artistes, notamment aux écrivains et écrivaines.

Début juin, l’Union des écrivains et des écrivaines québécois (UNEQ) avait déploré que le plan de relance culturel du gouvernement laissait de côté les écrivains et les écrivaines. Les mesures annoncées jeudi constituent une bonne nouvelle pour l’industrie du livre, mais pas pour celles et ceux qui vivent de leur plume selon l’organisation.

«Le montant des 4 millions n’est pas de l’argent neuf et ira aux artistes de différentes disciplines, pas uniquement aux écrivains et aux écrivaines, explique l’écrivaine Suzanne Aubry, qui préside l’UNEQ. Ces bourses vont bénéficier à 4 ou 5 écrivains, tout au plus. »

Plutôt que des bourses qui demandent aux écrivains et écrivaines de développer un projet et qui mettent un certain temps à être versées, l’UNEQ demandait l’octroi d’aides directes et non sélectives. Certes, la période d’admissibilité à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) a été rallongée de huit semaines, mais «qu’est-ce qui va se passer après la fin de la PCU?», s’interroge Suzanne Aubry.

L’UNEQ réclame la reprise cet automne du processus de révision des deux lois sur le statut d’artiste afin d’obliger les maisons d’édition à négocier des ententes de même type que des conventions collectives. Pour l’UNEQ, une telle mesure apporterait un soutien structurant sur le long terme aux écrivains et écrivaines afin d’améliorer réellement leur situation économique.

Soutenir le livre québécois

Dans son communiqué, le ministère de la Culture et des Communications a aussi indiqué qu’«un soutien particulier pourra être accordé à des initiatives visant à encourager l’achat de livres québécois et ainsi augmenter leur visibilité et leur notoriété».

Selon l’ANEL, plusieurs pistes sont explorées pour donner un coup de pouce à l’achat local en matière de livres, notamment celle de l’acquisition plus importante d’ouvrages québécois par les bibliothèques publiques.

Le milieu du livre québécois aura également la possibilité de profiter de deux nouveaux programmes dotés de 7 millions de dollars au total axés sur le numérique et destinés aux organisations culturelles. Ambition numérique vise à les soutenir dans leur transformation numérique et Rayonnement numérique cible la création ainsi que la commercialisation de produits culturels numériques.

Avec CBC/Radio-Canada

L’UE demande l’aide du Canada pour financer l’OMS, après le retrait de Trump

avril 25, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
OTTAWA — L’Union européenne prévoit organiser une importante conférence au début du mois de mai afin d’aider l’Organisation mondiale de la Santé à boucler son budget de financement, et le Canada sera appelé à jouer un rôle déterminant.

Brice de Schietere, l’ambassadeur de l’Union européenne au Canada, a déclaré que l’événement devait déjà avoir lieu avant la décision du président des États-Unis Donald Trump d’interrompre sa contribution à l’OMS puisqu’il considère qu’elle a très mal géré au départ la pandémie du nouveau coronavirus.

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M. De Schietere a confié à La Presse canadienne que personne ne veut politiser la conférence du 4 mai. Il croit cependant qu’il est primordial d’amasser des fonds afin d’aider l’agence des Nations Unies à poursuivre ses efforts pour mettre au point un vaccin et financer les recherches dans l’espoir de mettre un terme à la pandémie.

Le chargé d’affaires de la délégation européenne à Ottawa a ajouté que l’entente commerciale qui lie le Canada à l’Union européenne jouera un rôle déterminant dans la relance économique post-pandémie, en plus d’assurer le maintien des canaux de distribution du matériel médical essentiel.

M. De Schietere a aussi dit que le Canada et l’Union européenne coopèrent étroitement ensemble afin de lutter contre la désinfirmation à propos de la pandémie. Il a précisé qu’environ 120 fausses histoires ont été diffusées dans l’objectif de miner la crédibilité de l’Europe dans sa lutte contre la crise sanitaire actuelle.

