Posts Tagged ‘Al-Assad’

L’Iran prêt à entraîner l’armée syrienne si besoin

mai 5, 2013

TEHERAN – L’Iran est prêt à entraîner l’armée syrienne en cas de besoin, a déclaré le commandant de l’armée de terre iranienne, le général Ahmad-Reza Pourdastan, cité dimanche par l’agence officielle Irna.

Nous sommes aux côtés de la Syrie et s’il y a besoin, nous sommes prêts à lui fournir l’entraînement nécessaire, mais nous ne participerons pas activement à ses opérations, a-t-il dit, en soulignant que l’armée syrienne avec l’expérience qu’elle a dans sa confrontation avec le régime sioniste peut se défendre et n’a pas besoin d’aide étrangère.

Alors qu’un haut responsable israélien a confirmé dimanche qu’Israël avait mené deux frappes en trois jours en Syrie contre des armes destinées au mouvement chiite libanais Hezbollah, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a condamné l’attaque du régime sioniste et demandé aux pays de la région de réagir avec sagesse à ces agressions.

M. Mehmanparast a accusé Israël de chercher à créer l’instabilité et l’insécurité dans la région (…) en provoquant des conflits à caractère ethnique et religieux.

Les actions inhumaines et aventuristes du région sioniste (…) vont raccourcir la durée de vie de ce régime fantoche, a déclaré de son côté le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, cité par l’agence Fars.

Il a également affirmé que l’attaque menée par le régime sioniste avait été conduite avec le feu vert des Etats-Unis, ce qui dévoile les liens entre les terroristes mercenaires et leurs protecteurs avec ce régime.

L’Iran, pays majoritairement chiite, est le principal allié régional du régime du président Bachar al-Assad et accuse régulièrement les pays occidentaux, certains pays arabes et la Turquie d’aider les rebelles syriens contre Damas.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mai 2013 10h43)

ALERTE – Syrie: les Etats-Unis n’écartent plus d’armer les rebelles

mai 2, 2013

WASHINGTON – Le secrétaire américain à la Défense a reconnu jeudi que Washington n’écartait plus la possibilité d’armer l’opposition au régime de Bachar al-Assad dans le cadre de la réévaluation des options américaines sur la Syrie annoncée par le président Barack Obama.

Interrogé sur le fait que les Etats-Unis, qui ne fournissent pour l’heure qu’une aide non létale aux rebelles, réévaluaient ou non leur position sur la fourniture d’armes à l’opposition, le ministre américain a répondu oui mais précisé qu’aucune décision n’était prise.

Romandie.com avec (©AFP / 02 mai 2013 21h05)

Les rebelles syriens s’emparent de dépôts d’armes dans la province d’Alep

mars 17, 2013
BEYROUTH – Les rebelles se sont emparés de plusieurs dépôts d’armes à Khan Toman, dans la province d’Alep, après plusieurs jours de violents combats, a affirmé dimanche à l’AFP une source militaire syrienne.

Les insurgés ont pris le contrôle de dépôts d’armes et de munitions à Khan Toman, dans le sud de la province d’Alep (nord), à la suite de trois jours de violents combats, a déclaré cette source selon qui il s’agit de petites quantités de caisses de munitions, la majeure partie du stock ayant été transférée ces quatre derniers mois.

Mais il s’agit selon des militants, de très importantes quantités d’armes et munitions, une vidéo sur internet montrant des combattants examinant des dizaines de caisses pleines d’armes et des munitions à l’intérieur d’un dépôt.

C’est ce qui appartenait à Bachar al-Assad, déclare le caméraman alors que les combattants vont d’une caisse à l’autre en lui demandant de les filmer.

Des roquettes, filme ces roquettes. Tiens ce sont des obus de 107 mm fabriquées en Iran. Ce sont les roquettes que Bachar (al-Assad, le président syrien) utilisaient pour nous frapper, disent-ils.

Selon la vidéo, la prise des dépôts avait été l’oeuvre des brigades rebelles des Martyrs de Syrie et Hittin, du nom de la grande victoire remportée par Saladin contre les Croisés en 1187.

La capture des dépôts d’armes a été confirmée par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), selon qui la majeure partie avait été saisie par des combattants jihadistes, notamment des roquettes de type Grad, des obus de 120 mm et des roquettes antichars ainsi que des munitions russes, des mitrailleuses et des grenades à main outre trois chars et des véhicules militaires.

L’OSDH fait état d’autre part de violents combats entre les forces régulières et les brigades rebelles dans le secteur de la localité de Khan Toman, indiquant que les insurgés avaient pris le contrôle d’une école proche des dépôts d’armes.

