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Canada: Le «paiement unique» pour les 75 ans et plus risque d’être versé à des défunts

juillet 27, 2021

OTTAWA — La ministre fédérale des Aînés a été mise en garde au printemps dernier que le programme de «Paiement unique pour les aînés plus âgés» risquait bien d’entraîner des versements à des citoyens décédés.

© Fournis par La Presse Canadienne

Ce programme prévoit le paiement d’un montant de 500 $, en août, à tous les Canadiens de 75 ans et plus.

Il n’est pas rare que des sommes de pension de la Sécurité de la vieillesse soient versées à des personnes décédées, mais cette situation résulte habituellement d’un délai dans la communication de l’information concernant les nouveaux décès entre les autorités provinciales et fédérales.

Par ailleurs, ce type d’erreur est aussi normalement suivi d’un inconfortable processus de réclamation de remboursement de la part de Service Canada auprès de la succession du défunt.

Dans une note transmise à la ministre Deb Schulte à la fin mai, l’appareil gouvernemental l’informe qu’il ne cherchera pas à récupérer les sommes payées à des Canadiens décédés dans le cadre du programme de paiement unique.

Selon cette note, dont La Presse Canadienne a obtenu copie, on considère que le risque de paiements versés à des défunts est «très faible».

On peut aussi lire dans ce document obtenu grâce à la Loi sur l’accès à l’information que pour qu’un défunt reçoive le paiement unique, il faudrait que sa succession formule une demande au nom du défunt en suivant la procédure prévue et que la personne décédée soit admissible.

Emploi et Développement social Canada, qui supervise le programme, n’a pas voulu dévoiler combien d’argent sur le budget prévu de 1,7 milliard $ pourrait être envoyé à des citoyens morts.

Le gouvernement avait expliqué que ce paiement unique, prévu dans la semaine du 16 août, visait à faire le pont jusqu’à l’entrée en vigueur de la hausse de 10 % de la pension de la Sécurité de la vieillesse prévue l’an prochain.

Cette hausse devrait se traduire par une augmentation de revenu de 766 $ par année pour les Canadiens de 75 ans et plus, ce qui représente 3,3 millions de personnes à la retraite.

De plus, selon la note à l’attention de la ministre Schulte, le paiement unique ne sera pas inclus dans le calcul du revenu pour déterminer l’admissibilité des aînés au programme de Supplément de revenu garanti.

Le gouvernement n’entend pas non plus analyser aucune demande de révision concernant des refus de paiement ni imposer d’amende aux gens qui appliqueraient sans être admissibles au programme.

Ce paiement unique, prévu le mois prochain, est en quelque sorte une reprise du versement de 300 $ effectué l’an dernier aux quelque six millions de prestataires de la pension de sécurité de la vieillesse et de 200 $ supplémentaires aux prestataires du supplément de revenu garanti.

Les paiements seront offerts à compter du mois d’août à tous les Canadiens nés le 30 juin 1947 ou avant.

Promesse électorale

Les libéraux avaient promis lors de la campagne électorale de 2019 d’augmenter le montant de la pension de la sécurité de la vieillesse, qui est déjà indexé à l’inflation, en plaidant que les aînés avaient besoin d’un coup de main financier supplémentaire pour répondre à leurs besoins.

«Les plus âgés ont souvent besoin de soutien supplémentaire et sont plus à risque d’arriver au bout de leurs économies», mentionnait la ministre Deb Schulte dans un récent message transmis aux principaux groupes concernés par son ministère.

«Plus les aînés vieillissent, leurs dépenses en soins de santé et en soins à domicile augmentent alors qu’ils sont plus susceptibles de ne pas pouvoir travailler, d’être invalides ou d’être veuf (ou veuve)».

Avec Jordan Press, La Presse Canadienne

Canada/COVID-19: l’aide financière pour les aînés annoncée par le gouvernement Trudeau

mai 12, 2020

 

© THE CANADIAN PRESS/Adrian Wyld
 
OTTAWA — Le gouvernement fédéral annonce un paiement unique de 300 $ pour les personnes âgées admissibles à la pension de la Sécurité de la vieillesse. Celles qui sont admissibles au Supplément de revenu garanti recevront 200 $ de plus.

Cette aide financière coûtera 2,5 milliards $ aux coffres de l’état fédéral.

Le président du Conseil du trésor Jean-Yves Duclos et la ministre des Aînés Deb Schulte qui ont fait cette annonce mardi matin estiment que cette aide arrive à point et est préférable à une augmentation mensuelle des versements fédéraux pendant une longue période.

Les ministres ont également signalé que les aînés auront jusqu’au début du mois d’octobre pour présenter une déclaration de revenus. En temps normal, ils auraient dû soumettre ces déclarations en juillet pour s’assurer de continuer de recevoir le Supplément de revenu garanti.

