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Sur le rocher de la plage

février 23, 2012

 Assise sur le rocher de la plage

Dans la contemplation des nuages

Le vent doux de la mer qui te berce

Soulève ta belle jupe de tendresse

 

Quand l’air visite le relief de tes cuisses

Et ventile tes belles parties lisses

Dans la discrétion de ta plénitude

Tu lui renvoies ta bienveillante gratitude

 

Ton sourire à la conquête de l’océan

Voyage avec des ailes du grand néant

Lorsque ta main soutient ton menton

Ta main droite caresse tes jambons.

Bernard NKOUNKOU

La pente de l’éducation

février 21, 2012

L’éducation perd ses bretelles

Et tombe en petites dentelles

Comme un oiseau sans ailes

Qui pleure au coin des prunelles

 

L’éducation court le grand danger

Comme le papillon dans le verger

Qui veut goûter à toutes les fleurs

Même aux fruits pourris du malheur

 

L’éducation titube dans nos sociétés

Avec cigarettes, alcool, portables et gadgets

Fauchant parfois la maîtresse en classe

Mais aussi brûlant à la maison la politesse

 

Quelle voie tortueuse emprunte l’éducation

Dans une tenue de mauvaise fréquentation

Car la peur évidente d’une éducation ratée

Est une preuve d’un héritage mal préparé

 

La morale tangue dans les eaux troubles

Comme un matelot ivre sans contrôle

Qui va heurter à tort un rocher au passage

Dans la bêtise mortelle du grand naufrage

 

Donnez maintenant des canots de sauvetage

Aux enfants au creux de la vague peu sages

Qui se noient dans la tourmente sans repères

Car ils doivent devenir demain de bons pères.

Bernard NKOUNKOU

Sur l’étang de ta peau

février 20, 2012

Paisible comme un canard d’eau

Sur l’étang clair de ta belle peau

Avançant doucement avec ses plumes

Mes ailes saisissent tes belles rames

 

Dans le beau mouvement de tes pattes

L’’eau de mon corps bouge ta silhouette

Par de bons gentils petits coups de rein

Qui remuent le magma chaud de tes seins

 

Comme un canard qui finit en tombant

Dont la femelle secoue la queue au vent

Ton regard me jette un filet de douceur

Remerciant les heureux moments de labeur.

Bernard NKOUNKOU