Dans la ville d’Alep (nord), des accrochages ont opposé des combattants islamistes à des rebelles dans le quartier de Sakhour, tuant trois civils, quatre combattants islamistes et un autre membre non combattant de leur groupe, selon l’Observatoire. Les violences ont éclaté quand des membres d’une force de police créée par les islamistes a voulu capturer un combattant rebelle.

Dans la province de Soueida (sud) jusqu’ici relativement épargnée par le conflit, des accrochages ont opposé des hommes des comités populaires armés pro-régime à Dama (nord-ouest) à des Bédouins combattant aux côtés des rebelles qui avaient attaqué des points de contrôle des comités populaires dans le village.

Trois membres des comités populaires au moins ont été tués ainsi que huit rebelles et combattants bédouins dans ces affrontements qui ont duré plusieurs heures, selon cette ONG qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins.

Dans la province de Damas, les forces loyalistes ont bombardé Hajar al-Aswad (sud-ouest) et les combats se sont poursuivis à Barzé, un quartier nord de la capitale que fuyaient les habitants, selon l’OSDH. Des combats ont également eu lieu dans les quartiers de Joubar (est), Qaboun (nord) et les abords du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk (sud).

L’Observatoire fait également état de bombardements contre le village de Qoussair, dans le centre de la Syrie et des habitants des villages libanais frontaliers ont fait état d’explosions et de tirs d’armes automatiques.

Les violences ont fait 96 morts dimanche à travers la Syrie selon un bilan provisoire de l’OSDH.

Romandie.com avec (©AFP / 17 mars 2013 18h57)

Syrie: Damas meurtrie par les attentats les plus sanglants en deux ans

février 22, 2013
Photo Par Louai Beshara - La série d'attentats qui a frappé Damas jeudi a fait plus de 80 morts selon un nouveau bilan, soit les attaques les plus meurtrières dans la capitale depuis le début du conflit il y a près de deux ans en Syrie
  • AFP/AFP – Photo Par Louai Beshara – La série d’attentats qui a frappé Damas jeudi a fait plus de 80 morts selon un nouveau bilan, soit les attaques les plus meurtrières dans la capitale depuis le début du conflit …plus  il y a près de deux ans en Syrie  moins 
  • Photo Par Louai Beshara - Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier dans la capitale syrienne depuis le début du conflit il y a près de deux ans. Les Affaires étrangères ont donné de leur côté un bilan de 53 mortsLes attentats de jeudi ont été condamnés aussi bien par l'opposition que par le régime qui a accusé des "groupes liés à Al-Qaïda", ainsi que par les Etats-Unis, la Russie et le patron de l'ONU, Ban-Ki-moonPhoto Par Louai Beshara – Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier dans la capitale syrienne depuis le début du conflit il y a près de deux ans. Les Affaires étrangères ont donné de leur côté un bilan de 53 morts
  • Les attentats de jeudi ont été condamnés aussi bien par l’opposition que par le régime qui a accusé des « groupes liés à Al-Qaïda », ainsi que par les Etats-Unis, la Russie et le patron de l’ONU, Ban-Ki-moon

Au total, les violences de jeudi à travers le pays ont fauché la vie de près de 290 personnes selon une ONG syrienne, soit l’un des bilans quotidiens les plus lourds dans cette guerre civile qui ne donne aucun signe de répit.

La Syrie s’enfonce de plus en plus dans la spirale de violences alors les grandes puissances restent divisées sur une solution au conflit. Jeudi, les membres du Conseil de sécurité ne sont même pas arrivés à se mettre d’accord sur le texte d’une déclaration réagissant aux attentats de Damas.

Quatre attentats ont frappé jeudi la capitale syrienne, place forte du régime de Bachar al-Assad, faisant au moins 83 morts, en majorité des civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

La principale attaque a eu lieu dans le centre de Damas, lorsqu’un kamikaze a fait sauter sa voiture remplie d’explosifs près de l’entrée du siège du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, tuant 61 personnes.

L’attentat a fait exploser les fenêtres de l’ambassade de Russie, sans faire de blessés, selon des agences de presse à Moscou. La Russie est l’un des rares pays appuyant le régime du président Assad et continue d’avoir une présence diplomatique à Damas.

Dans ce qui semble être une action coordonnée, un triple attentat a visé le même jour des sièges des services de sécurité dans le nord de Damas, tuant 22 personnes, dont 19 membres des forces gouvernementales, selon l’OSDH qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers le pays.

Une série d’attentats meurtriers ont frappé ces derniers mois Damas, visant les bâtiments gouvernementaux, des Renseignements ou de la sécurité, dont plusieurs ont été revendiqués par les jihadistes du Front Al-Nosra.