De plus, il n’a jamais mentionné le nom de M. Trump directement, mais a répété à maintes reprises que le Canada est présentement le plus grand allié de l’Union européenne. M. De Schietere a aussi indiqué que l’alliance transatlantique vise à renforcer les organisations commerciales, sanitaires et politiques multilatérales pour lutter contre la pandémie.

M. Trump a ciblé et critiqué à maintes reprises par le passé diverses organisations internationales, dont le G7, l’ONU, l’Organisation mondiale du commerce et, récemment, l’OMS, qu’il accuse d’être docile à la Chine et de lui avoir permis de cacher l’ampleur de la catastrophe sanitaire pendant les premiers jours de la crise.

La conférence de l’OMS comptera notamment sur l’appui de la Fondation Bill et Melinda Gates, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies, le Fonds Wellcome, la Banque mondiale, Unitaid — une organisation de santé à but non lucratif basée en Suisse — et Gavi, l’Alliance du vaccin.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a mentionné en vidéoconférence vendredi qu’elle souhaite que les dirigeants de la planète s’unissent afin d’amasser environ 11,4 milliards $ pour la lutte au coronavirus.

Le gouvernement du Canada n’a pas confirmé vendredi si le premier ministre Justin Trudeau participera à cette conférence, mais la ministre du Développement international, Karina Gould, a indiqué par voie de communiqué que le Canada continuera de travailler avec ses partenaires internationaux, dont l’OMS.

«La santé mondiale est le plus grand domaine d’investissement pour le programme d’aide du Canada. Nous sommes l’un des leaders reconnus à ce chapitre, a-t-elle déclaré. Le Canada fait partie de la lutte internationale contre la COVID-19».

Par Mike Blanchfield avec La Presse canadienne

Canada: Trudeau promet toujours de l’aide pour ceux qui devront s’absenter de leur emploi

mars 15, 2020
© Fred Chartrand
 
Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a réitéré de nouveau que son gouvernement viendra en aide aux personnes qui ne pourront se rendre au travail parce qu’elles sont en quarantaine ou devront garder leurs enfants privés d’école ou de garderie en raison de la crise du coronavirus.

M. Trudeau a accordé dimanche des entrevues à divers réseaux de télévision, dont TVA et CTV.

Il a notamment indiqué que des mesures seront annoncées la semaine prochaine pour aider les familles qui n’ont pas accès à l’assurance-emploi en ces temps qui s’annoncent fort difficiles.

Répondant aux questions de l’animateur Pierre Bruneau à TVA, le premier ministre a également défendu la position de son gouvernement de ne pas avoir encore fermé les frontières à tous visiteurs venant de l’étranger, disant vouloir suivre à ce sujet les recommandations des experts de la santé publique.

Certaines mesures supplémentaires pourront toutefois être adoptées. M. Trudeau dit vouloir en discuter avec son ministre de la Sécurité publique Bill Blair. «Rien n’est écarté», a-t-il répondu.  Le chef du gouvernement fédéral estime toutefois que le personnel de santé sera plus utile dans les établissements comme les hôpitaux et les cliniques que dans les aéroports.

Il a toutefois rappelé que les États-Unis et l’Italie, deux pays qui avaient rapidement fermé leur frontière aux Chinois au début de l’éclosion de la COVID-19 sont parmi les pays les plus touchés présentement.

G7

Le président de la France Emmanuel Macron a annoncé que les dirigeants du G-7 tiendront une réunion pour coordonner une réponse économique à la pandémie mondiale de la COVID-19.

Selon la déclaration du président français sur Twitter, le sommet, qui aura lieu ce lundi par visioconférence, servira à coordonner les efforts sur le vaccin et les traitements.

Nous «travaillerons à une réponse économique et financière», a indiqué Emmanuel Macron.

Le Canada fait partie du G-7, avec les États-Unis, la France, l’Italie, la Grande-Bretagne, le Japon et l’Allemagne.

Le premier ministre Justin Trudeau n’a fait aucune déclaration au sujet d’une réunion des dirigeants du G-7.

