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Les jihadistes d’Al-Nosra ont exécuté un soldat libanais otage

septembre 20, 2014

Beyrouth – Un soldat libanais enlevé après des combats avec des jihadistes venus de Syrie a été exécuté par ses ravisseurs, a annoncé samedi le gouvernement à Beyrouth, un assassinat revendiqué par le Front Al-Nosra.

L’armée libanaise, qui combat depuis début août des membres de cette branche syrienne d’Al-Qaïda, ainsi que du groupe jihadiste de l’Etat islamique (EI), a intensifié samedi ses bombardements contre leurs positions dans la région libanaise d’Aarsal, frontalière de la Syrie.

Le soldat Mohammad Hammiyé a été tué par les groupes terroristes qui ont menacé de tuer d’autres soldats, a indiqué le ministre de la Défense Samir Mokbel.

Un des comptes d’Al-Nosra sur Twitter a annoncé que le groupe avait tué Mohammad Hammiyé première victime de l’entêtement de l’armée libanaise.

Il s’agit de la première revendication du genre faite par Al-Nosra depuis le rapt le 2 août d’une trentaine de soldats et de policiers à Aarsal, localité de l’est du Liban proche de la frontière syrienne, lors de combats inédits entre l’armée et des jihadistes venus de Syrie.

Fin août et début septembre, deux soldats libanais, un sunnite et un chiite, ont été décapités par l’EI qui retient une partie des otages. Hammiyé était de confession chiite.

Dans son tweet, Al-Nosra a accusé l’armée d’être devenue une marionnette aux mains du parti iranien, en référence au Hezbollah chiite, bête noire des jihadistes et des rebelles syriens en raison de son soutien militaire au régime de Damas.

Les jihadistes de confession sunnite réclament le retrait des combattants du Hezbollah de Syrie et accuse l’armée libanaise d’être sous la coupe du parti chiite. Ils demandent aussi un échange avec des prisonniers islamistes détenus au Liban, ce que Beyrouth refuse.

Après cinq jours de combats début août, les jihadistes se sont retranchés vers les environs montagneux d’Aarsal frontaliers de la Syrie.

Mais des violences sporadiques se sont poursuivies et vendredi, deux soldats libanais ont été tués dans une attaque contre leur patrouille dans la région, poussant l’armée à mener des arrestations massives et à reprendre ses bombardements sur les positions jihadistes.

Samedi, ces bombardements se sont intensifiés selon une source de sécurité, le gouvernement soulignant la nécessité de confronter les forces extrémistes.

Au moins 11 membres d’Al-Nosra et des rebelles islamistes ont péri dans les bombardements sur la région d’Aarsal, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Le 5 septembre, Al-Nosra a diffusé une nouvelle vidéo des neuf soldats et policiers libanais en affirmant qu’ils pourraient payer le prix de l’implication du Hezbollah dans le conflit syrien.

Ce conflit a fortement déstabilisé le Liban voisin, qui accueille plus d’un million de réfugiés et est divisé entre partisans et détracteurs du régime syrien.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2014 19h15)

Les 45 Casques bleus fidjiens libérés sains et saufs

septembre 11, 2014

Les 45 Casques bleus fidjiens, enlevés le 28 août sur le Golan par un groupe armé proche d’Al-Qaïda, ont tous été libérés sains et saufs. Ils ont été remis à la Force de l’ONU chargée de superviser le cessez-le-feu sur le Golan (FNUOD) et sont en « bonne forme », ont précisé les Nations unies dans un communiqué.

Une ONG syrienne avait annoncé précédemment que les Casques bleus avaient été relâchés par leurs ravisseurs membres du Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda. « Ils ont été relâchés aujourd’hui par Al-Nosra », a déclaré l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Mercredi, le gouvernement fidjien avait annoncé que leur libération était imminente, précisant que cette relaxe n’était assortie d’aucune condition de la part des preneurs d’otages. Le Front Al-Nosra avait pourtant demandé une aide humanitaire ainsi que le retrait de son nom de la liste des organisations terroristes de l’ONU comme préalable à cette libération.

Les 45 Casques bleus ont été capturés fin août à la suite de combats entre l’armée syrienne et des groupes rebelles dont Al-Nosra, près de Qouneitra, dans la zone de désengagement délimitée en 1974 entre Israël et la Syrie.

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