La ministre Schulte s’est défendue d’avoir tardé à offrir une aide financière aux personnes âgées vulnérables. Elle a rappelé le paiement supplémentaire, versé en avril, du crédit de la TPS. Elle calcule que 4 millions d’aînés ont reçu cet argent.

Nombre de cas

Il y a eu plus de 1,11 million de tests administrés au Canada jusqu’à maintenant. Environ 6 % d’entre eux ont détecté la maladie.

Jusqu’à maintenant, on a recensé 69 981 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 4993 Canadiens.

Lundi, trois des quatre provinces de l’Atlantique n’ont rapporté aucun nouveau cas ni aucun décès. C’est la Nouvelle-Écosse qui fait exception.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux: 38 469 cas au Québec, dont 3013 décès; 20 546 cas en Ontario, dont 1669 décès; 6300 cas en Alberta, dont 117 décès; 2353 cas en Colombie-Britannique, dont 130 décès; 1019 cas en Nouvelle-Écosse, dont 48 décès; 568 cas en Saskatchewan, dont six décès; 289 cas au Manitoba, dont sept décès; 261 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès; 120 cas au Nouveau-Brunswick, dont 118 guéris; 27 cas à l’Île-du-Prince-Édouard, tous guéris; 11 cas au Yukon, tous guéris; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Avec La Presse canadienne par Lina Dib

Le sexe chez les aînés, un tabou qui perdure

novembre 18, 2019
Se regarder, se désirer, puis s’enlacer pour se perdre dans un mélange de sensations et d’abandon. Une scène que l’on croit réservée à ceux dont le corps n’a pas encore été (trop) marqué par le poids du temps. Pourtant, cette scène pourrait bien se dérouler entre deux personnes âgées. Et peut-être même dans une résidence pour aînés (et vlan pour le tabou !).Royal (en haut à gauche), 74 ans, Chloé (en haut à droite), 70 ans, Diane, 72 ans, et Gérald, 73 ans, ont accepté de parler de leur sexualité dans des capsules vidéo qui seront diffusées sur le site Internet de l’organisme Les 3 sex* et sur les réseaux sociaux jusqu’en avril. Le but, dit l’organisme, est d’éveiller les consciences sur le fait que le sexe chez les aînés est vécu et apprécié et qu’il doit être assorti de droits.

© Les 3 sex* Royal (en haut à gauche), 74 ans, Chloé (en haut à droite), 70 ans, Diane, 72 ans, et Gérald, 73 ans, ont accepté de parler de leur sexualité dans des capsules vidéo qui seront diffusées sur le site Internet de l’organisme
Les 3 sex* et sur les réseaux sociaux jusqu’en avril. Le but, dit l’organisme, est d’éveiller les consciences sur le fait que le sexe chez les aînés est vécu et apprécié et qu’il doit être assorti de droits.  
« On pense que la sexualité diminue avec l’âge, mais c’est faux. Ce n’est plus le même rythme, mais la sexualité est encore là. Il suffit de l’entretenir », raconte au Devoir Chloé Viau, âgée de 70 ans. Et la sexualité, c’est aussi, voire beaucoup, une question d’expérience et de pratique qui se raffine, rappelle-t-elle. « Disons que j’ai plus de raffinement aujourd’hui. »

L’image peut déranger. En effet, l’idée voulant que la sexualité s’arrête à un certain âge est tenace dans la société. Peut-être parce que, penser à la sexualité des personnes âgées, c’est penser à ses parents, à des corps qui flétrissent ou encore à la fatigue et à la maladie. Peut-être aussi simplement parce qu’on n’en parle pas, ou si peu.

Pourtant, c’est une réalité et il faut la démystifier, clame Marion Bertrand-Huot, qui lance ce lundi le projet « On existe. Ça existe » avec l’organisme Les 3 sex*, qui milite pour l’amélioration de la santé et des droits sexuels. Une vingtaine de capsules vidéo de moins d’une minute et demie — mettant en scène des personnes de 55 ans et plus issues de la diversité sexuelle et de genre, racontant leur sexualité, confiant leurs peurs et plaisantant sur leurs expériences — seront diffusées, jusqu’au mois d’avril, sur le site Web de l’organisme et sur les réseaux sociaux.

« L’objectif, c’est de changer les perceptions et les mentalités. Et de marteler le message que la sexualité continue d’exister quand on est une personne aînée et qu’il faut s’y intéresser », explique Marion Bertrand-Huot.

On y voit par exemple Chloé Viau, une personne trans lesbienne, témoigner du fait que sa sexualité se porte aujourd’hui « mieux, même beaucoup mieux ». Même si elle a parfois des doutes, parce que son corps change et vieillit. « C’est toujours difficile de penser qu’on peut être désirée. »

Denis, 70 ans, raconte que « le désir reste jusqu’à la mort ». Diane, 72 ans, affirme avoir besoin de sexe « pour être équilibrée physiquement et mentalement ». « J’ai la santé […] Quand t’es en santé, t’as le goût de baiser. »

Hélène, 63 ans, décrit ses fantasmes. Et Royal nous apprend qu’à 74 ans, il connaît encore des « matins glorieux ».