Les attentats de jeudi ont été condamnés aussi bien par l’opposition, qui a évité cette fois-ci de pointer le régime du doigt, que par Damas qui a accusé des « groupes liés à Al-Qaïda », ainsi que par les Etats-Unis, la Russie et le patron de l’ONU, Ban-Ki-moon.

Moscou fustige Washington à l’ONU

Mais si M. Ban a réaffirmé « sa ferme conviction qu’une solution politique est la seule issue », celle-ci semble improbable à court terme, régime et rebelles étant déterminés à en finir avec l’autre partie coûte que coûte.

Les divisions internationales entre pays occidentaux, qui appellent au départ de M. Assad, et la Russie, qui soutient le régime, compliquent aussi la donne.

Ainsi, les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU n’ont pas réussi jeudi soir à se mettre d’accord sur le texte d’une déclaration réagissant aux attentats de Damas, en raison de divergences sur les responsabilités respectives du régime et de l’opposition dans les violences en Syrie, selon un diplomate.

De son côté, la Russie a accusé les diplomates américains de bloquer une condamnation des attentats par le Conseil de sécurité, et affirmé que les Etats-Unis « encourageaient » les attaques des insurgés en bloquant les communiqués du Conseil sur les attaques en Syrie.

Le conflit a fait plus de 70.000 morts en près de deux ans et poussé à l’exode des centaines de milliers d’habitants. Selon l’OSDH, plus de 200.000 personnes ont été emprisonnées par les forces du régime et des centaines sont mortes sous la torture.

Vendredi, l’organisation de défense de droits de l’Homme Human Rights Watch a demandé un accès aux prisons syriennes après la mort il y a quelques jours d’un militant de 64 ans, Omar Aziz, décédé d’une crise cardiaque, alors qu’il était transporté à l’hôpital de la redoutable prison de Mazzé à Damas.

M. Aziz distribuait de l’aide humanitaire dans les banlieues de Damas en proie aux combats, avant d’être arrêté en novembre dernier.

AFP

Syrie: un modéré à la tête de l’opposition

novembre 11, 2012
Un religieux modéré, cheikh Ahmad Maaz Al-Khatib, a été élu ce soir président de la nouvelle coalition nationale regroupant la plupart des composantes de l’oposition syrienne. Originaire de Damas, cheikh Al-Khatib, 52 ans, a quitté la Syrie il y a environ trois mois, après avoir été arrêté à deux reprises depuis le déclenchement du soulèvement contre le régime du président Bachar Al-Assad en mars 2011.

Les composantes de l’opposition syrienne ont paraphé aujourd’hui à Doha un accord sur la constitution d’une instance baptisée « Coalition nationale syrienne des forces de l’opposition et de la révolution » pour unifier leurs efforts dans la lutte contre le régime Assad. La formation de cette coalition est le fruit d’un compromis obtenu après de laborieuses négociations entre les partis d’opposition, dont le Conseil national syrien (CNS), qui bloquait son adoption, de peur d’être marginalisé.

Mais le CNS a été soumis à d’intenses pressions arabes et internationales samedi soir pour accepter une unification des composantes de l’opposition sous la houlette de la Coalition nationale afin de lutter de manière plus efficace contre le régime Assad.

La Syrie est secouée depuis mars 2011 par un conflit déclenché par la répression brutale d’une révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad. Ce mouvement de contestation s’est militarisé au fil des mois, les violences ayant fait plus de 37.000 morts selon une ONG syrienne.

Lefigaro.fr avec AFP

Attentat meurtrier dans le centre de Beyrouth

octobre 19, 2012

BEYROUTH (Reuters) – Un attentat à la voiture piégée a fait au moins huit morts et 78 blessés vendredi dans le centre de Beyrouth, ont rapporté des témoins et des responsables libanais.

On ignore si cet attentat, survenu dans une rue abritant les locaux des Phalanges chrétiennes, visait un responsable politique.

Le Liban, où les plus hautes fonctions sont réparties selon des critères confessionnels, est en proie à des tensions entre partisans et adversaires du président syrien Bachar al Assad.

Ce dernier, dont le régime a longtemps exercé une tutelle de fait sur le Liban, est confronté dans son pays à un soulèvement armé.

Amine Gemayel, président des Phalanges et adversaire résolu du président syrien, a condamné cet attentat.

« Que l’Etat protège les citoyens. Nous ne tolérerons aucune procrastination en la matière, nous ne pouvons pas continuer ainsi. Nous mettons en garde depuis un an. Assez », a dit Amine Gemayel, dont le frère Pierre a été assassiné en novembre 2006.