Encore plus de cas

La situation sur le terrain continue de se dégrader dans l’ensemble du pays.

En Ontario seulement, 39 nouveaux cas confirmés ont été signalés par les autorités de la province, portant ainsi le total à 142 (dont cinq cas considérés comme guéris). Il s’agit d’une augmentation de près de 38 % par rapport à samedi. Les données semblent indiquer qu’une grande partie de nouveaux cas ont été recensés dans le sud de la province.

La Nouvelle-Écosse a annoncé dimanche ses trois premiers cas probables, tous reliés à des voyageurs.

Les autorités de la santé publique de la province ont indiqué que ces trois individus sont en isolement volontaire.

Le premier ministre Stephen McNeil et le docteur Robert Strang, médecin hygiéniste en chef de la province, devraient fournir plus de détails lors d’une conférence de presse cet après-midi à Halifax.

Avec La Pressecanadienne

Colombie: aide américaine de 5 milliards de dollars pour les zones touchées par la drogue

janvier 16, 2020

Le président colombien Ivan Duque a annoncé jeudi une aide américaine à son pays d’un montant de 5 milliards de dollars qui seront investis dans les zones touchées par le trafic de drogue. Une agence du gouvernement américain, la US International Development Finance Corporation (DFC) «a annoncé qu’elle verserait environ 5 milliards de dollars pour des programmes sociaux dans les territoires touchés par les cultures illégales», a écrit sur Twitter le président Duque, résumant une déclaration qu’il avait faite en compagnie du directeur exécutif de la DFC, Adam Boehler. Ce montant sera versé sur une période de trois ans, a précisé une source à la présidence.

Adam Boehler a déclaré que cette aide contribuera au «développement des régions, augmentant le revenu par habitant et l’emploi». «Il est essentiel non seulement de s’impliquer dans l’éradication (des cultures de coca), mais aussi dans les volets positifs des choses et dans le développement», a-t-il déclaré depuis une zone de culture de coca dans le sud-ouest de la Colombie visitée avec le président Duque.

Une partie de l’aide américaine sera destinée au remplacement des cultures illicites et au financement de projets d’insertion pour les combattants de l’ancienne guérilla des FARC qui ont accepté l’accord de paix historique de 2016. Après que 7.000 combattants des Farc eurent déposé les armes, des groupes armés locaux et des cartels mexicains tels que celui de Sinaloa ont pris le contrôle du trafic de drogue dans des régions reculées de la Colombie, principalement dans les départements proches des ports maritimes du Pacifique colombien.

Le président américain Donald Trump a sévèrement critiqué l’augmentation record des narco-cultures en Colombie qui, selon l’Onu, ont atteint 169.000 hectares plantés en 2018, avec un potentiel de production de 1.120 tonnes de cocaïne. Arrivé au pouvoir en août 2018, le président Duque a lancé un plan anti-drogue qui prévoit la réduction de moitié des territoires qui abritent des cultures de coca entre 2022 et 2023. Il a également promis de réactiver l’utilisation de l’herbicide glyphosate pulvérisé par voie aérienne pour détruire les cultures de coca, une initiative saluée par les États-Unis.

Créée en 2018 avec l’aval du président Trump, la DFC a officiellement commencé son activité début janvier 2020.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le Canada apporte 170 millions aux victimes des inondations du Congo

janvier 15, 2020

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo a remercié le Canada pour l’aide de 290.000 mille dollars, soit environ 170 millions de francs CFA apportée aux sinistrés des inondations depuis octobre 2019.

« Cette contribution canadienne sera utilisée par le Programme alimentaire mondial (PAM) pour réaliser des transferts monétaires à 6.500 personnes, victimes des inondations dans la Likouala », a souligné Antoinette Dinga Dzondo lors de la remise des kits de non-vivres aux sinistrés des inondations.