 

Une intimité difficile à préserver 
Les témoignages — qui visent à lutter à la fois contre les préjugés âgistes, homophobes et transphobes — sont essentiellement positifs. Une posture adoptée par l’équipe de production dans le but avoué de faire fléchir les idées reçues et d’éveiller les consciences sur le fait que cette sexualité, vécue et appréciée, doit être assortie de droits.« Le scénario idéal, ça serait pas dans ma chambre de résidence », souligne dans une capsule Marie-Michèle, 77 ans. « Avec pas de monde qui viennent frapper à la porte : “Avez-vous besoin d’un piqué ?” »

Parce que voilà, être une personne âgée et vouloir vivre sa sexualité, c’est souvent devoir lutter pour préserver son intimité. Dans une résidence pour personnes âgées, les portes de chambres ne se ferment pas à clé. Les préposés entrent sans cogner, ou en cognant et en entrant d’un même geste. Les visites sont interdites après le couvre-feu. Et les enfants sont mis au courant lorsque leur parent développe une relation avec un autre résident. Tout pour nuire à l’épanouissement sexuel des aînés, voire les décourager, croit Marion Bertrand-Huot. « Il y aurait sûrement moyen de trouver un système qui serait sécuritaire pour les aînés, mais sans passer outre leur intimité », estime-t-elle.

L’existence du tabou à l’égard de la sexualité des aînés conduit également à des problèmes de santé publique, déplore la sexologue. « Les médecins ne leur demandent plus s’ils sont actifs sexuellement. » Exit donc les tests de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang et les notions d’éducation à la sexualité. « Beaucoup de personnes âgées croient qu’elles n’ont pas besoin de se protéger. » Les cas de gonorrhée, de chlamydia et de syphilis sont conséquemment en hausse chez les aînés.

 

Découvertes  
 

Vivre sa sexualité longtemps, ça implique également de l’entretenir et d’accepter qu’elle évolue au fil des ans. « Il faut pouvoir adapter sa sexualité à certains impératifs physiques et élargir ses horizons », suggère Marion Bertrand-Huot.

Car la sexualité, c’est aussi la tendresse. « Ça peut être s’embrasser, s’enlacer », souligne Chloé Viau. « On peut être seule et avoir une sexualité. On peut être deux et avoir une sexualité. »

Et pour certaines femmes issues d’une génération où le plaisir était tabou, la sexualité au troisième âge, c’est enfin la découverte du temps qui s’étire, des caresses moins furtives et d’une sensualité décomplexée. « Puisqu’il n’y a plus l’impératif de la pénétration, pour plusieurs femmes, ça ouvre un nouvel univers », avance Marion Bertrand-Huot.

Dans les capsules vidéos, la sexologue a décidé de braquer les projecteurs sur les aînés issus de la communauté LGBTQ+, puisque ceux-ci vivent une double discrimination, mais les capsules visent un public plus large. « Habituellement, on fait des messages en prenant des personnes hétérosexuelles et en disant qu’ils sont pour tous. Là, on a décidé de faire l’inverse, en faisant une campagne avec des membres de la communauté LGBTQ+, mais qui s’adresse à tout le monde. »

Malgré les démarches, répétées et étirées dans le temps, la sexologue n’a pas réussi à trouver des représentants des communautés culturelles acceptant de témoigner devant la caméra. Une des capsules vidéo met donc en scène une chaise vide. « Ce n’est pas tout le monde qui s’identifie aux concepts occidentaux de diversité sexuelle. Ce n’est pas tout le monde qui veut ou qui peut parler de sexualité ouvertement », peut-on lire à l’écran.

Le Devoir.com par Magdaline Boutros

50e Anniversaire de Multi-Plus !

septembre 29, 2010

Multi-Plus, Centre de Loisir des enfants aux aînés
Aujourd’hui, lieu de rencontre de la maisonnée
Dans cette ville de Trois-Rivières
Qui a le mérite d’en être fière
Pour tes cinquante ans d’existence
Où le mariage n’est pas sentence
Mais sagesse de l’esprit
Dans l’amour uni
Aux confins d’une joie partagée
Dans la communauté des intérêts jugés
Tu viens de donner naissance
A une avenue historique de ton essence
Ô toi, Multi-Plus, qui côtoie le Saint-Michel
De nos âmes en repos pour le chemin du ciel
Tu es notre Centre de Loisir
Soulageant depuis toujours nos désirs
Nous avons cheminé avec toi
Dans l’intimité de notre moi.

Bernard NKOUNKOU