Plusieurs véhicules ont pris feu en raison de l’explosion, qui a fortement endommagé la façade d’un immeuble de plusieurs étages dans le quartier majoritairement chrétien d’Achrafieh, près de la place Sassine.

Des ambulances ont convergé vers les lieux de la déflagration, survenue en pleine heure de pointe alors que de nombreux parents venaient chercher leurs enfants à l’école.

Des habitants paniqués recherchaient leurs proches tandis que d’autres aidaient à transporter les victimes.

Les forces de sécurité se sont déployées dans le quartier.

TENSIONS AU LIBAN

La Syrie, gouvernée par la minorité alaouite, a longtemps exercé une tutelle de fait sur le Liban après la guerre civile (1975-1990). Elle a dû mettre un terme officiel à sa présence militaire chez son voisin après l’attentat qui a coûté la vie au Premier ministre sunnite Rafic Hariri en février 2005 à Beyrouth.

Les partisans de Hariri ont accusé la Syrie et le Hezbollah chiite, allié de Damas au Liban, d’être les commanditaires de cet attentat, ce que les deux démentent. Le Tribunal spécial pour le Liban mis en place par les Nations unies après la mort de Rafic Hariri a inculpé quatre suspects, membres du Hezbollah.

Le dernier attentat en date dans la capitale libanaise remontait à 2008. Il avait fait trois morts et endommagé un véhicule diplomatique américain.

La guerre civile qui a éclaté en Syrie à la suite du soulèvement contre le régime Assad en mars 2011 a ravivé les tensions au Liban entre mouvements politiques et communautés confessionnelles, notamment à Tripoli, dans le nord du pays, théâtre d’affrontements armés cette année.

Reuters

Cambadélis: « inélégance de Sarkozy »

août 8, 2012
 
Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS aux questions internationales, a jugé « inopportun et inélégant » le fait que Nicolas Sarkozy se soit exprimé sur le dossier syrien, après un entretien téléphonique avec un responsable de l’opposition à Bachar al-Assad. « C’est inopportun et inélégant », a-t-il dit, interrogé sur l’entretien par téléphone mardi de l’ex-chef de l’Etat avec le président du Conseil national syrien, Abdel Basset Sayda.

« Inopportun car la diplomatie française est à l’avant-garde du soutien à la révolution syrienne. Elle a porté au-delà de la diplomatie sarkozyienne ce soutien, avec des moyens de communication offerts à la résistance syrienne » et « plusieurs réunions, qui ont eu lieu dont une à Paris ». « La France a été nette et précise sur la nécessité de voir Bachar al-Assad quitter le pouvoir et cesser les violences contre le peuple syrien », selon lui.

Pour le député de Paris, c’est aussi « inélégant car pour le moins, l’ex-président aurait dû se féliciter de l’action de la France. Mais cela démontre, s’il en était nécessaire, que Nicolas Sarkozy voulait rester actif et présent dans sa succession à la tête de l’UMP ». Cela affaiblit-il la position française? « Non, car la diplomatie internationale connaît les méthodes Sarkozy et préfère les effets aux faits. Cela n’est pas dommageable mais regrettable », a-t-il dit.

lefigaro.fr avec AFP

Syrie: Les forces de Bachar al-Assad ont regagné du terrain sur les rebelles

juillet 22, 2012
 Un panache de fumée s'élève au dessus de Damas, après l'attentat qui a tué quatre hauts responsables syriens, mercredi 18 juillet, AP/SIPA
Un panache de fumée s’élève au dessus de Damas, après l’attentat qui a tué quatre hauts responsables syriens, mercredi 18 juillet, AP/SIP
 
Les forces syriennes restées fidèles au président Bachar al-Assad malgré de nombreuses défections ont bombardé ce dimanche plusieurs quartiers de Damas et repris du terrain sur les insurgés qui ont lancé une offensive sur la capitale il y a une semaine, tandis que les combats continuent à Alep, grande ville du nord du pays, selon des témoins

>> Revivez les événement en Syrie de ce dimanche en temps réel en cliquant ici

Des rebelles ont, par ailleurs, annoncé dimanche qu’ils avaient pris le contrôle d’un poste frontalier avec la Turquie, le troisième en quatre jours. L’armée turque a renforcé son dispositif le long de la frontière syrienne en envoyant des batteries de missiles sol-air et de véhicules de transport de troupes à Mardin, a indiqué l’agence de presse Anatolie.