Aux 170 millions de francs CFA, le Canada ajoutera 40.000 dollars soit environ 20 millions de francs CFA qui seront gérés par Caritas Congo au profit des sinistrés des quartiers de Brazzaville.

Les kits de non-vivres composés de marmites, seaux en plastique, matelas et ustensiles de cuisines ont été remis à Brazzaville par la ministre du développement international du Canada, Karina Gould en séjour à Brazzaville.

Jean Pierre Moutoumbi, habitant de Talangaï s’est réjoui du kit qu’il venait de recevoir car il lui sera d’une grande utilité. « Si tous les autres pays faisaient comme a fait le Canada, beaucoup de problèmes des sinistrés seront résolus », a-t-il dit.

Les inondations qui ont affecté prés de 170.000 personnes dans les départements de la Likouala, la Sangha, la Cuvette et les Plateaux ont largement fragilisé la sécurité alimentaire des populations. Des familles ont perdu leurs biens, le bétail, les champs sont recouverts d’eau et les cultures sont perdues, les denrées de base se font de plus en plus rares sur le marché et les prix augmentent.

Avec Sacer-infos.com par Stany Franck

Le FMI valide un programme d’aide au Congo-Brazzaville

juillet 11, 2019

Siège du FMI, à Washington. © Cliff Owen/AP/SIPA

 

Le conseil d’administration du FMI a approuvé le 11 juillet un programme triennal à destination de la République du Congo portant sur un montant de 448,6 millions de dollars. Une première tranche, de 44,9 millions de dollars, doit être immédiatement débloquée.

Si le FMI n’a pas encore rendu public le communiqué relatif à la réunion de son conseil d’administration au sujet de la République du Congo, ce 11 juillet vers 11h30 (heure de Washington) la Primature a quant à elle déjà annoncé la conclusion de l’accord tant attendu pour un arrangement financier au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Cet accord, d’un montant de 448,6 millions de dollars (399 millions d’euros) sur trois ans, « doit permettre à la République du Congo de retrouver une stabilité macroéconomique et de poser les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive », estime le FMI dans un communiqué que Jeune Afrique a pu consulter. Une première tranche, de 44,9 millions de dollars, doit être immédiatement débloquée.

Ballon d’oxygène pour les finances publiques

Ce ballon d’oxygène va constituer un répit de taille pour ce pays d’Afrique centrale englué dans une dette estimée à 10,7 milliards de dollars. « Cette décision devrait avoir un impact sur les dépenses de l’État et les revenus », souligne-t-on à l’OCDE, où l’on ajoute que « le pays devrait de nouveau pouvoir faire appel aux créanciers internationaux ».

Cette signature, en présence du ministre des Finances Calixte Ganongo, met un terme à plus de deux ans de négociations entre Brazzaville et l’institution de Bretton Woods. Les discussions, engagées en mars 2017, avaient en effet été suspendues quelques mois plus tard, après la découverte par le FMI de l’ampleur de la dette du pays. Le FMI avait depuis conditionné son retour à une politique de rigueur budgétaire et d’assainissement des finances publiques, ainsi qu’à une renégociation de la dette du Congo auprès de ses principaux créanciers.

Début mai, la dernière mission de l’institution financière internationale avait rouvert la porte à un nouveau programme, saluant notamment l’accord conclu le 29 avril à Pékin entre les autorités chinoises et congolaises sur le rééchelonnement des quelque 3,15 milliards de dollars de dette congolaise détenus par la Chine, ce qui correspondrait à 35 % de la dette totale. Cet accord, dont le contenu n’avait pas été rendu public, a fait couler beaucoup d’encre, y compris parmi les conseillers du gouvernement congolais, Matthieu Pigasse, patron de la Banque Lazard, et Dominique Strauss-Kahn, de la société Parnasse, qui souhaitaient s’assurer qu’il s’agissait bien d’une réelle restructuration et non d’un simple aménagement de dette.

Poursuivre les efforts en matière de gouvernance

Le FMI avait également demandé à ce que Brazzaville fasse des progrès sur les négociations liée à sa dette (environ 30 % du total) contractée par la Société nationale des pétroles (SNPC) auprès des deux traders que sont Trafigura et Glencore. D’autres groupes s’estiment eux aussi lésés, comme Commisimpex, une société de construction dirigée par Mohsen Hojeij. Ce dernier estime à 1,2 milliard de dollars la dette que lui doit le Congo-Brazzaville. «Le FMI a demandé au Congo de négocier avec les deux autres groupes de créanciers importants avec lesquels il est en défaut. Il est manifestement injuste que le FMI semble favoriser un groupe de créanciers au détriment des autres », s’est plaint l’un de ses avocats dans un récent courrier adressé au nouveau patron intérimaire du FMI.
Au-delà de la renégociation de la dette, le changement d’attitude du FMI a été conditionné par les progrès du Congo dans la réduction de son déficit budgétaire, passé de 12,5% du PIB en 2017 à 4 % aujourd’hui.

« Cette amélioration est due en partie à la hausse de 13 % des recettes liées au prix du pétrole mais aussi à la baisse de 24 % des dépenses budgétaires dans le cadre de la consolidation budgétaire de la Cemac », détaille Arthur Minsat, chef du bureau Europe, Moyen-Orient et Afrique à l’OCDE, ajoutant qu’il faut prendre aussi en compte « la reprise des IDE dans le champ pétrolier du Moho Nord qui a permis des retombées financières pour le gouvernement, au même titre que des investissements dans les transports et l’énergie. Reste à savoir si en temps de restriction budgétaire, le gouvernement va continuer à investir ».

À présent sous haute vigilance, le Congo-Brazzaville devra continuer ses efforts sur le plan de sa gouvernance et sur la transparence dans la gestion de la dette. Le pays se situe au 165e rang sur 180 dans le classement 2018 de Transparency International, qui mesure la perception de la corruption. Il sera également attendu au tournant sur sa capacité à mener la diversification de son économie, qui tire encore aujourd’hui 80 % de ses ressources budgétaires dans l’or noir.

Soulagement pour la Cemac

Ce nouveau plan du FMI devrait également apporter un bol d’air frais à l’ensemble de la  Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) en vue de reconstituer les réserves de change de la zone.  De fait, le FMI a conclu des accords avec le Cameroun, le Gabon, et le Tchad en 2017 sans pouvoir jusqu’alors faire aboutir ceux engagés avec le Congo-Brazzaville et la Guinée équatoriale.

Le Congo-Brazzaville, qui était un des principaux contributeurs de la Cemac, a vu ses réserves s’effondrer après le contre-choc pétrolier amorcé en 2014. Au point de ne couvrir que 2,3 mois d’importations fin 2018 contre 6 mois en 2012. « Pour faire face, le gouvernement a réduit ses importations et limité les sorties de devises, rappelle Ruben Nizard, économiste chez Coface, mais, malgré la reprise de la production de pétrole, la situation reste précaire, insiste-t-il. Le décaissement de la première tranche d’aide va pouvoir soulager les réserves de change et apaiser les tensions sur les comptes extérieurs, qui persistent malgré les prix du pétrole plus élevés. »

Jeuneafrique.com par Marjorie Cessac et Nello Fualdes 

La Turquie jure d’émerger « plus forte », écarte toute aide du FMI

août 16, 2018

Le ministre turc des Finances et gendre de Recep Tayyip Erdogan, Berat Albayrak, à Istanbul le 10 août 2018. / © AFP / Yasin AKGUL

Le puissant ministre turc des Finances s’est efforcé jeudi de rassurer les investisseurs étrangers, assurant que la Turquie n’avait pas besoin de l’aide du Fonds monétaire international pour émerger « encore plus forte » de la crise monétaire qu’elle traverse.

Berat Albayrak, qui est aussi le gendre du président Recep Tayyip Erdogan, s’est adressé dans l’après-midi à quelques milliers d’investisseurs originaires des Etats-Unis, d’Europe et d’Asie au cours d’une téléconférence inédite qui s’annonçait comme un test de crédibilité.