Par 20minutes.fr |

Syrie : le ministre de la Défense et le chef du renseignement tués dans un attentat-suicide à Damas

juillet 18, 2012

Le ministre de la Défense syrien Daoud Rajha (centre). Le ministre de la Défense syrien Daoud Rajha (centre). © AFP

Un attentat-suicide a visé le bâtiment de la Sécurité nationale à Damas. Le ministre de la Défense, Daoud Rajha, ainsi que Assef Shawkat, chef du renseignement et beau-frère de Bachar al-Assad, sont morts, selon la télévision d’État.

C’est une attaque frontale contre les responsables du régime de Bachar al-Assad. Alors que des rebelles mènent l’assaut dans plusieurs quartiers de Damas, un violent attentat-suicide a visé, mercredi 18 juillet dans la matinée, le siège de la Sécurité nationale dans la capitale syrienne. D’après la télévision d’État, le ministre syrien de la Défense, le général Daoud Rajha, a été tué dans cette attaque suicide, ainsi que Assef Shawkat, chef du renseignement et beau-frère de Bachar al-Assad.

« Le général Daoud Rajha est tombé en martyr dans l’attentat terroriste qui a visé le bâtiment de la sécurité nationale », a notamment indiqué la télévision. L’attentat se serait produit lors d’une réunion de ministres et de responsables de la sécurité. D’après une source sécuritaire, il est l’oeuvre d’un kamikaze qui a actionné sa ceinture d’explosifs dans la salle où les hauts responsables se réunissaient.

Combats entre l’ASL et l’armée régulière

Cet attentat-suicide aurait également fait plusieurs blessés, dont certains « graves ». Parmi eux figureraient le ministre de l’Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, le chef de la Sécurité nationale, Hicham Ikhtiar, et Hassan Turkméni, adjoint au vice-président. Selon une source des services de sécurité, ils auraient été transportés à l’hôpital al-Chami de Damas.

D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), des combats entre l’armée régulière et l’Armée syrienne libre (ASL), composée notamment de déserteurs, se déroulaient parallèlement dans les quartiers de Midane et de Kafar Soussé, dans le sud et l’ouest de Damas.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le Qatar et l’Arabie saoudite officialisent leur soutien financier à l’Armée syrienne libre

avril 2, 2012

L’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres pays du Golfe ont  annoncé à  Istanbul qu’à défaut d’armer l’Armée syrienne libre (ASL), ils   financeraient ses combattants et ses structures administratives du Conseil  national syrien (CNS). Pendant  ce temps, la communauté internationale presse le  régime de Bachar  al-Assad de mettre en oeuvre le plan de paix de Kofi  Annan.

Lors de la réunion des « Amis du peuple syrien » organisée dimanche 1er avril  à Istanbul, l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres pays du Golfe ont annoncé la  création d’un fonds pour financer l’Armée syrienne libre (ASL). Doté de  plusieurs millions de dollars, celui-ci servira à payer les salaires des  fonctionnaires du Conseil national syrien (CNS) et des combattants de l’ASL,  pour la majorité des déserteurs de l’armée syrienne auxquels s’ajoutent des  volontaires sunnites venus de plusieurs pays arabes, notamment de Libye.

L’Arabie Saoudite et le Qatar, ont dû s’aligner sur la position de la  communauté internationale, opposée à tout soutien militaire de l’ASL. Le fonds  de soutien nouvellement créé ne pourra donc servir à procurer des armes la  rébellion syrienne. Par ailleurs, la réunion des « Amis du peuple syrien », à  laquelle participaient 85 pays dont les États-Unis et la France, ont appelé Kofi Annan à imposer une « date limite » pour l’application de son plan de paix, sans toutefois en  suggérer une.

Le CNS reconnu comme représentant du peuple syrien

La poursuite des violences, notamment ce week-end où 70 personnes auraient  trouvé la mort, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, prouve qu’un  consensus risque d’être difficile à trouver malgré l’engagement, mardi, de Bachar  al-Assad à respecter le plan de paix de l’ONU. La Russie, la Chine et l’Iran, alliés de la Syrie et favorable à ce plan de paix,  n’étaient quant à eux pas présents à la réunion d’Istanbul.

Autre avancée du sommet : la reconnaissance du droit de la population à  l’autodéfense. Recep Tayyip Erdogan avait exhorté le Conseil de sécurité à « prendre ses responsabilités » en ce sens. Le Conseil national syrien (CNS) a  également été reconnu comme représentant légitime de tous les Syriens. Un autre  sommet devrait se tenir à Paris dans les prochains jours dans le but de définir  des sanctions contre le régime de Bachar el-Assad, selon la déclaration finale  de la réunion.

Jeuneafrique.com avec AFP