« Nous émergerons encore plus forts de ces turbulences », a déclaré le ministre, selon des propos rapportés par la télévision d’Etat TRT.

Affirmant que la Turquie ne planifiait pas d’avoir recours au FMI, il a ajouté que son gouvernement s’efforcerait d’attirer des investissements étrangers directs.

La livre turque, qui s’est effondrée la semaine dernière sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis, a réagi positivement à ces déclarations, rebondissant jeudi pour le troisième jour de suite. Elle gagnait ainsi environ 3,9% face à la devise américaine à 14H10 GMT par rapport à la précédente séance, s’échangeant à 5,72 pour un dollar, même si cela était loin d’effacer l’importante perte de ces derniers jours.

La livre semble stabilisée depuis mardi sous l’effet de mesures prises par la banque centrale et de nouvelles barrières dressées par le régulateur turc des banques (BDDK) pour limiter la spéculation sur la monnaie turque.

– Risque de contraction –

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un rassemblement public dans la région d’Unye. Le 11 août 2018. / © TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / Cem OKSUZ

Cette dernière, qui a perdu 40% de sa valeur cette année, a connu la semaine dernière une spectaculaire débâcle qui a fait souffler un vent de panique sur les places boursières mondiales, celles-ci ayant alors redouté un effet de contagion.

Cet effondrement a été accéléré par l’aggravation des tensions entre la Turquie et les Etats-Unis qui se sont mutuellement imposés des sanctions et des augmentations de droits des douane sur certains produits.

Malgré le rebond de la livre de ces derniers jours, les économistes restent préoccupés par la dispute entre Ankara et Washington, liée notamment à la détention d’un pasteur américain en Turquie, et par la mainmise de M. Erdogan sur l’économie.

Les marchés ont sévèrement sanctionné le refus de la banque centrale de relever ses taux d’intérêt le mois dernier, en dépit de la chute de la monnaie nationale et d’une inflation galopante. M. Erdogan, partisan de la croissance à tout prix, s’y oppose fermement.

M. Albayrak a promis jeudi que son gouvernement aurait deux priorités : combattre l’inflation, qui a atteint près de 16% en glissement annuel en juillet, et la discipline budgétaire.

– Entretien avec Macron –

Le président turc Recep Tayyip Erdogan reçoit l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani / © TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / Kayhan OZER

Dans la tourmente financière, la Turquie a reçu un soutien de poids mercredi : l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a promis au cours d’un entretien avec M. Erdogan à Ankara que son pays y investirait 15 milliards de dollars.

Signe que la crise avec Washington incite par ailleurs la Turquie à renouer avec l’Europe, M. Erdogan s’est entretenu au téléphone mercredi avec la chancelière allemande Angela Merkel et jeudi avec son homologue français Emmanuel Macron.

Selon Ankara, MM. Erdogan et Macron ont souligné, au cours de cet échange, « l’importance de renforcer davantage les relations économiques » entre leurs deux pays.

M. Albayrak s’est quant à lui entretenu jeudi avec son homologue allemand, Olaf Scholz, et les deux ministres sont convenus de se rencontrer le 21 septembre à Berlin, selon la Turquie.

Par ailleurs, la justice turque a ordonné mardi la libération de deux soldats grecs et mercredi du président d’Amnesty International en Turquie, des décisions inattendues dans deux affaires qui ont contribué à tendre les rapports entre ce pays et les Etats européens.

« Ces libérations ne sont évidemment pas une coïncidence », remarque une source diplomatique européenne.

« Mais les causes sous-jacentes (de la défiance) sont toujours là : on n’a toujours pas de garantie sur l’indépendance de la banque centrale ou de la justice », poursuit cette source. « Cela montre juste qu’Erdogan est très pragmatique quand il est sous pression économique ».

Romandie.com avec(©AFP / (16 août 2018 17h10)